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LE ROMAN DE TRISTAN
LE ROMAN DE PALAMÈDE
ET LA
COMPILATION DE RUSTIGIEN DE PISE
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LE ROMAITEN PROSE
DE
TRISTAN
LE ROMAN DE PALAMÈDE
ET LA COMPILATION DE RUSTICIEN DE PISE
ANALYSE CRITIQUE
D'APRÈS LES MANUSGHITS DE PARIS
PAR
E. LÔSETH
Docteur ta lettnt de IToirtr^U a* CbrlstUnU.
PARIS
EMILE BOUILLON, ÉDITEUR
67, RUE Richelieu, 67
1890
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LeUnJ Stanford,
Sur l'avis de M. Gaston Paris, directeur d'études de philo-
logie romane, et de MM. A. Morel-Fatio et E. Muret,
commissaires responsables, le présent mémoire a valu à
M. E. LoESETH, le titre d'Élève diplômé de C École Pratique
des Hautes Études.
Paris, 25 avril 1889.
Le Directeur d'études et Président de la Section,
G. Paris.
Les Commissaires responsables.
A. Morel-Fatio.
E. Muret.
A MONSIEUR GASTON PARIS
HOMMAGE
D'AFFECTION ET DE RECONNAISSANCE
AVANT-PROPOS
Chargé par le directeur des conférences de philologie
romane à TEcole des Hautes Etudes de Paris, M. G. Paris,
de présenter un travail sur le Tristan en prose, je commençai
par étudier les mss. 772 et 340 (Bibl. Nat.], dont Brakelmann
n'avait pas tenu compte (voy. Zeitsckr. fur deutsche Phihlogie,
XVIII, 85 ss.]. Bientôt amené a révoquer en doute la justesse
de la classification de Brakelmann, je me décidai à tenter un
examen de son travail pendant les sept mois de Tannée 1885
que je pouvais encore passer à Paris, en me proposant de
donner en même temps une analyse du roman en prose,
basée sur la comparaison des manuscrits de la Bibliothèque
Nationale. A cet effet, j'ai lu attentivement et en entier les
mss. 756, 757, 334 et 772; quant aux autres, le plus souvent
je n*ai pu que les comparer par épisodes à ceux que je viens
de nommer, en m'attacbant surtout à noter les divergences de
rédaction ; de celles-ci j'espère n'avoir laissé échapper aucune.
Je ne connais pas les preuves sur lesquelles Brakelmann
a fondé son système : M. Suchier, à qui je m'étais adressé,
n*a pas cru devoir me communiquer les papiers non encore
publiés de la dissertation du jeune savant si prématuré-
ment enlevé aux études. Revenu à Paris en 1888, j'ai com-
paré le ms. 355, que je n'avais pu utiliser pour ma thèse,
Trûtranromanens gammelfranske prosakaandskrifter y sou-
tenue à l'Université de Kristiania, dans laquelle j'ai donné
un résumé du contenu du roman en prose -, j'aurai l'occasion
II AVANT-PROPOS.
dans le présent ouvrage de préciser et de rectifier plusieurs
points de cette thèse. Je ne me dissimule pas les graves
imperfections de mon travail ; ce qui m'a consolé et m'a
encouragé à 'continuer cette tâche souvent si pénible, c'est
l'espoir que mon analyse, malgré ses défauts, pourra rendre
des services véritables à la science en faisant connaître,
plus complètement qu'on ne l'a fait par le passé, le Tristan
en prose, dont on ne possède pas encore une analyse tant
soit peu scientifique.
Je termine en exprimant ma profonde reconnaissance à
M. G. Paris du vif intérêt qu'il a bien voulu porter à mon
travail, et à mes amis MM. E. Muret et J. Bédier, qui ont eu
l'extrême obligeance de parcourir la plus grande partie des
épreuves.
E. LÔ8£TH.
PREFACE
I. — La Bibliothèque Nationale de Paris possède vingt-
quatre manuscrits contenant plus ou moins complètement le
roman de Tristan en prose française, plus trois, qui donnent
la compilation de Rusticien de Pise. Voici la liste de ces
manuscrits :
94 (anc. 6768; voy. P. Paris, Manuscrits français de la
Bibliothèque du roiy I, 118), xiv* siècle. — 97 (anc. 6771 ; t'A-,
127), x^-* s. — 99 (anc. 6773; ib., 131), xv« s. — 100-101 (anc.
6774-6775; «*., 134), xv« s. — 102 (anc. 6775 3; ib,), fin du
XV* s. — 108 (anc. 6776; ib., 135), fin du xv* s. — 104 (anc.
67762; ib., 137), fin du xiii" s. — 334 (anc. 6956; «A., lï,
341), XIV* s. — 335-338 (anc. 6960 et 6957; îA., 342 et 354),
de l'année 1400. — 349 (anc. 6969; ib., 367*), xv* s. —
750 (anc. 7172; M., VI, 4), de l'année 1278. —755 (anc. 7174;
M., 7), XIV* s. — 756-7CT (anc. 7175 et 7177; lA., 9), fin du
XIV* s. — 758 (anc. 7176; ib., 19), xiii*-xiv* s. — 759 (anc.
71762; lA.,), fin du xm* s. — 760 (anc. 7178; M., 20), xiv* s.
— 773 (anc. 7185"; (A., 129), fin du xiu* s. — 776 (anc.
7187; ib., 146), fin du xm* s. — 1434 (anc. 7527), fin du
XIII* s. — 12599 (suppl. fr.), fin du xiii* s. — 24400 (anc:
523;^Baluze 2728), commencement duxvi*s. — La compilation
de Rusticien se trouve dans 340 (anc. 6961 ; P. Paris, II,
355), commencement du xiv* s. — dans 355 (anc. 6975 ; ib.j
III, 56) ; XIV* s. — et dans 1463 (anc. 7544), fin du xm* s.
1. P. Paris : demoara mettir Tristan*, Tante d'impreasioD pour d. meênre
IV
Fit K FACE.
II. — En outre, la Bil>lii>thcquc Nationale possède six
imprimés (le ce roman : 1" Le Premier Livre du Nouveau Tris-
tan, Prince de Lconnoîs, etc. — Fait Françoys par Inn Matt'
gin^ dit l'Angeuin; Paris, chez la veuve Maurice de La Porte,
1554. — 2" Le même; Paris, Nicolas Bonl'ons, t58f>. —
3« et 4*^ Tristan do Leonnois, chevalier de la Tahie Ronde ;
Paris, imprimO pour A. Verard (librairie Marchant), sans date.
— 5' (En double.) Les grandes proesses du tresvuillanl, etc.
chevalier Tristan; Paris, Denis Janot. — 6" Gyron le Cour-
tois (c-h-d. la compilation de Rusticicn); Paris, A. Verard^
sans date * .
ni. — Le Tristan en prose a servi de base ïi une compila-
tion italienne, intituK^e La Tavoh Ritonda o tistoria di TrU"
tano et publiée dans In CoUezione di opère inédite o ran; par
F. L. Polidort; Bologna, 1864. A la prose se rapportent éga-
lement la compilation anglaise de Sir Thomas Malory^ dans
sa Morte Darthur (je me suis servi des éditions de
MM. Straohcy et Sommer), et le livre populaire italien
L'opère magnanime dei due Tristoni (Venise, Michèle Trc-
mexîno, 1555), qui s'annonce comme une traduction de l'es-
pagnol. Les deux livres populaires espagnols ne m'ont pas
été accessibles.
Des deux livres populaires danois, le premier, intitulé :
En meget smiik Hi^lort-e om den icdle og tapprc Tistran^ en
burgnndisk HertttgsÔn, og den akiônne og dydige Indiancy
Keiserens og store Moguhs Oatter af Indien (publié dans le
Dansk og Norsk Nationahœrk eUer Ahuindeh'g wldgammel
Morskabs!ee»nCng par K. L. Rahbek^ Copenhague, 1830; t.
t. ht* mm. rt lei imprima* qai dc k Irouvont pa» â la Bibl. Nat. ne m'ont
pa« 6lé ocrtisHiblei : il jr b lix tnss. h LonHrc» (roy. Wnrd , Catatogite of
RvtHancra), Iroia A Vicune (y. Wolf, Uebtr dte Lttii, p. 240), un à Rotni.' (Vatican ;
T. KflliT, Homvari, p. 'Ak), un k Genève (v. le calalog^ue lir Si.*ni>bit>rj el un k
Edimbourg, four les impriuè», l'ucuTro de J. Maug-in se irouve encun: dans
deux éditions : 1* Paris, ûubricl Buon, 1667; 2- L,von, fieuoi»t Rigaud, 1577,
deux Tot. L'imprimé le plus aticion est celui dc Jehan le Bourgoys, Roacn.
US9, deux vol. ; d'autres sont : l'édition de Uicbel Le Noir, \lt\k, deux voL ; la
même, 1&3v, denx vol.
Illr 191 ss.), se Tonde cssentirncmcnt sur la version de Tho-
rBia8{cf. Nyrop, Romania Vlllr 281); le second n'est qu'une
traduction de l'nltemand. Le livre popuhilre allemand intitul«^
Buch dcr Licbe, p. p. Rùschïag' et von der Hagcn, ne se rap-
porte pas uun plus à la prose.
Pour les livres populaires allemands en gi^néral, cf. Roedi-
ger, Zeiisch. f, romanische PkU., XII, 281. Le Trwfrtn tcht-cjuc
est une traduction d'Kilharl (voy. /.eitschr. f. deutiwkes Aller-
tum, N. F.. XVI, 261 as., et Muret. Eilhart (TOberg, p. 8 ss).
Pour le Tristan russe, qui parait reproduire esscntirlleincnt
les imprimés, voy. l'ouvrage de M. Wessclnfsky (cf. Romania^
XVIll, 312).
Il existe trois analyses du roman en prose faites sur les
tfnprîmi^s. (a prcmi6rc est celle du comte de Trcssnn dans la
Bibliothètfue des Romans; la même, revue et corrigée, dans
ses Œuvres, tume Vli. La deuxième se trouve dan» Dunlup-
Liebrecht, Gtfschichttf dcr Prosadichtungen ^ p. 80-841, et la
troisième est donnée dans Y Encyclopxdia Britannica, t. XX,
647-6'i8. par MM. Tredder et Kcrncy ; les deux dernières
sont excessivement brèves.
IV. — Nous revenons aux manuscrits. 756-757, 335-336,
97, 100-101, 99, 103 (les imprimés et la Tavola Ritonda)
conUennent le roman tout entier avec quelques lucuncs de
peu dVtendue ; pour 753, voy. ci-dessous. Les autres n'en
donnent que des parties plus ou moins longues.
Le commencement manque dans 349. qui commence au
ddpjirt d'Ivain aux blanches mains de la cour de Mare (J( 171).
Dans 104 se trouvent le commencement (au premier feuillet
près; voy. ^ 2) et la fin; pour la grosse Ucuue de ce ms.,
voy. au S 171.
12599 donne un peu de la première partie* [voy. au ^ 59);
I La premier* partie ee terminf, dan» la pfenuirc version, pur lu mue eq
tibcrU de Tri«Uu et de set rnmpsg^nons par Darai (| tS3) et. dans ta leconde,
^ par la défaite df» Snxons [it i79i - pour Je* version», «oy. ci-dei»oai J VI). —
CeU* diriatoQ, inconaue aux iuam.. *-5t établie pour fOfiiiîler tii ruuipftraiioa.
VI PB E FACE.
le reste du roman en est scpurè par des morceaux particu-
liers; voy. plus loin, § XVÎII.
La première partie se trouve, plus ou moius complète-
ment, dans les manuscrits suivants : 102 (depuis le début jus-
qu'à l'arrivée de hamorat h la cour, ,^ 246), 334 (depuis te début
jusqu'à la victoire de Tristan sur les Saxons, § 279), 750 (pour
le commencement, voy. au 5 S^; finit au milieu du combat au
Perron Merlin^ § 203), 759 (débute par l'épisode du cbàteau
des Pleurs, § 40; fiuit au milieu des premières aventures de
Brunor le noir, ^ 70). La première partie, avec un morceau
de ta seconde, est donnée par 94 (depuis le début jusqu'au
milieu de la deuxième journée du tournoi de Louvezerp,
,S 379, avec une lacune § 280-jii 338 b), et 776 (depuis l'arrivce du
chevalier à la cour de Marc, $ 103; une lacune, voy. §5 ^BO, et
363; fin : Palamède en voyage pour la Cité Vermeille, § 370).
La seconde partie est donnée, plus ou moins complète-
ment, par 755 (depuis l'arrivée à la Joyeuse Garde, ^ 3^î8 b,
jusqu'aux premières aventures de Tristan en quête du Graal,
5 399), 760 (début comme 755; après l'arrivée de Palamède
{i la Joyeuse Garde, passage au dénouement, voy. ^ 384), 772
(depuis le rendez-vous au jardin, ^ 282, jusqu'aux répri-
mandes faites par Arthur à Gauvain, § 571), 1434 (depuis le
départ de Perceval, qui veut délivrer Tristan, § 313, jusqu*à
l'arrivée d'Hector et de Bliobcris chez Guenièvre, ^ 381),
24400 (débute au milieu du combat de Tristan contre Helyas,
<S 399; finit par le dénouement de la Mort Artu, ^ 619).
V. — Le ms. 758, où on distingue récriture de trois mains
différentes, débute au milieu d'une phrase [certain espassa
de UmpSy la fUle du roy le oit bel enffant et sage.., si fen-
ama), par le récit de l'amour de la fille du roi Pharamont
pour Tristan (voy. 5 24). Pour le reste de la première partie,
jusqu'à rarrivéc des amants en Logres (voy. § 338 b)» ce|
manuscrit en présente un résumé très abrégé, en moins de
quatre feuillets. Le voici :
(C i) La fille de Pharamont s'adresse à Gouvernai, qui avertit
^BÉFACB. Vil
Triiitiin. Cclai-ci ne vent pas se rendre roupable d'une
déloyauté et dit qa'il pr<^fère s'en aller. Et il prend congé du
roi, après pluiseurs paroles^ et s'en vint en Corn. Gouvernai
ei Tristan sont convenus, de ne point se faire connaître. Ils
entrent Jiu service Je Marc. Tristan s'y distingue. Le
Morhoot vient demander le tribut. U envoie quatre chevaliers
nu roî Marc (1 b). Tristan s'oflre à combattre le Morhout, et
aprfz pluiseurs parttlcx, qui longues seraient n escriprc, Jour
de combatre fust prifis. Sur sa prière, Tristan est arme che-
valier par Marc; il passe dans Tile Saint-Sanson, oii le com-
bat doit avoir lieu^ et y trouve le Morhout. Et lorz aprez
tucunen paroUz fpt'i/ orrenl rmssambh , ils se battent. Le
forhout vaincu s'enfuit en Irlande, où il meurt. Tristan
reste, blessé; U n*a tpjc dix-huît ans. Marc le fait chercher.
Une de ses blessures a été faite par la lance empoisonnée du
Murhout (1 c); les mt^dccins ne savent que faire, et le malade
va de mal en pis. Alors */ prinst volcntê a Tr. da iittj mettre
en mer et en aler a Faventure de Dieu. Il fait faire une nacelle
où il est couché; il ne veut emmener personne; il emporte
son épée et sa harpe ; il erre sur la mer et arrive au pied
du château de Hesedoctj^ où se trouvent le roi et la reine
d'Irlande avec la belle Isopt. leur fille. Ils aperçoivent la
naceUc et, s'approchant pour regarder, ils entendent Tristan
qui harpoit mélodieusement. Aux questions du roi, Tristan
répond qu'il est un chevalier étranger, qu'il est blessé et
cherche quelqu'un qui puis^te le guérir (1 d). Le roi le fait
porter an château pour Vy faire soigner par Iseut, qui a des
co>inai$saaces médicales. Apprenant où il est, Tristan se
ïropose de garder l'incognito. Iseut le guérit II l'uime sans
scr Ir lui dire. Brangain, une demoiselle qui aimo Tristan,
s'en aperçoit. La nouvelle arrive que le roi d'Ecosse, pour
l'amour d'Iseut, avait fait proclamer un tournoi en Irlande
(2 a) contre le roi des Cent Chevaliers. Le roi d'Irlande va
Toir ce tournoi et emmène Tristan. La était Palamèdc, qui
fut vainqueur de celte assemblée. Le roi des Cent Chevaliers
fait proclamer alors un autre tournoi pour quinze jours plus
Vlll PfléPACE.
tard. Le roi cl'IrUode part et emmène Palamcde, qui reste
pri'sde lui Jusqu'nu second tournoi. Il s'éprend d'Iseut. Tris-
tan sVn aperçoit et se propose de vnincre Palainùde au tour-
noi, *;/ dès /ors convhettt forant haîne sur luy. Huit jours après»
le roi et Palamrde partent pour le tournoi ; Tristan refuse d'y
uUer, alléguant une indisposition. Comme il se demande ce
qu'il faut faire pour avoir des armes (2 b), Brangain se fait
expliquer la cause de sa distraction et lui procure, par Tca-
tremise de ses deux frères S des armes bluuches et un bon
destrier. Tristan se rend au tournoi avec les deux frères.
Pnlnmcde s'y était distingue (2 c), mais Tristan l'êclipse; il
abat Palnmèdc avec son cheval; Gauvain et plusieurs autres
s'arrêtent et IcTcgardent faire, frappés d'admiration. Et tant
fixt quii (tainffui'jtt tassamblce et 8 en retourna celeemettt. Il
retrouve Palamède, qui avait quitté le tournoi, désespéré de
sa défaite. Si laisse a parler de Palam. et retourne o parler
de Trvitr.^ comment il s'en revint au chastel dont il s'estoit
dt'partis. Il a soin, pour ne pas être reconnu, de regagner
de nuit ce chiiteau, oii sont la reine et Iseut. Il quitte sea
armes et laisse son cheval près d'une fontaine. Puis il va h la
chambre de Brangain, qui l'attend (2 d).
Il dit ignorer qui a remporté le prix du tournoi. « Est-
ce Palamède? — Je ne pense pas. — Et vous, qu'avcz-vous
fuit? — J'ai fait ce que j'ai pu. » Et il va se reposer. Trois
jours après, le roi Anguins revient. Ou parle beaucoup du
chevalier h l'armure blanche, sans le connaitrc. Brangain
prend le roi à part et lui montre Téou de ce chevalier et le
cheval en lui disant qui c'est. On honore beaucoup Tristan,
qui reste à la cour pendant quelque temps, très amoureux.
Et ne demoura pas grammcnt r^tie la royne fu adventce
que ceatoit le chevalier quy avait ochis le Morh., son frère
(3 a) , par quoij il fu en grant dang'wr de mort. Mais il trouva
manière qui[t] s'en revint sainz et haitiês en Corn., où on le
reçoit avec joie; et fnst tant amês de tous ceuljc du royaume
\. P<u nommes.
PUBFACE. IX
^<* U roy MarCf son oncfe, em prinat grant envh aur luy^ et
tant qu'il luy voloit mal de mort. Vng jour avint que It roy
Marc le mist en parolea^ savoir comment il avoit esté gari;
ri Tristan lui dit qu'il a et*'* g-uéri par la ûllo du roi d'Irlande,
Yteult la Bhyey qui estait la plus /telle pttcelle et ta plus
advenant quUl fust ou monde; il raconte aussi qu'il avait
lailli être tué au moment où on l'avait reconnu ù son épéc.
Le rvy M., qut{l) le havit de mortel haîne, luy /Ut promettre
qu'il yroU en I/lande demander Ueat en manu<;c pour son
oncle. Et le faisait plus pour faire morir Triatram que pour
auUre chose, Tristan part, craignant pour sa vie. Maùt for^
tuncy qui'/} luy fuat amie^ fist tant qu'il acheva par certains
moi^ns, comme plus a plain est escript ou grant U^re, qu'il
ramena Yaeult en Cornouaille. Et furent si amourculx fun de
Vautre par certain bruvage que on leur donna a boire (3 b),
c*onquez puis ne se peurent départir de leurs amours. Marc
revoit Iseut a très grant honneur et l'cpousc a très grant
joie, Tristrafts fist pluiaors grana fais en Cornouaille* Et
9*aperchut le roy Siarc des amoura d'entre luy et Yseult^ aa
femme. Et pour ceatâ cause le fiât prendre et bouter en prtaon.
Et puis le délivra et U fist banir du royaume de CornouailU *.
Et pour che que par aoant Triatrans avait fait de haute
finSf et auasi pour che qu^il avait oy parler des bona et vail^
lana cepoiiera du royame de Lagresy il a'apensa qu'il yroit
la pour chergier aucunes aventurca. Et an partir de Cor^
nouailU dist a ses maronniers qu'ilz le menassent ariver a
Cojnaelot, Et tant chinglerent qu'ilz ariverent ena ou royame
de Logrea. Et dès le partir de CornouailU ^ s' estait acnmpai-
gniés avec Tristran nng chevalier nommé Vinadan, qui estoit
de la maison le roy Artua et compains do la T. Beonde. Dina-
dao lai demande s'il veut aller chez Arthur pour faire U
eoonaîssttncc de ce prince. « Din.^ fait Tristran^ je ne me
Kuiulroie point acointtcr d un si no/fie et puissant roy^ se che
n catoit par aucunez armez faire. Nous parcourrons le
1. O» tdU qoe l'amnfcur patMt ici À l» première iurriTée de Triitao eo
PRB FACE.
royaume de Logres on cherchant les aventures, comme Le
font les autres chevaliers errants (3 c). » Ils font pluiseurè
grans chevaleries. Ils arrivent par hasard devant le chAleau
df Morijut', la fée, qui avait mis trente chevaliers en embus-
cade pour tuer Lancelol qu'elle haïssait. Une demoiselle prend
Tristan pour Lancclot et raverlil du danger. Tristan,
enchante de cette nouvelle, fait remarquer h Dinadan que ce
serait la plus grande gloire pour deux chevaHers de mettre
en déroute un si grand nombre d'adversaires. Ils arrivent
pri's de l'embuscade. Et en chevaulchant y euït pluisettrs
paroUs entre T. et Din. Mais en la fin s' nvorderent ad cke
qu'itz les combuteroient pour f amour que Tristran avait a
Lancclot del lac^ et si ne l'avoit oncques veiï. Ils triomphent
des trente, grâce à la prouesse de Tristan. Et virent tout
che BUoberiSi Sors de Gannes, Ector des Mares et Drians^
qui au soir le contèrent a Lancclot del lac {^ d). Et de puis
fist Triatrans pluiscurs anhrcs grans fais de chevalerie. Lan-
cclot sut bientôt que Tristan avait vaincu les trente pour
Tesctt qu'il portait^ et il fait faire trente-deux écus de la
même forme que celui de Tristan, dcstint^s à être portés par
les trente-deux chevaliers de sa lignée, pour famour de
Tristran. La nouvelle de la défaite des chevaliers de Morgain
décide Arthur, qui recherche toujours la connaissance des
bons chevaliers, à faire proclamer le tournoi devant le chas-
tcl aux Pucelles. Tristan y va avec un écu noir, pour ne pas
être reconnu. Et fisl tant d'armes aux vesprrs du tournoie'
ment et les trois jours routiers que le roi et Lauoelot et les
autres sont émerveillés. Et euh le pria et le los sur tous
aultres chevaliers (4 a). Il part furtivement. Alors Lanc. et
pluiscurs a«/r(fj jurent d'aller en quête de lui pendant un an
et un jour pour Tamcncr a la cour. Messire Tristrans., qui
s'estait partis blechi^s de cest tournoiement y j eut grant piescho
malladcs a ung rhastel nnmmc Daras^y qui estait assès près
du cliastel aux PucelUz. Et quant il fu garisy il prist congié
1. Ncgliffenec oq erroor do l'arrAogenr (le cha»tel Dora* ^ lo cb- de D.).
I
pn&rACK. XI
4nic «t^ïMur de laUntt et cevaulcha pluiteura journées sans
pUnté tf aventures trouver qui a conter faiche. Et tant esra
qu'a vint a ung perron nommé le Perron Merlin, assés près
âf Kamaelot^ et pour che que lut/ et Pallamedes avoîtfnt pritis
jour di' combatrc en ce lieu, Laucelot arrive ; Trtstao le prend
poar Palamède et te di^fic. Ils s'abattent l'un rnutre^ les che-
vaux sur les corps. Puis ils chamaillent, et le coad>at devient
terrible; leurs iirmes sont mises en pièces, et ils suut cou-
verts de blessures (4 b) ; h la fin, leurs ^pées leur tournent
dans leurs mains. Ils se reposent, forci^ment, et Tristan
demande ik I^ncelot son nom. Apprenant qui il est, Tristan
est raYt, s'excuse de l'avoir combattu et lui exprime soa
aifection et son admiration; îls s'cntrc/irent la plus gr ont foie
du monde. Lancclot lui raconte lu quête ut le prie de le suivre
à la couff la quelle chose messires T. luy acorda de tresbon
coeur (4 c). A la cour on leur fait fête; Tristan est admis
parmi les compagnons de ta Table Ronde, où il prend la place
du Morhout. Et fust grant temps avec le rotf en très grant
honneur et en tré» grant leesche.
Or di9t li contes que quant messire Tristran ot esté grant
temps avec le roif Artus, pour le amour qu'il avait a la royne
Ysfult de Cornou., qu'il ne pooit oublier nr nuit ne jour, il
prinM cùngié au roif et s'en ala en CornouailleK Et fist tant
quil parla a sa dame la roync Yseult priveement^ et tant qua
Audrety qui estait ossi nepocu au roy M., s* en aperchut. Il le
dit au roi qui eu fut moult courckiès. Et fist tant qu'il fist
prendre monxigneur T. et emprisonner ^ au quel lieu il fît long
tctnpz. Et depuis ten délivra Percheval le Galois. Mais depuis
messire Tristran par sort hardement prinst le roy 3/., son
oncle, et f emprisonna ens ou meïsmes cliaslel ou il avait esté
détenus prisonnier. Et faisait cas ou royame de Corn, chou
qu'il luy plaisoU (4 d). Et depuis se parti de Corn, et en mena
a*fëc luy madame la royne Yseult enz ou royame de Logres^
U quil est plus a plain contenu ens ou grant livre. Pour
1. 0» voit ^h'U n'«»t pa« qacition dn vojrsgv Je Marc {tl. { MU).
la suite, voy. *i 338 b. 758 adopte le texte <le 755, etc. (voy.
ib.). A la fin, 758 ajoute la Mort Artu, voy. (( 571, fiu, note.
Pour les mss. de la compilation de Rusticien» voy. l'Ap-
pcndicc (Ji§ 620 ss.).
Ayant uînsi prêsentt^ mes mati'riaux, je passe à l'examen
des diflcrentes versions de notre roman, ensuite j'essayerai
de classer un peu les manuscrits, et k la fin je dirai un mot
de U question littéraire que soulève le Tristan en prose.
VI. — Quoiqne ce roman indigeste, ici que nous l'avons
dans les mss. de la Bibliothèque Nationale, no nous offre
gut^re que des fragments juxtaposés de ri^dactions diAV^reules,
nous y pouvons n<''aDnioin5 distinguer deux versions princi-
pales, dont Tune est en général plus brcve et plua simple,
tandis que l'autre préscutc tantôt de longues intercalatîons,
tantôt de graves suppressions et montre un caractère tout à
fait cyclique :
1. La première et la meilleure version — elle ne comprend
que la seconde partie (voy. § XVI) — est représentée par]
les msa. 757, 1434, 104 (fin), 755, 760, 12599 (fin).
2. La seconde version (la version cyclique * ou commune) se
trouve dans les mss. 750, 12599, 335-336, 759, 756, 334,
776, 104, 103, 772, 97, 100-101, 102, 349, 94, 99, 758,
24400.
750 et 12599 se rattachent à cette dernière classe de mss.,
bien qu'ils n'aient pas l'épisode de Damantes, où se pré-
sente la première grande divergence. En efTet, pour le com-
mencement de notre roman, les mss. sont d'accord jusqu'au
passage où Brun(»r, Mordret et la demoiselle mesdisnnt vont
se loger chez Cnlogrinaut.(5 70); 750 et 12599 continuent ii
s'occuper des aventures de Brunor^, mais dans les autres
1, Il cflt poDiiible que toat le romao nJl ité cyclique, «t nons ^e pauTonit
«avoir romhien de romani da cjrcle de ]a Table Hondc le premirr auteur m
voulu fuîre entrer daus 1« frhtan. Je réserve donc ce nom dv crcltque à
la vernion des utss. de lu première partie qui renvoient U la Mort Artu (voy.
2 XVI) et de ceui de la serondo pnrlie qui inUTColent U QueêU du uaUt Graal
dans aon entier (cf. f XI).
2. Ccf nui. montrent de aemlilablps délflTements dnni l'hiitotre de Lamo*
rat; "roy.^W, note et CI, note.
MWErACK-
xni
k
I
I
mss. se place ici t'êptsode dt* Daroantcs*, cjui vient inter-
rompre le récit des avcutures de Brunor, ce qui a nécessité
nue rêcapilalatioD (voy. § 86, note), qui n'est cependant pas
■uez complète (cf. S 87}-. Pour le voyage de Tristan en Cor-
aouaille, 750 et 12599 ne donnent donc rien que les
remarques abrégées k la fin du J{ 64; ou les retrouve dans
la seconde version, qui donne cependant le voyage plus
loin ; les rnss. de cette version ont donc intercalé, au S 7t b,
le texte d'une autre rédaction, qui semble supérieure en tant
qu'elle raconte le voyage. Mais pour te séjour subséquent de
Tristan à la cour de Mare, le rt^eit est dans les deux versions
d'tme brièveté elliptique; la seconde donne cependant, pour
les premiers évi!nemeDts, un pcn plus de détails que la pre*
mière^.
Vil. — Si 750 et 12599 ont ici conservé, en ce qui con-
cerne les aventures de Brunor, une rédaction plus ancienne,
il n*eu est pas de même* des aventures qui suivent la sortie
de Tristan Je la prison de Daras^ (^^J- S ^^î jusque U tous
les fflss. sont d'accord). A partir de cet endroit, 757 (et la
Tavota Ritonda) donne un texte qui diiTére de celui des
autres mss., y compris 750, et qui lui est certainement supé-
rîenr, parce qu'on y trouve racontée uno aventure k laquelle
t. Cf., pOttf cet èpUode. Br*k*lmaoii , Zeitukr. f. deutseMe PhUoL, XVIII,
Ccst dooc bien le texte abr4g< de 7S0, 12S99, cor oa ne s«armit cqroire qae
rMd<(eurfl d<A d«QX Tenions aient utilisa ind^peadamiacnt les mèiuei mor-
cemoK do rotnan blo^rapbiqut- dv Hruiwr. Ud romiui sar ce hiro* a dd vjtUter:
U débat dec aTetttures de linjtior cui Ir début ordinaire drs roman* de ce
gmn ; den« Ir cnimmememeRl dr Guiaçlaiti, on relrooTe noRsi lu demoiselle
tmrt.i ' - Cf. jl K7, oii7ii6,cU:. dunnenl, comme conDui, d«« dctAiIsqai n Dut
cb 3 4{uc dans 7&0. — Poar les épisodes rrlatifi n Lemornt, tôt.
P- —~ -■■
3. Le m». ICKl «e rapproche on peu plu* que les aottvs dv l«xte de 7S0,
iMAat aux aTftatnrf* de Oronor, voy. j^ 7t b, note.
%. Un même m«. uous préscntaat un texte tonlAt pla« andrn. LaotAl ploa
v^oMt, o'eet ce 4]u'do voit atsex sourcot dans ce» énormes Tolome* indt^stn,
«a M crotwnt d«f rêdaetions différentes.
&. L'4fiM<H>c da «é)Our de Gaberlet et d'Irain aox bloncbas mains ea Cor-
•ovaillc ne s'accorde pas bien arec ce qat suit ; voy- | t!07 , où le récit pa«ae à
Marc (Ub« drJ terme» qui s'expliqueront mieux si nous rxrluonft cet épitode,
<|«i c»pe*d«nl doit être rnlatircmeat BDcten. tu qo'cn Fait alluiion à la mésn*
■nvtef* tU Keu plus loin (g SlXy
XIV PnÉFACB.
les autres rnss-t qui avouent supprimor ici plusieurs choses
(ainsi l'annonce du tournoi de Uochc dure fait dt^-faut, voy.
.^ 190, note), se bornent à l'aire allusion. C'est la délivrance
de Lamorat par Tristan (voy. § 187). Quant aux autres aven-
tures racontées ici par 757, il y en a une qu'on pourrait
croire insérée d'après quelque roman biographique } c'est
riîpisode d'Ossenam Cu'ur-Hardi, qui dit être en quête du
saint Graa] ; or, cette quête n'est introduite que bien plus
loin dans notre roman : l'arninj^eur semble donc oublier qu'il
se trahit en faisant cette addition (^ 185), qui n'est pas dans la
Tav, Kit. Celte partie présente plusieurs autres suppressions
faites dans la seconde version : ainsi le tournoi a été trts
écourlé, et les aventures subséquentes de Tristan (§ 193 ss.)
paraissent sautées.
VIII. — Plus loin, le voyage de Marc en Log^res a fourni
& la seconde version l'occasion de donner une série d'aven-
turcs plaisantes, dans lesquelles Marc se montre toujours
ridicule. (Dans Tressan, il emmène Iseut avec lui : c'est une
invention postérieure; voy, § 208, note.) On comprend en
effet facilement que ces aventures comiques doivent leur
existence à un arrangeur postérieur, qui a voulu réparer ce
qui lui a semblé une omission déplorable en intercalant ces
aventures^ qui ont sans doute contribué inEoiment à rendre
notre roman populaire; que 757 ail supprimé, sans prévenir,
des choses aussi amusantes, c'est ce qui est bien moins pro-
bable. En revanche, 757 donne l'épisode des demoiselles
qu'on va brûler, ce que l'arrangeur de l'autre version s'abs-
tient de raconter (!5 231 a). Au reste, ce voyage de Marc n'a
pas Tair d'être bien ancien ; il manque dans la Taf. RU, et
dans 758 ^
IX. — Lorsque lu réconciliation entre Marc et Tristan a
été amenée par Arthur, le retour en Cornouaille a lieu. La
1. Tristan eBl-U ullé en quête d'aventuKs, étant reçu compaf^non tic la Tnble
Bontle? Cf. Trcksou (| 237 note} et Riisticicn (g t^t).
PRÉFACE "^^^^r XV
première versiou donne les aventures de lu traversée
— quelque» mAnuscrits de la seconde version viennent s'y
joîadre : 97, 349, 100, voy. au S 252 a — et raconte les
amours de Tristan cl d'Iseut après !c retour-
Ij» seconde version, au contraire, — elle paraît, ici encore,
bien inférieure, — après avoir parlé du départ de Marc et de
Trt&tan, revient ii la cour d'Arthur et raconte ce qui s'y
passe ; larrivéc de l'erccvaP et de Laniorat, la rencontre de
Uiuadan avec Agravaiu et Mordret; puis la correspondance
haineuse entre Marc et Arthur, le lai que Dinadan fait contre
Marc et loi envoie par un harpeur qui arrive en Cornouiiille
en même tempH que les Saxons envahissent le pays (dans
Tressau cette invusion est racoutée plus loin, voy. p. 205V
Lear prince est vaincu par Tristan (doublet du eombnt
contre le Morhont; cf. Golther, die Saga von Tr. und Is.y
p. 61) ; puis le harpeur chante son lai et est chnssi^ par
Marc, qui attribue tout à Tristan et résout de se ven^r.
Deux fois il fait emprisonner son neveu; de même lu pre-
mière rerflion (après la découverte des amours). Mais, ici, les
deux versions s'écartent considt^rablemeut l'une de Tiiutre.
Danii la première — à laquelle se joignent ici encore quelques
mss- de la seconde, les mêmes que nous avons vus plus haut
passer â l'autre version, plus 772, qui commence ici, cf.
$282 — Tristan est dt^'livré d'abord par Laacelot, puis par Per-
cerai; Marc, qui guerroie contre Dinas, est enfin emprisonné
par Tristan, qui passe en Logres avec Iseut. Dans la seconde
version, Tristan est délivré d'abord par Perceval, puis par
les l>oRois, dont l'arrivée amène une révolution (daus 09*^
U est mis en liberté par Iseut; 33C, 12599 ne nomment pas
le second libérateur) ; après quoi les amants passent en
Lt^fres, l>a première version, qui donne seule le fameux
rrndez-Vous au jardin, parait supérieure; quant au rôle
t. Donné* îaoïMfalvmtnt aprè« lo itcport de TritUa, c« qnt « êU aoi«ti«.
pir«lvQ. parles mot* de l'uinoncc pr^èdcntc (| S&l u)\ 97, etc. ne donnent
pa* OC4I» cmTf«.
1. Il paraît y avoir dca croiictneDls ici daoa M nu; cf. p. 3M.
XVI l'IlérACË.
qu'elle prête à Lancelot, il est possible que la seconde ver-
sion^ qui le remplace par Perceval et introduit ensuite le»
Li^onois, contienne ici des traits plus anciens; mais comme,
dans notre roman, Lancelot nienace, à plusieurs reprises, le
roi Marc do punir toute démarche hostile à Tristan, la dt^li-
vrance de ce dernier par Lancctot semble bien avoir été dans
les intentions du prosateur, qui n'aura donc pus utilisé les
liiis sur lesquels repose sans doute la seconde version. Quoi
<[u*il en soit, la première version est plus claire ' et représente
les «avènements mieux enchaînés; elle donne seule aussi les
aventures des amants pendant leur voyage par mer.
X. — Les amants sont installés a la Joyeuse Garde. La
première version passe ici aux aventures du draal, tandis
que la seconde les lait précéder du tournoi de Lnuvezerp»
qui parait avoir été ajouté par un rédacteur postérieur d<^si-
i>eux d'umpliticr la g^loirc de Tristan; de la version plus pri-
mitive nous n'avons ici qu'un morceau : voy. les notes aux
SS 346. 351 «t 388.
XI. — Suit la qiicte du Graal, à laquelle Tristiin prend part.
La seconde version, loin de se borner, comme la première,
à mentionner brièvement les traits principaux de cette quête
pour s'occuper surtout des aventures de Tristan, intercale au
milieu de ces aventures presque tout le roman en prose de la
Qiicstû du saint Grual^ dont les deux versions (voy. G. i^aris,
Merlin, p. lix) sont mêlées (cl. ^ 392 ss.); il n'est pas dou-
teux que la plus brève, celle qui est attribuée à Robert de
Uorron, n^ait été insérée dans notre roman plus ancienne-
ment que l'autre; cf. § 394 a. où ou raconte h Tristan l'ac-
complissement du siège périlleux, mais non l'aventure du
bloc.
XII. — Pour répisodc d'Ercc (§ 422 ss.), qui, du reste, ne
I. On ne donnit ccpcndiinl aucun détBÏi sur la Hrmoî«eI)« qui vient titre h
Pcrcovul (le délivrvt- Tristan ni iur cpIIa qu'il liimvc mi lac de Uursc (|g 'iVk,
3t&). Ces dcntoivcUci aTtiLent-cUca été envu^éc* par Ueut? Cf. le m*. W, qui
parait mClcr les dcuK versions et oA Tristan eut d<:]itrv par Ucut (p. 203).
PRÉFACE XVII
peut être bien ancien dans le Tristan^ 757 est supérieur aux
autres mss. ; pour l'épisode du chevalier à l'écu vermeil
(§ 449 ss.), le texte de 757 et de 104 a été abrégé dans les
autres*. Le voyage de Tristan avec ce chevalier est une inter-
calation qui ne s'accorde pas bien avec la promesse anté-
rieure de retourner auprès d'Iseut immédiatement après le
combat pour la demoiselle déshéritée (§§ 408, 418).
XIII. — L'inimitié de Tristan et de Lancelot, et les deux
combats qui en résultent (§ 498 ss.} ne se trouvent que dans
757, 103 (avec les imprimés), 99, Tav. RU. et Rusticien 2.
Dans ce qui précède, tous les manuscrits disent que Lance-
lot croit combattre Tristan, ce dont il est navré, et que Tris-
tan, qui a prêté ses armes à Brunor, craint la colère de son
ami (§ 478). Il serait contre les habitudes de notre roman de
ne pas donner les conséquences d'un pareil quiproquo, et l'on
s'attendrait au moins à une explication entre les deux amis.
Les mss. autres que 757, etc.^ présentent donc ici une lacune,
qu'on peut combler par la rédaction de 757, quoique les
deux combats entre ces bons amis ne soient pas indispen-
sables pour amener une explication ; il est même probable
qu'ils sont dus à un arrangeur postérieur , désireux de
combler la lacune (cf. le mestre dont parle 757 ; $ 492 fin] ;
le second combat surtout, qui est bien mal motivé, fait l'eflet
d'être un conte isolé, intercalé dans notre roman ^; ainsi
s'expliquerait, dans Rusticien, la présence de Lamorat, dont
les mss. avaient raconté la mort et qu'ils ont donc probable-
ment éliminé ici.
XIV. — La mort d'Habé (§ 505 ss.) est annoncée au com-
mencement de notre roman (voy. § 27). Les aventures sui-
1. Il ]r a poartont dans Rasticien et 103 an épisode qu'on poarrait croire
converréde la rédaction originale, tandis qu'il aurait été supprimé dans les
autres mss. ; toj. { 466, note.
2. On Toit ici des croisements singuliers : 99 = 757; 104,336 = 772, et, plat
lois, de DonTean = 757.
3. Je ne sais si le Libro Je batagUe de Trigtano et LancetoUo el Ghalaao e
dellM Beiaa lêoUa est identique à ta BaiagUa de ces mêmes chevaliers décrite
par M. Rajna, Seelia di CurioiUà. n* 166 (1873), p. XL.
vantes de Galaad données par 772, etc., et emprunli'es pro-
bablement à (quelque version du Graal, comblent rn quelque
sorte les lacunes nëes des raccourcissements dans 757 ; on
semble avoir fait prt^céder l'épisode de Marc (§ 516 ss.) de
quelques aventures de <»alaad(§ 510 ss.). lequel, d'après les msB.
que nous suivons ici, est celui qui avertit Tristan {^ 533).
XV. — La mort des amants (jj 546 ss.) est rnrontt^e de la
mcmc façon dans tous les mss. sauf 103, qui adopte subi-
tement (voy. 5 533, note) le dénouement que l'on cunnuit aux
poèmes, bien que ce ms., comme les autres, ait raconté l'his-
toire du glaive de Morgaiu (jj 191) et qu'il ait annoncé la
mort de Tristan de la main de Marc (^ 270).
XVI. — Avant l'arrivée de Sagrcmor k la cour, la seconde
version intercale de nouvelles aventures de Gainad fréptsode
de Bcdoin de la Marche a été pris dans quelque roman de
chevalerie; cf. 552) et la 6n de la quête dn Graal. Fille
ajoute aussi la mort de Dinadan, conser>'cc seulement dans^
24400 (§ 613), mais annoncée bien plus haut dans les mss.
de celte version (§ 25fl) ; quelques-uns placent cet événement
après la mort de Gauvain, c.-à-d. vers la fin de la Mort Attu,
On a donné aussi la Mort ArtUy conscr\*ée dans 75S et 244(K);
ellf est annoncée plus haut [^ 146^ dans la plupart des mss. qui
eontionnenl la première partie du lumau '. Il semble par con-
séquent que, en tout cas pour cette première partie, nous
n'ayons que le texte d*unc version cyclique (cf. les paroles du
prologue); ainsi on s'explique mieux la fastidieuse introduc-
tioTt ayant pour but de ramener la généalogie de Tristan aux
héros du saint Graal. — Trèti probablenienl KiW a ajouté aussi
la vengeance de Tristan, ou la mort de Marc, qui est racontée
dans la Tav. Hit.^ où c'est Dinndan qui insiste pour qu'on
venge Tristan (de même, dans 24400, c'est Dinadan qui
1. Lrcs mi!!. (9^1. 99, 77fi, U>1) qui ne donnent pa4 coite annonce ne rattachent
néanmoinji n la HcconHe ver^ioni dont tU «uîvcnl partout le tcxU»; de* «rrihen
auront «upprîmé rette annonce d'un épitode qu'Us no Irouroienl plus diiuR
leurs maiiusi'rittf.
PREFACE XIX
essaye de le venger], dans le ms. 340 (voy. § 575 a), où Marc
est tué par le chevalier Paulart, et dans Malory, où St/r Tris~
tram slave Kynge Marke, \\ existe aussi un poème italien : La
Morte e la Vendetta di Tristano (voy. Rajna, Carduino^, pré-
face, p. Lviii). Enfin le ms. 99 dit en terminant (voy. au § 570]
que Lancelot aurait vengé Tristan sans la défense de Gue-
nièvre, et on pourrait voir une prédiction de la vengeance
aussi dans la version de 757, à l'endroit ou Andret laisse
Lancelot pour mort (p. 220). L'existence d'un récit de la
mort de Marc dans la série des épisodes de dénouement de
notre roman parait donc assurée (cf. § 619, note).
XVn. — Nous allons maintenant examiner les manuscrits
un peu plus en détail. Comme je n*ai pu toujours* les compa-
rer par le menu, je me suis surtout attaché à noter les
variantes de noms propres et de chiffres, celles-ci étant les
plus faciles à saisir. Conjointement avec les divergences de
version que nous venons d'étudier, ces détails, si peu nom-
breux qu'ils soient, fourniront au moins la base d'une classi-
fication provisoire ; celle de Brakelmann n'est plus soute-
nable : cf. G. Paris, Romania, XV, 602, et Merlin^ p. xxxvii.
Par la comparaison de ces détails, les deux séries établies
par l'examen des versions (voy. % VI) ne subissent pas de
modification essentielle; elle nous montre aussi que les croi-
sements de texte ont eu lieu dans une assez grande mesure ;
nous en avons déjà vu dans le chapitre des versions.
XVIII. — Parmi les manuscrits qui donnent la première
partie du roman (94,97,99, 100, 102, 103, 104, 334, 335, 349,
750, 7562, 759^ 776, 12399, — 758 n'en présente qu'un
abrégé — ), 756 diflere un peu des autres : il est ordinairement
plus bref; il a souvent de petites lacunes, des suppressions.
1. Bologna. 1873.
2. C'est 756 qai a fourni la base de l'analyse de la première paKie; pour les
divei^Dces de peu d'importance je me suis borné k donner les variantes de 33%.
Pour ce qui. dans la première partie de la seconde version, vient après la fin de
756 ({ ia4 8S.}, c'est le texte de 334 qui a été suivi.
♦
XX
rilEFACK
L't des oublis, partie
LTrcura vt des oublis, particuliers, comme beaucoup de
noms propres, à ce ms. ; sa leçon Omise (§ 43) parait supé-
rieure à celle des autres; il est aussi le seul qui donne les dix
quêteurs de Tristan (^ 150).
Des i'amillcs assez distinctes sont formées, d'une part pur
les mss. 97, 100, 102, 349, dont 97 et 102 sont plus étroite-
ment liés, et d'autre part par les mss. 94, 99, qui, cependant,
ne vont pas toujours ensemble; la première de ces deux
l'amilles va eu général avec 334, la seconde semble se rappro.
cher plutôt de 756.
750 et 12599 constituent une famille. 335 et 759 vont
généralement ensemble; de m?me, souvent, 335, 750, 12599
(ainsi § 114, contre la faute commune des autres).
104 et 103 sont fréquemment d'aecurd et suivent ordinai-
rement, surtout 103, le texte de 334, avec lequel concorde
presque partout 776,
335 donne cependant aussi des leçons particulières (par
ex. Danar/tf ^ 120). 104 a plusieurs suppressions de détail et
des noms particuliers. 103, toujours très bref, fourmille de
petites omissions et de changements sans jiurtée. Il donne
seul le combat contre le serpent et le nom de Tantris i,^ 32).
12599 est composé de quatre parties : 1** Fragment italien de
GuiroH le courtois; 2" fragments de la version de 750 (voy.
au S 59), séparés par quelques morceaux détachés (cf. p. 61) ;
3" partie particulière (voy. ^ 283 a ss.); 4* dernière partie du
roman. Le texte de 755, etc., voy. § 338 b- 750 contient
des noms particuliers et d'autres particularités, ainsi Taddi-
tion des noms de Luce et d'Helie dans les remarques litté-
raires.
XIX. — Les manuscrits contenant la seconde partie du
roman (94, 97, 99, 101, 103, 104, 330, 349, 755. 757', 758,
760, 772, 776, 1434, 12599, 24400) se groupent dans les
familles suivantes :
t. 757 et, nptb» la fin de ce m«. (pour la tcoondu nnion}, 773 out lerrî de
boBQ U l'aDoly^e de la gccoudc partie du romnn.
pnvtXK
757 ; 1434 ; 104 i — 12599 ; 755. 760 ; — 103 ; — 336.
772; 1)7. 3W. 101; ^776).
99.94; 758,24400.
336 occupe une position intermédiaire entre les deux ver*
sions. 755, 760, 12599 débutent pnr un texte ubrêgc.
772 est le meilleur manuscrit de sa famille*; 97^ 349, 101
montrent une parenté étroite (^cependant, 97, 101 vont quel*
quefois ensemble contre 349 et, plus souvent, 97 contre lOl»
349'. Pour des croisements entre les familles 772. 99, voy.
M 372-384,
776 finit trop tôt pour qu'on puisse décider s'il appartient
à U famille de 772 ou à celle de 99.
99 et 94 se séparent quelquefois par suite d<' croisements ;
ainsi 94 suit 757, etc., à partir du ji 353 jusqu'au j 364 ; puis
aecord» puU nouveau croisement [j^ 373-376} ; a partir du
S 377 accord (essentieUement). On dirait des textes cenlons.
Lr m». 103 se rapproche des textes de 755, 757, 104; il
Idoptc (au .^ 4^9) le texte de Uusticicn - et donne le dénoue-
ment d'après les poèmes^. I^cs imprimés, qui suivent de bien
près 103, — ils vont partout ensemble, à moins que le con-
traire ne soit noté, — n'en dériveul pourtant pas directement*
mats se rattachent à un manuscrit trrs vuisin de 103 ; c'est ce
qu'il faut croire à cause de la dilTérence de noms propres :
CioUgcl [impr.}, Tinthanet (103); Sandret (103 au eommen-
ceinent, plus tard \udrct), Ajidrct (impr.). Le Tantris de
103 (5 32) n'est pas dans les imprimés. — L'imprimé de Jan
iiau^m est un mauvais remaniement dans le ^oût de la
Renaissance; Janot est identique à Verard^ et Janot-
Verard^ à en juger par les leçons du dernier morceau (S 535
a, ss,), l'est essentiellement à Michel U Aoir et à l'édition de
t. ce. aa X ^^'-^ t> ; pour lu miiin rorrc<1rtc<*, fnToriaunt GaaTaîu, dans c« mi.,
^Of. I 2M. ooUï. Polir an exemple d'oiie Utite commune à 772 jltcc lis iroi»
mUwii, roy. au ( .'VTO.
3 L«4 Bk«i- de Rtutieien cl 103 onl«v te mtmc ori^Dal; cf.. ta S MS. dcn.
àoU, la tucuoe romniuac k 103 avm les troU m*a. de Rusticicn . de c«iu-<j,
c'est A IVï\t que sr rultachc tOîl. t«ndi« que 340 «t 3^5 formcot une famille à part.
3. Po«r I« fin de c« tD«., j'ai «uivi ma ropJe dan» lei cm vii elJe différait de
rcUe de MM. Itedirn* «t LulOBlawiki (1 .>3.i ■ •«.].
XX! I
10'^ etabrè;rc
Hour/i, 4UI pourtant s accorde mieux ;
que Ifâ autres. — I/irnprimê de Tressan ne peut c^trc IVdition
de Koucii (iïagen, liitt/i der Lieùe, préf., p. XIX, a tort) : ainsi
Trcssan donne Luce de Gtta (Rouen ; Gant), Gesnea (R. : Gènes),
cl voy. au §543 a (Iseut devient dévole), où il cite son «auteur»,
et ^ ÎÎ45 a [Monlcil et l'opostolfi]. — Les analyses de Ounlop-
Liebrecht et de Y Encychptedia Britannica^ qui ont été faites
sur des impriméi;, se rapportent a la famille de 103, mai» en
diflercnt en donnunl Pkt'rèdin {de même dans Tressan) et
Phtrédur ou Pèrcdnr your Kahcdin ; dans Dunl. Liebr., Tris-
tan, roulant quitter la Petite-Bretagne, u s*oocupe de la con-
struction d'un vaisseau, » trait qui ne se retrouve pas ailleurs
(peut-être confusion avec le vaisseau d*Iseut dans 99 ; p. 204).
La compilation de Malory, que je n'ai pu comparer qu'a*
près le commencement de Timpression, débute par l'enchan-
tement de Mcliadus (Jj 20). Elle est partout d'accord avec la
version comntunc pour tout ce qui est essentiel et n'en diffère
que par de petits détails et des noms propres ajoutés ou
changés. Il est à remarquer que Tristan s'y donne le nom
de Tantris, comme dans 103 (§ 32)*. Il y a, daus Malory,
d'autres points d'accord avec 103 : ainsi, en partie, l'ordre
des événements avant l'épisode du Damantes (p. 57), que
la compilation, cependant, ne donne qu'après l'emprisonne-
ment de Brunor (5 90)^ et les remarques sur Lamorat,
tué a la sortie d'un tournoi (p. 186 et S 365), et sur
le départ de Lancclot de In Joyeuse Garde {$ 384). Pour la
guérison de Tristan fou, Malory donne un peu plus de
détails : Tristan est guéri par les courtisans. Iseut va le voir
un jour qu'il est dans le jardin, mais ne le reconnaît pas.
Tristan pleure; il est reconnu par uu petit bradtet^ dout il
avait fuit cadeau à son amante lors de son arrivée en Cor-
oouaille et qui ne s'éloigne d'elle que lorsqu'il voit son
ancien maître (Malory l'identifie avec le brachet envoyé par
Bclidc; S 27). Iseut, prévoyant que son amant sera banni.
t. Sculomrui il lo fait dài son arrivée en Irlande.
fRÂPACP. XXIU
^ên^S^h aller à la cour d'Arthur et promet de le prévenir
toutes les fois qu'il pourra venir la voir. Tristan Iîi prie de le
quitter et toi rappelle tout ce qu'il a dèjù souffert pour son
amour. Il est baaai du pa)'s pour dix ans. — Plus luio,
,^ 197 ss-, le chevalier inconnu es! jippelê Lnncelot par Midory.
A partir de l'épisode d'Alixandre l'orphelin (p. 186 sa.), Malory
présente essentiellement le même texte que 90; on trouvera eu
note les variantes qui m'ont paru avoir que^que importance.
La rat*o^»/îi/on^//i jette pèlc-m6le toutes sortes de rédactions.
Le livre populaire italien, les Duû Trislant\ qui esl traduit
d'un livre espagnol (cf. § III), commence par ravèncment de
Félix (§ 19) et suit librement la version commune de la
prose. Tristan, blessé, va en Irlande (^ 29) avec Gouvernai
(de même Malory). Après la victoire sur Brunor [$ 41), Tris-
tan accepte la seigneurie de l'île del PtoUo, que lui oITrc
Galehout. Suivent plusieurs aventures de ccluî'-ci, qui
mcurtf di ft:brc continua^ dans une abbaye. Les amants
restent dans l'île pendant deux ans. Mort du géant Donda^ar,
Arrivée de Florisdi'ffa, une magieienne qui, h la vue dTseut,
se tue en se précipitant d'une fog^ia; sa serv;inte, Arnfcnia^
passée au service d'Iseut, lait accepter Tristan pour seigneur
aux sujets de son ancienue maîtresse. Iseut accouche d'un fils,
!>on Tristann Ugiovancy qui passe pour l'enfant de Lcafirlro et
à' Etisca. Tristan tuo le géant Vfrnu'^Ho^ tîls de ISondttgar.
drande chasse en l'honneur des amants. Ils partent pour une
autre partie de l'île, appelée Tarsi^ où Iseut devient niérc d'une
fille, Iii<:a {Isotta), Le pays de Florisdelfn est donné à Arme-
nia, qui épouse un chevalier, Armumo di f^^i, et les amants
parlent pour ta Cornouailte, en laissant leurs enfants aux
soins d'Elisea et de Belsia. Iseut épouse Marc. — Comme dans
la Tav. Rit.^ Tristan est eiîrayé par un rôve dans la foret
P 52). Après l'épisode de Damantes (p. 60), le roman îlrdien
n'est plus guère qu'une eonqjilation ; un grand nombre
d'aventures sont supprimées, nltérces ou changées de place ;
il y en a qui se retrouvent dans la Tav, Hit. La mort des
amants est racontée comme dans la prose; voy. S ^^^ ^s-
XXIV PRÉFACE
Aucun des manuscrits ne nous a conservé le roman origi-
nal, témoins les suppressions souvent avouées, les interpola-
tions visibles et les nombreux passages obscurs et elliptiques,
tant en général que surtout en ce qui concerne l'histoire de
Tristan ; nous avons vu aussi des débris d'une rédaction plus
ancienne au milieu d'une autre plus récente (§ 344 ss. ; cf.
,§ VI), et tout le roman, comme il a été dit plus haut, n'est
composé pour nous que de pièces et de morceaux.
Je résume les remarques précédentes par la généalogie sui-
vante :
0
I
s
\
Sbcoitdi Pastik
757. 1434, 104
I
103— 7.^5,780,135M
PBEMltBl PABTIB |
~~~^ "^^ """^ — **" ~" 3»6— 773,— «TMàTToi: (77l)
T50. H699 d
--JL— — ^ ^ ftMlT^TMMO
8», 7fi9~-7&e— 94. 99— 384, 77R ; 104. lOd— 97, 100, 103, 849
XX. — Le Tristan en prose est formé de trois éléments :
les anciens récits sur Tristan^ les romans de chevalerie et
l'invention des prosateurs. Antérieur au roman de Patamedes,
et postérieur au Lancelot^ il doit avoir été composé entre
1215 et 1230 [Tristan expliqué par l'étymologie triste (§ 20)
se trouve déjà à la fin du xii* siècle).
XXI.' — Quant aux prétendus auteurs du roman de Tris-
tan, la question a été traitée par M. G. Paris, qui a montre*
la futilité des allégations relatives à Robert de Borroii,
etc. En eifcl, les arrangeurs croyaient pouvoir accommoder
leur texte à leur fantaisie, pourvu qu'ils eussent soin de ren-
voyer soit à Robert de Borron, soit à l'histoire de Lancelot,
soit h l'histoire du Graal ou au « livre du latin ». M. G.
1. Aomania, XV, 60U as ; 3fer/m, xxxiii 99. et xxviii ss.
PRÉFACE XXV
Paris explique aussi (voy. ib.) le nom de Bret (qui paraît
désigner le roman de Lancelot dans 12599, f* 242 c, voy.
§ 287 a, note).
XXII. — Il est probable que notre roman repose en grande
partie sur le poème perdu de Chrétien de Troies (cf. Boni. y
Xj XV, 60l). Ainsi le combat contre le Morhout a lieu dans l'île de
Saint-Sanson [§ 28] ; il en était de même dans Chrétien (voy.
EreCf 1239, Haupt). Ailleurs, on voit des épisodes du Ckeva^
lier au lion de Chrétien imités dans le roman, comme l'ile de
la Fontaine (§ 326 ss.), Tristan fou et l'ermite (§ 101), la
demoiselle déshéritée (§ 444), — du reste lieu commun, —
nie des Pucelles (§ 531).
Mais la large part faite par le prosateur à l'histoire d'Ar-
thur et de sa cour était inconnue au poème de Chrétien, qui
ne mentionne pas Tristan en dressant la liste des chevaliers
de la Table Ronde dans EreCj le premier roman de cet auteur
ayant trait à la Table Ronde; cf. Rom., XII, 462. Arthur a
été introduit dans notre légende par les trouvères (déjà
Berol) ; ainsi on voit Marc et Tristan à la cour d'Arthur dans
Guinglain.
Le Tristan nous a-t-il conservé des traces d*un modèle
poétique sous la forme de vers restés h l'état pur? Dans le
rendez-vous au jardin (§ 282 ss.) on pourrait peut-être retrou-
ver des vers octosyllabiques par ci par là : pensé vers vos
de foie amor ; — selonc Deu et selonc reson ; — cest grant
peehié et grant dolor \ de même dans l'épisode de Tristan fou
g 104) : veez le fol, veez le fol; — chascuns le fiertj chascuns
le boute-, — li uns le point, t autre le bat; on n'y rencontre
pourtant pas de rimes*. Dans le récit de la mort (P. Paris,
Mss, fr., I, 200 ss.), on trouve beaucoup de phrases qui se
laissent scander (mais jamais de rimes), et ce récit est pré-
senté d'une manière assez poétique; mais on ne saurait guère
l'attribuer à Chrétien, qui n'aurait sans doute pas abandonné
1. Nous aTons aussi cru voir un vers laissé tel quel dans l'épisode du Ser-
imge Tristan, emprunté comme plusieurs antres à un lai. Yoy. { 63 et noie.
XXVI PRUFACB
le dénouement plus dramatique des poèmes. Ou s'attendrait
d'ailleurs a une tentative de la part d'Iseut pour guérir Tris-
tan, comme elle l'a déjà fait deux fois, voy. §§ 29, 104 et
cf. § 54, où il lui demande un remède. En clTet, la connais-
sance que possède Iseut en fait d'herbes salutaires, et dout
elle fait profiter son amant, formait probablement un trait
constitutif de notre légende. Le silence que garde le rédac-
teur sur ce rôle médical d'Iseut, dans le récit de la mort de
Tristan, semblerait donc accuser la postériorité de l'épisode.
XXIII. — Le Tristan en prose, ainsi que le poème de
Chrétien, se rattachait k la version de Berol-Etlhart (voy.
Romania, XV, 599 *) ; seulement le prosateur a gravement altéré
le fond ancien (par exemple les faux, § 48, au lieu de la
farine), surtout à partir de la vie des amants dans la forêt.
Nous n'avons d'ailleurs pas la plus ancienne forme du roman
en prose. L'enlèvement d'Iseut par Palamède (§ 43) répond à
l'épisode du harpeur d'Irlande, épisode qui est particulier à
la version de Thomas, mais qui a pu former un lai à part, uti-
lisé indépendamment par Thomas et le prosateur. Le ms. 103
donne seul le nom de Tantris et le combat contre le serpent
(§ 32); il les donne, à ce qu'il semble, d'après la version de
Thomas
1. Pour Eilfaart, voy. le travail de M. Muret, Eilhart d'Oberg et sa source
française {Romania, XVI, 288-361).
PROLOGUE
756 : — Cy commence la grant ystoire de inonsi Tristam ,
que missere Luces du Gail et missire Helys de Buron tra nslateren t
de latin »n romanz^ por ce qe il veoient qe nus n'entreprenoit
a translater si haute ystoire corne de celui qi fu le meiilor
chevalier qui oncques fust en la Grant Bretaigne, ne devant
le roi Artus ne après, fors Galaad seulement. El apelent cest
livre li Bret, por ce qil est maistre sor toz les livres qui
oncques furent fait de la Table Reonde et del Saint Graal.
Et commence premièrement missire Luc^s du Gail, qui
briefment parloit^ tant corne il ve^qui, et dist ert telle
manière.
334 (335, 94, 97, 99, 100, 102, 103) < : ~~ Après
ce que je ai leii et releù et pourveii par maintes foiz le grant
livre du latin y icelui meesmes qui devise tout apertement
l'estoire du Saint Graal-, moult me merveille que aucuns
preudomme ne vient avant, qui entrepi'engne a translater le
du latin en françois. Car ce seroit une chose que moult
volentiers orroient et povres et riches, pour ce quil eussent
la volenté de l'escouter et de l'entendre les bêles aventures qui
moult sont plaisanz ^ et qui avindrent san: doutance en la
Grant Bretaingne au temps le roy Artus. Et devant tout
ainsint comme Vestoire vraie du Saint Graal, qui bien fait a
croirre, le vous tesmoingne *. Mes quant Je voi que nus ne l'ose
1. P. Paris a publié le prologue de 94 [Manuscnts français,!, 118 , l*'s
ajoutés de 97 (ib., p. 128; et de !03 ïfr-, p. 136;. — Le même prolo-
gue se trouve imprimé, d'après un ms. de Vienne, dans Wolf Ueber
die Lais p. 24 1 .
2. Après ce que je vous ay par maintes fois conté l'estoire du S. Girial ,
103.
3. PI. a air 91, 100, 102.
4. 103 abrège ce» remarques.
LosBTH. — Tristan. 1
— 2 —
entreprendre t pour ce que trop seroit greve%ise chose , a ce que
trop y avroit a faire, car trop est granz et merveilleuse
Vestoire, je, Luces, chevalier et sires du chastel du Gai *,
voisins prochains de SalibiereSy comme chevalier amaureus
et renvoisiez 2, entrepreng a translater le du latin en françois,
et une partie de celé estoirej et non mie pour ce que je sache
gramment [de] françois , ancois apartient plus ma langue et
maparleiire a la manière d' Engle[t]erre que a celé de France^
comme celui qui fu en Engleterre nez; mes itele est m,a
volenté et mon proposement qvs je en langue française ^ au
Tnielz que ge pou/rrai non mie en tele manière que re la^
y quiere m^nçonge, mes la vérité toute apertement^
demonst[er]rai et ferai a savoir ce que H latins devise de
Vestoire de Trystram \ qui fu li plus souvrains chevaliers qui
oncques fust el roiaume de la Grant Bretaingne, et devant li
rois Artus et après , fors seulement Galaad^ li très bons
chevaliers, et Lancelot du lac. Et li latins meesmes de Vestoire
du Saint Gi'aal^ devise tout apertement que au temps li rois
Artus ne furent que .111. chevaliers qui très bien feissent a
prisier de chevalerie , ce fu Galaad et Lancelot et Trystram ;
de ces .III. fet li livres mencion par desus touz les autres et
plus les loe et plus en dit de bien ^, et pour ce que je sai bien
que ce fu, vérité, voudrai je encommencier en cestui point
Vestoire de Trystram en tele mainere.
!. 99, 400 de même. — 335 : Gaut (750 : Gaui, Gant, Gant); 102 :
Gad; do même 97. Et voy. §§ 545 a et 570, note. 103 : Gast [Tressan :
Gua). — Le nom de Luce el toutes les remarques sur sa personne
manquent dans 94.
2. Envoisies, 97, 100, 102.
3. Sic; 1. avec 97, 100, 102 : que je ja y 9. 99 : que ja y ^jouste
mençonge . 335 : — pourrai/, a mon poooir, sans y mètre mensonge.
4. Pour les variantes de ce nom, voy. jij 13.
5. Girial 103.
G. Ces remarques ne se trouvent pas dans 94.
LE ROMAN
t. Après la passion de Jesu Cristavint que Joseph de Bara- josenh d'An
machie vint en la Grant BreUtigne par le commendement de î" g,"^ o"*'
nostre seignor, et cresiienna grant partie^. Joseph avoit un sauf llélain l.
serorge, qi estoit apelè Brun '^. Ce Brun avait de sa moiltier^ *^™^ ®* ^*^°^
douze fils. Il prie Joseph de leur demander ce qu'ils veulent
faire. Joseph demande s'ils veulent se marier ; onze disent
oui : le douzième ne veut pas ; il préfère servir le saint
Graal. « Dont t'en donrrai je après ma mort la garde, » dit
Joseph* à Elayn le Gros. Les onze se marient suivant le
conseil de Joseph, mais le onzième, qui est appelé Sadoc^,
veut se marier à sa volonté^. Joseph part'.
1. 334 i335, 97, 100,102, 9-i, 99) : Aprèi tapau. de nostre seing nor
J. C.f par qui travail et par qui mort rwus fumes osté de la prison téné-
breuse et de la mort pardurable, Joseph d'Arymathie (var. de Barima-
chie-, qui avoit esté ses deciples feel et jôtaus, vint puis en la Gr. Br. , par
le comm. de n. s., a tant }. atout) grant partie deson Ungnage, et par son
preechement fut tournée grant partie de aie terre a la crestienne loy.
103 s'exprime très brièvement : Après la saincte passion de Jhesucripst
vint en la Gr. Br. Jos. d'Arimathie.
2. Var. Brom.
3. Morte depuis longtemps, 334, etc.
4. Dans 334 et les autres mss. il fait un discours plus long et
confie la garde du Graal à lui et à ses héritiers.
5. Var. Sador.
6. Il sera, dit-il à Joseph, dans 334, etc., sous son chastiement en
toute chose fors que de famé prendre. Jos. n'insiste jias, mais : u J'ai
peur, dit-il, que tu ne t'en repentes à la fin. »
7. Pour d'autres terres, ajoutent 334, etc., preechant le non du vrai
crucefii, comme le lui avait ordonné la voiz devine. Sadoc refuse tou-
jours de se marier ; aucune femme no lui plaît.
— 4 —
2. Un jour* que Sadoc se promène à cheval sur le bord de
la mer, il est frappé de la beauté d'une jeune fille qu'il trouve
dans un vaisseau presque détruit par l'orage '. C'est Chelinde,
la fille du roi de Babylone, promise au roi de Perse ; elle a
été jetée par la tempête sur les côtes d'Angleterre ^ ; l'équi-
page et tous les compagnons de la princesse ont péri dans les
vagues. Sadoc la conduit au cbàteau de son frère Nabusar-
dan ^. Au bout de trois jours elle a repris ses forces. Sadoc la
Sadoc épouse fait baptiser et l'épouse.
Chelinde. (j^ jour, à la chasse, Sadoc est entraîné par un sanglier
qu'il tue ; mais il a reçu des blessures et, surpris par la nuit,
il se voit forcé de rester dans la forêt ^. Nabusardan profite de
l'absence de son frère pour éloigner tout le monde, sous pré-
Chelinile violée ^^xte de le chercher, et fait violence à Chelinde, qui est restée
par Nabusar- seule avec lui. Sadoc est ramené et soigné. Un jour Chelinde
pleure près de la chambre où dort Sadoc convalescent ; il
s'éveille, veut savoir la cause de son chagrin et la force à tout
Sadoc lue son avouer. Nabusardan survient ; Sadoc le tue et s'embarque
rrère ^^* *'^"- avec sa femme. Une tempête éclate. Les marins, tous païens,
femme. sont avertis par un vieillard que l'orage est du à la présence
d'une personne qui a commis quelque crime. Un des matelots,
qui est sorcier, fait ses charries ^ et dénonce Sadoc. Pour
Il est jeté dans conjurer l'orage, on le jette par dessus bord ; auparavant, il
la mer. -j^y^n prié les marins de bien traiter sa femme, qui est de si
haut lignage, et il s'était commandé a nostre signor. Le
temps s'éciaircit, mais Chelinde se plaint ; les marins ont beau
la consoler en lui disant : « Les dieux ne vous oublieront
pas; » elle continue son deuil. Le lendemain, o heure de tierce^
on arrive en Cornouaille, où règne Thanor ', un roi païen,
Tlianor r-pouse qui épouse Chelinde malgré elle. Le roi rêve qu'il est dévoré
Ghelmde. ^^^. ^j |Jq^ pendant qu'il poursuit un léopard que le lion tue
paiement. Inquiet, le roi s'adresse à un « philosophe » et
magicien qui estoU sans faille estrait du lignage de Virgile;
après avoir réfléchi tout un jour, ce philosophe dit au roi que le
{ . Entour le temps de Noël, 334, etc.
•1. Ici commence 104, dont le premier feuillet manque.
3. La description du triste étJit de la jeune tille naufragée est un peu
délayée dans 344, etc.
i. Qu'il aime mieux que ses autres frères, 334, etc.
.'). Ses blessures l'y obligent, 334. etc.
H. Ghernes, 334.
7. Var. Canor et (99, 9i; Tenmr.
fîls de Chelinde le tuera; il se distinguera comme le lion parmi
les animaux ; le léopard représente le mari de Chelinde, qui n'est
pas mort, mais mène une triste vie sur une roche où il a été
jeté. Chelinde accouche d'un fils, que le roi va lui-même expo-
ser dans la forêt. Il rencontre le chevalier Picorant * et sa
femme àfadule^. Le roi leur dit qu'il va en une soe hesoigne
et qu'il ne veut pas qu'on l'accompagne. Madule le soup-
çonne de tramer quelque grant felonnie: l'enfant que porte
le roi se met à crier. Madule n'hésite plus : avec la permis-
sion de son mari, elle suit Thanor sans se laisser voir. Le roi,
qui ne peut prendre sur lui de tuer Tenfant, le dépose près
d'une fontaine, dans l'espoir quil sera la proie d'une hèle
féroce, et s'en retourne au palais. Madule, qui a tout vu de sa ^ u ,. .
cachette, court à Tenfant, le recueille et l'élève avec son mari, reux accueil
On l'appelle Âpollo Vaventureux, à cause de sa grande beauté erMadule"^*'
et parce qu'il avait été trouvé de cette fai^on.
3. Cependant Sadoc ayant longtemps nagé avait réussi à
gagnerj^un rocher et y avait trouvé un ermite ; celui-ci lui raconte sadoc chez ler
son histoire. Il est originaire de Sarras. chevalier du roi Mor- ™''« <le Sai
drain et compagnon de la Table Ronde ^. Le ciel, courroucé
de ce qu'il était retombé dans le péché après que Joseph
d'Arimathie , qui l'avait baptisé, eut quitté Sarras, fit
entendre une voix qui le menaçait. Il s'effraya et promit de se
corriger ; alors il sentit une main le saisir par les cheveux, et
il fut transporté sur cette roche déserte, où il a vécu depuis ,
tout entier au service de Dieu, se nourrissant d'herbes sauvages.
Des marins qui passent souvent donnent du pain à Sadoc, qui
ne peut se faire à la nourriture de l'ermite ; mais ils ne
veulent pas l'emmener parce qu'il est chrétien, et il reste là
pendant trois ans.
4. Chelinde a, du roi Thanor, un fils, Cicorades'*. Pebjas, roi
de Leonois^, pays voisin de la Cornouaille, aime Chelinde.
Thanor trouve un jour dans un bois Pelyas, qui s'est égaré h
la chasse, entraîné par un cerf. Comme il a pei-du son cheval,
il le fait monter sur le sien et le mène à un de ses châteaux,
1. Var, Nicorau{l}l.
2. Maldule, 334, 335, 104: 97, fOO, iOe. }tadalic, 'Ji, 99.
3. Erreur de 756. Compagnon dp sa table. 334, :s35; 97, 100, lii-2 :
103; ta remarque manque d. 99. IU4.
4. Var. Cycoradas^ Thycorades.
h. Var. Loonoys, Loenots.
— 6 —
où est la reine. On dresse le lit de Pelyas dans la chambre à
coucher royale. Il fait chaud ; Thaaor se lève et, au clair de
Thanor jeté dans lune, il converse près d'une fenêtre avec son chambellan. Pelyas
Pelya^'^ ^^'^ s'éveille, les voit et n'hésite pas longtemps à profiter de Toc-
casion. Il s'élance sur eux , l'épée haute. Thanor le voyant
venir tombe, épouvanté, par la fenêtre dans la mer. Pelyas le
croit mort et tue le chambellan, qu'il jette à Teau ; puis il se
couche auprès de la reine, qui ne s'est aperçue de rien et le
prend pour son mari. Pelyas lui ôte du doigt une bague que
Sadoc lui avait donnée, et au matin il retourne en Léonols
saDs qu'on ait pu rien soupçonner.
5. Thanor est sauvé par deux pêcheurs, qui le déposent sur
la côte de Léon ois, près du château de Liisin *. Deux cheva-
Thanor emnri- liers le reconnaissent et l'enferment dans une forteresse.
no?s!^ ^" ~ Pelyî^s, qui le croyait mort, avait déclaré la guerre au peuple de
Cornouaille pour s'emparer de ce pays et épouser Chelinde. A
cette nouvelle, les deux chevaliers s'en vont chez Pelyas et lui
apprennent c* qui s'est passé. Le roi leur ordonne de n'en
rien dire à personne, pour qu'on ne lui reproche pas de s'être
mal conduit envers Thanor, qui l'avait si bien traité.
6. En Cornouaille, on découvre le cadavre du chambellan,
et on emprisonne la reine à cause de la disparition du roi. Le
frère de Thanor, Palades - , consulte le « philosophe » :
Pelades fait ra- celui-ci lui conseille de faire venir Sadoc, qui est « dans un
mener Sadoc. p^yg g^ggi éloigné que Galilée » ; ce conseil est suivi.
7. A cette époque, les royaumes de Cornouaille et de Léo-
nois étaient dans la dépendance du roi de Gaule et lui
envoyaient tous les ans un tribut de 100 demoiselles, 100
jeunes hommes et 100 chevaux de prix. La Gaule, de son côté,
payait tribut à Rome, comme le monde entier. La Gaule
d'alors était païenne ; le roi s'appelait Maroveus ^. Après sa
mort, saint Rémi convertit le pays au christianisme; le pre-
mier roi chrétien fut Clodoys {Clodoveus) *. — Toujours sur le
conseil du « philosophe », qui sait tout, Palades va en Gaule
\. Luisin 94, 99. Lusyon 104.
2. Les autres : Pelades iPeliades).
3. Var. Meroveus^ Maroneus.
4. Clodoveù, 334; Clodovex, 335; Clodove% 97, tOO, 102; Ctoo-
t?û, Ctodeus, 99 ; Cleovis, Clodeus^ 94 ; Chdovois, 104 ; Clovù\03.
— 7 —
avec Sadoc pour accuser Peiyas devant Maroveus. Celui-ci Combat de Sa-
mande Peiyas, qui nie tout et se bat avec Sadoc pour prouver jyj^ '^^^\, ^ ^
son innocence. Sadoc vainqueur est trop généreux pour vou- Maroveus
loir tuer son adversaire. Il l'engage à remettre Thanor en chL"***^* ^^^
liberté et à abandonner la guerre; à cette condition, Sadoc
s'engage à obtenir du roi Maroveus la permission de cesser le
combat. Peiyas accepte et délivre Thanor, qui rentre en posses-
sion de son royaume. Maroveus admire Sadoc et voudrait le
retenir à sa cour, mais Sadoc le lui refuse; en partant, il
décline également l'honneur de devenir le compagnon de
Childeric *, le fils de Maroveus.
8. Thanor a peur de Sadoc et [lui Interdit ses terres. Il va Sadoc en Léo-
alors en Léonois, affligé de ce mauvais guerredon que le roi °°'^'
lui rend. Peiyas est averti de son arrivée par deux écuyers,
qui ont rencontré Sadoc dans la forêt. Il tient à lui montrer sa
reconnaissance de ce qu'il l'a épargné, et le fait chercher, mais
en vain. Sadoc s'est rendu à la ville d'^tètne^, où réside le
roi. A l'entrée de la nuit, il s'endort dans un temple, où il est
entré pour se reposer, à côté d'un individu qui garde le plus
profond silence. C'est un mari trompé, JuHus^ qui s'enfuit
après avoir tué sa femme avec son galant, Canaam 3, le fils
du grand juge de la ville ; car les deux amants s'étaient donné
rendez-vous dans le temple. On prend Sadoc, qui s'avoue cou-
pable, croyant être accusé de la délivrance de Thanor. On li
le place sur un perron où on avait coutume d'exposer les
malfaiteurs pendant trois jours et trois nuits. Peiyas arrive,
reconnaît Sadoc, mais il ne peut le délivrer. Comme il rentre
désolé, son fils Luce parvient à lui faire dire ce qui l'afflige et
s'avise d'aller tuer le père de Canaam en plein marché. Il es*-
mis sur le perron, à côté de Sadoc. Une demoiselle averti*-
Peiyas, qui accourt. Le roi a le droit de délivrer l'un des deux
condamnés à mort. 11 se décide en faveur de Sadoc*. Lucef
selon la coutume, va être précipité d'une haute roche, située
à quelque distance de la ville, mais ceux qui l'y conduisent
sont rencontrés dans la forêt par un géant cannibale, qui les
est 8CCUSI
d'assassinat.
1. Clidens, 335, 94, 99, 97; Clodovis, 104; Clodoris, 103; cf.
§13-
2. AlbUme, 403.
3. Var. Canahan.
4. Réminiscence de l'histoire d'Atlbis et de Porphilias.
— 8 —
Luce délivré par chasse OU les tue. Ayant délivré Luce» il l'emmène à son
il" ?Pouse^**îa repaire et lui offre en mariage sa fille', qui l'aime, à condi-
fliie. tion qu'il restera auprès de son beau-père. Il accepte.
9. Pelyas aime toujours Chclinde et s'en plaint devant
Sadoc, qui promet de l'enlever au roi de Cornouaille. lï arrive,
en compagnie de deux parents de Pelyas, d'abord au chas^
tel de la Rocfie^ situé à la limite des deux royaumes, où
ils passent la nuit, puis à la cour de Tbanor. Ils se font pas-
ser pour des messagers envoyés par Pelyas à Thanor. On leur
dit que le roi est au chastel des Portes 2, et qu'il ira le lende-
main à la chasse. En effet, ils trouvent le lendemain quatre
demoiselles de la reine qui l'attendent près d'une fontaine où
elle viendra se rafraîchir après la chasse. Ils se cachent. Sadoc
Sadoc enlève s'empare de la reine et la fait enlever par un écuyer. Ils ne
rà*m'our'*ïe pï'cnnent pas immédiatement la route de Léonois, afin de
Pelyas. dépister les Cornouaillais. Un des chevaliers de la reine est
tué ; Thanor, qui les poursuit, est abattu et blessé par Sadoc, qxii
ne le reconnaît pas. Il donne le cheval du roi à l' écuyer qui
porte la reine, et on retourne en Léonois, où Pelyas épouse
Chelinde.
10. Chelinde reconnaîtcependant Sadoc, le questionne au sujet
de sa femme et lui révèle qui elle est. Désirant reprendre la vie
commune, Sadoc a recours aune ruse : il va trouver Pelyas et
lui demande la récompense de ses grands services. Pelyas
promet tout et se voit par là forcé de rendre Chelinde à Sadoc.
Les époux n'osent cependant rester longtemps auprès du roi,
qui se désole d'avoir perdu ce qu'il aime et dont ils peuvent
Sadoc et Chc- craindre des représailles. Ils s'enfuient donc et arrivent dans
fuienf ensem- ''* ^^''^^'^ **** Géant, appelée ainsi à cause du géant dont nous
ble. Us sont avous déjà fait la coimaissance. Il a l'habitude de proposer
géanu ^ ^°' ^^ ^^-^ passants une énigme : s'ils la devinent, ils peuvent conti-
nuer librement leur chemin; sinon, le géant leur coupe la
tête. Nos voyageurs le rencontrent ; il leur propose immédia-
tement son énigme^ : « Il avait jadis un arbre; séduit par
Ila beauté du fruit, il en prit la fleur et le mangea ensuite. »
Sadoc devine tjue l'arbre est la femme du géant et que ce
1. Pcriinc , Perliquc^ J. Maugiii.
2. Ch. (les deux Portes, 334 et les autres, sauf 94, l)î*. quidoiineut :
ch. des deux Pierres.
3. Ces énigmes sont en forme de lais ; celle qui nous occupe débute
, , ainsi : Un arbre^ /'et il, oi jadis, etc.
— 9 —
monstre a violé et mangé sa fille. (Les géants cannibales de
Cornouailie et de Logi*es mourront tous plus tard sur la pnère
qu'adressera au Seigneur saint Denis^ venu d'Egypte * en
France). I>e géant force Sadoc et Chelinde à le suivre chez
lui; ils y tiennent compagnie à Luce et à sa femme.
Pelyas et le
géant.
Enigmes.
1 1 . Un jour Pelyas chassant dans la forêt y trouve le géant.
De part et d'autre on fixe des conditions '. le roi devinera deux
énigmes proposées par le géant et le géant une énigme propo-
sée par le roi ; celui qui ne réussira pas aura la tête tranchée.
Voici les deux énigmes du géant : « Il y avait ^ deux vas-
saux ^j Abel et Caïn. Gain enferma Abel, à l'intérieur duquel
il avait lui-même été enfermé auparavant; puis il fut atteint
par les flammes. » Pelyas devine que Gaîn est le géant, qui,
ayant mangé sa mère, a été frappé par la foudre. Puis :
« Quelle est la héte* qui met au monde deux petits, dont l'un
voulant perdre l'autre tombe d'abord dans son propre piège et
est sauvé par ce dernier : puis l'attrape et le fait mourir en le
chargeant de sa mère? » Pelyas : le géant a tué son frèi*e en
le couvrant de terre. — L'énigme de Pelyas : « Un homme
traitait fort bien un léopard ^, qui lui prit son cœur avec la
côte ; on peut encore voir circuler le corps sans cœur. » Le
géant obtient du répit jusqu'au lendemain et emmène Pelyas
chez lui ; le père et le fils se revoient et sont transportés de
joie. Le géant réfléchit dans la nuit, mais n'arrive pas à devi-
ner. Il s'adresse alors à Sadoc, qui lui dit le mot de l'énigme,
parce qu'il a peur de Pelyas et qu'il désire quitter le géant.
Celui-ci lui permet en eflet, à titre de récompense, de s'en
aller avec sa femme. Le géant peut donc dire à Pelyas que
l'homme et le léopard représentent lui-même et Sadoc, qui lui
a enlevé sa femme. Puis il retient Pelyas chez lui ; il aime
beaucoup, dit-il, à s'entourer de gens d'esprit. — Sadoc arrive Sadoc et Che-
avec Chelinde au château de Triadan^, un ancien enchan- Vrhâan.*^**^'
leur, qui lui lègue sa terre. Sadoc et Chelinde, qui ont presque
oublié le christianisme, y restent plus de quinze ans.
1. 103 rien ; 334 et les autres, Grèce.
2. Dui vassal furent ja tnout bel, etc.
3. Var. Vessiaux.
4. Une besle ot en cest paU^ etc.
5. Uns Aoni prùt ja a un liepart compagnie, et si li fist part etc.
6. 103 : Tiriadam; 334 et les autres : Teryadan.
— 10 —
12. ApoIIo, devenu grand, se distingue par sa force et sa
bravoure; ii a attiré l'attention et gagné l'amitié du roi Tha-
nor. Mais un jour son père adoptif a l'imprudence de commu-
Nicorant âssus- niquer le secret de sa naissance au roi, qui assassine Nicoraut
nor.^ P*^*"^**"' à lâchasse. ApoUo le trouve mort et Je transporte à la maison.
Apprenant par sa mère adoptive les détails de son histoire , il
ne veut pas attaquer Thanor, qui l'avait armé chevalier, mais
il s'en va pour chercher partout son père. Il tombe lui aussi
Apoilo et le sur le géant, chez qui Pelyas habitait déjà depuis une douzaine
Enigmes. d'années *, On échange des énigmes aux mômes conditions
que précédemment. Le géant : « Il est une chose ^ qui naît
sans péché, nette et inonde, et qui de petite devient grande.
Lorsqu'elle est devenue belle, on court sur elle, on lui arrache
le pied et on la mène au plain \ là, on peut la voir courir de
plain, mais les traces sont trop soutives pour qu'on puisse les
distinguer; elle marche et court sans pied et sans tête. »
Apoilo voit sans difficulté qu'il s'agit des vaisseaux; mais
le géant ne comprend rien à l'énigme que lui propose
Apoilo : a J'ai vu un loup ^ et un agneau dans une mai-
son déserte, pluvieuse et froide. L'agneau court à un petit
hameçon, si gete au leu de tel laçon qu'il s'endort, et l'agneau
s'enfuit. » Sur sa prière, ApoUo lui accorde une nuit de
répit ; mais le géant ne devine pas l'énigme, qui signifie la
mort prochaine du géant par la main d'ApoIIo. Kn vain
s'adresse-t-il à Pelyas, qui fait semblant de ne point com-
prendre, pour i-egagner sa liberté par la mort du géant. Celui-
ci se flatte de l'idée qu'ApolIo n'aura pas le courage de le
tuer; mais il se trompe. Quand il se présente le lendemain,
Mort du géont. Apoilo lui demande son épée et le tue. Pelyas retourne chez
lui avec son fils, la fille du géant, qui se laisse consoler de la
mort de son père, et Apoilo, qui accepte l'invitation de Pelyas,
13. Pelyas recommence la guerre avec le roi Thanor, qui
n'obtient aucun secours de son suzerain, le faible roi de
France Galderich *. Il est aidé par le roi Gonosor ^ d'Irlande,
à qui il oÉfre de payer tribut dans le présent et dans l'avenir.
1. La remarque manque dans 334, 104.
2. Une chose voi en cest monde, etc.
3. En une meson moût pluieuse^ etc.
4. Sic; Childeric, 334, 97, 400, 102, 103, 335; Clideris, 104, 94,
99; cf. §7.
5 . Thanasor J . Maugi n .
— tl —
Pelyas est tué à la guerre, et Luce, son fils, Jui succède. On Mort de Pelyas.
fait la paix : tout reste comme auparavant, mais les Cornouail-
lais continuent à payer leur tribut annuel de cent demoiselles,
cent jeunes hommes et cent chevaux de prix. Gela dura, dit
le romancier, deux cents ans, jusqu'à ce que Tristan * , le
neveu du roi Marc de Cornouaille, tua le Morhout dans l'île
de Saint-Sanson '. — On célèbre la fête de ma dame Venus,
en mai, au huitième jour ^ suivant la coutume romaine. Son
temple est situé à la frontière des deux royaumes, dans un
petit bocage, dit le bois d'Hercule parce que ce héros s'y était
jadis battu avec un géant. Tous les ans, les rois de Cor-
nouaille et de Léonois s'y rendent pour assister aux cérémo-
nies *. Pelyas avait été enterré dans ce temple. Sadoc, qui
marchissoit à cet endroit, va avec sa femme voir la fête. Il
rencontre Thanor, qui le blesse mortellement ; en se retirant, Mort do Sador,
il attaque encore son 61s ApoUo, qui est venu avec Luce et T|,(Jjor? ^* ****
qu'il prend pour Thanor ; ApoUo le tue. Quand on l'a
reconnu, on l'enterre à côté de Pelyas. Survient le roi Thanor;
il cherche querelle à Luce, se bat avec lui et le tue. ApoUo
venge son ami en tuant Thanor. Tous deux sont enterrés dans
le temple, et ApoUo est proclamé roi de Léonois, tandis que
Cicorades, le fils de Thanor et de Chelinde, succède à son père
en Cornouaille. On recommande à ApoUo de se marier, et Ton
fait venir, pour qu'il choisisse une femme, toutes les tilles ou
veuves du royaume, sans leur faire connaître dans quel but
eUes sont mandées. Ghelinde, qui s'est retirée dans un châ-
teau où elle pleure la mort de Sadoc, est encouragée par son
hôtesse à se présenter avec les autres. ApoUo se décide en sa
faveur et épouse sa mère. Ainsi s'accompUt le sonee de Thanor^. Apoiio épouse
^ r D Chelinde, sa
,,-„.. . , . . . , mère.
14. Saint Aufjusitnt le missionnaire, survient et leur
découvre la vérité. Chelinde, exaspérée, le traite de menteur
et le fait emprisonner. Dans la nuit, le roi est effrayé par un Saint Augustin
songe allégorique : il se voit arrivé à une vallée profonde, p™*'cheUnde^
qu'il a euvie de visiter. Si trovoit .11. voies : Vune tornoit a
désire et Vautre a senestre. Et a l'entrée de ces .II. voies avoit
i. 334 Tryitran (m); 756 Tristan (m), comme, en g«?npral, les
autres.
2. Voy. plus loin.
3. Ces détails pas dans lOi, 103. J. Maugin : w Catandes de Mai/.
4. Ces détails pas dans 104.
5. Voy. § 3. Souvenir de la légende d'Cliidipe.
— !2 —
./. perron; dessus ce perron avait hires qi disoient ; « Enceste
voie a destre tome H grains^ et a la senestre tome la palle *. »
A l'entrée de la route, à droite, il trouve un agneau et, du
côte gauche, un loup. L'agneau adresse le roi à saint Augus-
tin et prédit à la reine les peines éternelles. Le lendemain,
Ghelinde, dont la fureur contre le saint homme ne peut
être apaisée, le fait monter sur le bûcher ; mais le feu s'éteint,
de Chc- et la reine est frappée de la foudre. Saint Augustin proche au
'° °* roi et lui explique le songe : les deux routes mènent au para-
dis ou à l'enfer. Et sachent tuit cil qi cest conte escouteront
qe [se] il fust otroié a chevalier a deviser et livre de déduit
et de cortoisie les sene/îances des anciennes estoires qi a la
devine ^ apartiennent et ax choses de saincte église^ je endroit
moij qi chevalier sui, [si 334] osasse bien deviser aperte-
ment ^ tôt ainssi corne saint Augustin les devisa au roi —
se fu toz les poinz de la devinité^ et a celui point le converti et
le torna de la loy paienne a la crestienne — tôt ce vous devi-
sasse je bien a cestui points por ce qe a mon livre apartient;
mes je ne puis, por ce que l'arcevesque de Contorbie^ le me
devee, qi me deffent qeje ne mete chose en mon livre qi a la
devinité apartiengne, et por ce trespasserai je oultre mon
vouloir toz les sermons et toz les biax exemples qe [m^nsein-
gnour 334] saint Augustin dist au roiApollo, et retorneron a
llo 96 fait la matière qe Ven ne puet lessier. Le roi se convertit au chris-
baptiser. ijanisme : ce changement de religion lui occasionne une
guerre avec les Cornouaillais, qui sont battus.
15. A Norhoui, ville de Cornouaille, vivait un « philosophe »
et « augure », d'origine grecque^. (A Norhout, il y avait, en
effet, à cette époque païenne, des temples de Jupiter, de Mars,
de Saturne et d'Apollon, appelé le dieu de la science.) Notre
philosophe entend parler de saint Augustin et fait construire
un temple en l'honneur du Dieu des merveilles ^, à lui
inconnu. Après une tentative Inutile pour l'empoisonner, le
1. Ce détail du grain et de la paille manque dans 334 et les autres.
2. La divinité, 334 et les autres.
3. d. apertem. tottz les poinz de la d. qui a ce apartiennent, tout ain'
sint comme s. A. l. d. au roi de Loenois a celui poitU que il le converti,
etc., 334.
i. Cantorbiere, 334, e. 1. a.
5. ij^on extraction n'est pas mentionnée d. 94, 99.
6. Cr. l'autel du Dieu inconnu, trouvé à Athènes* par Saint Paul.
— i3 —
roi le fait mettre à mort. Un jour, à la chasse, auprès d*uue
fontaine, le roi a une vision : il voit un lion sauter dans la
fontaine et en ressortir sans être mouillé, et il entend une
vois. Saint Augustin, qui survient, poussé par la volonté
divine, lui explique que le lion représente le Christ. Le roi se
fait baptiser par saint Augustin, dans la fontaine. (Là, Tristan, Cicorades
après la quête du saint Graal, tuera Àrtaman *, le frère d'An- chrétien.
dret^t et le roi 3farc perdra' Meraugis ^^ son fils qu'il a de
sa nièce ^, si petite créature qe il n avait encore .1. jor
entier^ [f* 17].) Toute la Gornouaille est convertie par saint
Augustin, qui envoie Jusqu'à 250 ^ de ses menistres dans le
pays. A la même époque, l'Irlande devient chrétienne, grâce à
Joseph d'Arimathie, gui nostre seigneur avoit honnoré (1. en-
voie) en la grant Bretaingne pour la terre peupler de bonnes
genSt ainsinc comme le grant livre du latin le devvte tout
appertement K Le roifionosor d'Irlande donne ses deux filles en
mariage, Talnée, Gloriande^ à Apollo, et la cadette, Gemie^,
qui est belle, mais méchante, àCicorades.
16. La reine de Gornouaille conçoit de l'amour pour un l*s amours de
chevalier ; le roi, craignant pour son honneur, la fait enfermer
dans une tour ; elle lui fait savoir qu'on ne peut tenir une
femme enfermée, ai elle ne le veut. En effet, pendant le som-
meil du roi, Gemie descend de la tour, au moyen d'une corde ;
son amant la reçoit dans ses bras. Mais le roi se réveille,
aperçoit tout et, furieux, il précipite par la fenêtre les demoi-
selles de la reine qui surveillaient la fuite de Gemie ; l'amant
s'enfuit. Au matin, le roi fait voir à ses hommes la reine qui
est restée au pied de la tour ; confiante dans son amour, elle
n'a pas voulu s'enfuir, et le roi l'enferme de nouveau. Les
1. Var. dans 334 et 1. a. : Artemant {Arumant-, Artement.
2. Var. Ârdret, Audret ; 103 : Sandret, mais non les imprimés.
3. 756 -.pendra.
4. Maraogyn, 334; Maraigis, 335, lOi ; Maraogis, 99, 100, 97.
Moragis, 103; Marnogis, lOvV
5. Sa mère, 334, e. !. a. ; ce détail manque dans 104.
6. 334, 335, 94, 100, 102, 97 : VU jours entiers ; onze jours 104;
sept mois 103. Il n'est plus question de cette hii^toire d'Artaman dans
la suite.
7. 334 : 240 ; 104 : 200 ; la remarque pas dans 103.
8. Passage copié dans 100 et compare aux autres. Le « livre du la-
tin » pas dans 103; 104 tout court : l'irl. fut convertie par Jos. d'A.
9. Gonye, 334, 335 ; les autres, Goyne, Goine fJ. Maugiu, Mcdee;.
— 14 —
entrevues des amants recommencent néanmoins, et la reine est
de nouveau surprise par son mari, qui feignait de dormir , une
nuit qu'elle s'apprêtait à redescendre par la fenêtre. Le roi
menace de la tuer, si elle ne l'aide pas à prendre le chevalier-
EUe a l'air d'y consentir, lui passe sa robe et le fait descendre
ort do CicorI- le long de la corde, qu'elle coupe : le roi se casse le cou. Les
**®*' ' amants s'enfuient chez un des parents du chevalier, Hellie^y
qui les accueille dans son château de Norgalois,
17. L'autre sœur, Gloriande, se montre 6dèleetsage. Une
Léonoise est surprise en flagrant délit d'adultère ; consultée
par son époux, le roi Apollo, la reine déclare que cette
femme, après un tel crime, mérite d'être brûlée (f* 19 ■'). On
suit son conseil, et l'honneur d'avoir établi la première cette
peine pour l'adultère revient à Gloriande ; mais les dames la
haïssent à cause de cela et, dans la cité d'Albine, Archana 2,
la mère de la première victime, i-ésout de se venger. Elle écrit
une fausse lettre, se déguise en messagère et suit le roi un
jour qu'il est à la chasse i quand il revient le soir, tout seul,
elle va au devant de lui et lui dit, sans avoir l'air de le con-
îloriande ca- naître, qu'elle porte une lettre, de la part de la reine, à un
lomniée. homme. Elle feint do ne vouloir point faire voir cette lettre au
roi, qui ne l'obtient qu'après avoir menacé Archana de la mort.
La lettre est adressée à un beau chevalier, nommé Amanl 3, Le
roi coupe la tête à la prétendue messagère et rentre bien décidé
à montrer la lettre à ses barons et à faire mourir la reine, s'ils y
consentent. Au château, il consulte un chevalier de Gaule, son
ami intime * ; celui-ci tente de le rassurer, mais n'y parvient
qu'à demi,
poHo et Gio- *^- ^^^^ on s'en va eu France assister au couronnement
rittiitle chez du roi Glodoveus ^. (La Gaule est devenue chrétienne grâce à
saint Rcmi.) Pendant qu'on est à tal)le, le roi Apollo, voyant
auprès de lui sa femme, son enfant et son lévrier, sourit,
rêveur, Glodoveus lui en demande la cause : « Je pensais, dit
1. Var. Helie, Heiyes. i03 : Lyel.
2. 334, e. 1. a. : Âiarve [Acame)^ 103: ^/Wne {confusion avec le
nom de la ville) ; le nom manque dans 104.
3. Ce nom manque dans i04 et d. J. Maugin qui, au reste , di^Iaye
tout co passage et met on scène Brune, femme de chambre d'Arcbana.
4. Appelé f/0Kn( par .T. Maugin,
5. Cf. §7.
I
— 15 —
Apollo, que j'ai emmené ici mon ami, mon ennemi et mon I
jugleor. Si j'avais aussi mon serf, je serais absolument comme w
le sage qui vint aux noces du fils de l'empereur, n II s'explique :
« L'ennemi, c'est ma femme ; Tami, c'est mon chden, et le jon-
gleur, l'enfant. » On rit, mais la reine se désole de ces paroles
malveillantes ; toutefois elle est trop bonne pour penser à se
venger. Clodoveus amène la conversation sur la nouvelle
peine instituée pour l'adultère d'après le c-onseil de Gloriande.
Le roi de Gaule introduit cette pénalité dans ses états, où elle V
reste en usage jusqu'aux temps à'Ârthur (f* 20 c). Celui-ci |
tua dans TUe de Paris /'ro//e *, prince d'Allemagne, qui, ayant '
auparavant conquis la France, avait aboli la coutume pour
sauver une femme qu'il aimait ; puis Arthur donna la France
à Lanceht du Lac et - la femme à Bi'andeîis.
Le fils de Clodoveus s'éprend de Gloriande ; désespéré de ,
sa résistance, il guette ApoUo et sa femme dans la forêt quand ■
ils partent ^ ; il blesse le roi à mort et le fait transporter dans Mort d'ApoUo et
un château ; mais là, quand il se présente auprès de Glo- ^^ Gionande.
riande pour lui faire sa cour, elle se jette par la fenêtre. Il
la fait enterrer au plus ceîeement qu'il puet *. Apollo meurt
malgré les soins qu'on lui donne, et son corps est jeté dans
la Loire ^; son lévrier le repêche et lui creuse une fosse ^,
qu'il ne quitte point. Le fidèle chien est reconnu par Clodoveus,
qui passe par là en rentrant de la chasse. La vue de l'animal
lui rappelle les paroles d'Apollo : « Mon ami, c'est mon
lévrier. » Une demoiselle lui apprend tout ce qui s'est passé.
Clodoveus fait brûler son fils ; plus tard, il donne au fils
d'Apollo et de Gloriande, Candace, avec sa fille Tressille ' en
mariage, le Léonois et la Cornouaille, qui venait de perdre son
roi ; Candace et Tressille ont douze fils, dont l'aîné, Crisides *, Candace et ses
règne sur la Cornouaille après la mort de son père. Le Léo- '* *'
nois est cédé au cadet par les dix autres frères, qui vont à
l'étranger tenter la fortune.
1. Childeberti. Maugin. La campagne est racontée dans le Lancelot.
P. Paris, Romans de la Table Ronde, V, 323 ss. .
2. Ce détail pas dans (04.
3. Ce passage a été changé par J. Maugin.
4. Tressan, p. 36 : il la fait enterrer en pauvre lieu et en terre çhc
onques ne fut bénie.
5. 104 : an une aiguë.
6. Pas dans 100, 102.
7. CressiUe. 334 et les autres.
8. CiHsieltes. 104 ; Emides, 97, 100, 102; Cuses, le cadel, 103.
— 16 —
MarcdeCcu-- 19. Après plusieurs générations*, Feliœ fut i-oi de Cor-
nounilleJ nouaille; il était mauvais et fut mehaigniè dans TégUse de
Norhout. Il avait trois '^ filles et deux fils ; son successeur fut
MoA'Cj ainsi nommé parce qu'il était né un mardi, en mars.
Il fist tant que sa sœur Helyabel ^ tut épousée par Meliadus^
roi de Léonoi8*{f* 21 d).
20. Un jour le roi Meliadus, chassant dans le bois, s'arrête
auprès du cadavre d'un chevalier. 11 est abordé par une
demoiselle enchanteresse, qui éprouve de l'amour pour lui.
Elle lui promet de lui montrer une belle aventure, s'il ose la
;î suivre ; il accepte et se laisse conduire à une tour, située sur
une roche noire ; il y demeure longtemps, car la fée lui a fait
perdre le souvenir de sa femme. Helyabel, qui est enceinte,
va dans le bois pour le chercher, accompagnée seulement
d'une demoiselle. Elle rencontre Merlin^ qu elle prend pour
; un forestier, et qui lui dit qu'elle ne reverra plus son époux.
' Dans ce désespoir, elle est prise des douleurs de l'enfantement
lort d'Helya- et accoucho le lendemain, dans le bois ; elle meurt après avoir
Trisia"*"^***^ donné à son fils le nom de Tristcm, parce que tout est tris-
Naissance de tesse pour elle. Triste ving je ici^ dit-elle, et tristre
nstan. acouchai et en tristour t\n ei*, et la première feste que je t'ai
feite si est en tristesce et en douleur (334, P* 28). Arrivent
deux chevaliers, proches parents de Meliadus ; ils veulent
tuer l'enfant pour s'emparer du pouvoir, mais renoncent à
leur projet sur la promesse de la demoiselle de le cacher si
bien que jamais ils n'en entendront parler. Arrivés à la cour,
ils sont dénoncés par Merlin, qui raconte tout et indique le
moyen de retrouver et de délivrer Meliadus. Les chevaliers sont
mis en prison, et ne regagneront leur lil>erté que quand on
aura trouvé l'enfant sain et sauf. Puis Merlin s'adresse à Gou^
Gouvernai. ^'6rnal ^, jeune homme de haut parage **, né en Gaule, mais
obligé de quitter ce pays pour avoir tué son frère par mes-
cheance ' ; Merlin le choisit pour être le maître du nouveau-né
1. Ce passage parait avoir été fait à la hâte.
2. III: 334 et 1. a. : lUI (quatre)
3. ysabel 103 [YsabelleA. Maug.).
4. Dans la Tavola Hitonda, Meliadus est le frère de Marc, et Helya-
bel une dame de lu liguée de Ban ; cette partie du nimaii manque
cependant dans le ms. de la Lann-ntienne (Mediceus .
ij. Var. Gornevai, Gou/^nevaL Gouvernail.
6. Pasdaus i04, 103.
7. Par mesch. pas dans les autres.
aeham.
.— 17 —
et l'emmène à la fontaiDe hrahaigne , ainsi nommée parce que
Teau en rendait les femmes stériles ; à côté de cette fontaine se
trouve un bloc de marbre sur lequel il y a des lettres gravées
depuis longtemps qui disent qu'à cette fontaine se réuniront
un jour les trois bons chevaliers et qu'ils y parleront de la l
fiere beste * ; d'autres lettres donnent les noms : Galaad^ Lan- !
ceiot, Tristan. Merlin apprend à Gouvernai que l'héritier;;
du Léonois sera Tun de ces trois ; il faudra donc avoir grand :ii
soin de Tristan. Puis ils vont à la demoiselle qui gardait l'en- 4 1
fant, et Merlin lui dit de porter Tristan à Âlhine, où elle trou- 1
vera le roi Meliadus délivré ; la demoiselle s'y rend. Le roi
remercie beaucoup Merlin, qui exprime son amour pour Tris-
tan, prédit sa gloire et défend au père de lui donner d'autre
maître que Gouvernai ; puis il part immédiatement. Gouvernai,
en effet, garde Tristan fidèlement toute sa vie.
21. Le roi Marc de Comouaille assassine lâchement, à la
Fontaine mu Lionj son frère Pemeham ^, qui lui avait reproché Mort de Per-
sa poltronnerie et lui avait tenu des propos menaçants au sujet
du tribut payé par la Comouaille au roi d'Irlande ; ce tribut
n'était pas réclamé tous les ans, mais les exigences étaient
à l'occasion d'autant plus exorbitantes, et l'année même où
nous sommes, le sort était tombé sur la sœur du roi. Merlin
grave sur un rocher le récit de l'assassinat de Perneham. Plus
tard, dit le romancier, Gaheriet trouvera l'inscription, et I^an-
celot, instruit par lui, accablera le roi Marc de reproches méri-
tés'.
22. Meliadus a épousé en secondes noces la fille du roi Uoël
de la Petite-Bretagne ^. La beauté extraordinaire de Tristan
s'annonce déjà lorsqu'il atteint l'âge de sept ans : Tristan et
Lancelot furent de leur temps les plus beaux chevaliers du
monde. — La reine, qui hait Tristan, veut le faire mourir au
profit de son propre fils : mais celui-ci, par suite de l'en-eur
d'une demoiselle chargée de sa garde, boit le poison destiné à
son demi-frère : il en meurt, (f" 24 d.) La reine poursuit cepen-
i. De cela aucune trace dans la suite. La Tav. Rit. donne une expli-
cation d'après le Lancelot ; la fontaine y est appelée ta F. du Lion, et
Galaad y est remplacé par Galehout.
2. Var. Penuhan.
3. Voy. §292a.
4. De Nantes de la P.-B., 103. La princesse est appelée Matilde par
J. Maugin.
Lôsrrii. ~ Tristan. l
— 20 —
obtient de Gouvernai la pcrinission d'entreprendre la bataille ;
le 61s de Meliadus ne saurait être qu'un brave. Sur Ba prière,
Dinft4. le roi Mair l'arme chevalier ; Ditws, le st^néchal. l'aide à revê-
tir l'armure. Devant les messagers du Morhout, Tristan défie
leur maître et se fait connaître comme le Qls de Meliadus.
Marc ne le désavoue pas, et les messagers s'en vont rapporter
tout cela au Morhout, qui accepte le défi et les renvoie pour
demander l'endroit du combat : on choisit Vfsle de saint San-
son, où les deux combattants se rendront absolument seuls,
chacun dans son bateau *. — Gaheriel admire le courage do
Tristan. Dans les églises de Cornouaille, on implore le secours
du ciel. Tristan veille dans celle de \otre-Dame ; puis il
dort un peu et entend la messe, armé du haubert et des
cliausses de maille. On annonce que le Morhout s'est embar-
qué. Tristan fait alors lacer son heaume ; le roi Marc l'a.ssislc
lui-môme. Ensuite Tristan entre dans son liateau et passe dans
file. 11 fait sortir son cheval, prend ses armes et repousse lo
bateau, qui s'en va à la déhvc : « Le vôtre,^dit-il au Morhout,
suflil, quel que soit le résultat du combat. » Le Morbout lui
oflVe en vain son amitié : comme il ne veut pas renoncer au
iribui, Tristan refuse de l'accepter. Les lances se brisent, et ils
se battent longtemps à l'épée ; le Morbout sent qu'il ne sera
jMiB vainqueur. Après un peu de repos, ils recommencent. Enfin
Tristan enfonce son épée dans la t^te de son adversaire ijus-
qu'à la cervelle), et un fragment de l'épée reste dans la léte.
Mort du Mor- Le Morhout, blessé mortellement, court à son bateau, rejoint
ses gens et s'en retourne à la hâte en IrLinde '^. Marc envoie
chercher Tristan, qui est ramené en triomphe.
39. Mais il a été blessé par la knce empoisonnée du Mor-
hout 3, et on ne peut le guérir. Il souffre beaucoup et n'est déjà
que l'ombre de lui-môme, quand un jour une dame lui con-
seille d'aller à Tétraugcr chei-cher un remède. Il fait faire
une nacelle avec une petite voile et couverte d'un drap fie soie
pour le garantir dos inclémences du temps. Il pari sans
le fidèle Gouvernai, emportant avec lui sa harpe, sa rote et ses
autres instruments, afin de s'en déduire axtcunc foiz dans le
voyage. Il se laisse emporter au gré des flots ; après demt
I. La /lo/r/ifran^ra germanique.
?. Lo Murhoul ne dll nen de sa 8(i»ur, ni d'iaout.
3. Daii^ la Tav. Hii. le Murliuul lui tire eu partaul une Qùche euipui-
sonnée qui le bt^se a la cuisse droite.
— 21 —
Tristan en
Irlande.
Iseut,
semaines de voyage, le hasard le conduit sur la côte d'Irlande,
auprès du château d'Hossedoc * ; ce château appartient au roi
Hanguin 2, le père d'Iseut ', la plus bêle pucele qui a celui
temps fust el monde et une des plus sages. Le roi et la reine,
attirés par le son de sa harpe, descendent pour le voir. Appre-
nant, à son grand effroi, qu'il est en Irlande, il dit qu'il est un
chevalier du royaume de Logres, des environs de la cité de
CamcMloth V Le roi le recommande à sa fille, qui s'entend à la
guérison des blessures. Iseut lui prodigue ses soins, découvre,
au bout de dix ^ jours, que la blessure est empoisonnée et le
guérit; mais Tristan, craignant sans cesse d'être reconnu, songe Tristan guéri
à retourner en Cornouaille, lorsque arrivent à la cour Gaheriet, ^^ ""^
Keu et Bademagu ^. Ils connaissent déjà le roi Hanguin et
désirent assister au tournoi proclamé par la demoiselle des ^^ .chevalière
r ... .1.,., , - 1 •... arnvant pour
Landes '; celle-ci doit épouser le vainqueur du tournoi : s il assister au
ne veut pas se marier, le roi d'Irlande, cousin de la dame, lui château de **ia
donnera le fié deX^ chevaliers {XI 756) en guerredon de celé Lande.
jomee. Gaheriet ne reconnaît pas Tristan, que sa maladie a
beaucoup changé (P 32 b.), mais Tristan le reconnaît et le prie
de ne pas insister pour savoir son nom. Le roi Hanguin veut
assister au tournoi incognito et invite Tristan à l'y accompa-
gner, bien que celui-ci n'ait pas encore repris toutes ses forces.
Chemin faisant, on rencontre Gauvain^ qui se rend également
au tournoi ; son écuyer est l'ancien messager de Belide ^ ; Tris-
tan défend encore au jeune homme de révéler son nom et lui
promet de l'armer chevalier ; puis tous font route de conserve.
Il vient à passer un chevalier portant deux épées. Suivant la
coutume du royaume de Logres, c'est un symbole : celui qui le
porte annonce parla qu'il ose se mesurer avec deux adversaires
à la fois : s'il était vaincu par un chevalier qui n'appartînt pas à
la Table Ronde, il ne devrait pas porter les armes jusqu'à un
an et un jour. Le lendemain, Tristan arme chevalier le jeune
i. So]sedeeh 104, Hessedoe 103 [Besedoeq 758, J. Maugin).
2. Var. Ânguyn, Angxn [Anguis); J. Maugin : Àrgius, de même
Verard et Janot, mais 103 : Angyns, aussi Tressan.
3. Var. îsoU.
4. 334 et 1. a. : un chevalier de Léonois, près d'Albine,
5. 13 jours 4. Maugin.
6. Var. Bandemagu, Baudemagu.
7. ProcL par le roi d'Ecosse, 758.
8. 334 et 1. a.
9. il n'a pas été raconté que cet écuyer avait quitté Tristan (cf. § 27).
— 22 —
écuyer Hebes * le renommé, qu'il a décidé à prendre congié
a Gauvain ; ainsi retardé, Tristan n'arrive au tournoi qu'après
le roi d'Irlande.
Le tournoi. 30. Ce tournoi a lieu devant le château de la Lande^. Le roi
Aguisant d'Ecosse prend parti pour les chevaliers du châ-
teau, contre le roi des Cent Chevaliers, qui tient la terre de
Galehout, roi des Iles lointaines, malade depuis tout un an et
demi. Le romancier remarque en passant que lancelot était
nouveau chevalier à cette époque. Parmi les partisans du roi
des Cent Chevaliers figurent Ivain^y Gauvain, Gaheriet, Gtwr-
ref*, Bademagu, Keu, DodinellesdLUvag&.Sagremor.Guivretle
petit, Gifflet'^, tous compagnons delà Table Ronde, sauf Bade-
magu, qui n'est encore que de Vostel (var. la maison) le roi
Artu. On est près de triompher de ceux du château, quand
arrive le chevalier aux deux épées, qui porte un écu noir ; il se
range du côté des vaincus et met bientôt les adversaires en
fuite. Le roi des Cent Chevaliers, qui aime la jeune Iseut,
craint d'être méprisé d'elle, si son parti est définitivement
■Caincu, et fait remettre le tournoi au dixième^ jour. Le roi
d'Ecosse suit le chevalier aux deux épées et lui dit qu'il a
gagné la demoiselle des Landes, mais le chevalier répond
qu'il ne peut pas se marier et part ; le roi d'Irlande le rejoint
à son tour et lui fait promettre de rester avec lui tant qu'il
sera dans son royaume ; ce chevalier, qui est païen, c'est Pala-
mède, le douzième fils d'Esclabor le méconnu.
Igeut aimée de ^1. Palamède se prend aussitôt d'un vif amour pour Iseut:
Païamède. Tristan, qui jusque-là n'avait guère éprouvé de sentiments
pour elle, s'éprend sérieusement en voyant l'amour de Pala-
Brangain. mède. Les deux rivaux se haïssent'. Brangain^y la compagne
et l'amie d'Iseut, le lui fait remarquer. Iseut dit qu'elle pré-
1. d\, 99 : Ilelyes. Cf. §505.
2. Var. des Landes; 103, 104 aussi ; de Glandes.
3. Ivain, nommé ainsi tout court, est toujours Ivaia de Galles (ou
Ivaiû le Grand), le fils d'Urien.
4. Var. Guerrehei ; Guerrehes{z] ; 756 porte Gaherei : la confusion de
ces doux noms est constante dans les mss.
5. Var. Gir/Ict, Gisflet, Guifflet.
6. Quinzième 758.
7. Il existe un vieux livre italien de N. di Agosiini (cf. Brunet,
Manuel) sur Y Innamoramento di Tristano et di Madonna Isotta.
8. Var. Brangien.
— 23 —
fèrerait Tristan, s'il était aussi preux chevalier que Palamède.
Tristan entend par hasard leur conversation. Il feint d'être
encore trop malade pour assister au tournoi, mais il se pro-
pose d'y aller incognito dans fespoir de vaincre Palamède ; 1 i /-. 1
s*il est vaincu lui-même, il ne veut jamais revoir Iseut. Pala-
mède est déjà parti depuis trois jours. Le roi se rend avec une ^t? ^i Y
grande suite au tournoi pour en être spectateur. Tristan, resté \.v^'
au château, ne sait comment faire pour se procurer des armes.
Brangain, qui l'aime sans oser le lui avouer, lui demande ' \ j
pourquoi il est triste, a Je vous le dirais, répond-il, si je vous ' \ J^
croyais capable de m'aider. » Brangain jure de faire tout ce ^
qu'elle pourra ; elle lui procure un cheval et une armure
toute blanche et lui donne pour compagnons (écuyers) ses deux
frères Perrin* et MataeV-^ en promettant de lui garder le
secret. Quand Tristan arrive au tournoi, Palamède est partout
vainqueur, malgré les efforts du roi des Cent Chevaliers. Tris-
tan renverse Palamède avec son cheval et repousse les gens du
château. Palamède s'en va désespéré. Son rival le poursuit Tristan vain-
pour lui faire encore plus de honte, afin qu'il n'ose plus gjeurdutour
désormais lui disputer le cœur d'Iseut. 11 lui crie de se
défendre, pour qu'on puisse voir lequel est le plus digne de
Tamour d'Iseut ; Palamède comprend ainsi à qui il a affaire. Il est
désarçonné. Tristan quitte le tournoi et, bientôt, rencontreiine
demoiselle de l'hôtel d'Arthur^. Comme elle s'informe qui La demoiselle
est le vainqueur du tournoi, il pensse un pou et répond : d Arthur.
ff La plus belle demoiselle que j'aie vue, » mais refuse de la
nommer. A la prière de la demoiselle, il ôte son heaume ; elle
est en quête du chevalier qui conquit la Douloureuse Garde et
croit d'abord le reconnaître dans Tristan, quoique celui-ci soit
un peu moins beau^ Tristan, sans se nommer, dissipe son
erreur et s'éloigne. Peu après, la demoiselle trouve Palamède,
qui se désole à l'endroit où il est tombé de cheval. Quand elle
lui apprend que son vainqueur n*est pas de l'hôtel d'Arthur,
Palamède jette ses armes, qu'il ne pourra reprendre qu'au bout
d'un an et un jour. Après qu'il l'a quittée, la demoiselle ren-
contre Gauvain, qui cherche Lancelot par ordre d'Arthur. Elle
1. 334 : Perym; 335. 99 : Pernimfn]; 94 : Puin; 97, 100, i02 :
Perinù; 104 : Pemus ; 103 : Pinis et Perinù (cf. §547 b) ; Maugin,
Verard. Janot : Permis.
2. OuMathael; 103 (Ver.. Jan.i : Mathanael; Maugin : Retenu.
3. Cet épisode n'est pas dans la Tav. Rit.
4. C'est Lancelot, cf. le roman fP. Paris, Rom.d. l. T. R., III, 154 ss).
— 24 —
retourne avec lui dans la Grande-Bretagne. Gauvain trouve les
armes de Palamède et suspend l'écu à un arbre.
32. Après avoir déposé ses armes près d'une fontaine, Tristan
rentre de nuit, furtivement. Aux questions de Brangain, il
répond d'une manière évasive ; mais comme il porte de nom-
breuses marques des coups qu'il a reçus, l'on se doute bien
qu'il a pris part au tournoi. Trois jours après, le roi revient
avec ses compagnons. Ils parlent beaucoup du chevalier aux
''pour vainqueur armes blanches, qui a remporté le prix du tournoi. Ils croient
à la cour. 103 : que c'est Lancelot, qui, lui aussi, a l'habitude de s'éloigner en
leMrpear"'^^ cachette après le triomphe. Brangain alors devine tout; le
lendemain, elle conduit le roi dans une chambre où elle a
mis l'écu blanc de Tristan et lui communique ce qui s'est
passé. Le roi ne peut obtenir de Tristan qu'il dise son nom,
mais réussit à lui faire avouer qu'il a porté les armes
blanches '. Le roi voit d'un œil favorable l'amour de Tristan
I pour sa fille ; mais Iseut, trop jeune encore pour sentir
l'amour, n'aime ni ne hait le vainqueur de Palamède ^.
Tristan au bain. 33. Un jour Tristan prend un bain; il est assisté par la
reine, Iseut et d'autres dames ; on est très gai. Tout à coup, un
1. Dans 103 , Tristan, pressé par le roi, so donne le nom de Tam-
tris (pas ailleurs).
2. Ici (immédiatement avant l'épisode de Tristan au bain) 103 et
les imprimés [Verard, Janot, Maugin) donnent le récit du combat
contre le serpent, dont Maugin a fait un monstre marin; ni les
autres mss., ni la Tav. Bit., ni Tressan, ni Dunlop, ni l'Encycl.
Brit. ne connaissent cet épisode (f" 42 b). Ce monstre vient deux fois
par semaine dé-vorer ce qu'il peut trouver. Le roi a promis de donner à
celui qui le tuerait la moitié de son royaume et Iseut, sa fille, en
mariage. Tristan tente l'aventure : il enfonce son épée dans le corps
du monstre et, après l'avoir achevé, lui coupe la langue, qu'il boule en sa
chausse; peu après il tombe, étourdi par l'effet du venin. Le sénéchal
du roi, Aguynguerren le roux (Aguinguerrant, Maugin), trouve le ser-
jtent mort et lui tranche la tète, qu'il apporte au roi dans le but de se
faire passer pour le vainqueur ; mais comme il n'a jamais montré
beaucoup de bravoure, Iseut et la reine ne le croient pas capable d'un
tel exploit et obtiennent que le mariage soit remis à huit jours. Accom-
pagnées de Perinis (les imprimés : Permis] et Mathanael, elles s'en
vont regarder le serpent tué et découvrent Tristan à demi-morl. Il est
transporté au palais, où Iseut le guérit bientôt. Au moyen de la
langue du serpent, Tristan prouve Timposture du sénéchal, qui est mi»
à mort. — Suit l'épisode de Tristan au bain.
— 25 —
valei *, parent de la reine, découvre l'épéc ébréchée de Tristan,
placée sur un lit, et la fait voir à la reine ; celle-ci court cher-
cher le fragment d'épée qu'on avait retiré de la blessure du
Morhout et qu'elle conserve enveloppé dans un drap de soie
et renfermé dans un écrin '. Le fragment s'adaptant bien à la
brèche, Tidentité de Tristan est établie. La reine ^, hors d'elle,
veut le tuer pour venger son frère, le Morhout, mais le valett
puis le roi, qui survient, attiré par les cris, l'en empêchent.
Après quelque hésitation, le roi fait mettre Tristan en liberté,
en le menaçant cependant de la mort, s'il ose reparaître en
Irlande. Tristan part, accompagné des deux frères de Bran- Banni d'Irlande,
gain *. Il arrive en Oornouaille et trouve le roi Marc au châ- coroouSfe.*"
teau de Tintagel^. Il raconte ses aventures et vante la beauté
d'Iseut, mais ne parle pas du rôle qu*il a joué dans le tournoi
(f 37).
34. Une belle dame, fille d'un comte*, mariée, s'éprend de! Amours de Tris-
Tristan et lui d'elle ; car il ne pense plus à Iseut. Cette dame ; UJjnîe dlTsi^
lui fait dire par son nain de venir la voûTi armé, à la Fontaine ; gurade.
du Pin. Le roi Marc retient le nain, qu'il a vu conseillier avec!
Tristan, le contraint de tout confesser et lui apprend quej
lui-même est amoureux de sa dame. Le résultat de leur entre-
tien est que le roi Marc va lui-même au rendez-vous pour tuer
Tristan ; il se croit bien supérieur en prouesse à son neveu, et '
compte bien prendre la place de Tristan auprès de la dame.
Hais il est renversé de cheval et grièvement blessé par Tris-
tan, qui ne le reconnaît pas. IjO nain amène chez la dame le
vainqueur également blessé. Le mari survient, et Tristan se ■,
sauve. Sa blessure s'était rouverte, et les draps sont tout ,
ensanglantés ; la dame prétend qu'elle a saigné du nez ; iKtn
mari n'en est point dupe, la force de lui dire la vérité et se .
met à la poursuite de Tristan : il est désarçonné, mais Tris-
tan, de nouveau blessé plus gravement, est obligé, après son
retour à Tintagel, de se mettre au lit. Le roi Marc, qui lui-
1 . Dans Tr^san, c'est uae gente pucelU.
2. 334; 756 porte estuet,
3. Maugin l'appelle Yrene.
4. Dans la Tav. Bit. la tempête le Jette en Léonois, où il venge l'as-
sassinat de son père et laisse les frères de Brangain maîtres du pays
pour cinq ans.
5. Var. Tintajol, Tintaguel, ( rarement) rinia/wZ ; 103, Tinthanel,
mais Verard, Janot, Maugin, Cintagel ; Tressan, Cintageul.
6. Fille d'un comte, pas dans 103. Maugin l'appelle Phenict.
— 26 —
même garde le lit à cause de ses blessures, s'imagine être le
seul auteur des blessures de notre héros. Lorsque tous deux
sont guéris, le roi tient cour plénière à roccasion de la fôte
de Noël. I>a dame et son mari sont présents V Ce mari se
nomme Seguraàes ; c'est lui qui combattit plus tard avec Gau-
vain , qui voulait épouser par force la dame de RoestoU ^.
Bîioàeris^ arrive. Le roi Marc lui permet de choisir une dame
et de l'emmener, si elle ne peut être défendue par son cheva-
Combatde Blio- lier. Il prend la femme de Segurades, renverse celui-ci et s'en
bsrîs et Sbeu o >
rades. ^^ ^^cc elle. Le mari désolé passe plus tard en Logres. Tris-
tan n'ose poursuivre Blioberis, craignant la colère de son
oncle, et d'ailleurs retenu par le conseil de Gouvernai *.
Andret. On voit passer deux chevaliers '. Marc envoie Andret^ son
neveu, pour les inviter à se rendre à la cour. Andret est che-
valier nouveau à cette époque; il est très jaloux de Tristan ^.
Ce dernier est en train de jouer aux échecs avec un cheva-
lier, lorsqu'une demoiselle vient à la cour et l'accable de
reproches sans dire pourquoi. Tristan s'arme et s'en va après
elle, accompagné de Gouvernai. Andret, cependant, prie, de par
le roi, les deux chevaliers — Sagremor et Dodinel le sauvage
— de venir avec lui à la cour ; comme ils refusent, Andret
veut les emmener malgré eux, en tirant le cheval de Sagre-
mor par la bride; il est désarçonné ; ayant rencontré Tristan
et Gouvernai, tous trois se mettent à la poursuite des che-
valiers ; Tristan les attaque, contre le conseil de Gouvernai, et
Sagremor et Do- les renverse. Sagremor est désolé quand il apprend que son
na ^T ■*^*""* vainqueur est de Gornouaille ; il jette ses armes. Tristan et
Gouvernai passent la nuit dans la maison d'une dame
veuvBy dont le fils croit reconnaître celui qui a remporté le
prix du tournoi en Irlande, mais Tristan nie tout. Le lende-
i . Dans la Tav. Rit. (p. 94), Tristan aperçoit sur la neige trois gouttes
de sang d'un oiseau tué par Andret ; cette vue le jette dans une pro-
fonde rêverie : il dit à Marc que ces couleurs lui ont rappelé la beauté
d'Iseut. Ge lieu commun paraît emprunté au roman de Perceval.
2. Roestoc 334, 104, 94. 99, 335 (Rohestoc). 97, 100, 102, Mestocc
[Mestot] ; manque dans 103. Pour cette dame do Roestoc, qui ne vou-
lait pas de Segurades, cf. le Lancelot (P. Paris, Rom. d. l. T. R., III,
295 ss).
3. Var. Bliohleris, Blyomberis.
4. Cette défense de Gouvernai pas dans 103.
5. Pas dans la Tav. Rit., qui abrège ici.
G. 334, 335, 94, 99, 103, 104 ajoutent qu'Andret est Ûls de cette
sœur de Marc qui avait été envoyée en Irlande pour le tribut; cf § 21 .
— 27 —
main, on atteint la demoiseUe et BUoberis avec sa dame. Le
combat reste indécis, BUoberis se déclarant vaincu: mais la combat avec
dame, à qui on laisse le choix, donne la préférence à Bliobe- Blioberia.
ris, parce que Tristan n*a pas eu le courage de la défendre
devant le roi Marc '. Tristan et Gouvernai retournent à la
cour, où Andret est déjà arrivé.
35. Le roi a peur que Tristan ne le prive de son royaume,
et Tristan, averti par Gouvernai, sait que son oncle le hait
mortellement. Le roi veut savoir tout ce que son neveu a déjà
fait en chevalerie, et, devant « maint prud'homme », il lui fait
jurer do raconter tous ses exploits ; Tristan, par conséquent,
ne peut rien dissimuler. Marc désirant se débarrasser de son
neveu, est enchanté de profiter de l'occasion offerte par ses
barons et par le héros lui-même, qui lui recommandent ins-
tamment de prendre femme : à la prière du roi, Tristan jure
en tendant ses mains vers une chapelle de faire tout ce qui va
lui être demandé. « Je veux, dit Marc, que vous alliez en
Irlande demander, pour moi, en mariage Iseut, dont vous avez
tant loué la beauté devant moi. » Tristan voit bien que le roi
veut le perdre, mais il ne peut se soustraire à l'accomplisse-
ment de son serment : il part avec Gouvernai et quarante
chevaliers, qui sont très affligés d'aller dans un pays où ils^
s'attendent à trouver la mort. t
36. Une tempête les jette sur les côtes de la Grande-Bre- Tnstan en Lo-
tagne, aux environs de Camaaloth '*. Le roi Arthur est en ce *^®*"
moment à Carduel '^. Tristan et ses compagnons dressent six
pavillons et rangent leurs écus sur la plage. Arrivent Marga-
nor et Hector des Mares, chevalier nouveau, fils de bast du roi
Ban de Benotc, et frère de Lancelot, mes Lanceht n'en savoU
nule riens ne Hector autressi. On joute, et Tristan les renverse Marganor et
tous les deux. Hector, furieux, jette ses armes quand il ^j^***^ '
entend dire que son adversaire est de Gornouaille. Il s'en va à
pied avec Marganor, qui a conservé son cheval.
Le roi d*Irlande survient; Tristan et lui s' entrefont joie et Le roi d'Irlande.
(este grant^ car Hanguin a besoin du bras de Tristan ; il
raconte qu'un tournoi a eu lieu devant le château des Landes;
quatre frères de la lignée du roi;Ban en ont remporté le prix, et
le roi d'Irlande leur a offert l'hospitalité dans son château. L'un
1. Elle préfère Tristan malgré sa trahison, dans la Tac. Bit. (p. 95).
2. Var. Kamalot^h)
3. Var. Gardueil^'l).
Yistan envoyé
en Irlande par
Marc pour de-
mander Iseut
en mariage
pour le roi.
— 28 —
ton afTairo avL'c d'eux ayant été tué, ou ne sait comment, Blanor ^ frère de
Blanor. Blioberis, a défié Hanguin. Celui-ci se rend à Ja cour d'Arthur,
sur l'ordre de ce prince, pour un combat singulier (P* 46 a).
Le roi d'Irlande n'ose braver Arthur : d'autre part il est cer-
tain d'être vaincu dans un combat avec Blanor. Il prie donc
Tristan, dont il a jadis sauvé la vie, de le remplacer, et Tris-
tan s'en charge avec empressement, en faisant promettre au
roi de lui accorder en échange un don : il espère ainsi obtenir
Iseut pour le roi Marc. II défend à ses gens de dire son nom
quand on sera à la cour.
L'écu fendu.
Brehus sans
Pitié.
37. Survient une demoiselle, portant un écu fendu. Aussitôt
que Tristan lui a dit son nom, elle lui raconte que Técu ne
sera de nouveau entier que le jour où un chevalier, qu'elle ne
veut pas nommer et qui aime une haute dame, sera parvenu
au comble de ses vœux. Avant de quitter Tristan, elle lui
apprend que Caradoc et le roi d'Ecosse sont arrivés à la cour
pour assister au combat et veiller à ce que tout se passe dans
les formes, et que presque toute la lignée de Ban s'y trouvera
en l'honneur de Blanor, qui est un fort bon chevalier. Cette
demoiselle est la messagère de la dame du Lac, qui avait
élevé Lancelot et qui, aimée de Merlin, l'avait enfermé vivant
dans un tombeau. La dame du Lac envoie l'écu à la reine Gue-
nievre, pour lui prouver qu'elle connaît ses amours avec Lan-
celot. Celui-ci est pour le moment avec Galehout, ce prince
qui mourut de chagrin quand il crut avoir perdu Lancelot.
Ces détails n'appartenant pas à notre matière, nous allons
reprendre le thème *.
On va partir, lorsque la demoiselle reparaix éplorée : Bre-
hus 3 sans Pitié lui a enlevé l'écu. Tristan le poursuit, l'abat
et le ramène à la demoiselle, à qui l'écu est rendu. Puis Tris-
tan, qui connaît de réputation Brehus, lui dit d'aller trouver
Gauvain, son ennemi mortel, pour qu'on voie comment félon-'
nie se comportera envers traïson *.
38. La demoiselle part, et le lendemain on va à la cour, où
se trouve toute la lignée de Ban, sauf Lancelot. Le roi Cara-
1. Bktamr, 103.
2. Cette remarque pas dans 94, 99 ; 97. 100, 102 : 103. L'histoire
d(î l'écu fendu dans le Lancelot (P. Paris, Hom d. l. T. S., III, 343-
345).
3. Var. Breuz, très souvent aussi Brun.
4. Cf. § 474,
— 29 —
doc Briefbras et le roi d'Ecosse sont juges du camp. Le com-
bat est long; les deux adversaires s'abattent l'un Tautre *.
Pendant qu'ils se reposent, Tristan .se nomme; Blanor le
complimente en lui disant qu'il est illustre en Logres, commel
ailleurs. A la fin, Tristan est vainqueur : Blanor le prie de luil Combat de Tris-
couper la tête, mais son généreux adversaire se tourne vers' jJJ *J^ ®**'
les deux rois, leur fait remarquer l'extrême lassitude de Bla-",, (fJK.-t^
nor et en appeUe à leur sentiment chevaleresque (fol. 49 a) : \ Jr
« Por DieUf nesofprez qe Tun* de notts JL face pis a Vautre ly V f
qe fet nos entresomes ; ccmt ce sei'oit domage, ce je cestui ocioie, et ~JAjiA.ll
ceil me metoit a mort f vous n'i avriezja prenne honor. Metez ■'^^ ,
pez et concordance entre le roi d'Yrlande et le lignage le roi i^j /î Jc/l
Ban^ si qe li roi remaigne qite de cest apeU e* nous dui, qi .' ;
ceste chose avons assez chierement achatee^ puisson ceste bac- "
talle lessier a tant par vos congiez et a noz honors. » On
accepte, et Tristan part sur-le-champ, pour qu'on ne le recon-
naisse point. Le roi d'Lrlande veut le suivre ; mais on l'en-
toure, on le presse, et il consent enfin à révéler le nom du vain-
queur, pour qu'on ne le retienne pas davantage. C'est ainsi
qu'Arthur et sa cour connurent la bravoure et la courtoisie de
Tristan 2. LeroiHanguin rejoint Tristan, et le décideàalieravec
lui en Irlande. Tous, la reine elle-même, pardonnent à Tristan Arrivée en Ir-
la mort du Morhout, Après quelque temps de séjour, Tristan J^Jciliation*"
réclame à Hanguin le don promis et demande pour son oncle
la main d'Iseut. Un instant, il est tenté de la demander pour j^ main d'Iseut
lui-même, car son amour s'est réveillé dès qu'il est revenu accordée à
auprès d'elle ; mais le sentiment de la loyauté l'emporte. Le roi
lui accorde sa fille, bien qu'il ait rêvé que Tristan enlevait Iseut,
lui ôtait sa couronne et la déshabillait, et que Marc appelait
son neveu traître. Ce rêve, pourtant, signifiait, au dire d'un
« prud'homme », consulté par Hanguin, qu'Iseut aurait infini-
ment d'ennuis par suite de ce mariage. On fait des préparatifs
pour le départ. La reine fait venir devant elle Gouvernai et
Brangain, et leur remet un philtre dans un vase d'argent. Us Le philtre,
devront le faire boire au roi Marc et à Iseut le soir de leurs
noces, afin qu'ils s'aiment toujours. Puis Ton s'embarque, et
l'on part (P 50).
1. Le cheval de Blanor est un cadeau de Ualehout.
2. Dans la Tav, Rit. (p. lil) les deux rois juges annoncent par écrit
le résultat à Arthur, qui fait écrire cet exploit de Tristan dans le livre
de la Table Ronde.
sut et Tris-
tan
— 30 —
39. Quatre jours plus tard, à midi, Tristan, jouant aux
échecs avec Iseut, a chaud et demande à boire. Gouvernai et
boivent B^^ngain se trompent de vase. Tristan et Iseut boivent, sans le
par hasard le savoir, le philtre. Gouvernai et Brangain s'aperçoivent trop
^ tard de leur fatale erreur ; ils s'en désolent, mais se promettent
de n'en rien dire à personne ^ Désormais c'en est £ait de la
fidélité de Tristan envers son oncle : il a oublié son serment
et ne pense qu'à se livrer aux plaisirs de l'amour.
40. Mais le beau temps cesse, et une tempête entraine le
s amants au vaisseau au ckastel des Pleurs -, situé dans une île. Non loin
Meurs" ^"^ delà il y a bien d'autres îles belles et delitables et plantureusez
de tous biens. Ce sont les Isles lointaines, dont Galehout, le
fils de la géante 3, est le seigneur ; il est, en ce temps-là, en
Soreloys avec Lancelot. Tristan connaît les tristes coutumes
de ce château et voudrait bien l'éviter, mais le vent les a déjà
menés jusqu'au château, dont le soubassement estoit très
dedens la mer^ et pendant qu'ils parlent de ce château, six
chevaliers en descendent et leur demandent, sans saluer, qui
ils sont, eux qui ont pris port là sans permission ; leur ayant
ordonné de débarquer, comme ils sont dans leur merci, et de
se rendre au château, où on leur apprendra les coutumes, les
chevaliers rebroussent chemin. Tristan tient conseil avec ses
compagnons : il opte pour la résistance, mais les autres
aiment mieux se rendre à discrétion, craignant la position
trop favorable de l'ennemi. Tristan a peur qu'on ne leiu
accorde pas une merci honorable, mais il ne parvient pas à
convaincre les autres. Il demande à Iseut son opinion : elle est
de mauvaise humeur et blâme Tristan de l'avoir exposée à ces
désagréments. Tristan s'offre à la défendre tant qu'il sera en
vie contre les gens du château. Elle préfère cependant y
entrer : tous quittent donc le vaisseau, sauf les marins, et s'en
vont au château, où ils trouvent un grand nombre de cheva-
liers, de dames, d'écuyers el d'autres g ents, qui les mènent à
un grand pré entouré de deux tours et environné de murs éle-
risian et ses vés ; à côté de cette sorte de prison il y a des chambres
enpriwnî"* pour les prisonniers, où on laisse Tristan et ses compagnons;
ils s'y désolent sans laisser paraître leur chagrin. Le lende-
\. Dans l:i suite, les amants ont connaissance de cette erreur. Com-
ment? Par qui? Je n'en ai trouvé aucune explication dans les mss.
2. Ici commence le nis. 759, qui est un fragmenl.
A. Cf. P. Paris, Rom. d. l. T. li., IV, 8, note.
— 31 —
ces.
main, six chevaliers sans armes viennent s'informer, en les
saluant cette fois, comment ils ont passé la nuit; l'un de ces
chevaliers leur dit que, suivant la coutume, on emprisonne les
voyageurs, qui passent le reste de leurs jours à pleurer leur
sort dans ce château, qui en a tiré son nom; un chevalier
plus brave que Lancelot et une dame plus belle que celle qui
demeure « là-haut sur la roche en compagnie d'un chevalier
presque aussi preux que Lancelot » pourront seuls mettre un
terme à cette coutume. Tristan dit au chevalier que le chevalier
et la dame qu'on vient d'arrêter sont supérieurs aux maîtres du
château. — Ouvrons ' ici une parenthèse, pour donner des
détails sur tout cela : un géant, Dialeces 2, furieux des pro- Le géant Diale-
grës du christianisme, prêché dans les Iles lointaines par les
parents de Joseph d'Arimathie, tue sesdouxe fils convertis, pour
intimider la population, met à mort les missionnaires et lait
construire ce château sur un sol abreuvé du sang de ses vic-
times. Il ordonne ensuite que l'on emprisonne tous les étran-
gers qui passeront, et, avec la plus belle dame qu'il puisse
trouver, il se retire dans le château, qui est situé sur la haute
roche où ses fils ont été enterrés (f 53). S'ils sont vaincus,
lui en bravoure et elle en beauté, le vainqueur tuera le vaincu
et prendra sa place. Celte coutume dura du temps de Joseph
d'Ârimathie au temps d'Arthur ; elle fut terminée par Tristan.
A l'époque de son arrivée à l'île, c'est Brunor qui en est le
seigneur. Ghovalier nouveau, il avait quitté sou pays, l'Ir-
lande, et le hasard l'avait conduit à cette île, où il vainquit
son prédécesseur et épousa sa femme, qui avait alors douze
ans. Ce fut la mère de Galehout, qui conquit tant de terres.
Pour la taille, il tenait de sa mère, la géante, et, en chevale-
rie, il était digne de son père. Il détestait les coutumes et
quitta sa patrie pom* se dispenser de les maintenir ; il eut la
bonne chance de conquérir beaucoup de terres et de devenir le
prince le plus célèbre après le roi Arthur. — Le chevalier va
trouver Brunor, qui, s'étant déclaré, avec sa femme, prêt à la
lutte, envoie le chevalier annoncer le combat à Tristan pour le
lendemain. Le chevalier prie celui-ci d'indiquer la dame et le
chevalier dont il a parlé : « Us sont prêts. — Qu'ils nous
suivent alors ; nous les ferons reposer. » — Gouvernai
demande si le chevalier, en cas de victoire, aura encore à
Galehout.
1 . La digression est annoncée par le rédacteur.
2. 334 p. I. a., DyaUAÇh^es; 335, Dyaleetes.
^ — 32 —
craindre les autres; on assure qu'au contraire on lui Fera
plus (riionneur qe oncqueijor ne H fu fête, et Tristan leur fait
savoii' que c'est lui-m(}me el Iseut qui subiront la lutte; il
n'hésiterait pas & se battre avec n'importe quel bon chevalier
au monde, dit-il, en s'excusanl de celte fanfaronnade qu'il se
croit forcé de lancer. Les chevaliers, tout en admirant la
beauté d'Iseut, déconseillent à Tristan d'entreprendre le com-
bat, mais il dit ne craindre aucun chevalier, si ce n'est Lancc-
loi. On les prie de choisir un compagnon et une compagne ;
ils prennent Gouvernai et Bran^in^ et parlent avec les cheva-
Uers; les autres restent en prison. Tristan est bien servi et
aaisié dans le château ; il refuse de dire son nom. On prédit le
triomphe d'hcul et la défaite de Tristau. Le lendemain Tristan
est armé ; Gouvernai porte sou 6cu et son épée, et un autre
écuyer son heaume. Iseut monte un beau palefroi; eUe est
vestue et apparillhc mmit richement et iiccompagnée
Braogain el de deux demoiselles du château. Vingt chevalieril
sont juges du camp. On arrive à six pavillons, dressés au pied
de la roche pour les dames el les cheviiliers ijui sont désireujt
de regarder le combat. Ou fait descendre Tristan, et un ser'
géant !<onne du cor. Alors seulement Brunor descend du châ-
teau avec sa dame ; au lieu d'écuyers, il a des chevaliers pour '
le servir. Il s'avance et demande où est celle qui veut rivaUser^
avec sa femme. A ta vue d'Iseut, il a bien peur pour la géante,
qui cllc-mômc partage sa crainte. Tristan, dont le heaume est
dt^jà lacé, en appelle aux assistants et aux juges du camp ;
ils demeurent silencieux, et Tristan répète son appel : Icâ
juges s'avancent vers Iseut, déclarent sa beauté supérieure el
la reconnaissent pour leur souveraine ; ils livrent la géante à
la mort avec beaucoup de lamentationa et en maudissant les
coutumes qui les forcent d'agir ainsi. Ensuite Tristau el Bru-
nor entrent en champ. Ils se blessent l'un l'autre el cha-
maillent pendant longtemps; cnlîii ils font une halte pour se
reposer après le premier assautt et Tristau complimctiie Bru-
nor sur sa prouesse, dit qu'il aurait bien lort de tuer un si bon
chevalier et demande s'ils ne peuvent en auoime manière
abandonner la bataille; mais Brunor dé^dare que cela est
impossible, et le coml>at reprend; à la fin, Brunor, épuisé,
rehise de crier merci quoique semant approcher la mort; il
tombe à terre, pendant qu'il parle, prie Dii^u d'avoir pitié de
Mort de Brunor son âme et meurt. Tristan lui Ole le heaume ; les chevaliers
cl de sa femme. \q déclai^nt leur seigneur, el l'engagent à couper la t^teàla,
tour.
— 33 —
dame, qui pleure ; il refuse, mais cède enfin quand on lui a
répété qu'autrement il sera tuélui-inôme. Après deux jours de
fôtes, Tristan demande si ses compagnons, laissés dans la pri-
son, ne sont pas libres maintenant. On lui répond qu*ils sor-
tiront de cette prison, mais que la coutume veut que ni eux,
ni lui-même ne sortent jamais de l'ile si ce n'est pour com-
battre quelque chevalier ; encore faudra-t-il revenir, s*il est
vainqueur. On ne lui permet pas d'avoir avec lui ces compa-
gnons, qu'on lui promet cependant d'afiranchir ; il n'aura de
compagnie que celle qu'il a dans ce moment-là (0* 56).
41. Délice \ la 6 lie de Brunor, va, avec le corps de son I Délice.
père et la tète de sa mère, chercher son frère Galehout, qui est ^aiehoui de re-
alié assister à la cour qu'Arthur tenait dans la cité de Londres,
un jour de Pentecôte; à cette occasion, le géant Caradoc le
grand a enlevé Gauvain, que Lancelot, Ivain et le duc de Cla-
renz sont allés délivrer; ce fut Lancelot qui, arrivé à la
Douloureuse Tour -, tua le géant et affranchit Gauvain ^. A la
même époque, Lancelot fut enlevé par Morgain^ la sœur d'Ar-
thur; pour apprendre à son frère les amours de lancelot et de
la reine, Morgain envoya à la cour l'anneau de Guenièvre, qui
se défendit si habilement que le roi en fut dupe. Ensuite les
parents de Lancelot et Galehout s'en allèrent pour le i*etrou-
ver. Pendant cette quête, Galehout rencontre sa sœur h l'en-
trée du Soreloys, près du Pont norgalois *, à la sortie de la
forêt à^Houdeson », et s'en va avec elle pour venger la mort de
ses parents. Ils prennent la direction de Soreloys ; un soir, ils
arrivent au chastel de V Enchanteeur ^, où ils trouvent le roi
1. Le nom manque dans 759 ; 94, Celinde. Dans 99 il y a ici une
lacune qui s'arrête à l'arrivée des amants en Cornouaille.
2. Cwirt 756
3. 335, tout court : « i'en délivra Lancelot. Toute cette histoire de
la fête de Londres et de l'enlèvement de Gauvain ainsi que de 1 Vrapri-
soDuement de Lancelot par Morgaîn, — elle n'est pas dans la Tav. Bit.
— se retrouve dans le roman de Lancelot, voy. P. Paris, Rom. d.
l. Table Ronde, III, 208 ss. et IV, 289 ss-, et est utilisée ici, non sans
adresse, par notre rédacteur, pour motiver la rencontre de Galehout,
qui est en quête de Lancelot, avec sa sœur.
4. Pasd. 335.
5. ffoudesain 33\, 104, 103; Houdesam 97. 100. 102; Hondeson
759; ffuinesen 94.
6. Enefumteresse 759, 335. Les autres : ch. de l' Enchanteeur,
ainsi appelé parce qu'il avait été jadis à une enchanteresse -94 dutine
enchanteresse les deiu fois;.
LoSBTs. — Tristan. 3
— :ji —
des Cent Chevaliers, riioiiirae lige tle Galehout, qu'où soigne
là depuis un mois : il avait été i)lessé par Gahcriet * , dans un
tournoi, à Tenlréc du Soieloys. Galchout lui ordonne d'aller
avec une armée de cinq cents hommes à Vlsle des Géants {le
nom de l'île où est situé le Château des Pleurs), pour en faire
cesser les mauvaises coutumes. Galehout décide d'y aller
lui-même pour se battre avec Tristan, malgré les instances du
roi des Cent Chevaliers. 11 fait enterrer le corps de son père et
la tête de sa mère, et part incognito, ayant laissé sa sœur au
château e7i bojie garde., il est accompagné de deux chevaliers
et de deux écuyers -. Après quatre joui*s d'attente à cause de
la houle, il s'eml)ar(|ue et force, lépéc ii la main, les marins
de le conduire à l'île des Géants. On l'arrête au château des
Pleurs, et il se dit prôt à en combattre le seigneur, mais il refuse
de se nommer. Quinze chevalière le mènent au chAteau, où
Tristan coule d'heui*eux joui-s avec sa bien-aimée. Les deux
amants ne tiennent point à iHre délivrés de leur prison : le
bonheur du moment leur fait oublier tout le monde. Ils
mènent cette vie délicieuse depuis trois mois, lorsqu'un mer-
credi un chevalier vient annoncer à Tristan qu'il devra com-
battre, le lendemain, un chevalier de la maison d'Arthur, qui
est venu exprès pour se battre avec lui. Gouvernai craint que
ce ne soit Lancelot ; Tristan répond que l'idée de la mort ne
lui fait pas peur, car ce sort attend tout le monde, et il essaie
de rassurer Gouvernai et Iseut. — lin chevalier annonce, la
ou Galeholt estoit, que le roi des Cent Chevaliers était arrivé et
•mbatde Tris- avait battu Ics habitants de l'île. — Le combat singulier a lieu
bout.*^' ^^ lendemain ; il est arrêté par le roi des Cent Chevaliers, qui
survient au moment où Galehout est sur le point d'être vaincu.
Ce magnanime prince, qui no peut se défendre d'admirer
Tristan, lui pardonne la mort do ses parents et lui permet de
partir. Il écrit à la reine Gueniovre une lettre où il fait léloge
d'elle-même et d'Iseut, de Tristan et de Lancelot, et lui raconte
le dénouement des aventures de l'île des Géants. Tristan
apprend par des chevaliers de la Table Ronde, qu'il rencontre,
les plus récents exploits de Lancelot : deux ans auparavant,
celui-ci, t|ui est pour le moment issuz du sanz, avait délivré
1. Galeholt, 335 (lauto).
2. Cette phrase pas dans 33û, 7 Jtl. Lus autrns : un chevalier et deux
écuyers
— 35 —
Guenièvre, enlevée, malgré Keii, i>;ir Melcaguant^, le HIs du
roi Badeniagn, et retenue dans le royaume de Corre. Qui ce
voudra veoir apeftcment, si preigne le livre de latin; illec
trovera tôt cestui conte : par ce q il napartieni pas a cest[u]i
livra, le vos lerai a deviser ^ ((* 60).
42. On arrive en Cornouaille, et les noces ont lieu ^. Les ' ei d'Iseut.
amants craignent une découverte, et Iseut aurait mieux
aimé être encore dans l'île des Géants. Gouvernai trouve enfin
un expédient, et, suivant son conseil, Tristan éteint les chan-
delles quand les nouveau.\ mariés doivent se coucher, en
disant que la coutume irlandaise veut qu'on ménage la Substitution de
pudeur de la mariée ; puis Iseut quitte le lit, et Brangain, Brangain à
déguisée en reine, prend sa place : le roi est trompé, et lorsqu'il
est endormi, Iseut vient i-emplacer Brangain, qui a sauvé
ainsi la réputation de son amie par le sacrifice de son propre
honneur. Le roi, dans sa joie d'avoir trouvé Tristan aussi
fidèle, le fait son chambellan *.
43. Mais Iseut ne peut s'empêcher de craindre que Bran- j^^y, ^.^^ f^j^g
gain ne découvre tout au roi Marc. Elle veut se débarrasser tuer Brangain.
d'elle et l'envoie au bois chercher des herbes en chargeant
deux serfs de la tuer. Ils ont pitié de Brangain, qui leur dit
qu'elle a donné sa ileur de lis ^ au roi, pour sauver Iseut,
qui avait perdu la sienne ; ils l'attachent à un arbre et
la quittent. Ils tuent un lévrier qu'ils avaient amené ^ et
trempent leurs épées dans son sang pour prouver à Iseut qu'ils Bt*i>eutir d'isem
ont exécuté son ordre. Iseut se repent de ce quelle a fait,
quand les serfs lui parlent de la fleur de lis, et les envoie
encore au bois chercher le corps de Brangain, qui, pendant ce Brangain déli-
temps, a été délivrée par Palamède, amené jjar le hasard (P môde*^""^ **'*'°"
62). Elle se fait conduire par lui à un couvent de nonnes; cette
\. Var. Meleagrant.
2. Ce renvoi au Conte de ta Charrette ne so rerrouv*' p.v dan? 334
e. I. a. 33.J : « comme le dit l'histoire do Lancelot. »
3. Il n'est pas dit i|u"on donne à boire du pbiltre au roi f 07 b. :
Tristan aime plus que le roi Mare .
4. Dans 99. 94 il le fait seigneur de son hôtel et le nomme sun
successeur. Il lui donne la moitié de son royaum»! dans la Tav. Rit. 'p.
\\\ . — Cette substitution de Brangain à Iseut se trouvait aussi
dans le Tristan perdu tle Chrétien voy. Erecet Enide, v. îOOtl. Haupt .
5. 335 : une fleur.
tt. 334 e. I. a. : ils prennent une bête dans le bois.
— 36 —
abbaye était * estoirée * d'une abbaye royale de Gaule \ cons-
truite pour ^ le roi Ban de Benoïc, qui y était mort de cha-
grin 5. Les serfs, de retour, disent à Iseut que Brangain a dû être
dévorée par les bêtes féroces, et elle s'en désole. Un jour, pen-
dant une partie de chasse, elle vient se plaindre près de la Fon-
taine au Géant. Palamède, qui avait quitté le Logres, poussé par
son amour, assiste, caché, à ces plaintes ; il s'avance et se fait
fort de lui rendre Brangain, et Iseut lui promet en récompense
tout ce qu'il lui demandera. Il ramène Brangain, fait approu-
ver la promesse d'Iseut par le roi Marc et la demande ensuite
Enlèvement d'i- elle-même; elle lui est en effet livrée, et il Temmène. Tristan
Smè(£" "*"" ^'^^^ P^® ®" ^ moment à la cour ; il est allé dans le bois avec
Lambègue. d'autres chevaliers. Il y a à la cour un chevalier, lAimbegues,
non encore guéri des blessures qu'il avait reçues dans un com-
bat avec Andret et un autre chevalier de Cornouaille (f** 65) ;
il est là depuis huit jours ^; Marc Ta retenu à cause de sa
prouesse, et Iseut s'est penee de le guérir. Ce Lambègue est le
maître de Bohort de Gaunes (var. Gannes)\ il est venu eu
Cornouaille du royaume de Benoïc. Neveu de Pha/iien, il
s'était généi-eusement livré au roi Claudas de la Déserte^ pour
sauver la cité de Gaunes, assiégée par Claudas, qui lui ren-
dit sa liberté; on trouve cela raconté au long dans le livre du
latin ''. Lambègue, indigné de voir qu'aucun des chevaliers de
Marc n'ose délivrer la reine, se fait armer et poursuit lui-
même Palamède. Il l'atteint et joute avec lui, mais faible,
comme il Test encore, il ne peut pas longtemps tenir bon contre
Palamède, qui le laisse étendu par terre, dans une mare de
sang. Iseut a profité de ce délai pour s'enfuir ; dans son
désespoir elle court vers un ruisseau, Omise *, qui traverse la
1. Ces détails pas dans 103.
2. Extraite 334 et I. a.
3. D'Irlande 'èl, 400. 102.
4. 335, 759, 104 : pour l'amour du roi Ban de B. : los autres :pour
V ame du roi Ban d. B.
5. Cette deraière phrase pas dans 334 et t. a.
6. Cette remarque pas d. 334 et 1. a.
7. Le Lancelot (P. Paris, flom. d. l. T. B, III, 100 ss.). Le renvoi
seulement dans 756. Au reste, cette histoire est donnée assez au long
dans le Tristan aussi; elle manque dans la Tav. Bit. — Cf. § 410,
note.
8. 335, 759 : a la rive de l'eau; 104, 103 : a une eau (sans nom),
de même Tressan; (Maugin : au gué de ta tour de l'Amy); 334,
97, 100, 102; 99, 94 : à la rivière de Loire {a.\ liume di Braziano^
Tav. Rit.).
— 37 —
forêt du MoroiSj pour s'y noyer. Elle rencontre un chevalier
de Cornouaille, accompagné d'une dame. Il la console et Tem- Iseut sauvée par
mène à son château. Elle Tenvoie à Norhoul pour rassurer ""*^ e\aier.
Tristan. Le chevalier tombe sur Palamède, le défie et est tué. Combat delns-
Palamède n'est pas admis à la tour où Iseut se trouve : 11 mède.
reste devant le château; Iseut se place à une fenêtre pour
le regarder.
44. Tristan, ayant appris les nouvelles, veut partir immédia-
tement, mais le roi lui ordonne d'attendre jusqu'au lende-
main. Il part avec Gouvernai ; on trouve Lambègue, qu'on fait
monter à cheval et retourner à la cour. Les routes se
bifurquent : ils en prennent une chacun. Gouvernai arrive au
château, et Palamède lui raconte où en sont les choses. Gou-
vernai va retrouver Tristan et le conduit à Palamède. Bataille
formidable, arrêtée par Iseut, qui charge Palamède d'aller dire
des amitiés à la reine Guenièvre, et lui ordonne de ne jamais
chercher à s'approcher d'elle avant qu'elle soit en Logres. H
obéit, bien à contre-cœur '. Tristan propose à Iseut d'aller
ensemble en Logres, mais elle préfère différer cette déloyauté
envers le roi Marc aussi longtemps que possible. Après deux ^ séj our des
jours pleins de bonheur, Tristan rend Iseut au roi Marc, qu'in- Château ei re-
quiètent les o^'alions qu'on fait à ta bravoure de son neveu. lonrk la cour,
45. Àndret dénonce les amants au roi un jour qu'ils s'en- Dénonciation
tretiennent, dans l'embrasure d'une fenêtre, de la reine Gue- par Andret.
nièvre, dont Iseut dit avoir appris les amours par une demoiselle
venue de Logres. Marc espère les surprendre et court vers eux,
fépée à lamain; mais Gouvernai avertit Tristan, et au moment
où le roi cuide ferir son neveu, celui-ci évite le coup : ils se Tristan auaqué
défient l'un l'autre. Tristan, que personne n'ose arrêter malgré P" **"*^*
Tordre du roi, poursuit Marc et rai)at d'un coup de plat d'épée.
Il demande à Iseut si elle veut s'enfuir avec lui, mais elle lui
dit de s'en aller et de ne rien craindre pour elle, qui est proté-
1. Dans le récit du ms. 750, cette promesse a dû être faite dans
d'autres circonstances, car dans ce ms. il est dit, (v, § 76), que Pal. Ta
faite on jour qu'il devait se battre avec Tristan ; il est vrai qu'il peut
y avoir quelque erreur ou bien une expression inexacte.
2. Plus loin : trois jours, v. § 80; ils retournent le lendemain
dans la Tac. Rit.
— 38 —
gée par le grand amour du roi ' : elle lui promet do le réconci-
lier avec Marc? (1^70 3).
4t). Tristan avec Gouvernai et (]uatre compagnons, qui
séjournaient en Cornouaille pour lamour de Tristan, va dans la
[1 seniuit dans fopêt pour y rester jusfju'à ce (\\ie la paix soit Faite. Ces quatre,
qui ont été longtemps k la cour d'Arthur, sont ; Lambègue 3,
Nic{h)orant le pauvre, Fergus *, dont le père avait été vilain,
et Ùrianl de l'Isle. Ils se logent chez un forestier, ami de Tris-
tan. Pendant qu'Iseut tâche vainement de dissiper les soupçons
du roi, Tristan tue un chevalier cornouaillais et blesse à mort
son frère, qui va à la cour avertir le roi Marc : Tristan, dit-
il, menace de traiter le roi de même, s'il peut le trouver.
Andret conseille de rappeler Tristan pour le faire prendre plus
Les faux. tard par surprise. Marc consent, et Brangain est chargée d'aller
Tristan révoqu*:'. porter la lettre du roi à Tristan, qui revient. Cependant, Iseut
et Gouvernai se méfient fort du roi, et Tristan se promet d'être
prudent. Andret prépare un guet-apeus de trente chevaliers
de la lignée des deux chevaliers tués.
47. Un jour le roi avait tait dresser des tentes dans une
plaine, à quelque distance de Tintagel. Arrivent deux chevaliers,
Lamorat ^, et Driant, les fds du roi Pelinor de Listenms. Us
regardent Iseut, qui joue aux échecs avec Tristan. Elle perd **.
Lamorat prétend que sa dame, la reine d'O/can/c, est plus
belle qu'Iseut, et il envoie son défi aux chevaliers de Marc par
Combat avec La- vmo demoiselle. Les deux frères joutent avec deux des cheva-
liers du roi et s'en vont vainqueurs. Le roi les fait poursuivre
par une cinquantaine de chevaliers, mais ils en abattent dix ',
et les autres prennent la fuite. Puis le roi ordonne h Tristan,
1. Cette phrase mamiue d. 334 o. !. a.
2. La Tav. Hit. passe ici à l'épisode des faux ivoy. ci-dessous), que
suit l'arrivée do Lamorat et l'épisode du cor ; Tr. se retire dans son
palais, où il trouve sus quatre couipaguons ; puis il est introduit (après
une lettre écrite à Iseut) par Urang. dans la tour de sa lûen-aimée.
3. Lambctjant "."ifi.
4. Fervagus 'J9.
5. Var. Lamoranl ; Lamoral, Verard, Janot.
0. 103 : Trist. et Xs. cniendoicni a leur gieu et non pas aux cheva-
tiers. 33i e. 1. a ; Trist. n'i entendait paî, pour ce que la roïnr. se cour-
roupoii, et ce n'cstoit pas fa cou.ttumc de momeingnor T. qu'il fust joious
quant la roïnc estait courroucicc.
7. Chacun iijoule 7r>r> ; — 10*2 : six cficc.
morat.
— 39 —
qui lui a exprimé tout ce qu'il trouve de honteux dans cette
poursuite, d*aIlerjouter à son tour; il obéit, hienà regret, et ren-
verse les deux frères, mais ilrefusela bataille à l'épée avec Lamo-
rat malgré les injures de celui-ci. Les deux chevaliers partent et
en rencontrent un autre en compagnie d'une dame. Ilporteun
cor d'ivoire et leur raconte qu'il est chargé de l'apporter à la L^corcnchantë
cour d'Arthur : si une femme infidèle y boit, elle répandra
fatalement du vin sur elle *. Lamorat force, en le vainquant,
le chevalier de dire qui l'a envoyé : c'est Morgain, qui veut
dénoncer Guenièvre et Lancelot. Lamorat ordonne au cheva-
lier d'aller présenter ce cor à la cour du roi Marc ; il espère
ainsi se venger de l'affront qu'on lui a fail '. A la cour, grande
épouvante des coupables. Iseut et les autres dames de Cor-
nouaille sont obligées de subir l'épreuve : elles répandent
toutes le vin, sauf quatre ^. Iseut proteste de son innocence et
propose de faire défendre sa cause par un chevalier qui voudra
rompre une lance pour elle ; mais Marc n'a garde d'accepter :
c Vous avez, lui dit-il. un champion de qui aucun de mes che-
valiers ne saurait triompher. » Cependant, l'affaire est étouf-
fée, parce que Marc et les barons, qui ne tiennent point à
perdre leurs femmes, veulent bien considérer cette épreuve
comme sans valeur * (P* 75).
ri
Les faux.
48. Mais Andrct, qi toutes voies porchaçoit en toutes les
manières qe il poet comment il peusl prendre T. avec .y.,
fisi fere fax bien tranchanz et bien esmolne[e]s et les
fist mètre entor le lit .Y. .1. soir quant .Y. se fu coufjiec. Il
veut que Tristan soit menhagnié ou, tout au moins, qu'il en
reçoive de telles enseignes, que le roi Marc ne pourra plus gar-
der aucun doute. Quand Andret est endormi, Tristan s'en va
à la chambre assez éloignée d'Iseut; une des faux le blesse
fortement à la jambe, ce à quoi il est ti-op échauffé pour faire
Machinations
d'Andret.
i. Motif souvent répété dans la littératuro du moyen-âge fcf. lo Lai
du Cor de Rob. Bikpt, etc.)
2. Ici les mss, 750 et 12599 ont prubablnmont fait arriver Lamo-
rat chez Bolinant ; cf. plus loin, § 61 nnte.
3. Zteux 103 pt les imprimés : [deux Ecossaises très laides, J. Mau-
gîn); treize Tav. Rit. Trf^san, p. 05 : « Il n'y on eut aucitne dans Ior
mains de laquelle le maudit cor ne fù( indiscret. »
4. Tressan cite [p. 7.5) une exclamation de « l'Auteur » (c.-à-d.
l'imprimé qu'il a dépouillé) : 0 bonté divine qui pardones /« griefs
faicts^ pour doner tems aux pcscheurs de revenir n pénitence: cela u'est
pas dans les imprimés que nous avons considtés.
— in —
attention, mais Ijîenlôt Iseut sent que le drap est tout mouillé,
et Tristan lui dit ce que c'est. Elle le prie de s'en aller, en
lui promettant d'arranger l'afTaire. Tristan regagne son lit
sans réveiller Ândret, et hande sa plaie. Iseut se blesse exprès
aux faux et crie au secours. Ses dames accourent avec cierges
et tortiz. On accuse Andret et Tristan d'avoir voulu tuer la
reine : ilsjurent tous les deuxqu'ilssontinnocenls. Le roi arrive,
attiré par les cris, et demande qui a fait cela. « Tristan ou
Andret, » répond Iseut, « pour me tuer. » Marc fait le désolé, et
déclare qu'il saura découvrir l'auteur de cet attentat. Tristan
s'oiVre à prouver qu' Andret est le coupable en se battant avec
lui à outrance. « Non, dit Marc, vous êtes des cousins ger-
mains et mes neveux; » et il promet de faire lui-même en
sorte que la vérité sur l'affaire soit entièrement connue. Ainsi
Tristan fut sauvé par Iseut, qui ne guérit pas de sitôt de sa
blessure. Andret, cependant, remarque la plaie de Tristan et
en parle à Marc, qui fisl tant qu'il s'en aperçut bien. Sa
haine augmente, mais il ne fait semblant de rien. Il prie
Andret de surprendre les amants ensemble : ce serait le plus
grand service qu'il pût lui rendre ; Tristan sera mis à mort si
on peut le prendre. Andret recommande au roi de défendre à
Tristan^ d'entrer dans l'appartement de la reine'' ; ainsi on
espère le suprendre. Le roi fait mieux encore : il interdit,
sous peine de mort, à qui que ce soit, sauf aux dames, d'en-
trer de nuit^ dans les chambres de la reine.
49. Tristan voit bien que c'est à lui qu'on en veut, mais il
aime tant Iseut, que s'il l'aime hui cest jor^ il [/'] enmera
encore viielz demain. Tout le sens de ses ennemis, dit-il à
Iseut, ne l'empCchera pas d'aller chez elle. Iseut le prie
d'être prudent : tant que Tristan sera en vie, Marc n'osera
jamais lui faire de mal à elle-même. — Andret avait pré-
venu ceux qi ci haoient T. : ils doivent être prêts à l'approche
Basille. de la nuit. Une demoiselle de Cornouaille, Basil{l)e^ qui a
transféré son amom*, méprisé de Tristan, à Andret, fait remar-
<[uer à ce dernier que Tristan pourra entrer chez Iseut du côté
du jardin en montant sur un arbre , et lui représente tout
ce qu'il y aurait de honteux à manquer l'occasion de s'empa-
1. A qui que ce soit, 335.
2. Do nuit, ajoutent les autres.
3. n interdit rentrée, en général, dans 33i, 97, 100, 102; 99.
— 41 —
rer de lui. Andret poste vingt chevaliers dans une chambre
par devers le jardin par laquelle Tristan devra venir, et leur
dit de le laisser passer, sans qu'il les voie, dans la chambre de
la reine; lorsqu'il sera endormi, une demoiselle doit avertir
Ândret. Ce soir-ïà, Tristan se lient en effet caché dans le jardin,
où le clair de lune lui fait peur ; il n'a d'armes (juc son épée.
Quand il croit tout le monde entlormi, il pénètre, sans voir
personne, dans la chambre qui est devant celle d'Iseut et, de là,
dans la chambre mâme de la reine. II la trouve endormie et
seule : Marc ne couche pas là; il feint d'être malade pour don-
ner à Tristan l'occasion de se perdre. Pendant que les amants
sont ensemble, Brangain vient leur annoncer qu'ils sont guet-
tés par les vingt chevaliers. « Ils s'en repentiront, » dit Tris-
tan, et après avoir rassuré Iseut, il entre dans la chambre où
se tiennent ses ennemis, (jui s'apprêtent déjà à l'assaillir. Il
en aperçoit un au clair de la lune et le tue d'un coup formi- Tri? un sort
dable. Des auti*es, plusieurs tombent à terre d'épouvante', vainquonr du
Tnstan les menace de la mort, en atteint un autre- et le tue
d'un coup qui lui fait tomber l'épaule gauche^. Tristan, qui est
presque sans armes et craint d'être attatjué par derrière dans
l'obscurité, saute par la fenêti-e dans le jardin, d'une hauteur
de vingt pieds*, et regagne son hôtel, où Gouvernai et ses com-
pagnons le reçoivent avec joie.
"i^-^
50. Le roi Marc déplore cette nouvelle mésaventure, tout en
admirant la bravoure de Tristan. Il mande et Màmc Andret et
lui ordonne de faire rage pour prendre Tristan. Andret fait
transporter les corps des tués à leurs hôtels. Marc reproche
à Iseut sa conduite, et lui dit qu'elle sera la cause de la perte
de Tristan et de sa propre mort. Elle ne répond rien, car a
merveilles le doutoit. Le lendemain, Marc fait enfermer Iseut ^eut eniermée
dans une tour où Tristan ne pourra la voir. Celui-ci n*hésite
pas à se montrer à la cour parmi les autres chevaliers : Marc
n'a pas Tair de l'apercevoir. Tristan ressent une vive douleur
en apprenant qu'Iseut est enfermée; il rentre et se met au lit :
il est malade de chagrin et s'affaiblit de plus en plus. Le roi
va le voir; Tristan compare son sort à celui d'Absalon, de
f^^xP
1. Ce détail pas dans 97, 100, 10-2: 09. — 33i e. 1. a. : la pour
leur fait tomber les épées des mains.
2. Qui s'enfuit vers la fenêtre, 756.
3. Pas dans 97, 100, 102; 99.— Uras gauche. 9i.
4. XX. Les autres : dix \\.] pieds. 103 ne donne pas de mesure.
— 42 —
Samson, de Salomon et d'Achille ; Marc en pleure de pitié,
tout en lui disant que cet amour lui sera funeste. Tristan
exprime le désir que, quand il sera mort, son corps soit trans-
porté à la Table Ronde.
51. Dans cette détresse, il est sauvé par Brangain, qui le
guérit bien vite par la promesse de lui faire revoir Iseut. Elle lui
Tristan, dégui- apporte un déguisement de femme, grâce auquel il peut péné-
toùrd'îscut. *' '^'^^ ^^°8 la tour où est Iseut, avec qui il reste trois jours;
au quatrième, il est découvert par Basilic, qui cherche un
des manteaux de la reine*, dont Tristan est couvert dans ce
moment. Elle avertit Andret. Vingt-deux chevaliers sont pos-
lls sont pris au- tés, et l'on réussit à prendre Tristan avec Iseut. Gouvernai et
damn^sàmSrt ^^^ quatre compagnons de Tristan forment le projet de se
mettre en embuscade pour le délivrer (juand il sera mené au
supplice. Iseut pleure, mais Tristan ne dit rien. Ils sont d'abord
condamnés au supplice du bûcher 2. mais sur le conseil de
ceux de CornoaiUe, le roi Marc permet qu'on abandonne
Iseut aux lépreux. Marc est très chagrin ; il s'enferme dans sa
chambre et pleure. Quand, sur le chemin du supplice, on est
arrivé devant une chapelle, Tristan rompt ses liens, prend
une épée à l'un de ceux qui le mènent, renverse cet homme et
chasse les autres. Puis Andret arrive avec vingt chevaliers :
Le saut de la Tristan en abat un, entre dans la chapelle et saute, en
oape e. tenant l'épée, dans la mer, par une fenêtre. « Ce lieu doit
Ôlre appelé le Saut Tristan^ » disent les spectateurs; la
mer est à quarante toises ■' au-dessous. Iseut est déli-
iseiu délivrée vrée de la maison des lépreux, où Andret l'a menée
es preux, malgré Ses prières de la tuer, par Gouvernai et sus compa-
gnons, qui sont avertis par une des demoiselles* d'Iseut.
Ils vont regarder le Saut Tristan et se demandent ce qu'il est
devenu ; en ce moment ils le découvrent assis près d'une roche.
Fergus l'appelle en criant, et Tristan leur indique où ils pour-
i-ont le rejoindre ; puis il se jette de nouveau — toujours avec
son épée — dans la mer, qu'il travei-se à la nage; on le trouve,
et on le conduit k Iseut. Un chevalier à qui Tristan avait rendu
service leur donne l'hospitalité; il est excellent pour les deux
amants et leur fournit des vOtcments et des chevaux. Ils
1. Co polit di'tail ]ias daus 33'i c. I. a.
2. Trislau à avoir la tôtc trauclïép. Tac. Hit. •[>. n>V.
:î. Pas dans 103.
4. ^ran^am J. Maiigin.
— 43 —
n'oàenl aller al en Ixtgres, ce qui serait une déloyauté, ni en
Léonois. Tristan propose à Iseut de vivre ensemble dans la Les amants se
forêt du Morois, sans autres compagnons que Gouvernai et la yf^ Ijans" Yê
demoiselle * (P" 80}. Iseut lui demande, après avoir affirmé Morois.
qu'elle Taime plus que jamais dame n'aima chevalier -, s'ils
n'ont pas perdu tout le monde^ s'ils restent dans cette foret :
a plus de dames, de chevaliers, de jeux •'*, d'cnrnisies. Nous
avons perdu le monde et- le monde nous : qe vous en sa^nble,
Tristan? » Et Tristan répond ^ : « Quant je vous ai avec moi, et
je puis a vous parler seul a seul sanz doute et sanz ennui d'au-
trtêi, qe me fault il dont ? Je ne qier ne sai ne armes (1. ne aim)
fors qe vous ; je vous aing plus que je ne faz tretout le monde.
Car se tout li mondes estoit orendroit avec nous, je ne ver-
roie fors vous seule. Et je veitl lesser tretout le monde
pour vous. Car de vous seule me chaut il plus qe il ne fet de
tout le rémanent de tout le monde Je vous tendrai en
mon cuer^ corne je feroie tout le monde, se il estoit miens, et
vous me tiengnez autressi. — Bien le veill, fet elle, puis q*il
vous plest; ja contredit ne y métrai. »
52. Le lendemain, Tristan fait part aux quatre compagnons vie des amants
de celte résolution et les congédie en les chargeant de saluer rfansia forêt.
de sa part Lancelot et Lamorat, malgré le mauvais tour que
ce dernier lui avait joué. Les quatre disent vouloir aller tout
droit à la cour ^. Tristan et Iseut, avec Gouvernai et la demoi-
selle, qui était venue d'Irlande avec Iseut*"', s'enfoncent dans
la forêt du Morois, où ils s'installent dans une maison située
au pied d'une l'oche et construite par un damoiseau de Cor-
noualtle, qui y avait amené sa dame, appelée la sage demoi-
selle ' parce qu'elle connaissait la magie (P* 80 c.) — L:i forêt
leur fournil ce qui est nécessaire pour vivre; en outre, Gou-
vernai peut apporter des provisions d'un chAteau voisin ".
i. Il n'y a ftas do demoiselle dans la Tav. Rit., où Gouvernai leur
amène Brang.iin. qu'il a rencontrée.
2. Ces paroles pas dans 334 e. I. a.
3. de j0Uf jusqu'à samble, Tristan pas dans 334 c. I. a.
4. Le reste de ce dialogue est fort abrégé dans 334 e. 1. a.
5. Dana 103, ils «en vont sans rien dire. Nicftran va en Bretagne,
dit J. Maupin.
6. I.,es autres : ladem. qui avait nom Amyde (334; 99, 91'. Acinde
(97, 100, 102). Lamidc (335, 759, 104. 103).
7. J. Maugin rap])elie Lamide, parce (pie pour lui la servante des
amants e.><i Itrangain : cf. plus haut.
H. 103 ne parle pas de château.
— 44 —
Paasobreuil. Tristan regrette ^ son cheval Passehroill [Passebreuil) - et son
lïoudenc. hracliet, Houdenc ■', et envoie Gouvernai à Norhout pour les
demander au i*oi Mai-c. On ne fait aucune ditticulté de les lui
livrer. Tristan va beaucoup à la chasse ; 11 apprend à Hou-
denc à chasser sans aboyer*.
53. Un jour Marc, qui est toujours escorté par vingt^ che-
valiers au moins lorsqu'il va dans le bois, parce qu'il craint
d'y trouver Tristan , rencontre quatre bergera dans la forêt et
se fait indiquer par eux Tendroit où les amants se tiennent
cachés. Il y va, n'y trouve pas Tristan, qui est à la chasse
iBout ravie par avcc Gouvernai, et enlève Iseut et la demoiselle. Puis il pros-
Marc. çj.j|, 'p^.igtajj^ gQ promettant une ville de Gornouaille à celui
qui le tuera. Les chevaliers, par consé(}uent, le guettent par-
tout.
Trisinn, blessé ^4, Tristan est frappé d'une flèche empoisonnée, un jour
fl'uno floche (mi'h dort dans la forêt, par un valet dont il avait tué le père.
ne pwit ùirc Tristan jette le jeune homme a terre SI durement quil lui fait
îsout^' ^^^ sauter la cervelle ''. Cependant, son bras, où il avait reçu le
coup de tlèche, se gonile de plus en plus. Gouvernai se rend à
Norhout pour essayer de trouver Iseut et lui demander un
remède; Tristan Taccompagne jusqu'à la lisière de la forêt. Là
ils rencontrent une demoiselle, parente de Brangain, et venue
d'Irlande avec Iseut; elle revient d'un château voisin, où Marc
l'a envoyé'. Elle leur dit qu'Iseut est enfermée dans une
tour, où personne ne peut pénétier, mais elle se charge de
1. Sur cela rien dans la Tav. Hit.
2. J. Maugiii : Passebrun.
3. Sic iOO.Hondet 104, Hudene 756, Ilodene 334, Ihdent 97, 102,
33r), Odane, Hodane, Hodant 99, 94, Budenc 759, Hudtin^ Heudent^
Ileudenc {O'À , Verard, Jauot ; cf. § 104. J. Maugin change le nom en
Faisant.
1. Dans la Tav. RU. il a un rêve de mauvais augure, où il se voit
gravemont blessé par un cerf (p. 167).
5. Trente, J. Maugin.
0. Cela mo parait ressembler encore plus à la légende d'Her-
cule et Lychas (Ovide Met. 9, 211 ss.) que la mort de Lucan étouffé par
Arthur [Mort Arlu ; P. Paris, Rom. d. t. T. R., V, 350), appelée par
P. Paris {ih, en note) « un souvenir à peu près évident n de celte
légende. — Tristan est ici Hercule, comme ailleurs il est (Thésée (le
tribut de Cornimaiile ; lu destruction des géants et des monstres : a il
délivre Inujtiurs ceux qui sont en tristesse » f° 00 d. — les voiles
blanches ou noires). Cf. la Romania, 15, 485.
7. Ces détails pas dans 334 et les autres.
— 45 —
J^n.
leur envoyer BrangaÏD. Celle-ci vient et dit à Tristan d'aller
en Petite- Bretagne, chez le roi HoeU dont la fille, heut aux ripasse chez le
Manches mains, le guérira, car Iseut la blonde est trop surveil- pet/teffireta-
lée pour qu'il puisse la voHh gne.
55. Tristan, à qui le nom d'Iseut paraît être de bon augure, Tristan guéri
part avec Gouvernai * ; ils arrivent sans encombre à Uomac -. P?î '®*^"i **"*
-iijr^-r* 'Dianches-
viUe de PetUe-Brelagne, et trouvent le roi en train de forti- mains.
fier le château d'Halingue^ contre un comte voisin, Agrippe le
grand*. HoCl recommande Tristan aux soins d'Iseut, sa fille,
qui le guérit; il se résout alors à abandonner Iseut de Cor-
nouaille pour l'autre aux blanches mains, qui l'aime <[V 82). -
Le roi Hoël a le dessous dans la guerre. Kahedin '", son fils, Kahedm.
est grièvement blessé, et Agrippe assiège Hoël dans sa cité
avec dix bataillons, de cinq cents hommes chacun; il fait
avancer les deux premiers vers la ville et poste les huit autres
dans la forêt. Hoêl se désole ; il n'a plus d'espoir, Kahedin
étant blessé. Gouvernai lui parle de la bravoure de Tristan,
sans le nommer, et Hoël l'envoie chercher. Tristan, qui, Tristan aide
du haut des murs, avait regardé les préparatifs des assié- i'yrL*'""* '"
géants, était déjà descendu pour prendre part à la bataille, en se
rappelant celle où Lancelot amena les hommes de Galehout à
faire hommage à Arthur. Il appelle Gouvernai et se fait
armer. Gouvernai avertit le roi, qui rassemble ses gens. On
fait une sortie : Tristan tue Alquin ^, le neveu du comte
Agrippe, et fait des merveilles de prouesse. Agrippe est tué, et
Hoël recouvre sa terre.
Tristan dit enfin son nom.
56. Un jour, Kahedin et Tristan se promènent à cheval
ensemble. Tristan songe à Iseut la blonde, et sa tristesse l'ac-
cable au point de le faire tomber évanoui de son cheval.
Revenu à lui, il parle de son amour pour Iseut. Kahedin croit
1. Ce voyage de Tr. en Pet.-Br. est précédé dans la Tav. Rit. (p.
173-187) d'une interpolation de plusieurs épisodes.
2. Chasee 104, manque dans 103 ; Hamac [Hausac) les autres.
3. Htttinde 100, iiarlinge 335, /{atuige T.j9, Alinge lOi. Habuguc
tes. Balingresi. Maugiu.
4. Le grand, paa dans 103.
5. Var.,dans les autres, Kehedin (dans 103 aussi;. Tressau et Ûuu-
lop-Liebrecht : Phérédin; Encycl. Britann. : Peredur, Pheredur: Tav.
Rit. : Gheddino.
6. AquynZSA, Aiquin 759; AlgiusZ. Maugiu.
Trislan sp
marif,'.
— 4(i —
qu'il s'agit de sa sœur et le dit à son père, qui la donne en
mariage îi Tristan. Celui-ci accepte; le nom d'Iseut y entre
pour beaucoup.
Il se marie donc, mais il reste fidèle h la reine Iseut
quant au point principal, et la naïve Iseut est contente. Gou-
vernai se réjouit : il croit que Tristan a oublié Iseut de Cor-
nouaille ; mais Trislan se trouve dans un singulier embar-
ras, et grant est la bactaitle des deux Yseltes '. Ho5l
investit son gendre du royaume de la Petite-Bretagne. Un
an s'écoule.
I 57. Iseut apprend la nouvelle du mariage de Tristan et en
La messagère fesi désespérée ^ Elle charge une demoiselle de porter à la
l'eine Guenièvre une lettre, dans laquelle elle lui demande
ponseiï ^ (P* 85).
il' Iseut.
Tristan ne peut." 58. Un jour Kahedin et Tristan se promènent à cheval, au
CornouaUie. ** bord de la mer. Tristan, songeant qu'il y a un an qu'il n'a vu
Iseut la l)londe, pleure ; interrogé i)ar Kahedin, il avoue tout.
Kahedin, qui ne se montre pas fÂché le moins du monde,
approuve la résolution de son beau-trère d'aller en Gor-
nouaille et d'emmener Iseut en Logres ou en Benoïc pour
y passer le reste de sa vie avec elle, et il obtient la permis-
sion d'accompagner Tristan, car il a grande envie de voir
Iseut, et il désire réconforter son beau-frère.
Uncelotaccom- 59. Lancelot quitte la i^our d'Arthur avec la messagère
niSselle^ «TIh G^^'oy^tî V^^' Iseut et portant hi réponse de Guenièvre. On va
aeut. j loger chez une dame veuve , qui renseigne Lancelot sur le
Le château F6- chastcl Félon '', dont la chiUelainc ne peut èlre guérie •' que par
"" : le sang d'une vierge, fille de roi, et où les chevaliers retiennent
i. Sic dans tous loa autres sauf 334 t'I 103.
2. Elle envoie Branf^ain, (jui part ei trouve Trist. ; après quoi ils
partent avec Kaliodiii ; ])uis !'é])iso(le lie Damantes (vny. plus loin),
dans la Tav. Rit., où l'épisode du Servage et les aventures de Brunor
aux Desirnis de Soreloys ne se trouvent pas.
3. Celte lettre commence uinsi : .1 vous^ madame la roïne Ge., qi
de beauté et de valor et de courtoisie et de proesce avés passées et sonnon-
tces totes les daines du monde, etc. {334 ; gui de bontez et de biautez H
de cortoisies et de hautt-sces et de valeur et de sens, etc.
\. Ici commence le ms. 750. — Cf.. pourle château, § 515 el Merlin,
II, Hi. (éd. G. Paris).
5. Sa maladii^ n'est pas spéciliée.
_ 47 —
les demoiselles qui passent. Lancelot voudrait y aller, mais il /'
apprend que le corps d'un aexd chevalier ne suffît pas : la pré- j
sencc de la demoiselle est indispensable. Un chevalier de la >
Pelite-Brelagne arrive ; on parie de Tristan : Lancelot dit du !
mal de lui et se déclare son ennemi ; le chevalier, qui s'ap- ^ianceiot se dé-
pelle Sup{p)inable ' , retourne dans son pays et raconte cela i de^Trislao^"*
à Tristan.
Tristan compi-enil que Lancelot le hait parce qu'il a épousé i
Iseut aux blanches mains et abandonné l'autre Iseut. Cepen- \
danl, sa femme est toujours vierge et ne se doute de rien : ':
c'est en son honneur, croit-elle, que Tristan compose ce grand !
nombi*e de motets et de chansonnettes, où revient à chaque l
instant le nom d'Iseut.
60. La messagère disent lui apporte la réponse * de Gue-
nièvre à sa lettre, qui la console beaucoup. Puis elle envoie
Braogain porter une lettre à Tristan pour le faire revenir en
Cornouaille.
61. Lamorat, ayant quitté le chevalier qu'il avait chargé de
remettre le cor à la cour du roi Marc, retourne en Grande-
Bretagne, mais une tempête le jette sur la côte du Norgales ^ :
des pêcheui-s le sauvent, au dernier moment, de la mort
dans les flols. Il se trouve à Textréniité de Norgales, devant
Vlsle au Géant, dans le pays du Servage^ dont l'étroite entrée, Lamorat au |>ays
qui ne donne accès qu'à un homme à la fois, est fermée par **" Serrage.
un château où habitent des géants qui n'admettent que des
1. Ici commence (f* 39, après une première partie en italien qui
raconte des aventures de Guiron le courtois} le ms. 12599. — Le nom
du chevalier est Pinabel dan» 7.j0, 12599, 103; Supinades d. 104.
[Supynah^ly les autres; J. Maugin : Nicoran).
2. La lettre commence ainsi : A vos, madame Yselt, roine de Cor-
nouaHUj *i bone (dame 334) et si befe et si gracieuse de toutes choses,
etc.
3. Ainsi tous les mss., sauf 750 et 12599, qui passent à Lamorat,
comme les autres, après la lettre d'Iseut, mais en disant : Or dit li
eofUes que quant Lamorat se fu partiz de Belinant iorguellex en tel
manière corn ge vos ai devisé ça arieres, et il fu entrez en la nef avec li
homes Belignant, li marinier qui laienz estaient et qui moût devraient
qu'a eussent acompli le coman^ement de lor seingnor et qu'il eiissent
amené Lamorat en la Grani Bretaigne, ensint com lor seignor lor avait
comandé, — ils font naufra^rc ; puis il y a accord. Comme les autres mss.
parlent du sacrifice qu'a fait Belinant pour Lamorat (v. § 66), il est
probable que le séjour de Lam. chez Bel. a été raconté par 750 et
12599 après l'envoi du cor et sauté par les autres (cf. § 47).
— 48 —
chevaliers désarmés, et où celui qui entre est cmprisonaéà
Nabon. jamais. Lechef decesgéants, A'iaAoïi{var. iVaôor) le noir, a peuplé
sa vallée des étrangei-s qu'il retient. Undeschcvaliers dota Table
Ronde était venu, mais Nabon l'avait cruellement tué. Lamo-
rat demande à la pêcheuse qui lui raconte tout cela le nom de
ce chevalier : c'était son cousin, Guivret le petit K Lamorat se
propose de le venger. Il prie les pêcheurs de le délivrer, mais
ils ne peuvent pas; on ne peut sortir, même par mer, les
parages étant entourés des montagnes dites du Port périlleux^
où sont postés de nombreux gardes, chargés de défendre
la sortie à qui que ce soit. Lamorat reste donc chez les
pêcheurs. — Nabon fait mander tout le monde, sous peine de
mort, à son chriteau de Glat'^, où son fils sera armé chevalier;
Lamorat y va avec les autres (f" 89).
I 02. Tristan entre un jour avec Iseut et Kahedin dans un
bateau qu'il avait fait en vue de son voyage en Cornouaille :
ilsontrinlentiou de se promener un peu sur mer. Cependant,
tous ti-ois s'endorment au bout de quelque temps, et le bateau,
allant à la dérive, échoue sur une roche. Iseut se blesse
■ au débarquement. Ils gravissent la roche et voient, au pied, une
vaste et belle plaine, environnée de montagnes et dominée
Arrivée de Tris- P^^' ^^^ château, qui s'élève parmi des viles ^. C'est le pays du
tanauServage Servage. Us descendent, et trouvent dans la plaine Segurades
Kahttdin. ^ îivec une demoiselle et un écuyer. Il leur dit que personne ne
peut sortir de ces lieux. « J'ai été, dit-il, en faisant un jeu de
mot, ft sur (5(î(/i»ades) jus(ju*à mon arrivée ici; à partir de ce
moment, je suis coars^ » et il témoigne sa joie de voir Tristan
dans cette position : le voilà puni du tort qu'il lui a fait. Tris-
tan lui reproche son peu de courage. 11 rappelle la victoire,
remportée par lui-môme sur le Morhout et promet de délivrer
4. Ce personnage est mentionné aussi plus loin (voy. ci-dessous),
et, dans plusieurs mt^s., sous un autre nom. Voici les formes (la première
est celle qui se lit à ce piissage-ci ) : Guivret : Guignet [Guiennor] 756, Men-
cion; Mainon 750, Menon (bis) 12591». Mennon (bis) 335, 759, 103,
Menion (bis) les imprimés, Tressau, Menen; Menon 104, Ni/{a)non;
Niennor 3SA, Nyavon; Li€nor97, 102, Niation; Lievois 100; Guivret;
Viennor 09, 04. — Le surnom est partout : le petit, excejjté dans 9-i,
au dernier passage : Viennor le pitous.
X'. Gait 104 ; de l'Estaui 750; de VEstane 13599.
3. Chasiiaus et bours et viles 33-4, 07, 100, 102. Chastiaus et viles
335, 750 ; Ï04. Villes et prays et bois 103. — 750, 12590 seulement :
uu château tlaui! une plaine close de moniaguos. Dans ces deux mss.
Tristan monte au sommet de la roche tout seul avant d'y conduire les
autres.
— 49 —
le Servage : Segurades lui fait ses excuses en s'agenouillant, et
Tristan le relève. Segurades les amène à l'hôtel d'une dame
veuve^ son hôtesse, qui espère, dit-elle, que Dieu les délivrera,
comme jadis il délivra le peuple d*IsraCl du servage Pharaon.
Malheureusement, il n'y a pas d'armes. Le lendemain le son
d'un corannonce l'heure de partir pour la fête du château de La fôte au châ
Glat, et on s'y rend à pied. Iseut, bientôt trop fatiguée pour '^''*" ^^^ ^*°'-
continuer la marche, reste dans une chapelle où se trouve
un beau tombeau, qui est pourtant inférieur, suivant leur
hôtesse, à celui d'Hector de Gaunes, le père do Blioberis. Un
chevalier de la Table Ronde y avait été enterré par ceux des
captifs qui étaient de Logres ; on lui avait mis un chapiau
sur la tête, parce qu'il était jeune ; quant à la tombe, on
l'avait trouvée telle quelle. Le chevalier s'appelait Guignol *
le petit et était de la lignée du roi Pelinor de Listenois.
Nahon ^ Je fit detrencier quand il sut qu'il était de la Table
Bonde. Il se trouve que ce chevalier a rendu un service à
Tristan, qui se promet de le venger ((* 92).
On passe la nuit dans la chapelle, et on arrive au château le
lendemain. La fête est célébrée dans la plaine devant le châ-
teau, près de la rivière appelée Uarse ^ Nabon, qui a réuni
toute sa lignée à l'occasion de cette fête, fait dresser deux ^
pavillons et une tente, et ordonne que ceux de Logres et ceux
de Norgales se tiennent à deux endroits différents : il veut
savoir de quel côté sont les meilleurs chevaliers et, notamment,
les meilleurs escrimeurs; l'arme est le bâton.
63. Nahon dit à un valet de choisir, des partis de Logres
et de Norgales, les deux hommes qui sont de la meilleure
apparence pour la lutte. L'un des choisis est Lamorat, qui
n'ose refuser. Un chevalier, le meilleur du monde de son eage
et de très haute lignée ^ dit à Tristan et à Segurades que c'est
Lamorat, que Tristan n'a pu reconnaître. Lamorat se montre
supérieur à son adversaire, qui se rue sur lui pour lutter,
mais est jeté rudement à terre. Nabon commande aux autres
Norgalois de venger leur camarade : Lamorat bat tout le
inonde. Nabon, désireux de montrer au peuple sa supériorité,
1. Plus loin : Guiennor; plus haut : Guivret; voy. ci-dessus.
2. Cette remarque pas dans 756; 94, 99.
3. Ecrit aussi Marce^ Marze.
k. .U., de même 99; 334 et 1. aut. : trois [.fli.].
5. Cette phrase a été omise dans 756 par négligence.
LôSBTH. — Tristan. 4
^ 50 —
escrime avec Lamoral, qu'il épargne, du reste, autant que pos-
sible. En ce moment Tristan voudrait bien être à la place
de Lamorat : l'escrime et le jeu d'échecs sont les deux choses
du monde qu'il connaît le mieux, dit-il â Segurades, qui prédit
que le géant défiera d'autres après Lamorat ; en effet, Nabon
imnrat vaincu ayant vaincu Lamorat, qu'il admire trop pour le tuer,
par Nabon. demande à ceux de Logres s'il y a quelqu'un d'entre eux qui
ose se mesurer avec lui à l'escrime. Tristan, qui se croit sur
de la victoire, prie Segurades d'ameuter le peuple contre les
gens du géant, quand celui-ci sera tué, et s'avance vers Nabon,
qui demande son nom. Tristan ne refuse pas : « Jamais je ne
cachai mon nom à qui me le demanda •. » Le géant, appre-
nant que c'est le célèbre Tristan (Lamorat l'a déjà reconnu),
aurait eu peur, s'il avait dû se battre avec lui à l'épée ; au
bilton il croit bien ôtre le premier. Au début, Tristan feint de
ne pas savoir grand'chose de ce jeu, pour faire oublier la
prudence au géant, qui ne lance que de petits coups, voulant
faire voir au peuple sa générosité envere un adversaire plus
Tristan faible que lui. Enfin Tristiin le terrasse d'un coup et l'assomme
lomiihe de Na- ,, . c? j n t • • .. .
iHHî. d un autre, segurades crie : « Or a la mesjtie au jatant f » etce
cri de guerre est répété partout. Tristan, s'étant emparé d'une
épée, tue le fils de Nabon; les parents du géant sont mis à
mort, et tous les corps sont jetés dans la mer. Ainsi périt
Nabon, qui tenait en sa prison plus de deux mille per-
sonnes-, tant chevaliei-s que d'autres, des royaumes de Logres
et de Norgalcs; tous sont désormais libres, grâce à Tris-
tîin. On remercie vivement celui-ci, qui attribue soii suc-
cès au secours de Dieu. Comme Tristan et Lamorat
refusent la seigneurie qu'on leur offre, Segurades est proclamé
seigneur du pays, qu'il fit appeler dès lors la Franchise
Tristan (P 96); il se réserve la liberté d'aller de temps
en temps en Logres pour faire ciievalerie. Tristan, à qui
Iseut a représenté l'iuriuiétude qui doit régner à la cour de
Hoél h cause de leur absence, part le surlendemain avec elle
et sou beau-frère ; ils sont reçus avec une grande joie par
Hoël. Le roi avait surtout regretté Trist;iu, qui est extrôme-
1. Do m. Oi, 99. 3'^h et les antres : Je no le cachai jamaiR pour
poor que je eiisse d'ummequi mal me vousist ferc. (Dans 102, remplaco-
mont <hi feuillet S4).
2. Trois m. 33ô. liOyj.
— 51 —
ment populaire en Petite-Bretagne. Les Bretoas firent un lai
sur cette aventure : Je lai de la Franchise Tristati '.
Dans cette môme semaine arrive la lettre d'Iseut; Kahedin
et Tristan vont en Gornouaille ; on découvre qu'Iseut aux
blanches mains est encore vierge ^.
64. Lamorat quitte la Franchise et se loge dans un ermitage, Lamorat
où il raconte aux ermites ce qui s'est passé dans l'ancien pays proiio.
duServage. Le lendemain, aprèsavoir entendu lamesseavecbon-
heur, il part et trouve un chevalier qui se bat avec quatre cheva-
liers ; Lsmiorat se tourne contre les agresseurs après les avoir
vainement engagés à cesser cette bataille indigne, et en blesse
deux, dont l'un s'enfuit ; les deux autres suivent son exemple. Le
chevalier veut les poursuivre, mais Lamorat l'en empêche. Ils
partent ensemble ; leur destination est la cour d'Arthur. Lamo-
rat demande au chevalier s'il a vu dernièrement des compa-
gnons de la Table Ronde : « Aucun, dit celui-ci, sauf Keu,
que j'abattis ; le jour même je défiai uu autre chevalier,
qui portait un écu vert sans enseignes ; il me désarçonna cl
eut après la courtoisie de me ramener mon cheval. » Ils rea-
contrent ce chevalier ^, qui porte, cette fois, un écu blanc. Le
compagnon de Lamorat veut se venger ^, malgré Lamorat, et
force le nouveau venu de jouter : il est renversé avec son che-
val. Lamorat, qui joute après, est également désarçonné ^ ; dési-
reux de connaître le vainqueur, ilcourtaprès lui et lui demande
son nom ; l'autre ne voulant pas le lui dire, il lui demande s'il
est de la Table Ronde. « Qui êtes- vous, sire chevalier.^ » dit
l'autre; Lamorat se nomme avec infiniment de modestie. I^
chevalier se fait alors connaître : c'est Lancelot. Lamorat veut
raccompagner-, Lancelot n'y consent pas, et Lamorat retourne
à son compagnon, à qui Lancelot lui a demandé de ne pas
dire son nom, Lamorat, de retour, demande au chevalier qui
i. U est en eiïet très probable que le fund de cet <5pisodc a été
fourni par un lai, utilise par le prosateur. Le cri .souvent répète : Or
a la mesnie aujaiant, un vers octosyUabique, fait l'effet d'être un reste
du poème; on l'aura conservé à cause de son caractère de refrain.
2. Cf. la préface, § vi.
3. D est accompagné d'un chevalier et d'un écuyer, 334 e. I. a.
4. Il dit : a Vus la un chevalier qui aixtnf hier ine navra s dans
tous les mss. ; c'est cependant celui m*^me dont ils viennent de parler,
«750, 12599, 104 portent celui; 103 : le ch.
5. 750 et 12599; les autres ne font pas jouter Lamorat avec ce
chevalier.
— 52 —
il est : il s'appelle Frolle *, et est venu en Logrea de loin pour
se perfectionner en chevalerie. 11 veut savoir le nom de Lamo-
rat, qui se dit compagnon de la Table Ronde, mais d'une
renommée inférieure à celle de son père, Pelinor de Listenois.
« Et votre nom? — Lamorat de Gales. » Frolle s'arrête et
se déclare l'ennemi mortel de Lamorat, dont le père, dit-il,
a tué le sien ^ devant Camaaloth, et il le quitte en le meDa-
çant.
65. Lamorat arrive à une fontaine, où il trouve une dame
avec son chevalier, qui est endormi. Survient Gauvain. La
dame plaît à Lamorat, et il veut remmener après avoir dé6é et
renversé son chevalier, mais Gauvain le prévient et s'en va
avec la dame; apprenant son nom, Lamorat ne veut pas le
combattre et se borne à lui reprocher sa vilenie. Gauvain est
rencontré et abattu par Belinant ^ l'orgueilleux, qui avait tué
jadis ses deux entants pour l'amour de Lamorat ^. Belinant a
la courtoisie d'aller avec la demoiselle rejoindre son chevalier,
qui se trouve être leur cousin Luce ^ (P* 100). Ils le trouvent
amorat et Bo- mort, et Belinant poursuit et atteint Lamorat, Leur combat est
'"'^" ' long et pénible ; ils se nomment pendant une pause, et Beli-
nant refuse de pardonner à Lamorat, qui s'excuse de son mieux.
Belinant, à la fin, est à bout, et Lamorat le fait transporter
dans une abbaye; puis il reprend son chemin et arrive, ie
jour de PAques, à la cour d'Arthur, à Camaaloth.
66. A la cour, Lamorat raconte ses aventures; Tristan et
Lancelot, dit-il, sont les deux meilleurs chevaliers, auxquels
on peut ajouter, en troisième, Palamède(f 102).
Le mardi arrive un jeune homme, de dix-neuf ans, en che~
innse et en cote d'un vert samit ovré a or ; cette cotte est pleine
3 raki à la d'entailles, etKeu en appelle le porteur le valet a la cote mal
fjîj!'^ "'"^ ^*^''" taillée. Il dit au roi qu'il est venu à sa cour, dont il connaît la
bonté pour les faibles et les malheureux, pour être armé che-
valier de la main d'Arthur. Le roi veut savoir, auparavant,
quel(jue chose de son estre ; le jeune homme fait remarquer,
avec beaucoup de franchise, que le roi ne devrait point s'oc-
1. Var. Froillenly Frôlant, Froille, Freille. [FrioleJ. Maugin.)
2. Ainsi 750, 12599; les autres lui font attribuer cette mort à
Lamorat lui-même.
3. Vîir. Belyant; Belignant (llelynas 103).
^. Voy. §fil.
5. Lo nom pas dans 104.
— 53 —
cuper plutôt de son extraction que de sa valeur. Gaheriet
intercède en sa faveur, mais le roi hésite toujours. Gaheriet,
lui rappelant les débuts de Lancelot, qui, également, vint à
la cour et fut armé chevalier sans qu'on le connût, veut bien
se charger de la responsabilité ; Lamorat le seconde, et le roi
promet enfin d'armer le jeune homme chevalier le lendemain;
il le l'ecommande à Gaheriet, et lui demande des détails *. Son
père, très bon chevalier, a été tué; par qui? Il ne veut pas
le dire; il a été assassiné par un chevalier qui le trouva un
jour qu'il chevauchait désarmé, habillé comme Test en ce
moment son fils, dont la cotte représente, par les entailles, les
blessures de son père; il la portera jusqu'à ce qu'il l'ait vengé.
L'assassin est un des meilleurs chevaliers du monde, mais
Brunor * n'en perd pas le courage, sa cause étant la bonne. Il
refuse de dire davantage et reste avec Gaheriet et Lamorat.
67. Le roi va à la chasse avec la plupart des chevaliers ; le
valet reste à la maison , où la reine cherche en vain à le
faire parler de ses affaires. Un lion, que le roi avait à la cour
depuis deux ans et qui avait rompu sa chaîne ^, jette la cons-
ternation parmi les dames ; même les chevaliers, au nombre de
dixâpeu près et parmi eux Keu , s'enfuient. Le valet, qui est indi-
gné de cette poltronnerie, ayant évité le bond du lion, le tue avec
son épée, qu'il n'a pas voulu quitter, ce qui lui a valu des
remarques moqueuses de la part des dames ; cet exploit le fait
beaucoup admirer. Le lendemain il est armé chevalier.
68. Arrive une demoiselle portant un écu. Keu s'oHrc poli- La demoîselh
ment à l'en débarrasser : elle lui fait savoir qu'il n'est pas mesdisant.
digne de porter un écu pareil. Puis elle dit au roi qu'un che-
valiernouveau cherchant des aventures en a trouvé une fort mer-
veilleuse ; il Ta tentée, mais a été blessé mortellement. La demoi-
selle vint à passer devant la fontaine où il se mourait : il la
reconnut, se plaignit de ce qu'il n'avait pu mener à fin cette
aventure et la pria d'aller porter son écu — vert avec une
1. Dans tous les mss. sauf 99, 100, 335, le roi lui demaDde aussi
son nom : C'est Brunor le noir {750, 12559, 103 ; les autres : Brun
[Bron) le noir) ; cela doit être une erreur, comme nous le voyons par
la suite; v. § 68 : le roi ne sait point comment il s'appelle.
2. Brunor étant en effet, comme nous le voyons ailleurs, le nom du
valet à la cotte mal taillée, je l'appellerai ainsi, pour plus de commo-
dité.
3. 756 : Sa chaîne li estait rote (lacune d. 759).
— 54 —
main blanche qui lient une épée nue — à la cour d'Arthur et
d'inviter les compagnons de la Table Ronde, en les saluant de
la part du chevalier amoureux, à lui succéder en se rendant
aux Destroiz de Soreloj/s, par devers Norgales : s'ils peuvent
accomplir l'aventure de l'écu, ils acquerront beaucoup de
gloire. — Aucun des chevaliers n'ose s'en charger; la
lignée de Ban n'est pas présente. Le roi, très ennuyé, se
décide à aller lui-même, quand Brunor lui demande un don :
c'est de s'en charger ; le roi se dit bien qu'il est trop jeune,
mais il lui a déjà accordé son don (f 105). La demoiselle
trouve ce choix ridicule, car l'aventure donnerait assez à
faire à Lancelot lui-môme; elle ne veut pas de ce chevalier
nouveau et s'en va brusquement. Brunor dit adieu au
roi, qui tâche vainement de le retenir; ses deux écuyers lui
apportent ses armes ; au lieu de sou écu, il prend celui que
la demoiselle a laissé et part. Le roi s'écrie : n Hal sei-
gnors chevaliers, deceii somes, Nostre chevaliers se part de
notts, et encore ne savons nous rien de son nom ^ Un cheva-
lier court après le valet, et lui dit que le roi regrette de ne
lui avoir pas demandé son nom pendant qu'il était chez lui.
Brunor répond qu'il veut garder le nom que Keu lui a donné,
jusqu'à ce que sa douleur et sa tristesse soient tournées en
joie. Arthur ne veut pourtant pas l'appeler valet, car il a sait
bien qu'il sera bon chevalier 2 ».
imnor la suit. G9. Brunor rejoint la demoiselle, qui le reçoit fort ma! :
elle lui reproche durement sa jeunesse et le prie de retourner,
mais il continue à la suivre. Apparaît Daguenet ■*, le fou du
roi Arthur; on s'amusait souvent à l'armer et à le laisser par-
tir en aventures; il haïssait les chevaliers de Cornouaille et
croyait en combattre partout. Brunor l'abat de cheval, naturel-
lement sans le connaître : là-dessus la demoiselle le gabe infi-
niment. On rencontre ensuite un chevalier blessé; son nain
1. Aussi 750, I2y90, IO;i, dans InsqucU \o roi sVst cependant
déjà fait dire le nom d<; Hninnr (v. § 07) ; 750 et 334 donnent la même
exclamation, mais il la motiv(MU en disant quo le roi ne se rappelle
plus ce nom ; de mt^me les autres, sauf 335, 99 et 100, où l'oxclama-
tion est toute naturelle, puisque dans ces mss. le roi n'a pas demande
le nom. (Lacune dans 7ô'J.)
2. II semble donc que. les niss. dans lesquels le roi ne demande pas
le nom du valet aient raison.
3. Dagnenel 7rjO. l*>5y!i.
— 55 —
et la demoiselle ' se prenneat de discussioa et s'accablenl d'in-
jures; le chevalier impose enfîu silence au nain, que les
paroles virulentes de la demoiselle ont jeté dans une fureur
indescriptible. Arrive Blioberis de Gaunes, qui rentre à la
cour. A l'instigation de la demoiselle, Brunor joute avec lui :
il est renversé. On descend à une tour dont la dame soigne le
chevalier blessé, qui lui raconte qu'il venait de la cour d'Ar-
thur avec Hector, qui s'était offert à Taider dans une affaire
difficile; puis Hector, ayant jouté avec le chevalier à la teste
glatissant, avait été grièvement blessé (1* 108 c). Après, le che-
valier blessé 2 s'était battu avec un chevalier qui conduisait
une demoiselle : de là ses blessures. Son hôtesse le félicite de
navoir pas tué ce chevalier, qui est son fils à elle-même.
70. La demoiselle mesdisani, dont tout le monde blâme la
mauvaise langue, part le lendemain sans adieux, et Brunor la
suit, quoique continuellement bafoué et renvoyé par elle.
Survient la beste glatissa/tt, chassée par Palamèdo, qui n'est
pas encore au terme où il pourra l'attraper 2; la demoiselle
fait jouter Brunor avec Falamède, qui le désarçonne. Elle II est abaUu jwr
le raille de cette mésaventure, mais Brunor fait remarquer ï*i^amède.
que s'il a été abattu par Blioberis et Palamcde, cela n'est
point étonnant, vu que ce sont deux des raeilleux*s che-
valiers du monde, et la demoiselle se tait, sachant bien qu'il
disoit voir. Puis on trouve Brandelis dormant devant une
fontaine : son écuyer leur dit qu'il avait été blessé au château
de Mal Accueil, situé à une journée de là ; on y a coutume de Le château du
maltraiter les chevaliers, et plus de vingt chevaliers y avaient ^'^ Accueil,
attaqué Brandelis. Lademoiselle se propose d'y aller pour éprou-
ver Brunor. On rencontre Mordret, banni de la cour à cause Mordret.
d'une vilenie qu'il avait faite à une demoiselle*; il est «issez
bon chevalier, mais brutal, orgueilleux et violent. Devant
lui la demoiselle prétend n'être pas conduite par Brunor, et
Mordret promet fie l'accompagner pendant quelques jours;
Brunor refuse cependant de retourner. Ils arrivent près du
Chastel orgueilleux, démoli par Vterpandragon, puis recons- Le chàtoau or-
truit : il est habité par des ennemis du roi Arthur, par des ffuedleux.
1. Appelée constammonl la dom. mesdisant.
2. Appelé dans 750 : le chevalier de Val yoire; d. 12509 : Dcval;
dans les autrcïi : Ten[nor le noir {var. ; T[h anor, Canor-.
3. Finfau fol. 8A d; du fragment 750.
4. Cette remarque pas dans 104.
— 56 —
chevaliers qui font toutes les misères possibles aux chevaliers
de la Table Ronde. Lancelot avait vaincu le cbâtelaîu et
envoyé ses six enfants à la cour d'Arthur ; celui-ci renvoya
leurs têtes à leur père, qui en mourut après avoir ordonné à
ses hommes do le venger ; c'est pourquoi les habitants de ce
château attaquent et emprisonnent les chevaliers passants ;
(ces mauvaises coutumes furent supprimées d'abord par Tris-
tan, puis par Galaad et Blioberis *). Nos voyageurs sont donc
arrêtés par deux chevaliers , postés sur la route. Brunor est
désarçonné, ainsi que Mordret, et les agresseurs emmènent
irunor so déli- leurs chevaux ; Brunor monte alors sur le cheval de l'un des
vre et rejoint écuyers et court après eux ; il tue l'un et poursuit l'autre
gnons. jusque dans la cour du château ; une demoiselle lui indique le
chemin pour sortir, et il se sauve.
lia demoiselle mesdisant dit à Mordret qu'elle croit recon-
naître le Château orgueilleux. Mordret ne veut pas risquer sa
vie en tentant les aventures de ce château : tout cela ne pourra
être terminé que par le bon chevalier, qui mènera à fin les
aventures de Logres. — Les écuyers de Brunor le ci'oient déjà
mort, quand on l'aperçoit près d'une roche où il attend ses
compagnons. Mordret suppose que la demoiselle est mainte-
nant confondue ; mais elle lui apprend que, si un ehevalier
vaincu par ceux du château jiu-e d'abandonner l'hôtel d'Ar-
thur, de poursuivre et de honnir ses anciens camarades autant
que possible, on lui permet de s'en aller sans lui faire aucun
mal. C'est ce qui, selon elle, sera arrivé à Brunor. Celui-ci
nie formellement avoir prêté, de sa vie, d'autre serment que
celui de la chevalerie, mais la demoiselle contiuue à lui dire
des injures. A la fin Mordret, qu'elle respecte beaucoup, en a
assez et lui commande de se taire, en disant qu'à la place du
chevalier il se serait vengé depuis longtemps d'une si mau-
vaise langue. On va se loger chez Cologrenant (Var. KalO'
guernantj Calogrenant), et on repart le lendemain *,
1. Bliob. omis d. 33 i. Il n'est pas racontt^, dans notre roman, com-
ment Tristan fit cesser ces coutumes.
2. Ici 50 présente la jjremière divergence importante : les mss. 750
et 12599 (f" 72 b ss.) continuent a s'occuper de Brunor, tandis que
les autres manuscrits (756, 33-i, 335, 99, 94, 97, 100, !02, 104, 103,
les imprimés, aussi Tax). Rit., Tressan et Dunlop-Liebrecht) reviennent
à Tristan ot racontent ses aventures dans la forêt do Damantes : Mes
a tant lesse orez H contes d'eulz touz et retorne[n) a parler de Tristan^ qi
estait encore en la Pcliie Bretaigne, ou il encore demouroit.
71 a. (75 0, fi 13 b,el les autres]. Dans la même semaine où Tris-
— 57 —
71. On arrive (750, f* 35 b) à une croix d'où partent deux che- Brunor fïuUte la
mins. Brunor prend, malgré tout le monde, le chemin droit*, demoiselle.
bien qu^une inscription dise qu'il est réservé au chevalier
1. Pour l'épisode suivant, rapidement développé ici, cf. le travail
laissé par Brakelmann et publié en partie par M. Suchier (v. Zeitschr.
f. detUsehe Phil., XVUI, 81 ss.).
tan avait avoué à Kahedin son amour pour Iseut la blonde, ils che-
vauchent ensemble au bord de la mer. Ils rencontrent une demoiselle
que Tristan, à sa grande joie, reconnaît pour Brangain. Elle lui
apporte la lettre (en prose] dans laquelle Iseut prie Tristan de revenir
auprès d'elle {Amù 7*., en dotor et en tristesce m'avez mise, etc.) [a].
Tristan part aussitôt avec Kabedin, Gouvernai et Brangain, pour le
Léonois, à ce qu'il dit à Hoêl. Une tempête les porte en Grande-Bre-
tagne, près de la forêt enchantée de Damantes [b], située sur la Trontière Tristan dans le
de Logres et de Norgales ; c'est là que la dame du Lac avait empri- Damantes,
sonné Merlin, et Tristan voudrait bien employer une dizaine de jours
k trouver le tombeau du célèbre enchanteur, a Entrons toujours, dit
Kabedin ; les chevaliers sont toujours sûrs de trouver des aventures
dans cette forêt ; allons donc voir ce que nous pourrons y trouver
nous-mêmes ; nos compagnons nous attendront ici trois jours ou même
plus, se mestiers en est. » Tristan dit aux marins de les attendre dix
jours ; après ce terme, ils partiront pour la Cornouaille, où ils atten-
dront au ehastel du Pas. Puis Kahedin s'en va avec Tristan, qui ne
veut pas même la compagnie de Gouvernai. Il s'enfoncent dans la
forêt ; un ermite les renseigne et leur dit que le roi Arthur est entré
dans cette forêt il y a quatre mois(r), et qu'il n'en peut sortir. L'ermite
n'ose s'éloigner de sa maisonnette ; s'il le faisait, il n'y pourrait rentrer.
n leur dit encore qu'on trouve toujours des aventures au Pin des deux [d]
Dames. Le lendemain, les deux compagnons partent, trouvent à une
fontaine un chevalier portant des armes toutes noires et sont renversés
par lui ; le chevalier escrime après avec Tristan ; pendant une pause,
ils se font connaître : le chevalier est Lamorat ; il est, dit-il, en quête
du roi Arthur, qui est entré dans la forêt il y a trois [e] mois, qui n'a
plus été re^it depuis et qu'on dit déjà mort. Tristan menace Lamorat,
pour l'éprouver; comme celui-ci ne se montre point effrayé, Tristan
fait cesser la bataille. Kahedin, blessé trop grièvement pour monter à
cheval, reste chez un forestier. Tristan s'en va avec Lamorat à la
quête d'Arthur. Tout à coup ils voient passer ta heste glatissant, qui a
des pieds de cerf, les cuisses et la queue d'un lion f/^', le corps d'un léo-
■, L'Ofdre do ^rinemeiits dilRre an peu dans 103 : quand on est arrlré à la «roix. Slordrct
prend k gutebt. et Bninor avec la demoiselle metditant à droite (comme dans 7b0) ; pais ils
■ODt njabita pu Lancelot. coomie noua le rerrons plos t»ln (f 8^, note) ; alors sealement Bran-
t/ia trouve Tristan en Petite- Bretagne ; à partir de Ik, 103 ponrsoit comme les antres.
*. »MeCl. a.fSaof 7M (Oano/rej}, M, 94 {Darmentei), 104 [DarnenUi]. Tïessan .- d'Jr-
mm/«i.
€. {.'■ wtaii »7, 100, 103.
4. TroigdamfiiH, 8S5. 97, 100. lOS; guafre lOf ; p&s <le n<im >1ans lOS.
e. Phn bant, l'ermite disait qoatre mois.
f. Cmiaet4ec*rf 109.
— 58 —
meschaant d'amors^ et au bon chevalier. La demoiselle
mesdisant et Mordret se séparent de Brunor. Il arrive au chd-
1. M, delmor 750.
La bcste glatis- pani, ïa tête d'un serpent, et qui pousse un glapissement égal à celui
sant. de cent (a) brochets. Ils se mettent à la poursuite de la bête (P* 102) et
sont rejoints par un chevalier que Ijamorat dit être le meilleur cheva-
lier du monde, fors Lancelot. Lamorat veut s'essayer avec lui ; le
clicvalier les abat successivement, lui et Tristan, et se met à la pour-
suite de la bêle. Lamorat ne sait pas son nom : c'est, dit-ii, le cheva-
lier à la &C£t«! «y/afiuant (b). Tristan, désireux de le connaître, envoie
Lamorat (c) lui dire de se retrouver dans quatre jour«, pour jouter, à la
fontaine où ils se sont rencontrés.
72 a. Lamorat rencontre Gauvaiii, qui entraîne une demoiselle.
Discussion. Gauvain reproche à Lamorat la mort de Loth [dj par la
main de Pelinor et le menace de le tuer; mais il est désarçonné et s'en
va; la demoiselle s'est enfuie. — Il fait nuit; Lamorat arrive aune
chapelle déserte en ruine : il se couche et est sur le point de s'endor-
mir, quaud survient Meleaf<uant, h; fils du roiBademagu. Il se couche
à l'entrée de lachapellt^ et se plaint vivement de .son amour pour Gue-
nièvre. Lamorat, ([uî a tout entendu, s'éloigne le lendemain matin. Il
rencontre un chevalier (jui l'abat : c'est le roi Arthur, à ce que lut
disent deux chevaliers qu'il trouve ensuite (f" 116). Ils sont de
Gal{tjes, des environs du chastet de Fortune, et cherchent Lancelot,
qui a tué un de leurs frères il y a trois jours. Lamorat leur représente
(ju'ils ne pourront giière se venger d'un tel ennemi. A l'instant même
Lancelot, que Lamurat reconnaît à son écu(e), vient à passer; les deux
chevaliers ont peur et ne l'attaquent point. Lamorat les quitte et va
saluer Lancelot ; il lui dit que Tristan est dans la forêt et qu'il pourra
le voir â la fontaine le jtnir du rendez-vous. Lanctdttt est bien décidé
à y aller. Meleaguant passe. Lancelot ne le connaît pas. Lamorat le
nomme, mais ne révèle jias ce qu'il a apjtris de son amour pour Gue-
uièvre ; Lancelot part en priant Lamorat de saluer Tristan de sa part,
s'il le trouve. Meleaguant rejoint T^amorat, qui engage une bataille
avec lui i)arce qu'il ne trouve pas la reine d'Orc(h)anie, la dame de
Lamorat, aussi belle (jue Guenièvre. Lancelot reparaît accompagné
de Blioheris, (ju'il avait rencontré, et arrête la bataille; mais, quand
il en apprend la cause, il entre en fureur C()nlre Lamorat et veut absolu-
ment jouter ; Blioheris parvient enlin à calmer ce grand courroux.
Lamorat, craignant la colère de Lancelot, rend hommage à la beauté
supérieure de Guenièvre.
73 a. Tristan, demandant jtartout des nouvelles du chevalier à la
besle glatissant, rencontre le sénéchal Ken f/), qui se joint à lui. Ils
II. fingt 3.-)-l et I«t autros. sauf !)9. !)l. qui {lortuitt dir (Mntigln : quatre dontainei). Cf.
I lo" «ou*.
h. Le rhcv. à la brtff gltifitsaiil c-tt, flans iintrc roman, toujours l'alnmètle ; dans Is Tar.
Rit. (p. '21 1). c'est ici l'iTccval, mais â la p. S-19, c'vM Palanu'ile.
r. I>aus la Tar. Hit. Tristan va le clicrclirr lui-Q]ônu>.
d, Lntli <t'0rranii.>, le pèrn de Oaiivaiu vt flr ses frèms.
r. Cette remarque pas ilnus 756, 101,
f. Tressan p:irtnat ; Trfu.
— 59 —
leau du Mal accueil, où on le prive de ses armes et de son Urunor au châ
cheval. Puis il venge son hôte Lyas^ qui est ramené mourant At^neiL
après un combat avec Agravain. Bruaor poursuit le vain- *'}»=*
queur et le laisse pour mort. Âgravain est trouvé par son
frère Mordret, qui arrive avec la demoiselle mesdisant. Ce fut
là le commencement de la haine de Gauvaîn et de ses frères
pour Brunor, haine qui dura jusqu'à la bataille de Salubieres^y
amenée surtout par la méchanceté de Mordret ^.
i. Salesbieres 12599.
2. Le teite coatcoant ces dernières remarques est donné par Brakcl-
mann (Zeitschr. f.deutsche PMI., XVIII, p. 90), qui cependant leur prête
une importance qu'elles n'ont pu avoir que pour le roman biographique
de Brunor.
arrivent ensemble à un pont défendu par un chevalier. Tristan alTecio
d'éviter la joute, et Keu, qui le prend pour poltron, abat le chevalier.
A rbùtel, ils trouvent Brandelis et Thor, le fils (VAres^ ttms deux,
comme le sénéchal, en quête d'Arthur. On se moque beaucouj) de Tris-
tan ce soir-là. Keu n'a yms daigné lui demander sou nom, du moment
qu'il a appris qu'il est de Cornouaille. Le lendemain, ils se séparent ;
mais Keu et ses compagnons ont envie d'éprouver Tristan. Ils vont
l'attendre à un carrefour voisin et joutent avec lui ; mais il les abat
tous les trois et continue sa route. Keu et Brandelis le rejoigneiU, près
d'une fontaine, et s'excusent de leur conduite à son égard. Tristan con-
sent à leur dire scm nom, mais ne leur permet pas do l'accompagner.
74 a. Une demoiselle conduit Tristan à une tour. Il y voit une
autre demoiselle qui va trancher la tête au roi Arthur, maintenu par Trisian siuve
deux chevaliers (f" 120). Tristan tue l'un, abat l'autre et délivre le .VrJiur.
roi, qui tue à son tour la demoiselle et le cheviilier survivant. Le roi
raconte à son sauveur que la demoiselle était venue à sa cour dénoncer
un chevalier qui avait tué un des parents d'Arthur ; il l'avait suivie :
après qu'il eut tué le chevalier, la demoiselle lui avait proposé une
autre aventure. II s'était laissé mener à la tour de la fon-t de L)ar-
nantes, où elle lui avait mis au doigt une bagne féée qui lui fit oublier
la reine et aimer la demoiselle. Enfin une des demoiselles de la dame
du Lac lui avait ôté la bague et l'avait jetée dans une rivière. Sur son
conseil. Arthur allait, pour sauver sa vie, couper la tête à sa geôlière ;
mais celle-ci avait appelé ses deux frères : elle allait tuer le roi,
lorsque Tristan était venu le sauver.
Arthur et Tristan rencontrent Hector des Mares en quête du roi.
Tristan blesse Hector, le renverse de cheval et s'éloigne aussitôt. Le roi
va avec Hector lo^rdans un hôtel, où il restent deux jours ; le troisième.
ils voient arriver Ùrandelis *, qui dit tout de suite à Arthur qu'il a été
délivre par Tristan. Le roi voudrait essayer de le rejoindre; mais
Brandelis ne sait pas où il est. Lamorat lui avait appris ((ue Tristan et
m. TU ajoute : et Keu.
— 60 —
Brunor, ayant poursuivi Brchus, qui a tué uoe demoiselle,
s'endort près d'une fontaine. Palamède arrive avec un vallet,
qui revient de Cornouaille, où son maître l'avait envoyé;
Palamède se plaint de son amour. Brunor attaque Brehus,
qui reparaît avec quatre chevaliers, et est sur le point d'être
tué, quand Palamède le délivre. Bohort arrive et joute avec
Brunor empri- Brunor, qui est renversé. Brehus réussit à les emprisonner tous
sonne
trois. II y a dans le chAteau de Brehus une demoiselle détenue
par lui ; ancienne amie de Lionnel, frère de Bohort, elle a
pitié des trois prisonniers et trouve moyen de leur parler ;
puis elle part pour le chilcau de Pi{g)naf)el pour engager
Lancelot, qui va y arriver, à venir les délivrer. Elle rencontre
Lamorat, à qui elle permet de l'accompagner. Lamorat est
Kahedin s'cmi (étaient allés vers la mer. — Le lendemain on retourne à
Camaaioth.
75 a. Tristan trouvo Lamorat à l'endroit convenu et lui dit que le
roi Arthur est délivré; il ne veut rie» ajouter, mais Lamorat le conjure
par la foi qu'il doit à ce qu'il aime le plus au monde ; alors il
raconte tout. Il dit adieu à Lamorat et rejoint Kahedin, avec qui il
s'embarque (a).
A.rrivée en Cor- Le vent est favorable, et au bout de trois jours ils arrivent devant
nouailts. Tintagel. Sur le conspïl de Branpain — « Nous ne pourrons, dit-
olle, nous mettre en la forest [b) du roy Marc sans le conseil de ma dame
la roïne » — ils vont à un château voisin qui est à Dinas ; ils y arrivent
à la nuit. Tristan et Kahedin attendent dans le jardin, et Brangain va
prévenir Dinas, Grande joie . Le lendemain (c), Dinas et Kahedin se
rendent à la cour fd). Kahedin est bien reçu par Marc, qui le prend
pour un chevalier errant ; aussitôt qu'il voit Iseut, il devient amoureux
d'elle. Dinas informe Iseut de l'arrivée de Tristan, mais il ne trouve
aucun moyen do le faire entrer chez elle; alors elle deoise comment il
porroit a lui venir, et il « fit ce qu'elle avait commandé ». Qe vous
diroic-je ? Tr. vint a cort, si qe oncqucz nus ne le sot, et quant la raine le
vit, 7^e demandez mie la joie qi cntr'eulz fu faite. Tristan renseigne Iseut
sur Kahedin (cela manque dans 102. On voit que c'est bien peu
clair ; un peu plus loin, 756, et les autres parlent, eu,x aussi, de la tour ;
de même, au § 81, où la demoiselle do Palamèdo dit que Tristan s'était
introduit dans la maistre tour de TintagolJ. Puis Kahedin, malade
d'amour, fait sa déclaration à Iseut dans une lettre (v. § 76). — A
liartir d'ici la version de 756, etc. s'accorde avec celle de750, à quelques
petites djtrérences près, qui seront données en note.
a. Il n'est plus qacstioii ilu rhi^valicr h In bfttr (ifatissant ; dans In Tar. Rtt. oependant,
Tristnii rencontre Pc^c«^'nt Pt l'tUrnt (p. 331).
b. /'ouimtittecR la forteretxe <1. r. M., 33!i,
V. I.e tendein. mnnqnfi dans 108.
d. Unns la Tar, ftif., tuus «ont bien reçus i>.ir M-irc. Suit le rrndcx>vituB au Jardin et la acène
de In fnrine, rai'unt^- C4imroe dans iH version AeTlutmM M. \ctteT, In légende de Tr., p. 41);
imift la liouchc de la vi'rité ilc Perron lermcil) et l'ùiireuve nu fer chnud, le combat contre le
giaut Ur^sn et le Petit Creu {/'. Jraviulo, cticvitl) ; puis nonvcau st^Jonr des amants dana b
forêt (tonjoiirs comme dans Tlinnias) ; pois Kahedin v-^rit sa lettre à iKUt (roy. cI-deaMOa).
— 61 —
désarçonné par un chevalier qui défend le passage d'un pont
contre les chevaliers de la reine Guenièvre, qu'il hait. Laraorat
et la demoiselle trouvent Lancelot, qui consent à les suivre.
Au retour, conune il fait nuit, le chevalier du pont n'est plug
à son poste de combat ; mais ils le reconnaissent dans le
maître d'un château où ils vont loger.
n leur raconte qu'il est l'ancien seigneur de la Douloureuse ^la^^^Bo^uUu*'-
Garde, Ayant dit du mal de lancelot devant Guenièvre, elle rcuse Garde.
l'avait fait poursuivre par Blioheris, qui l'avait vaincu ; puis
la reine lui avait ordonné de porter son écu sens dessus des-
sous pendant une année, ce qui lui avait fait perdre sa Bancée et
une riche dot — et il exprime toute la haine que lui inspirent
Guenièvre et son amant. Celui-ci le décide à partir avec eux,
en lui promettant de lui faire voir Lancelot. On arrive au château
dcBrehus, et on guette le moment où celui-ci sortira tout seul ;
afin que la vue de trois chevaliers ne Teflraie pas, Lamorat se
cache dans le fourré avec leur hôte. Ce dernier a beau
questionner la demoiselle : elle refuse de lui dire le nom de
Lancelot. Lancelot abat Brehus et le force de rendre ses pri-
sonniers. La demoiselle suit les chevaliers, qui se rendent tous
à Camaalolb, à Texception de Lancelot, qui s'en va de son
côté en compagnie de l'hôte ^
72. Ils rencontrent' trois chevaliers, qui assaillent l'hôte,
leur ennemi ; Lancelot lui vient en aide et le délivre ; puis il Bnmor délivré
lui dit son nom, en lui recommandant de l'éviter à l'avenir, et °°**
se sépare de lui.
73. Lamorat, Bohort, Palamède et Hrunor se séparent éga- Aven tares de
lement les uns des autres. Brunor rejoint ses écuyers et va B^unor.
retrouver la demoiselle mesdisant. II la rencontre, en même
temps que Lancelot, près d'une fontaine. Mordret l'a quittée; son
méprispourBninoradiminué ; cependant, elle désire l'éprouver
encore. Lancelot, qui garde l'incognito, refuse de jo\iter avec
Brunor : on marche de conserve. Hector survient; Lancelot
1. H n'est plus question de l'hôte dans 12599, qui abrège ici et
passe au tombât de Tristaa contre Lancelot au Perron Merlin après une
lacune (au fol. 100 c} et des morceaux détaches, des lettres; suit l'épi-
sode de Kahedin et Palamède (toute cette partie du ms. a probable-
ment été insérée là par une erreur du relieur), puis le combat au Perron
Merlin (C* 107 c), et â partir de là, accord avec 334 e. 1. a. (cf. § 205).
2. A partir d'ici nous n'avons donc que le texte de 750.
— fia-
nça garde de jouter, et Brunor s'en laisse détourner par Lan-
cclot, qui le prévient qu'il sera certainement désarçonné, s'il
accepte le combat. La demoiselle, indignée, les appelle cheva-
hors de GornouaiUe, et Hector part. La courtoisie de Brunor
envers la méchante demoiselle plaît beaucoup à Lancelot et le
décide à ne pas abandonner sa compagnie. Surviennent deux
chevaliers, cherchant Lancelot, pour savoir lequel est le plus
preux, de lui ou de Tristan, qui vient de remporter le prix
d'un tournoi dans la Petite-Bretagne. On discute la valeur des
deux héros. Les chevaliers ne reconnaissent pas Lancelot et se
rendent à la cour d'Arthur pour l'y chercher. — Lancelot
s'amuse à taquiner la demoiselle. Survient Ivain. Brunor
joute avec lui et l'abat malgré Lancelot. La demoiselle, suivie
de Brunor, presse le pas de son palefroi, et Lancelot i-este en
arrièreavec Ivain. Brunor est renversé par le chevalier du pont ,
mais Lancelot triomphe de lui et l'envoie à la reine Gue-
njèvre; puis il rejoint la demoiselle et Brunor, qui se sont
logés dans une maison de religion. Un dos frères, ancien che-
valier, remarque l'écu de Brunor et en donne l'histoire.
L'aventuro des C'est aux Destrois de Soreloys ((ue l'aventure sera menée à fin ;
Soreiovs. ^ ^^ lignée du roi Ban y est surtout intéressée, ce qui donne
grande envie à Lancelot de savoir ce qu*il en est. Un cheva-
lier de cette lignée a déjà une fois terminé Taventure, mais
après sa mort, tout est retombé dans les vieux errements. . —
Cepon. i,e géant, Ceron, parent de Galehout, le seigneur des Iles loin-
taines, s'est brouillé avec ce dernier et s'est établi aux Des-
trois de Soreloys, au temps du couronnement d'Arthur. II a
réussi à emprisonner Galehout, sous prétexte de lui faire voir
un château plus beau que le sien. Galehout a pu néanmoins
envoyer un vallet à la cour d'Arthur pour demander du
Nestor do Gau- sccours il Nestor île Gaunes, à qui il avait jadis rendu service,
nos. Nestor a tué Ceron, délivré Galehout et, refusant toute récom-
pense, il est parti en laissant son écu. Galehout a fait faire autant
d'écus qu'il y a de châteaux et de cités aux Destrots de Sore-
loys ; ces écus sont vermeils, comme celui que Nestor a laissé ;
seulement, Galehout a fait ajouter une main blanche tenant
une épée, pour rappeler que le seul bras de Nestor lui avait
plus profité que tous les autres bras de Soreloys. Les écus sont
fixés à l'entrée des châteaux ; tout le monde doit s'incliner
devant eux. Après la mort de Galehout les six fils de Ceron se
sont emparés des Destrois et s'en disputent la possession. Un
chevalier, portant un des écus faits en l'honneur de Nestor,
— 63 —
qu'il a pris à Tentrée d'un château, est arrivé avec une demoi-
selle; le cadet des frères Ta tué et a épousé la demoiselle ; le i-es lils de Ce-
peuple l'a choisi pour seigneur, mais les autres frères s'y sont ^^"'
opposés. Enfin, ils ont décidé de s'en rapporter à la décision
du chevalier qui pourrait les vaincre tous les six. II y a trois
pools par où on passe aux Destrois : au premier sont postés
les deux frères aînés, le cadet, Plenorius^, a pris place au
second, et les autres sont au troisième; les vaincus doivent
rester prisonniers. Le roi Caradoc Bref Bras, neveu d'Ar-
thur, ayant entendu parler des trois passages, a tenté l'aven-
ture et a été vaincu par Plenorius; on Ta enfermé dans un
château très fort. Il fait prier Ditis Vamoureux de le délivrer ;
mais celui-ci est tué par Plenorius. Avant de mourir, il envoie
une demoiselle à la cour d'Arthur exhorter les chevaliers du
roi à terminer l'aventure.
74. Lancelotse décide à accompagner Brunor : si celui-ci Loncoiot se dé-
peul mener l'aventure à l>onne fin, Lancelot restera simple pï^Qer^*^,^!
spectateur ; sinon, il prendra la place de son compagnon (f 81}. nur.
Le lendemain , ils rencontrent une demoiselle portant à
Lancelot une lettre de la part de Tristan, qui est encore en
Petite-Bretagne. Cette longue lettre en prose commence ainsi :
(f* 82)^ tos, monseignor Lancelot Jih del roi Ban de Benoyc^
et a pour but de justifier le mariage de Tristan. Lancelot
reconduit la demoiselle pendant quelque temps et lui donne
sa réponse le lendemain; puis il rejoint Brunor et sa com-
pagne de route.
75. La messagère retourne à la cour d'Hoël, à Karahi\
mais Tristan et Kahedin sont partis depuis six jours. La
demoiselle, qui avait été envoyée déjà auparavant par Tristan
en Cornouaille, pour savoir comment Iseut se maintenoit,
s'embarque alors avec ses deux écuyei-s pour ce pays. Elle sup-
pose avec raison que Tristan est allé retrouver sa maiti*esse.
En effet, Tristan est à Tintagel, dans une tour, avec Iseut et La messagère
Bran^'ain, liindis que le roi Marc le croit toujours en Bre- trouveTristan
^- ' , -. ^ , , , j.T dans la tour.
lagne-. Kahedin tombe epcrdument amoureux disent, au
\. Gf.S9i.
•2. 750 ne raconte pas Tarrivée de Tr. et de K. à la cour; un peu
plus loin, Dinas est mentionné parmi ceux qui savent que Tr. est dans
la tour. Le récit n'est, dans 750. nullement « anschaulich ». c<imme le
dit Brakelmann, Zeitschr. f. deutsche Phil., XVIII, p. 91.
— 64 —
point d'être obligé de garder le lit. La demoiselle arrive avec
la réponse de Lancelot ; un dès écuyers de Eahedin la recon-
naît et la conduit au logement de son maître, en qui Marc
voit, non pas le fils d'HoCl, mais un chevalier errant de la
Grande-Bretagne. Elle assiste aux plaintes d'amour de Kahe-
din, qui lui dit que Tristan est en cele tor la amont dejoste le
paies le roi Marc et que personne ne peut y entrer, sauf le
roi. Il lui recommande de s'adresser à Brangain ; puis il con-
tinue ses plaintes, ce qui fait de la peine à la demoiselle, qui
ignore la cause de ce désespoir. Au soir, elle va à la cour avec
un de ses écuyers. Marc, qui s'entretient, à une fenêtre, avec
Andret ', la fait venir devant lui ; elle lui dit avoir été envoyée
par Gauvain pour chercher Mordret, qui avait abandonné la
cour d'Arthur et qu'on croyait en Gornouaille. Le roi la recom-
mande à Brangain, qui, au premier abord, se méfie d'elle. Le
lendemain, Marc part pour la chasse; Brangain va trouver
Tristan, qui, ja estoit aie avec Yselt tout priveement. Il fait
remettre par Brangain sa bague à la demoiselle, afin qu'elle
donne la lettre; car il ne veut pas recevoir la messagère devant
Iseut. Celle-ci lui parle de la lettre qu'elle a reçue de la part
de Guenièvre, et Tristan dit qu'il voudrait bien la lire. Il se
déclare inférieur, en chevalerie, à Lancelot, dont il Ut avec
Iseut la longue lettre (en prose : Au meillor gui or soit el
monde, etc. il conseille à Tristan d'aller en Gornouaille). Iseut
fait voir à son amant la lettre que Guenièvre lui avait
envoyée.
76. Kahedin, qui garde toujours le lit, adresse à Iseut une
lettre dans laquelle il lui déclare son amour (r 89) *. Pour ne
pas désespérer l'ami de Tristan, elle lui répond avec douceur.
Jalousie de Tris- Par malheur Tristan trouve la lettre d'Iseut 3, et un jour que
*° Kahedin entre dans une chambre où Tristan est seul, ce der-
nier Tattaque : Kahedin saute par la fenêtre et tombe devant
le roi Marc, qui est en train de jouer aux échecs avec Iseut.
Tristan aperçoit à temps le roi et reste caché. Il se dit que, si
Kahedin découvre sa présence au roi, il soutiendra les assauts
{. Son neveu, quil molt haoii durement; les mots : a de Tristan a
ont été oubliés dans le ms.
2. A partir d'ici, il y a accord avec 756 ot les autres (voy. § 75 a).
3. La lettre de Kahedin, 756 et 99; de même la Tav. Bit. Plus
loin, Iseut racontant tout à Brangain, dit que c'est sa lettre à elle
qu'il a trouvée ; de même quand elle donne dos oïcplications à Fcrgus.
"— 65 —
dans la Loiir, qui est très Torlc, et en aticndanl il s'arme de
son mieux. — « D*où venez-vous ? dit Marc à Kahedin ; est-ce
que vous avez dormi? » Iseut, cjui devine la cause de cet inci-
dent, confirme le roi dans l'opinion que le jeune homme
était tombé pendant son sommeil, et Kahedin a le bon esprit
de ne pas la contredire. Cependant, Tristan se désole, et.
quand Iseut tJ<>)f amont au soir^ il lui adresse des reproches
au sujet de sa Ictti-c. Kilo veut se justifier, mais il ne l'écoute
pas et part brusquement'. H traverse la salle où est le roi,
lais personne ne le reconnaît, parce qu'il est armé; dans la
cour, il monte sur le premier cheval qu'il trouve, et 8*en va,
menant le plus grand deuil. Hors de la ville, il rencontre un
nouveau chevalier, Guinfjlain-, le (ils de Gauvain , qui est
venu en Cornouaille pour courir les aventures. Etonné de la
douleur que manifeste Tristan, Guinglain lui en demande la
cause el lente de le consoler, mais Tristan est intraitable. Guîn-
glain se fâche et le provoque : Tristan, qui n'a ni écu ni
lance, lui donne un grand coup d'épée sur le heaume, qu'il
met en pièces ; mais l'épée glisse et frappe le cheval, qui s'abat
avec le cavalier ^, A l'entrée de la forât Tristan rencontre une
Uiur^daîTi.
1. Ici finit te texte de J. Maugiu. — La Tav. Rit. passe à la vie de
Tristan daus la forèl; voy. plus loin. § 101.
2. Var. : GHn\glain vl (7.^>6, 'JO, 94) Gi{n\gUintin {Gmglant), Gyn-
ganiin. — Ij'apparilian 'Je co [►ersonoa^ cû cet endroit a dt^jA Hé
reltîvée par M. G. Paris {Ho»iania, XV, p. 20;. Il reii.iraît pi uw loin
dans noire roman pour coneolrr Iseut (§ 91 1: Paiamrtlt* apprend par
lui la folie de Tristan |§ 9G); il renverse Gniaad, i|ui dort .sur «un
clïevai |§ 52!) ; il est menùonni^ avec Ercc, Perceval et Sagreaior au
§ 420, et figure ilans In liste des chercheurs du GraaI. § 390 a.
3. Ici 756, i^tc. pass^MU à Marc, qui a vu la jouic d'une fenêiroel
qui fait venir Guinglain ; ils ptmrguiveut cumme 75)0, san» donner
cepenilaut la proposiliou faite ])ar Andrei. Pui» :
77 a. Tristan pi^nètre dans la forêt du Morois, où il jette ses armea
(fo 123). 11 est rencontré par l'ergus (o], qui le ipjcstiunne, mais Tris-
tan ne répond rien : Kergus respecte sa douleur et ne lui parle plu»,
cari/n'oM. Cepi'udaiii, l'alamèdos [b], qui était en Logresict ijiiï ne pou-
vait oublier Iseut, h c'tait dit que si Tristan citait oiurl ou absent, il
pourrait espérer de remplacer son rival auprès d'Iseut. Il avait donc
envoyé une demuisoUe eu Cornouaille |H>ur demander des uouvolUw.
(t. Urakclntinn 8'usè IroRil*^ en pn^t'-n ■ 'tr, f. aenltrhe /'Ai/,, XVIII. p. 91] ijnc
K-lk- rcucutitie iti- fetpu et d« Trl«t«n i ''«^ ilnns U vtrsioti iiu'll H)ij>elti> t la vii|.
f Aie • tr'nt-k-(Ilrp la veninn iln iru '■> >. . , <iAt "ii y lit (cri : SI H arint jKir dirii*
turr lUf tiN cUeiali*i' fitl Fergvt tttait itfttUi w (/ni en tn eompaçnif avait t»l^ a \orhait *t
tu nutm hrHi \par itetant, 334), W totntne je ittui (// contes, 341} ai d^vité ça en arrtrrtt,
Tibl k m renrtmtriT.
b. De niéfue les niitm, MurMft, rinl porlv -car Un'ota. Si m lait$e vt 4« evnlf m parler et
rtloume 11 rntamedet. etc. i 9T. IDl). Iu3 =r 3it5 [pour le fuuct).
LôBiTii. — TrisUiti, s
Putomèile.
TrÎRtnn «l Ker-
— 4Î(> —
rioiselle envoyée par Palamède. Celui-ci a euieodu dire en
effet ([ueTrislan'a quitus la Pelile-BrelagUR, el il désire savoir
s'il est fin Cornouaille. Oana ce cas, il ira lui-rnômo dans ce
paya, malgré la promoMe qu'il a faite à Iseut, un jour ipi il
devait se ballrc avec Tristan (sic ; cf. S 44). Pour des déliiUs,
on peui consulter Veittoire de Tristan par Ltice du chAteau do
Gaut. Palamedc hait trop Tristan pour pouvoir tenir sa pro-
messe. — Tristan dit à la demoiselle que Kaliedin a tué celui
qu'elle cherche : elle se reud alors à la ville pour se rensei-
gner.
77. Le roi Marc avait vu dune fenêtre la défaite de Guin-
glain et le fait venir. Il lui dit que c'est Tristan qu'il Went de
combattre : « Il nous a deceu en restant parmi nous ?ans que
nous le sussions '. » Marc est joyeuï de la douleur de Tristan.
Andrcl pro[>08e de le faire poursuivre par dix chevaliers, mais
le roi pense qu'ils ne pourraient rien contre Tristan.
Les habiuiuts de Tinlagcl regardent le cheval mort de
Guingtaio. quand arrive la demoiselle de Palami^do. Lors-
qu'elle apprend que Tristan n'est p;is mort, elle résout dt»
liiire ce qu'elle pcui pour le retrouver ei [>art le lendemain.
78. Tristan, hors de lui, se lamente dans la Torôt (du
Nforois). Un chevalier, qui se rend à Tinlagel pour y passer
la nuit, entend les cris; il se laisse guider par la voix, Irouv
Tristan assis sous un arbre (P 95) et le salue. Noire héros,!
impatienté, répond moins courtoisement qu'il ne soloil et prie
le chevalier, qui s'efforce vainement de le consoler, de no pas
rester davantage, L'iuconnu pleure de pitié et veut descendre
do r.hcval, mais Tristan ne Je lui permet point. Le cJievalier
l'invite irt^s raisunablement k lui dire son nom vX se nomme
d'abord lui-môme : c'est Fergus. Alors Tristan témoigne \
I. Lu roi Marc n donc reconnu son neveu en voyant 1« coup fonni-_
ilable asist^nê nGiiingUin.
EII(» arrivf ft t» cmir imnw^diatpnipni après le di^part do Tristan, el nn
lui (lit ([u'il »Vn est jUIt^ vivs la fonH.
7K a. Trisliin fst loiijount ]ilong<'^ ilunp 1a douleur, ne Frrgtis n'of
ofïC*/u«.t tant de hardement ijhc ^\^^ lui jhIi-cki'IT lit parnlf. Co Uiiil i\r
tl«''licjiti*H?i* cmpuL Tristan, et il hu contit>iU le minux qu'il jirut. ï-e
Icndi'iiiiiin, Fprftus ilii qu'il veut idier à Tinto^ïrl pdur parler à l»'iil, n
«vuiit lin partir, il prie TrÎHUin de l'atlrmlrr. Celui-ci In lui promrl oi
1p cliarpp dn naluer Isiml ol de lui dire qu'elle aurait pu (m user twfc.
lui mieux qu'elle n'a fait; — A parlir d'id, il y n accord avr^ 750;
cf. S 79.
— 67 —
»
I
son ami sa joie de le revoir. I! consent à avouer à Ferpus, Kerjus.
qui est un des hommes du moaJe en qui il a le plus de con*
Guace, qu'Iseui est la cause de son désespoir ; puis il se
repnea'I et ne veut plus rien dire pour ne pas blâmer celle
'ju'îl a tant aimt^c (r* 97 a) : « Fergus, fait H, àflatts dois
amis, ge m^ repent du ce que dire voloie, Ge avoie folie en
pensée e( vilenie voloie faire trop grant, plus por moi i^uc
por autre^ qui voloio dire x^ilonie do madame Yselt, que ce
ay amee de toi mon cuer, sor lotes les mortelx elioses ; ne
place a Oieu que ge le die; miels voldroie perdre la teste que
jf delsse contrf lui mal ; iele a mal fait et chose qu'ele ne
dekst et eU a mespris contre inoi^ go li pardoing de bon
talent. Encor par aventure se repentira ele^ par la franchise
tie li plus que por bonté que ge aie en moi; tant main'
tendrai n\a complainte que ma dolor prendra fin en alcune
tnaniere. » Comme Tristan persiste à ne pas donner de détails,
Perçus dit qu'il ira le lendemain voir Iseut, qui, por sa fran~
Mse, lui dira la vérité; de cette façon il pourra pyiil-ctrc
trouver quelque remcde. Il essaie encore de lier conversation ;
mais Tristan reste silencieux pendant toute la nuit.
79. En sortant de la forêt *, Ferjîus rencontre la demoiselle ^ 'd°i'^'*Î1I*'
messagère de Palamède. Elle lui demande s'il sait où est et Tristui.
Tristan. Fergus s'iinaj^ine que c'est une demoiselle d'Iseut, et
lui indique le chemin conduisant à la fontaine où il a quitté
son ami. La demoiselle dit à Fergus que le roi Marc est ailé
chasser dans la fnrôt de VEspinoie^ ; il n'<Jse cliasser dans le
Morois. parce qu'il sait que Tristan y est, et tous ses hommes
ti en donnèrent conseill.
80. La demoiselle trouve Tristan ; elle l'ennuie lieaucoup
en s'obstinant à le consoler. A la fin il se sauve et reste huit
jours au boitl d'une fontaine, pn!^ de la tour où il avait passé
arec Iseut trois' jours si heureux (P* 124 d) après l'avoir
t . Ici ae U'nniai: U longue dîvergcacG (|ft 7 1 -78) des versions dt* 750
MÎ5flî>1rt de 756, etc. ; cf. | 78 a. — 756, fauuvement : on Mirlanl
d*» la porte.
^. f> nom Miuu^ avec la première partie do la phrase dans 75G;
BsfinoU donni» aussi par les autres {Etpinote 97, Î02; Kspinete iflO),
Kuif *M*, <»4, qui pfjrtcnt Ihrbtoit. Au liou de Morois (écfil ici Morto^
ijai '" • :^34 a (en U fore*t| du ruùis.
ut, § \A, ce nVlaitquc deux jours; 103 no donne pas de
ehiur^' ICI.
délivrée de PaiamiMie *. Tristan est plongé dans la plus pro-
fonde douleur. I>a demoiselle le retrouve et reste pour voir ce
qui va se passer ; il refuse toujours de lui parler. Au huitième
jour, elle le voit tout noir et livide, comme s'il avait été meur-
tri dans un tournoi. Elle le croit près de mourir, et pour le
réconforter, elle apporte une harpe qu'elle a trouvée dans la
tour, où la loge une dame veuve. C'est de cette môme harpe
que Tristan jouait quand il était dans la tour avec Iseut. Au
sou de la musique, il dresse la tête et prie la demoiselle de
Les lois <lo Tris- chanter un lai. Elle chante les ti-ois lais composés par Tris-
tan — celui-ci est d'accord avec elle ix)ur déclarer qu'il n'en
a fait <iue trois — : le lai de Plor^ quand il s'emliarqua pour
chcrclier un remède à la blessui'e (|ue lui avait faite le Mor-
hout, le iai du Boivre amour&ux • et le lai du Déduit
d'ammir, fait pendant son séjour avec Iseut dans le Moroi».
Avaat de chanter le troisième, la demoiselle fait promettre à
Tristan d'en composer un nouveau. — 11 ne veut accomplir
cette promesse que le lendemain et reste absolument silen-
cieux pendant le reste do la journée. La demoiselle va piisser
la nuit dans la tour, comme à l'ordinaire; elle n'a rien voulu
raconter à son hôtesse. Le lendemain, Tristan commence en
pleurant le Lai mortel : J'ai fait chançonetes et tais etc. ^',
Ce lai terminé, il veut se tuer, mais il ne trouve («la d'armes;
Tristan fou. alors il s'enfonce dans le bois, en criant corne une beste for^
cenee ; car il a perdu la raison *.
81. La demoiselle te cherche en vain pendant quinze jours;
elle retourne ensuite en Logres, où elle raconte comment
Tristan s'était introduit dans la maistrc tour de Tiutagel, ei
comment il estait avenu a la roine Iseut ^, La messagère a
1. 750 renvoie à la Grant HUloire d** Luco.
2. Appelé, un ppu phin Uûn : le Boivre plaûetit [plesant]; 750, 335,
103 : pfsatU ; 104 : baant. — Il est donnn bien plus loin, § 4'i9. — Cf.
l'oxlrail donné dan» von df»r llfiff**n, MinrifMnger^ IV, 58!.
3. 750. 335 : ia/ittf/i. e. I.; M\K : J'ai (ischQ\n\mns etlays\ {^"i . Je
fb jadis eh. «. t. — Doux «trophps données diin» Wolf, Ijtbcr die Lais,
îiicsïm, VU (ms. de Vienuel, cl in extenso par Fr. Michel, Tristan,
U, 212. d'après les éditions do Mïcliel le noir t'I de Denis JiiDOt.
4. La nouvelle XCXIX du Libro tU SovcMe (éd. de 1572j. intituléo :
Corne Tn'stano pcr amoredivcnneforsennato, est citée par I-'r. Micbt'l,
TVùl., lï, ?07.
5. 331 . — 756 : Comm. il etloit venut a tar, J. — On voit quo U
tour ftffure aussi dans In version de 756^ etc. ; et. § 75 a.
— 69 —
appris encore, par nno demoiselle venant de Tînlagel, qa'Iscut
est très malade depuis la disparition de Triâtau. Palamôrle so
dtitennine à aller eu Cornouaille pour l'amour d'Istnit el aussi PnUmô jf
pour se renseigner sur le sort de Tristan ; il soupronne que
c*esl Kahedia qui ost cause de tout. Au bout de cinq jours, il
pasae en Cornouaille.
en
Cornouoitlu.
I
ft^. Iseut, désespérée, raconte à Brangain ce qui s'est passé, i^ut et Oran-
Elle dit avoir écrîLla malheureuse lettre « aucques par vostrc 8*^"-
eofuHll ». Brangaîn la console et lui promet d'aller chercher
Tristan dans la forât. Iseut rappelle encore à Brnngain que
c*e5t elle et Gouvernai qui ont causé tant de malheurs en
commettant la fatale erreur du philtre. Ëllojure que si elle ne
retrouve pas son Tristan, elle se tuera, comme Didon pour
Enée de Troie (V 128). Pendant cet entretien survient le
roi Marc. Il sait parfaitement que Tristan a été avec Iseut,
mais son amour pour elle c«il toi qu'il ne lui ferait jamais de
mal por nul forfait ne par nule parole que l'om lideïstde
/Ht. II ne trouve donc ni la force de se vea^r ni le courage
de la questionner et s'en retourne immédiatement. Le leode-
main, il va chasser dans une autre for^t (|ue le Morois; car il
continue à avoir peur de Tristan.
83. Brangain se met en route et rencontre Fergus» allaat à BrantminctF^r-
Tlmagcl. Elle le mène d'abord chez un prodomi» cl pnSrient ¥^,1^'!"^***'"'
Iseut. La reine fait venir Fcrj^us ^ lui explique tout ce qui
est SLTTXxé et l'envoie dire A THfitan de revenir, Brangain l'ac-
oompagoe, mais à la fontaine ils ne trouvent que le heaume et
le haoLert de Tristan. Us erroat eu vain pendaiil dix - jours :
leMoroisestune vaste fonU, qui a cinq journ-ees de lonc et trois
d0 lé. Ayant rencontré Palamède et sa demoiselle, ils Il« renrt>n!ri»ui
apprennent par celle-ci les récents événements. On se rend k
la fontaine où la domoi.sclle avait vu Tristan pour la dernière
fois; Bran^'ain s'éionne que Palamède ail osé venir en Cor-
nouaille malgré la défense d'Iseut.
On arrive & la fontaine. Brangain prie la dame de la tour
hii donner I;i harpe iloul Tristan s'était servi, afin de la
 Iseut. Putaniédc et la demoiselle restent h la tour;
Fergus pourauit la quête de Tristan (f 132). Brangain y
Pfllftmrd'j.
I. D or tnnitTnvi (mu le* nhitation* de TrIsUn.
?. De iD^roe 94, 9'^; I» autrcA ; vint.
— 70 -
Bmagciin re- venonce et retourne très affligée à Tiutagcl, où elle arrive U
tourne «upKt» i^^ p^j^
tliscut.
8i. Le lendemain, Marc va à la chasse comme d'ordinaire,
car personne au monde ne se livi*e à cet exercice avec plus
d'ardeur que lui. Il évîlc toujours le Morois, bien qu'il soit un
peu rassuré, personne n'ayant revu Tristan. Les uns croient
iju'il est mort, Irs autres qu'il est jvirti de Cornouaille.
AndfCt, cependant, est d'un autre avis : « Je pense, dit-il, *\\i^
Tristan est quelque part malade. »
Dès que le i-oi s'est ahseuti^, Brangain se présente che»
Iseul et lui rend compte de son voyage. Iseut est Irôs malheu-
reuse; elle se console cependant un peu en se rappelant les
mots d'Anrlret, qu'on lui a rapportés. Pleine de ressentiment
l9r:iii fuit cboà- contre Kahedin, elle lui fait dire par Brangain de sortir de
dïctornouam'é! Cornouaille sous peine de mort. Puis elle commence un lai ;
c'est Tristan ipji lui a appris à jouer de la harpe pendant
qu'ils étaient ensemble dans le Moroîs ^ comme il a été raconté
plus haut '*.
85. Kahedin sait bien que la reine lui veut du mal parce
Wpnri (le Ka- qu'elle a perdu Tristan à cause de lui. Il a déjà envoyé ses
écuyere en Petite-Bretagne pour annoncer son retour pro-
chain à son père et à sa sœur Iseut, malades tous deux à ce
qu'on lui avait dit. Chemin faisant, il s'égare dans la forôt et,
atlirû par le son d'un cor, arrive à une maison déserte. C'est le
rf)i Marc qui a sonné du cor pour appeler sa suite» dont il a
Kuhedtn, Marc été séparé pendant la chasse. Voyant arriver un chevalier, le
«i l*ala(nède. ^^j croit que c'est Tristan et se cache, épouvanté, entre deux
murs sans oser répondre aux cris de Kahedin. Celui-ci, fati-
gué, se couche et s'endort, mais, bientôt, est réveillé par l'arri-
vée de Palamède ■'', qui, sans nommer Iseut, se met à se plaindre
de SCS peines d'amour, « decetamour, qui est d'abord comme la
belle matinée du jour, qui fait chanter les oiseau.x et aller çà
et K'k les chevaliers amoureux; soudain, le temps change,
l'orage les surprend, et leur joie remaint. — Qui mol son
cœur à l'amour est comme le fou qui gravit la montagne pour
\. L»s mutApend. qu'il \c Moroit ]ias dans 103.
2. Ces «Ipmifrs mots pa« dans 750. Sc^ rapporlont-ils au flt?jour on
an jeu de harpe? Au wjour, probablomom. car tous le» mss. ne
doancnt lo détail du jeu qu'à ce pa&sage-ci.
3. Il n cttt plus quesliûD de sa dt'aioÎBclle.
I
I
— 71 —
saisir ta lune «[u'il croit poscu au sommet; l'amour «st
comme une chandelle dans J'obscuriKS de la nuit ; la lueur en
eslir ■ celui qui aime Comme la
plus t ' . , " '1p mi^me l'amour fait naître
la courtoisie^ qui est la pïua belle grAce de l'homme. » —
Mais les chevaux hennissent : Palaméde aperçoit Kahedin et
veut se battre avec lui ; celui-ci lui repntsente <|uc ce
Berait de la folie, car « Tristan n'eut mie mors » (f 136).
Lea deux chevaliers déploi*cnt leur amour et s'entretiennent
d'ïaeut et de leur heureux rival. Palamède fait comprendre à
Kahedin qu'Iseut ne lui avait écrit la lettre que parce qu'elle
connaÎKSait son amitif^ pour Tritîtau.
Le roi Marc, qui a tout entendu, est trahi par un accès de
toux et sort de s;i cachette. Il dit qu'il a dormi et se fait pas-
ser pour un simple chevalier ; mais Kahedin le reconnaît, et
Palamédc s'amuse a le tourmenter. On reste cependant bons
amis. Le lendemain le roi les mcl sur leur chemin. Palamcdc,
qui ne veut plus rester pu Cornouaille, s'en va on compagnie
de Kabeilin.
86, Mart% accompaguô du sénéchal Diuas, rencontré par
hasard, gagne son palais ; il va voir Iseut, qui pleure et chante
son amour : elle croit TrisUm mort. I-e roi entend ce quelle
dit- Elle le J»rave en lace et déclare qu'elle veui se tuer. Marc
charge Dînas de la surveiller ; le sénéchal la console, quand
on entend des lamentations. Oinas va aux renseignements.
On vient d'apprcndi-e la mort de Tristan : c'est une superche- Fûuaso nouvelle
ne arrangée par Andi*et. Lne demoiselle étrangère, gagnée Tnstan.
par lui, vient d'arriver (C 1 U); elle dit qu'elle est envoyée
par Tristan, quelle a trouvé mourant près d'une fontaine, ofi
U avait été frapiK? pendant son sommeil par un ennemi mortel.
Lorsque Dinas rentre chei Iseut, elle s'écrie : « Or est il
morz ; » désormais elle est résolue à se tuer *,
I. Ici le néctl passe au dievulier à la ^mIU' mal taillée, qui va
rdf« «4in lô^ns avi'C ta ilcmtii^'IIit meiriisant, clii»z un vieux chrva-
el ainsi tl^bute dans 7&0 la Uiss»; suivanle. Mais Tô6, fie, rap-
)ior1i?nt ici leur «rrivt'e À la cmix fVvù parteul les «loux cheuiiuH (voy. J
71;, vt où ils «îftOiMrcnt de Mnrdrot. Ce qui suit e^! mu* iimnirit» de
r'kiapilulaliuutk's ctvrrilur^ rncnnti^^s dan» 750 (l?5'.t'»i i la plac" de
r<4n«»de de Dtirnautps donm* par 756, etc. (pour \i)3, voy. £ 71 a,
Dolei. annme l'a mùntré BratolmauD: (756, P 142 «rXo* deux
io}-.ig<aii¥ MDt rejointe par ou chevalier doai Véca cet couvort d'une
Suite
(iva ovonturcs
lie Hrunor.
— 72 —
67. Le cbevalior a la cote mal iailliee et la demoiselle
rncsdisant sont hébergés chez un vieux chevalier, h qui Bru-
nor racoale qu'il va aux Deslrois tic Soitjioys pour terminer
l'aventure que Nestor ' de Gauaes commenra au lemps de
Galehout. Son hûie lui représenle, au grand contentement de
la demoiselle, les dangers de cette aventure, et lui apprend
que les six frères de Soreloys ont emprisonné ou mis à mort
tous les chevaliers qui les ont altarpR^s : Caradoc Bref Bras
est loujoura leur prisonnier. Cependant, Brunor ne se laisse
point intimider. — Au départ» l'hôte prend Brunor à l'écarl
et le prie d'éviter tout combat avec son fils, qu'il trouvera
défendfint le passage d'un pont, et qui est l'aihle pai' suite des
blessures qu'il a reçues dans une batidlle.
88. En effet, lorsqu'ils sont arnv(3s au pont, Brunor n'accepto
pas ta joute et passe par l'eau. La demoiselle l'accable d'in-
jures. Brunor explique sa conduite au chevalier du pont, qui
ne lui en sait aucun gré.
89. Brunor tt sa compagne de route arrivent près d'un chA-
leau situé sur une monlagnc. Ils rencontrent une demoiselle,
qui leur raconte que, dans ce château, on eniprisounc les
compagnons de la Table Ronde et toutes les dames accompa-
•inres par des chevaliers, parce que Blioheris avait enlevé la
femme du '^liiUelaiu. I^ demoiselle mesdisani y va quand
m^-me ; elle a rînlenlion de dire que Brunor no la conduit
point. Elle lui recommande de s'en retourner, en lui binçanl
une bordée d'injures : « Chaitisf qe feras tu? Maleurex ci
hniL«se vernicillo. C'est I^ncclot : nvitnt appris â lu cour l'arrivéo de It^
ilt'moisello mesdùant ci son déi»art qvpc If chevalier à la cnlte mal tail-
li^iî, il vsL parti furtivumeot. décidé ti prendre, au boe^uin, lu place de co
cht'valior jaiis raccopiplisscmuiit de l'avcniurc. On fait roule ensemble ;
1.1 dcjntiisfllu, suivant sun babiludp. est trùs mf^chaulc pour Brunor;
ollc injiirit' aussi Laiioclnt parce qu'il prend le parti du chevalier ; Ijin-
cclot ei\ rit et la taquine (cf. § 73). On rencontre la demuisellu [cf. J
74) qui ap|K>rt(! à r.auceloL la lettre par tit(|uelle Tristan, alors en
|*etit'*-Uri'tapne, voulait se justifier de son mariage (le contenu do
cctti' lettre n'est pai^ donné). Lancelol fait une réponse, el le lendemain
il s'en va avec la messagère pour lui montrer le diemiii. Puis Brunor
Pi lu demuisello mesdùant vont se loger chez le vieux chevjilier (v. ci-
dus8UK)i et à partir d'ici [t* 143), il y a accord entre les diverses rédftc-
tions.
\. Sstor 7oG. — Mais comment Druuor puuvait-il connaître ce«
détails ? Pour 750, tout est clair ; voy. § 73.
»
»
k
— 73 —
il senez, por qoi ne Ctn retomeis] ru tant C'Ome ia as le
loisir? fui t*en a certes, beste foie, avant go tu soies rete-
mtz, tant com tu le puez fer«! » Brunor ne répond rien,
comme toujours; une seule fois il a dit que la langue delà
demoiselle ne contient que du venin.
90. Au château, on reçoit fort bien les voyageurs. Mais le
lendemain, quand ils se sont un peu éloignés du château, —
dont les portes ne s'ouvrent qu'à l'heure de prime^ — ils
Toienl devant eux sur le chemin sii chevaliers. Brunor, vou-
laat faire ]ieur h la demoiselle, menace de la laisser prison-
nière pour s'en aller après, tout seul, en Soreloys. Il dit donc
aux chevaliers qu'il n'est pas compagnon de la TaLle Ronde,
quoique ayant été armé chevalier par Arthur. On lui permet
de passer, mais on veut retenir la demoiselle. Fort épouvantée,
elle essaie de s'en tirer en pi^tendant que Brunor ne la con-
dulc pas, mais il proleste, et on ne la croit pas. A la fin, pour h
rassurer, Brunor déclare i]ue jamais les chevaliers ne mèneront
la demoiselJe en prison, tant quUI pourra les en empêcher :
elle envoie son secours au diable. L'un des chevaliers
emmène déjà la demoiselle, quand Bi-unor, malgré son écuyer,
qui s'émerveille de ce que son maître veut dtilivrer coite
méchante femme, le délie et le renverse ; puis les aulres se
ruent sur lui et tuent son cheval. Il se défend encore quelque
temps, mais il est finalement A'aincu et emprisonné avec la Brunor ei tu do-
demoi&elle diins le château, qu'on appelle le château à'Uter, 5î"i^" g^p^.
parce qu'il avait été construit par Uterpeudragon. soauëa.
91. Iseut va de mat en pis. Habillée ou reine, car elle veut j^^ut essaie de
mourir parée comme elle l'était à son couronnement, elle entre »* suicider.
un jom* au jardin, toute seule, après avoir dit à ses dames
qu'elle va dormir. Le temps est superbe, et les oiseaux
chaulent : cela lui rappelle son séjour dans le Morois avec
Tristan. Elle pleure, chante un lai qu'elle a composé [Li
êolaus It^ist et clers et 6iauj, etc. *) et appuie contre un arltre,
pour s'en percer le cœur, le pommeau de l'épée dont Tristan
tua le Morhout. Mais le roi Marc, ijui la surveille attentive-
ment depuis quelque temps, s'était posté h une fenêtre voi-
fine de la chambre d'Iseut, pour l'y observer ; et au moment
J. (■' avec le loi, se trouve imprimé dans Dartsch, C/iro(o-
mathii . i français^, p. ! 49-1 52,[ d'après le m». TôO, avec de*
wiuttc» du uu. de Gcoèvc.
— 74 —
où elle va se Luer. il l'ca enip)>cbe en sautant de la fcnâlre
dans le jardin. I! ri^pritnande 8évèi'L»ment les dames de la
reine, et la fait garder ti-èa élroiiemonl. Iseui Ibriue alors le
projet d'endormir ceux qui la surveillent, et, pour cet eflet,
elle envoie Dinas chercher des herbes dans la forôl ((* 149).
11 trouve Guiuglain, qui lui dit avoir vu Tristan il y a quatre
jours; Dînas le dticido à aller dire cela lui-môme à Iseut. On
juge de sa joie, quand elle reçoit cette nouvelle.
0*2. Lanceloi, qui a quitté la rlemoiselle mcspa;:ïère pour
suivre le chevalier i la cotte mal taillée ', est hébergé par ce
raèuic vieux chevalier qui a donné l'hospitaUlrt à Brunorel à la
demoiselle ffj^^.vrfïsan/. I.ancelol, connue Brunor, promet de ne
p;»a combattre avec le lils do son hùtc. Après avoir quitté ce
dernier, il rencontre Braodelis et Keu ^, qui joutent avec le
chevalier du pont et sont désarrountlfi. Ils regardent Lancclot
comme un poltron, parce qu'il refuse de comballrc : I*ancelot
voudrait bien venger leur défaite, mais il est retenu par aa
promesse. Il dit à ses deux êcuycrs de passer par le pont et
passe lui-mr-mc par leau. Mais le chevaliiir ne veut laisser
passer que rècuyerqui porte l'épée de ïjaucelot ; l'autre, dit-
il, doit laisser l'écu de son maître ou bien passer, lui aussi,
par l'eau. L'écuyer appelle I^ncelot, qui, après avoir vaiuc-
mcnl prié le chevalier de céder le pass:ige, repasse par l'eau
et renverse son adversaire. Suit un grand combat, qui cesse
Lnnot'iDt cl Ne- dès que le chevalier, appelé Ncroneiu de l'Ile ^ apprend le
i-onous. jjQjjj [jç Lancclot. C'est f>ar lui, en effet, que Neroneus a été
amié chevalier au Chaslel vermeil, à la prière de la belle
demoiselle ^, le jour où Lancelol se battit avec Blioberis,
devant la Fontaine au ùon, pour sauver la demoiselle chenue,
que Blioberis voulait tuer parce qu'elle avait l'ail mourir un
Uiiii-oioi. Kfiioi chevalier en trahison. Keu et Brandelis blâment Lancolol de
Ncroneua.^ ^'^ ""^ s'élre pas laissé reconnaître d*al)ord ; il répond qu'il agit
ainsi pourque les chevaliers ne refusent pas de jouter avec lui.
Neroneus emmène tout le monde à son chAicau. Dans la con-
versation, Keu et Brandelis apprennent à LanccloLqu'ils ont Tin-
I. Cf. § 74 l'I rinli'ssiiH.
S. Kt'ut 101 ; Ketts te senechat 75«; Km» d'Ettmm Itw auln»R (94 :
Kafirdiu d'Estraux; 70O : Krus dfi Trnis).
3. Vat- Kcrovoui, Noroneaus iéSoruiuans, A^aron.), Nornmns [Vero
nf!H 103).
\. Li « demoisell» chenue ■ pmltaiilfinrni.
raneut.
_ 75 —
tenlioa d'aller en Soreloys pour délivrer lo roi Caradoc : Lan-
cclol dissimule qu'il poursuit le môme but. Ncroneus racoDie
iluU A gagné !c chAleau en triomphant de huit chevaliers, qui
ayaieal étiî postés par le preiaier possosscur j>oui' jouter avec
les passants; ce chAtclain, qui voulait s'assurer un gendre
Cïirôraemenl brave, avait destini? sa fille à celui qui iriomplie-
rail de tous las huit. Plus tard, Neroneu? était devenu le chc-
ralicr du Pont au Géant par suite d'un vœu qu'il avait fait à Le vœu do Ko-
«i noce, dans une assembl^Je de douze jeunes gens (P* 155).
L'un avait juré d'aller à riiôlel du roi Arthur pour combattre
el outrer^ s'il pouvait, le premier chevalier qu'il en verrait
sortir. Un autre avait promis d'enlever à son chevalier la pre-
mière demoiselle qu'il trouverait, pour la faire entrer au ser-
vice de la dame du ch.Ueau. Un troisième devait se rendre
chez Arthur cl se battre à outrance avec tous les chevalière
qu'il rencontrerait. Le quatrième voulait ne plus quitter son
haubert avant d'avoir tué Gauvain, qui avait assassiné son
frère *. Le cinquième comptait désarronner le roi Arthur ; le
sixième avait fait serment d'aller en Comouaillc embrasser la
belle Iseut. Neroncus s'était engagé A défendre le pont pendant
une année ; il avait toujours été vainqueur jusqu'à ce joiu' :
trcntc-4[ualre écus de chevaliers vaincus attestent sa bravoure.
Neroneus recommande à Lancclot d'éviter le château d'Hier,
[dont il lui apprend les fiicheuses coutumes. Vaincu, il renonce
[désormais à garder le pont: quelques-uns de ses compagnons
^nc iionl déjà plus en vie; cehii ([ui était allé embrasser Iseut a
été mis à mort par le roi Marc.
93. Le lendemain, Lancelot, Brandclis et Keu arrivent à ouo
croix de pierre où la route se bifurque. Laocelot propose de
livre la coutume du royaume de Logres, qui, en pareil c;is,
'prescrit aux clievaliors crniuLs de se séparer, et les dcu.\ autres
comprennent qu'il ne veut plus de leur compagnie. On se
quitte donc, et I.anceloi aiTive devant le château d'Uter, ofi il bnacoloi *tt
trouve sis chevaliera ilnns si.x pavillons. I^s dames du chA- i,jf,
toau viennent occuper les créneaux pour regarder le combat.
Laocelot esl vaîncpieur. I^ coutume veut que le cbevnlior qui
attra triomphé des six se batte encore avec le seigneur du
|chitcau : si celui-ci est vaincu, les prisonniers seront délivrés.
'On arme donc le seigneur, qui s'imagine avoir alTairc â Blio-
334 01 t03 (avec Ïct imprimé») portent cousin.
— 76 —
Iteriâ; Lancelot, desoncôlé, prend son adversaire pour Pala-
mède, qu'il a délivrtî dernièrement de la prison de Ri*ehiis'.
Noroncus, qui avait prévu que Lancelot ne mamjucrail pas
d'aller au chiteaud'Uler, y avait envoyé une demoiselle pour
Bavoir comment il se tirerait d'aftaire; elle egl aux créneaux
avec les autres dames et leur dit que le chevalier est Tristau
Brunor ei la tio- ou Lancelot. Le seigneur est vaincu. Lanceloi lui fait rendre
vis^s par Lan- ^^^ prisonniers (trente-huit chevaliei-s et quarante dames) et
ceiou part sans vouloir dire son nom ; la demoiselle riSvèle alors le
nom du vainqueur.
D3. Le rhevalier à la cette mal taillée part avec la demoi-
selle DiesdLmnt ; il est désormais plus estimé d'elle, mais il se
passerait volontiers de sa compagnie, depuis qu'il sait quel
pari il devoit aler -. Il lui dit que leur libérateur c^t Lancelot,
dont elle s'est tant moquée l'autre jour : il Ta reconnu à son
écu, dont un des chevaliers du chÂteau lui avait appris les
enseignes. La demoiselle pense que Lancelot n'est rien de
plus que le meilleur chevalier du Lo^eset que Tristan lui est
encore supérieur. Ils rejoignent bientôt Lancelot, et la demoi-
selle lui fait ses excuses, l! est fâché d'être reconnu et prie ses
compagnons de ne pas révéler son nom. On arrive à la pre-
mière entrée du Soreloys avant Keu et Brandelis.
id'Hru- 94. Les gardions de la porte baissent une porte couleice et
frtiro^^du Sû2 '^^"* disent que l'on n'admet qu'un seul chevalier à la fois,
roioys. Lancelot permet à Brunor de commencer les balaillesi et laisse
un de SOS écuycrs, pour avoir des nouvelles; puis il se retire
k un hôtel. — Les autres arrivent au premier pont, où Brunor
triomphe des deux frères. Au second pont c'est Plenontu: ^ qui
garde le passage. Brunor l'élonnc par la bravoure qu'il montre
dans le combat; à la Hn il tombe épuisé, et Plenorius le fait
soigner. — La demoiselle ot les écuyers reviennent sur leurs
pas pour avertir Lancelot, qui, le lendemain, triomphe d'abord
des deux frères, encore fatigués de la bataille de la veille,
puis de Plenorius, cpii rend les armes en apprenant le nom de
son adversaire. Au troisième pont, Lancelot trouve trois défen-
seurs : il en lue un ; Plenorius décide les autre» à se rendre.
1. Var., commp souvent : Brun {sons pitié).
2. C't'st-à-dirR depuis ([u'il a des ronscignomcais sur l'aventure
ipj'il veut leiJier (cf. § 73, 87).
3. Plmoris 103 ; Plenorin 756; 99, 94. - Cf. § 73.
irr>M du ftor*)-
IftVS.
M Caradocest délivré de sa captivité au chAteau de Nestor,
construit pour l'amour de Nestor de Gaunes par Galehaul. On
I* oublie pas non plus les autres prisonnier». Lancelot, ayant l-ance!ot
^onné la terre à Plenorius, qui rievieut Ihomme lige du roi uu-"*iiBs*7t
Arthur, se sépare de Brunor toujours soutirant de ses Ides-
surcs, et retourne à la cour (f* 157).
95. Kahedio et Palamôtie * rencontrent Segurades, qui a
quitté sa terre [la FranckUe Tristan) pour chercher des nou-
velles de Tristan. Il jouteavecKabcdin, qu'il abat et blesse rude-
ment ; mais comme son épée s* est brisée dans le combat, il ne
peut accoi-der à Palamè«le la revanche de sou compajjjnon :
Segurades ne s'en plaint piis quand il apprend le nom de
Palamède. Sur le chemin de Tintait»!, un des écuyere d'An-
dret lui dit que Tristan est mort; Se^jurades. malade de cha-
grin, fte met au Ut dans une abbaye.
96. Palamède s'en va en Logi-es, et Kabedin se fait trans- Suîtadu vo^i^o
fr^rtcr à l'abbaye de Gaunes, construite par le roi Bohort de ^^ Kabedm.
Oaunes en mémoire de la victoire qu'il avait remportée en cet
endroit sur le g^Dt qui avait tué son parent /Inc/ii^ef. On s'ap-
prête à y ciîléhrer l'anniversaire du couronnement du roi Marc,
qui se rend à la fôte avec Iseut. Deux chevaliers loueul devant
Kabedin la beauté de la reine et lui disent qu^elle est dans
relise. Bien qu'il se fût proposé d'abandonner son amour, il
f va ei la revoit : cela fait renaître sa p;ission. Cependant n revoit Imui^
Iseut, qtiio leenz tant deytwré comme li rois veU^ retourne à
Tintagel, et lorstiue Kahedin est guéri de ses blessures, il
s'em}>arque pour la Petite-Bretagne; mais une tempiîte l'em-
porte en Logrcs. Il va àCamaaloth et reste six jours à la cour Kahedin à Ci^
J'Arlhur. Il admire la beauté de Guenièvrc, mais prétend,
ilans une conversation avec Hector, qu'Iseut est encore plus
belle et, également, que TrisUin est meilleur chevalier que
Lancelot. La reine, avertie par Hector, pense que c'est
un chevalier envoyé par Iseut et Tristan pour leur don-
ner des nouvelles de la cour d'Arthur. Le lendemain, elle
questionne Kahedin, qui lui dit son nom et lui raconte com-
ment il est allé en Comouaille avec Tristan pour voir Iseut.
Il ne hIAmera certiinemeul pas Tristan, dit-il, d'avoir aban-
donné sa sH'ur pour Iseut la blonde. Kahedin évite do ixirlcr
deséTèncmeuls survenus en suite de son amour. Il soutient
maalolli
1. Ib 001 quitta le roi Marc, voy. g 85.
— 78 —
toujours que Tristan est le meilleur chevalier, mais no cod-
vainc pas la reiae, qui d ailleurs ne le contredit pas, par poli-
tesse. Parti secrètement, Kahedin entre dans une forôt, mange
auprès d'une fontaine avec deux chevaliers et deux* demoi-
selles, qui l'ont invité à partager leur repas, et, plus loin, fait
une halte aux environs d'un chAteau. De là, il continue son
chemin, décidé à marcher toute la nuit; mais rohscurité le
gônc beaucoup. Se laissant ^'uider par le hennissement d'un
cheval, il arrive au bord d'une fontaine. Son cheval altéré s'y
plonge tout entier. Kahedin, mouillé jusqu'au dessus dos
épaules, se décidée passer la nuit en cet endroit. Doux autres
chevaliers s'y trouvent; la nuit étant très noire, on ne s'enlre-
KidtMlin. Paift- voit qu'A peine. Les deux chevaliers sont F^alamède et I^nce-
mt'clo et Lan- , . ^ j • • . i r» i .-.
coloi. lot. Ce dernier vient de manquer Brehus, tju il avait pour-
suivi et qui avait été sauvé, comme d'ordinaire, par la vitesse
do son cheval. Palamède avait chassé la beste glatissant, qui
s'était échappée, comme toujours ; après un combat avec Dodi-
nol le sauvage, il s'était étendu, très fatigué, devant la fontaine,
sans remarquer ï^incelot, qui l'avait aperçu. Kâhedin ai'rive,
et Palamède l'observe. Le nouveau venu, qui ne voit pas les
autres, se plaint de ses peines de cœur ; Palamède devine qu'il
parle d'Iseut; LiinceloL pense qu'il s'agit de Gucnièvrc. Pala-
mède, qui un peu estoit plus hastis de parler que n'estoit Lan-
cehl, se met sur son séant; averti par le bruit qu'il fait, Kâhe-
din lui adresse la parole. Palamède déclare aimer, aussi bien
mrMiion. que Ic nouvel arrivé, la plus belle dame du monde. « Balt I
répond Kahedin, tout amant en dit autant de sa dame. —
Qui ôtes-vous? » demande Palamède. — « Un chevalier qui
viont delà maison d'Arlbur. » — Palamède désire conni^tre
son opinion sur la beauté de la reine Guenièvre; Kahedin
répond fpi'il préfère Iseut. Palamède veut se b;iltre, mais
Kahedin l'appelle fou; car Iseut ne peut rien ctre pour aucun
d'eux. « J"ai trouvé dernièrement, dit-il, un autre fou qui
voulait également se battre avec moi pour l'amour d'Iseut ; je
parvins cependant à lui faire entendre raison. » — Palamède
comprend que c'est de lui qu'il s'agit; eu effet, Kahedin lui
dit, sur sa demande, que ce fou était bien Palamède. Ce der-
nier veut l'éprouver encore et le liélic une sccoude fois, mais
Kahedin déclare qu'il n'a nullement rintention de se battre
pour un amour qui no lui a fait que du mal ; il aimerait mieux
t. Unt (\emohenv 334, 94, U9.
ire <]tru nlTjamaiâ aimé Iseut. Palaniètle renonce au combat
el demande ce qu'où dit, à la cour d'Arthur, de I^ncelot et de
Tristan. Kahedin raconte sa convorsiition aroc Hector : il tieut
loujoui-9 pour Tristan et répète qu'il trouve Iseut plus lielle
que Gueiiièvre. Aloi's Lancelot, dont la patience ciit à haut,
s'avance, et dit que le jugement que les deux interlocuteurs
^mtdent ûtre d'accord pour porter sur la tieanté des deux
reines ne serait aucunement accepté par les chevaliers du
royaume de Logres. Il leur recommande donc de no pas décla-
rer trop souvent leur sentiment à cet égard, s'ils veulent évi-
ter des désagréments. Pahunède lui demande s'il est des cheva-
liers de la reine Gucnièvrc et s'il veut jouter avec lui. Lance-
lot accepte la bataille et détic aussi Kabedin, qui lui répond
|iar des plaisanteries. Fatamède fait rcmar({uerà Liincelot que
tout a été dit par solaz et par enroiseiire; puis il leur
demande des nouvelles de la lignée de Ban et de Laiir>elot.
» J'ai avancé des choses celle nuit, dit-il, que je ne répéterais
pas devant Lancelot, le fidèle amant de Gueniêvre. » Ayant
blâmé Palamèdc de paiier de la sorte devant un inconnu, qui
pourrait se servir de ses paroles pour mettre de la haine entre
le roi Arlbur et la lignée de Ban, Lanc-elol demande à son
tour des nouvelles de Tristan : Palumêdc a appris par Guin*
^lain, venu de Cornouaille. que Tristan, hors de sens, errait
^dans le Morois. — Les trois chevaUerît dorment jusqu'à laubc.
Au réveil, Lancelot met son heaume pour garder l'incognito;
Palamèdc et Kahcdîu se reconnaissent et se saluent avec trans-
port. Palamêde s'informe des nouvelles de Tristan : à la cour
de Marc, on prétend, répond Kahedin, que Tristan aaban-
lonné la Cornouaille pour le pays <le Logres. Comme ils vont
juitler Lancelot, Blioberis arrive : lancelot le reconnaît à son
heiaumo, qu'il lui a donné, mais, ayant changé ses armes la
n'est pas reconnu lui-même par Blioberis, CoJui-ci
[>rovoque les trois clievaliers. Kahtidiu cherche louglcnq», el
u>ujours en plaisantant, à décider Lancelot au combat; mais
icelot ns peut combattre avec un autre compagnon de la
Table Ronde. Kabedin et PalamMe sont successivement ren-
versas par Blioberis. Pourtant, on pourrait trouver au /jaru^r
r^ignors esforz en PaUxmedes qe en Hlioberis ; car Palamèdo
plus hardi et plus entreprenant, tl insiste pour avoir la
stailJe à Tépée; on va commencer, <|uand Lancelot inter-
rient. Ayant pris à part Blioberis, il lui décou\Te son nom. et
lui d<^nseille de se mesurer avec l'adversaire qui est <levanl
Rlioburts arrive
— 80 —
lui : il a reconnu Palaméde. Blioberls répond qu'il n^j
craint au monde que Lancelot et Tristan ; quant à Palaméde, <
son plus vif désir est de se battre avec lui à outrance, et il le
cherche dt-jb depuis plus de quarante jours. Palamèdc entend
des laml>eaux de la conversation : « Eh bien, Blioberis, fait-
il, je suis Palaméde, que vous cherchez. » Lincelot le blAme
de son orgueil : n Avez-vous donc une si grande envie de
combattre avec ceux de la liguée de Banf — Oui, dit
Paliiraède, non que je leur veuille du mal, mais pour les
éprouver, ces chevaliers de si haute renommée. » Lancelot
propose alors de se battre à la place de Blioheris; mais
cclui-<i le prie de lui laisser la bataille, puisque c'est à
lui-même que Palaméde en veut principalement. A la fin,
Palaméde devine qu'il a affaire à Lancelot et l'engage à se
faire connaître. Lancelot, prévoyant que la bataille serait rude
avec Palaméde, consent !i se nommer tout en déclarant qu'il
ne devrait pas céder, vu que Palaméde est l'ennemi mortel de
sa lignée. Aussitôt celui-ci fait ses excuses, el Lancelot lui
pardonne, à condition qu'il ne cherchera plus de batailles avec
les descendants de Ban, ce que Palaméde lui promet. Lancelot
reçoit ensuite les excuses de Kahedin, à qui il pardonne éga-
^'touratl ** i "^u l^'^*^'^^ ^ cause de l'amitié que lui porte Tristan, et retourne à
cour. la cour avec Bliobeiis. En les entendant raconter que Palaméde
désirait si vivement se battre avec ceux de la lignée de Ban,
beaucoup de membres de cette famille se fussent mis à l'ins-
tant même à sa poursuite, si Lancelot ne les eût retenus.
97. Palaméde et Kahedin continuent leur chemin en louant
la mesure de Lancelot. Palaméde a TintentioD d'aller en Gori-e,
où il a une affaire à régler; Kahedin, qui en a assez des aven-
tures, se séparedeson compagnon(f 177).
98. Kabedio rejoint un chevalier; c'est le sénéchal Keu,
qui est en route pour le Norgiiles. Dans sa conversation
avec lui, Kahedin, quiaonlinairemenl le mot pour rire, cri-
tique avec esprit les coutumes du Logrcs. Kahedin a jadis
délivré Keu de la prison de son père HoCl, qui l'avait détenu,
parce qu'il avait tué un de ses chevaliers. — Lamorat sur-
vient en compagnie d'une demoiselle; i^morat et le sénéchal
Kaiiertin et Keu ne se reconnaissent pas. Keu réclame la demoiselle : Lamorat
Lwnorat. ^^"^ désarçonne successivement Keu el Kahedin, et s'éloigne. —
Plus tard, les deux compagnons rencontrent une demoiselle
I
I
Uier.
de
m
i
— 81 —
€1 un ra/0< cherdiant Lamoral; le jeune homme leur apprend
ÏG Qom de leur vainqueur. Kuhedin avait déjà dît k Keu que
i*étail Immoral, paive que le cbevaliftr inconnu portait les
fi'jtirs de la lignée de Pelinor [''scu vermeill a une blanche
teste de lion).
Keu et Kahedin arri^'onl près du château appelé Ut Vergogne La VergogoA
Cter. IjC roi Uter-Pendragou , après avoir épousé ïgerne*,
s'élaii épris d'une dame du royaume de Logres, Dyagenne,
femme à'Ârgan. Préleitant son ^oiit passionné pour la chasse,
U était allé séjourner dans leur château. Le neveu d'Argan
découvrit ses sentiments et prévint son oncle. Le leDdemain,
& la chasse, le roi, mieux monté que ses compagnons, s*écarta
deux et retourna au château ; Aigan le suivit et courait s'ar-
mer, quand son neveu lui apprit qu'Uier était avec la dame.
La sœur d'Ygerne avertit le roi. qui se hâta de s'armer et
de s'éloigner ; mais Argan l'alleignit et le ramena vaincu au
chiieau. Le lendemain, U lui accorda la vie sauve, parce qu'il
, avait point fait violence à sa femme, et tua celle-ci ; car « on
it éteindre le feu avant que la maison soit brûlée ». Pour
obtenir sa liberté, le roi dut promettre de construire un châ-
teau assez fort pour qu'Aj-gan y pût braver toute attaque. C'est
à ce château qu'Argan donna le nom do la Vergogne Dter.
— Quelque temps après, la seconde femme d'Argan s'enfuit
avec Hector des Marcs, à qui il avait donné l'hospitalité. Le Argui et Hee-
mah poursuivit Hector, qui le désarçonna. De retour chez lui.
il Gl construire un pont avec une tour et le garda tout le
reste de sa vie, combattant avec tous les chevaliers errants.
Apr*>ssa mort, ses quatre Ris maintiennent cette coutume : un
chevalier est tenu de garder le pont jusqu'à ce qu'il soil
vaincu ; son \'ainqucur doit lui succéder jusqu'à ce qu'il soit
vaincu à son tour. C'est ainsi que le roi Hocl, se rendant inco-
goilo en Logres pour chercher son fils, triomphe de for^, le
61s d'.4r<^5, et se voit forcé de garder le pont après lui. Keu et
Kaliedin y arrivent. Keu est renversé par Hotil. Le père et le comba» de Kt-
ÛU »e battent sans se connaître : pendant une pause, Kahe- lu-*) in avec 900
'^ '^ pt*ro H06I
lor.
1. AiDii 750: 99, 94. fgueme 334; 10?, 97, t03 ; Ygnerffne
75« ; rçorne33b; Yçuane i(i\. Cyçttertu MiO . ^ P . Pari», Hinn. d. t.
T. H.» H, p. 66 w. (Merlin), l'-cnt ïpiernf.
I. Vit. Thor, Tour,
LVsim. — T'ciiton. 6
■ta rniiiurnenl
«ti Pet.-Bre-
— 82 —
din dit son nom ; la joie est grande de part et d'autre ^ Sur le
conseil et avec l'aide de Keu, on abat les quatre frères, cl on
les contraint de libérer le roi Hool de son engagement. Puis
on va se loger dans une abbaye; car Rahedin et HoM sont
blessés. Keu les ijuiite, au bout de deux ^ jours, pour aller
Icrininer t'aOaire qu'il avait entreprise.
99. Au bout d'uu mois, Kahedin et son pore retournent en
Petite-Bretagne. Comme Kahedin no donne aucune nouvelle
précise de Tristan, on s'imagine qu'il l'a tué. Iseut aux
blanches mains est désolée d'avoir perdu le meiUor chevalier
du monde, ~~ ICahedin ne peut oublier Iseut la blonde, ijue
la vucdcsa sœur lui i*appclle constamment, et celte passion
le fait beaucoup souffrir^.
100. La reine Iseut envoie une demoiselle en Logres et un
harpeur en Petite- Bretagne pour clierchcr Tristan, qu'elle
ci'oit parti de Gornouaille. Le harpeur est bien i-e^u par Kahe-
din, qui lui apprend un lai ot le charge de le chanter devant
Iseut. A son retour, le harpeur s'acquitte fiiiëlemenl de celte
commission un jour que le roi Marc est à la chasse* (f* 185).
Lu demoiselle revient aussi de Logres ; Lancelot lui avait dit
(|u'il croyait Tristan en Bretagne; puis elle avait trouvé un
clievalier de ce pays, et a cil chevaliers rtve dist sans nule
faille que T. estait en la Petite Bretaigne'^ ». Iseut envoie une
seconde fois le harpeur en Bretagne, en lui conliant un Jai pour
répondre à celui de Kahedin, qu'il trouve à Rednez^. Lorsque
Kahedin a entendu ce lai, dans lequel Iseut se montre lorl
cruelle pour lui {Folie n'est pas vasselagc, etc.), il tombe
malade; un jour il conduit le harpeur à une lontaine et y
reste trois jours sans manger ni boire; enSn il lui donne
un dernier lai pour Iseut {En mourant de si douce mort^
{. Un nouvel pxpraple dn combat épiqne d'nn père enntre son fils;
k njotitor k \a liuigue listi? dunni^i^ pnr M. Ka*hler tl&nf. ses ri:tman|ui*s
Bur les laÎR *lo Mûrie de France (éd. Warncku, p. xcii).
•2. 7V0ÛIÛV J03.
3. Il u'p^l (piestiun, pnr lu suite, d'Iseut aux bl. m. que dans la
vpr»io[i de 103 (et des iniprimt.'8j ; vay. § 535 b 88.
4. Amours^ ^ vt'i" oins qu'a nullui, etc.
5. 334 ; 75t) saule ctfUu phrase.
G. Ainsi 750. —756; 334; 97, iOO, 102; 99. 94 ; IVorhouti 33J;
tfofUeu; 103 : ^orham; iHCunod. !04.
A
— 83 —
tic,) et meurt*. I^ harpeur chaige des pAli*ea de prendre Mort de Kkhjt
fiûia du coriffl, s'éloigne furtivement pour ne pas <Hre accus«i fiL^sou'amour"
de celte mort et retourne auprès d'Iseut. La nouvelle do la pouriseui.
^•mort de Kahcdin, que son amour pour Iseut avait tué, se
'répand partout.
101. Tristan fou erre dans la forât; il se nourrit des Wles Trisianfoudan»
qu'il peut atteindre et dont il mange la viande crue avec le *" Moroi».
cuir. Il fréquente beaucoup des bergers qui lui donnent sou-
LTenl du pain, mais qui s'amusent aussi à le I)attrei à le
f iofujre, à lui teindre le visage, et dont il a beaucoup à souiTrir.
Cette manière de vivre l'a rendu méconnaissable *. — Un
jour Daguenet, envoyé en Gornouaille par les courtiisans
d'Arthur, par envoiseiire, pour y voir Iseut, chevauche dans
le Morois avec deux écuyera. Ils descendent à une fontaine
pour boire ; leurs chevaux en profitent pour s'enfuir. En lee
poursuivant, nos trois voyageurs arrivent à une fontaine, où
ils trouvent douze bergers avec Tristan ; ils leur deman<lent
s'ils ont vu passer des chevaux. Les hei^ers sont en train
d'agacer Tristan, qui vient de jeter l'un d'eux dans ta fon-
L-Uine, ei répondent en riant : a Nous n'avons pas vu vos che-
rTAiix, » car ils étaient nice et (ol^ si corne vilain rfe bos
doivent estre. Les voyageurs se fâchent ^ pensant que les
ibergers ont caché les chevaux, ils se précipitent sur eux ei
flen battent; Daguenet dégaine et blesse quatre bergers. I..es
pauTres gens s'enfuient en jetant les hauts cris. Tristan, îndi- Daguenot oha
jgné, renverse Daguenel, lui prend son épée et coupe le bras à *éparTrist«i.j
[l'un des écuycrs. L'autre s'enfuit ; Tnstan le poursuit iimtile-
^ment; car il n'est plus si agile qu'auparavant. Il s'en va à la
(maiflOQ d'un ermite, qui lui donne souvent à manger. L'er-
ile dit ses prières devant sa porte; à la vue de Tristan, qui
irt l'épée à la main, il rentre et ferme la porte sur lui.
^Tristan demande à manger : le bon ermite ouvre une petite
fenêtre et lui p;issc du pain 3. Après avoirmangé, Tristan s'en-
dort à la porte, et l'ermite lui prend l'épée.
1. L'histoire <)d retour et de la mort de Kahedia est oinn tronquée
jHTreMan (p. 93^ : Phérédiu (coûgêdiô par Iseut) « s'enfonce dans
iiotét ei meurt de douleur et d'aiDùtir dans un hcmiitage ».
î. La Tav. JUt. (p. *Jj4) jjasfL' â j^oii combat avec huit lion» fsubsti-
lué à l'épisotlo de Taulaii. voy. ci-dessous).
3. Danfi 11* ChevalUr au Lyon do ChrOtieo (v. 2840), Ivaiu fou se
trouve dans la uiéiue ^ilualiun.
— 84 —
Bagoenet chez
Uarc.
102. Dajruenet arriva, tout épuisé, chez le roi Marc, en
compagnie de l'écuyer bJessé, qui succoml>e Uans la journée.
Le roi est très fAché du malheur qui est arrivé au fou du roi
Arthur î à toutes ses questions Daguenel répond i]u'il a élé
inallrailé par « le fou de la fontaine ». L'autre écuyer ai-rive
cl donne des détails. Un chevalier de Cornouaille soupçonne
Maihan le brun, que lagresseur est Malhan le brun, un chevalier de grande
taille, devenu fou trois mois auparavant. A la prière du roi, il
raconte l'histoire de Malhan. Un chevalier aventureux s*étail
présenté, comme Marc était à sa cour de Norhout * ; il
était ac-compagné d*une belle demoiselle qu'il promit d'aban-
donner au chevalier qui pourrait le désarçonner. Seul Mathan
le brun osa combatti*e et triompha de son advereaire, qui s'en
alla tout honteux, sans dire adieu à personne. Mathan emmena
dans son pays la demoiselle, qu'il aimait passionnément. Un
jour, au commentiement du mois de mai, comme il chevau-
chait avec sa bien aimée et le narrateur de cette aventure, ils
rencontrèrent Gaheriet, qui s'enflamma A l'aspect de la ilemoi-
Bclle et l'enleva après avoir abattu les deux chevaliers.
Malhan, humilié dans son amour comme dans son honneur,
ne mangea ni ne but de quatre jours. Depuis, il était toml)é
malade et avait i>ei'du la raison. — A l'ouïe de ce récit, le i-oi
Marc forme le projet d'envoyer chercher Mathan pour le faiin:
soigner à la cour.
103. Tristan est désormais un peu mieux traité par les ber-
gers, à qui il avait prtîté un si vigoureux secom-s. Il lui arrive,
pendanisa folie, une autre aventure. Il y avait, dans la forit
du Morois, un rliAte-au situé sur une haute montagne cl fortifié
depuis plus de deux cents ans; le seigneur en était un géant
redoutable, qui ne se souciait point du roi Marc. Iseut, pleine
d'inquiétude pour Tristan, lui avait défendu d'altaquer ce
géant, nommé Taulas ' de la Montagne, et Tristan naloit en
nulle manière contre le commandement sa dame. Le géant.
qui redoute fort Tristan, entend dire, ne sai par quelle aven-
tura., qu'il est mort, ou du moins parti de Cornouaille. et ne
craint plus de donner un libre cours à sa fureur contre les
Cornonaillais, qui, h Tcpoque du couronnement de Marc,
avaient tué son père devant la porte de Tintagel. Il va souvent
!. Vw. Norhan.
î. Var. Caw/rtj; Tressan: Trultas.
— 85 —
dans la Torct et Tait grand dommage aux chevaliers de Cor-
nouaiUc. Un jour il nenlà la fontaine, où il trouve les ïier-
gcre avec Tristan; il nesl pas reconnu et s'assied parmi enx
sans vouloir accepter le pain qu'ils lui oiTrent. Tandis qu'il
caiise avec eux, un chevalier arrive avec une demoiselle, et,
pour ne pas les effrayer, le gtîant se cache derrière un arbre.
Le chevalier descend pour boire à la fontaine ; en deux grandes
enjambées Taulas s'élance sur lui et le terrasse ; la demoiselle
perd la tète, oublie de remonter à cheval et s'enfuit k pied. Un
des bergers blAme Tristan de ne pas 3ccx>urir le chevalier ;
Tristan a assez de seiu pour objecter i|u'il n'a pas d'armes ; un
berger court prendre l'épée du chevalier, la lui remet et dit :
a Allons, va le frapper à la tôle. — Pourquoi ne fais-tu pas
cela, loi » dit Tristan. — « Parce que je u'ai pas ti force, o —
Tristan saisit l'épée; il demande encore : «r Que veux-tu
que je fasse de cette épée? » — et le berger de répéter : « Va,
frappe ce diable-là à la lâte, de toutes tes forces! » — Alors
Tristan court sur Taulas et d'un seul coup fait voler sa tête; il Tristan tue Tau-
en aurait fait de m^rae au chevalier, si les bergers ne lui
avaient crié de le laisser. Le chevalier voudrait emmener Tris-
tan pour le guérir ; mais le fou n'a qu'une réponse : « Allez-
vous-en, si vous ne voulci awir de cest^ ospee parmi vostre
iesie\ alez vous en de ci, je le vous lo moiii bien u [V* 190).
Son interlocuteur fait intervenir les bergers; mais Triîttan
persiste et menace de donner mauvais paiement au chevalier,
s'il ne s'éloigne. Celui-ci n'ose insister ; il prend la léte de
Taulas et se rond avec la demoiselle à Tintagel, oii il trouve
le roi Hatc conseiUant avec un chevalier de Comouaille. Le
nouvel arrivé ' lui annonce aussitôt la nouvelle de la mort du
géant, fléau de la Cornouaille, et fait voir sa lôte. On est tou-
jours porté à croire que le fou est Malban le Irun : Marc est
de plus en plus curieux de voir un fou si remarquable. II fait
exposer la t<?le du géant, dont la mort est le pUiti grand bien-
fait arrivé en Cornouaille depuis la mort du Morhoul.
l&ale gô&ot.
lOi. Un jour de chasse, Je roi Marc, entraîné par un cerf, Matc croa»»
arrive loul seul à la fontaine, auprès de laquelle Tristan dort guiS""''" *"
parmi les bergers. Le roi, qui a soif et est fatigué, s'arriîte et
lie conversation avec eux sans être reconnu; ils lui disent
qu'il est en présence de l'homme qui a tué TauLis. Marc voit
1. Commenoement du ms. 776.
— 86 —
bien que ce n*est pas Mathaa, mais il ne reconDaîl pas soa
neveu dans ce triste état. Il demande aux bergers s*ils savent
des nouvelles de Tristan : un chevalier de Logres, disent-ils,
leur a raconté que TrLslan a quitté la CornouaiHo et s'est rendu
en Logres ; le roi Marc devrait se reprocher cet exil , cai' la
Comouaille sans Tristan n'est rien. — « El que pensent du
roi Marc les chevaliers étrangers ?» — Les propos des bergers
ne sont nullement flatteurs pour le roi, qui veut savoir encore
ce qu'on raconte des relations de Tristan avec Iseut. Les ber-
gers répondent que l'adullèro est connu de tout le monde, que
le roi Marc ne Tignore pas non plus et qu'il a raison de fer-
mer les yeux. Le nn est très vexé; sans rien répondre, il
sonne du cor. Tristan se réveille au bruit et s*écrie : « //oh-
denc *, pren le{s) moi «. Ce nom rappelle à Marc le souvenir de
Tristan; mais le visage du fou, barbouillé de charbon et do
cendi-es, est méconnaissable. Les bergers se metlent aie battre;
mais il en assomme quatre avec une de leurs massues et
chasse tous les autres. Le roi a très peur pour lui-mdme,
quand arrive Andret, avec dix hommes, tant chevaliers que
valets'. Us emmènent Tristan à Tinlagel pour se divertir de sa
folie. 11 s*en va avec eux, paisiblement ; a je ne sais d'où lui
y'inx celé volenté'^. » A Tintagel, la foule court après lui en
criant : « Vees le fol^ veez le fol f » et chascuns le ficrl, cHas-
cuns le boute ; H uns le points H autres le bat ; cependant, le roi
défend qu'on le tourmente trop. Bientôt Tristan est reconnu
par le chien Houdenc; on le saigne, Iseut le guérit et le roi
" Tristan baiini do |ui fait jurer de quitter la Comouaille pour touiours. Plus
lard il sera relevé de ce serment, à la cour d'Arthur, par le
roi More lui-même*.
Comouaille.
! . L'orthographe du nom du chien est, ici auspî, très variée (cf. § 5Î) :
Iluàmt 750. 335; Hodent 100; Botlenc 97, 102; Ilettdetic 334, 776 ;
^truffm 94,niais 99 : Ihudent; Nudain 103; Udan 1Û4; Heudeno 756.
2. Dans 334, 97, 100, 102, 103, 104 manquent los vateU.
3. iMots du rédacit'Uf.
\ . Ici il y a une excuse de la singulièro brièveté de celte ffpismlo ;
(f*> 193 c) Et (1. en) tout ce qe je vous ai conté {en toutes ces choses, 335,
qm délnin un j>eu, et 04) avroit moût a deviser qi tout le voldroii conter
mot a tnot. Mes [por] ce q'il me convient entendre a autre matière^ vous
aijeUtissié [laisse ge 1 bO , tairai je 776) iccsi\u.)i conle\ (750, f* 181 a,
ajuute ici : ti qui veoir le velt et savoir ^ si prengne la grant hystorie âe Tr.,
celé méitnea que mesires Luces dou chastcl dou Cant fist ; celui livre en
dira tôt aperternent totes ces choses quo ge vus ai orendroit trespassecs,
~- 335 ajoute après conte : fors tant que Je l'ai dil au plus briefinefU
^
M^
— 87 —
105. Tristan reste douze jours (750, une fois onze; 103, Déport d« Tn»-
Irois) k la cour, désespéré de ne pouvoir parler à Iseut, qu'on
garde soigneusement. Andrct conseille au roi de faire tuer
Tristan, qui, dit-il, pourrait bien lui faire la guerre avec t'aide
da roi Arthur. Marc, cependant, ne cède pas à la tentation et
Jailconslruire une ne/" pour le départ de son neveu. Gouvernai,
qui sVtail lo^é rJiez Dinas, et qui avait cherché en vain Tris-
tan pendant sa folie, s'embaniue avec lui. Le roi, avec tous ses
barons, accompa^e Tristan jusqu'à la mer : Tembarcadère de
Tinlagel est à une lieue englescfie largement du chiteau. Un
chevalier qm survient s'informe auprès d'un valet de ce qui se
passe, et le prie d'aller dire à Tristan qu'il est venu en Cor-
nouaille pour voir sa chevalerie et jouter avec lui. Il est
désarçonné. Tristan annonce qu'il va se rendre à l'hOtoJ d'Ar-
thur: et, comme son adversaire l'en conjure par la foi qu'il
doit à la personne qu'il aime le mieux, il lui ]>ermet de l'ac-
compagner en Logres (f* 194). lU .s'embarquent avec le bon
cheval Passebreuil; et, du haut du vaisseau, Tristan rappelle
aux barons de Cornouaille tous ses exploits : la mon du Mor-
hout, — son combat %*ictorieux contre le roi de Norgales
devant la porte de Tintagcl, quand c© prince fut entré en Cor-
nouaille pour venger son fils, tue vilainefnent par Marc, et
qu'il eut subjugiié tout le pays, — sa victoire sur le roi des
Cent Chevaliers , qui, venu en Cornouaille en gxiùe «fa
qvû je puù). Car aixez ror prus (var. p«ù) dfporter^ re m'«l ireii, puis
que je row ai h niaticr^ dnùset (cela n'est pas dans TfiO, 335)- Car je
{H^lyt de Uorron^ ajoute 750t. fndroil moi vueiU rfpairier a nui mati«r«,
fwje nrn jmis UssUr^ ti dirai en Mie manière. — 9A, U9, 776 =7&6 ;
Bifat 101 (iiuici m'en despartir p. vu déporter). 334 6'am^tP à moi a
ol; 97, lti'2 ne donneat riea (ntri a tant u Uiist ort le cotn/ife], de
m^Qic 100 [mais a tant taisse or ti c*>nf€s a parler de etsta choie tant que
lieux enjioit, et retome a parler de Tr.). Dans 103 il n'y a rit^n du tout.
I^ Tav. Hit. Aonne pluii de détails (p. 256 ss.), Tristau. qui, <!D
imlra&l à Tinta^el, a déjà moulré sa. force prodigic*u.se pu luanl uu Aoi-
Saçiozxec son mulnt, est onfiTmé par Marc à caufie de sa viol«nc«. Un
jour il s t^ap[M»; il est recuuiiu par sun cheval et par son cliien. Plus
tard Marc hii-mi^me le rtxruunait à un Kigno qu'il porto au bra»
^uche : il fait venir iârut, qui çu^rit Trislaii. Braufrain explique que
tout l« inalbeur nst dû à KahtMli», H Isa amants r^t'uncilié^ continuent
t' vues jiiPqu'â co que Tristan foil e^i ■! oncle. Iseut
I nnhn£ru<'. 11 part avecDinudan, qui u Gomouailte
.1 ^, et av(*c Alcardo^ frat<llo cUifùM d'I^^^^ul, arrivé
'I > \rmi> chcvolmr par Triblan. (Gouvernai avait été
(Alt rut de hèoaoïM^ p. 23^.)
Diosdaa.
— 88 —
chevalier errant, avait défirt les chevaliers de Marc, en avait
abattu dii et enfin le roi lui-môrae : Tristan l'avait délivré
deux fois de la prison on Marc l'avait enfermé ; plus tard le
roi des Cent Chevaliei-s, ayant envahi le pays pour se venger,
en avait retiré son armée pour l'amour de Tristan, dàs qu'il
l'eut reconnu, pendant qu'ils se halUiicnt à la Fontaine tU
l'Ombre^ \ — enfin la mort du géant Taulas. C'est par Texil,
ajoute Tristan, qu'on récompense celui qui a rendu de si
grands services à la Cornouaille.
Quand il est parti, Iseut monte avec Brangain au haut de
sa tour et regarde, désolée, le vaisseau qui s'éloigne.
106. Nos voyageurs abordent près de Gamaaloth. Tristan
déclare qu'il ne veut plus aller à la cour d'Arthur : il n'est]
assez renommé ponr y paraître. Celte modestie plaît beaucoup!
au chevalier qui l'accompagne. Tristan, ayant chargé les
marins d'annoncer sa vengeance â ses ennemis de Cor-
nouaille et de dire à Iseut que son tx)nheur dépend de son
amour pour lui, se livre pendant quelque temps à son chagrin.
En i-ecevant le message de son amant, Iseut reprend courage,
et le roi Maix; regrette de n'avoir pas suivi le conseil d'Andrel.
Tristan, ayant penlu de vue le vaisseau, se met en chemin
avec le chevalier inconnu. Celui-ci lui raconte qu'il a été
récemment fait chevalier par Arthur. Le roi a tellement loué
la prouesse de Tristan qu'il est parti, avec douze autres cheva-
liers nouveaux, pour trouver le héros et l'amener à la cour.
Son frère, le chevalier à la cotte mal taillée, lui a conseillé
d'aller chercher Tristan en Gomouaille. Lui-même se nomme
Dinadan 2.
\ . Les exploits de Tristan cootre tes rois de Nurgales pt des Cent
Choval^crB n'ont pns été racontés auparsivani dans notre romun.
2. Var. Dynadam , Dynadant . — Ici le rédacteur nous avertit
d'une suppression (fo 197) : Celui jor lor avint aventures aitcunet qe je
ne vueill mie deviser en mon livra, por ce qe (mesire ixices doit Gant, dit
750, fo iS6 a-b., le devise en to grant hystoirede T., et ce que je soi
qu'il devise en son livre ne voill ge mie deviser ou miVn, par que ye niVn
puisse garder. Ains vos voill deviser totes Us autres choses qit'H ne dtst en
son livre qui couvienent a ma materej trop grant ennui mr samblcroit
de { var. a] deviser totes les aventures qi avindrent a ckascun chevalier,
car je ne wtu ai cure de conlcr ahignes, ainz iwts vorrai conter tôt plai-
nnmrnt tes aventura qi aparltennent a ma droite matire et au plus brief-
ment qejeporrai, et vous dirai comment il avint a T. et a Din. — 103
supprime toute cetto explication.
lia première aventure de Tristan et Dinadan dans la Tav. Hit. (p.
— 89 —
lor.
107, Les detix compagnoos rencontrent, près d*un pont. Discours de
Bobortel Hector. Ce dernier abat Dinadan, à qui Tristan a TriBian.
permis de se battre le premier; mais il refuse de jouter avec "'^^es"
Tristan, qu'il reconnaît, à la forme de son écu, pour un che-
valier de Cornouaillc, et s'enfuit devant lui. Bohort fait de
m^me : Tristan le rattrape et lui donne un grand coup, saus
néanmoins Tabatlre. Bohort jette son écu par terre : Tristan
l'invite à escrimer; l'autre refuse. « Alors, dit Tristan, qiio Joutes avec Bo-
. . * bon ut Ubc-
cela amuse beaucoup, vous vous reconnaissez pour vaincu par
un chevalier de Comouaille ? — Très volontiers; j'aime mieux
m'avouer vaincu quarante fois, si vous voulez, que de jouter
avec vous. » Bohort explique qu'il a jeté son écu, conformé-
ment à la coutume établie par l>amorai de ne plus porter les
armes dont on s'est servi contre un chevalier de Gornonaille ;
or. les traces du coup de Tristan y paraissent toujours. Tria-
tan le prie, au nom de ce qu'il aime par dessus tout, de lui
dire son nom ; quand il l'a appris, il offre son écu à Bohort,
3 Ui place du sien : « Mon écu est tout neuf, dit-il; aucun coup
n'y (laraîi encore. — Aucun n'y paraîtra de cette année,
rijwste Bohort, pourvu qu'on vous connaisse aussi bien que
je vous connais, moi. » Tristan insiste : « Or laissiez tôt ce
t'st^r; vous ne pourrez vous en aller sans écu : prenez le
mien, et moi, je porterai lo vôtre. » Bohort persiste, en rica-
nant, dans son refus : Tristan promet de faire changer les cou-
leur» de son écu, dit qu'il n'est pas de Comouaille, couvre
Técu de sa housse vermeille et pi-opose encore à Bohort de
jouter ; mais celui-ci répond toujours : n Je ne veux pas,
puisque je vous connais. »
Pendant cette conversation surviennent Blioberis et Driant,
le trère de Lamoral. Tristan ne les connaît pas encore ; il les
défie, les abat et s'éloigne, suivi de Dinadan. Hector prie ce
dernier de nommer son compagnon , mais Dinadan répond
seulement qu'il n'y a pas de meilleur chevalier en Logres pour
moment, et les quatre chevaliers restent seuls. Hector, qui
Tristan abal'
Blioberis et
Driant.
-i lo coRiltal coniiv k* pèaai Lucan \o fjrand, qui est lui* par
1 nos mss. celU; avetiture est racontée plus |t>in parTrist. lui-
mèrae, t. g S4'i ts. Puis la Tav. Rit. fait ïo^vr nos chevaliers chez
Spinoffrts ; Trif^tan plaisante Dioadau, <jni virnt ii(? prnfesser un mépris
abc^AjIu pour l'amuur; t^nsuïieTr. lue Orù, qui l'anaquc pour veHgiT la
murt diî son frère. Suit la rencoouv avin; ta demoiselle, lelle qu'elle
an mtonxéey ftprô« remprisonnomenl par Daras, dans 757, voy. plus
toiis, |I85.
— 90 —
csl un peu plus empariez que les autres, leur demande ce
qu'ils veulent faii-e : ils décident de se rendre ensenihlp à un
cliAtoau voisin où Blioberisdoil trouver Lancolol; celui-ci lui
a prorais, il y a six jours, d'y venir ce soir-là. Dans la forôl,
les chevaliers rencontrent une demoiselle éplorée. Elle se
refuse d'abord à parler ; mais Bliobcris l'y force en mettant la
main à son épée. Elle raconte qu'elle va, de la part de Mor-
pain, dire à un chevalier qui hait lAncelol de venir le lende-
main chez la fée pour y voir son ennemi mort. Deux mois
auparavant, Lancelota tué un chevalier à qui Morgain voulait
du bien (P* 200 a), et, pour se venger, elle a mis trente cheva-
'^'*"Morîain'* ^" ^^^'"^ *^^ embuscade pour l'assassiner. La demoiselle ajoute
qu'elle aime beaucoup Lancelot^ qui lui a jadis rendu un ser-
vice. Nos quatre h^ros la quittent cl p.issent devant les trente
chevaliers, qui se gardent de les attaquer de peur que le bruit
de la mêlée n'avertisse Lancelot. Bohort, Hector, Blioberis et
Driant s'embusquent un peu plus loin.
108. Tristan, en quôto d'aveiUuros avec Dinadan, ren-
contre également la demoiselle. U parvient à lui faire répéter
ce qu'elle a déjà raconté aux quatre, et prend la résolution de
soutenir lo combat contre les trente. Peu après ils rencontrent un
vieux 'chevalier, acconqtagiié d'une deiiioiselle ; il prend Tristan
pour Lancelot et raverlil du danger. Dinadan, qui jusque-là
s'était fait une idée fausse de la situation parce qu'il navoit
entendu des trente cfievaliers ge trois^ ne se sent point le cou-
rage de combattre contre trente adversaires. En vain Tristan
le supplie de ne pas le quitter; en vain il l'accuse de poltron*
ncrie; furieux, il s'apprête à courir sur Dinadan, l'épée à la
main ; alors seulement le jeune chevalier se rend à sa volonté'^.
Toutefois, craignant qu'on no le prenne pour Lancelot, il
échange son écu contre celui de Tristan, qui lui dit que cet écu
est un présent de la plus belle dame du monde et qu'il dou-
blera ses forces. Aloi's Dinadan le lui rend en promettant de
combattre de son mieux, et Tristan dit, en souriant, que main-
tenant il a fait un brave d'un couard. — Us arrivent au fond
de la vallée où se tiennent les trente chevaliers., qui les
auraient volontici's laissés passer. Tristan menace encore une
l'ois Dinadan de la mort, s'il fait mauve^tîéj et ouvre la
Les trente sont vaincus : dix restent sur la place,
Pollronnerio de
jJioadau.
Défailc (les tron
te chevaliers hjiUille.
de Mrjrgum.
1. Pas d'épiihéu* dans 103.
"2. Cf. répÎBodo du Chevalier couard daas lo Pereet>al de Moneasier.
— 9t —
tués ou blessés; les autres sont mis en fuite, sans que Bohort
et ses trois compagnons, qui observent tout de leur cachette,
trouTcninécessaire d'intervenir. Les vingt fuyards, que Tristan
ne daigne pas poursuivre, se sauvent chez Morgaia. Elle
séjourne, avec douze dames, dans un des châteaux quelle a fait
construire dans la forêt; car elle craint toujours le roi Arthur,
«]ui pourrait bien la foire prendre. En apprenant la triste issue
de là bataille, elle est furieuse et forme de nouveaux projets
de rougeance contre Lancelot, avec qui les chevaliers s'ima-
gineul qu'ils se sont battus.
109. Dinadan, brisé de fatigue, est fort maussade et veut
2D2m« atjandonner la compagnie de Tristan, qui s'amuse de sa
colère. Ils s'accordent enfin à aller prendre leur logis
eaaemble, pour se séparer le lendemain. — Ils rencontrent
Bohort et ses trois compagnons : Bliobcris prie vainement
Tristan de se nommer. Prétextant une atfaire pressante, Tris-
tan refuse également de se loger avec eux. Plus loin, il trouve
dix" et se fait indiquer par l'un d'eux un beau château
où I et lui pourront être hébergés. Seulement, il y a
une coutume désagréable au sujet de laquelle le berger ne sait
rien de précis.
110. Devant la porte du château, Tristan et Dinadan aper-
çoivent un bloc de marbre et, tout auprès, un grand et bel
arbre, oii sont suspendus deux écus blancs avec une bande
noire en travers et auquel sont appuyés dix glaives. Un valet
ouvre le guichet et leur dit que. s'ils veulent être hél>ergés, ils
doiveni jouter avec deux chevaliers et les désArçonner. Oc plus,
si des chevîdiers viennent demander rhospitalilé du château,
ils devront combattre avec eux pour avoir le droit de rester
dans U place. Dinadan s'excuse longtemps sur sa lassitude;
mais Tristan dit au vaht qu'ils sont prêts à tenter le combat.
Dinadan se plaint de Tristan, qui le force encore à se I>attre, et
dilqo''il en a assez de sa compagnie. Cependant deux cheva-
liers sortent du château; Dinadan, très en colère, après avoir
envoyé Tristan et les autres au diable, galope vers son adver-
saire et l'abat; Tristan en fait autant du sien et complimente
Dinadan, «jui exprime le vif désir de pouvoir quelque jour le
gaher ^ son tour. Us sont bien accueillis au château ; leurs
biMes leur disent qu'ils maintiennent la coutume pour l'amour
delcur[>ère,qui l'avait établie. Dinadan s'en déclarant fort peu
satisfait, Tun des chevaliers répond par un calembour :
Tristan et tHtut-
d&n se loffent
on^emble.
ftprèft avoir
Abattu laun
hûtes.
riot.
— 92 —
» Notre maison n'esl pas une auberge, mais un ostieus, car il
QSte savent et menu sps hostes. » Dinadan anirme qu'il s'en
ira le lendemain malin et ne reviendra plus jamais & un
pareil hôtel : ses hôtes se Tâchent el lui fontsavoirquM pour*
Joutes a ecpftlù- ''^^^ ^^^^ ^'^ obligé de s'en aller avant le lendemain. En effet,
medeetGttho- il arrive deux chevaliers : Palamède et Gaheriet. Dinadan,
rompu de fatigue et de très mauvaise humeur, refuse de jou-
ter : il ne veut pas, dit-il, assez de bien à ce dtîtcslahle hôtel
pour payer d'un seul coup de lance l'avantage d'y rester; il
parle de s'en aller tout désarmé. Tristan lui reprtîsento qu'il
passerait ainsi pour chevalier recréant et le décide à se faire
armer. Ils sortent : a Le(|uel voulez-vous? » dit Tristan. —
a Ni l'un ni l'autre, répond Dinadan ; prenez les deux, vous. »
— li soutient qu'il a le droit de se dispenser de la bataille,
s'il abandonne rhtUe! ; mais Tristan s'adresse aux nouveaux
venus et les invite h commencer sans que Dinadan ose le
contredire. Palaiuède permet à Gaheriei de jouter avec Tristan
et se tourne lui-même vers Dinadan : c'est unjew qi n'est mie
bien pai'tis. Palamède et Tristan ayant abattu leurs adversaires,
ce dernier propose à Dinadan de recommencer la bataille ;
Dinadan ne fera que le premier coup, et Tristan se charge des
deux chevaliers. Dinadan pense qu'il aura là une occasion de
se venger de Tristan, qui ne saurait assurément sortir avec
honneur de cotte lutte : il accepte et assène un grand coup
d'épée sur lo heaume de Gaheiiet. Tristan lui crie alors de
cesser, qu'il viendra tout seul à bout du reste de la besogne.
Palamède le juge bien orgueilleux d'assumer ainsi le combat
contre deux chevaliers qu'il ne connaît point, mais Tristan
assure qu'il le ti-ouvera voir disant et refuse do rappeler
Dinadan à son aide. Gaheriet objecte qu'ils ne peuvent Tas-
saillir comme cela, deux contre un. a Que celui qui voudra
s'av.vace donc le premier, ndit Tristan. Palamède se présente ;
la bataille est rude, mais Tristan gagne du terrain sur son
adversaire, qui en est tout émerveillé, pareille chose ne lui
étant pas encore arrivée on Logres, Gaheriet demande inutile-
ment h Dinadan le nom de sou compagnon. La nuit étant
survenue sans que les deux champions cessent de lutter,
Gaheriet les sépare. On demande aux habitants du château
quels sont les deux chevaliers qui doivent s'éloigner; mais
Dinadan leur défend de le comprendre dans le jugement qu'ils
vont porter : il ne veut à aucun prix rester dans ce mauJit
hôtel. Tristan ne veut pae quitter Dinadan, qui n'est pas trop
I
— 93 —
encnaDle de celle résolution, ei prie ses hôics de leur donner
UD valet qui puisse leur indiquer un autre hôtel. Palamède
voudrait décider les gens du chAteau à les héberger tous les
quatre; mais Tristan pefusc décidément de se séparer de
Din^an. Palamède s'adresse alors à ce dernier, qui persiste
dans son intention. Us partent, sacs que Tristan ait voulu
dire son nom à Palamèdc, cl sont hébergés par un des cheva-
liers d'Arthur dans une petite Tille voisine, située sur une
rivière.
111. Bohort et ses trois compagnons, restés seuls après te
départ de Tristan et de Dinadan, sont très vexés de ce que
Tristan n'a pas voulu se faire connaître. Drianl propose de le
poursuivre pour le forcera dire son nom : Hector et Bliobc-
rii y sont disposés, mais Bohort leur représente ta honte qu'il
j aurait à attaquer un seul chevalier. Ils restent donc à
allendre Lanceiot, qui n'arrive qu'au moment où, dé.sesiKiraut
de sa venue, ils son^'eaient à partir. Lanceiot a déjà eu des
nouvelles de la tiataillc contre les chevaliers de Morgain par
une demoiselle qui avait assisté au;s exploits de Tristan
((*20bd). On vacliez Calogrinanl, àqui, du jours auparavant,
Lanceiot avait promis de venir et dont la maison est un
cadeau du roi Arthur.
Tristan el Dina-
dan quiUeat
l'hôlel.
Bohort, Bliolw-
ris, Hector et
briant iroa-
vent Lanceiot.
^
^
112. Uincelol, persuadé que le merveilleux chevalier
inconnu est Tristan, reste six jours au chAteau de Galogri-
nant pour y faire faire vingt-deux écus de la même forme que
celui de Tristan, et garnis des mômes enscigTies. La forme est
celle des écus de CoruouaiUe : le fond en est vermeil avec deux
couronnes d'or. Puisque Tristan a daigné porter ces armes
méprisées, I.ancâlot veut qu'elles soient portées également,
pendant deux ou trois mois, par lui-même et par les autres
che^'alicrs de la lignée du roi I^n, si redoutée de Marc. Le
but est défaire compagnie à Tristan, car celui qui a rendu à
Lanceiot un si grand service ne doit pas être seul à porter des
armes si compromettantes. Arthur lui-même et tous les com-
pagnons de la Table Ronde s'engagent, par admiration pour
Tristan, à porter des écus semblables pendant tout un demi
an. Désormais on ne {jabe plus tant les chevalière de Gor-
noaaille; Tun deux, revenu do Logres, raconte tout cela au
roi Marc.
Los vingt-rfeux
écus pareils À
celui da Trls-
lan.
linor.
— 94 —
1 13. Tristan refuse de dire son nom à son hôie Pelin^
qui 8*esi déjà vainement adressé à l'un des écuyers pour le
savoir. Polinor reconnaît cependant, à la Forme de Técu, quo
Tristan est de Cornouaille, et lui adresse à ce sujet de durs
reproches (P* 2 1 0 c). Tristan, ayant prié Dinadan de ne rien dire,
le quitte le lendemain ; car Dinadan se sent trop fatigué pour
partir et n'accepte point l'offre de Tristan de rester jusqu'à ce
qu'il soit r(5tal)Ii ; même, il prie Dieu de le garder de la com-
pagnie de Tristan. Celui-ci part, on refusant encore de dire
son nom à Pelinor, qui le poursuit, le somme encore une fois
Triataa abai Pe- de se nommer et Tattaque. Pelinor est renversé et blessé; on
le transporte chez lui.
114. Tristan rencontre un valet envoyé par le roi Arthur
pour annoncer le grand toiu-noi qui doit avoir lieu, dix jours
plus tard, devant le cha^tei aux PuceUes, à douze lieues de
Londres *. Le roi Caradoc Bref Bras y combattra contre le roi
de Norgales, assisté du roi des Cent Chevaliers, du roi
d'Ecosse et du roi de la Marche. Il Fait appel à tous les cheva-
liei-3 errants, notamment à ceux de la lignée de Ban, pour
qu'ils viennent se ranger de son côté {î° 212),
115. Tristan trouve Keu et Sagremor, qui se reposent près
d'une Fontaine. Sagremor remarque l'écu de Tristan : ils le
prennent pour un chevalier de Cornouaîlle. Kcu s amuse à lui
Faire peur et le défie : Tristan refuse d'abord de combattre ;
m.ns comme le sénéchal persiste, il accepte enfin. Alors c'est le
tour de Keu de reFuser : il ne veut pas jouter avec un chevalier
de Comouaille ni même se défendre contre lui, s'il est attaqué.
Tristan, qi n'entendi mie ôien ceste parole, s'élance contre
lui, le renver-se et s'éloigne ; Sagremor, qui le poursuit pour
venger Keu^ est désarçonné à son tour. Une demoiselle sur-
vient et demande à Tristan, qui lui cache son nom, la léte de
Sagremor; ce chevalier, dit-elle, a tué son frère il y a trois
jours. Comme Tristan refuse, elle le défie de la suivre -, Tristan
chevauche après elle, sans que Gouvernai parvienne à l'en
détourner. Cette demoiselle a été envoyée, avec neuf autres,
i, Petinièr7bO,Potyner^3b.
S. Ainsi 335 ot TôU; rien dans 103. — Le Logres des autres est
une f&utfï, tous les mss. duuuanl Londres aill^un: (ainsi § 117, oî) le
chevalier rposeipne la demoiselle d'Iseut, et § 118, où Tristan causo
avec celle demoiselle).
^- 95 —
par MovjfiuD, pour ailii^r Lascelot dans une Douvellc embus- Nouvelleembua
cade. Treul€H^u.Ttpe chevaliers sont postés dans une tour ; ^^ '^^ ^^^
croyant TrisUn en Cortiouaiile, Morgain suppose toujours que
le vainqueur des trente est Lancelol.
W
1 16. Tristan et la demoiâelle rencontrent Gauvain ; il n'in-
vite pas Tristan ajouter, pai'ce qu'il est encore Caligué d'une
bataille livrée à un chevalier de Norgales. Gauvain arrive de
chez Morgain, qui lui a raconté la défaite des trente cheva-
liers; il lui a dît que jamais Lancelot n'a porté un écu pareil
à celui du vainqueur. Morgain lui a également parlé de l'em-
buscsfJe qu'elle prépare à son ennemi inconnu. — Tristan ne
veut pas dire son nom à Gauvain ; mais, en dépit dos objcc-
lions de la demoiselle, il lui permet de marcher de compagnie
avec eui. Gauvain force la demoiselle» en la meuat^ant de la
mort, d'avouer son secret ; néanmoins, Tristan veut allei- k la
tour. Mais la demoiselle, qui a appris des écuyers que le nou-
veau venu est Ganvain, les précède et avertit les ti-entc-qualre I-os ir-T., -n;!
chevaliers. Ceux-ci, se rappelant la dernière baUùlle, perdent oïi j„xurl '^^^
coura^ et laissent passer Tristan et Gauvain, qui se logent
ensemble. Gauvain admire la beauté de son compagnon ; il
trouve seulement que ses cheveux sont coupés de trop près :
on se rappelle <iue les bergers avaient tondu Tristan. Gauvain
est tout petit h côté de Tristan; auprès de lui, il sambloit
axissi cofntne neanL — Cependant, Keu et Sagremor arrivent
au mé<ne b6tei.
k
117. Deux mois après le départ de Tristan, Iseut envoie une udomoisella
demoiselle ' en Lo^es. pour demander secrètement des nouvelles d'iseuu
de 90D amant, le saluer de sa part et lui dire qu'Iseut a peur
qu'il ne l'ait oubliée, depuis qu'il est en Logrcs. Cette demoi-
soUe est accom]Upnée de son frère, tf*eUe avoit norri dès s^en^
fanée. Elle rencontre un chevalier qui lui fournit quelques
renseignements ; il a entendu parler du chevalier qui porte
l'écu vermeil aus deux couronnes d'or ; il suppose qu'il vien-
dra au prochain tournoi et i-ecommande à ta demoiselle d'y
aller (P* :?I6). Une dame vewve, chez qui elle est hébergée plus
lard, lui dit que le chevalier à Técu vermeil a tué son fils ;
elle raconte la défaite des trente, qu'elle a apprise d'un cheva*
lier venu il y a quatre jours. — La demoiselle continue son
I. C'est, dans Tressaa (p. 1U3), la nièce de Brangain.
lamède-
— 96 —
chemin et aperçoit ua chevalier dormant près d'une fontaine;
auprès de lui sont deux écuyers et une demoiselle, qui prie
la nouvelle arrivée do ne pas réveiller le meilleur chevalier du
monde. La messagère d'Iseut le regarde et ne reconnaît ni
Tristan, ni Lancelot, qu'elle a vu à plusieurs reprises : le dor-
meur ne lui est pas non plus inconnu, mais elle ne sait plus
où elle l'a vu. Les chevaux hennissent, et le chevalier sa
réveille : la demoiselle lui demande Vil a jamais été en Gor-
nouaille. A ces mots, le chevalier c.han;<e de couleur : il songe,
à celle qu'il ne peut oublier cl pour l'amour de la([Uollo il'1
finira par mourir, comme Kahedin, dont il connaît et déplore
le triste sort. Il se souvient d'avoir vu la demoiselle à la cour
Elle trouve pa- de Marc, lui dit tout bas qu'il est Palamède et lui demande
des nouvelles de Cornouaille. Elle lui fait part de la guérison
et du départ de Tristan, que quelques-uns, dit-elle, croient en
Léonois. Palamèdo est enchanté de pouvoir désormais aller
avec sécurité en Cornouaille. Il se met à la disposition de la
demoiselle, qui toutefois refuse de lui dire pourquoi elle est
venue en Logres ; car elle ne Lleut pas h ce que Palamède
reconnaisse Tristan. Elle n'accepte pas non plus son ofTi-e delà
faire héberger richemeiii, et, l'ayant quitté, elle trouve un
vieux chevalier qui a vu abattre Keu et Sagreraor, il y a quatre
jours environ, par le chevalier qu'elle cherche.
118. Gauvain s'entretient à l'hûtel avec Keu et Sagremor,
qui ne tardent pas à reconnaître dans son compagnon leur
vainqueur. Keu voudrait lui demander son nom ; mais Gau-
vain le lui défend ; car il sait que Tristan ne lor voudrait
mie dire volontiers, Tristan parle du tournoi prochain. Le
lendemain, il cherche à se séparer de ses compagnons de route ;
mais il ne trouve aucun prétexte. Ils entrent dans une belle
forêt pleine de merveilles et par conséquent fort affectionnée
par les chevaliers errants. Ils y rencontrent une demoiselle
poursuivie par Brehus sans Pitié, qui vient de tuer son che-
valier. A la prière de Gauvain, Tristan, Sagremor et Keu se
cachent. Gauvain joute avec Brehus et est abattu par lui : ce
n'est pas la première fois{P' 219); on est d'accord pour trou-
ver Gauvaiu supérieur à Brehus à l'escrime , mais infé-
rieur pour la joute. Brehus veut tuer son adversaire; mais
TrisLau accourt au secours de Gauvain. Brehus, averti pai*
MorgaLO,sonamante, chez laquelle il avait été la veille, s'enfuit,
en recoanai&saat l'écu de Tristan, qui le poursuit longtemps
UlD,
— 97 —
Nius névisâir à ralleludrc. Deux chevaliers que Tn»lan ren-
contre lui disent que Brehus est déjîi h deux lieues de lui;
fiiU;;u6, il s'arrClc ù uue fonlaine ni scodort. La demoiselle
d'Iseut arrive en compagnie de soiiécuyer, qui reconnaît lèche-
ol Pnssel>reuil. Klle voit Tristan un peu amaigri el lu figure Elle troinv Tri»-
noîi^c par Taririure qu'il porte ; elle déplore la vie triste ol
pénible qu'il mène eu Logrcs et pleure de compassion. Tris-
Utn «e réveille, s'entretient avec la demoiselle et la prie de ne
retourner en Gornouaille qu'aprèsic tournoi, pour (ludle puisse
voir la supériorité des chevaliers de I^f^res sur ceux de Cor-
nouailleir» 230].
111». Gouvernai rejoint Tristiin et raconte que Gauvain,
îremor cl Keu sont partis pour chercher Brehua ou TrLv
ccluî-ci souhaite qu'ils ne le retrouvent pas. Ud vieux
"chevalier, que Trist^in prie de lui indiquer un gîte, lamènc
avec sa compagnie Jans un joli petit chàte^iu, iloul il est le
aeigoeur. 11 raconte à Tristan que la lignée de Ban portera au
ïurnoi des (îcus de Cornouaillc : Tristan n'en voit jkis la
luso: il pense que c'est pour narguer les chevaliers de ce
pays. — Quand ou va souper, PersUU'^ U bloi^ le tils de Tristan c<\ f^r-
leur hôte, arri%'c soudain : son père ne l'a pas vu depuis doux
ani?. Tristan refuse, comme d'hahitude, de dire son nom, mais)
atoue qu'il est de Cornouaillc ; c^ir « les chevaliers no doivent
pAS mentir o, lise rappelle avoir joul<i avec Persides dans son
pays. Celui-ci raconte en effet comment, après avoir désar-
i^onué une diz^ùne de chevaliers de Marc, dans une fOle, A
Tiutagel, il avait été aliattu par Tristan. Blesse^, il était allé
vers la mer pcmr retourner en Logres ; Tristan l'avait |>our-
ivi, assailli et vaincu, et lui avait pris sa dame pour Ja
lonner à Dinas. Celui-ci hait donc Tristan et compte hien se
venger de lui : « J'espère, dit-il, le vaincre si je lo trouve*. »
ISO. Persides pi-opose & Tristan d aller ensemble au tour- ils vodi eosen-
Doi ; Tristan y consent. Ils partent le lendemain malin ; Per- l»l««>iu>unioi.
aides promet à son pèi*e aUligé do revenir, auaailût le tournoi
1. Cf>l ^piîUHle n'çn pus mentiomit^ dans co qui prt^cMr . il est
inlritalé ici lU' la miLnièrtf habitueUe aux rétlacteurs du ruman CD
]i :-"ux df meUrc Tristan en rîij)pun avoc d'autres chevaliers.
■ 1 Kiluinoiii inconnus aux vcrsioiia primitives et do ni les avnn-
ti,, ., jt sans doute roumie.s par qucUjue rciman bioi.' > En
<-■ ' ! UD prend ïtrfltuairt.nn'ûl suiu de diri' «juc Tri'i -, jn'Ut*
i t qu'on ajoulc à ^o histoire.
„-ij:iM. — TriiUiH. 1
sido^
A
— 98 —
uni, Tristan onvotc Gouvernai à la ville pour lui procurer un
écu noir sans eyiseignes, celui qu'il porte étant trop connu, et
lui dit de le rejoindre au château de Ganan ', mais avant
([ue Tnstau et Persidcs y soient arrivés, Gouvernai, muni de
reçu, les a déjà alleinls {(^ 222).
1-
hoS"
lMiam£<<lo.
1-21 . Ils entrent dans le chMeau, et vont tôt droit a un
tel qi estoil apparillié por Persides recevoir-. Quand ils
sont descendus de cheval et désarmés, ils se placent aux
fenêtres et regardent les nombreux chevaliers qui passent dans
les rues. A7 la ou il estoient ax fenestres, a tant ez vous par
la rue passer PalamMes. Le peuple le salue de cris d'allé-
gresse, qui rendent Palarnède tout confus, Pcraides, tout en
louant les brillantes qualités du célèbre chevalier, avoue qu'il
ne lui veut guère de bien et explique h Tristan la cause <lc
cette auimosité. Jadis il s'était permis de critiquer une dame
à qui Palamède s'intéressait; celui-ci, mécontent, avait exigé
un combat qu'on avait cci»cndant réussi k empêcher. Loi*squc
Palamédc a traversé le chAtcau, où il n'a pas voulu se loger,
nn valet apparaît pour annoncer qu'il y a do belles joutes au
dchoi*s : les cbevaliers étrangers s'essayent contre Palaraède,
qui en a déjà abattu plus de quatorze. Persides et Tristan,
qui brûle de se battre avec son rival, sortent armés; Per-
sides est bien connu dans la ville ; mais Tristan, à cause do
son ôcu d'un seul taint, est pris pour un chevalier nouveau.
Ils arrivent à la plaine où les chevaliers tournoyant cfui
n'ont pu trouver place dans le château se sont installés sous
des lentes; et a Vandi^main sanz faille devoi[en]i estre les
vesprcs del tomoiement. Les chevaliers s'amusent à jouter
entre eux et s'attaquent de préférence à Palamède. Celui-ci
reconnaît Persides et envoie un écuyer le délier. Persides est
letTris- renversé; Palamède s'élance vers Tristan, qui n'est pas encore
^AutuWe* 9"^isammenl préparé à la joute, et Tabat. Le peuple pousse
des cris de mépris à l'adresse du désarçonné, ot Tiùsian,
furieux, prie un valet d'aller dire à Palamède qu'il a mal
fait de le surprendre ainsi et qu'il lui doit encore une joute;
mais Palaraède refuse : le vaincu, dit-il, pourra le retrouver
le lendemain au soir, devant le château aux Pucelles.
1. Aingi 750. — 335 : tianam. — Loâ autres : Tanan ; manque
dans i 03.
2. tes mois por P. rec. sonldooncs, fautivement, deux fuis dans 750,
la première fois après : ils catreal d&oe le [chaHcl, ce iluniier mol a
rfté oublié par le scribo).
— 99 —
122. Survient DinatMn, qni reconnaît Tristan û son cheval
et à sa grande laiJle. Il est venu au tournoi uniquement pour
V .ir !(is hauts faits de Tristan ; il h vu tous leà détails du j>eiit
.1:1 i<io(Ui|ui vient de lui arriver, et il en pnjliU; pour \Q(jaht^r.
Un clievaljor de Tort liouac uiine sort du châtcîiu. Briunt *,
un chevalier de Normales qui est avec Palaniôde. reconnaît
daas Je nouvel arrivé c«lui qui lui a fait derni'>remcnt un grand
déshonneur et le fait défier par son écuyer. L'inconnu u*cst
aulic que Lancelot. qui porte toujours Vécu de Cornouaille : il
alai IJriant, puis nn pareul de ce dernier, qui veut le venger. Unc«ioi ait a:
Le frère du roi de Xorgales, qui converse en ce moment avec u[i^y„**' **"'
l*alanïé<.le, Je prie de jouter avec le vainqueur de Hrianl;
Palamédo n'y consent qu'il contrecœur et lut envoie son
écuyer. Lancelot, appreuaut qu'il a Palamîîde devant lui. est
charmé d'avoir cnliu trouvé celui qu'il chert^lic, dit-il, depuis
si longtemps. Palamède est désarçonné, au grand (itonuemcni
des assistants. — Dinadan taquine toujours Tristan, qui jure,
fwr la foi qu'il doit à [seiit, de se dislin;,'uer au tournoi ; Dina-
dan. à son tour, se fait fort d'obliger Tri&l;tn à lui céder Pas-
schreuil. Persides rejoint Tristan et rentre avec lui au chAleau,
tandis que Diuadan retourne à son hûlel (I* 224).
I'^3. Tristan est très chagrin de son accident; il prévoit
«lue la demoiselle en entendi'a parler et le racontera à tscal.
Kn effet, la demoiselle, le voyant ?i triste, se rençeigue aupi-ès
de Persides, ijui lui dit tout; elle ne songe cependant pas .'i
demander comment Tristan a été renversé et fait au contraire
»n éloge. Persides LlcJie vainement de lui faire dire qui clic
Bt. — Cesoir-lîï un chevalier vient voir Persides et lui raconte
que le chevalier vainqueur de Palamède a été assailli, près
d'une foutiiinc, par douze chevaliers de Xorgales, qu'il en a "* ^\ouk rb»-
, . ..... o ' 1 »aliors do
lue quatre et qu il a cliassé les autres. Nurt^lca.
124. De fait, Lancelot était descendu auprès d'une fontaine
pour se re^wser; il avait l'intention d'aller prendre son logis
diei un ermite %'oisin, ancien chevalier qui avait taissié le
titcle^ après avoir perdu six onfants dans un tournoi. Après
la déf louze chevaliers, Lancelot se rend à Permilage,
Cl y • _^ Mit le soir par Hector des Mares, a qui il avait
dit qu'il pourrait le trouver là- Hector est triste : il vient
d'être désarçonné par un chevalier qn'il ne connait pas. Lan-
I. Vnr Brirani
— 100 —
cclot se fait décrire l'écu et rcconnail P<alamè(le : Hector ne
veut |)as le croire ; mais I*ancelot est sûr de ne pas se trom-
per cl raconte sa victoire sur Palamùde. Ensuite les deux che-
valiei*s parlent du tournoi ; ils se rangeront du C45lé de Caradoc
Bref Bras, h la fois chevalier errant et roi. Ils resteront inac-
til's toute la journée du lendemain, pour attendre plusieurs
autres chevaliers, qui doivent venir etitour heure de none. Et
qanl les vespres al tornoiemenl devront c^jmmencieTy iU
iront voir le<^ vespres et (var. de) la commençaiUe des jeunes
bacheliers, (jui sera probablemeal dure et aspre (I* 225).
Tristnn et Per- 125. Le lendemain, Tristan ut Persides vont à la plaine où
g«rderT"pl^ ^^ tournoi doit avoir lieu et dont le cbAteau aux Pucelles
jodu louiuoi. occupe le centre. Ils y voient des loges, construite* pour les
dames qui ont coutume d'assister aux trois tournois donnés
ordinairement chatjue année devant ce chiileau. — Us na
veulent plus rester à l'hôteU oii ils seraient fat'ilemcnt recon-
nus, et choisissent un endroit reculé de la forêt, une petite
vallée, près d'une fontaine, pour y faire dresser leur pavillon
et s'y reposer jusiju'au soir. A}»'i)ii heure denoju\ q'il comcn-
çoU a avesprer^ il oirtnt un cri — si fort qu'on l'aurait cru
poussé par cinq cents hommes. — « Or sachiez, fet Tr., (/êtes
Las vi^pres du vespres dcl tornûiome)U sont commencies. » Un des ècuyers
leur dit ({uc plus de deux cenLs chevaliers sont déjà venus
devant les loges, et que le roi ("^u-adoc et leroi de^Norgales ont
ouvert Vassatnbleo, en joutant Tun contre l'autre. Nos deux
compagnons se font armer et partent ensemble. Pcrsidos porte,
pour l'amour de Tristan, un écu tout blanc sans enseigner, de
sorte qu'ils ont tous deux l'air de chevaliers nouveaux. Le roi
Arthur, «pu ne prend part aux tournois que si très grani force
le lui fait faire, est monté aux loges avec Laocelot, Hohorl et
Hector.
tournoi.
126. Gaberiet, qui garde un incognito complet, se signale ;
Gauvain et ses frèi-es sont aux loges et ne veulent prendre
partaux joutes que le lendemain. Tristan et Persides prennent,
le premier soir, le parti d'Arthur, parce que les meilleurs de
ses chevaliers s'abstiennent du tournoi; mais, d6s le lende-
main, ils se tourneront contre le roi, parce qu'alore, comme
le dit Persides. Palamèdc, Lancelot et tous Icsauli^cs bons che-
valiers seront de son cùt<5. Tristan et Persides sont admis par
les liéruuts, qui les prennent pour des chevaliers nouveaux.
^alo.
:- 10! —
Bliobcns, d<5îîïns/î. se range du c6l<i des aJver?fiirœî d'Arthur,
alin de coaihatli-e G.iuvain. envei-s qui il a le coïur gros et enflé.
U s'élance, avec le roi de Nor^jales, versTrisUin et Persides, Ce
dernier est abattu par le roi, et Blioheris, avec son cheval, par
Tristan. Le roi ayant été renversé également» les chevaliers
de Norgales accoumnt à la rescousse et assaillent Tristan, qui
lient l)on; Caradoc et ses hommes lui viennent en aide : la
mêlée devient générale (f* 225). Tristan fait remonter Persides
a cheval ; mais celui-ci, rompu de fatigue, quitta le champ de
lUille. Tristan fait merveille : il ahat Dinadan pour se ven- Tristan so sl-
iriie son gabois, puis le roi de Norgales, une seconde rois.
Les chevaliers du roi s'empressent pour le vcnjtçer ; plus do
quar.inte chevaux passent sur le corps de Dinadan. Bliolieris
est le plus redoutable adversaire : Caradoc l'abat par hasard
d'un coup de biais et reste ainsi définiliTement vaïn(|ucur.
Après Iccomttat, Tristan retrouve DinatLan, qui ne veut plus
jamais se battre avec lui\ car il s'est aperçu qu'il est encore
plus dangereux d'avQjr (luilté sa compagnie que d'y apparte-
nir. Tristan rit de ces paroles et permet â Dinadan d'aller
se lo^er chez lui, à condition qu'il ne le nommera point. Per-
sides les ayant rejoints, ils vont tous trois vers la forôl.
127. Le roi Arthur et ses chevaliers se perdent en conjec- On no sait pu
t. ^ujetdu chevalier ii l'écu noir : Bohori pense que c'est '*"^ ' ^*
1 -, mais Uincelol et nolannncut Gauvain, qui est
brouillé avec Bliolieris, ne sont pas de son avis. Comme il fait
nmi, leroi se retire à la mais/r^ /o»irdu chAle;iu aux I^ucelles*
La reine est portée àci-oire que le chevalier noir est un che-
valier de a céans o, Blioheris arrive et assure qu'il a*e&t pas
le chevalier en question.
128. Tristan et ses compagnons arrivent h leur pavillon,
et Persides donne des détails sur le tournoi à la demoiselle de
Cornouaitle. Au sou|>er, une demoi.Helle arrive de la part de
Palaraôde, qui a été au tournoi, très covert<rment, pour recon-
naître le terrain. 11 soupçonne que le chevalier noir n'est
autre que Tristan et aurait voulu courir après lui pour s'en
AHUrer, mais la pn'SMic** (b* Persides l'en a détourné, et il s'est
contente d'envoyer la di'moiselle à Tristan pour lui demander
son nom. Tristan refuse de le dire; mais il eM reconnu par la i«a dcmo:-
demoiselle, (lui avait été autrefois en Cornouaille comme mes- îl^.l'^.l'^j-^if
ire de Palamède et v avait vu Tristan iuuuédiatement Tristan.
ilic. Elle retourne auprès de PalamùJe, qui csi logé
avec Sagieuior et (îaheriet dans un superbe pavillon, leiuî»
delcz la forest K Ce pavillon a éié donné k Palajuède par la
reine d'Ecosse, en souvenir du secours qu'il lai avait pr(îté
contre un de ses ennemis, au moment où le roi d'Ecosse élaii
mourant. Palamèdo prie Sii messagère do ne rien dire de ce
qu'elle a vu. et se décide k prendre le parti du roi Arthur
pour ne pas exciter la colère de la lignée de Han.
Premiôro jour- 129. Tristan et Persides décident qu'ils attendront, le len-
niTcbiUeaudes demain, quR Palamède ait choisi un parti pour se ranger contre
PucoUes. lui. Comme la ilemoiscUe doit assister au tournoi, Tristan
l'aulorise à raconter à la reine Gucnièvre partie d^ son estfe\
mais il luîdt^fend tic rien trahir de ce qui le concerne pei*S0Q-
nellemenl. Le lendemain matin, elle s'en va avec Gouvernai,
à qui Tristan a commandé de la conduire aux logfs et de res-
ter l?i jus(iu'à ce qu'il sache do quel côté Palamède se rangera.
Dans la plaine règne une grande animation : le roi des Cent
Chevaliers est accompagné de cent cinquante comltaltants; du
coté, de Caradoc sont le roi d'Irlande, tons les compagnons de
la Table Uondo et maint autre bon chevalier. Le tournoi doit
s'ouvrir, suivant le désir du roi d'Ecosse, par la joule du roi
des Cent Chevaliers et de Carudoc, secondé au besoin par
Arthur et les autres. hCA chevaliers de la ligiiée de lian se
tiennent à l'écart, sous leur bannière, confiée à Blioberis, gi
celui jor la portu assc^ bien. Elle est d'un Olanc samil a un
lion vermeill rampant et un aitjU' de celé [l. tel) nutniere et
de tel coulour.
u .ir-moiseiiiî ^30. La reine Gucnièvi-e aperçoit la ilemoiselle, dont le
(l'Iseut au costume est celui des Cornouaillaiscs. et la fait venir devant
elle. Apprenant (ju'ellc est une des daines d'Iseut, elle lui fait
promettre de ne pas partir sans son commandement.
131, Caradoc est abattu par le roi des Cent Chevaliei'Si clic
tournoi se change d'emblée en mortel a ssomOlee. Le roi d'Ir-
lande étani intervenu, celui des Cent Chevaliers csl abattu à
son tour, et le roi d'Ecosse s'empresse de lui prêter secours,
Arriviiu do Paia- 132. Lu tournoi on oBt là, quand arrivent Palamède, Gabe-
nièOu.
I. A Variera da ta (vur. d'une] far^i 331 ft 1l*& uuLres. Plus loin
(jl 137), l(î puvjlluu L'âi au milieu du U (jfrauile plaine.
riel ei Sagremor. Ayani ahaiiu un chevalier, PalamWe se
loame vers ceujc de la Marche, qui soûl au nombre J(î vingl-
et-an. Comme il sait par un messager que la dr;moisclle de
Gornouaille assiste au lournoL if [lorle ces armes escfi^/ptet^es,
aiuquelles tout le monde le reconnaît. Il fait des merveilles
de proues-sc; mais il est renversf^ au milieu de la foule. Le
parti di* C.irj'Joc est sur le point d'ôtre vaincu, lorsque Lance-
loi accourt et fait changer la face du combat. Palamcde
remoaCe k cheval, ainsi que Gaheriet et Sagremor, qui avaient
également été abattus (f* 230}.
133. Gouvernai, ayant vu comment ceus du îapartie du roi Arrivée de Tri«-
Artits ' esioient mort ei torné a desconfiture, retourne au **°*
pavillon et rapporte oe qu'il a vu. Tristan, à cause de sa haine
contre Palamède, prend la résolution de se tourner contre le
roi Arthur. En se rendant au lieu du combat, il rencontre une
loiselle envoyée p<ir Arthur au chevalier noir, pour l'eu-
jer h secourir le roi Caradoo, qui a droit à son aide, en sa
qualité de chevalier etTant. Mais Tristan répond qu'il lui poùe
moût chioremrnt de ne pouvoir le f^ire aceste fois.
134. Arrivé au tournoi, Tristan cherche Palamèdc, que
Laooelot commence déjà à éclipser en faisant reculer les che-
Talicrs de Normales. Tristan abat Palamède et sou cheval; il sv diaiinguc.
Pereides le re/îst tnmu bien, et Dinadan de mÔmc. Tristan
rcn]ai\]ue une Innniérc que Pcrsidcs lui dit être celle de la
lignée do Ban et, pour l'amour de Lancclot, ne veut d'abord
rien faire contre ses (arents. Mais, apprenant de Persides que
Lancelot n'est p.is la, U jn-end un glaive, crie aux chevaliers
r&ngiés sous la bannière de se mettre en garde et ahnt succes-
sivement Bohort, Lionel* et quatre autres chevaliers (P*
230). Le roi des Cent Chevaliers le suit, avec vingt compa-
gnons, pour le secourir au besoin. Ayant brisé sa lance,
Tristan dégaine et passe outre pour ne pas encourir la haine
de Lancclot, en coutiuiiant à provoquer ses parents. Mais
ccux-d le poursuivent et le serrent de près : il ne leur aurait
pas &iiappé sans le secours du roi des Cent Chevaliers.
S'éUnt un peu reposé, il renverse le roi d'Irlande, que
secondent Gaiivain el d'autres: puis ti-ouvanl une tarant com'
poffnie de chevaliers 'ifii mnuU bien pouoicnt eslre (jusques a
I. .^34 . — T.ît eoi'im- cU fUtl roi (avec lacune indiquée tlu nom),
?. ConfUhioD et uoii^^lun dans 7.'>G.
maiÊA
quivti.
— Î04 —
331). jr/., il iihal A'jghjn * t.hs Vaux, leur chef, el le stînéchal
Keu * Gl excite, par ces pi*ouesscs, l'admiralion générale.
Cependant, Lancclol est sorti du tournoi et se repose sous deux
arbres; uu chevalier, qui s'est t^yaiemeul retiré de hi môlêe,
lui raconte iiu*il a été grièvement blessé par le chevalier à
Tiicu noir. Lanceloi a envie de voir le vain(|ueur et rclourne
au tournoi : il regarde faire Tristan, el l'admire tollemenl
rju'il ne veut plus prendre part aux joules jusqu'au lende-
main, afin de ne point disputer le prix de la journée à un si
excellent chevalier.
135. Tristan continue à se distinguer el se maintient jus-
qu'à hore de vesprcs, sans que les forces lui manquent- Ses
adversaires se sont tous retirés, saut ceux de la lignée de Ban.
Tristan prie alors le roi des Cent Chevaliers de ne plus cher-
cher à les faire prisonniers : on doit respecter des chevaliers
aussi braves. I.e roi y œnsent et s'occupe d'arr»Uer le com-
Tri sian »'e»- bat; Tristan en pi-ofile pour s'éloigner^ et s'es^iuive du c>ùlé de
la forêt, aperçu et suivi seulement de Gouvernai et de Dina-
dan. Tl échappe ainsi au roi Arthur el à Lanceloi, t|ui le
Il rem[K»rt« lo cherchent. — Le héraut crie que le chevalier à l'ècu noir a le
r"\te *^**"'^ P*"^ *^^ '* journée, et annonce que le roi des Cent Chevaliers
commencera celle du lendemain en joutant avec le roi d'Ir-
lande.
t3G. Le roi Arthur ranime le courage do ses chevaliers» en
décl;)rant qu'il prendra lui-mOmc part au tournoi du lende-
main. On parle beaucoup du vainqueur inconnu; on se
demande s'il y a au monde un autre chevalier capable d'une
telle prouesse et si I^ncelot lui-mâme est aussi brave. Ce der-
nier penserait volontiers ii Tristan, s'il no le i*av;kit en Cor-
no uai lie.
137. La reine s'entretient dans sa chambre avec la demoi-
selle de Cornouaille, lui fait avouer encore une fois qu'elle est
de l'entourage d'Iseut et lui demande dos nouvelles de sa
dame el de Trisl;*n. l«i demoiselle répond prudemment qu'elle
a vu Tristan dcrniùrement en Cornonaille, mais refuse do
dire pouivjuoi elle est venue en Logres ; elle consentira cepen-
dant à contenter, avant sou départ, la curiosité de Guenicvre
I. Agauus 756.
2- ttreu:l^&.
^IB^^^
— 105 —
et s'ea va, en proiaetunl de revenir le lendemain, ëd traver-
saul la forôl, elle est effrayée par un grand cri ([ui se fait U demoiselle
euiendre non loin d'elle. Son frère va voir ce que c'est et '^' "*
papci^uit un chevalier, descendu auprès d'une fontaine : ce chc- *^''
ilier le remarque, se fÂche de son indiscrétion el court sur
lai; mais le jeune homme s'enfuit et retrouve sa sœur, avec
qui il continue son chemin jusqu'au pavillon, où Tristan,
Dinadan et Perfides sont déjà arrivés. A Li 6n du tournoi,
*crsides avait été serré de très près par Bohorl el Hector et
l'avait été délivré que par le roi diî la Marche : rentré au
lOigis, il c4ierche vainement à apprendre de Diuadan qui est
î lon. — Tristan, qui dort, se réveille h l'arrivée de
; elle lui raconte tout ce qui lui est arrivé V Le
vaift décrit le chevalier qui l'a attaqué : a l'écu écbiqueté de
blanc et de noir. Tristan reconnaît Palamé<ic; et comme la
fontaine n'est qu'à trois archiees de son pavillon, il s'y rend
avec \e valet. Il écoute les plaintes de Pulamède, désespéré de ''""fl
la défaite qu'il a essuyée au tournoi : k Dieu céleste, s'écrie- Pai^Li..:.i.
t-il, (iourquoi m'oublies-tu ainsi, moi qui t'appelle nuit el
jour* Pouruint, je ne te blâme pas; si j'ai été deshonoré aujour-
d'hui, ce n'est pas par toi, mais par Tristan. » — 11 regrette
que son rival ne l'ait pas tué, lors de leur premier combat en
riande; il se désole et voudrait mettre 6n à ses jours;
aais il ne peut retrouver son épé»*. Il ne se rappelle plus
qu'en arrivant il l'a jetée dans la fontaine, par un mouvement
de ilésespoir. Il découvre Tristan, qui s'est caché derrière un
arbre, mais ne le reconnaît pas et lui demande s'il sait où est
le pavillon do son ennemi. Il veut y aller pour mettre Tristan ^'s caoseoi.
à mort ou pour être tué par lui. La réponse est que Tristai»
n'est pas dans la forêt el qu'il faut le chercher auprès du roi
des Cent Chevaliers. Palamède pleure moût tendrement ;
TrisUn le blAme de se livrer ainsi à sa douleur el l'en^gc à
rejTcndre conra^'C : « Si tu peux, dit-il, te venger de Tristan,
fai.s-le I Ne crois-tu pas que TrisUiu te tiendrait pour mau-
vais, B^il voyait ton chagrin? Il en rirait; il n'en ferait que
tjafter. u II l'invite à venir loger chex lui; mais pala- «^'f*"»*'/»^'""?'^
Riède \eut aller chez le roi des Cent Cheraliers chercher son
rival. Tristan, lui ayant demandé son nom, continue : « Pala-
mède, laisse ton chagrin ! Venge-toi de Tristan, maïs franche-
]. Ellr lui ncoDtc aus^i comment elle m parU de Lancetot (qui n'a
r •■ ici), T.'ïO; — 334 dijODO corr*»clt'meut : « départi de tut
la ffiue').
— Ulli —
nou pas en traliison ! » Palanitiic assure i[u'uqc telle
pensée esl loin de lui ; le bon conseil qu'il vient de recevoir le
dispose à suivre celui qui !e lui a donné, a mais il faut,
dil-il, que je vous quille demain matin avant le jour. »
Tristiin envoie le valet dire à Persides de recevoir leur hôte
comme s'il <!tait son meïllour ami, cl prier la demoiselle de ne
pas se laisser voir; car elle lui a raconté l'entretien qu'elle a
euavecPalamède. Arrivés au pavillon, Tristan, mÔmedésarmé,
n'est ]>as reconnu par Palamède à cause des mcurtrissur»»
qu'il a reçues au visayc pendant le tournoi ; il refuse de dire
son nom à son rival. Palamède ne dort pas bien; il pense
qu'après tout c'est au tournoi qu'il pourra le mieux se venger
a'oS'vft'Bûna ^^ Tristan. Au petit jour, il se lève, dit aux valets (|u'il ne
prondre congé, veut pas réveiller leurs maîtres, qui dorment fort, s'éloigne
sans prendre congé (f" 2:i3) et regagne son propre i>aviIIon,
qui est au milieu de la grande plaine '. Ou y est fort inquiet
de son absence prolongée : Gaheriet et Sagremor le croient
mort, bien qu'ils l'aieni vu sortir du tournoi-, Sagremor l'au-
rait suivi, s'il n'avait été retenu par le roi d'Irlande, qui
l'avait reconnu parce qu'il avait ôté son heaume. La demoi-
selle, que Palamède avait jadis envoyée en Cornouaille, ajoute
en pleurant qu'elle l'a vu, elle aussi, s'éloigner du tournoi,
sain et sauf; seulement, elle a bien peur, vu le grand nombre
de vaillants chevaliers qui haïssent Palamède. qu'il n'ait été
tué an parWmenl qe il fîsi. C'est pendant qu'ils tiennent ce
parlement que Palaniè*Ie arrive et les rassure : il allègue pour
excuse qu'il a été retenu par une aventure, et se repose, sans
(quitter son armure, en attendant le commencemenldu tournoi.
TrisUin est très fAché du départ brustjue de F*alamède. —
Un valet, envoyé par Persides à la cour, rapporte ([u'il a
entendu dire au roi Arthur lui-même qu'il portera les armes
ccjonr-lk. Tristan regrette de se sentir un peu fatigué après les
grands efForls des deux journées précédentes.
SocoDdojuiiraée 1 38. Le tournoi commence. Palamède, avec ses deux cora-
'e'hfl'^[t'H"u'dûs pagnons, se met du côté du roi Arthur, qui est déjà armé,
Pucetles. Lancclot a donné pour compagnons au roi Blioberis^ Bohort et
Hector, qui ne devront pas le perdre de vue. Arthur foraio
trois lïataillous, conduits par le roi d'Irlande, Gauvain et
1. 07.100, 102 : dans lii gramU* pUims rioadans 103. — Plus haut,
(I J?8), le pavillon ulait î^iiuê à la ligière ilt* la fon>i.
Anbur
prend pan an i
joutei.
— Ï07 —
i.>.ira'iuc. Un ôcuyer vient annoncer »iuc « le bon chevalier «
es; arrivé et se trouve auprès <lu roi <le NorgJilcs. Arthur
onlonue au roi d'Iriando d'atlai]ut?r lo roi des Cent Chovalier» ;
ils s'atjaticnt l'un l'autre, on les fait remonter à cheval et la
bataille s'engage. On raconte à Arthur les merveilles do bra- Trisian «xciie
vourc quo fait Tristan ; Palaméde essaie tle rassurer le roi. Un .utomlooiondo.
chevalier de Normales, blessé par Uoiicelot, passe devant
Arthur et lui apprend que I,an<'elot prend part au comlwit;
un êcnyer rapporte (ju'il surpasse le chevalier noir lui-rat-me.
— Ijcroi veut se rapprocher de Lancelot,quanr| il s'apcr(;^itt|ue
TVistan est tout près de lui et fail reculer ses hommes dUnstant
r - I. Palamèile s' t^lance sur Tristan; mais il est d<?s;ir-
<; wihur, qui le suit, cher<"ho vainement, en avanrant
les mains, à le maintenir en selle: il est renversé lui-môme par
lo choc du tîheval de Tristan contre le sien, remonte avec l'aide
de Blioheris, cl alwU A son tour Tristan. Car Arthur est un
cfaevalt'îr de haute valeur; raalh«5ureuscmeni, son rang Teni-
pôchc ordinairement de faire admirer sa brillante chevalcria
Patamède. remonté à cheval, lente de s'emparer de Tristan ;
mais le roi des Cent Chevaliers, qui veille continuellement
sur le chevalier noir, atiafjue de flanc Palacnède ot l'abat ;
Tristan lui donne un coup d'épéc formidable, en criant :
« Garde r^!a ! c'est de la part de ton bon ami Tristan. » Pala-
méde ne perd point courajje et se défend bravement, jusqu'à
ce que le roi des Cent Chevaliers ramène à Tristan son che-
val, en lui disant qu'un des chevaliers d^Vrthur a presque
vaincu Icurp.irli. Tristan comprend que c'est Uincelot; il prie
le roi des (.ont Chevaliers d'attendre un instant et s'élance
vers Arthur, en lui criant de se mettre en jL^ardc. Le roi l'at-
l*nd de sang-froid cl, au moment où i! va «'itre frappé de la
lance de Tristan, la coupe en deux avec son épéc- Alors Tris-
tan 96 rue sur lui : le choc seul suQil pour faire vider au roi les
art;^DS. Puis Tristan se retourne vers I*alamède, de nouveau à
levai; comme il n'a pas le temps de tirer t>on épée, il saisit
cheval par la bride, soulève le cavalier de sa selle, le porte
il une longueur de lance de l'endroit où il se trouvait et le
jette à terre sous les pieds des chevaux.
Sur ces entrefaites, le roi de \orgales, très vexé de la Ltincolot blnaaé.
prouesse et du succôs de Lancclot, réussit à le blesser griéve-
meni au cùté gauche. A son tour, Lancclot lui [«rie un ^rand
coup ; lu roi est sauvé par sou cheval, qui remporte, et Lance-
lot, suivi de Kcu et de Dodinet, quitte le combat pour se faire
Arthur «l>nlUi
par Tristan.
m^M
quil
noi.
— 108 —
soignci". On eolcrid Iob hauts cris du tournoi, 0(1 TrisUn s*esl
signalé au point «ïe vaincre presque entièrement le parti
d'Arthur. Il fait tout ce qu'il peut pour gagner le prix de cette
seconde journée ; il a abattu onze chevaliers de la lignée de
Ban.
139. A cet instant critique, un des écuyers de Blioberis,
ayant vu la retraite de Lanceloi, court h l'endroit où il se
repose et lui fait part de ce qui se passe. Lancelot retourne à
la bataille et rencontre Tristan, qui, déjà vainqueur, se retire
Trtstftn.bless.^ ypuisé : Lancelot, qui 7ie vet mie regardant oh il fierté
quUicleTour- s'adrece a Tr. et le blesse au côté di-oit. Tristan ne reconnaît
pas son adversaire, qui [>orle son écu décote, et lui assène le
coup le plus terrible que Lancelot eût jamais reçu, à ce qu'il
dit lui-même plus lard h Arthur *. Il serait tombé, si Tristan
avait eu le temps de lu frapper une seconde fois ; mais sou che-
val remporte. Tristan, craignant que sa blessure ne soit
mortelle, du^olé de ret arxident qui lui arrive au moment oit
il croyait t^tre détinitivcmcnt vainqueur, sort du tournoi,
suivi du fîdMe Gouvernai, qui a eu toutes les peines du monde
ce jour-là ;\ se tenir aupi-és de son maître.
Tristan attaiiué 140. A l'entrée de la forÔt ils sont rejoints par Dinadan,
oiGohorio'f ^"^ Q"^ * remarqué le départ de Tristan et s'iaforrae de ce qui lui
est arrivé : Tristan dit que c'est Lancelot qui l'a blessé sans le
connaître ^ Il veut déjà se désarmer, quand arrive Falamède,
qui, le voyant partir, a compris qu'il est blessé et veut en pro-
fiter pour se venger. Aiora Oinadan prouve qu'il est sensiblej
aux sentiments nobles. 1! sofTi-e j\ attaquer Palaméde pourj
l'arrôler, jus((u'à ce que Tristan se soit enfui -. il vaut mieux
qu'il meure, lui, que le meilleur chevalier du monde, dit-il à
Tristan, que fait sourire celte proposition magnanime. —
Cependant, Palaméde ne les a pas encore atteints, parce qu'il
est descendu pour voir ai rien ne manque à son cheval.
D'ailleurs, il attend Gaheiiet, qui vient après lui; car toutes
voies, il redoutait T. a envaïr par lui seul. Gaherict, furieux
d'avoir ùté abattu trois l'ois dans la journée par Ti'islan, a
quitté le tournoi el est accouru derrière Palaméde pour se ven-
ger Hussi.
L Voy. S 150.
2. Tristan iJpvjnn-t-il qui t'a frappô, uu bien u-l-il ri^UKsi à la ûu à
vuir l'écu tlo I^aiicnlut f Aucuu (les muuuscrils (9t> u uoo lacune icij ne
n(>un reuseigue sur •;(? point.
— !09 —
14t. Tristan remercie Dinadan et lui assure qu'il n'est pas
encore assez fatigué pour craindre Palamède; puis il fait sen-
tir les éperons à son cheval pour l'éprouver. Malgré les
fatigues des trois ^ journées, la noble béte lait preuve d'une
vitesse eul'une force satisfaisantes; car il n'y pas au monde do
cheval comparable à Passebreuil. — Palamède arrivé; Tristan
convient avec lui que, s'il réussit à l'abattre, son adversaire le
laissera aller. Palami^de et Gaheriet sont successivement renver-
sés. Gaherict, en voyant la défaite de sou compagnon, voulait
renoncer à la joule ; car il li souvint adonc del bon T. de Cor-
nnuaille; si fu {tout meintenant 334) si esbahiz qu'il ne jous-'
tast a lui C7i nulle manière ditl monde.
142. Triylan et Dinadan regagnent leur pavillon, (jui est Tristan et Dina-
gardé par deux écuyers. Gouvernai, qui est coutuinier du fait,
panse la blessure de Tristan. Celui-ci a perdu trop de sang
pour pouvoir retourner au tournoi-, il ne veut pas non plus
rester à son pavillon, oii il risque d'i^trc reconnu par les gens
d'Arthur, que Persides, dans son opinion, ne manquera pas
d'amener. Dinadan lui propose de se loger dans une maison
de religion ; mais Tristan craint d'y retrouver des chevaliers
du tournoi.
Ils partent et rencontrent un vieiuc chevalier, dont les trois
nis sont au tournoi : it voudrait bien savoli' de leurs non»
Telles. Tristan et Dinadan acceptent son invitation à loger
dans son château.
(Ion ^otit log>''S
par Daroa.
113, Au tournoi, Lancelot n beau jeu après Je départ de Le tournoi sntor-
Trislan. Les quatre - rois alliés sont battus. (Lancelot sauve le S""r,ft^"'^yAr-
roi des Cent Chevaliers, qui sans lui aurait succomlté). On thur.
cherche en vain Tristan : Arthur aiu*ail mieux aimé perdre
du territoire que d'avoir laissé échapper le chevalier noir.
114. Le tournoi s'étant terminé par la défaite du roi de
Norgales, Persides, qui n'a pas remarqué le départ de IVistan,
s'en va tout brisé de fatigue. Ne retrouvant pas sou compa-
gnon au pavillon et ne sachant toujours pas son nom, il part h
sa recherche, après avoir dit aux écuyers de retenir par des
cjiuserics •' la demoiselle do Cornouaillcs, si clic venait â ren-
Pcraides vo
cliorcber
Triston.
1. C'ofll-à-(lire ûcus joiiruée» aveu les wspresv.a plus .cf. g ÏBT.
2. Cf. § Mi.
S. ParfMrola.
— Mû —
trer avant lui. Cheaiin Taisant, des bergers, qui gardeul leui-s
hcsUaux dcvanl ^\n*^ fonlaîne, lui disent qu'ils ont vu pa&ser,
il y a déjà longlempa, le chevalier à Vécu noir.
(iemaj^u.
145. Palamède se désole de sou dernier insuccès; Gaheriet
pâment A le consoler un peu. Ils se quittent : Gaheriet veut
retourner au château des Puceïles, Palamèdc tâchera d'al*
teindre Tristan.
?alttmi!do abat Dans la forêt, Palanièile lenconlre le roi Bademagu de
riimaî'M* ^^' ^^^'^^ etGilïlel, le 6U de ûo *. Ce dernier le prend - pour un
de ces mauvais chevaliers qui s'cnfuieni l;\cheineni des tour-
nois, puis qc ce vient au ferir ; cette supposition lui paraît
confirmée par le refus de Palamèiic de jouter avec lui. Bade-
magu cependant a des doutes ; il fait remarquer l'état de l'écu
ou paraissent les traces de nombreux coups. « Bah I dit Gif-
flct, il aura pris celui d'un autre ; ji il demande à Palamôdc si
ce n'est pas vrai. Palamède prétend n'avoir pas entendu ,
se fait r6[^ici' la que.'^tion et hlàinc Giftlet, qui n'e.st pas fati-
gué, d'ait<iquer un chevalier rompu de lassitude. Néanmoins
Gifflet insiste pour le combat et est abattu. Palamède prend
le cheval du vaincu, lui ùte le frein et le chasse dans la foret,
puis revient à Badema^u, qui est tout prôt à jouter, l'abat
également ot chasse son cheval (f 238.)
146. LaissiuU les deux chevaliex-s à pied, Palamède conti-
Palnmôde pord nue son chemin. Au soir, son cheval altéré saule dans une
daiïiinerivièro. l'iviêre aux lierges hautes et escarjMSes. Palamède, absorbé jus-
que-là dans ses rêveries, se sauve à la nage. Le cheval regagne
la rive opposée et disparait. Palnmède, n'ayant perdu aucune
de ses armes, ôte son armure pour laisser sécher ses vêtements
■JîîSmoiftfliiedp ç^ se livre de nouveau à ses tristes pensées. Une demoiselle sur-
Vient, envoyée par Guenievre au château ou est Tristan ''. On
a entendu dii*e que Mordrel y est soigné depuis douze joure,
après s'être battu au sujet d'une demoiselle * avec Pcrsidcs,
qui ne Ta épargné que pour l'amour d'Arthur. La messa-
gère va aux renseignements. Si Mordrct est au château, il y
sera rejoint par Gauvain et ses antres frères. I>a félonie de
i. Var. Dou, Deu.
2. Confuisioii «laus 756.
3. Cem» phrase uù»i jiaRilaas i04.
4. PasrlouiïlOS.
avcr
— 111 —
Mordret, ajoute noire romancier, sera la cause do sa mort,
comme nous devûen>7%s vers ta fin de nostre livre K
HT. La demoiselle est stupéfaite de rextraordinaire recueil- coDversaiioQ tio
lemenl de Palamède, Apercevant à ses vtjlcmcuts tout niouil- '** demoiselle
lés qu'il est lomlic à leau, elle pense que c'est la cause de sa
tristesse et dcson ennui. « Sîre che^}alier^ Initîii-elle, tje pt*ns-
sez vous tant ? Vous pensses plM qe chevalier ne devroit
penser {ce m'est avis 33i). » Palamède, très vexé de celle
interrupUon indiscrète, la prie de passer son chemin et de le
laiséer aux pensées qui lui plaident. La demoiselle se f^che h
soa lour et traite Paiamédcde malhonnête; comme il lui ren-
voie le compliment, elle insiste : m Sire, si m'aïi Dieus.je
sut plus cjyrtoise damoisele et plus sage qe vous n estes sage
et CKfTtois. — Damoisele, riposte Palamède, de vostre rjjrioi"
sie 7ie me sut je encore pris garde ne ne m'en sut je encore
aperMiiz, mes de vostre vilenie si sut. A ceul^r a qi vous
estes corloise parlfz de vostre coi'toisie, non pas a moi ; de
*^itre cortoisie me sousferroie je mouU bien. Il n'a en tout le
monde qe une sole cortoisie avec qi je \:ousisse partir, tnès se
je a celé cortoisie me pcilsse fo[i]ndrc, je fusse plus qe sel-
ijnour de tôt le monde •. » — La demoiselle, avec dépit :
« Certes, se votts a ma cortoisie partiez^ je -m'en tendroie
pis. » PalamMe : « Certes, et je nen vaudroie mie^
f/Utfl:. » — Elle lui demande qui il est : « Li plus mescheanz injures de U do-
cJtevaliers du mo^\de » répond-il. a Aii ! dît la demoifioUc,
c'csU bien cela : aux mauvh cfujralifrs et mu- vilains et aux
medisanz, conu* iaï*s enflez j doivent venir mc^cJn'ancez et
mésaventures, et doivent avoir honte et laidure en qel qe lieu
q'il viengnent. Et certes, s'aventures alassent par droiture,
touSt qi estes si vilain chevaliei' comje conois, nf fussiez pas
eschapjiez de c^te iaue ou vous cheUtes orendroit, ainz i
fustez remès et mon ; si fust une bone aventure^ car grant
joie estj se mauves hons le coi se brise, u Palamède, qui est un
des chevaliers les plus courtois du monde, est indigné; il
Mîkme la demoiselle d'ajouter encore à ses ennuis, déjà si
moisrilci.
I- AitLHiTrjO, 7JG,33i, 335, 97, tOU, 102;J(I3 iHine ii M»im« noiu
rfmieron rha detotU. Daas9't, 09, 77f» crtte aanoncc nv. sa Uduvp pas,
lu diLU« tlM, qui Dodonnr^ pas les mt'^iiit's il<^Lails sur la denKiif^'lIp <]ue
lr« autres.
3. J. f. plus xiro assez ipte se je fusse sires de t. l. m- 334 .
3 Jis (pour mie\ 334
— H2 —
lourds à porter, cl la supplie de le laisser pleurer en paix.
Elle no saurait d'ailleurs tirer de lui une meilleure vengeance;
car son cha;;riu le mènera sans doute u la mort. lit la donioi-
selle le quitte en lui lançant ces mots d'adieu : » Tant le
^= le lîoel) puissez vowj maintenir qejc voiis prie do le lais-
sicr : par Sainte Croiz^ vous le 7naintendroiez dusqa la
mort! »
148. Elle arrive au château, y trouve Mordi-et et Tristan el
donne à Mordret des déUiih sur le tournoi. Cependant,
ajoutc-t-eUe en faisant allusion à sa rencontre avec Palamëdc,
les merveilles du tournoi ne sont point k comparer à celles
qu'elle vient de voir au hoixl d'une rivière voisine. Tristan,
Teniendant dire que le mélancolique chevalier porte un écu
échiqueté, dit à leur hôte que c'est Palamède, un des quatre
meilleiu-s chevaliers du monde. L'hiMe s'empresse d'amener
un cheval îi Palamède et lui demande comme un don de
Painmôdo chci venir loger chez lui. Palamède y consent et est très hien reçu
^^^' au chi\teau. 11 retrouve en Tristan et Dinadan les deux cheva-
liers avec qui il a passé une nuit dans le pavillon de Per-
aides; mais il ne reconnaît pas Tristan (f" 2îO) : « Sire^ lui dit-
il, quant vos departisces vos de Pcrsides? — Moui matin fct
Tiystramt et bien près ausint matin comme vox feïstes, car
nons n'alamespas en sacompaignie^. Et ceste parole disl il
j)Our que son rival ne puisse le reconnaître. Palamède se
plaint du chevalier à l'écu noir, dont il est décidé à se venger
înftdftntnfpiiiio d'une manière ou d'une autre. Dinadan lui demande ponitiuoi
il ne s'est pas déjiV vengé au tournoi, comment il a pu lai.sscr
échapper ce cbevaliei* quand il le poursuivait : u Je suppose,
ajoute-t-il, que c*est le hardeme^ni qui vous a manqué. J*ai
trouvé maintes fois de ces chevaliers qui» n'ayant point osé
attatjuer leurs adversaires, disaient joart/crrtrfi un[e) si grant
paroleU^ qe c'estoit merveille a oïr. » Palamède est fort en
colère. I^a demoiselle qui l'a injurié près de la rivièi*e se mÔle
h la conversation et approuve Dinadan, dont elle admire l'habi-
leté A discerner l'argent d'avec le plomb. Elle-même \e\iiparler
jor Palamède ; mais Tristan lui défend de médire du chevalier
devant lui. Très froissée, la demoiselle détourne ses alta<[ues
sur Tristan : « Tout chevalier clxeiif se fait courtois^ dit-elle.
éSV courtoisie se herbcrja dedenz vows, donc estoit cortoisic
l*u]aait'(le.
La (lomoisello
hlamAo
par TristJtn
?9.D'après 334 ; confusion dans 756.
30. Uru* si grant paroUi 334 -
— 113 —
^ de tos Us bons teus del monde^ ne ne troixtii mes ftome
qi herhergcr le vousist. » TrisUn la laisse dire ; niais Dinadan,
ijiii vem hi desjogier el la courroucer, sétoune qui-lant si "t raîilAfl par Dt-
vilaine, elle soi l Je l'entourage de Giicniôvi-e» la daaie la pliiâ
courtoise du monde. La cour d'Arthur, conlinue-t-il. est
comme la douce et bonno fontaine, où les bouoies el les
bcies, lc$ chevaux et les Anes viennent élancher leur soif. I^
cheval la quitte plus beau qu'il n'éuit auparavant; mais l'Ane
s'en retourne aussi vil el mauvais qu'à son ordinaire. Ainsi
de la cour d'Arthur ; qi bon ij vient part mui/Zeur, mois qui
Lj^ vient mauvais et vil (ort 33 i) et de riuxle genertition et de
tialt nature^ U ni parroit en nuk tjuise changer son estre^
ne que coivre porrqit devenir or et le plom argent. Puisque
'H demoiselle prétend être de cette maison, il faut qu'elle y
Dil venue vilaine : elle eu est partie vilaine^ elle u'a pu
changer sa maie m^niefe (nature 33 i). Si la reine l'a chargée
l'un message» c'est qu'elle a voulu se débarrasser d'une
leœoiseile discourioise. — On juge de la ra^e de la mes-
èrc : elle se relire auprès de Mordret, qui l'aurait vengée,
b'ïÏ n'avail été malade.
140. Palamêde wjntiaue h s'entretenir avecTristan et Dina- Cim»
dau 01 parle sans ctsse de son clé^ir ardent de se veni^'cr de son Tn->.....
rival. Diuadau lui demande ce qu'il ferait, si |uir hasard il rcn- nadan.
contrait TrislaudaiiS uu bOlel comme celui où ils su trouvent.
« Je lui ferais houueur et service de mon mieux, à cause de
sa haute chevalerie, u répond Palamède. — » £.'i se vous veniez
en fieu ou vous dissiez force s^r lui, qu'en feriez vouS!* —
S'if venait choz moi, je lui ferais autant d'honociu' qu'au i-ui
Arthur tui-nicme, parce qu'il est supérieur et h moi-môme el
à Arthur en chevalerie ; et Je ne regarderais pas b. la maie
voCenlé que j'ai envers lui. » Tristan est ému de ce trait de
inérosiW; ; U se promet de ne plus baer à la mort de Pala-
^mêde, et il est fâché de lui avoir fait honte îk plusieurs
reprises. Ni lui ni Dinadan ne veulent dire leur nom à Pala-
Lznéde et à leur hôte, à qui Dinadau se contente de faïj-e
Fenlendre que sou compagnou est le meilleur chevalier du
moude.
150. Au château des Pucellcs» le roi Arthur est toujours An chAtoau il«s
t .'de n'avoir pu retrouver le chevalier U l'ôcu uoir et f^"«»Uca.
p..... ^. lai avec Oauvaiu et Laacelot. Gauvain, violemment
Lôwni. — TrUtan. 8
— It4 —
abaLlu par Tiaconnu \ Ta cbercbé inutiletutiiU depuis. Lance-
lot raconte qu'il a brisô son glaive sur le chevalier noir •, mais
a reçu eusiiiUï de lui un coup d'épéc ijui lui a presque l'ail
vider les arrons. De sa vie il n'a rer;u un coup pareil, et îi
partir do ce raoraoul il n*a pas revu son adversaire. Lucan le
boulillier dit qu'il a vu l'inconnu se retirer f7i f/uise rie ckG-
valier navré. Chacun reconnaît, continuet-il, que le parti
d'Arthur doit sa victoire définitive à la blessure inlligée par
Lancelot au plus redoutable champion de rennemi. I^ roi
répète toujours qu'il aurait mieux aimé voir son parti vaincu
que de perdre ainsi le chevalier noir : toute la cour, selon lui,
devrait blâmer Lancelot, qui est la cause du malheur. Aloi-s
Lancelol promet de partir le lendemain matin en qnôte da
chevalier et de le chercher an moins pendant un an et un
jour, tant corne chevalier doit tenir sa qiieste. Si le chevalier
noir ne veut i>a5 venir avec lui à la cour, il lâchera de l'y con-
traindre sans le tuer : il jure de faire ainsi en étendant ses
mains vers une cbapclle. Le roi répond (|u'il « ne dcniamle
autre chose » (f° 'iî*!). Après Lancelot, Blioberis, Bohort de
Oanncs ^ et Hector, seuls chevaliers présents do la lignée de
Dixchiîvalier* Ban, pi-tjteni le mémo serment. Puis s'avancent I vain le j;rand,
d'allJp™?miMo '^o^> '*'* d'Ares, Drianl, son Irèrc, Ivain aux blanches mains,
doTrisuin. Brandelis et Lucan*. Dis chevaliers vont se mettre en quête
lie Tristan.
GalieriototGue-
tiiôvra.
151, A tant es vos quù Ut roïne G, envoie querre mon'
seingnor Gauv. por savoirnovellcs del tomoienxent^ car Guc-
nièvre était restée au château avec maintes autres darnes^ par
ce que elle ne se sentait mie trop bien saine [haitie 33 i) au
viaitTi. Tandis qu'elle parle avec Gauvaîn, a tant es voiix venir
m$. Gah. \ et qani il vit m. Gauv. et la reine conseillier
1. Chpz Tropsan, p. lOS, Uiiimliui, rentr<*à la C4nir après le innmoi,
apprend a Arthur que U* vniuqueur esX TrisUm.
2. Tant d<^ (îloives, 756 (fautt').
3. 75(1 : Oau. (à la placo de Boburl, duat lu duui a été uubhtV; Gau.
[lar t'oiifusiûo avec Gannes).
4. Cunftisiou el umis^iun dans 756 [ffestor U fils Brtc pour : Tor lo
f. Arê«); Lucau jure lo prpmior daiu? î*?, 100, Iftî, où Liinct^Iot npjare
pas. 334 pt li>i; autres ue douneut pn& Lucan ; aiti.tti 9 i|U(>tt'urf roule-
ment, bien tpie daoti lu t>uile loui les m^s. parlent de dix. Hi\ oublie
hiiiii aux M. m. — Au lieu de Tor, le fils Arvs 100, 97, 102 donnonl
tous trois la même faute : toiu Its fils /lr«. — Tor t^\ appelé le fn'-rfl
lie Urinn au )j 25ti; cf. G. ï*arîi*, Uerlin, \\. xlviu.
— i J5 —
ensemMe, devinant qu'il s'.-igitiJu chevalier à l'éca ni>ir, il [>ré-
tend qu*il ea sail plus long <|ue les autres chevaliers de Thôtel,
mais ne dira ce qu'il sail à persouiie autre qu'à la reine.
Gauvain sort de la chambre, ei, sous le sceau du secret, <i'i'''ii.i nu n ni
uahenel appreaa u la i-ciiie i[ue le chevalier n csl autre que vainqueur usi
TrisUa '. « Je ne comprends pas, remarque Gucniévre, Tristao.
p}tin|UOt il ifaii etisinc durement celant vers nous; car le roi
Arthur lui veut autant de bien qu'il ses neveux, et toute la cour
dôMre le voir aussi ardemment que s'il était le propre frère de
cbirun. » Gaheriel fait observer que telle est la coutume des
« très bous chevaliers » ; « en efiet, dit la reine, c'est ainsi
que Lancelot se dissimula longtemps, la première fois qu'il
Tint à la cour. » Gaheriet ajoute que Lancelot cl neuf autres
chevaliers ont juré de se mettre en quôle de Tristan, et Gue-
niévre souhaite que cette quôte soit plus heureuse que jadis
l'cjpC'dition ù la recherche de I^ncclot(l* 242).
152, 11 se trouve que dans la journée tous les chc\'aliers On admire Tris^
d'Arthur ont clé abattus par le chevalier noir ; il n'en est pfts ^°*
un qui ne porte à la figure des maii]ues tle ses coups. Gauvain
rayant fait remarquer au roi,celui-d se meta riro, en disant
i{ae depais son couronnement il ne s'eftt donné en Lopres un
si atfn-t' tornoiement corne cestui a esté: c'éUiil plnlùl une
mortel bactaille qu'un tournoi. — On ne parle que de cette
journée et du oJicvalier noir : tou& tomhcnt d'accord que la
maison d'Arthur aurait él** déshonorée, sans la bravoure des
chevaliers de la lignée de Ban. qui n'ont jamais reculé il'uu
|Mw, et principalement de Lancelot, en l'absence duquel per-
sonne n^eût pu se maintenir sur le champ de bat^'ùlle.
153. Le roi enteud i^es propos et s'atlresse à Ivaiu, le liU
d'Uhen, un des clievaUers les plus courtois et les plus loyaux
qui fussent au monde; même à la cour d'Arthur^ où il y
avait tant de prud'hommes, on n'aurait pu trouver un meil-
leur chevalier que lui. Comme il a vu tout le tournoi, le roi
Tcogago h dire qui doit eu avoir le prix, «t Mais vous le savez
aussi bien que moi, » répond Ivain. — « Vous dUcs voir \ dit
le roi, mA« loutes voies voill Je savoir ce vous vous acorde*
I. Galu*ri*'t l'a iWiné; cf. § 141. — Nous voyons plus loin, § 1C8.
qn'lvniu au\ til.iuclit':^ intLins Ip K^t au»i^i par mlui niresmei iji vraïc^
ntent le sçvt , et égulpnionl Kcu . "Voy. la a'iiMT-i.iiinn lU- oc dernier
avcclviiin, au § 171. et Gfibcriet, jj 173.
,2. Bien puei atre 334
— 116 —
roiz a ce fjuej'epensse. ^^ Ivain déclarti alors qu'évidemment c'est
Leroificrordùlo ïe chevalier à l'écu aoif qui a mérité le prix. S'il a élé blessé
noi^'rrisian' I*^^ Lancclot, cesl un fait tout l'urtuit ; n ce fu une mescheance
[H 334] une nuisaventurc^ qi par son contraire li avint ; a
celui point avait it toute nostre gent tnenee a desconfiturt\
Je ne veux nullement, coniinue-t-il, déprécier Lancelot. que
cbâcuu sait ôtre le meilleur chevalier du monde ; mais tou-
jours cst-il que cet inconnu a éclipsé tous ceux qui ont pris
part au loiu-noi. a — I-c roi dit qu'il est absolument du même
avis; it brûle de voir chez lui ce merveilleux chevalier, et il
ferait pluiCit arranger un autre tournoi que d'abandonner l'es-
poir de le rctrouvcp. Ivain l'approuve et montre quelle i^loirc
aa|uerrait l'hôtel d' Arthur en possédant un tel chevalier,
\a dorooLsoHo 154. I^ messagère de Cornouaille arrive, ol, comme le séné-
d'Iaeut orrivo. (^\^.^\ j^g^ s'avance vers elle, elle dit qu'elle voudrait parlera
la reine '. Guenièvre, qui ciuiso encore avec Gaheriot, aperçoit
la demoiselle, la fait venir et lui dit qu'elle sait très bien que
le brillant chevalier à Técu noir est Tristan. La demoiselle
n'essaie pas de nier ; elle avoue qu'elle a été envoyée en
IvO^res pour voir comment il ft^soit ; njaintenaut elle veut
l'etourner en Cornouaille. m Mais non sans lui avoir parlé ? dit
la reine. — Mon Dieu, je ne sais pas; j'irai là où il dormira ce
soir; si je ne l'y trouve pas; je repartirai dèsdemain matin pourla
Cornouaille, où il me tarde d'être reatrée. » — Après cette
réponse, la reine ne relient pas la demoiselle afin do ne pns
l'empéchcr de retrouver Tristan, mais lui l'ait seulement pro-
mettre de revenir pour recevoir les paroles dont elle veut la
charger pour Iseut. La messagère part avec son Irère ot gagne
le pavillon. Les valfts^ a qui Persides avait ordonné de la rete-
nir ou (ust a force on fust a prière -, lui disent que les cheva-
liers sont aie tleduire.
155, Persides, revenu atirés une recherche Inutile, dit à la
demoiselle qu'il a laissé ses compagnons en un privt^ Ueu^
qu'il ira aussitôt les retrouver el qu'ils ne reviendront pas au
pavillon le même soir. ï^a demoiseJle. demande h l'accoinpJï-
gncr, mais Persides répond «[ue c'est impossible; elle se désole,
difiant qu'elle est morte et fionie, si elle ne i>out parler au
i. 334 ajoute : lors ia prent (Keu J parmi Ui mfin et la mcinejw-
ques a la chamOre ia roïne.
2. Au § 1 U, l'i'i-sidos avilit dit : par paroles.
— 117 —
chevalier noir. Persides répète qu'elle ae pourra en .lucune
façon lui pai'lcr ; la demoîsello pleure : tout eon voyage en
Logres sei*Ji donc inrruolueux. l'ersides Un promet de lui
tnontrer le chevalier si elle veut lui acconier un don, qui n'est
point « encofUre vostrfihonor n. Iài ilemoiselle consent, etPer-
sides lui demande Je nom de son compafînon. Elle le prie d'at-
tendre qu'ils aient trouvé Tristan : s'il persiste à garder l'inco-
guilo. elle dira son nom devant lui. Mais Persides la presse tant
qu'elle finit par lui nommer Tristan. Aussitôt Pereides se fait PersUles réussit
désarmer et déclare qu'il ne parlii-a que le lendemain pour le fo nom <luTris^
chercher. La demoiselle voit bien ipi'on lui a tendu un piège-, '""•
mais elle n'ose se plaindre. Elle veut aller passer la nuit au
chAteau aux Pucelles; mais Persidcs la retient et la traite très
bien pour l'amour de Tristan. Elle s'épouvante en apprenant
que celui-ci est blessé; elle n'osera jamais dire cela à Iseul ;
elle cmint que Lancclot ne l'ail frapptS r mort. Enfin elle se
décide à aller demander des nouvelles, et, le lendemain, elle
q\iitte Persidos en compagnie de son fri'ïre. Elle ne prend pas
la direction de la maison du roi Arthur, mais s'en va« en sui-
vant le bord de la mer, demander partout des nouvelles du
chevalier h l'ëcu noir *.
156. Les chevaliers de la lignée de Dan qui n'oDt pas assisté
&u serment en sont informés et veulent suivre Texemple
de Lancelot; mais celui-ci le leur défend. Le roi ne veut pas
que son hôtel soit privti de leur présence ; ia lignée de Ban
est déjà suilisammcnt représentée à la quête, et l'on no sait
jamais quellcjî aventures peuvent arriver à la cour d'Arlhui*.
157. Le lendemain, Lancclot ei ses compagnons de quête Luncclot sait
cnteiideulla messe, déjeunent, se font armer et montent àche- cheval iîrlré^
val, cbaciin des dix emmenant deux écuyers. Arthur veut les
c.'invoijer; mais Us déclinent cet honneur. Le roi fait pro-
mettre h Laucelot do revenir le plus tôt possil)lo ; car il lui
semble toujours qu'il « ?i'oi< home ccens, quand Lancelot n'y
est pas. »
Gaherict, qui veut trop grant bien à Lancelot, s'approche et
lui demande s'il saitijui est le chevalier inconnu ; Lancelot
La (tcmoisulli)
s'en va pour
ikimniirlcr dt's
itouvelios do
Tristan.
uu noir
Tristan.
dst
1. Dans Treysan, p. 109, la domoif;ollo rolournc au pavillon et pï^rd
r)'s;i»t*rftnct' de revoir Tristau. Di*ux cbevnlifrt! nbattUB cU' bu main lui
coiiU'iit leur Jivenlure, et ta deraoiiielle, ras^un^e sur sa blessun», ivparl
jKiur s'aller cniliarqucr.
— 118 —
répond qu'il croil l>ien le savoir, n C'est que, dit Gaberiot, je
sais qu'il ne séjouiae jj;uèïe d.ins co paye, où il est arrivé par
Builc de quoique aventure : jo crains donc que vous ne puissieï
le tiNJuver. »> Lancelol voit que son interlocuteur sait bien qu'il
s'agit de Tristan '. Gahoriet n'ose cependant dire le nom : ce
serait vilenie. « Et je vous dirai, s"i!:cric Lancelol, que c'cal
Tristan do Cornouaille. — Vous avez raison. dit.Gahcncl,
seulement je soupronno que Tristan rentrera prochainement
dans son pays- — S'il y va, rtipond UuxvloL, j»' !n s;inrai. •»
158. On s'ombrasso, et les quOleurs parleut. Dans la ToriX
ils arrivoat à une croix où pluBieiu*s roules s'cntrttu'oiscul.
BlioberisVarrâte et rappelle la coutume des chevaliers errants ;
puis Ton se sépare.
iAïKiïloirencon- 1^^> Lancelol rencontre la demoiselle do Cornoiiaine, que
irr^ In .lomoi- poursuitBrehus, avoc l'intention de la mettre à inorl, non qu'elle
la JtHivri! «le 1 cut mùriUi, mais parce que ce cruel cnevaher y ti-ouve plai-
UroLuB. gir^ Ayant reconnu Técu do Lancelol, qui porte maintL^nanl
le sien propre, parce qu'il est en quiîte '. Brehus s'enfuit et
est sauvé, comme toujours, par la vitesse ds son chcviU. Lan-
celol cesse bientôt de le poursuivre et le commande a louz
les dtjables d'enfer. Il rejoint la demoiselle, qui r«^pond ù
loulos ses questions : il a déjà soupçonné riu'elle est de Gor-
Douaillc a la parole qu'elle porioii. Sur le conseil de Lance-
lot, qui raconte à la demoiselle que les dix se sont mis en
qutHc de Tristan, elle se laisse conduire par lui, dans l'esjHDÏr
de retrouver ainsi c^Uii i|u'ijlle chorcbe. Uincelot en est char-
mé, parce qu'il a là une occîision de faire pcuétrer le bruit de
SCS exploits jus<|ue chez Iseut (f 24i).
ÏM chûioaw tlii 160. Ils arrivent au ch;\leau dit du roi Boliort ; et por ce qù
tlu roi Bohori. ç^iy^i f^i apartient a nostre ystoire [inaticre 334), et vous ne
savrùz mie te commencement de costui [et ce je {apertemetit
75tî) ne le vous decisoie, vons voillje dei^ùer f>or qoi cUz chas-
Icax estoU apehz (le chasîel 756) del roi Boorz; car oinsinc
K. Oah. sait ou il est, 75C (faute poui- qui). — Il n'csï pus ditcam-
menl Laiic. miil i]ue cVst Tristan; \v. i\>mancicr a probablemeol vuidu
faire sous-catendrc que LaDcelot, l'amant do Guoniêvro, lient w- secnn
d'ello.
î. Celle remarque n'esl pas dans 103.
— IIO —
Cap^hhnl communt)(é)mcnl li foi et li sage de ceiui pa'(4 * ;
«4 li rxris Vifrpaiulnujnn H avoit doné cehti non por (une
334) moul {/r**j75ti) b<m^ raison {que il y avoit 33 5;, que nous
vous devuer^^tf a r.-sfni ftoint^ puis qe promix If 'timv .(c/i"*.
t6t. Le roi QoliorL lie Garnies et soo frère, le r<ii liau Je
Honoyc^ » l'dpoquc ijui suivit immédiatement Inur (^uronae-
meol, si^jouruaioQt plus fréquemmeul en Logrofi que danâ
leur propre pays; le roi riPrp*Mvlraj:on les uiiiiait bcincoiip, et
à sa cour, lia i-dipsaionttout le monde. Un jour, pendant une
téUî^ ils entreprirent un tournoi, l'un contre l'autre ; ce tour-
noi, le premier (|ui ail eu li*m devant le ebilteau aux Pucelles.
dura une journfîe et tourna au désa^anta^^e de Ban. Avec ce
prince se ipouvïût un chevalier haï de Rohort, parce i|a'U
travaillait toujours à brouiller les doui frères. Le lournol
Leriuini^, il fut attai|ué par Bohort et s'enfuit ; le roi le }>our-
suivjt inuliiemeni et arriva près d'une rivière, auprès de
laquelle un païen était descendu d'une montagne. On l'appe-
lait gi;nat, non pas qu*il fût cxtraordinair->mcnt grand, mais
à cause de sa force inouïe ; il ai'ait dcjfi fait Infimcoup de mal
dans le pays. Ce ^cont arrt^la le chevalier et le tua avec sa
propre épiîe, qu'il lui avait enlevée. Bohnrt n'eut pas lo temps
fie s*éIoif;ner; il fut saisi par le ^éant, qui voulut le tuer:
w*ïs le roi lui représenta qu'il j:ïagiierail plus a se faire donner
une rançon. Le «èant sostint (;9mH34) le roi {tout 335)
• m il estoit (et te rerjiete sor son cheval
' n portJijr vers la montaigne [dt's&its x*tn
col tout 33A) ansittt le'jierement com il feitst un onfeni (f*
l2^5). Comme il (îtail fatigué et ^e rcpo.siit, Boborl en profila ix;g'>atiinniiic
rpour lui coupfu- la l«}te. (fu'il ra|>poria à Ulerpentlragon. En '^' •■"' l*"*""'*-
mémoire de cet exploit , il fit construire le château à l'en-
droit où il avait lu*5 le géant. Blioberis en était devenu
le propriétaire. Arthur le hii ayant donnera avait maint
an p<ts$^-. Quand Lancolot arrive au cbiUoau, on lui demande
idcs nouvelles de Blioberls ; il répond que celui-ci viemlni
[proljableraent dans la nuit pour le retrouver au chAteau ; « car.
ijouie Lancelot. je ti dis [tout privecment 33 i] a lui et a moi
'çe|j>] vendroif- »v,>/i- n.i Knîr » A ce moment, on apporte, sur
/.'drrrnr nui- douU atnnul l apeloit l'en, el crutâ du paia commv-
t €i autres iiti.
VaiM four 'i'i\.
— 1-30 —
une hierc chcvaleresce Lacan le boutilUer, grièvement blesst:
pai* Tnalan.
162. En offet» Lucan, en fjuôlo du chevalier à l'ocu noir, esi
arrivé devant le diAleau on séjourne Tristan. — Palainèdc y
est travaillé oltre mesure des cols ^ q'il avait eii el tornoio-
mettt; au cliAtcau se trouve aussi le chevalier /)anajm*^
parent de rhùle, qui s'appelle Dara^ 3, Ce Danaira est venu se
renseigner sur le tournoi, pyrce qu'il sait ipie les fils de son
parent y sout allés. Il est d'une santé faible; il a été «quelque*
fois à la maison d'Arthur; Lucan et lui sont ennemis mortels.
— Arrivé au chAteau, Lucan envoie un écuyer demander
l'hospilalilé. Cet homme trouve Daiiaim se promenant dans
la cour : apprenant le nom de Luc;m, Danaim lui envoie son
défi par l'écoyer. II sort armé; mais, abattu par Lucan, il
Lucan le boutil- s'enfuit dans le chrLteau ; Lucan le poursuit jusque dans la
n»!tu*ui''r)ina- ^^ ®^ '^ renverse une seconde fois; Danaim s'évanouit, et on
dan. le croit mort. Daras implore enGu le secours de ses hôtes.
Dinadan ne veut pas que Tristan, blessé, se charge de l'aC-
fairc; et dolent et corrodez de grant manière, il poursuit
Lucan. qui est reparti, maisil est égalemenl abattu et griève-
ment Ijlessé en une des cuisses.
163. Peu après, Tristan, qui s'est fait armer aussi, sort du
château ; il a fait couvrir son ôcu noir d'une housse vermeille.
II trouve Dinadan couché par terre, atteint eusuilo Lucan
dans une vallée et le défie. Lucan voit venir, de l'autre côté,
Ivain le fils d'Uricn, qui reconnaît son compagnon, mais non
I Mtahatiupur Trist;iQ. Gelui-ri abat Lucan avec son cheval cL le blesse dan-
gereusement j3iî7*mî' le cors : Ivain est aussitôt résolu à le ven-
ger. Ainâ Tristan fut trouvé par cea deux chevaliers, qui le
cherchaient et ne le reconnurent point. A la vérité, tous les dix
chevaliers (jui avaient juré la quélc trouvèrent Tristan; mais
mal leur en prit. Lancelot seul le reconnut, comme nous le
verrous plus loin, et lui seul se toa do la rencontre *.
Tri^tnii.
i. 334;— 756 : dtf .//. COI.
2. Dr même 750, 335, 104 (756 aussi /)onaym{n]; U7, 100, 102 :
Dandn.ZZi; 90,04; IU3 /^am (hicuncdaus 776).
3. Trnssan : Aras,
4- Tt.iati>8 vos TonconlTPs nVtttnt pas donnt^i^s dans ce qui suit, il ixl
possible» qui) le pré-t^ent passade indiquo doa suppressions d'aventures.
»
I>0:
ai:
rûi L- i.
— 121 —
IG!. Voyani TriRUin partir, Ivain lui cric de s arn.icr puar i^.^l m aimi
m ' t 111 1 . â • Iviiin, ii.ir itiu
jouter. Tnslan, dont la blessure s est rouverte, ii en a [kis ii ajfiirl'n.i u
envie ; il iJeman<lc ù Ivaia pourquoi il veut se battre ; ct*lui-ci 'iwèu?-
ie lui dit et sa nomme. Tristan lui demande encore quelle
aventure est cause de leur rencontre. Ivuin refuse d'abord de
nî{M>ndre. Mnift comme TriuUin répète sa demande poliment,
en prometlAnt de lui donner un conseil, sHl peut, et comme il
se déclare prêt à jouter ensuite, Ivaiu raconte que les dix se
sont mis en quiîle du chevalier à l'éoa noir ; puis il réclame le
combat. Tristan voudrait l'éviter, ^orctf meesmcmentffii (Ivain)
stf fravaUte por le querre; de tant corne il avoit [fait] a
Luc. le b. AV rejtent il *. Mais Ivain persiste dans .«a rfeolu-
lion ; il est iibattu et blessé au côt<i gauche, autjues en parfont.
Rentré au château, où l'on a déjà trans(>orUé Dinadari, Tris-
tan relient les gcne de Daras, qui veulent aller tuer Ivain.
Ivaiu fait faire nrnt Ificre chevaUresce \ ses dcuyers, ù che- '^" ,'^'* .'**"**
val, transportent Lucan au château du roi Bohort, indiqué
par l'un d'eux, qui est naiif du pays.
W;ÙQ. après s'être repos(j auprès d'une fontaine^ arrive 6^1e-
meul au chAteau, en compa^înie de Blioberis (1* 217). Racon-
tant i^a défaite, il d<!crit le cheval de son adversaire comme
tout ooir avec un pou de blanc enmi le front. Lancelot recon-
naît le cheval de Palamèdo, que Tristan avait trouvé tout sellé
dans la cour et qu'il avait enfourché auasitât sans attendre
qu'on lui amenili Pa^sebreuil.
165. Tristan fait porter son écu dans uncdcschambies, aBn
fju'il ne soit pas vu des chevaliers qui pourraient survenir.
JJais Daras s'en csi aperçu, entre lians la chambre, Ole la
juMe ei reconnaît le fameux <^cu noir : un valet qui a été au
)urnoi lui confirme, en regardant l'écu. que c*est bien relui
lu ci>R*brc chevalier, Dants est enchanté d'avoir un tel héros
dans sa maison et se promet de respecter son incognito. Tout
& coup on ap[torle sur des civi^r^s les fils ilc Daras : deux ont l.osÛUdtfDiira
élô tués el le troisième grièvement ble-ssé au tournoi.
166. Navré de douleur, Daras mande ses parents, qui
viennent armés, au nombre de plus de quarante. « Dieu noua
a douné, leur dit-il, trois arbres de 'qui fruit et de qui dou-
ceur nos avions le pouoir de vivre ^. A leur ombre, nous
I. Ceci tisi un peu délayé d&n» 33V
ï. Aiutô 33 i ; — 756 : Wefcp (poux irvisj arbrt»^ de qtt frvit «I dou
cuer fi«ui poons vivre.
— [î-2 —
pouvions nouâ rc[>oscr ; mais une tempête en a abattu f:t des-
séché deux et protiablenient r6luit le troisième à TéLat Je sté-
niilè. n Daras doiiiie h lirueniJre que le meurtrier est dans la
maison cl qu'on peut se venger de lui. Avec l'aide de ses parcats,
U a'etupai-o de Tristan ; mais il ne veut pas qu'on le tue. Tris-
D«raM*'iii|Ki9..ii- tan, PalannVile ot Dinadan sfiiit euiprisonaés '. Dinadau se
lïm^^X'Bt'Di- **'^'S*^'^' surtout de voir deux si vaillants chevaliers en prison ;
aadon. il y resterait volontiers lui-même, pourvu qu ils en pusscut
sortir. Tristan est fort inquiet, mais il se contient devant ses
compagnons.
Oaheriot cher- Ifi". Gahcriet prend la réaolution de se mettre en quôte de
ârnouttUlo.'^^" '^''**^^^" ^^ P'""^ quatre- jours après les dix autres cheva-
lici*s, mais il ne parvient pas à avoir des nouvelles de Tristan,
emprisonné. Après un mois de recherches, il rencontre un che-
valier de Nohomberlando ^, qui vient de Gornouaille. Ce che-
valier, qui refuse de jouter avec Gaheriel, lui apprend <iu'en
Cornouaille on croit Tristan revenu, et que le roi Marc le fait
chercher. Gahcriet se rend en Gornouaille et passe la nuit ù
Tiniagel, chez un chevalier qui le reconnaît, mais ,\qui il n'ose
point faire de confidences. Le lendemain, le roi Marc, descendu
à une fontaine du Worois pour se rafraîchir pondant une
chasse, voit venir Gaheriet et envoie à sa rencontre un cheva-
GiihrM-iûi <:Ueï lier pour lui demander son nom. Gaheriet est li'ès hien
accueilli; il parle à Marc du tournoi et des événements qui
l'ont suivi, mais n'ose dire que le chevalier noir est Tristan.
Le roi soupçonne néanmoins la vérité, et craint fort que son
neveu nu revienne pour le dépouiller de son royaume. II
invite Gaheriet à venir chez lui ; le chevalier accepte en disant
qu'il ne pourra rester qu'un mois ou deux ^ el ils son vont au
château de Tolan '^. Iseut se réjouit h l'idée des nouvelles qu'elle
espère avoir par Gaheriet.
Marc.
ï.
rat-'ut
2^
Marc
3.
4.
750,
duu6
jours
Duras iMirait rroire (jue Trislan oal le roourtrit:«r de ses fils. Com-
lr«ut-il?r.r. !tu g I8J.
Jff. 384, tuais Iffl. pluii loin, où Gulioriet converse avec le roi
Var. Nothohcr lande.
Ainsi 334 ; 97, lOfl, lOO. Veuj: jours T.'i'i . un jour ou detuc TSô,
y4, 99; troU joun lOÎ ; un jour ou deux on trois 103 ; lacune
776.* — Plus loin, nouî* voyons Galii*r. partir nu Uiut ck* troi»
pour alIcT chordior Tristan dans l'intérieur de lu Cnrnoiiaillp.
Ainsi 750; les autres ; Taiotn [Talant 104, 7a}aim t03).
— 123 —
!()8. Le londcmaia matin, }o roi, qi a celui tens se delitoit
plus en chace tje nul home (M monde, pari el irouve dans la
forét «D chevalier ann*> de pied eu tvip. Marc renvoie son
escorie et aborde le chevalier : c'est Ivain aux blanches main». '*^"l"f !ll !î.'f ""
Ce chc\^iGr, dont la rorce est inrénetire a son courage, est nti qu^tit da
venu en Cornoiiaille chcrchi^r TrisUiii. Mun' lui dit i[u'il est trauve'^'wHrc à
chi-vïitior err:inl roiumc lui. Tvjiin lui parle du ch«^vaIior h l'écu U chuhinï.
aoir el lui apprend que c'est Trîstm, qui pourra lùeu faire
asse: tempiîsteeu Cornouaille : « J'ai, dit-il, confiance en vous»
qui êtes un chevalier erraul et qui ne riîpèterez pas mes
parole» ; CAr je dois craindre que le roi Marc ne m'emprisonne,
comme il fait de tous les chevaliers qui viennent dans 9on
[wys. " Ivain tient ses renseignements surTristan do celui mees-
\es qi vraiemcnt U seul ' et on lui a recominandtî de le cher-
'ther en Cornouaille. — Le roi lui assure qu'il n'y est point.
« Je ne crains donc plus personne dans ce pays, dit Ivain. et
je le démontrerai à la première ftfto venue ; je défierai les che-
valiers de Marc, el iibaltrai !e roi lui-ratSme, s'il ose jouter;
car je ne Taime point, ce roi qui a chassé Tristan de Cor-
nouaille. » îvain se nomme, mais le roi ne suit pas son
semple. Marc va h une maison de religion, el ïvain se loge à
Tolan, chei un vavasseiir. Il considère comme des mensonges
ce que le roi lui a dit sur Tristan, et continue à croire ce der-
nier en Cornouaille Marc est très affligi- de ce qu'il rient
d'appi-endre : il commence h croire que Tristan est dans le
j>ays ^f" 251 a).
169. Iseut mande Gaheriel, d*>s que le roi Marc est allé & GaheriM rensd-
la chasse, et il lui donne des nouvelles de ffou amant*. guuis**ui.
Uaïc retourne il Tintagel ^ où Gaheriel reste loiijours ; Iseui
a bien dit à celui-ci que Tristan n'est i>as eu Cornouaille, mais
il ne la croit pas : il pense qu'elle l'a caché quelque pari.
170. A celle (époque de l'année on célèbre lannivei-saire do U f-^' ■
ta mort du Morhoul dans l'île de SaîLl-Sanson. car la fameuse „,''.
Itetaillc a eu lîcu le jour de la fcte de ce saint; k celte occa- Iwiii-
Don ou a coutume de faire d'armes. Le roi Maj*c, portant sa
couronne et sa magnifique robe royale, eût eu bien l'air d'un
' l
1. rr. suii.
î. Il (lit iHrv |iaru ilf Ijigrns, il n'y a lougtomp»; aiiiM tous lésais^.
MUfTSG. qui lUt : il y a douze jours (.XU.) ; (1/icuue dauti 77tiJ.
3. D y • : Uroù.., t'en rfpairtfft CornoaiÙeen son ostel.
— 13i —
prutlhoiumo ei d'un prince vaillani ot sage, s'il n'eit^i un pot
la chiere felonneuse; suivant la coutume, il fait porter son
épée nue devant lui, quand il va à la ftîte. Après la messe il
s'instaJlo aous son beau pavillon, apporté d'Irlande par Tris-
lan, alors qu'il amena Iseut eu Cornouaille, où depuis on a
nnx hlfin- Men ouliliê ses liienfails. — Un chevalier arrive et envoie
obai Andret ^on (Scuyer inviter les chevaliers du roi à la joute. Andret »e
ut Diiiaa. présente el est abattu ; on crie aprts lui, comme on avait l'ha-
ïjîlude de le faire apth le chevalier qui abatus estoit, se roij ne
fust; Vcn nen espargnoii nul autre de la criée '. Gaheriet
blAme le roi d'avoir chassé Tristan et gardé Andret. Le roi
s'adresse à Dinas et le prie de jouter; il dit vouloir se battre lui-
même, si le sénéchal est dL^gar(;onné; maïs Gaheriel se déclare
prêta prendre l'atTairesur lui et se fait armer. Dinas est abattu.
Gaheriet s'avance vers le chevalier, qui le reconnaît à l'écu ;
c'est Ivain aux blanches mains. Il se nomme, et Gahe-
riet lo décide à renoncer aux joules et à faire ses excuses
Il rcsie trois auprès du roi Marc, qui lui pardonne ; Ivain reste trois jours^
jouraolucour. à la cour. Mais Marc se propose do se mesurer avec lui h la
joule (r* 253) ; le roi est un ilt's fors chevaliers del inonde^ et
s'il eiist le cucr sehnc f/uil avait la force., ilfeîst bien apri"
siêr de proeace et de chevalerie ^.
1. 334; — 75fi : crier, apn^i ge le cfiev. «( ahaluz ; qiutnt H venoi
chevalier errant, te roi ne fuat, l'om ne rctponoit a autre de la criée.
2. l'Ius loin : .Vt. jours, mais ums Ifis autre» ms«, donnent trois
(lacune dans 99).
3. Ici 33* rt tous les aulws mss, sauf 756 (lacune dans 99, 775)
ajoutent : St sachiez que par celé aventure qi U avint adoncques de moH"
seign. Yvayn aux hl. mains, qu'il abali en tele rnaniere rt qiw il \eust (1.
efist) mort, se il r'0u.iùl, enpriil il di-sus soi tel hardement que il aln puis du
rotaume de Vornnailte elroiaum'' de iogres pour ocirre Tr., tout ainsint
comme je iw conterai ça devant . Tout cm p:issjig« a Hé tcimtô dans 75(1
uudaiis l'original nuinml «'.p ms. rrmonto; voici ce ipie il^nno 7&6 à la
pince ; il feist bien a prisier dr- chevalerie et de proesce, sieome mta voits
conteron. ça avant, estoit il bien a prisier (mc). Puis tous Ips ms»., 7ôfj
autiM. poursuivent ninsi : M^s de (xle aventure ne ti avint it mie trop
bien, car il dut estre honi: et vtrgonde: et san: jiufr faitU^ si fu il; \lbCt
porto : car a pou q'il ne fu trop maternent vergoi'inrz et honis] , car il
ttuesmes ramena T., et par son co'nmandem'^nt i repaira il adoncques en
tele vuinierc comme nos vos deviserons ça avant en nostre livre. Et pour ce
que il n'est mie encore tieu de racontar tous ces contes, nous en sousferrotis
nom tant que te temps et le lieu en vendra, et retournerom a nostre
tnatiere, dont il nos convient orendroit del tout avant (756 : ramena T, et
par soi meesmes et par son commandement vint T. m tele mon. corne
mus drviseron aperlemrnl en n. livit. Mh por a qe cil: contes ne nous
— 125 —
17i. En efiet, quand Ivain est pani
1
il est loujoors Marc Ia sui»,
décidé h chercher Tristan dans la CornouailJe, — le roi Marc Jou?''jo?ÎBr
le suit avec un écuyer ; il lui a lui même indiqué le chemin avur. lui.
pour aller en la par fonde CwnoaiUe^ et il l'attend dans
une Tullée. Ivain est abattu et grièvement Idess*^. Le roi Iirabni.
Marc Je croit mourant et retourne, endianlé de ce succès, qui
a mis son cner en (jrant orgoill et en grattz' boubanz, à ce
point que désormais il se croit même assez fort pour tuer Tris-
tau, s'il le trouve en Cornouaille. Il laisse ses armes dans une
maison qu'il possède hors de la ville, et raconte son exploit à
Andret, mais il ne fait rien savoir aux autres. Andret ra,
avec deux chevaliers, cherclier Ivain, qu*ils ue trouvent |X)int; *^''*^ h''*-
ils pensent qu'il a été transporté à VAbbaije de ta Crois uoire itère atiaqué
cl s"y rendent ". Ils rencontrent Keu cherchant Tristan et accom- I'*'' '^*"'
pagné d'une demoiselle. I.c sénéchal veut bien condescendre
à jouter avec ces chevalierâ de Cornouaille, puisqu'il est dans
leur pays : en Logres il ne l'aurait certes pas fait; l'écuver
lui représente que ces chevaliers sont trois : a N'ayez pas
peur, dit Keu; à présent ils trouveront un chevalier de la
Table Ronde et de la maison d'Arthuj', « car Keu est réelle-
ment d'une grande bravoure, mais ses forces ne sont pas à
l'ivenanL. Il abat les deux compagnons d'Andret, qui lui-
même refuse de jouter : Keu n'a pas le droit de l'y forcer,
suivant la coutume de Cornouaille. « Cela m'est égal, dit Keu,
puîs([uc je suis de Logrcs. d A la tin, pourlaut, il dispense
Andret et se fait raconter ce qui était arrivé à Ivain, mais
Andret n'ose avouer que le vainqueur est Marc. Qu'un cheva-
lier de Logres ait été vaincu par un chevalier de Cornouaille^
fteiUpos encore si tost unlre \naim, nMii en savoin bt€H dire en teste par-
tît ; car ^kn en sacron parler quarù il en sera tena ti kore, et retomeron
a nostre matière, dune (I. dont\ urendroit m'eMuet délivrer). — DauH 94
}es mots Et pour ce que il nat mie encore lieu clc. ju»ja'à la On moD-
qiient. — Dans 104 il y a quelques petites diffén*ncL»s ei dans J03 des
omissions, maia esscnticll^nipot Ii? pnssngie est présenté, clans cos deux
ma». aUii^i, cnuiim- dans 334 et les auucs.
!- Ici c«rmrieuci? Ip niss. d\*J.
î. Ici commence une grande lacune dana le ms. 104; l'arrangeur
s'excu»e (f" '.*6i a) en di^ul quf, malgré de5 recherches soigncuseï*, il
u'a pu irouver les aventures du rtû Marc ni dans « »im livre », ui à
OrléaoB, ni à Furis, mais cette perte ne mont€ pas a grant chose suivant
ceux qui ont lu ces aventure» ailleurà. — Nous nouti retrouvons au
pasM^ où Gauvuin pass*i sur le corjis du chevalier à Técu vermoil, voy.
i 450, note.
— ISG —
ion trou vu
IvaiTO & l'ab-
[Kou. ainsi qu'I-
vatn, sait que
le chovolicr
noir est Tris-
tan.
K«'u chez Marc.
f]> lac avfîniu-
roux.
c'est, dit Keu, contre acostumance et contre nature : il a dû
Htc surpris en trahison. Kp.u s'en va i l'abbaye, ou il trouve
Ivaîn. Gclui-ci lui recommande d aller r.hez Marc pour savoir
qui l'a attaqué; Keu avait déji l'intenlion d'y aller pour se
renseigner sur Tristan, qui, comme il sait bien, est le cheva-
lier noir. Ivain lui demande qui lui ii dit cela : il avait cru
que pou chevaliers le savaient. « D'autres pourront l'ignorer,
répond Keu; moi je sais certainement (jue c'est Tristan *. a
Va chevalier lui avait dit que chercher Trist:m t^n Logres, ce
serait chercher les poissons de la mer dans la prairie ou sur
la haute montafîuc: il trouverait plus f.icilement les poissons
hors de l'eau (jue Trist;in bore de Gornouaille. Cependant,
comme on n'y parle point de lui, Keu se voit forcé de croire
qu'il n'y est pas.
17*3. Le sénéchal part et trouve le roi se promenant sur la
plage. Celui-ci lui olTtc l'hospitalité, et Keu accepte volontiers
eu apprenant que c'est Marc; il croit que le roi veut faire f?w/7»c
corne fesoil li rois {Àriu^ .334) " souvenles fois auj: povre.s che-
valiers estrawjes t/e aventure aportoit en son osit'l (P* 250).
Lorsque Marc sait le nom de sou hôte, il so promet de s'es-
sayer contre lui dans une joute. 11 l'invite à une partie de
chasse pour le lendemain. Au retour de celte chasse on arrive,
dans le Morois, au Lac at-entureu^ i ne sai ce c'estoit par
foice cCatiemy ^ ou par enchantement oit par quele niertieille
fît' pnuoit cstre, quant * nostre livre ne le délivre autrement.
Quoiqu'il en soil, les Goruonaillais {ïisaieni f/e moult dey rans
aventures i avenoient^. Marc dit ?i Keuqu^^ce lac, dont les
aventures dépassent de l)caucoup celles du royaume de i.x>gre8,
il pourra trouver un chevalier qui so battra avec lui. s'il
arrive de nuit; il y trouvera deux chevaliers, s'il amène un
compagnon, trois, s'il en amène dcax, et ainsi de suite jus-
qu'à douze : c'est un mensonge qu'invente Marc pour avoir
l'occ*»sion de jouter avec Keu. En eOet, ce dernier, qui ne se
1. Cf. au §151.
2. Lariino indiqui^c du nom «Jani» Ihb.
3. Ainsi 97, 11)0, io2, 3^9; 33.^; 776 — par atiemi 750; fnrai
d*anui 31*4 ; forccdevinr 'ôC> ■ sauir dans 103, *fui abrèf^c; la n.*rnar(pïe
nianqiin Hnns \)\ ; Inmnn dans 99.
4. 75C : ou m qiu'l manière sepoel estrr car noslrf Wt'., Plc.
5. 334; — que moult d'avcntura i av€T\.^ les mitres, sauf 756, qui
porto : qcniortetx awnturcs i{l) venoi^nt.
A^ttéMi
— 127 —
doute de rien, dit qu'il se rendra au Uc à la nail; Marc lui
offre de l'y faire conduire par un écuycr.
173. Cependant Gaherret, qui avait beaucoup cherché Tris- tînhoriot met
contrn les in'
tri tïties iJe
Marc
tan et qui est déjà décidé .'i retournor en Logres, revient à la
cour. Ayant appris par lui que Tristan nVtvl pas en Cor-
nouaille ^ Keu décide de retourner en Logres avec Gaberiet et
lui parle du Uic aventureux. Gahcriel le met on garde contre
Marc,({uî veut s.'iu5 doute lui jouer quelque mauvais tour, etlui
promet de l'aider : il prendra congé du roi »oub prétexte qu'il
a fait maie obliance la dehors, cl il attendra Keu à l'entrco
du Morois. Il dit en effet au roi qu'il a fait tel obliance -i tji a
dotnage trop (jrant et trop vilain me torneroit, se je démolirai
^muii viès. » Il prie les assistants de lui panlonucr, s'il ne
rient plus : leâ chevaliers errants, dit-il, sout entraînt;s par
les aventures de toutes parts, H quitte la cour sans voir Iseut ; h quîik' la eoui
arrivé à la lisière de la for^t, comme il n acoit lejor dormi ne **^"'' '" **^'^^"'!
reposa, il se couche, en disant aiu t^cuyers de le réveiller, si
Kcu vient à passer.
\~\. Le séuôchal part» guidé par un écuycr, qui est dans le |-g„ p,|.( ^^^^^
secret, et à qui Marc a dit de laisser Keu seul au lac. Les \9\ac.
écuycrs de Gahcjict, voyant au clair de lune appi-ocher un che-
valier, réveillent leur maître, et on ga^nc le lac. L'écuycr de
Marc prétend n'avoir paà le courage de rester plus longtemps
devant ce lac terrible et obtient de Kou la pei*mîssion de
retourner. Gaheriet ordonne à ses écuyers de se retirer, et va
lui-même se cacher dojis unes broche-i voisines.
175. A la cour le roi teint d'fltrc fatigufï, et tout le monde Marc s'y rond
se relire. 11 se fait anner tout en noir, de môme qu'Amlret, ""^cAucIppi.
qui se trouve là et qui obtient la permission de raccompaî;ner.
II? sortent par le jardin, arrivent à leurs chevaui, qu'on a pré-
l;*res, et partent sans écuyers. I^ roi raconte tout à Audret,
qui est fort inquiet ; Marc se croit cependant sûr de vaincre
Keu, tiui est en effet désarçonné. Gaheriet sort alow de Keu obnuu par^
éOQ embuscade et délie le roi. Mai-c, que la peur paralyse, est puT^GaÛMie
renverse et tombe dans le lac; il se maintient à un arbre.
Gaheriet abat ensuite .-Vudret, ramène à Keu son cheval, foitre
le roi, qui est sorti du lac, à dire son nom, descend de cheval
1 . Kou dît à Gaheriet qu'il aatt que le cbevaUer noir osl Tristan par
quelqu'un <r>' *'^^ eeriainement. Cf. S 1^1*
— 128 —
et invite Marc à se battre. Le roi lui demande qui il est; el
Gaheriet se nomme, en ajouLanl (lu'iJ ne lui veut gaircs de bien
à cause des misères qu'il fait aux chevaliers errants, et en le
bi:\maiil de l'abominable trahison ourdie contre Keu. Marc le
supplie de ne pas le tuer, en faisant vjiloir sa haute dij^nili?.
« KaisûD de plus, dit Gahuriet; un rui traître ! fi donc! » et
MarctniatomeiiL il lui donne un grand coup, qui fait tomber Marc par terre;
heSet"'"*'^^''^ il se relève» mais au lieu de se défendre il ne cherche qu'à
parer du corps. Gaheriei, lui arrache le heaume de ïa lilc ;
Marc tombe de nouveau, se relève, le visage écorché, ets'cnfuil
poursuivi parGaheriet, à qui enfin iJ crie merci on promettant
de bien traiter les chevaliers à l'avenir. Gaheriet lui fait pro-
mettre encore de ne se venger ni de lui, ni de Keu, ni d'autres
chevaliers errants.
176. Pendant ce temps, Keu s'était battu îi Vépée avec
Autirot vaincu Audret, et l'avait i-envei*sé. Galieriel le prie do ne pas tuer le
|)ar Keu. vaincu : « Mais, dit Keu, il faut débarrasser Tristan de son
pire ennemi. — Laissez-le tout de m^me : sa vxauvesiU et sa
tf'iiïson le fera encore tnortr {el 7&6) tout a temps. » Ayant
ainsi sauvé Audret, Gaheriet se fait raconter par Marc tout le
projet qu'il avait lorm6, et Marc el Audret s'en retournent.
Ils dcsccudcnl au jardin, où les écuyers les attendent encore,
et regagnent le palais sans être apert;.us. Marc, qui est décidé
tfflitle la :'i se venger, se fait soigner à buis clos pendant huit jours et
tia"n t "^ tfu"t fï'^roet pas mOmc Iseut. Au cinquième jour arrive Diuas, qui
jours. s'est absenté de la cour il y a cinq jours. « Qel cssoinc voits a
tanu? » lui demande Iseut; avant de répondre il la prie de
dire ce qu'a le roi ; elle déclare l'ignorer. Dinas sourit, car
les deux compagnons lui ont tout dit; il raconte à Iseut la
défaite de Marc et d'Audret, qui, dit-il, crièrent merci et
échappèrent par là *.
Dne i)omois«ile, 177. En eiFet, Gaheriet et Keu avaient rencontré Dinas, qui
nîw^^erUevie venait d'apprendre qu'à la nuit un chevalier devait lui enle-
por un ubi-va- ver une demoiselle de l'un de ses châteaux ; elle aimait le che-
valier malgré sa couardise, car il était plus beau que Dinas.
Le sénéchal se rendit donc à ce ch;\ieau ; Gaheriet et Keu
raccompagnaient. La demoiselle s'était laissée glisser de la
tour par une corde et avait pris la fuite avec son amant et
1, Cumxne cela n'a pas été raconté pour Ândi'cl, c'est pcut-étni unn
exajjérntiuQj soit de Diua», soit de sa source.
^- 129 —
I
bracitets, descendants d'Houdenc. Dinas repartil Elle emporUi
poiir rattraper sa demaiselle; ses deux hôtes voulaient laccom- «mmrtcnàuTJ
paçncr, mais il les pria de rester au château, et Us se ren- ii'\n»s.
dirent à ses instances (r* 261),
178. Oîtias abattit son rival et se montra supérieur à lui à
Tépée; après le premier assaut le chevalier lui dit que la
demoiselle ne raîniait pas, ce iju'il pourrait voir, si on hii
donnait le choix; Dinas accepUi, espérant être pr^H^ré après
avoir ainîii triomphé de son rivai, mais la demoiselle, <]ui avait
vainement esîsayé de s'enfuir, préférait toujours son amant et
partit avec lui. Dinas. se ressouvenant de ses bracheU, alla Jes
réclamer'; le chevalier n'osant plus rompre une lance, la
demoiselle le quitta, furieuse, pour reprendre Dinas, qui s'y
refusa : « AUz quelle part tje vous voudrois, lui dit-il, qe de
vous n'ai je mes cure; de vostre afere me gart Diex; aies
vous en a tous mIx qi sont en enfer.' Fuiez de ci, darne/
fuies de ci"^/ quar bien sachiez qm ce que gf vos voi tant
salement m'anoie^. m Bile s'en alla en emmenant les chiens,
coais Dinas la retint et les réclama. Elle lui proposa de les
pUcer au milieu et de les appeler, cbacua de son côté; s'ils
venaient à la demoiselle, elle en serait la propriétaire. Dinas
y consentit : « Ge^ me fi tant en la très boite orine^ des
broches et en h ^ gentilesce^ que ge sai bien qu'il n'iront
mis foloiant ' ausint com vos feistes orenâiy^ii; ii n'ont mie le
sattc de famé ne ta nature; gentilesa' ne faudra mie en
elSi mais ele faut ou cuer de fame^ et ce t'tr/oi; vos oren-
droii. Les brochets vinrent tout de suite h Dinas. qui lor
avoit fait plus de bien^, 11 fit remarquer à la demoiselle qe
mielz tauttle. chien Umatureet est plus genlite et plus franche
§t plus loial et plus entérine qe la nature de feme. 11 céda de
O 11 donne le
choix à la de-
moiselle : 9) tu
préfcTP son
amaot
ter, t;t U ijo-
moisollu l'o-
bandomie.
Les cineiis. pla-
cés rentre la
<lomoi»L<llo Dt
Diuns. vont &
leur mAJtre.
1, Manque duis 99, mais te trouve dann 94 et dons tous les autrea
mra.
?. Aiori, dcruxfnis dans 750; noe fois dans 756; 33-t.
3. Que bien $ach. tout e$rtein0ment gîte 334. — Tant sotâm. (7aOj
raaoquedaDfiTôC, 334.
4. Pa«fia|i» copié dans 760; les autrf<« m»?, mnt d'accord pour to
fond.
5. Bii ta naturêlbS.
6. lor 756.
7. 756 : li'il n'iront m. fortignant, corne tuus fetts, car it ne sont mie
de mne dt feme, et ce verronj nous orendroit,
8. «, ajoute 756, plus i trowrtnt de piM,
Lôasm. — Tristan» 9
— 130 —
l)on cœur la demoiselle au chevalier, en promellanl de ne
plup jtomais se l)altre pour elle . mais le chevalier en avait
assez : elle lui avait trop fail voir qu'elle n'était pas estahtet
ÏM iiemoiseiic et cot anioiir ne lui avait valu que de Vencomùrier \ il la
Bi^ pnr' "lîinaa repoussa doDC lui aussi en s'écriant : « Ce solcment f^e ge ta
8t par le che- voi in'anoic f « La demoiselle, pleine de honte et de dépit,
^ ^^' resta tfumi le chemin, regardant partir ses deui amants *.
179. Dinas, rentré, raconta cette avcnlureâ ses h6tes, qui la
irouvèrenl fort belle et, à leur tour, lui racontèrent la défaite
de Marc, qu'apprit hienli^t toute la Comonaillc- Deux jours
après, ils s'en vont en Logres et se logent par hasard chei
Daras, â qui ils parlent de la quôte du chevalier noir, dont ils
louent les hautes qualités. Le lendemain, ils ({uittcnt Daras,
(jui est très content d'avoir entre ses mains le meilleur che-
valier du monde , et renconlront Lancelot avec la demoiselle
d'Iseut; ils ne le reconnaissent pas, son écu étant couvert
d'une housse bloe. Lancelot refuse la joute proposée, malgré
Gahoriet, par Keu, qui parvient pourtant à lui faire dire son
nom. On échange des nouvelles. Lancelot hait lui aussi le roi
Marc; s'il raltra[)e, il ne le tuera pas, parce qu'il est roi.
mais il lui fera (t tant q'il H en souvicjidroit tout son aa^e. s
Il encourage les deux comp;ignons k maintenir la quête de
Tristan, qui n'a pas encore duré aussi longtemps que celle
qu'on avait faite jadis pour le retrouver lui-mÔrae, la quête
de Sorelois, comme la nomme Kcu. — I«i domoisollo ahan-
donne la compagnie de Lancelot, qui la charge de présenter
ses salutations â Iseut, à Marc et à Dinas. Elle retourne en
Gomouaille \
Gaberïet et Keu
chez Daroâ.
tis rencontrent
Laaoelol et la
domûise) le d'I-
seut.
La demoiselle
rolournc ooflo
en
Cornouoille.
Lancelot va
olierclicrTrislou
en 8*jreloi8.
180. Lancelot trouve probable que Tristan, qu'on a tant
cherché inutilement en Logres, est passé en Sorelois, pays
affectionné par les chevaliers, parce qu'il est delitable et aaiiié
dé toutes choses. On se détermine donc à y aller, et directe-
ment, en passant par le royaume de Norgales.
181. Tristan, Dinadan et Palamêde emprisonnés ont peur
d'avoir la lélc tranchée. Ils sont ras.suré3 par une deiuoiscllo
quij au soir, vient leur dire que le seigneur du ch&teau ne les
i. Cette historicUp w retrouve dans le Ch(vali4r a t'«spe€ ei dans
Gaiitain; uti ancien lai en aura fourni le fond.
S. Plus question de retour auprès de la reine Guenièrre; cf. { 154.
— 131 —
mettra pas h mort. Tristan fait plus belle Mère que les autres ;
si Ji'avoii il pas U' cueur 7neins ' a malaûse. ruais plus hd ne
savoil réconforter. Le lendemain la demoiselle reparaît et leur
dit que Daras leur veut moins de mal (|u'elle n'avait cru ; nos
trois prisonniers s'en réjouissent, et Dinadan recommence se?
plaisanteries : « Aveï-vous, dit-il à Palamède, jamais vu
vietre en un lieudeus bestes qi nalurelment s'entrcvousisscnt
mat, qi longtietnent se lenment en pez ? — Non. — Et
Palamède et Tristan, pourrait-on lefi mettre ensemble sans(]ue
rancune n'i sorvenist? — Oh! non, il» sa haïssent trop pour
cela. — Moult a ore, poursuit Dinadan, greingnor descorde
entre te Ifu et la hrebiz que il n'a entre Pal. et Tr. Kt cepen-
dant j'ai vu, dans une Ibssc profonde» le loup et la brebis, ot
le loup, emprisonné, était devenu si couai-d qu'il ne for/ist de
riens a la brebis, qui aurait bien pu tuer le loup, si elle avait
eu assez de force. « Palamède n'a pas de peine à croire cela :
« La prison, dit-il, est uue chose qi admoneste félon et
abesse cuer orgueilleux '. » Alors Dinadan lui dit entin qu'il est
à t'ôté de Tristan lui-même ■'• cl lui demande lequel des deux
commencera la bataille. Palamt-de confus no rt^poud pas. « Je
répondrai pour nous deux, » dit Tristan : il est davis qu'il ne
peut être question de se battre comme cela en prison au
moment où leur vie est en aventure ; celui qui les tient en son
pouvoir leur a fourni trop de guêtre pour qu'il leur en faille
encore plus, — et Palamède est parfaitement d'accord. « Vous
voilà devenus très bons amis! dit Dinadan. Dieu veuille que
votre amitié dure moins longtemps que celle de Galebout et de
Lancelotl » Tristan rit, mais Palamède se courrouce, sans
oser montrer son dépit. Tristan lui demande ce qu'il dit de la
rancune qui a rc^gné si longtemps entre eux. et Palamède se
plaint de tout le mal que Tristan lui a fait : il croit avoir le
droit de le haïr, tandis que Tristan n'a aucune raison de lui
porter mauvaise volonté. Tristau trouve que c'est vrai ; il répond
ccpendantque Palamède lui a souvent n fait lecuer triste que
Je fusse liez et joiant « \ quoi qu'il en soit, il vaut mieux
pour le moment oublier tout cela et se consoler comme on
peut, en recordanl leur bonnes et belles aventures et en pen-
\. 756, riiulivcment, ;t/iu.
3. Adomeschist f. et humitie h cuer de l'oulrageus et de l'org. 334.
3. Maiîî comnipnl Pabini. n'a-l-il pas Afyx reconnu Tr. pendant
tout le temps qu'ils ont pasHâ eneemblo chez Daras et, eurtour, tlfptiiij
qu'on Ic8 a jeté» en prison ?
(^nversation de
Tristnn et <!»
Ditiattan avoc
Pulmnèdo,
dans la pri&oa
da Daru,
Tristan et t»aU-
môilû rctiQot-
tenl Ifiurjlm-
tiiitlû.
Chagrin do Pa-
lamède.
— 132 —
sani M attx biens et atto! joies * que nous avons souventes fois
eu, et aux Qrans hiens <yc nous pm^rom encore avoir et
Qvrons, ce Ùiex plest. » Palamôdc trouve qu'il est facile à
Tristan de parler delà sorle, lui qui a eu tant de joie làot'i tui-
méme n'a éprouvé que d'amei-s cha^'Hns : il sait bien qno
tout cola finira pas sa mort, tandis que Tristan triomphera tou-
jours. Ici Dinadan intervient et le prie de chaDger de convei^
sation.
Tristan malade. 183. Tristan tombe malade, ne sai de '/ele maladie; à la
fin, Uinatlan le croit perdu, et les deux compagnons de Tris-
tan en font si grant dttel^ corne s^il [fust] frère de chascun.
On avertit le seigneur, qui s'attendrit cl fait retirer Tristan
de la prison ; un mois plus tard celui-ci est guéri de la pluie
qxie m. Lan» H avoit fête et décelé maladie mee^wies.
Tristan, Pala- t83. Puis Daras rend la liberté à ses trois prisonniers, non
dnn mîs en"*" P^^ " '^"' P^^' ^"ï^r qe j'aie en vous, comme je faz f>our /'ti«-
beité (lar Da- nor fU chevnkrie mètre avant », et il prie Tristan de se rap-
"'' peler cette grâce, si jamais le iils qui lui reste a iKîSoin de son
secours. Tristan témoigne s;i reconnaissance; il dit que s'il a
luÉ les deux fils de son hi'jte, ce n'a point cté cxpràs, <xir il ne
les connaissait pas, et il prie Daras de le lui partJonner. Celui-
ci consent, en déclarant qu'il accorde ce pardon pliit/ït A cause
de la haute chevalerie de TrisUin que par aunnir pour sa
personne.
I^s trois chevaliers se font armer, prennent congé de Daras
el partent ^.
1. Pms. oui crans Joies gue 334,
2. Ici fiait lems. 756, en aononranl des avonuircj' do Tristan oi de
Dinadan (fo 265 d) : Or laisse li contez... et retome a m. T. et a Uynaâ.
de lors aventurea qe puù lor avindrent. (Le reste de la colonne u«t blanc,
de môme les trois derniL-rs foudlels). 757, dont je suis dorénavant le
U»xlo, débute* ainsi : Or dit U cotUes qe quant m. T. et Dynad. se furent
partiz de l'astel dont (sic) il estoiftit lierberQif ovecques Pal., si chevau-
ehierettt, etc. Maïs tous les autres rnss. qui toiitit'unciil la première par-
tie de notre roman [334, 750, 335, 776, 97, 102, 340, 100; «9, 94;
103 avec le? imprimés et Tressan; — lacune dans 104 el 12599; 758
abrège) prf-sentmt ici u ne ri5fiai;lioiidilTéreule pour laquelleje suis le texte
de 334, CD duiinaut les varianles iiiiporlanles : L(^ Iroi* cnmpapnoiis
partent de chez Daras liez et joianz de ce qu'ils seul Itor;* de prison..;
il estoil encore auques matin ; ri ckevauehierent ensemble Jusques twrr
hsure de tierce, et lorj leur aiHnl que il vindrent a l'entrce d'une fbrtst;
ti trovcrcnt iUcqucs une croiz qui d^arloit J/II. voies, Tristan, qui veut
courir les aventures tout eeul, profite de ce qu'on est venu à cet endroit
»
ponr-iiiivie pttf
BretiUâ.
— 133 —
184(757, PI). Tristan eï Dinadan arrivent à la forêt de Ouise. \yeaturftsd«~
Ils trouvent des pavillons où s« tient an chevalier Messe, qui nldan" ^' ^^'
abat Dinadan el ensuite Gauvain et Guerrett qui sont survenus.
Le chevalier lorabe épuisé, Gauvain veut le tuer, mais U en
est empoché par Tristan, qui, l'ayant vaincu, ne 1 opargne que
pour l'amour d'Arthur : Gauvain, au dir« de Dinadan, est un
des pires chevaliers du monde. — Les deux conq^a^nons se
logent chez un chevalier, dont le 6Is, AtixUlei, veut ahsolu*
ment jouter avec Tristan, à qui le père fait promettre d^éviler
pour proposer qu'on se 8t*pan», el \h s'entrfcommantUnt a Dieu, ne nuU
«ulrr cKosf ne t'tntrtdient.
181 a. Dirutdaii innivo k nno fontaine uni* demoiselle qui lui Diaadfln d^livTA
raconte quo don frùri' u t^li^ ltH' p;ir Brfhns, qui la relienl ellf-méme iin«iI"moi«*»ll(^
avec lui. Curamo ils r*tairitt tI>'S(:fiiilu>; ù ta ruituitti', un cri it'cluit fait
colCQilre. et itrehus iHait alti'^ voir o* qu'il eu l'tait : puis I» pali'froi do
lAdoinoisetlp .s'était ^arnv, pt l'^uvor l'avait quitt)''e pour le rattraper.
— Brfhus, qui réparait, t^^I défii- par Dinadin ; gnivcninit b|p*si*, il
parvieut à s'enfuir. I^ dpmoiï*ll«' conduit Dinadan :tu clidtcaii île l'un
d« ses oiuflinfi, qui fait fuie au lil»érat*'ur df» sa oicce.
185 a- TrisiAci et Gouvernai nont pas d'aventuwïscr jotir-Ii (334, f*
286) . Tristan cummrncera à chcMinchflr di^nnai.*? à travers le Ldgn's tiVi
nieement. l\ trouvera braucnnp d'aventures qtte jt ne vot drvUc ptu a
cfstvi point en nostre livre; ançoU Ut Usse a contrr^ pour ce qtu en ./.
mutre litu tn d0T%se{a], et je n'ai cure dt eonltr .//. f^i unt matin en
^ vwm tivrg, ancoù m'en vuêitt passer plut hriefmttnt. À celui tctups tans
nvJfdouU tie livra Trystran Lam'irai de Galei d'une prison mauU eslrari'je
ou H estoii emprisonnez en une vite. A celui tftnps /Ist il tnoult de nier-
VeiUtt*.>, tet quelcs Je ne vos dtvisertii pas b} ijuant a ore^ pour l'amour à'
f'W que trop servtt grant tvtui de deviser tut mot a mot tes chevaleries que il
fUt ûdoncifues : car i{ en {ht tant que ce serait trop tjreveuse chose a devi-
Èsr. Touiei 1er avffi turf ^ riui" rotUer i convient et qui a moi apartiennent
L# detUer ,; :•■ j>, se IMkz me cotisait et il me vcull con-
inUrr, /i '.■■ ^-.wnt sans nuler aventure oublier ne 1res-
• et sanz ce que je ne vos i ferai nule alonfftie . qtte chaicun de touz
qui les contes lira et orra prisera et locra nostre livre par desus
I autres livres ri par desux toutes cstoirex qui soient ortndrttit courant
' parmi le monde , et cowmrncrrai tout premiertnunt desus Tryttrammeumej
tt danu Ui autres chevaleries que il /ist parmi U roiaume de Ixigres en
geUâlermiru et [t]es autres que ili fu,et commencerai en tele manieremon
Ttonte. Au soir df In juurnée où Tristan avait quitté ses comparons, il
Inuarclie vtirs l'entrée- de. Normales, quaud ■^*j& deu.i écnyor», qui ja
oient perdu meint jour, le rolronvcnt. Puis, arrivée au ohàleau de
lin, » 757 ; voy, plus loin, $ tUO,
' ifd. «r la }■ «X cfit fittt ai,<rlrm*ftl J <Wui ttmpi dfUfm il
»a*% fA'il- t-awt
f* *«( nnttrmt «n ttt ■uiawn mb xtn çrrHt,
Tristan et Dioa-
dan cher Au-
tine.
— 134 —
la bntaUlo. Cependant Ânxilles, ayant poursuivi Tristan, est
abattu, et son frère, qui l'accompagnait, est tué (1*4;.
185. On rencontre une demoiselle * qui obtient de Tristan
un don, qu'elle ne veut pas demander pour le moment.
Tristan s'endort sur son cheval, et est abattu, ainsi que
Dinadan, par Ossenam Cuer Hardi, qui garde un pont. Il
leur raconte qu'il était venu à ce pont en cherchant le saint
Graal ^, et qu'il y avait tué Lamfale, un chevalier d'Kcosse,
dont la diune le fil emprisonner, puis le délivra en apprenant
qu'il était de la maison d'Arthur. Il s'éprit d'elle et s'engagea
à défendre le pont deux ans pour la gagner. — TrisUn et
Dinadan vont se loger dans le château de cette dame, dont
Ossenam loue la beauté et dont la vue rappelle vivement à Tris-
L'histoire de la tan le souvotiir d'Iseut. — L.1 donioiselle à qui Tristan avait pro-
baïed'AuiîDe. iDiis le don vient le réclamer. Elle él^it aimée de Pinabef^ qui
avait tué l'un de ses si.ï frères, Urû^es, pour venger l'oncle de la
demoiselle, tué par ce frôre; ensuite les autres frères et Pîna-
hcl B'entr'égorgèrent ; et un de leurs parents força la demoi-
selle d'aller se livrer à son ennemie la plus mortelle, c'est-à-
dire Autine, la dame du château où Ton se trouve et la scûur
de tous ces frères. La demoiselle, ayant raconté cela, eiige que
Tristan lui coupe la léte, car elle aime mieux recevoir ta mort
de sa main. A la place, il engage une lutte avec Ossenam et
quatre chevaliers j ils sont tous vaincus et chassés, et Tristan
s'en va avec la demoiselle. — Dinadan, qui est tombé amou-
reux de la châtelaine, promet de lui présenter la tète de la
demoiselle et part avec Ossenam, qui a fait le même vœu.
186. Tristan, accompagné de la demoiselle, qui le connaît
pour l'avoir vu lors de sou combat avec le Morhout, trouve
Madnr d-e la Porte h un ermitage et l'abat. Dinadan et Osse-
nam arrivent et sont vaincus. Tristan reprend sa marche avec
la demoiselle (757 f* 9); ils rencontrent un valet anuonraiii
AiMioncf' iiu un tournoi que la reine Gucniévre a entrepris contre les rois
tournoi h '~
Roche dure.
dure.
lournoi h \a ^'lJ.l^^^^Q g^ d'Ecosse Cl qui aura "lieu au château de la Hoche
TristnnctUmo- 187. Les deux voyageurs arrivent au Ckastel cri[mi]n^ *,
rnt dane Tlle.
1. Co qui suit ao rotrouvo dans la Tav, Rit. (p. ?S0 ss); cf. § lOB.
•2. Cf. la prt^faco, § \U.
3. C. entdêU Tav. Rit., p. 292.
— 135 —
où ou maliraite les chevaliers errants et les demoiselles. Tris-
tan cl sa cooifiagnc Jo routo sont (Kiurtaot bîcu reçus, mais la
demoiselle est inquiète de ce <iin poun*aii arriver. Kn ctrct, on
leur faïl savoir que, p(»uc sortir, i! faut vaincre un chcvaJier
qui se lient dans une île relire au château par un pont de
, fer» sur l'Ombre; s'il est vainqueur, il mettra à mort son
Irersaire. Tristan se présente. Pcod^iut la bataille, les deux
[»n)battaats se font connaître ; le chevalier de l'île — c'est
^uuorat — admire Tristan et dit avoir éic armé chevalier par
lui en Cornouaille V Lamorat lui raconte que le vainqueur ne
^pourra sortir qu'au bout d'un an et que le pont est faé et
devient invisible dès qu'on Ta paâsê ; mais Tristan a sur lui
|uelque chose qui résiste à tout enchantement : c'est la pierre
^d'une l>ague qu'Iseut lui a donnée -. Los deux chevaliers U
décident d'attendre, pour s'en aller, rarrivoe de la nuit et,
afin de tromper les gens du chAtoâu, ils reprennent la lutte;
Tristan se laisse tomber, et on le croit mort.
La demoiselle est confrontée avec les dames du cliâteau :
amme sa beauté n'est pas ju^'ée supérieure, on lui coupe la
lie.
bogue
scaL
i!I-
188. Tristan. Lamorat et Gouvernai en écuyer parlent dans
la nuit à pied \ lia sont logés par un des parents de Lamorat,
Terriaden ^, qui donne des nouvelles de la Cornouaille, où il a
jouta avec le roi Marc.
J89. Tristan et Lamorat partent [Mmv le château de la Tristan et I.
tocho dure. Ils rencontrent le chevalier qui avait abattu Gau- ?Mi'Brunor"l
vain, Guerrol et Dinadan devant les pavillons ^; c'est Brunor noir.
le noir. Il renverse Lamorat, est renvei-sé lui-môme par Tris-
uu et se bat à l'épéc avec Lajnoral ; Tristan les sépare, et
DUS trois partent ensemble. (757, I* 1 4).
A une fontaine ils trouvent, sur un perron, un glaive cort
!. t Vous dites vtriti, • dit Tr., mais il n'y a aucune irnco de cola
■zu fx qui |tFt'LH-de; on rovanche. Tristan fait allusion au mcsaigt
td^^({r^Able quo Lamumi lui uv.-lîi covoyi^ à la cour d^ Marc (cf. § 47).
2. La tiafoie d'Iseut est me^lioimée eucuru daus la cinquième partie
du m». I2WJ, cf. §397 a.
3. Cf. l'hii^toire nualo^e dans t'2509 de la lutle de Gaberiet et Fer-
ai dans l'île de la siX'ur de ce dernier; eux au&sj se sauvent; voy. {
'Î9I a.
4. Triadan, Tav. ttit.
5. Voy. S 181.
— 136 —
Le
r
pôrw
I fflaiïe eï et grox et une épée avec des lettres gravées qui disent : « Avoc
.èrw\uo" nls <^c ^?«>t)d le père tuera Bon fils, et avec celle épéo le fils tuera
««lucTûiiti'iiu son père, lejouroii périra la bonté du royaume de Logres.
Seul, le meilleur chevalier du monde pourra les remuer. »
Tristan ni les autres n'osent essayer, et ils se séparent à an
carrefour '. Tristan cherche partout Lancelot.
Tristan chez 190. Tristan arrive chez Morgain *, à qui son frère, le roi
orgftiD. Arthur, avait intei-dit la cour à cause de sa déloyauté, en la
menaçant de la mort; elle se cache aisément, grâce aux
enchantements que lui a appris Merlin, le sage, qui fut lue
par la dame du Lac -^ Tristan ue veut pas dire son nom à
Morgain, qui est avec six chevaliers et douze demoiselles *.
11 prétend ôlre deCornouaille, et Morgain s'adresse en vain à
Gouvernai ^. Tristan passe la nuit dans la chambre où Lan-
celot avait fait les tableaux représentant ses amours avec Gue-
nièvre ; ce chevalier avait été, pendant un an et demi, le pri-
sonnier de Morgain, qui voulait contrarier Gueuiêvre et se
faire aimer de Lancelot; mais celui-ci resta fidèle^. —
Elle le charge lie Morgain ne veut pas laisseï partir Tristan avant qu'il ait dit
îuliuTéci/'"" ^^"- ^°°^ * ^* ^^ ^^^^ ^^^'^^' ^^ céder. La Ice se nomme éga-
lement et lui raconte que, grâce àGuenièvre, son frère Arthur
l'aurait tuée, si elle ne s'était enfuie^. Kllc remet à Tristan
un écu vert, oi'i ini chevalier est représenté appuyant ses pieds
sur la tét« d'une i-eine et d'un roi; Tristan doit le porter au
tournoi. Cet écu rinqui«le, mais Morgain lui dit que son père
IJtorpendragon en a porté un comme cela. « Je veux, pour-
suivelle, que le meilleur chevalier du monde porte cet écu, qui
1. La Tai\ JUl. annonce ici lu mort de Lamorat.
2. Ici 334 cl les aulres repreiineut le lexle de 757 ; pour et* qui prp-
diile dans ces insa., v. § 185 a.
3. Ct^s déluils «e trouvent soulemenl dans 757.
1. r.cld nVsl pas dan» 103.
5. Dans 33i Tr. dit 6tre d'uo paye étranficer, et Morg. ne d'adrento''
pas à Gouvernai.
6. 33i ei I^B autrcH : ot qui vpuL siivoir celle chnHP, qu'il prenne le
prajifc livre ùv fiancelot. Vny. I*. Paris, Hom. (t. l. T. /{.,V, 315 ss.
7. Tout cela n'est pas; dans 334, clc. qui, à la place, annoncent iri
lt> louriioi : Triftluii dit à Morgain qu'il veut uller au inuraoi qut doit
avoir lii'u îi Ttûche dure, rt de ce. disoil il verit^^ rt II. d. n rstoït ianz
nule faille ./. cluutel uù il devait y avnïr un Umrnoi, arrangé pur Arthur,
pour qm> Trislun y viul. « Savez-voui*, dit Morp., fpii u t^nlrflpris ix
tournoi? — Je le sais bien, répond Tr. : Arthur l*a fait enu*eprendrc
à Guenièvre contre le roi d'Irlande. »
m
— 137 —
rapiïpllera h mon frère le souvenir do notre père K » C'est un
nienisonge : elle l'a fait taire pour Jouer un mauvaL^ tour à
Guenièvre.
191. L'ami de Mor^ia. Huncaon^^ qui est devenu jaloui QuoesontuApar
de Tristan, le suit quind il pari et l'attaque; il est tué, l'''»**^-
Morgain fait écrire sur &od tombeau que la mort de Tristan
sera encore plus cruHle : il sera tué avec la môme lance dont
il a tué l'amant (le Morguin,
Tristan continue son cbemin ^. Un vavasseur lui donne
l'hospitalité et lui dit qu'Hi'ctor est venu par là en se rendant
également au tournoi *. — Ije lendemain Tristin part; une
demoiselle l'atteint ; elle vient de la p.irt de Morcam deman-
der à Tristan sa lanc<>. Elle lui dit (|uil devra mourir par "dcrowL'*af
celte lance, mais Tristan en rit : il traite cela de fable ft 7nen- Mnr^m *un
congé, et donne le ghive h la demoiselle, qui le rapporte à £»?« "(Jû^'^Iu!-
. Morguin ^. mônie.
195. Tristan arrive à la Roche dure® et y trouve un grand Le tournoi dâ
nombre dr pavillons et de foiUies. où se tiennent les chevaliers i^uuro.
dç& rois d'Kcosso el d'Irlande, U-iudis que ceux de Guenièvre
I. i>«iî il«-rnirre remarque \tn» lUiii' 334.
ï. Am*i 335; 750; 103 ; 100. 97. «02; //un«ow 334 ; Humeson 9'i.
94; Oumaorn 349; Bomenim 776 (Uc. daus 104). — Onaun Tav. Hit;
fp. 481. Viussu.)
3. ÎUas la Tai'. RU. il triomphe eTi>uiu« du neveu de Lucao le
gnod, qui le prtMid pour I^ncelot, stin enaerni murtel, et qui, eavoyé
prii^DUuiiT il Camoalotb par Trisil., se JRUe à l'eau. Puis Tr. arrive k
U Rurlii' dure.
4. I)»ns 334 el It» auU^^ U y a une conversation cuire Tristan et le
\-jivii«iu«ur,qut II» prie de lui nommer deux ou trois chevaliers plua preux
r. Triataxi tioimne Laucelot, Boliurt el Bliobcri^; il ajoute
qunut à IVpée : — Gjihericl vaut « deux Gamains; • —
cnltu Lamontt, qu'il a éprouvé n'a pas encore g rarnment de temps.
5. L'hisloîre de celte l»nce, qui hî retrouve dans le r^cîl de la morl
de Trisian, voy. jî 546, li^rure danh Uili iiussi , Lirn qu<* ce ms.
cd<;nne la mon d'après la version d(?s pot'mes 'TV. moumul en Pet.-
I.]. — La Tav. Itit. fait apporter lu lance à Marc plus loin [voy.
'I &35 d, note.)
6. Dsofl 334, 750 et te^ autres, te rpcit du tournoi de la Roche dure
«tt afarfi^. Après avoir parlé des futilUees, dont il y a plu» de troi*
crots, el f\^ Gueni*vre, qui a armngé ce lotirnoi à l'instigation du roi»
for fieu et par tnvoiseûre, n-* ms«. poursiiivent ain^î (334, f* ?88) :
j Ovê voa dtroi> jefA celui tournoiement le fist ti 1res bien Tnjstram que ce
r/b mtrvtmtt a woir, et tant birn se pro'iva que se it a l'autre aisembire
Wmioit ké€i^ (et, etwtre te fist it assez miels a ctste. .V^ pour et que r<
Rédaction dilTé-
rentu.
— 138 —
sont dans le chAteau ; la reino n'avait du reste entrepris ce
tournoi que parce que le roi le lui avait ordonné par jeu et
par envoiseiire. Tristan ne veut pas aller au chAieau et rofuse
de suivre une demoiselle qui arrive et qui offre de Ty conduire
pour lui faire faire la connaissance du roi. Il trouve Aglovat ^
et reste avec lui dans une des foillies dvesséos à l'occasion du
1. Adriano = Driant, Tav. Rit., qui reprêseûte le tournoi ossentïel-
lamcDt comme 757.
*«rOit tropgrant aloingnede dfviser toiu les fès que T. fisl en celui tour'
noifmenl ne vas en deviserai je pas gramnifint a c-Me fois (a), cardesusune
autre matière me couvtent a torner; mh tôles voies vos deviserai je un
pou de celui fet (t), et puùt si vos dirai la gi'ant bataille et la grant mer-
veiiU qui fu entre Tr. et Lanc. du lac la ou il s entracoin titrent premiè-
rement. Celé ne fu mw bataille de moquerie, et pour ce la vos deviserai je
en mon livre, car ceste chose si fet moût bien a ratnentevoir devant tous
prrudcshommes (c).
l'J'J a. Tristiin veinqui la vespree du tournoiement; on appelle son
écu Vescu estrange. Au soir, on ou parle au chiltoau. et Guenièvre com-
prend i[utî cet ôcu a Clé fait pour uuire à elle et à Lancelot. Elle ne
peul cepeudaiit ne diïipenâer d'aller au luuraoi le Icaflcmain. Luncelot
n'y est pas; il esl toujours en qutHe de Tristan. Pendant qu'ils
admirent le» exploits de ce dernier, une demoinelle, envoyt^e par Mor-
gain, arrive et dit à Arthur que cet écu reprêseûte sa honte; puis elle
se sauve. Le roi veut savoir la vérité de cestui escu par celui meesmes qui
le porte, et il se décide à aller trouver le chevalier quand le tournoi
sera fini : lors le savra itpar force ou par amours. L'inconnu se distingue
tttujours ; Arthur ne ik'ui le prendre pour Tristan, qui «fit, lui a-t-on
dit, on Petite- Bretagne avec Iseut aux blanches mains. Il se fait
armer et s'en va vers la foriH, accuaipagné d'Ivaîa cl de doux
écuyers, après avoir fait couvrir son fic\ï d'une housse vermeille. La
reine a'apen;oit Lieu de ce départ et exprime ses craintes à Ilector,
qui est venu au tournoi dans l'espoir d'avoir défi nouvelles de Trî^^tan.
— Le« rois d'Ecosse et d'Irlande sont vaincus, et Tristan part; il
s'avaiice vers la forêt, etc., comme dans 757, mais, ayant raconté le
retour d'Arthur avec Ivain au château, 334, etc. diatmt \d} : De celui fet
ne fist il pas tnencion ; et nonpourquant il fu sen; et ai lesse ore U contes
a parler a tant du rvy et rttoumc a Tnjstram, qui clt^vaucha ça ti la
et trouva meintes avenlureji^ que je nr tios deviserai pas a ccstut point le).
11 a beau demander partout des uouvellcd île l>uncelot : pe-rsaune do
sait lui eu rieu dire [f).
a. tinm T&O, t" 30t. If rMwlmr illl qu'il vrtil nlir^prr pnrrp i)nc Uiut retft M trcrave iiut% |i
ffr^it Ai*r<iirc li totÊfiuimmi-nt qu'il n'eti mie mtilter ^ue HOt cm ctului litre le derttem
car tor MUr attire wiufrrp, eb'.
4. AoM parquant. loUx ivf4f > f «i H^tUetùm noM un pùi 4e cet. f., par c« ftt'/i apirtU»t a
mùitre malrrr. et jimt, «tc^, Tfto.
f, D*n« 11)3 oei ri»mnn)iiM •ont trè««br>*|t^*.
d. LoL-Diif iiaoï '711 depaU In iléfiiite d'.irthur Jnqo'wi ramb»! ilc dlamMc contra Us neuf
elivvnlWn (| l^l>\
«. Ce «nnt. k fn ju^iY |wr 7(i7, Ift d^fkltc de UBQTxin et l« •^our cbes Augulc.
f. PwrMiiul loltOmiiflUI et leawtro, v. | tM.
MÉ
tinpuc.
— 139 —
tournoi, ea lui dt^Jcndant de demander de son esire. Il lui
donne des nouvelles de Lamorat. son frère.
I-e lendemain, TrisUin.ayanl entendu la messe dans un ermi-
tage voisin, va sans Agloval, qui veut rester chez lui, se mêler
aoi jonles des chevaliers nouveaux. !1 est accompagné deGou-
rernal et d'un autre éctiyer. Ayant abattu dix-sept chevaliers 'r"***'^^*® ''*'*
et le roi des Cent Chevaliers, Tristan, qu'on appelle le cheva-
lier a t'escu estrange, part suivi de Gauvain, qui l« prie de so
nommer et d'aller voir Arthur : Tristan refuse l'un ei l'autre,
et à la cour on ne parvient pas à deviner qui il est; Mordrei
croit que c'est Lancelot, ce que nie Gauvain, qui est surtout
étonné de l'écu vert, pareil 6cu n'ayant jamais ùlé vu en
Logres, Tristan retourne aux /bii/iw. A Agloval il dit ignorer
qui a été le vainqueur du tournoi. Un \valç\ vient annoncer
l'arrivée à la cour de Gaheriet, qui avait raconté qu'il avait
rencontré Lamorat et que ce dernier se trouverait au tournoi
le lendemain; celle nouvelle fait grand plaisir h Agloval.
Le messager aperroit lécu vert, et apprend à Agloval que celui
qui le porte s'est distingué plus qu'aucun autre au tournoi.
Agloval reproche à Tristan de so dissimuler à lui, mais Tris-
un nie tout et persiste à garder lincoguilo. Le valet, retourné
à U cour, où on parle beaucoup du chevalier à l'écu étrange,
apprend au roi ce qu'il sait sur ce chevalier. Une demoiselle
envoyée par Morgain vient prédire au roi que sa honte
approche; elle part après lui avoir prorais de lui expliquer
cela le lendemain. Le roi lait compter ses chevaliers : ils sont
au nombre de trois cents, tandis que l'autre parti en compte
plus de cinq c«nts.
Le lendemain, la f^mniérc de la Table Ronde — pour les
tournois, iion mie la baniere des morier bactaitlês — estpor-
par Gaheriet. La reine, avec plus de deux cents dames,
staux loges; elle se désole de l'absence de Lancelot. Lamo-
rat arrive avec le valet k la cotte mal taillée et quaU'e écuyers. Lamorat 4rfive
liCS deux chevaliers, qui portent des armures noires, se font "vecUrunor
beaucoup remaniuer par leur prouesse ; cependant on les
trouve inférieurs au chevalier à l'écu étrange. La reine, qui ne
sait p;is ce qu'on veut dire, demande et reçoit des détails sur
ce personnage ; ce qu'on dit de l'écu vert l'effraye beaucoup. Le
roi d'Ecosse abat Lamorat el joute ensuite avec Brunor : ils
s'abattent l'un l'autre. I^es hommes du roi d'Ecosse s'emparent
de I^imorat et de Brunor; le roi les fait remettre en liberté.
Ëcoseais chargent le parti d'Arthur si duretneni qu'ils le
repoussent, mais bientôt i!s doivent se relirerdevani le choc
des compagnons de la Table Ronde» jusqu'à ce ijue le roi d'Ir-
lande avec ses hommes, leur venant en aide, atrôte les chevaliops
d'Ai'lhur. A ce moment arrive Tristan, dont lY-cu étonne tout
Arthur rensei- le monde. La demoiselle de Morgain reparaît et dit au roi ([ue
pîtrunedaraS Cet dcu représente sa honte. Arthur ne comprend pus, et la
8oli- lie Mor- demoiselle s'esquive. Guenièvrc est très effrayée. Tristan abat
le roi d'Irlande, et excite l'admiration générale par sa bra-
voure; GauvainelKcu le trouvent aussi preux que Lancelot.
Mais le roi Arthur, que les paroles de la demoiselle ont fort
inquiété, se fait armer et va avec Ivain el deux écuyei-s se poster
Imiiiir (Il Ivain dans la forest, où il prévoit que Tristan passera ; il a fait cou-
Tf uuti quî vrir son écu d'une housse vernitsillo. Guenièvre, qui l'a vu piir-
ahandonne {{^^ a foft peur et en parle à Hector. Cependant, le parti d'Ir-
lande est vaincu, et Tristan part furtivement ; il se dirifje ver*
la forôt où Arthur l'allend ; Guenièvre, trè5 inquii^to, prévoit
une joute et, dit-elle à Hector, « intf^s cuers me devine bien que
corrous en avendra. » Tristan refuse de se nommer, mais
consent à dire qui lui bailla I*écu el raconte comment il a roçu
cet écu, qu'il ne portera plus désormais; il ignore, dit-il, la
senefxance des j/matjes. Le roi lui demande comment il connaît
Morgain, et Tristan répond qu'il ne la connaît que pour avoir
été logé chez elle une nuit par hasard ; quant à l'écu, il assure
ne l'avoir porté que sur la prière de Morgain. Le roi lui
ordonne de se nommer ou de soutenir une joute. Tristan,
indigné, traite le roi de villain chevalier, déclare qu'il u'est
pas aussi fatigué qu'on a l'air de le croii-e, el choisit la joute,
en se faisant donner par Gouvernai une lance prise au tournoi.
Le roi el Ivaia sont désarçonnés : « Mon orgueil m'a trop
entraîné», dit Arthur à Ivain, qui prétend n'avoir accompagné le
roi qu'à contre-cœur cl pour ne pas lo désobliger. Ils retournent
au chûteau ; Ton fait fête à Laraorat, qui est à la cour avec
Agiovalol tous les autres frères. Leroi,ayanlcxpriraéson regret
de l'alisence de I^ncelol, raconte comment il vient d'être ren-
versé par le chevalier îx l'écu étrange. Agioval, engagé i)ar Arthur
à dire le nom de ce chevalier, déclare ne pas le connaître :
tout ce qu'il sait, c'est que l'inconnu est aussi beau et un peu plus j
grand que Lancelot, et que c'est par lui qu'il a eu des nouvelles
de son frère Lamorat. A ces mots, celui-ci soui-it, et, pressé par
le roi, il leur apprend que le chevalier à l'écu étrange est
Tristan, dont il raconte les exploits dans l'île au pont de fer. Le
— 141 —
roi se désole d'avoir laissé échapper Trislan : «f Si Lancelot
avaîl été ici, dit-il, il n'aurait pas maDquiî du le ramener '. n
193. Tristan se loge chez une dame, qui lui raconte
qu'elle hait Gauvaln, qui a tué soa mari. Tristan remplace
son écu par un autre, laissé au ciiâteau par un chevalier nou-
veau ; cet écu est plus htanc que noif, a ttne bande d'azur de
travers. La d;une déciJe Tristan à rester deux jours pour se
faire soigner. Le leudemain matin, comme il se pi-omène
devant la porte avec la dame et Gouvernai, Gauvain vient à
passer, Trislan joule avec lui pour venger son hôtesse, et est Tristan iriom-
sur le point de Je mener a outrance, lorsqu ils sont séparés vain.
par Hector, qui survient et qui les ramène à la dame, devant
l:i']uflle Gauvain reconnaît ses torts en lui rendant son épée.
Kllc lui pardonne, et Hector part avec Gauvain, qui se fait
soigner dans une abbaye pendant un moif;(757, 1^ 24).. Hector
le quitte le lendemain ; il cherche son frt're Ijancelol, sur qui
cependanl il ne ptîut avoir aucun renseignement.
194. Plus tard, Tristan se loge chez Auguste, un chevalier, Tristan et Ati-
qui veut le faire tomber dans une fo85<3 profonde et pleine de '^**^'
tmune pour venger la morl du Morhout, son cousin; il lui
iit part de son dessein Svins se doulerqu'il p<ir]e h Tristan lui-
m^me. Au départ, Tristan le décide à l'accompa^er en lui
promettant de lui faire trouver son ennemi : il se fait con-
nallre et invite Auguste â jouter, mais celui-ci n'a garde d'ac-
cepter : il crie merci à Tristan, qui l'épargae et s'eu va.
Auguste, admirant la générosilt* de Tristan, raconte cet évè-
Dément k Mordret, qui, allant à la cour, vient se loger chez
lui. Ïjc lendemain, Mordret trouve Blioberis : Us joutent
uns se connaître, cl Mordret est d<^sarronné. Lorstju'ilssesont
nommés', Blioberis demande des nouvelles de Tristan, et
Mordret lui fait part de ce qu'Auguste lui a i*acouté. Btiobe-
riâ va chez ce dernier pour savoir quel écu Tristan porte. Mordret
se rend à CamaaJoth ; il ne peut renseigner le roi sur Lan-
I. Dans la Tav. Rit. TnVt. trouve initinlpiiaul Àrpinel, qui promet
de le coaJuire à la Uiurde Cara.du.s ; iU î^r lii^n'iil chez Adonain, tpii les
■ait ea s'nbstioaai à savoir te nom de T. 11 est dt'tivrt^ par lui do Kon
eaaecnî mort*>I, et Caradaa est vaincu au Pin; cela est racunté dans
hm nu», bien plus loin, v. § 461 tô.
t. « Jamais, dit Blioboris, jo ne cachai mou nom à qui me lo
demanda. •
— 142 —
celot, toujours absent, mais il lui dit ce qui est arrivé à Auguste,
et la rour admire la cortoisie deTristan. Arthur déclare qu'il
ne seni jamais content qu'il n'ait et Tristan et Lancclol dans
son hôtel *.
Tristan aide Pa- J95. Tristan ^ arrive devant une tour anparteoani à Brehus
contre Brehus sans Pitié et y voit, luttant contre neuf chevahers, Palamède,
Sere!^^ ^'**^'* qu'il ne peut reconnaître aussitôt, parce que Técu de ce cheva-
lier est en pièce.s. Voici la cause de la bataille : au matin,
Palamède avait trouvé près d'une foniaine une demoiselle,
assise auprès du cadavre de son chevalier, lue la veille au soir
par Brehus. La demoiselle était restée là toute la nuit, si
espovcntce durement que a pou que ele n'estoit morte de
paour; elle n'osait bouger, ne sachant yi^s, quel part de deiust
aler. Pendant quelle deinenoit h daell de son ami^ Palamède
était arrivé et avait offert de l'accompagner. On avait passé
devant la tour de Brehus, qui 'a celui point estoit devant sa
porte louz armez^ pour savoir se il pourroit trouver mal a
fere. Ayant désarçonné Palamède, en le surprenant a la ira-
verssf , sans dire mot, il avait lue ensuite la demoiselle. Pala-
mède aurait bientôt puni Brehus; mais les huit chevaliers qui
faisaient compagnie au meurtrier dans la tour lui avaient pr«5té
secours. Palamède est sur le point de succomber, quand Tris-
tan intervient; à la remarque de Brehus que cette alfaire ne
le regarde pas, il répond que les chevaliers doivent défendre
le^ faibles contre les forts, maintenir la loyauté et empL-chei'
les injustices partout où cela est en leur pouvoir. Mais il a beau
îrelms et ses jJire : on assaille Palamètle de plus l>elle. TrisUin alors se mêle
baÏÏua.^"°" à la bataille, et ses coups font fuir Brehus r
la tour, dont ils ferment sur eux la porte.
196. Apprenant le nom de Palamède, Tristan le déBe et
1 . Ici 757 passe tout à coup im combat do Tristan avtK: Laucelol au
Perron Merlin f§ 203) : (P" 26 b) Or dit li contes et endroit que si comme
T. atenduit Pal. por fere la haclaiUe que il avaient enprise, au point tôt
droit que il estoit devant le perron Merlin, a tant « vous deiers Camaa-
lot venir un chevalier c'e«t Lancelol. (Ia.'s deru. mois à partir d'au
point = 334, ipii donne de devers au lieu de devers; v. plus luîD.]
Nous comblerons Cfltc lacune, non indiquée, par le» avenlures qui,
dans 334 pl les auiro». alHinlissiinl au runiliul du Perron Merl. ; pour
le chevalier inconnu, cf. jj 2U0 noie.
2. Ce qui suit jusqu'au combat du Perron Merlin est donc d'après
334 et les autres; pour ce qui précède dans ces mss., v. § 193 a.
■fa
Tcutse iKitore wir-îc-rhninp : mais Palamède !ui fait observer
qu'il est Irop blessé pKjur subir en ce moment un coral)al
pareil et propose de fixer un reodez-vous oii leur bataille
puisse ûlre jugée par deux ou trois bons chevaliers. Tristan
trouve re moyen excellent et indique le Perron Mf^lin, près Trisun et P»la-
dc Camaaloih, où ils de\TOnt se trouver dans quinze jours; et perron M?ru
>.4 ce s'acord^nt enme Al. — Mais Palamêde fera défaut, comme reo-'
fcar on l'emprisonnera, et Tristan trouvera à sa place Lancelot, "-^o"'-
avec qui il se battra et qui l'amènera chex Arthur*. — Puis
Tristan se Tait raconter la querelle avec Brehus et ses compa-
gnons. De [jancelot, Palamède ne sait rien ; Tristan lui parle
du dernier tournoi : w J'y suis allé, dit-il. pour trouver
Lancelot, qui est en qunte pour rnoi et je pour lui. » — Us
partent ensemble : Palamède a l'intention de se tendreté un
château pour y être soij^né.
197. Dans la fortU, prcs d'une fontaine, ils trouvent unche*
\-alier qui dort. « Faut-il le réveiller? demande Tristan. —
Certes, oui ; nous causerons et aprendrons par aventure
aucunes nouvelles de lui. » — Tristan crie alors au dormeur:
■ Sire chevalier, esveilltes vos ! assez av^s dorvxi a ceste fois, a
Le chevalier s'arme vite, monte à che%'al et demande lequel
L des deux l'a rdveill<î. « C'est moi. dit Tristan ; cependant je ne
le fis pi^'i pour mal de vos ne pour deshonnour^ ne nul mal
iCientendi. » Le chevalier, sans répondre, s'élance vers Tristan, ns sont&bsttn»
. ' 1 verse, avec s<:ta cheval ; eusuile il désarçonne et blesse }*"" "" chevi-
' f x\ "*^' inconnu,
j 0 et ? éloigne à fond de train. Palamède dit qu'il a
déjà va, en une nuire occasion, cet inconnu accomplir une
rckiuieprout^se, qui était bien au niveau de celles de Tristan,
^nais qu'il n'a jamais pu savoir son nom. Tristan se propose
de tout faire pour apprendre qui il est. Palamède veut s'arrê-
ter au premier hôtel venu à cause de ses bles.sures; il promet
encore une fois d'itpe au Petron JHerlin à point nommé. Tris-
tan lui demande s'il pense pouvoir le vaincre : « Je sais bien,
répond Palamède, que vous êtes meilleur chevalier que moi;
mais j'es))èrc que mes torcâs grandiront au point d'égaler les
vûircsije serai plus fort dans un combat contre vous que contre
un autre. «*
108. Lorsqu'ils se sont quittés, Tristan poursuit celui qui
t Où, ajouic 750, f* 309 c, il prendrn la placo Hu Morhout. eommt
nuutre lUtbirt ds Vorron U dcvùe en son livre.
F^
— !14 —
Tristan poureuit les avait renversés et qui vient de tuer un chevalier, pleuré par
quiftbat Hiiôbtv ^ demolselle. Elle raconte à Tristan que son compagnon avait
hstti Oftuvaiii, ^lé tué, paice qu'il s'élail di^claré le cbevalier de la reine
Gueuièvre, que bail le vainqueur.
L'inconnu rencontre ensuite Blioberis et Gauvain. Gauvain,
en l'apercevant, veut entrer en action ; mais Blioberis déclare
qu'il ne joutera (>as avec ce cbevalier, dont il a déjà vn une
fois la force prodigieuse, et cherche à décourager Gauvain.
Celui-ci u'en devient que plus e.xcilé et défie le chevalier, qui
n*a pas envie de jouter pour le moment el prétend que c'est â
tort qu'on rappelle bon chevalier : dans le monde entier on
ne saurait trouver un bon cbevalier. Gauvain, ébahi, se fait
répéter cette étonnante reman|ue. Quant à Lancelot, le cheva-
lier, qui ne le connaît ^'uèro, — il ne l'a j:imais vu qu'armé,
sauf une fois à une fontaine, où il avait oté son heaume, —
lui donne grani los ; mais il le trouve inférieur aux bons che-
valiers « qui t'stoienl n'a pas encore grammfiit de Umps. H est
bon ckevalïer, sanz nule faille, sclotic les cfievaliors qui
oremlroii quûweni ; mes il n'est mie si bon chevalier comme
il li coHvendroit bien ; car il ne m'est pas avis que il soit du
tout chevalier parfet : asse^ i faut, » Comme I3IiolH.'ns se
Jugement porté formalise, le cbevalier déclare qu'il ne dit pas cela pour mal
par ce chcva- , , , ^ , , ^ ^ . L - . , ,
Itfr sur liOn- de Lancelnt ne pour aeshonnour. Quant a fristan, il le consi-
f*i°* *^ ^'^'*" dure comme Tégal de Lancelut; il ne saurait dire encore
ift(iuftl des deux est le meilleur; mais il prétend avoir vu,
depuis qu'il est au monde, dos chevaliers supérieurs k eux, et
pourtant, dil-il, « je ne suis mie si ancien chevalier comme
vous estes, Btyoberys de Cannes » Blioberis, après l'avoir
vaintîmenl prié de se nommer, Jui part un (jiext : son nom ou
une joute. I/autre répond par lui jtartir un autre gieu : « Ou
je vous étendrai par terre, ou vous me laisserez tranquille.
— Vous êtes donc sûr de m'abattre? — OU, se aventure ne
m'est trop durement contraire ; si ne di je mie ceste parole
pour honte ne pour tnal de t>os. * — Blioberis est désar(;onné
ol blessé. Gauvain veut le venger; le chevalier lui recom-
mande d'y renoncer. Gauvain persiste et est rudement aUutu :
il lui est avis qtte il soit feruz d'une pierre ou d'un manz/o^t'
nel. Le cbevalier parti', Tristan survient; les écuyers des deux
compagnons lui disent ce qui vient de se passer, et il con-
tinue à poursuivre son adversaire.
1 . Cpt i^pimxle — la défaite de Bliobcnfi cl de Gauvain par le che-
valier incotmu — inainjun rlaor. 750,
tun.
*- 145 —
199. Celui-ci va se loger dans la maison d'une dame veuve,
où arrivent aussi Keu et Dinadan. Plus enparlez que son corn- Keu et Dinad
paguon, Dinadan questionne l'inconnu, qui dit être un cheva- HeMncoimu
lier errant, mais n'avoirjamais été à l'hôtel d'Arthur. « Tant pis
pour vous ! » répond Dinadan ; mais le chevalier avoue ne point Ce chevalier e
aimer cet hôtel, qui, à son avis, ne peut être si honnourez ouSilèvre-
qu'on le dit, « au meins tant comme la noble re'ùie Gue-
nievre i fust^ qui set fere les granz courtoisies la ou 9ios bien
savons. » Keu se fâche de ce propos et lui demande s'il parle
doncques ainsint encontre la ro'ine G. — « Je non, répond
le chevalier, fors tant que je di qu'ele est a merveilles cour~
toise, et tant est grant sa cortoisie que pou s'en faut que ele
ne fet roy de Lancelot du lac. » Keu lui fait savoir qu'il est
un des chevaliers de Guenièvre : « Eh bien ! s'écrie l'in-
connu, tant valez vous pis! » Keu le menace, mais l'autre
ne s'en montre point effrayé. Dinadan lui demande pourquoi
il parle ainsi de la reine : il hesse la chiere... et respont a
ckief de pièce que cette dame a causé un malheur si grand
que Dieu lui-même serait ausint comme touz encombrez de
fere en le restorement. Un tel homme mourut pour l{u)i que
jamès tel ne sera anostre temps; ce fu doumage sanz retour
et sanz reson. Après le souper, Dinadan lui demande en
vain qui était cet homme, et Keu l'avertit de nouveau qu'il
compte lui faire reconnaître sa folie avant qu'ils se quittent.
Mais leur interlocuteur répond en souriant que la folie tourne
moult volentiers desus celui qui la commence. De dépit Keu
ne dort pas de la nuit. Le lendemain, il n'écoute point Dina-
dan, qui lui déconseille d'attaquer le chevalier. Celui-ci part
sans rien dire aux deux compagnons, parce qu'ils ne H feisoient
mie trop biau semblant. II est bientôt atteint par eux, et Keu
lui dit qu'ils ne sont pas venus pour son bien : — « Ni pour
mon mal, répond l'inconnu; à vous deux, vous n'êtes pas
assez forts pour me faire du mal. » Keu est désarçonné, et H abat Keu; D
Dinadan refuse de jouter. — « Quoi ! vous ne vengerez pas le combat.
votre compagnon ? — Non ! parce que je vois bien que je n'y
parviendrais pas ; » et Tautre a beau le traiter de mauvais che-
valier : Dinadan persiste. I/inconnu le laisse avec Keu, qui,
en suite de sa chute, reste évanoui jusqu'à midi.
200. Tristan arrive, les reconnaît, mais ne veut pas se faire
connaître pour ne pas perdre de temps. Dinadan lui dit tout
ce qui s'est passé, et il s'en va dans la direction que Dinadan
LôSBTH. — Tristan. 10
— ikii —
lui îadique. Mais il perdit touz les pas du cheval, ût pour
ce le perdi il du tout. Àinsint le quist tout celui jour et Vên-
demein et le (ùrzjour et le quart et le quint-, maui Tristan a
pris à droite et le chevalier à gauche, et Tristan ue trouve
TriaiAD rononco personne qui puisse le renseigner. Aprôe cinq' jom-s de
v,!r recherches il abandonne la partie et s'en relonrne vers le Per-
"Vm-ro/^Mer- '"'"* J*'^'"'*" "■ Pour se reposer, il reste quatre jours dans une
lin. maison de rotigion et envoie Gouvernai à une ville voisine
pour lui procurer des armes neuves.
Il part enfin monté sur un bon cheval tout noir^ avec
Gouvernai, à qui la prochaine bataille Tait peur.
Il abat Dodiaei 301. A six lieues dc Camaaloth. ils rencontrent DodincI et
cl SagroiDor. gagrcmor. Ce dernier défie Tristan ; comme c'est le jour de la
bataille, Tristan pn'il'orerait ménager ses forces ; mais il iic poi*-
vient pas A faire comprendre celle raison à Sa^^reraor, qui l'ac-
cuse dc poltronnerie et le force dc jouter. Tristan l'abat et
renverse cnsuilc Dodinel. ils cj^urenl après lui, et Sagromor
exilée une nnuvcllo lutte; mais Tristan le supplie de ne plus
insister ei en appelle à sa courtoisie. Sagrcmor consent h
s'éloigner, après s'être fait dire le nom de l'adversaire de Tris-
tau.
202. A l'heure de ve&pres, Tristan arrive au Perron Merlin^,
où i! s'arrête (f* 289). Mais Palamèdc n'a pu venir, êLmt en
prison au chAteau c/e la Flege'^. Cependant la bataille n'en
aura pas moins licu^ ; car, au point droit que il estoit devant
le pcrrott, a tant ez vos venir de devers Kanxaalot wn cheva-
lier : c'est Lancelot.
1. Amsi334, 335i. I2r)99. — Sir jours 97, 100. 102, 34'J ; 750,
103, 77fi; Aui(;ourj94, 99.
2. Ce merveilleux chevalier, qui hait Gueuiùvrr ei dont porsoune
ue sait l« nuin, qui <*st-ilï On oe nous le dit null»? pari, cl il o'esi plus
question dc lui dans la suite. L'rpisodc a prnlMliIi'menl ^tn inlerpolé
d'aprt's quelque roiimu liiopraphiquc, peut-^Vtre du cycir des Bruns.
3. On ne dit pas ipio c* »oil Passehreuil.
4. Ici reprend le ms 12599 {cf. p. 61).
5. Aicui 12509, 750, 335. — 334 ei les antres seulemeni : eu pri-
son.
6. Fin de la lacune do 757, v. § 194 note. Au lieu de ce combat la
Tav. tiit.. qui le raconte bien plus luin {p. Vi? ss), donno, après la
défaite de Carados fv. plus haut) ff^pisodo de i^nneU 'aux armes
enchautt^es. Puis Tr. retourne en Corn., v. § 253, Un. uote.
— 147 —
203. (757, f" 26 b, e. h a.) Tristan le prend pour Palamède Combat au Per-
et le défie. Us s'abattent l'un l'autre. Suit une lutte formi- ^^H^ LaLceiot
dable à l'épée; chacun des deux est vivement étonné de la
bravoure qu'il trouve chez son adversaire. Ils sont obligés de
faire une halte pour se reposer. — Gouvernai n'y comprend
rien : ce ne peut être, pense-t-il, un chevalier qui se bat avec
Tristan , ainz est ennemi qui c'est mis en guise de chevalier * ;
il n'est cependant pas plus émerveillé que les chevaliers eux-
mêmes. — Lancelot prie Dieu de ne pas le laisser déshono-
rer a cestui point ; il est déjà fortement blessé, et de T. redi ge
que Hn'estoit mie{du tout 334) si sainz qite il n^eûst a celui
point greignor - mestier de reposer que de combatre. Et ne-
parquant se tios dit •*, bien Vestoire^ que Trystram en avoit
auques le plus [bet], si comme celui qui le m,eins avoit perdu
de son sanc et qui meins avoit de plaies; et nonpour-
qua7it, pour la très grant bonté que il avoit trové en Lanc,
avoit il si grant talent ^ de lui conoistre{^ 27)... qu'il le prie,
en lui faisant compliment de sa prouesse, de lui dire son
nom ^. Lancelot répond à voix basse, à cause des coups Conversation
qu'il a reçus : il se dit inférieur à son adversaire et se nomme. saires.
Tristan, enchanté de l'avoir trouvé, lui rend son épée; mais
Lancelot s* agenouille et se déclare vaincu à son tour. Après
une lutte de générosité, ils échangent leurs épées, s'embrassent,
vont s'asseoir près du Perron et se regardent longtemps. En6n
Lancelot dit à Tristan : « Que pensez-vous de l'amour? »
Tristan est un peu surpris de cette question, après le travaill et
la paine qu'ils viennent de souffrir. Lancelot dit que la joie
d'avoir trouvé Tristan lui fait oublier tout le travaill et
qu'il ne pense qu'à ce qui lui tient plus au cuer, c'est-à-dire
l'amour. Et qui en sait plus long que Tristan? « Amour,
répond Tristan, est moût diverse [a nous deux 334) ; pour moi,
c'est une marrasire'^^ pour vous une mère veraie\ moi je vis \
toujours en douleur, et vous en joie. » — Lancelot est iriez ^
1. 334 : Jt cuU que c'est aucuns anemis qui s'est mis en la guise a un
ehecalier.
2. JfCT7/«*r334.
3. Et non pour quant ce devise bien 334.
4. Lacune iodiquée, de trois lignes, dans 757 (depuis que Tryst. jus-
qu'à borUé).
5. VolentéSn.
6. Fin du ms. 750-
7. Hais 334 : Eté m'est contraire et diversse et anémie mortel.
8. Esbahi: 334.
— 148 —
de voir que Tristan connaît ses amours avec Guenièrre et le
prie de ne plus parler de Tamour, qu*au reste nul chevalier ne
devrait blâmer : que chacun d'eux, dit-il, prenne l'averi'
ture d'amors tel com il la trovera! Tristan a le bon goût de
ne pas insister, lui parle de la peine qu'il s'est donnée pour
le trouver et le prie de l'accepter pour compagnon. Lancetot
lui fait la môme requête, et ils s'embrassent une seconde fois
par senefiance de pez et de total compaignie tenir. — Tristan
lui raconte comment il l'a pris pour Palamède.
Ils se rendent Lancelot décide Tristan à le suivre à la cour d'Arthur, et ils
courd'Arthur quittent le Perron Merlin, qui est à lieue et demie anglesche
de Gamaaloth.
204. Près des portes ils trouvent plusieurs chevaliers, entre
autres Gauvain etOaheriet S qui sont empochés d'entrer dans
Gamaaloth par le serment qu'ils ont prêté de chercher Tris-
tan ^. Us sont venus pour savoir si l'on a des nouvelles de
lui; mais les compagnons de la Table Ronde qu'ils ont man-
dés à cet cfiet n'en ont pas à leur donner, et ils vont tous
vers Gamaaloth. Ils reconnaissent en Tristan celui qui a
abattu, il y a un mois, quatorze compagnons de la Table
Ronde dans la plaine de Gamaaloth ^. Lancelot leur dit qu'il a
mené à bonne fin la quête de Tristan *.
Tristan présenté 205. Arthur va au devant d'eux, enchanté de Tarrivée de
Lanceio"!^ ^^^ Lancelot, car il savoit bien que ses osteus estoit plus redoublés
de (var. pour) Lancelot et de cew de son lignage q'il n'estait
de nule autre gent ; il aurait en effet eu grant guerre a celui
temps de maintes parties, se ne fust por la doute de celui
lignage : en effet, tant que les parents du roi Ban tinrent pour
Arthur, il n'y eut au monde un homme assez hardi pour Tat-
taquer. Le roi demande à Lancelot s'il a fini sa quête; en ce
1. Confusion dans 757.
2. Il n'a pas encore été raconté que Gauvain cherche Tristan.
3. Pas raconté. Il y a peut-être ici quelque confusion avec ce qui
est raconté à l'occasion du passage des amants devant Gamaaloth
(§ 338 8s ; cf. § 343 note). 12599, f° 112 a, a.\oMie : Et qui cestui fait, dont
je \>os faiz orendroit mention, voldra veoir tôt apertement sipreigne le
livre de monseignor Rob. de ô., qxtar cil le devise tôt clerement, et por ce
que il le devise en celui livre^ ne le voill ge mie deviser ou mien, quar ce
que messire Rob. de B. devise ne voill je pas deviser autre foix.
4. Et de ce savroient il trop volentiers la vérité 757, mais 334 : Et de
ce seront il tropjoieus, se ce estoit vérités.
— 149 —
moment la reine arrive. Lancelot présente Tristan, qui est
salué avec joie. Arthur lui fait promettre, comme un don, de
rester à la cour. Tristan proteste d'abord en disant qu'il a
allors trop a fere^ mais le i-oi insiste, et comme la reine joint
ses prières à celles de son époux, Tristan consent. Arthur
rappelle que le nouveau venu est le fameux chevalier qui a
vaincu le tournoi des châteaux des Piicelles et de Roche dure.
« A présent, ditGauvain, notre roi peut se vanter d'une chose
bien extraordinaire ; c'est d'avoir chez lui les deux meilleurs
chevaliers du monde, Lancelot et Tristan. — Ce n'est pas le
premier honneur qu'ait eu mon hôtel, répond Arthur, car,
grâce à Lancelot, j'eus jadis avec moi le célèbre Galehout. »
Tristan et Lancelot sont soignés ; ils sont fortement blessés,
mais leur grant cuer ne leur pei-met pas d'eti faire semblant,
206. Suivant la coutume, lors(]u'un chevalier est élu com-
pagnon de la Table Ronde, si l'on ne trouve pas son nom
inscrit au siège qu'on lui a destiné, l'élection n'est pas valable.
C'est ainsi que personne n'a pu occuper le siège du Morhout
depuis dix ans et deux mois : tantavoU i7que Tristan l'avait
tué. Personne n'est admis à un siège vide, s'il n'est meilleur
chevalier que son prédécesseur. Cette coutume, instituée par
Merlin, le sage prophète des Anglais ^ dura jusqu'à ce que
l'aventure du Siège périlleux - fût accomplie par Galaad, ce Le Siège péril-
bon chevalier que personne ne peut égaler; à partir de ce leux; Galaad.
moment, la coutume nefutquune samblance.
Au siège du Morhout on trouve ^ inscrit le nom de Tristan. Tristnnreçucbe-
II prête le serment solennel ; accroître l'honneur de la Table X.*V^^ Ronde*
Ronde et ne jamais combattre contre elle, si ce n'est par gieu
et par feste (var. par (Jeu ou) envoiseûre). Au troisième jour
le roi fait mettre par écrit les exploits de Tristan ^ ; il ne s'agit
que de sa chevalerie, et il n'est pas question du fet de la roïne
Iseut. — Le roi s'entretient avec Umcelotet Gauvain des hauts
faits du nouveau compagnon.
207. Après le départ de Tristan, le roi Marc * se dit qu*il
1. Col attribut mamiup dans iO.*î.
?. Tre»»an, p. 120, iloiine aussi roripiiie de co siègp.
3. Cet épisode, cootiouation naturelle et indispensable du précé-
dent, est sauté dans 757, mais se retrouve dans tous les autres mss. et
dans les imprimés, y compris Tressan.
4. Ou livre d^t aventures ajoutent 12590 et les autres.
h. Ce qui suit est d'après 757 ; le texte présenté par 334 et tous les
— 150 —
en a mal usé avec son neveu, le raeilleur chevalier du
monde, dont il aurait grand besoin en cas de guerre. D'autre
part, il a peur que Tristan ne vienne avec Lancelot le priver
de la reine et de son royaume. Ayant pensé à cela pendant
Le roi Marc en- deux semaines entières, il envoie un f>alet en Logres deman-
sager"en™Lo- ^^^ ^^^ nouvelles , mais ce messager n'apprend rien, pas
grès. même à la cour d'Arthur, parce que Tristan se dissimule
toujours. Le valet s'en retourne, tombe malade et, un mois
plus lard, trouve un chevalier venant du tournoi de Roche
dure. Ce chevalier lui raconte que TrisUan en a été le vain-
queur et fait son éloge; il ajoute que Tristan pourrait bien
déshériter le roi Marc, s'il voulait (P 29). Le valet retourne à
Gamaaloth, où tout le monde parle de Tristan. Celui-ci
n'est pas encore arrivé à la cour ; mais Lancelot y est, et
ceux de sa lignée lui font fête : c'est comme si le bon Dieu
était descendu parmi eux, — Lorsque Lancelot fut venu à la
coui- et qu'il entendit parler des merveilles que faisait Tris-
tan, il se remit en quête, au bout de huit jours, avec Bohort.
— Le valet, qui ne tient pas à rencontrer Tristan, retourne en
Cornouaille et dit à Marc que son neveu pourrait bien le dés-
hériter : tous les compagnons de la Table Ronde et tous les
bons chevaliers du Logres prêteraient secours à Tristan. Le
autres mss. est un peu difl'érent. Le voici : Lorsque le bruil des
exploits de Tristan a pénétré jusque chez le rui Marc, il est très
eirrayé, et il réfléchit jour et miit. Arrivent la demoiselle d'Iseut (qui
parait oubliée dans 757} et un valet, envoyé par Marc en Logres pour
s'informer de Tristan (cet envoi, qui n'est pas autrement mentionné,
semble accuser un raccoursissement du texte de 757); ils rentrent en
même temps. La demoiselle va rendre compte de son message à Iseut,
qui est mécontente de ne recevoir aucune réponse de Tristan et blâme
la demoiselle à cet égard ; celle-ci la console un peu, en lui faisant le
récit des exploits de Tristan dans le combat avec les trente chevaliers
de Morgain et dans le tournoi devant le cbàteau aux Pucelles. Marc,
de son côté, est renseigné par le valet, qui lui dit que Tristan pour-
rait bien subjuguer le monde entier. Le roi est désolé à l'idée de
perdre son royaume et Iseut qu'il aime comme lui-même ; il se dit que
le mieux serait d'aller en tapinage dans le royaume de Logres pour
y tner Tristan en repost. Il prend enfin la résolution de s'y rendre r voiïi
plus grand fiardemetit que Marr fit de sa vie ; ce fut ropenilant plut'
une forssenerie et merveilleuse rage. Mes a tant lesse ore H conta a par.
de celui fet, et tant que le lieu en viengne du conter ^ et rdourns a nosi.
matire.
Or dist li contes que quant le roy Marc ot grant pitxe pansséa ves>
chose..., il /ist assembler ses gens; il laisse les soins du j^uuverueiuâiu
Andret, etc., comme 757. ,^^^^^^^
— 151 —
roi Marc est surtout fâché à cause d'Iseut, ([u'il aime plus que
rien au monde. Il ne voit qu'un parti à prendre : aller en
Logres en tapinage et tuer Tristan en repost ; car en apert ne
le porroit il fere ; car trop est T. degrant pooir.
208. Il laisse le soin du gouvernement à Andret, se H se décide à
déguise en pèlerin et part avec deux chevaliers, Berielai ' et enLogres^ur
Armant 2, deux demoiselles de la chambre de la reine ^ et deux i"®!* Tristan.
écuyers.
209. Ils rencontrent deux chevaliers, qui leur disent que
Tristan esl à la cour d'Arthur. Marc, de plus en plus irrité,
confie à Berielai qu'il veut tuer Tristan et qu'il compte sur lui
pour l'aider : Bertelai s'y refusant énergiquement, Marc perd U assassine Ber-
patience, tire son épée et lui fend la tête. Les deux demoi-
selles, qui sont les sœurs de Bertelai, se désolent, et Armant
s'indigne. Marc s'en va immédiatement, et li escuier avec lui *.
Les autres courent après le roi et apprennent de deux demoi-
selles qu'elles l'ont renconti-é et qu'il doit être au château de
Tirian. Les Cornouaillais sont logés dans la forteresse ; car
nus du chastel n'osoit tenir chevalier en son ostel^ ainz con-
venait que tuit s'en alassent en la forteresce ^. El a l'ende-
main, quant le rotj M. se cuida départir de laienZj il ne
pot ; car les damoiseles le firent arrester et li ^ distrent Les domoiselles
qu^eles Vapeloient de traïson : elles exigent qu'il se batte défient.
1. Var. : Bert[k)olai{s,s).
2. Xar. Amant, Hcrman, Armen.
3. Dans Tressan, p. 122, Marc, « ne pouvant perdre de vue la belle
Yseult, » choisit les demoiselles pour la suivre avec Brangien, et part
avec elle, — version inconnue à tous les mss. et aux imprimés qui se
rattachent à la famille du ms. 103 ^^Verant et Janot). C'est peut-être
une invention ayant pour but d'expliquer la présence dos deux demoi-
selles de la chambre de la rein(>; l'arrangeur n'a pas su, ou bien il a
oublié qu'au Moyen-Age les seigneurs et les chevaliers errants
aimaient à se faire accompagner, dans leurs voyages, d'une ou de plu-
sieurs dames; Marc prend tout naturellement les siennes parmi les
dames de la cour, les clfimes d'Iseut.
4. De même tous les autres mss. sauf 334, qui dit à tort ; et les
eseuiers remeindrenl itecques et Amant avecqucs.
5. Mais 334 et tous les autres mss : Après avoir enterré le corps dans
une abbaye, on poursuit le roi Marc toute cette journée et arrivée un
château où il s'est logé; et furent m itne forteresse et non pat ensemble*
ançoù furent deparliz. A t'endemain quant etc. :^ 757.
G. /.i manque dans 334.
— 152 —
avec Armant * à la cour du roi Arthur dans cinq * jours. Marc
s'y engage et s'éloigne après qu'on lui a promis de ne pas
révéler son nom (P 30 d) ^.
1 . DanR 334, Armant dit qu'il est désormais le pire ennemi de Marc.
2. 5i^ les autres, sauf 776 {. K//;.).
3. Ici 757 s'occupe d'Armant et des demoiselles; mais 334 et tous
les autres mss. — c'est-à-dire 12599, 335, 776, 97, 100, 102, 349;
99, 94; 103 (lacune dans 104); les imprimés, Dunlop.-Liebrecht,
EncyclopîTdia Britannica (dans la Tav. Hit. et dans le ms. 758 il n'y a
pas de voyage de Marc), — donnent une série d'aventures comiques,
subies par le roi Marc en Logres (Tressan les présente profondément
changées). C'est probablement une superfétation postérieure. — Pour
la bonne continuation, telle que la donne 757, voy. au§ 230.
Aventures de '^^^- i^^^ etc. ( Ayant quitté Armant * et les demoiselles, Marc dîne
Marc. chez un forestier; puis il s'arrôte à une fontaine située à l'entrée d'une
grande forêt; car il ne connaît pas le chemin, et la nuit approche. Il
envoie les écuyers garder les chevaux et se livre à ses pensées : il ne
sait pas s'il ira chez Arthur, car il a peur de Tristan ; et il se repent un
peu d'avoir entrepris ce voyage. Survient Lamorat; ne voyant pas
Marc, qui est'couché dans 1 herbe, il chante son amour pour la reine
d'Orcanie, mère de Gauvain et sœur du roi Arthur. Dans un lai :
Sam cuer sut et sans cuer remain, etc., il se plaint de Gaheriet, qui,
dit-il , le traite comme le roi Marc Tristan, car il l'éloigné de sa
dame; il se considère même comme plus malheureux que Tristan,
qui, au moins, ne voit plus Iseut et peut, par conséquent, ne pas
penser toujours à elle. En effet, Gaheriet surveille sa mère très soi-
gneusement; il l'a souvent avertie que, s'il trouve Lamorat avec elle,
il la tuera, sans faire aucun mal au célèbre chevalier. Les écuyers,
entendant les plaintes de Lamorat, le prennent pour leur maître et
viennent lui demander ce qu'il a; ils s'aperçoivent bientôt de leur
erreur, et Marc dit à l'étranger qu'il n'a pas vouïTi « le détourner de
sa plainte, qui lui a j)lu assez «. Il ne se nomme pas, mais Lamo-
Il trouve Lamo- ^at reconnaît l'accent de Cornouaille et lui demande des nouvelles du
pire roy det monde et du plus mauves^ ce est du failli roy de Cornoaille.
Marc n'est mie bien asseUr: il voudrait bien orendroit estre ailleurs.
Gomme Lamorat insiste, Marc dit que le roi va fort bien. « Si m'ait
Diex, fait L., ce poise moi ; se il a bien, ce est duell et domages, et se il
avoit mal^ ce seroit tnoult grant joie. « Puis il lui demande ce qu'il vient
faire en Logres; Marc dit qu'il est venu pour affaires, qu'il n'ira pas
à ta cour et qu'il s'en retournera prochainement : a Et vous, lui dit-
il, où allez-vous? « Lamorat répond qu'il veut assister à un tournoi
qui aura lieu devant le ehaxtel au Géant, à deux lieues de Gamaaloth
(le roi des 0*nt chevaliers contre le roi d'Irlande, son parent). 11
olïre à Marc d'y aller avec lui, « tout soiez vous de Cornoaille ; nmais Marc
s'excuse. Ils passent la nuit près de la fontaine.
1. DansTreBsan, Marc, ayant arrci>té le défi d'Amans, • litisM la itiiBC Ysealt avec la aenJo
Draiiff&io daus une ahbayo et part, •> etc. (]>. 1*23).
— 153 —
21!. Le lendemain malin, Marc quitte furtivement Lamorat, qui ne Marc trouve Di-
lui inspire aucune confiance ; il se propose daller à un château qui est : «emoaîiede
â dix ïieues de là. Il atteint un chevalier, qui, étant fatigué, ne l'invite "" lui
pas à jouter ; par conséquent, Marc le considère comme un homme de
peu. Ce chevalier, ayant raconté qu'il va à la cour voir la grande fête et
la grande joie qu'on y fait de Tristan, le meilleur chevalier du monde,
demande à Marc d'où il est. Marc ne précisant pas, le chevalier lui
demande si son pays est trop méprisé pour (]u'il ose le nommer, s'il
est de cette contrée que chacun renie, e'est-à-dire la Cornouaille. dont
les chevaliers ne nomment leur pays que si o» les y force. Marc avoue
qu'il en est : c'est ce qu'il ne pourra d'ailleurs jamais cacher, lui dit le
chevalier, à cause de son accent ; k Pechié vos a amené en ceshti pais, car
vos ne vous en pouez ja mes départir, a mon escient, que t'en ne se moque
de VOS- • Marc se courrouce : « Vos avez mouH la langue preste a dire
rilennie. — Et pour quoi vos diroie je bien? ce seroil parole perdue;
certes, je ne vos pourroie tant dire d'onneur que vos n'aiez honte et
vergoingne, avant que vos repairez en CornoaiUe la hardie, n L'inconnu
engage Marc à le suivre à la cour pour sa honte et son deuil ; là il
ptiurra voir « l'honneur que Dieu lui fera et l'honneur qu'on a fait à
Tristan, ce qui tournera, avant peu, à la honte de la CornoaiUe,
d'oîi le roi Marc sera chassé avec nn'pris ». Marc est trop en c<dère
pour pouvoir répondre aussiiùt. Enfin ildcmandt^le nom du chevalier :
c'est Dinadan. Marc le blâme de maiii|uer de sagesse : « Je ne vuiis en
dirai pas autant, riposte l'autre, vous êtes le plus sage et le plus hardi ;
jamais vous n'attendîtes un coup, pourvu que vcius pussiez vous sauver,
ce qui est la sagesse même en Cornouaille. — liah! dit Marc, j'oserais
m'exposer & un coup de lance aussi hien que vous. — Oui, s'il n'y
avait point de fer à cette lance. — Sire chevalier, vos n'estes mie trop
courtois. — Et je ne vueill pas estre trop courtois : rostre ro*j si est dés-
héritez de totes honneurs^ de quoi il m'est avii que je vos respons encore
bien... » Dinadan conseille à son iuterlocuti'ur de ne pas rh^rchcr les
coups de lance que donnent les chevaliers do Logn-s. « Certes, répnnd
Marc, de vostre loer n'ai je cure , mhje m'en aideroic ansint bien comme
vos feriez, » et tors commence Dyn. a seignier^ tout ausint comme se il
tenisl ceste chose a grant merveille : « Diex aide! sire chevalier, lui dit-
il. me dites vos vérité? Ha', seinte douce dame! je ne peiisse ja m'S croirre
que vos fussiez si preuz ne si hardi: devant que vos le m'eUssiez dit. *
Marc est furieux et enfle tôt de maltalent^ mais il n'ose assaillir h'
mauvais plaisant. Dinadan continue, charmé de l'elFet de ses sar-
casmes : « Si vous êtes si brave que vous le dites, vous ne pouvez point
être originaire de Cornouaille; car, se vos fussiez destrampâ de tel sanc
comme sont ceuls qui en sont nez^ la nature de CornoaiUe fust en vos
enraeienee tout autresint comme ele est es autres. ■
2!?. Pendant cette conversation ils rencontrent Lamorat. qui che- Dinndan par-
vauche tout seul ox los invite à joutor. « A présent, dit Dinndan à X''^"* "./*'"
-, . . 1 „ -1. jouM'r Marc
Marc, vous iHiurrez me montrer si vous êtes de (.ornouaille ou non : avec Lamorat;
allez jouter avec ce chevalier et tâchez de gagner le pris et le los. » Marc dêlaite de Marc.
ne set que it doie dire : il a bien peur des chevaliers de Logres; d'autre
part il se trouve engagé par la parole que il avoit orendroit dite â Dina-
dan. Celui-ci, qui voit bieu que Marc ne tient guère à la junte, crie à
— 154 —
Lamorat : « Voici mon compagnon qui demande à jouter avec vous. —
Pourquoi ne vous réservez-vous pas celte joute à vous-même, dit Marc,
puisque vous êtes de Logres? — Oh ! n'ayez pas peur, mes ailes a lui
tout seiîremenl ; que^ par celé foy que je vos t^i, le cuer me demne que vous
avroiz aucune chose de ceste feste^ se vos i alez ; et pour ce vos prie je, tant
comme je puis, que vos vos abandonnes ttardiement a aler encontre ce fol^
qui moi ne vos ne veult lessier en pès. » Dinadan dit tout cela *t comme celui
qui le gaboit et qui vousist que le roy clieïU en la greingnour poudre ; car
il a reconnu Lamorat à ses armes, et lui-même ne l'attaquerait jamais,
parce qu'il lui est bien inférieur ; mais s'il peut causer la défaite du
Cornouaillais, 5i se rira trop volentiers et gabera. Ënûn, tant dist Dyn.
au roy M. et tant li met avant de bêles paroles que le roy entre en la folie.
Il est désarçonné, et Dinadan refuse de jouter : « L'accident arrivé à mon
compagnon moustre que de ceste courtoisie me doi je bien sottsfrir^ et je si
ferai. » Lorsque Lamorat est parti : « Ah ! dit Dinadan à Marc, vous
êtes de Cornouaille, de ta beneiiree terre; la nature si s'en esprueve bien
11 fait accroire à en vos... » et il lui fait accroire que sou vainqueur est Keu, o le plus
Marc que c'est mauvais des compagnons de la Table Ronde. » Marc raconte qu'il a
^"" récemment abattu le sénéchal. « Je sais bien, dit Dinadan, que, si
maintenant il vient de vous renverser, ce n'a point été par sa prouesse... ;
car ce est trop grant merveille comment il a abatu un tel chevalier comme
vos estes, et pour ce m'est il avis que vos fustes a cestui point trop mes-
cheant. » Marc le croit aussi et, résidu à se venger, il commence son
erre a croître moult durement. « Pourquoi allez-vous si vite? demande
Dinadan. — Mais pour rattraper Keu ; il est mestier que je m'en venge
tout îneintenant ; et, certes, miels vueill je mourir^ se ce avient, que
ceste honte remeingne a vengier. — Sire! or parlastes vous comme clxeva-
lier ; ainsint doit chascunpretidoume fcre, ne il ne se doit de riens aiargier
que il ne se venge, puis que il en a te pouoir... »
Marc défie La- 213. Ils atteignent Lamorat, et Marc le délie. Lamorat cherche
morat et est d'abord, en vain, à le détourner de se battre; mais, lorsqu'il se voit
lui. '^ P""*^ pour Keu, il accepte en souriant le défi. Marc a le dessous; mais
Lamorat vetit l'épargner, parce qu'il le trouve auques preudoume des
armes, et propose de laisser la bataille, comme il n'y a pas entre eux
d'inimitié mortelle : Marc accepte avec empressement. Lamorat les
quitte pour se rendre chez un parent qu'il veut amener au tournoi.
Discussiondo 21i. Marc demande à Dinadan pourquoi il a fait passer son adver-
Dinadun avec g^ire pour Keu. Dinadan ne lui répond pas directement, et se borne à
"* ^^^' dire <iu'une courtoisie pareille à celle de ce chevalier ne saurait être
trouvée dans toute la Cornouaille. « Oui, oui, répond Marc, il a été
bien courtois, mais vous ne l'êtes mie. » Et on reprend la marche,
parlant par rancune et par despit. Marc reproche à Dinadan de n'avoir
pas eu le courage de jout(?r : u Dans tous les cas, riposte ce dernier,
vous n'avez vu nule défaite aperte en moi. . . ; mes, pour c-eque vos aïesdisant
que je suis chevalier de povre afaire, je vos dirai que nos ferons. » Et il
lui propose de choisir l'un de deux ponts qu'ils devront passer, l'un
le jour même et l'autre le lendemain; ces ponts, situés à deux lieues
englesches l'un de l'autre, sont gardés chacun par un chevalier ;
Marc se battra avec le premier et Dinadan avec le second.
— 155 —
Marc est tellement exaspéré qu'il eût assailli Dinadan, s'il cui-
dast qtu il par aucune manière le peiist mètre au desous; mais il y
renonce, ne l'ayant pas éprouvé.
315. Ils arrivent près d'un château appartenant à Tor, le fih Ares, Les deux p<
qui avTit esté filz le roi Pellynor de Lystenois. Les deui chevaliers qui gardés pai
gardent les ponts sont frères; ils ont été deshérités à cause d'un **pus ^^^^
mesfet que ûur père avoit fet. H avoient en celui an esté chevalier
nouvel en la meson le roy Arlus et défendent leurs ponts, li uns pour
envie de l'autre, pour ce que chascuns cuidoit estre meiilour chevalier. Ils
joutent donc, mais sans les y contraindre, avec les chevaliers qui pas-
sent ; Arthur te leur a permis, pour ce que les .II. nouviaus chevaliers s'es-
saissent le premier an a moustrer d'armes. C'est le frère aîné, Driant ' , qui
garde le premier pont. — « Kous voilà arrivés là ou est vostre espreuve, »
dit Dinadan. Et Marc : « Or n'aiez mie tant de paroles; je m'en deliver-
rai moult bien, se Dieu plest. • Dinadan .- « A non Dieu! cesavoie je
moult bien ; se Diex vouloit, il vos changerait moût tost le cuer de Cor~
noaille que vos avez dedenz le ventre, a .!. ansint grant euer et ausint
hardi comme a orendroit Trystram ; mes je sai bien que il ne ienentreme-
tra ja a cestui point d' orendroit , » Dinadan recommande au roi de se
garder de tomber dans l'eau ; « car si voirement m'ait Oiex comme vos en
seriez a tart relevez ! » Malgré la peur que lui causent ces paroles, Marc Marc joute f
s'élance vers le pont, croyant la joute indispensable. Les deux adver- Driant.
saires brisent leurs lances sans se faire de mal. Marc s'arrête pour
voir à son tour jouter Dinadan ; mais Driant lui crie qu'il doit reve-
nir à la charge, puisque aucun d'eux n'a été abattu. «^ Il le fera
tropvotentiers, n s'écrie Dinadan; mais Marc préfère que Dinadan le
remplace; quant à lui-même, il se contentera d'avoir obtenu le pas-
sage du pont. Il regrette sa lance brisée, et le chevalier a la gracieu-
seté de lui en donner une autre. Dinadan, qui connaît les coutumes,
refuse la joute et rejoint Marc, qu'il raille de son peu de courage.
« Oui, dit le roi, je le fis si mauvesement que je sui toutes voies outre ; vos
le feroiz a Vautre foiz mielz, ce sai je bien. »
216. Ils se logent dans un château qui est gardé par Berlet ^. Celui-
ci reconnaît Marc, qui avait tué son père assez vileinement eu Cor-
nouaille ; Berlet lui-même s'était enfui dans la forêt. — Après le sou-
per il menace Marc de l'assaillir, aussitôt qu'il aura quitté le château.
et le nomme publiquement. Le roi, très vexé, prétend qu'il n'est point
Marc : il dit tant ça et la que il oste touz ceuù de laienz de leur cui-
dier, sauf Dinadan, qui ne sait à quoi s'en tenir. — Le lendemain
ils partent et suivent le chemin de Camaaioth. Dans une vallée ils Marcassailli
trouvent Deriet, qui est avec deux parents et qui à son écu reconnaît Berlet.
de nouveau Marc. Le roi, voyant que son celer ne li vaut riens, se cour-
rouce et abat Berlet, mais e.tt lui-même renverse par les deux autres,
qui s'apprêtent à lui courre sus à cheval, quand Dinadan les attar|ue
et les jette tous deux à terre : et sachiez que D. estait tel chevalier que il
a merveilles feroit bien de tance. Il descend de cheval et prend part à la
bataille, qui est déjà recommencée, en criant : « Htù Marc, n'ayez pas
1. Aintili&M;»): — les aatres: rri(>N(0.
3. Vu-. Bellet.
— 156 —
peur ! nous nous tirerons bien d'affaire, s'il plait à Dieu ! » Les deux
chevaliers sont forcés de se retirer. Marc, voyant Berlet presque épuisé,
lui assène un coup qui le fait tomber par terre, lui arrache le heaume
et lui frappe à plusieurs reprises la tête avec le pommeau de son épée.
Il va lui couper la tête, mais Dinadan a pitié de ce chevalier qu'il
avait vu preti et hardi durement : il retient le bras de Marc, qui a
déjà levé son épée, et lui représente qu'il doit épargner celui dont
il a tué jadis le père. Marc remonte à cheval et s'en va avec Dinadan;
les compagnons de Berlet se sont enfuis vers le château. — Aux
questions de Dinadan relatives à son voyage, Marc ne répond que d'une
façon vague; il obtient la promesse de son compagnon de ne point le
faire connaître, tant qu'ils voyageront ensemble.
217. Ils arrivent au second pont, gardé par Alain*, le frère de
Driant. Pour éprouver Marc, Dinadan le prie de se charger également
de cette joute en récompense du service qu'il vient de lui rendre contre
ses trois agresseurs. Marc s'excuse sur sa lassitude; Dinadan, ayant
insisté inutilement, se décide à combattre, ijuoique également fatigué.
On voit souvent que le plus sage vel foloiant aucune fois : Dinadan, qui
aurait pu se dis]icnser do cette joute, l'entreprend par folie et pour
l'amour du roy M..., pour ce que il ail achoison de lui couroucier aucun
Dinadan abattu pg^i quand il aura passé le pont. Mais ii est renversé et se reproche
P son imprudence. Alain refuse de se battre après avoir désarçonné
son adversaire : ce serait contre la coutume, et Dinadan s'éloigne, eu
disant qu'il em]»)rtera donc son déshonneur avec lui.
MBrc~ raille Di- 218. Marc gabe Dinadan sur son accident et lui dit que le chevalier
nadan. ]^j ^ ^^^^ ^^^ grande faveur, en lui laissant passer le pont : « car se il
vousist, encore fussiez vos de l'autre part pour garder le rivage. — Les
meilleurs chevaliers peuvent être désarçonnés. — Sans doute, mais
quant à vous, je 7ie cuit mie que il ait gueres de chevaliers el roiaume de
Logres qui tte vos feis[sen]t le^ arçons vutdier dh la première pointe ^ ace
que de chevauchier savez vos mottlt pou et encore meins de lance. — En
tout cas, je suis jirêt à me battre avec vous, si vous voulez. — Vous
n'y pens(v. pas ; vous feriez mal de m'abattre, car je n'ai ne père ne
mère, et si sont tonz jourz les chevalirrs de Oornoailù veincus et outrez^
si comme vos meesmes le dites : un chevalier de Logres se déshonorerait
donc, en joutant avec moi. — Oui, vous avez parfaitement raison. »
Le roi continue à gaber Dinadan , ne voulant pas manquer cette bonne
occasion. Dinadan se lait; il attend tatit que it wie son point; il se
vengera bien du roi Marc, sans Uûï-Airemaldeson cors^ et il le voudra
gaber et aleïner. Knfiu ils refont pès et s'engagent à s'aider l'un l'autre
au besoin, jusqu'à ce qu'ils soient arrivés chez le roi Arthur.
219. Un chevalier qui est devant sa porte les invite à dînerchez lui.
Marc s'étant endormi après le rejias, Dinadan se [ilace à la fenêtre et
Pnssnge de six regarde le pays. Il voit passer six compagnons de la Table Bonde :
comijagnon jya^jp^ j^^ jjg (j'Urien, lïrandidis, Ossenaim (luer Hardi *, fvain Vavoutre^
Ronde.
I. »il, 04: LatnlM).
3. Uc môme 776 ; (3S5 ; 100. 3f9 ; Osrnain ; Oi, 9& : Otenan) ; Oteiaip IÏ7, 109 ; Orenain
IS&9», Os^iiam l()9.
— 157 —
Âgravain^et Mordret. Us vont à lacour d'Arthur. Le chevalier leur
offre l'hospitalité, mais ils remercioQt : ils mangeront plui) loin, près
d'une fontaine. Dinadan, qui les a reconnus, s'avise d'un tour qu'il
veut jouer à Marc, sans que celui-ci reçoive un seul coup de lance ni
d'épée. L'hôte dit que la fontaine est à une lieue englesche environ
de la maison, droit desus le c/temin, en une arbroie. Dinadan réveille
Marc et lai demande si! ne veut pas partir; Marc consent. On jirend
congé de l'hôte, et on arrive à une grande plaine. Dinadan, voyant Var-
frfote, rappelle à Marc leur convention de secours mutuel ; il en parle,
parce que a meintes foix avienl que l'en entreprent tête compaignie que
l'en ne veult pas meintenir ; ançois ta lesse l'en par desfaute de cuer et
pour la mauvestié du courage. » Marc assure qu'il partagera avec
lui tout mal et tout outrage. Dinadan le remercie : « Maintenant, dit-
il, je me fie beaucoup plus à votre compagnie que tout à l'heure. »
n ajoute que les chevaliers qu'il a vus passer le haïssent de mortel
haine; s'ils tombent sur eux, il faudra se battre; et comme ils sont
très bons chevaliers, « je ne pourrai me défendre contre eux, se vos
ne m'aidiez trop de cuer. n Le roi Marc a bien peur ; mais, comme on ne Poltronnerie de
voit point encore les chevaliers, il faitfriau semblant et répond vatllam- Haro,
ment qu'il ne quittera le champ que s'il se sent frappé à mort. Arrivés
près àel'arbroie, ils voient, suspendus aux arbres, six écus tout neufs,
qui brillent au soleil : « Or tost ! dit Dinadan à son écuyer, bailliez
moi mon escu et mon glaive. A celé arbroie qui la est m'atendent mes ane-
mis... > Et il prend sa lance et f et semblant que il vueille fere merveilles ;
et, pour ce que il esbahisse plus le roy Jf., disl il : v Ha ! Diex, vrais
aidierres, secourez moi a cestui point, que le besoing en est venus; se le
ttostre secours me faut, doncques sui je mort vraiement. » Il supplie Marc
de l'aider : « Secondé par vous, je pourrai faire merveille. » Et pour ce
que il esbahisse encore le roy M. tout de rechief : « Ha ! biau sire Diex !
dist lors Dynadam, je ne me fie fors en ce mien compaignon qui ici est.
— Sont-ils donc si près, vos ennemis? — Oui, et tant mieux ; nous
nous vengerons d'autant plus vite; voilà les écus de mes ennemis.
— A non Dieu ! ils sont donc bien près, » et Marc s'arrête. Dinadan
a beau le prier d'avancer ; le roi ne répond pas : te cuer li faut et tous
les membres; il n'a pouoir dater avant. Il quitterait son propre frère
en pareille circonstance, dit-il ; ils doivent, selon lui, s'enfuir tous les
deux; il ne veut pas mourir, « pour vos folies acomplir. — Vous
m'avez trahi ! s'écrie Dinadan, c'est parce que j'avais tant de confiance
en vous que j'ai pris ce chemin, au lieu d'aller à travers la plaine. » —
Marc s'enfuit au galop.
220. Dinadan rejoint tes six compagnons. II n'est reconnu que par P'oadan et les
Ivain, à qui il dit qu'il vient de chercher Tristan en Sorelois. On s'ac- 8*^*^**°*P*8°**°^-
corde à aller ensemble à Gamaaloth. Ivain demande à Dinadan qui
est le chevalier qui vient de le quitter. Dinadan raconte tout ; il ne dit
cependant pas le nom du « chevalier de Cornouaille », et ses compa-
gnons ne pouvaient supposer que Marc eût assez de courage ])our aller
en Logres, oii il est si haï.
1. OabUê liUiu 100.
— 158 —
ûinadiia reiitiu- * * ' • ^'**' Compagnons se logent, ftii noir, iUn« un efuistel upitartenaai
V» Marc. à Arihur et dpsfendfnl à la maison rl'un vavasReur. Oinadan apprend
que Marc s'pst lopt^ dans co rni^uie cliastel, asscr. près il'cux, choz uno
dame veure, dont lus ileux tils sont des chevalipr&, errants de la maisnu
d'Ai'lliur. Il va le voir et lui dit t\uv les chevalîors qui poruiient den
armes !u>nililnblL>s à celles de ses ennemis, se sont trouvéïj t>lrc ses
amis. Mare a liien honte de s'éim nioutré si poltron. Diuadnn, ijui
lui r(''i<«rve encore des mificres, déclare ne pas vouloir laisspr sa compa-
gnie poKr celui fet : Mari! en est enchanta. Dinailan vRUt bif*n afTi'*er
les excuses que Marc lui fait sur su conduite df* tout à l'heure ta It*
quitte, iMi disant ipril reviendra le prendra le lendejnain pour continuer
leur c-bf^min. Hontré à Tbotel, il rend compte de sa visite, tvain
itit qu'il forcera Ir lendemain le Coruouaillais de rendre ses armes et
de s'engager par serme-ut à ue plus chevaucher eu dievalier ermol
ilauslp niyaumo lit' Logres.
Giniol HiTaoce Arrive («ifflel, U* fil» de Ito: c'est un chevalier assea fnvoùùz, et bon
iind jnniD «n- risokeuravoU en lui. Il amène le fou d'Arthur, Uaguenel. dont nouft
irt' Dn^uent»! nt avuus ib^jà fait la connaissance *. Gifflet, qui a éiè envoyt* par Arthur
""'"'^ pour uiMM-erlnine aiVoire, mtournera à la cour avec les nutn>s. Ivain
lui raconU' ti's iiviMiiurr's de Iliniidai) avec Marc. Daguenol. entcnilunt
parler d'un chevalier rie ruruouaîUe, le r<5clume pour lui. On le lui
ahuudonne en riant. Ivain raconte que Haguenel avait jadt.s .tnmnr
prisouniers chez Arthur deux chevaliers de Gornouaille qu'il avait
vaiucus ; c'est poui' les tivoir aiiiai éprouve* qu'il en parnU n ItavUie'
nunl. Gifllet Tail pari à ses compagnons d'un projet : on doiuiera U*
lendemain à Dagucnet les armej; d^ l'un d'entre eux, et on partira
avant le chevalier de Comnuaille; lorsqu'il les aura atUMuts, on le
montrera â Uagueuel, qui est oi^sez jo/û pour attaquer n'importe qui;
le chRvalicr s'enfuira s^ius aucuu doute, et comme cela ils n'uunmt pas
besoin de le louchor eux-mêmes. Ou accepte avec plaisir : il serait
bien plaisant que Uaguenot niendt en prison, chez Arthur, en cheva-
lier de Gornouaille: Tristan s'en réjouirait, el Arthur encore davan-
tage, et toute la cour s'en amu!^l>rait. On fait donc savoir à Daguenel
qu'il doit cuml>allre uu chevalier de Cornnuaille : il commence set
jtawnes a batre dt la çrantjuie que il avoit.
Otnaiion lait
passer Dngoe-
nct piiur "C&a-
eclot.
2'2Î. Ïjp lendemain on lui donne les armes do Moniret, qui tflaii
bleft«(* : on rit uu point de faillir tomber de cheval. Daguenot les recon-
foftùit mouU et disoil : « Biaus setngnors^ or n'aies nute doute l Mort est et
ifOiit U chevalier de CornouaHle. *
Dinadan va premlre le roi Marc et lui raconte que Lancelot est
venu lu veille ausnîr, — « Mats il est àOtma^iloili, nùil a ornent* Tris-
tan. — Non, il a quitlf^ Camaaloih, il y a six jours à peu près, pour
wie grattl bcxoitfne, ol il y retourne maintenant. — Et quelh^ nrmes
p<>rie-t-iiy — De toutes noires, v^cw onir avec un serpent blanc : n
ce sont (es armes de Mor<hT»L, iiorléos par Oagucnet. Marc et Dinadwi
arrivent à la Foreit ettrange, ainsi ajqtclee parce qu'elle était grani et
viervcUleuse et dfsvoiable el assez aventureuse. Parvenus à une petite plaine
t. To<r.H**<ioi«k
— 159 —
Us xpa^nent au milieu, en un rochoi, les compagnons, qui atten-
dent là le chevalier de Cornouaillc. <i II faut jouter, » dit Dinadan. Mais
Marc ne veut pas. Daguenet s'avance ; Marc, voyant son écu, accuse Di-
oadan de l'avoir trahi : il leur aura dit son nom, et c'est pour cela qu'on
l'attend ici. Daguenet lui crie : « Vos estes morz !..javiès ne verroiz Cor-
nooiWe/»Marc, croyant entendre Lanceint, s'enfuit, poursuivi par Dague-
net et les autres, qui ne veulent pas iwrdre la compagnie de Daguenet ni
laisser le temps à Marc de le recnnnaître et de se retourner vers lui, et
grant est la noise et la criée après le roi Marc. Par bonheur pour lui il ren-
contre un chevalier qui lui offre son secours. « Oh ! vous nepourrrez m'ai- ^^j, „„ chova-
der contre celui qui me poursuit. — Je vous dt^fendrais même contre fier,
Tristan; au reste, ce n'est ni Tristan ni Lancelot. » Marc se rassure qui abat tous les
un peu; il n'ose d'ailleurs fâcher le chevalier et reste. Daguenet vient. et*^s'^,f*^^?a*avec
« Voilà le meilleur chevalier du monde ! » s'écrie Marc, a Non, dit le Marc.
chevalier, je connais bien au chevauchier que il n'est mie bon chevaiier ; . . je
l'abattrai tout de suite. » Et il renverse Daguenet sans le connaître.
Marc l'avertit qu'il va arriver encore six chevaliers de la Table Ronde;
l'autre lui dit de rester. Brandelis arrive; le chevalier s'élance vers lui
et le désarçonne; il en fait autant d'Ivain — un des chevaliers les plus
atemprés de la maison d'Arthur — et d'Osenaim Cuer Hardi, qui
Tiennent après. Marc est aussi étonné que les trois autres compa-
gnons *, qui sont survenus. « C'est sans doute un dos nôtres, » dit Gif-
flet, et il propose d'envoyer un valet demander au chevalier s'il est de
la maison d'Arthur : s'il n'en est pas, ils tâcheront de venger les
camarades. Lorsqu'on apprend qu'il n'est point compagnon de la Table
Ronde, Gifflel s'avance : il est jeté à terre ainsi que les autres. Le roi
Marc a peur que ces chevaliers ne se vengent de lui, s'ils le trouvent sans
eon libérateur, qui alors lui offre de l'accompagner jusqu'à la maison
d'Arthur. Brandelis vient lui demander son nom, mais en vain : « Je
suis un chevaiier errant, dit l'inconnu ; . .chevalier sut je, non mie si bon
comme mestier meseroit. »
323. Marc part avec le chevalier, qui parait bien triste; il ne dit
rien, soupire et se plaint à voix basse. Marc n'ose le questionner. —
Après l'eure de nonne ils arrivent à une belle fontaine, oià ils descen-
dent ; le chevalier se fait désarmer, en partie, non mie en tele manière
que se il eûst besoing que ii ne s'en pelist tost armer. Puis il envoie un
des vaUts de Marc à un reeet voisin demander à la châtelaine de lui
envoyer des provisions, mais sans que personne le sache : il ne veut
pas qu'on vienne le trouver : a car tost^ dit-il, retournerai ta, se Dieu
plest. » Le messager doit dire que le chevalier de la beste glatissant fait
cette requête; la dame est sa mère. Marc ne sait pas qu'il est avec
Palamède, car il ne connaît point le surnom de ce chevalier. C'est Palamède.
I^ mère de Palamède pleure, et se plaint de voir si rarement son fils ;
elle suit consciencieusement ses ordres, et le valet retourne à Palamède
et lui répète ce qu'a dit la dame. Palamède ne dit rien; il mange, tou-
jours très pensif, et il ne demande même à Marc ni son nom ni d'où il
vient.
224. Marc est fatigué et s'endort. Palamède le quitte, fâché de ce
1. Poor Dbudao, voy, cl-deuoas, J fib.
— 160 —
Marc s'eoilort. inunqtu* do (loliteiui' diRvaleresque : « itn« m'ett jms avia, dit-îl aux
el PolamMo éiuyers, au sembUinl que j'ai vcU, que il ail gfûmment ch«iyauchié. » La
SQnva. racii.. ^.^j ^. nhc^ille pou a|tri'5, soii pam* qu'il n»? (lornmit pas ù l'aiso, soit
cvt'ilh' par l« liL'nniitscnu'iU Ues ctievaux. Lt>« écuyers lui riVpcleiil liw
pHrolcs (II* Pîilami^di-. Miu-c s'en veut do co qui! a (ail oi s on va pour
relriiuvyr l'ulaïucilt- ; il iJil aux éouycrs de rester. Jl trou vn les tmccfi
du L'Iiova! i"l Ic!* iKTil auftsiit'it ; cela lo fail ntler çà et lù, tout romnir» Ip
fait I*aUinéd*i lui-ni^mt', qui /rtn( durement pernsoit que it ne savoit quel
part it aloH. Entia Miirc pi*rc[ It's traces tout à fait; lu nuit approche,
ftl il ïte (l(>cide à roiourner, m.iis il s'égare ; il s'arrête dans loWscuritL' et
écoute jxtur savoir stf il peiist ovr nul homme du monde qui de riens le
neiiJl assener. Il otitcud d<*s plaiules assex près de lui, suit la direc-
tiou el arrive prés d'uu chevalier assis en l'arbriU d'une roche, pleu-
rant el soupiraril : il cai taiiiùt lies, tanlût arnîfi;é ; il &e lève el ne rasmed
il rhaque itisiaiit ; il ne voit pait Marc, qui ei^t à meins de .il. lances de
lui, tatU rntcndoit nuiTcilleustment a son fet^.. une heure rioit, et une
autre lieure si pïouroil. Marc Âouril : il le croit fou.
?25. Les niuip;i^iioas aballUâ par Palaniède sont désûlé». Uagueuei
lions flo iJo- &e plaint de <:e que ce chevalier lui a presque rompu le cou, et il brait e(
puenot pxçi; crie ; cela rrconfurte un peu les autres : iU rient, el ce «i une cftote qui
iDéralé '^'^*' *" •■*'^'' ^^ orriA/M pensées dont leur cuers etloient a malaise. Arrive Dina-
dun, qui ne nait enroro rien de ce qui s'est passtï. Etonné de leur trou-
ver l'air tout dejir.tmfurté, il w» ren-seigne auprès àù Mordret, en disant
qu'il était re^lé m arrière pnur parler à un chevalier qui, venant de
Camaaiuth. Lui avait donné de& nouvelles de la cour. — Let^ comp&>
gnuus se réconfortent toujours dus plaintes de Dagueuet, qui crie et brait
et se maudit el jure comme forssene: que il le comparront avant que il
muire.. : i« Trop iui homiis et nuiUflrcMs quant pour lesdiz a ca meslres
musarz qui ici se ttml atrapetez (I. alropelez] vesU oncqua le-n armes a ce
dolcrew qui a tout nepouoit »t^4 avant ater > « Il prétend être percé saub
pouvoir indiquer où. il montre iion cùlë et dit qu'il e-st navrez a vîori
sanz nule doute, mes il ne sait en quel lieu, ce redite et le.s c<jmpaf?nons
m commencent trop decuerarire, et en oublient leur ductl et leur cour-
rauz de la çrant [este que it en ont.
Olnadan pour- ^26. Dinadan, les voyant moins tristes et apprenant par Mordrel que
*""*■' le chevalier porte un écu d'urgent avec une tôle de lion vermeille,
prend confié deit cooipagnous, en exprimant ses regrets de ce qui est
arrivé, et Remeiu la poursuite de ce chevalier, qu'il croit éire Lamonit.
Un chasseur avec un chevrel troussé lui dit qu'il trouvera le chevalier la
devant et lui indique une maison de forestier voisine. JU entend la voix
du chevalier qui se plaint — c'est Palaniède — et va tout seul le trou-
vor. 11 n'est voique par Marc, qu'il n'aperçoit point.
PIftimeada Pa- 227. Palamêde exprime longuement sa douleur : o Je m'attends,
!am*?de. dil-il, au aort de Kahedin. U plus macheant tle touz tes rois, c'est te roy
Marc de Cornoailley ,.et le pire de tout U mande a le soleill et la lune entre
les meins ; maia c'est comme qui dirait un aveuf^le : il ne saurait distin-
guer l'or du quoitre; bien qu'il ail avec lui la biauté et la clarté de tout
ce monde, ,.chetività et lascheté^ qui deden: te cuer li sont herbcrçiees, ti
oadaa sur l'a-
mour.
I
veQe qu'il no ftanraiL nppr^^rior m la beatit^^ ai la
if d'IiM?ut. "• Ici Palaniêdo afwrçoii Dinadan, qui lui dit qu'il a
ws plnintes, t>t lui nxpo^c 'son scntimeat sur l'aniuur :
it pas a d'nmour à la PaJamède, qui commença en mauves
crdbMRl ; cr n't^t mie amour, ançois <x( amertume trop pire i^ue n'f-tt Opinion de pi-
U TtntH qui du terpent iit ; mes de ta moie amour, qui au cuer me tient, sui
jeHantftgai ftfnvffisîé, et tout autrttant m'est se celé que je tieng pour ma
dttme,. pleure commise eU chante, et tout autretant m'est se eûi a froit
comme chaut, ne ongu4S amort ne me menti, car onqwjije m ta retjui» de nuU
chou dont je n'eOsse tout mon grt, ne onques. voir, sans uwn cuer je ne
f^; amçois le sent tout jourz dedenz mon piz debatre et remuer, cl jp ne
veux âucunemeut le donner à l8^ut« car ele a tant dt euert dedenz son
vesUre, tî granz et rimerveilleus et si forz^ que it ne lesseroienX ja te mien
durer ne demeurer en nule tnaniere du monde, ançois le ehacennent hors.
8oD ca'oreHt plus nrf^ieilleuxque le mien : ^î elle porte les cœurs de
Trisian et de Palamt'dt» dedem son ventre, qui ne par $st mit trop grant,
Hst je le mien \i\ vouloie mètre par aucune averUure, cuides tu que ctuU
fin éed^n: son ventre sont herberijifz me vousissmt avee<ques euis sont-
frirf Certet. nrnit . rar it sont trop durs paulunniert et trop félons et trop
cni II durement ; j<' vtMix donc gardor mon cœur avec
iBu. ai a daiut' ni â douiDJ^ulle. l) y a pluii : ti Iseut
poriAâi loun les qudlrtt cœurs, celui dt- Tristan, étanl plus grand et
Iub eroln'pn'oatil que l**s aulrt's, li-ur cIiorcln'rail bientôt querflle, elle
d« Marc, qui t_*st mauvais et failiiz et qui en soi n'a nul hardement,
servit tout premièrement chaciez h'jr% de l'oslel J bientôt après ce
teraix l« luurdu ci^ur de Palamèile, qui u'a duQC pas bien fait de i'bi5-
berger atec celui de Tnstan : lu fis autresinl comme le félon povre
hvmme qui conpere son petit avoir et Tnelle atecques l'avotr au riche
et puis si ne garde l'eure que le grant avoir au riche homme a
•ié le sien petit avoir ; tu a.s engagé une lutte avec un homme plus
que loi-m^me. Tristan a honni te roy tiare et mis au desous , et pour
fttoi donques ne fera il de tvi autretant * ■
de l'alam&de.
S9d. Pakméde n'a jamais rien entendu de pareil et reet^âtlencietu. Dinadan cri-
• Pourquoi, potirsuil Dinadan, ne di-fcnds-iu pas la cause? Aâ-tu ^S^uJl^^^
perdu la parole? » Falawèd« le prie do m- plus lui fairt* de discouru ' " ""
«onUahlciit : « car lost m'osleriez de mon droit sens, — Cela ne se peut
paa, fipûiite Dioadau, car tu n'eUs onques sens; autrement, lu ne serais
pa» fli malheureux : c'est dommago qu'un kî bon cbev&lierait »i peu de
m«svfr. B
Diiadan, aprè» tout, n'a dit que le vrai, et l'alamède ne lui en veut
pat* ; il lui demande ijui il e«t, et Ilinadan se nonune. Palamède est
bnirmu de le revoir, et Dinadan demande pardon de ce qu'il n dit. Il ne
lAnif (AS à compr»»odre ijue Palamëde, qui ne veut pas Tut répondre à
CT^ *ujet, est bii'n le chcvalirr qu'il cherche. Palamède dit avoir quitté
Marc rndftrmi. Marc, alors^ ftarlast trop volen tiers , uUs il redoute trop
ùgnadam, et si se doute trop ansint de Pal., ne il na orendroit nul
homme en tout le monde que il redoute autretant comme il fet ces .U.^
fors stulemtni Trgstram .
?°9. Palomédc avise Marc, mais vaguement à cause de l'obsctirité
Loom. • Tristan. tt
— Ï62 —
Mure s'en va
furtivement
ot irrive chez
Arihur.
uffomoD t (le tle la nuit, Pt lui adresfiie la parole. Marc dit ^Ire uu cbevalier errant .
Marc sur l'n- il exprima son t^onnmiient du dialogue qu'il vient d'entendre. Pala-
mour. mede lui deniandr li ipiel «vis il se range; Marc n'ose refuser de
r^^pond^^• et doniir raisnti n Diimdao : il vundruit aimer aussi Ii»g6re*
ment ifue lui; cq^indanl ceux qui aiment pati^fiiiouni'menl ne Kturaient
6tre hUmi^; iU sont |ion$t$é« par fnrct de nature, et amours si decul U
pUix $nge homme du m'tndf, ce fu Satemon n(^,mi«, <* Celui, continue
Marc. (|ui point ne s t abandonne tn a liioi la ptus same part, mri H ena
mnm de pottoir, et je mt*sm«a ai aucune f(nz parti a tel afere et mi$ IreX'
toute in'espifranec. >
Les deux autn?* trfjuvent cotto rf^poncc excelKnile. Dinadan ajoute
qu'un mt^httul hnnune rmpireroit, en aimant par auioun. ttmi commft
ce aerail le cas s'il devenait riche. — [1 ructinle ensuit»' coniuieut I..au-'J
celui el Trititau, en riuiHe l'uu de l'autre, se sont Imllus au Perron Mer*
Mh. PalanitVle lui dit qu'il a \\Xé emprifutnné â celte épitque. et Uiua-
dau trouve que e/a été pour siin Ivonheur, car il ne saurait triompher
di! Tristan. iJimtdan est pnrlé à croire que c'est Tristan ([ui a eu te
meilleur de la kitaillc : il phI, selon lui, plusAirt el plun entreprenant
que Lunceloi; ['almiiëdc est de son avis. — Ils tf'endurment. Marc,
craignant que Dinadan ue le fasse connaître ft Palamètle, s'esquive au
petit jour et va làuù il avait laissa se^ écuyers, qu'il retrouve endormie.
Oo pttrt, el l'un arrive à la cuur d'Arthur au jour nommé *.
l d'Amant. 230 a. Il 8e Ital avec Amanl (cf. 757 ; § *230] et le lue devant Arihur
et (ta cuur. bien qu'Amant ait le droit pour lui ; elpuis fu il rccordê^ t/xu
a celui point passait le tort le droit et (/ua dcsloiauté amit mise toiautf au
desaus, par quoi il avint que les seremens des bat ail Us furent trouiez pre^
mierement, qui encore sont meintenant. Cur devant ce que eele aventure
avint n'ovoit t en f»t nul serement, neiln'enfesoienl nul se il ne leur plesoit .
— Marc part wins vouloir se nommer, et Arthtir s'en fâche. Lancclot,
qui ^ailbieu que c'est Marc *, s'olVre à le faire revenir; Arihur accepte.
Lancelot atteint Marc daus la fori*t el joule avec lui ; i) i*"en fallut Ue
peu qu'il ne le luàt pour l'amour de Tristau etdaulres chevaliers.
231 a. Sur cc^s ontrcfaileâ, les demuiHclle» sont condamnées au
bùrh{»r, mais on les délivre par force et ctinlre la volouK* d'Arthur.
J/Aj * pour ee que il me couvienl entemire a autre chose vos en lesserai je
a tant a conter comnie a cestui point; si trespasserai eeste matière au plus
kgieretnent que Je porrat pour retourner d{:sus une autre matière et pour
conter comment il arint au roy M., aprh r.e que Lancelot t'ot renvoie, a la
cort et que il t'ot conquis en Ui forcst, ainsinc cotnrne je vos ai conté ^.
Lorscpie Marc a été rumeue pur Lancelot, il se conKiiiiie priRonnicr,
comme le lui a ordonné, dil-il, w>n vainqueur, Arthur, qui ne le con-
naît pas encore, lui fait dire son uom ; puis il lui ordonne — car il a
1. Tt«i««Q, p. 128 Lontoe lAral Marco'Mt t«tt«otu)alniàO«niaatnUi, UpoitaloMlulJoUail»
lu botte ol ■.■l^v« «t bui^A <,'iintre lui.
t. Çw reh ttaïailf» fu ta pr^mifr^t/vi par tort fv tfit^Hf n l4t maHo» dau rut Art.,
«t fu dtt qu« a eelai jftMt afOil »i* dcMicaite.tU., iV>P9 ct\f.* iativiwut 9i, V9.
9. Comment 7 < m voit Ia Mtitprvjuioii : et. 7L; Ivoy. ri>(leMUU9| .
I. li&tto. t' UI tt I El tiut et rohlrti rtiiir aptrftmÉitt, tt firenHê If Hrr» 4* mon wiffMor
llnA rfiT ff»*-r'>N, •/••»'* 0//r Jiorrs (/ yair fflX\ki (ft lot tH M nutlttrro cnm U urlnt ; /r tt
il: M por ee ifu'en autra («u fsl d«via/ tt roOt Je iatttwr a f.etM
j i/ii-rr. ulr. — 103 mpprime Itf ronugMl tle rMacUon.
. N 7&7| V. 4 2».
230. Armant * el les demoiselles &e rendent à la cour d'Ar- Armant et Ica
ibur. Le lendemain du dépun de Marc, ils rencontrent un arrivent* dlaî
I chevalier qui les adi-esisc à Londres, où est le roi ; pour y aller Arthur.
il iaut trois petites jornees. On arrive, el Armant annonce k
^ Arthur que le combat doit avoir lieu le lendemain.
Î3I. Tristan reconnaît les demoieclles, qui lui racontent Tristan apprend
. 1 « 1 » I • 1 - j i. ■ 1 » lâffwre et a
loul; il parle a Uincclot, qui lui promet de I aider a rentrer uneconféran-
en {jT&ce auprès du roi Marc. «lot'*^ '^"'
235. Marc arrive; il refuse de piêter le serment qui apartient
(a baclaiUe de traïson : « Sire, sauve vostre yrase, je riel ferai
ftiie^ car je ni suipas tenuz par droit; ctsie cfiose ne fet nul
chevalier, se il ne le fct de sa bone volenté, » Et H rois s'en
Usl a tant, car il conoist bien que il li disait vcritéy car a
celtti tens sa/tz faille nestoit il pas en costume que clievaliers
feUscnl serement es baciailles que il enprenoient.
1^^ 333. Marc abat Armant et lui coupe la tt^te. Einsint avint Mort d'Amant
^hiu roi JU. de celle boctaille tfue il fist volant le roi A. que la
^mcu il avoit le tort vainqui il^ et cil qui por Dieu et por droit
^Krr tombatoit i fu ocis \ ai7issi ala li (ort devant le droit en
w^Vost4fl U' roi A., en la plus loialcurtet en la plus droituriere
■^ qui a celui tens fust en lot te monde.
234. Marc, ayant chargé le roi de châtier les demoiselles
■vaincue» de déloyauté, s'éloigne en refusant de dire sou
m-
^V Idncclot le suit, lui ordonne de se nommer et sur un refus Marc s'en va ei
^i'ftîUrt et l'amène prisonnier à la cour. PLnû"rpa*r
Lancelot.
S35. On va brûleries deux demoiselles, quand «elles sont Aé\\- DtMivrance des
vrécs par Tristan, Gaherict et Hector : tout le monde se sauve â J«n>"'«li6s.
lia vue de ces héros. Arthur se courrouce fort conire Tristan el
[demande ses armes. Gauvain, i|ui, lui douzième, avait gardé
jk champ pendant la bataille, se charge de la vengeance et
I. 757 : voy. I 209. Pour Iiïk aulres, voy. % 230 a.
L4e droit de lui parler en niaitre, Marc étaot n la fois son prisonnier et
{«on homme ligi^ — de dire s'il a tué Bortclai, et Marc s'avoue cou- Marc a'avouo
ble. C«tt« avt^ntun» avint a Londres en Engleicrrt *. coupable
1. Ou» TYMWB, IUr ointaBC VMMMlnat de ItertlMlftr derMit Attoi, • trwllll d* U
■é tfCC* pcf>«* > 111 D'Mt pu 4«MSlaik lt« LUK«U)I). — Ul, 9U>.. iBUmlau Ed ùm «tM-
^•t tant waS/m k eeUn qai Man ■ «Um upusTsat en Lti[rw ; ▼. f U7.
Mftrc s' ft V 0 a e
coupable.
— 164 —
part avec ses compagnons. Il abat Hector, mais est lui-nnîmc
aUiltu parGaheriet (l*" 33). Lancelot survient et détie quiconque
ne laissera pas les demoiselles traDijuilles. Elles sont sauvéCR.
et Arthur n'ose prolosier.
23G. Le roi Marc se constitue prisonnier et est obligé de
se nommer. Il avoue avoir tué Bertelai. Arthur ne comprend
pas que le bon droit puisse jamais être vaincu '.
L Pour la suite daoE 757, v. plus loio, § 251. — 334, etc. donnent
la continuation desavemures intercalées (cf. p. 163 fin} :
Arrivée des six '37 *. Arrivent Ivain, BranHplifi et les autres compagnon» que
compu(fuûns à Palamùde avait abattus *. fis font connaitrfi & la cour la poltronnerie
de Marc, qu'ils reconnaissent à se» armes.
la cour.
gaïu.
238. Les écuyers de Dinadan le rejoignent '. Palamède lui demande
qni est 1o chevalier qu'il avait secouru contre le:^ six compafrnons;
Dinadan dit ne pas le savoir. — Ils s'en vont ensemble. Palamède
aocfimpagnera Dinadan vers la cour, mais il ne veut pa.s y entrer.
Dinadan eiPala- 1'* arrivent au dernier chi\teaii qsm po9s»Mp encore Morgaln en
mède au chà- Lopres et qu'elle défend contre Arthur par force. Comme elle hait
leau de Mor- ^oux de la maison de sou frère, elle a établi une coutume assez vileint :
cliaque chevalier qui paKsndult combattra di'ux chevaliers; s'il eist vain-
queur, il faut, pour s'en aller, triompher encore d'un Iroisiéme; s'il est
abailu par l'un d'eux, un le désurme, elon le fait partir à pied. Dans le
cas où Laccelot arriverait, tous les chevaliers du chdmau devront l'aa-
saillir : lorsqu'il ^i^era tué, Murgaiii fera Cft!*ser la coutume.
Palanu^e el Diuaduu rencoutreut uu chevalier avec sa dame. lia un
frère chez Aribur et aime beaucoup les chevaliers errants; il avertit
donc nos deux coinpagaoas de ce qui Iva attend, s'iU vont au château.
Palamède veut y aller, mois Dinadan refuse. Palamède le blÀme et lai
1. L'Unprlué il« Tre-uau Ip. ISO) pt^^enu Irl one venkiu 'lnT'Tenlc ttt^ d«iix aulrvs. Aprè«l*
confcsiion "le iXxw, !•• r'-'liwtrru- ritminif k v». tiU, roilée iirer Hi.iiiji'Mi itAr,* l'nvi. ,%.- frf. | ^tO
noh-J. L'A J<Hir
C.nilume dr U
)>t;ni1niit dix Joiin k i#fjti<-;'
TrUt ,; :. r iri.-ti -i.-i> 1.,.
rite ««t*iii il va
■ L-h.-tMf. i> • "l, Ia
>k>l[imiri <le1'< : . i *\\b\
• permU It «'-S (..iii)^-t^ii.i;iii >:« \i- ^.tiîvrc, l'oa-
vatii UxirrfoU rn r«i><r su ivuutmt ; la ijtiite da
I iIa «e troaTer à •-i'iul <l'i roi MAfx- '. |ilu*lpun d«
>■ l'i priwjiiv tiiiu «vakat vi6 renversa [iiu lui. Lxntvtot hrhI
l'-rie k Tri^tAM il<- rtunpn nnr lanM aidc lui. U irHn pi>t dn la
'lU'VvRli vt Trbtiin m.- hiut (vomnan. Yt. w rvCfrc avec SraDgka
x«t^ r'tlitm jr», Triiun a reconnu Lanrelat. e\, A|ir«* on fliniilncre At ](iut«, Il se ftu fAniuitre Pt
préMtiti:- l.«iir, à VMMilr; Laiifclot l»r)Eltu la lendcmaJn. lirnniiit-n iHt h TiUtan qoc U n\
Sfjiri' •••t n la c<>tit, iiti'il c^c iriniA r1t> l'alUf voir p^ur ne lui point ilonnitr ilo wmfiçont ei
4u'ii|irè3 Ir* illt Joura ê-aïUtn il doit nll«r nratlri- ci*miiUi 'Ir «■ q<u-lr, e\ TriéUu tv rrn<l fc U
mur. ArliM fail |>r<i[ii<'tirc à Xlarr àe jurdoonci' k Triil. rt Ip menare de la (tlu* croellv ven>
gcaiii'^ *'ll lisff ^KviU Kltont^r à 1« *if oa » U liWrt# il* fm iievru. '10l*^lt^vre diançe Tr. d'an?
leltr» piHir Vs ; rtli* l'y oanjure Ac ic retirer en L'igrw. ^i Marc lui Toit l'i'ivuvcr dr miUTrllca
p«niS*nli(>n9 ; Art. dtt k peu pri-a la mfrmv rhua*- à Tr. SIw.^ cl Tr. partent et voiii ^ireuilre Va. fc
l'abtMijit. Un«' rlelllc rrlIglcuM raconte è Uarr qti'cllr nvnlt m Tr. aux );rii(Mit il'Va. pontlalit
•on prctnier s^our k l'abbays. Maiv dlfA» u vengcaiice. — Un rctooroc co CoriKHUiUlcs. —
P«v la mite. ▼. | ses f.
I. V. I 399.
S. Cf. I »«.
ÈM
^a«
»
— 165 —
^ ^__,»À la Ad lie lo «uivre pour le regartlpr cotolmttre, en lui laûmnl
louu* l'affaire : s'il ne peut se débarrass'^r de 9esa<lvt»rsaire5, il le lais-
nen muurtr. DioadaD cousent. lU arriveut au^ch^eau, où l'on sonne
da cor. •
239. Survieul un chevalier porlanl un écu vert ; il prie nos compa- L« chevalier à
gnons de lui peroifUre île comrafacer les joutfô. Un chevalier sort du 5hn^",jfx_s«.pi
ch&ieau : le nouvr^l iirrivi- l'almt. «'l on chassi* le rht?val vers la fon?l. Le chov-îilif-rs du
swoad est trîiilt^df niOnie; U-Adainos pla(.-i*<*saux ert*tii'aiixaiiiil.iiiiiiftaent ""'s
vivement. Le iroisieine n'est pas plus heureux, l^ilaméitt» prie le vain- ''^
(fU<*nr de lui eêder sa plact', mais L'ehii-ci veut s'csyayiT L'ijoore : a Je ne
dotjt'»p:i=, 'lit-il, i|Uf je ne puiââe vaincre tous les vingt cheval irrs^pJÎftonl
d.i: Kl; vnua[K)urrez intorveoir, quand vous me verivi à hout. •
ï'ai ;: idmire. Le quatrième chevalier est tui^; au chÂteau oo
crmt avtiir alTaire à Laucelul ou à BHoheri^. î^e cinquième est L^^lement
tui^, ans applaudi»)tenu<nts de^ anisislauts. Le vainqueur, ayant pria
«ne nouvelle lance, ahal encore douxe «ur les vingt chevaliers du
cfalteau: quatre en moururent, et les autre» jurèrent do ne jamais arrè-
Urr un chevalier en vertu de cette coutume ni d'essayer de se venger de
Imr di^faile. — • Attendre que celui-là soit d^sarronn*^, dit Palamcde,
nous ferait re«ior ici jusqu'au dernier jour du monde. » Kt il prie de nou-
veau |p chovalitT (le le lai*isw lui succéder. Clelui-ci se riche; il
craint que PaUmède n'ait vu en hjl en aucun fet maucès semblant, et il
toi assure qu'il viendra bien au Imut du reste. « Ce n'est pas. dit Pala-
m*Hh'. [inijr vituH Jfprt^cier ; je voudrai» seulement deux uu trois joulea.
-^ î MU» avez tant envie de jouter, lai^î-ez ces raauvaià clieva-
lin :-\ou:^eu li mui * — Très bien ! seulement, si je vous sbata,
je 11 y durui j*;l- ^fruiid mt^nte, car vuus ûe pouvez plus ôtre de la mOme
force que daus ie cuuimeac^^uient. »
2IU. L'aulTé eM tntpiries «tari d'in «t de eovrous : a Mattment est«t
dtteùi d€ cntxti fet, n et il insiste pour avoir sa joute. I*alamède esl
détan;<mnê. L>itiaitan crie hieu qu'il n'a cure de jouter, mais liDconnu
ne rêcoulM pas. et Ditiadan esl forct^ de se nwitre en garde : il est
renversi* t*^tement: on ne chaï^^e pas leur» chevaux parce qu'ils sont
chevalitins errants. Le vainqueur reste pour attendre d'autre* chevalier»
du citâleau, mais \)as un n'ose «ortïr; il n'en vient qu'un désarmé pour
ftouuiicer qu'il n'y aura [dus de jouieii. Le chevalier vert part pour
Comaaliiih, Arthur, dit-il â ses écuyers, doit ^tre là un à Londres,
f mis ançoii nos convient venir sanz nulte doute par te tournoiement *. »
24!. niuadan taquine Palamède, qui vient d'être chastii par ud
anlrç que Tristan ou Lanctdot. Palamède veut «e battre avec le tiieva-
lier: Dmnilan lui fait remarquer que ce fierait hontpux, après toutcequ©
Ti ■ ci'lui-ci. u Oh ! il u'ea^t pas faii^ait^ le moins du monde.
— i - iiû (*st la courtoisie? Il m'est avis que duelt ou cjunm: H
U tQUiesma; car tu ne vfois ici goûte, f Mai* Palamède s'obstine et Palamède escri-
pirt,»-uivi de Dinadaa. lU atfeipuent le chevalier, qui est en elfct uq ^evalle"
|ie\i fatigué et s'apprOle û descendre pour boire à imc foDtaine. Pala*
i, La MtrM aJoQWni*- Car fftlv4 fnti ne tit*t*tr9ff jv m mtflt'wmntifr* 4u moméf. —
PhA fvaMtlMDBU la tonool Verrat le cbAtoia 'lu PUla ; v. plu» lois, | l&ï.
— 166 —
mtde lui Kit (pi'il voul «c batlro et qu'il est (]éM>Iô d'avoir été Afi^M'
ronni*, cliDso qoi ne lai pst arrivi^o pieça mes. « Ah! vou« Hcs peut-
être de Gqrnouajllp; car nn Lèpres vous pourriez bteu trouver quel-
qu'un qui vous ahattmil; môme Tristan et Laucelot oui été abaltu».
— Essayons toujours pour voir si vous me surjia-ssex aussi bien k
l'tfpùe. » Long comiat ; ils snct enfin forces de se re|>oser. l'alaniédei
qui a été blessé en joutant, u'a i>as le dessus. Son adversaire le pren-
drait pour Dliiiberis ou pour Bohort s'il ne le< i^avail k la cour. Pala-
mède, do son côt^, n'est pas moins émerveillé de la bravoure de l'in*
connu.
243. Avant de recommencer le chevalier veut savoir à qui il a
aiïaire; il complimente Palamède fiur sa prouesse, le blâme de l'avoir
forcé à se battre et lui demande son nom. Palaméde n'accepte pas les
compliments, avoue qu'il a fait trop grant feionnie, s'ejccuse i;ur son
grand deuil et «a grani ire et se nomme, en priant l'autre d'en faire
C'est T<amorot. autant. Apprenant que c'est Lamorat, il lui demande mille pardon» et
veul s'agenouiller, mais Lamorat l'en emptk'he. On va n un cbât4.Miu
qu'Artlmr avait fait forijfier, lors de la guerre avec Galchout, et donné
après au roi Hadumagu de Gorre. l'alaméde y re-ste, et Lamorat lui
tient compugQÎe pendant truiK journ. Diuadau, qui voudrait bien revoir
Tristan, les quitte. Palaméde le prie de dire à Tristan qu'il est bien
fâché de û'avuir pu venir au Perron JUtrîin à cause de son emprisonne-
ment. « // 1« poise. ré^iond Utuadan, 4e ton prtu; Ut es autrcsinc eovitne
te viUin quant il est a aise, » et tout le monde de rire.
243. Dinadan part donc le lendemain pour Camaaiolh. Il rencontre
un chevalier qui, à sa vue. monte à cheval et lui crie : « Sire cViaii^r,
a joster vos couvient ! n Dînadan sourit : k A> savez vos en autre maniert
satuer chevalier errant ?.. Se Ww me saut, ce saluz n'est mie trop eour-
loif... i> I^ chevalier déclare qu'il demande la joute non par haine, mais
]ixr amours et par solaz. MaîsDinadan ne veut pas de cet amour, pourluî
c'est plutôt de l'inimitié, et il iraitc Tniitre de son cnuemi. «Boni dit
le chevalier, alun* je vos apete de ta bataîUe, ei je vuus mettrai à mort,
si je peux. » Mais Dinadan lui propose d'aller ensemble chez Arlluir,
devant qui il lui dira d'où vicut la grande haîue qu'il lui porte ;
ensuite l'autre pourra se battre, s'il veut. Le chevalier no vitit pas (jue
Dinadan dit tout cela par moquerie; il lui demande son nom et dit,
en l'apprenant, qu'il l'aime beaucoup. « Je It? cruis bien ; voilà pour-
quoi j'ai été si étonné du Ijel accueil que vou^ me files. — Oh ! je vous
prie de ne pas atourner cestui fet a mal. — Noti fais, anpois le tieng au
ptus gratit bien du monde, mes tant seulement que ja ni partisse, car
ja mes ne voudroie avoir part a tel bien. — Vous êtes chevalier errant,
et vous ne voulez pas maintenir la coutume du royaume de Logres I
— 8i, mais quand jo vois i|ue trop grant aehoison ne vi'ameine a joui-
ter, je m'en suezfre mouH vulcntiers ; » — et Dinadan se plaint de trou-
ver partout en Logres tel encontre : a Gardes] vos de moi, sire eftewt-
tiert » C'est devenu le seul salut des chevaliers errants. Diuadaa
trouve tout cela tr^s ennuyeux : « Je veux, dit-il, m'y opposer autant
que possible, et sachies quepor nule autre achoison je rw di: orendruit
qu^ je eUss« haine envers vos, na mes qw por cestc parole ' . »
Dinadan roloiir-
ne à Camaa-
iolh.
Dinadan criti-
lique U rage
de jouter des
chuvaUers er-
rants.
1. Id l'oD voit d^k un poa [« criUtitM dr Corvute».
— 167 —
244. Dinadsn. ayanl quitta le chevalier, ga^ie Lfindrps» où est
thar, avec Mnrc, qu'on Liouuru beaucoup, non mie pour l'amour du
M,, mt$ par leur courtoisie $t pour ce qua k roi M, parlasl de leur
\9t de Uiur courtoisie et de leur taUur.
94&. DinniUn est tW^ Itien reçu à la cmir. Le roi parU* de Lamorat
©I de r*a!nnnVI(», qu'il voudrait biwn avoir cliei lui pu ce moment.
* Ampii'l iiotiQi*ripz-T(>u« la pn^f^rcncp? > dcjnandf; Dinadan. \a
pêï*oos6 dn roi n"«*t pae df'cifîivp : « Et vous, dil-il, pour lc<[n<?I lîen-
rira-vons? — Ni f«)iir l'un, ni pour [*.ii»tro, («mr ci: qui est d« grant
ftn»a€r, wiAi por folie^ si frrnif., n r<^pond OiurulAii : il prt-ft'pprait
iiurtaiit Lamorat, dont il fait IVlnfîn oo racontant ce qu'il lui a vu
lire . le roi en est tr«v content ol promet de retonir lougtnniis o? che-
Tmlierâ la cour, quand il sera vonu.
346. Mais Gaavaiu et ses frères en sont trijire et dotent ; iU
bllnent Lamorat, car ÏU «uvetu que Gauvain a tué le roi PelUnor,
te port* de I^murat, et iU craigniMii toujours la vengeance. Oaheriet.
' laut. n'avait si t/rw ewreruers tut que hm autres, et il ne dësire
,...- k' tuer, tout eu couuaif^suut les amouriî de Lamorat avec sa
nière ', maie Gauvain el tes frôrns. AKravain, Mordret et Gut-iTet ',
. X»- -.-..f qu'à Ip luetiro à mort. Lamorat lui-nn-nie ne w doute de
|r croit dinii* d** loul le monde. — Tous les frèreiï, excepté Gauvain et sai
biii.ffi'- , iieaneul amwil. a Nouh devons, dit Gauvain, pour bien des fr?»''" ♦""
jns baîr Laniorai, dont le \ti*rc tua le nôtre. 11 doit venir prochai- d "J]'
'nemi-nl â la cour * ; alurs. vi'ïi(;tvins notre honte ' «■ Et lep rtutr«'s sont LÂmuial.
daco;»rd. Eu olTel, peu après iv parlemmt. Lamorat fut tu(* a«rj fi'fcj-
neutrnt \iiir Gauvain, dont ce fu grant doteur, car si lumiorat avait
rriru granl aaçe de chevalier, il aurait éclipsi^ tous les braver du
t'-ittps d'.Xrtlinr; maii» il n'avait h. sa mort (|ue viugl-£Îx aus et
di'uv mois *.
Artbur vnudnui i|tie I-amoral vint à la cour; Diuadm ue .^l nule
arteinU de sa rrriue. Lamor.il lui a C'.'peiidaut dit qu'il viendrait sous
|iru. Palnnir'df avait déclaré que, pour sa part, il n'i cuidoit mû venir
emnme a cette fois. — Le roi Its attt'ud de jour en jour, cl dit chaque
Hiir : k Dmnaia Lamurat viendra. »
247- Au Irotiiitfme jour après l'arrivée de Dinidan, les cora- Diuadan en re-
■IKnoa» de la maia«in d'Arthur s'en v^>Dt la dehors en Us praîene bri~ montre au roi
tatues pour ruls déduire et saulacier. ■ Vous ne (Kïnerez pas Arthur.
Il'ajmrî*? » demande le roi i Dinadati. — «El pouniuoi'porterais-je le*
trmtmt Je u<» voist pas d'etinemi« ici. Et v(iu«-mt>me. qii« ferei-vous
fM sie fêtes fors tejourner t Car nns nos metons souvent en gratis meltees
ei en sausfrons les douleurs^ H vos vus en alf-z puis gabant gunnt les nau-
ties ros en viennent. Airs, bon itrr, ic Oier vos saut, et n'en setuonurs
ul, ne moi ne autre, mf* vos mcesmes i alez ! o Le roi rit : v Je croyais
cw imlcr (me |«s mtaaaè ilatu 9Î, lOS, lOA, »t9.
a, *. B>
n-ltî
- . ''■! rarriv^ tU? l^vmcimt, Oturtiu ei •«• Mm tiennent an muilt
«. é ï&o — j«iuv Oa rmurqoM uwtcs «csMablM wr la nort pf<malar«« dr taw-
— 168 —
hien dire. — Eh bien f moi aussi ; je suis même sûr d'aToir bien
dit : si vous portez les Brmes, vous vous ferez plus d'honoeur à vou4
m^me iju'à ftiicun auire. » Le roi se Uit: il est si feruz que il ne s4
queU dote dire, et il veut se faire arranr pour seultrment les paroles de
Tristan s'en D'jn,. mais Tristan le relient : « 5e vos prenez savent repart aus paroU»
môle. de Dj/n.t par mon cltief, vos vos en poiirroiz courmuier par meintes foitjj^
car trop de fois m'a fet dolent. — Je ne me courroucerai jamais
a*6 paroles de Dinadan, dit le roi, met puisque H m'en a mis a la voie
de porter armes^ je te féisse trop volentiers, se ce fust chose qiu il
me couwnist a fere. — Mais ce n'est pas ni5cessajre ; il y eu a assez
autres, car tespr[uè\ve desjanes bacheiers i sera. » Tri»>lan, Lancelot, BUO
beris ni Bohurt ne joutent ce soir-là, mais bien Uectur et Gauvail
avec ses frères. I^s deux ruis voiil regarder aveu ceux qui ue preuuefl
poâ part aux joules.
Course do lan- 2i8. («auvain se distingue et se fait admirer de tous, môme
ces. Tristan. Lamttrat arrive; il s'est rendu à la cour pour vol
Tristan et Marc prisoiiaier. Quand il aperrnit que le behor
estoit commenciez si fort, il dist a soi meesmes que il estait a bon poii|
venus: il veut moiitivr iiu'il vient à la cour moins épuihê que luaîr
autre. Dinadan le recitnuaît à l'écu, qu'il a fait d(?couvrir ; il se t)Drae
h dire au roî que c'est un l>ou clievalicr voirejuent. comme il le verra
tout à l'heure. Lamornl altat Apravain. Le roi ne peut savoir le nom
ilu nouvel arrivé par Dinadan : « Je ne? le demande fors jMur bitr.
lui dit-il. — Rt je Ht: le oas lesse adiré pour autre chose, <i riposte Din«_
dan. Lamnrat fait ouldier Gauvaîn et les autres; : on ne parle que
du clievalier à l'écu \on. Gauvain a été abattu deux fois dpjà. Trislan
croit que c'est Ljinioral ; le roi Arthur penserait plus voloutinrs à
Palamé<le : a Xon, dit Tristan, Palamède n'e-st pas si très aspre ,
sachiez que c'est Lamorat de Gates ; ^0 le reconnais orendroit. n Et Arthur
eu est bien aise.
Lamorat est 2^9. Lamorat, ayant tout vaincu, veut s'esquiver dans la forint pou
%amqueur. i;haiiger son écu quelque jKirt, aiiu qu'on ne le reconnaisse pa.-* qua
Arthur l'empé- il si'ra retourné à la cour ; mais Arthur pique des deux, l'aileinl et
che do a'es- dC'cide à retourner avec lui pour voir, comme il lui dit, le nieillem
qtuver. chevalier du monde, c'est-à-dire Tristan. Cflui-ei et Laucelol vot
au devant d'eux. A la vue di* Tristan, Lamorat ûte son heaume, de
cend, court à lui et l'aeole parmi la cuisse. Tristan s'omprosso de des-
cendre pour le saluer.
On fait grand fi^te à Lamorat; celui soir menja le roy en la praierie
pour l'amour queilavoil a Lamorat jBl i\ n'auTaJl pas été. plus heureux
si son filzcftarnel était venu.
Nouvr-Au conseil ^^^- ^^i'^ Gauvaiu est enragiez de duell; il ne supporte pas cet
de Gauvain et fête et s'eu va à son hôtel. Il se fait désarmer et appelle ses frère
uo SOS frères, qyj <*taiont tous avec lui sauf Gaheriet, et quant il sont entreus prit
cmenl assembles en une cftambre, Gauvaiu dit ijue maintenant est il &ûi
toirs ({ue la liguée de Peliuor, «jui tua leur père, les désbuaure
— 169 —
iJUBont M vîent-il |>as d«? 1^ priver, lui, Gauvitiu, du prix de caitt
ptûeef Et ce qui le clm^ÎQp eurtoat c'est que le roi, qaï tl««vrait b&îr
Lamomt ftUlant qu'ils le hai>.sent eiut-mifines. lu nvoil comme s'il
était son meilleur ami; ils ne pourront donc plus compter sur le con-
cours d'Arthur, et il faut qu'il» se veng«iit eux-m^me<; sur le$ enfants
de celui qui a tuô leur {H^re. « lU sout quatre frères^ dit Gauvaïn,
loua chevaliers : Tur *, Agluval, Dor^au * et Lamorat. Il s'agit avaut
tout de tunr Lamorat; les autre», fiiihles sans lui, pourront facile-
ment Otre mis à mtirt plus lard : si nous pouvons nous défaire de tuî,
nuu« auroo» donc vengé la mort du roi Ltuh d'Orcanic » Gau^^n pro-
met d'inventer un moyen d'atteindre ce liui. Il faudra prendre r.amo-
rat MUS qu'il sache rien, sou tivcment et par engin. Grant fu la ;'oi« qu'où
fit de Lamurat cliejt Arthur, Touf* âes frères Arrivent k la cour ce jour-
là; ils sont tous cnmpa^nonâ de la Tatde Huude et hou» clieviiliors,
maisi inféhuur^ à leur fr^re, que persLmm* ne surpasse, sauf TriMan.
Lanceloi et Mùlameda. Se il tint longuement vescu. bien peUst l'en dire
quê U ateintist touz la bons ctieralters dn monde ou poisatt. Mes it m&u-
rut plus loti que vuiiirr ne fwât a chevalerie, et de celé mort /W montti-
gnourGauv. trop durement blasmcs, car vileinement en mesprist '.
donner à Tris-
tan.
251 a. Apres plus d'un moi* do st-jour *, le roi Marc, qui e«t trèB
nient d^ Ia courtoisie qu'il a trouvée chez Arthur^ veut s'en retourner
"m Oiniouaille. Arthur lui demande un don. Marc se doulp lûen de ce
qop «'*fsî ei ri'|Hind IrtJp muroucirs, mes il fet semblant que il soit /i«,
<p ■•■i. à nccorder tout ce que lui demandera le roi. Ânhur lui
f- me de pardonner a Tristan, de le ramener en Cornoiiaillc et Arthur fait Jurer
d'iiuuurvr, comme il le faut, ce « meilleur chevalier du monde ». Et À Marc dr jwr
Marc jure sur les saints de faire tout cela (f 330). Mis maternent t'en
paraîtra *, car il ne dcmoura mie lonc temps que il fisl prendre Ir. et
wkêirt en prison, dont il ne fust ja mis issus, se Percevat ne fust, qui l'en
délivra et qui pour ta dclivranee de T. ata puis en C. , et non pour autre
ehate^ ei le geta adonafuesde ta prison*. Mes a tant lesse ore ti contes a par-
ter dt eestui fet '', car tost i savrons retorner, quant mestier en sera^ et
relome a nostre première matière pour deviser comtnent T. se départi de
la court et comment H s'en ala en Corn, avecques le roy Marc., son oncle*.
Et op/Yi re nos ros deviserons comment Percevat vint premièrement a la
eori, et sachiez que crlui P. estait frère Lam. de G. et fils le roy Pell. de
l$si.r dont Je vos ai ici devant conté l'estoire*.
I. ftftou |uiU«fid'AU]n))«i:|1t7. EtoBl^daUUrutiaa 4e 76T «le., «07. f M». Cf.
I U4 : I»rlM. V Fttr* d« Tar.
> «tOBl BU. ;76. M.W.kaMttres:Drtaii.
a. Cf. f SM.
4. rMrc«s#tilioa*.rf. Tft7 (cMcftKMu».
I a> Dm* 7&7, IM raMriim Mr tt parjure wiit btta ClflemlM: *. | S6I.
T*9. met arTtta Id m rcvmntuM. — 17. 84» 100 ^MUal = (dr U priKn] Ou ehtUM é» H»,
I M anM «M^ t»pritomMfi vprii n «itr Mci*. Lane. F9t éëtêfré 4t !• prtio» ûtumms Os
r>*laf iMf.
7. •UM) «f rttmmf » noalrt matière tSS. tu* plu.
». n, 141^ 100 «lirTftaii Id. «mm doaMr \m nmM^'oaÊ nr Pcrccv»!.
*. eriraw «I» mna (itacmptiiiiMF - Lei fcBtrQOn «ta rMinloa u ntrouTimt loalM 4«ii«
«•. M •«. «MnriMlMWil, daulM, quIkapiOeate dTww Maalècc pliu mttmu — l)«u 7T« U
j I Bt IMMH «a ort eadrwt.
— 170 —
Arthur fuit jurer 251. Arthur* fait jurer sur les saints h Marc de par-
donner a 'FAs^ ilonnerà Tristan, de ne lui savoir mauvais gré de rien, de le
!■"■ délier du serment prêté de ne plus rentrer en Cornouaille, de
l'y emmener el de le traiter convenablemenl. 11 ajoute que s'il
se parjurait, il ne lui laisserait pas plein pied de terre. Et
Mai-c jure.
253. Cependant, il (f* 33) sVn parjxira puis si vileinement,
quant il fu venuz en Cornoaille, qe il li fist tant de maux
et d'anuis qe ce ne fu ce merveille non^ si comme Ut orant
estoire de T. le devise apt*rt^ment. Et qi ce voldra (rover si le
giere a Ossenefort^ car illuec le jtojra il trover en la niestre
y^/ijff; car l'estoire du saint Graal ne conte plus granment
de /lii, por ce qe celé istoire est avecques (sic) autre par
soi. — Marc reste un mois et est très bien traité. On décide
qu'à J 'avenir le serment sera obligatoire avant im combat à
outrance; ce lut une nouveauté. Quand Marc dut partir, Lao-
celot eut une entrevue avec Tristan, dont le départ raffligeail,
cl le mil en garde contre Marc : « De vostre courrouz seroie ge
plus doianz que de nul autre chevalier^ » lui dit-il.
Départ de Marc Le lendemain, Marc et Tristan parlent. Arthur les convoie.
Lamorat el Lancelot sont désolés ; ce dernier menace Marc de
mort, en cas de parjui*o.
1. 757; v.§236. Pour 334 etc., v. g 251 a.
252«. Lancelot *, surtout, estcIc«olé deced(Spart,etilabienpeur[>our
Tristan. Il trait Marc a une part nt lui rt'commando ilc hien Irailer siin
neveu : vùl-il la puÏKitîincf! d'Arthur, il nimirra.it de la main do Lance-
lot s'il raiBuillr> muimlre torl à Tristan. — El Arthur lui pu dit autaut ;
de rodme Lamorat et maint autrp chevalier; el la lignée de Bau le pria
de Tnjîlram. Marc Hil ndiou à la rciuo et part le lendemain, bien
d<?ci(lé ïi fairii mourir Tristan, dès qu'il sera eu Corummille» an
roi>|iri8 d'Arthur et de la lignée de Ban. Dinadan pleure et dit à Lan-
celot que Tristan va cerlaîjicmout à sa mort el que Marc le fera t««r
par trahison. Lancelot pleure aussi et maiut autre chevalier. On convoie
Marc plM f}ue il ne mit. Au départir, Lancelot a'adressn cnryro une
fois à lui et le prie d'àite bon pour Tristan ; s'il lui fait honneur, tous
seront ses chevaliers; sinon, « tu me trouveras voir disant de tout ce que
je t'ai pramis. » Et Marc : « i^nc, or sachiez que en mai ne rfimeindrù
mie que T.. mon nevni^ n'ait honwmr en Corn. »•
Arthur el loutt* la liffiiée de hnu pleurent; mais leur deuU n'eat
rien auprès de celui de Dinadun, qui v6i près de fonsener^. On s'em-
1. V(T»nl, Jinnt ikuwat Ji rarrtritf 'le Fcrrornli vny, |3&i,
2. 37 {t* ïftAl ai'J ri KM) i|ii!tlciit ici c^llt: renloii pour pjsicr k rtlk lie 7H (v. | S&S). Cil
dlMnt : .Unis, ilf cri fi ilurit 'jttf Irr rnmj-uii/Hitné fin Ht tlti JtfHirtrmeitt Hf T. ât t«*t I» tomté
pour detièer ftii'tie tttt airuluiei Qui atlBimlrent a T et au B HT. itlns gii'f/s r*t*nlittnt
fn (^omo. rnU l«> vnvKgr î cnaoitr et» RM» f«{>reDitei>t U rvraiuu de 3SI, eXc. ; t. p. 179. —
PiKiT u mi. 340. voy. f 638.
171 -
S53. Le vaisseau qui emporte Marc et son neveu est forcé
par une (empote de s'abriter k la Rocht* auir Krmites^. Tris-
lan monte sur la roche pour regarder les lieux : personne ne
le voit, sauf Marc ; les autres dormont. Le temps s'étant
calmé*, on meta la voile, en abandonnant Tristan. En pré-
sence de Gouverna!, Marc fait semblant de ne rien savoir.
Mais le vaisseau échoue peu après à Vlsle atu Deux Frères,
Tous périssent, sauf Marc» Gouvernai et un des écuyers de
Tristan^. Vingt-quatre^ chovaliers surviennent. L'un d'eux.
ffelyaSj chassé de Cornouaille par le roi Marc, l'emprisonne
dans un chAteau ronslruit sur ta Itoche Trancftent'^, Gouver-
nai ne veut pas se séparer du i-oi. — H'dyas et son IVArc Assar
avaient été forcés jadis par le roi Marc, qui avait viol»* leur
soeur, de se n^fugier dans cette île. ({u'ils peuplent en arrùiant
les vaisiïôauA et en en i-etenant l'équipage '^. Plus tard Helyas Marc mjmrison-
avait enlevé la femme d'Assar'; de U une rude guerre, qui " '"'^ "^ ^***
dure encore, au moment où Marc est emprisonné par Ilelyas.
— Assar ayant le dessus, Marc entame, par l'inlermédiaire
de Gouvernai, des négociations avec Helyas, qui promet de
l'épargner s'il lui procure deux cent»* ciievaliers de Cor-
nouaille. Marc y consent; ou envoie chercher les chevaliers **,
et, grftce A ce renfort, Helyas bal son frère. Assar, en s'eufuyant
I. tje récit du voyiigf», qui n'f^i pas daiift la verAion rie 334, etc., se
rp|rouvi> Di!aniuûiu« dâoo 97, 349, 100, oin» que daa« 340; voy. p.
170, An.
t. Pas diias 97, 940, 100, 340, où Mare ordonne aux marins rie
(kinft vnilt^.
3. O (Ifruier jmis dans 97, etc.
4. .JII, [il, etc.
S- 97, .140 tout court : dans sa forternsc; 349, )U0 : dans une de
tes forliïre««tyi.
B, C**tnnypn u't*s\ pas indiqua dans 97, etc.
7. Danit 97, etc., la cause pst qu'Assar refuse de recevoir m terre
en ftpf lie sou frère.
8. Cirii) r^nts rh*'v. 97, etc.
9. Uant» 97, l'te . Man: part loot de suite et envoie les chevaliers
«près son retour.
taarfftie. Marc o^t fnrieiix d'nnininnpr Tristan et ne fait que maugréer Départ de Uarc
cïïtiirc Arthor et tous ceux dp w»n hAtel ; mais il se conm>le k l'idée «vecTri«laa.
qw Tristan sra honnis du r*}rs. AH If.*ur arrivât» en Cnrnuuaillo. —
itti a tant ttaa om ti contes a parler de lui rt de Tt., et retourne au roy
Artus pour fanter dM oerre^dt son osUl et pour deviser en quék
mamert Perceval Hnt a eoft '.
I. Ob voU «m mum vtnfan m daniw pM l«a arcntans ta nr^f* (f '^^ I^^v 17, H» «i
m, T. u Mfu peéttamu.
— 172 —
Marc retourne
en Cornouuillc.
Douleur à la
cour d'ArUiur.
vers Logrea, arrive dans l'tlc où est Tristan et le délivre. Tous
dciuc se rendent au château d'Assar, nommé Hosseni ', pour
recommencer la guerre. Marc retourne en Cornouaille et rend
compte de son voyage à Andret ; il se promet de faire mourir
Tristan s'il revient. Iseut et Brangain parlent de Tristan : ses
hauts faits en Logres sont en partie c^mnns de sa maîtresse ;
elle ne fait que parler de lui ; c'est là sa seule joie -. Cepen-
daul Tristan lue Helyas ^ dans une l)atai]le et chasse les Cor-
nouaillais, qui s'en retournent chez Marc, lui annon(:Aat la
victoire d'un chevalier inconnu, dans lequel le roi souiM*onne
Immédiatement son neveu. — Tristan vient à la cour et est
bien reçu, en apparence, par Marc, qui envoie Dinas prévenir
Iseut de son retour *. Elle pleure do joie : « Pins legieremcnt^
dit-elle, leroient H arbre a rendre en leur seson futiles et
fruit que la rot/ne Yzclt de Cornoaiïle lessast les amors de
Tristan ne ge Tristan lessast ïzelt. » Mais on surveille Tris-
tan; il ne [peut voir souvent Iseut; elle est trop liien ^^rdée
par Andret, à qui le roi saurait un gré infini s'il raellait Tris-
tan à mort; car il voit bien que les amants persistent dans
leurs sentiments d'autrefois ; (H, malgré sa haine, il n'ose atta-
quer ouvertement Tristan, dont la prouesse lui lait peur^,
1. Le cUâieau u'est pas nomm^ dans 97, etc.
2. Mais, dans 'J7,t>tc., Gouvernai a renseigné Iseut sur ce qui s'esi
{>a»8o pciKlani lo voyiigp, et elle se désespère.
3. 757 l'appelle ici Helayn.
4. Dans 97 ei k's aulrt»s, Dinas fait cola do lui-même, sanR être
envoyé p;ir Marc. Isoutest lK»s heureuse, maïît elle ne plmiro pas de
joie. Ces miut. ponri;uiveur. ainsi : à dîner, Mure fait manger ensemble
les amanis pour voir leur contenance. Comme ils so regardent souvent,
MarcPAi désolé et engage Andret à le venger. (Dans 757, Iseul so dit
que Marc veut sans doute lY'pn>nver.i Cependant Tristan coule d'heu-
reux jours avec Iseut, malgré Marc et Andret, et il va ei vient chez sa
bien-iiimée sansconlredil. Mais or (97, 3S9, iOO; pour 340, v. § 638)
ce test ii compte de lui et parole du roy Àrtus et des conipaignons de la T.
Ronde, (/ui estaient moutt cowoucie^du deparUmenî Tristan. Suit la des-
cription de la tristesse à la Table Ronde, comme dans 334, etc. (v. §
2511 al ; puis, après les mois ; nous verrons Tristan eniprisonné par
Mnre : jVai'j pour ce qu'il nom couvient siettre ta matière de la vraye
atoire. wus deviserons ainçots comment Gahcriet occist sa meré. Un jour
qu'Arthur est à table, un messager vient lui annoncer le résultat du
tournoi devant le château du i'Iain; â punir d'ici comme '^^^, i*lc.
5. !*our lu suile, dans 757, voy. plus loin, §282. — Dans ta Tav,
Hit,, Tr. retourne en Corn, apr^s l'épisode do Lasancis, v. tm § 202 ; il
n'y est pas question du vovaj^ de Marc; (ni dans le mss. 7ô8non plus;
v. préf. g V).
253 a. A la cour d'Arthur ou était très affligé du départ de Tristan.
De huit jours il u'y eut ai joie ni Tèle, tAnl la cour ôlaii çuoié $1 mtu.
Laiicelut, dont la douleur élail extrême, avait de tristes preflsfntimenls
au sujpt de son ami. Non sans raison : nous verrons Tristan (emprisonné
par Marc. Nous retournons a nostre matière pour deviser des 'avftilures
et des fes Ptrcewl l* ^n chevalier.
254- Un jour •, à l'enlrfe de l'hiver» le roi Arthur dîne à Caniaa-
loth. Lancflol et la plu[>art dt*s chevalier» dp la li^ôc de Ban soni
allés assister à un tounioi (P* 3311. I-e roi fuit U reaiar*|ue qu'il n'y a
PM, dr|>uisbion longtemps, d'aventurç à la cour. Keu, le sénéchal, qui
sert le mi à tnliln, commcTiei a ater par latent et tant que il regarde
emni la c^urt et toit tUscendre un chevalier avec son écuyer. C'est Agio-
val , son écuypr est Percéval, le cadet des fils de Peliuor : Agloval perceval arrire
rnniùne à U cour pour qu'il soit armé chevalier par le roi. Keu et a la cour
iQUi les autres intercèdent en sa faveur. Arthur coosent; Pera'val et (?st unn''* che-
wlle pendant la ouit et est armé chevalier le lendemain. thur-*^ ^" '"
S55. Pendant lo dîner, un valet messager annonce' qu'un des
rnfant* dp Polinor a vaincu, dans le tournoi qui a eu lieu la veille
devant le cha-itet du Ptain : « Ce fui Lomorat ? — Vous dites vrai. » —
El lou> JODi d'accord pour déclarer que Lamoral ira loin s'il peut rea-
ter eu vio. Le raUt annonce encore que Lancelot a été an tournoi, où
il fut nacre: maUnient, et pour te remeint que il nen fUt ptus. — « 8i
Laiiiorat savait qui a lue son père, il te vengerait bien, » dit-on à la
cour, où le nieuririer n'e«i pas connu. Gauvain est tr»>8 iné^'ont^nt
de ce notiveau triomphe de Lamorat. el Gaheriei aussi, â eau^e de la
honteque U leur feisoit de la roïne d'Orcanie^ kur mère.
Lamoral vain-
queur du tour-
nni nu cb&tenu
du Plato.
3S6. Le lendemain, Gaheriet {tari pour le chA-tean de la Hoche mute ',
séjour favori de sa mère à cause du voisinage de Camnalnih, qui lui
permet de voir plus facilement Lamoral. Gaheriet pense bi^n y trouver
ce dernier. Il y arrive au point du Jour et se mist laien: par desiu un bas
mur. U traverse la grande sntlc, où dorment chevaliers et écHyers: per-
sonne ne se réveille, si contuie maie aventure et mauj>is e(ir avient lou-
trftt a aucunes cens. Dutïà la chambre à coucher il trouve la reine à
c6té de Lamorat, cl il dormaient emne .If. si fermement que il ne »m>
btoU mie que it eilssent gueres ta nuit dormi ne reposé. Galieriot ne veut
pas tuer un hI bnu chevalier, mais bien celle qui la honte de ses enfans
pourchaee si aspretntnt ; il sait que I^imorat n'a point fait violence à la
reiue : c'est dune à rllf d'en porter la peine. La reine se réveille, voit
l'épée reflamboiant , pousse un cri el veut se jeter à bas du lit; mais
OaiiHrjet, Ittut tressues d'ire et de rnaltatent, la prévient et fait louilier ii
Gaberiet tua
sa mèr«.
l. CH 4plBodr, «MJiioe uiuinc^ aami datit lSS9f (v. | 9i7 •) q'mI pM ilouié par e« ml. ; on
4* hU BM expUMIiao pitultrin; v | ?KX a. V?. U9, lOU M Ir «latiiiMit p«9 non plu. et. p. 173
»«tt. — La Toilca ■]« 7>7 «lonnc ■.•«tu- arrivée 6t p«rr«nl À U cour, mais «lU U r»pr^a«n(«
4àa» 4'aatna (iraonUanm : v . | (10>
t Vti nvreaa 17&91) [K . la nnt« 4 pr<è(4d.)t il« m«nw 91. U», 100. aprèt UplMd* in rojnign
(T. I W], rt le récit de U trUt<«M de la mv.
a. AlMl lU». lU, f 7. au. 100, n« X. ttaU» u •. tl. ffn^e ». H. Wmtrt Ut. Roclu Dvn
laSl j«Mt, Vcnfil.
^ASIift
— 174 —
sei pieds U tétc de sa roèrt?. Lamorat se réveille : Gaheriet ne v»ut pa»
Vatlaquor fJesarmé et lui permet de s'en aller; mais il Tavorlil qu'il le
hait inortf!Ufîinf>nt V qu'il faut qu'il &f liaue avec lui À la prcmièro
occasion venue '. Lamnrat part, très affligû cl décide^ à se venger do
Gaheriet i il ne retourne pas auprès d'Arthur, duul il craiat In colère
après ce qui vient de »t> passer.
257. On tilÂme beaucoup Gaheriet à la cour. Gauvain et ses frères
comptent faire payer cher ce fet k Lamorat, s'ils le trouvent ailleurs
qu'à la cour, et ils ne comprennout pas que Gahoriet l'ait laissé
échapper.
MordreietAgra- 258. Uq jour, Mordret et Agravaiu chevauchent dans la forôt de
DûIam'^eï^DÎ- *^8jnaaJoth et rencontrent un chevalier ijui s'enfuit. Les deux frères
oaUau. trouvent à cet endroit anstnt eitmme deuv aw'iiturei, car, au m^me
moment, ils aperooivenl Dinadan, desceudii de cheval et arrêté sous
un arbre pour reganlerun chfvalierqut vient de tomber malade subi-
tement. Voyant venir le fuyard, Dinadan remonte A cheval et va à sa
rencontre : b.> malluMireux lui dit ipi'ij est iioursuivi par nn chevalier
qui le hait niorlcllcmont et qui lui e-il supérieur aux iirmes. « Je vou-
drai» bien vous défendre, fait Dinadan, mai» il i^st bien dangereux de
lenUT les aventures de ce [«iv-s, et j'ai déjà assez de diflicultê à me
défendre moi-même. — Voilà une réponse de cfuvatier failli et
ncreanl. — Chacun fuit ce qu'il peut : U cnuart fet sa couardise, et /e
hardi fet sa prouesce; mes je vos di qwt mon cuer pensse. — CerIxiS. en
ce cas, votre cœur a de» jfensées bien poltronnes. — // ne putt oreri'
droit estre autrement. » — Ici les deux frères s'approchent et olfrent ii
l'interlocuteur de DinadHii de le prendre sous leur protection. Il
accepte volontiers, mi apprenant qu'ils sont de la Table Ronde. Dina-
dan lui dit que quelquefois le grand nombre fet doma^e. — « Oui , le
grand nombre de couardises que rot avtz xi nos (I. vos] osle de toutes
honnows. • Dinadan va répondre, quand Brehus survient : c'est lui
qui poursuit le fuyard; il s*arr*;*ie, eu apercevant tant de chevaliers.
Mordret «tlaqrip Urehus ; celui-ci le reconnaît : ils «e sont déjà éprou-
va», et il ne le craint pas. Drehus ahat Mordret else fait connaître à
lui. Si tirehus, qui est assez vilein chex^alier, a pu se maintenir si lurif?-
temps en Logres, c'est qu'il est en même temps bon chevalier de sa
mein. Il renverse Agravain ; puis ij passe â cheval deux ou trois fois sur
le corps de Monlrei. qui j*'évanouit. Dinadan, qui a reconnu les deux
frères, mais non Brehus. prie le vainqueur de cesser cette ignominie ;
Breliufi, peu habitué à se voir adresser des prières par lest chevaliers
d'Arthur, ne dai^ine pa»- répondre. Plein de nn^pris, il li lessecorre\
Brehus abattu ®*^''® DinftdaUt forcé do jouter, abat Brehus, qui s'enfuit. Agravain
par Dinadan. blàme Dinadan de ne pas le poursuivre. — n N'avez-vous pas assez à
votre propre dommage? répond celui-ci. De vostre dttumage seulement
penssez et l'autrui iessjez ester par mon conseilt, et se Dies nous «nvoi$
secors, si le reconnoissicx. n Agravain le traite de poUnm. « Ma couar-
dise me fait vivre, fait Diniuiau, et votre coura^pe vou.s a rtMuit à être
maintenant à pied. Au reste, ce n'est pas la première vilennie que vous
1. Cm JràiMaicDts •ont oKiitioDti4« aniil dkOi l« Tvnloti de 7S7 i voy. 3' SOS.
d
— 175 —
av«x ilit« nux di«\iilierij vrraDlB. Vuas truQT«rot rotre çuârrtdmXy mh
jf Rf mi mt* ceitti qui te vot rendra. — Qui élet^-vous ? — Uo chevalier
eminl. qui cherche les aventures et le ie/i5 du moade; mais point n'en
puis trouvfT^ ■ Il se uomine (f* 334). — n Vous êtes le inouririer do
ninn ]tèTf?. a it'i^p Ipfujfitif, qui rt'{iftj>p||e /M/am ^ , «eigiieur du r/uuM
du Jtfonf, et il di^lie Diimilnn. Agravaio si' diklarp l'ami de DaUm : ta
Dinadan ne \wu\ so dcfHudrc woirt? lui i?i son fW'rt;, il i?«i ua hummn
mort; Lamor^tt, son h4>n ami, ne pimrrait le sauver. Dinadaa, euum-
dant nommer l^amonit, j^aii d'on vient cette haine : « Ajcravain, dil-il,
jp vfiuK Pfiiiseillr» de mrttrr arrière dos la haine de tumoral ; car il
lionte A Intis, s'il veut. » Afiravain, ijai est 1res orfj^iK'ithîui.
. drlivrtmmt ta melke ionz regarder autre mon, miiis mal
lui t'ii |>reud : Dinadan l'abat et ensuite mn (rire. Il aurait Iiien pu le^
mettre à mnrt. mais il ne veut enwurir le hUnie ni dArthur ni de
€t/ui Ungaage iii de nul auln* chevalier; il est du reste trop atmaurr^
chcvaltt'r piiur tuer vtdoutier» qui que eu s^iit. 5i U tourna puis a
dcmagt; cat itprîs la qut'Mo du .siinl Gi-a;i.l. bien apri;!) la mort de 'tt'\v>-
Luu ', Agr&vain et Mnrdret tuèrent Diniidan, pr^>i rie CaAiaaluth, outz Annonce de^ Ja
zilrinemmt, aOisint cotnnu noi ww dfviserons apfrtemayl en ftttui Uvre^ mort de Oîna-
I opariieTii a noslre niatire de eonler le * [(" 334].
nouvelle»
Tristan.
de
^59. Dinadan ne va pas à la cour, pour éviter qu'il mm trop parle Dinadan donnea
de crJlw fft ; il se rend au chAteau de Beli'aliot * qu'Arthur avait Palaraëde de*
dnnn«^ celte année nu^rao à PalamtNle. Dinadan y trouve le nouveau pro-
priétain*. qui c:?l bleedt^ et veut rester tranquille jusqu'à ce qu'il soit
I gui^ri : • Ùi&t aide, Patavttdes, lui dit'il. de quant est ce que vos rstfs
devenus ti sagetf • Kt Palamède de rire : m Vuuii i^ies dans mou pou-
voir, et \ouè me g-itfez e|uuud tnôme? Vous eji verreji eucont de plus
fou** que moi. — Oui. quaud je verrai Trigtan ; cWui ri est tnen te
uustre des fols... » l'aUtUL'drï e»t eacbant<^ de l'arrivée de Dmadau,
c Avex-vuus eu deruiéremeat <les nouvelles de Tristan 'f n deniandn
celui-ci. — « Non; Diex tas nos dainst bonnes oîr, » répond Palatuède.
Dinadan wurït. — « Pourquoi rieï-vous? — Vous le «ivez bien. »
Dinatlnu explique et* que PaîamMe doit entendre par de b(>uue<i nou-
velles de Triiilnn. — « Je ue lui veux de mal que sous un rapport, »
reprend Palamède. — « Oui, vous vnudriea qu'il |>erdil le cœur
d'Im'Ut : cela winiriûl pour le faire mourir. » Un messaKer, envoyé par
Dinailon, en Coritouotlle, pour avoir des nouvelles île Tribun, a r&p-
porlf* que Marc U tenait trop honnourtement aveeques lui et que Trictan
e»t tires i]r Cornouaille à côti» dn roi. Palamède, -*j_»utTrant à l'idé-e du
( <Ie «on rival anpn''* d'Iseut, réplique qu'on aura «ans doute
.« nouvelle* moins ^ie», que Marc ne manquera pa» de com-
!*' tTnhiw>n. — « Ces paroles vous sont dictées par la
1' observe Dinadan; puis il raconte lo mort de la reine
d'Orcduie tt !•* nventuro» qu'il vient d'avoir lui-mi^me. Palamède fait
remarquer à ce propos que les frères de Gauvaia et celui-ci même.
t. Tkt. Dmtmm. Dmtfm, DaUm.
S AlRvl 1»M. ta, 9T, 100, ut. — La uln< fui. »t, 99. 7TC| t Cmrata; — IM tnJ«-
«RHit ; Apres la ^^. da i. Onul.
». Pnimrmt tcaae par 1» «ml tu. 144M : v. | «11 u.
^Ê^Êm
— 176 —
qu'on tient pour un modèle de chev-alerie, sont bien envieus rt auqvst
vileins chevaliers : Gauvain, par oxomple, a r^cemnipnl tué quoiqu'un
qui soutenait que les Uls de Peliuor valaient mieux que ceux du roi
d'Orcanie. — Uinadan 8« souvient de celte histoire. — u Quant à
Lamorat. ajoute Palaméde, il ne pourra, malgré sa prouesse, durer h
la fin contre ses ennemis, car ils suui trop duretnent malicieus. »
3l>0. Cependant Agravain et Mordrel, très afOigéB de leur défoite.i
vont u Comanloth et ilescendent à lltAtel de Gauvain, à qui ils racon-
tent ce qui leur est arrivé, a C'est I^imorul qui est cause de tout, dil
Gauvain ; si nous savions où il eo tient maintenant, nous pourrions
nous venger de lui. »
Peraus arrive a
la cour.
Arthur fait re-
loge do Tris-
tan.
Lancelotjurede
tuer Worc eu
cas de trahi-
son.
Lu demoiselle
messagers de
Trislaunnpor-
le une lettre
pour Arthur,
261 . Le même jour, Kergus, compaprion de la Tahie Ronde, absent
depuis bien loogtenips, arrive à la cour. Arthur l'engage k raconter
les aventures qu'il a eues pendant tout le temps qu'où ne l'a vu ; KerguH
répond : a Jt< quittai la Ôomouailleil n'y a pa8 encore dix jours, s Aus-
sitôt le rui lui demauJi* de» nouvelles di^ Tristan : pour l'amour do ce
héros, il dunneraii ses deux meilleures cités atin d'avuir Iseut en sa
baillie. « Adoncques cuideroieje avoir sa compaingnie a ina ralenti avant
que il veiit m^s uie a qui it est n lûjettient; et certex, attsint grant damage
comme ît nos a fait de ta compaignic ii ferions nai de ma dame K. , puur
ce que s'amour eàsl grringnour saveur. » Arthur fait l'èiogo de Tristan :
« Un g-mliU home ne pourrait estre tourne: a deshonnour par force de
ehewûrie, tant convne il etist Tr. en sa compaingnie et Lancel. du Lac
autrciinl. » Le* auditeurs, un peu ébahis de c^tte grant parole,
trouvent néaimioins que c't^st bien dit. Fergu» raconte que 'IViîHAn eut
M»'pj de Corn, autrelant ou plus comme est le rn\f M.; toutefois, Ion
craint que son oncle ne remprisnnne par trahison. « Alors Marc
n'échappera pas à la mort, dit le roi ; j« li pramis en cetiui ostet, et je ti
tendrai couvenant. » Et Lancelol, qui a celui point estoit venui en ta
meson le ruy Artus, déclare devant tous : « Si m'aU Dies cumme^ se je
pouoie autrelant enmer le roy M. cofnme nul homme plus et il
avenisl qu'il mit Tristan â mort, il nu |M)urrait s'un tirer en aucune
façon, qu'il ne mourût de mu main, h Et ccste parole fu tenttc a une de*
plus hautes respoiuses que nul chevalier deist onques mis en la meson te
roy A. tant comme il vesqui.
Î62. A celte époque arrive à ta cour une demoiaeUe messagère,
envoyée par Tristan â Lancelot proprement, pour qui il éprouve unl^
amitié plus prorotide que pour aucun autre chevalier du monde. C'est
la même demoiselle fju'lseut avait chargée d'un message pour Tristan
lors du t<Hirnui au chrlteau des l'ucelles '. Elle donne au roi une lettre
de Tristan, écrite en furnie de lai *, pour demander si tout va bien à
ta cour. Une autre lettre est destinée h Lancelot; quand il rentre ïe
soir de la chasse, il pleure eu reconnaissant le sceau. Tristan lui
1. Vey. 1 UT.
i. A CM, rof, gHt bien ttiti rois, etc.
— t77 —
r^ii ' qu'il Mï porte biflD et lui dcmaDde de &os noovpUpN. I^ncelot,
[«>jinl relu la leitn* trois ou quatre (oit-, la communique à Dliciltcris, en
lui tl^rftoiiiinl dt.* La munirtir à d'auires. « Tristan fil cettu ti'.lre pour
nos esMicr, * dit Bliob'XiA.
963. La dcmoisoJlc port, av^c dos lelLres d'Anliur pour Tristan el gHe retourna,
Uvc et unp dr' Lani^oldt pour Tri»lau ; elle trouve ci» doruier à Tinla- chargée do let-
*gel, li baise à plusieurs reprises \e sct-au diî U lellri; dt* Larvce'ot ", qui ^^^ Ç'^ianf*'**
' vaauqua T. destvmfnriant et réconfortant. Sou ami lui recotomaude de
ftc imir sur >05 f^ardes coulre cl' tmart de Marc ; si on lui fait du mal,
LaDC«Ujt outerra comme amis. Lui*uiêuii* wj p*jne bleu el prie TriKtaa
de n-lourner cbez Arthur ft d'amener Im'uI, si possible. Trinlau lit
ensuite* la lettre du rut "*, qui se plaint de suu absence et l'en^cage à
[veoir chez lui A\ec sou amaute. La messagère rapji<*r(e â Iseut des ami-
rtiésde la )uirl d'Arthur et de Gtieaiévre : « Je lui enlendii> ' dire qu'il
donnerait deux de »e» meilleures citi*» ])Our vous nvuir dans son hôtel
ft tout pour l'ojnour tU Tr.; a et puii ri ii conU toutes Ut auira paroUs
tht.
La demoiselle remet la lettre d'Arthur au roi Marc, qui bai«o Orfère de Marc
le 6C^u devant les assistante. Il se doute bien que In messnpérn a élé ^ f.î2re**
envoyée par Trisian, el il en est iri's vexé; car Hptiuse bien que cmls
4u roiaumf (U Logrts se vont orendroit plus yabanl df iui qtit il ne ffi»
' : 'Jttf. Le*^ descriptions que fait la demoiselle de IViat florissant
d'Arthur lui d'-plaisont fort. Il *e retire en $a chambrt et Ut
la iL'iUt.- '' remplie de menaces à Min adresse pour le cas uù il ferait du
mal à TriâUiti. Marc eu e^i fort courruucê et penne désormais plus
' i ce qu'il faudra faire pour prendre Tristan, sans qu'il s'en
. Comme il n'est plus eu L(j^ti's, maïs eu Cormmaille. où il
Uf ciiuiit personne au monde, il prend la r^^oluiiou d'envoyer À ^
Artliur une lettre telle que il ne euide mie que tl entsoie en fnece\s] r-
Seitra de gaberie œrntne H fltt a ceU foit: il l'en chastiera se il onquei vre-
ptiet. Il eu fera une uulre pour Gueniérre. Ces lettres cumposées, il les
écrit de 8a propre main et y attache le «ceau de C^«rnou«ille. Pui» il
fait venir la demoiselle et lui dit de les porter â leur adresse. Elle
j nrpood : ■ Sir?, se H vas piesijit^ je parleroie volen'iert a ma dame la
Tvine Tl. avant et a Tr. autrasini. » Bt quant te rvy enimdi celé parole,
U a paour et doute de Tr., et pour ce rrjponl il a la damoisele : « Or
cSes, ri parle: a qui que vos voudrois, et puis ri vos aparci7/ie£ d'ater, car
Jr mit que Je i vaudrai enooier dedens .UU, jours, b l^ demoisello
raconte à Iseut ce i]ui ste jiasse; la reine en est inquiète et lui dit de
revenir le lendemain aupré-; d'elle. Au soir, quant Tr. vint a laeonrt,
ai le met an courant; Tristan pense, comme elle, qno Marc n'a Tristan ei Iseut
bonne entaicion en ceste chose ; mais il ne saurait leur nuins dans P'^"*'®'? **
II
.... T. .■..-.■ .1 M tercopler
' Arthur : « Pourtant, dit-iI, faites en sorte que la demoiselle lettres
•»rte les lettres de Marc. Si nous y trouvons quelque chose
in-
1. On lai 1 V MfMf. fliit/. f«i tf#ft«iir^. ffk.
f. Ub Iml I ^ roi, TrTfttrtim, Bitfn domt amtt, etc.
Sv Ca iai : A rat, frytf roM, gui fMir pror*vet, rl£.
<» liftai doBcMppMcfQiK le fol iPét^u an* furola dvtmt la dtanialto <T. I Ml)*
•u ■> fnm ! 0<L J) rot, rny, fui 4* iMmî *^4M U*» fûrtui «f hiem ek»«mt, «K.
Lusm. — TrùUin. lî
— 178 —
Artlmrlil In let-
tre de Marc,
qui conlienl aa
allusions à l'ft-
UuJtére de Guc-
nièvre.
Arthur nr com-
prenii pus.
gtti encontre nos deûst tourner, nous Ins rctiondrons ol enverrons la
ilfimoiMlf nillniirs, tout autrcsint comme sf eteaUistr.i roiaume de Logret.
Si l«s lottrpj- snut înnffpnsivrs, nous Ii-s fiTous panonir lollos quollpg,
on y nu'llâiil. un autn' prnaii. il m pvct chaloir quel » La ilemoittollo,
ayant icru ces instrurlîons, <lil au n-i M.nri' «|nVlI(* f^t priMe à partir.
Mai» M«rc se tU'Ho dVllo : voyant qu'elle nst ni bion avec «a daniâ, il
s'est décidé à ne pas l'envoyer et lui rt^puDiJ, par couwriurr, <\n''ï\ voul
alt(*uilre encore trois ou quatre jours et la fora avertir quand elle devra
iwrter le» lollres.
I^ demoiselle ne saitiit pas la ru»e, el, à sa place, Marc envoie un
vatet, en qui il a grande coutiance. Ce messagt^r a ortlre de repartir
immiMiatenienl après avoir remis les lettres, afiu r]u'on ne lui en
donne pii# d'aulrt's à la cour d'Arthur pour le roi Marc, qui n'en veut
recevoir nu(«rff ta Uiur ftarlU.
S65. Le valet trouve Arthur el la reine à la moBSo, à Cartion, et
lenr donue lee lettres. 11p espèrent le relrttuver apr^s l'office, mats lui
s'en retourne au&ii^itril. Renin' au palais, Arthur onvri? la lettre qui lui
est adresH^^fi * : <t Je nn cumprends pas, y lit-il, ((u'Arthur puit^e
m'amonnciiiter de tenir ma mort enlour moi: je ne res-semlile point à tel
roy a il en ceslui monde ; car il a ful: el goule n'en voit, vu il se ret ad/S
feingnant que il ne le voie... Avecfjwj son ancmi sr dori et en sa honte se
d*!lkti;... L'en Ujeuede l'endormie; si en [ci ïf.n chape a fol '..,«/ sa honte
li croiJft ad^. C<* roi devrait rne vouloir ynuid hieu, parce <pie nous
sommes compaingnons d'une semblable honte; moi, j'aunii bieuiiVi ma
snlîsfactinn en me vengeant avec tVlat, mai» lui *, ce ne fera il mie,
mie il portera ea honte a son col: pour quoi je vos prie moult durement
que vos li dites de la moie part que il tesse le roi Marc en pès, oevre see
euls et si reçart sa grant honte qui ti pfnt a l'iieitt. ... et vos meesmet prié
je iHQult que vos ne vos cntrentetfi de mon fel ne de Trgslram. » Cette
derrem'ere couple avoit te rvi M. ini^e enccs lettres por soi couvrir, que le
roy A. n'apercedtt meintenant que il efi^t dite teste parole pour lui
nuesmes. Kn efTel. Arthur ne comprend pa»; il ne sait rieu desamuunt
de Lancelot et de la reine; jamais un do lui en a parlé {tant estoit
Lanc. redoutes et le roi ArtU., et ta rtjym Giten. tant amee de tous eeuts
qui en son ostel repairoient}, à l'excepiion d'une demiH<ielte venue un
jour de la part de Mnr^'ain la fée: mais le roi, eonnaissaut ta haine de
Morgain pour Ouentt'vro, n'avait pa*» ajouta foi â cene driiimciaiion.
Arthur ne sait donc que penser de la lelin* de Marc et finit par croire
qu'il H'agit du roi Caraduc Brit*fhratt, parce qu'il a entendu dire que la
femme de Cai'udoc le trompait avec Hector des Mare».
?6ri. La reine, prioeemenl, en sa chambre. Vu l'antre lettre, qui est
I 1? '? l'* "***"' /*'**"*"^ *' ennuieme outre mesure; et parloit tout apertemenl
est ndr^9<5c rf'*«* i(")< '* desus Lane., que il ni atoit rienseetanl. Cette leltro rst en
«t qui la met manière de l&y; et li 'avait te roy M. envoie le dit et le chant ensembU
hors d'elle.
1. En pTDM : ^ tôt, rof 4l M tirant firftutaçtn, ^tn meinlt ffrnnt hont« ar*t (rltt a
wMnt ftane hoti\mt rt a mnnt Q^ntO, elr.
t. U« ini^int Jao> In Irttrr iti- Mnrr k liii^nl^vrc : flirn ''i Jourz un rAa|ir fui,
a. Il y ■ : fr rtfc .-Irluê ; f«in* <?vMi"fOf. t« ^iim- Vue vwit •* eitmn-tr (voy. rl>A|irHï, «
qu'il r«UMit « t^Ut, l* mèinp fMile «iMia 4'AUtm mm. : In vomur roj/â Artut m iU jt\% pour
tLomlnâUMi^'*-
^^179 —
I JMi^<, pw^^^Vf {41 ruine en ftut pltis a malaite et en çreingnour
I tt ifue eif t'itutast que il le frist oir lùut pUinrtnent par toitl '.
On j»>nfie liieu qu'a cH\e leciari" l;i n-iue f»i Imrs (rel!e-m*^iiie ; elle
Cûl m€itn en sauf ta Icure, en un tscrin, et moult menace cruielmettl U
roy Jf«rc.
267. BieolAt arrivf! n la fOUr Dinarlan. f|Ui y 1*51 fort bitn jvni. Dinadan, de re-
Laocelot «lit (ir<W*ui *vé_*o pn-sque toute «a liftrHV ; il f>sl i)<» fort tour b la cour,
|1BUlinLi><c humour, car In rtîiiif» lui a communiqu»'* lu k-llrn. Kn celui !r?."*^ ^^'^
l'impt aei/if fu» to ou Lanc. penssait a la fétonnie U rojt M. fi it tenoit
ftrà» de im'Us lettres, a ./ soir que il se couctwit, si U avint qué il s'en-'
fféonsi en son lit. Uynadam^ qui nuiult estait privez de Lanc., se c<mcha
, ûmqtus près de lui^ ne il n'awit taiens nul homme du monde fors nuls
.ti, !'■ • ''""itla avant que Lanc. et trouoa les teitres, qui de la nuin
U es. 'ï. Il lit, s'iodtgutr dp 1k citnduiti: de Marc, puis n*ptaoe
la U'ttr'- «M, ii l'avait trouva t-t fait ^miLlaut de dormir. LaucehH
s'éYcille â sim tuUr, voit Ditiailnu. i|ui <l<)rt moutl fort jxtr semblant, el
»'to ^^ nolire U Irtirr [iri*» d'unpTr'Ui'tn?. Puis il la deiTont aus dois cl
PH jelte les morceaux râ, Bt là, en lele manière que ja mes ne peitstmt
estre rasrmblees pour nuU aventurt*. Mai4 escripta /m a en son cwr, et
autrrtint a Uyn,, car %t Us a UOes .If, foi: tant uuletmat, et si les a
louUs tn M rem^mbronce, car moult e*toH dtf Ifçicr sens.
Cl «Il to UturraiMit*? pour ïrotiver \u\ m>> ir Marr el Di„n(|,ui vaut
w ' h lui «'uvuyor uiio U'Ure, iiun i- -i do Uu(^ r^pondr^ h
parl^ tout autreiint eonunc u cU n'en seiist riens Mnpc.
- ])ar le roi) ; cf tU- lettre scrji si otpreîuent porlan:
fca mfa Marc n'en aur^ reçu de pareiUt*^. LcfTS u comin^ice a
îre garde comment it les pourra ordctier el fngueU manière, se il
tes veult en rime fere ou en cont« lanz rime ou en mfrdcre de toi/- Car let
autrts qui a a-lui temps aiy/trnJ trouvé meint tay avment parU et chatdé
de t'onU et de rourtoisie e), pour ce que H tatotent a courtois et a Ions
tfirti de qui il fesoient dis. Or, comme Dinadau i^ajl que Marc est le
roî \e plus chetif^ le plu» aneanU, 1o plu:» viiein ei le plus faitti du
UKOule, il fera plaisir à lous. se il (et lay de ta icrj/oingne et il conte sn
[mauvestié. Ce fiera le meilleur ino\eo de dt'slioriurtT Marc; car co lai
I sera connu part^jul, el Dinadan y dira à Marc tout son afere. l\ se met
ilbikr & trouver t^xii lai, H pour C4 q\te il savoit que T. avoit fet le Lay
mer' nîr de .1111. lingnet semblables, si dis t a soi vteesmes
ifUr \tuitout autresint,.. et Irouarra, seil onquespuet, en
ml' '. merveiileui, qui volentiert sera ois et recordez en toutes
nur:
U
S69. Dinadau truete son Uî, et ensuite»)» chant tout rwuvel, tn teU
fMnitri et tJi tel guise comme il y afiert, et lui doane lo num du Lai
voir disant. i\ (a'adre^se à un h&rjieur tri's Imluli*, qui iHait du tout He t|» .. -,,-.::uii
ta niaon le roy Art, ; touz les tays et toutes ict chançons que les c^jmpai- • Heliot, IB
gmoHt de ta Table Iteonde fexoient, il tes harpoil si iost comme il en savoit le "'^T***^*'-
1, La Irttr* 6**m»^ alntl : Xalmx tM wutnAf (L mont) m U éot far*, Soft* é* nsvrù
Mkri« CK * trt pramkrr ■ut>i4N «n lafvlné*, d iprta te m*, do Vteiiiie, dau %'olt, Vt^t dw
tMt. Ut^Êk. ru \m^»<ti a iti «ott^.
— 180 —
dit; n les chantûit devant les compaignonsdé la Tabtâ Rfiondt, et l'en lape-
Unt Jfeliot l'envoisié, Dmailaa compte ulilooir du roi Arltiur le Ci^ngé da
barpmir t!t lui ujiprprut son liti. — Ud jour, il apela Latte, en une
chambre auqucx loiny da autres diambra par devers ./. tiergier ; e\ Lan-
CclnL, ayant. l'-tUKnilu (:li(inu<!r ce lai, le trouve excellf^nt. Dinndan
déclare qu'il nnvnrra le harpcur ou Cornouaille à l'occasion d'une
grant court et d'uni' ptHrui feste, pour qu'il y chante le lai devant le roi
Marc. Ilelidt scraavant du royasseiirè; il dira que Diuadan l'a envoyé;
puis il ira en Irallcs et ailleurs, partout où il y a des chevaliers
errants, pour chantttr lu lai et faire connaître Ut {frant bonté au roi/ M.
LanceloL est ra\i : t Vous avey. fait, dil-il, la meilleure resverie da
vé enîornou^ mond*'. * Les deux amis prennent la résolution d'envoyer tout de suite
Jille_ le harppuron Cornouaille; iUalueraTrit^taniJtf par%)i. tant ifulement.
Ileliot pari et trouve la Cornouaille plougée dans l'cpouvaute ; si
Tristan n'eût iHé daui^ le pays, Marc se fust mis en aucun fort chaatel^
se U peùst, pour soi dct fendre.
270. llel}"»» ', prince de Sessoigne^ a envahi la Cumouaille, ayant
entendu dire que Tristan avait quittt^ le pay<i> par maltalent de son oncle,
nr Ja mes n'i devoit venir. On lui a fait grant honte en Corn, de gent et
d'autres choses '; pour se venger, il veut chasser Marc ot s'emparer du
pay8.
Marc ei Ihoui sont à Tintogel; mais Tristan est en «(j'jour chex
Dinas, dans ce m^me chAteau où il mourut plu!^ lard de la plaie que fs
roy il. tiflst, ainsint comme je vos deviserai en noslre livre ^ {V 341),
Tristan est ma- Ayant été blessé d'une flèche, il est incapable de porter des année *
iode, '■ *
blessé
d'une ûèche.
Invasion des
Besnes.
371. LesSesnri, aunombre de plus de quatre cenie chevaliers, débar-
quent un soir, avant minuit, près d'une forêt ou il avoit bon port ' ri
viennent camper à deux lieue» engltxches de Tiutagel. Un valet, qui
chassait depuis le matin, reconnaît le^ Stsnes et court annoncer leur
arrivt^e à Marc; le roi est di'jà couché el craint un instant que ce ne
soit Arthur avec son arm^e. Il mande tous ses chevaliers à Tiniagel ;
et, pour ce que il ne savoit a quoi cejtui afcre pourrait tourner, fei il
prendre la roine ïs, et mener hors de Tint. Là, elle est gardée dans un
chAte^u très fort, par des gens de confiance. Marc prend conseil
de ses Imrons; ceux-ci déclarent qu'il n'y a qu'un moyen de
salut : envoyer chercher Tristan, qui, tant de fois déjà, a sauvé la Cor-
nouaille. Ijo roi s'y résout, bien malgré lui, et demande où l'on pourra
, trouver son neveu. « Chez Dînas, r> répondent les barons ; mais il ne
crerchar'chM •*™*"*' "*'* ''"'" P°"'' 9"^* " "' *• Warc envoie donc un messager au
Uinas. chileau de Dînas, situé non loin de Tinlagel. Tristan est au Ut; ses
1. Vu.: lletfatii.
t. Plu tutn, «prte U seconde biUUIc, nplfiti lUt : .Voj rtniimn m Corn, pour tfngitrmnt
•fMÂoansur 9110 etni dt Com.mfi firent jnéti, U n'a mie tnrorr çrammtKt Utttmpt.
1. 101 snsi. (Cf. g \i\). Cm ta». ilantM i'C[)rticUiit le iléixKiviiinil d'aiirt» le* poème» l^ &3S •
m).
1. D1m*6 d'One taittv. — tttaatm «•! le wttl >|ul noiu dimne r«i|iliCKUi>n tk cette bk«wr«;
vor- plo* loiC' S '83 b. Dans u vcnian, Mnvuiiiin dc« Stme* » Ueu entrr les dciix nopriMm-
■MtnenU ds TrUUQ.
fi, Â.f^\tt UD peu plus loin : te Part dt la t^rttt,
A. La r^puipiuice de Mue i fuln vmtr TriiUn, aliul que i'ifnoruiM dai hanuu, «it tifen
tnoUvèc lIaos Tr«w»B.
^m —
itvs DO lui pornidteai pas oucoro de portor les armos. n gue
roi, dil-il, làcho Ji^ «t! maiiiU*uir cnnlm les Ststuf.t et sr gart
ÏPOfefxenl ^ut ii ne face trop çntnl tlesroi, et pour son preu, et pour
f C0 çue U n'a mie horine chfvaUric avfcquftt lui tu. si puitsanl comme ont
' gruU de Sessoingne, « Il |iruniet iIp venir en tiîtlo â Marc au bout de
dnti jours. Le messager rotuuroe à Tialagol et y trouve plus d«i deux
onit9 chevalier» assemblés.
il7S. Le roi fait faire de grainU pr^paratif» de guerre. Les Se*ne$, Première bft-
«ppretiani par leurs espions que Trislau cj^l îocapable de combattre, taiUe.
aisrchetit sarTiutagel, rangés en quatre corpf) de bataille. Marc, jum-
sant qu'une attitude purement défensive accroîtrait ta confiauce de
l'emiemi ei rendrait les chevaliers de Coruouaille plua couards,
ordonne une sortie. Diuas commande le premier corps de bataille,
Andrel le second, Argons '. chevalier de la lignée de Marc *, le troi-
eièroe. et Marc * lui-m^me le dernier. Dinas .-«e signule dans ta
bataille; mais lesConiouaillaiîi «uni tnqi peu nombreux; tous les clie-
' Talîers du pays nr tont yn^ vfuus. L'arméo royale a le dessous el se
I net en relmile. Marc se distingue aussi dans celle juurut^e ; mainte
Mtjineur Jps Se.rtws su^ia-^s-e tout le monde en bnivuuïe el lue dix
I bûmmes de fw maîti. Les .Seines poursuivput les CorunUdillai^ jiis<ju'i
ta purte de Tintagel : ils seraient entrés dans la ville a fine força
ie c€ ne fust une porte cûulfice t/tie t'en tessa cJieoir d'amont. La hernie»
en tnmbitnl, tu'* quatre Sesrifs; dix aulres, qui (étaient dt^jû entrés, se
irvuvent enfermé*?. On déplore beaumup l'absence de Tristan,
Les Sema mettent leur camp des'ant Tinlaiiet, et Marc envoie nn
am]T(«li mei^ager à «on neveu p^iur l'informer de ce qui e^ paw*e.
Tristan n'e^t pa^ fàehé de f^avoir les Cjornouaillais «n son dangier et
mtrt tes meins. ïje messager lui apprend qn'fseul est «oumi&e à la sur-
TÛHance d'Andret, dani; le Cfuuteiagu. On ge trouve au lundi : Trîitlan
bit dif« au roi qu'il arrivera le jeudi ou le vendredi.
273. Les Se^us dévastent le pays. Le iroisième jour après la
haiaille, Helyas, >oyaul qu»' les CtjrnouoiUais fesoimt mauvh semblant
à'euls deffeiidre^ ouvre dt-i négiiciations pour la paix. Marc ne repriusse N^g'V^ialIons d»
pa» *e* av;ini-fiî ; il craJul que l'aide de Tristan ne lui fait-v^ à la fin paix.
défaut, ("lU même que sou neveu ne passe à l'enuemi : or, en ce cas,
fiustni il loui a la mort. Helya? deman<le que la CoroouaiUe paie nn
trtSage k \n Sessoigne, comme jadis à l'Irlande. Marc obtient un rcpît
juiqu'au lendemain, et envoie un troisième messager â Tristan pour lui
aiLDonc^^r quelle honte menace son royaume. Tristan est presque
goéri; il s'indigne de la couardise des Comouaillais, et promet d'étro
à TluUgel le matin suivant. La joie que manife^teut les gens de Marc,
à celle nouvelle, est remarquée par la» sentinelles des Semej ; mais
Be!ya& n'eu peut concevoir la cause. Même le retour de Trislaa, Btip-
putté |>ar un cLevalier, n'expliquerait (laâ suTQsammenl la joie des assié-
gé* : Tristan ne saurait les défendre par sa seule prouesse.
l. Jrâtmt MM4i ^rçQ» Mï) jlrfiu99i pic aiHDiiiÉ dani IWnl daoa ISn, lA«Qttl ot 4m-
mH aiom 4a am anou.
>. Vm 174 lâtlM Usait ࣠Oam.
9, 0«bai«H>flS4
— !82 —
Tiislna viuiit. 274. Tristan fiart avec dix chevaliers qui lui sont nLUcliés ot i
guiviniL liahiLueliompnt. Ils dicvaucliont par brochcM et par boiâ, de
mat)i(*ro ù n'ùtn' {K>iiit vus par les Sesnes; mais, arr'ivôs (J.ins In plainOi
on les apcn:oit. Un Sesne ' cliprchc, avec «ïîjt chcvalirrs, â les empo-
cher d'enlnT dans Tintng»;!- Trislau alial quatre di» aos adversaîree, 01
ses ï;nm]iagnri»6 reavonscot les sepl autres.
Il» fuitrcnt dtius la villu. Marc x avance à piod au devant dû son
oevoii. TrisUiu d^&ciMid do cheval : bien qu'il no soil pas ûocore cntià-
romi'nl gu^TÎ, dédare-t-il, il ae fera pus di^faut à la Comauaillo. lunt
qu'il pourra touir une épée on main. Il domaudoau roi si l'on ne peut
avoir une rfstuible jtts , car il ne n(* tie guère aux CornouailUiâ; mais
Marc ponso que* cVhI peu prol>a)dt'. En ce momi*nt, un vaiet vient
annoncer que los Sesnes plcureul la mort do» cliûvalicrs qui avaient
attnquo Tristan et sot» eompa^Il<Jnt^. I*uii^ un clievaliurarrivu, dt> la part
d'Ht'Iyas, pour savoir la répoust' do Marc : îl parle hardiment, et lan~
gwje d' EngUterre . Tristan lui dit que Marc ut le» siens synl prî'ts pour
la hataille. « Mais vnti.s ne pourn^z Utnir ciinlre nim.s tous, » objecta le
mestiagcr. — « Advienne qne punrni, » réiiond Trii^tan, et il lui
acreante que los Cornuuaillais s.i* Itatiront le lendemain. Tristan ne
duuli' point de la dôi'aitc dos Sesrus, Sur ^on conseil, Marc envuïe bri!i<
1er leurs vaisseaux, afin qu'ils ne puisKOUt s'Miappcr.
Uotuiàoie
taillf^.
Tristan fait mor-
voille.
ba- Î75. liU lendemain, Ich 5«#n«« forment de nouveau quaUi> corps d»
bataille. Tristan wl ordmant lee CoruouailbiiB a son sens : te roy M. ne
s'en mtremel se petit non; il Usât toi Cafeie desus Tr, Celm-ci forme
uix di\isions, dont quatre, «ucressivemeni, chargeront l'enuemi tôt de
plein, liuidi.s que Uïs deux autre*: ironl a la Iraversse fere tout ce que Tr,
leur enseingnera. Si Tri.stan leur faut, il sont tous atourne: au faxllir; il
n'ont nutc autre esprrance qu'en T. tant seulement.
Trifltau, qui se inôlîe d'Andrei, d»»une le commandement du premier
corjis k l)iaa^ et celui du seconil à ittce, brut chevalier du royaume dfl
Lo^^rcif. Ku outre, il met a chaxcune {bataill"] un preudoume, les meil-
leurs iftiâ il savait eslire, pour aidier les a conduirr. Il ge fiiit accompa-
gner lui-môm»-' de quarante ' chevuliers, de cents ou il plus se fioil.
Uinns commence la bataille. Les Sesnes se battent en dt'tâCëpért^â ; ib
savent qu'iU tieraieui perdue vn ctis de ili'fait^it, puisque leura vaitiî»*aux
sont briÙéîi- Dinus e»t pria» d'iHre vaincu, quand Tristan lui vient en
aide. — Helyan. qui se fait jour pnrUiut dans; la mêlée, rencontre le roi
Marc^ qui moult bien t'atoit fej^ant de la sruc pari : il le reconnaît à aes
arm(>s richement ornées et le reuv^Ts^e île cheval. Les Semés vont s'em-
parer do Marc, quand Tristan survient et disjKTsc tout le monde,
llclya» ^'enfuit, étourdi par un coup elTruyablc que Triâlau applit|uâ
sur aon heaume.
27Û. I<fl Miir, quand les deux armt^es se retirent, les pertes 8<inl
grandies des deux ciH^. I.e lendemain, les CornouaillaiK ne font {la.* de
sortie, parce que le roi est un pou navrée mmi te pis, el se lamement
] ftnmmii, dit n4, nuli suu dmiiiir le notoi lui aulTM, uml aiinplctueot ; l* ckméti»r
(miu tMiin).
3 ïl-
gulier avoe
Triâtao.
I
ît (Mi:>!nM(i. [Miur uplrp fuis onU'tidus *lr rcniienii :
ri^lAU lus btiini* H J"*.-* rfionfurU*. (\rui rln-Milicrs, saiiH riim[it<>r la
fouli'. uni |»éri tituu ivtti* hiiu1ll«-, la jtltis irrriblt qui »i* s^nt. WxrtHj en
Ci'ruuu.tillt* ;iu It-nips fin rui Miirr. Les Sfsnes, tlimt In» jicrtfs »oui
eacùre plus con.sidt'rjililtis; , n'en fctaUul miv M sfmblant. lîelyas,
^'tvîtni ipiH <f- humnicp [iri*ftTL''nt U innrt » la fuiir, M'iiflrnit st* ballrc
: lier avi'c Tri-^tan Mrtlxrr les i(lij<'<Miims lies Scm«, qiii HcUns proi»ofte
Li 'ip à leur s(^ipnfMir, il ch^irgo iin rhevulior d'un m^i^saçe uârombatsia-
jM»ur ie roi du Clurnouuitlo, O l'h^valior invit»» ilfilxirtl Marc h rpcom-
moncer l«f huslililës. Trinlaii, (|ui u voîllô tunl dau« la nuit |K)ur Wm
/ïrr£ garder Tintayuet. durl uuore ; Mare, uv MicliAot rjua n^ptindre, le
^f;iii .Lin,.h>r. Lo iijei<sager déclare qui? éi lL'9d>riiuuftiîl.tis iio ^uI)l pas
:i guerre, Uolyas propi):»!! dt# w battre ou cumltal siiiKuliur
'n 1) puur éviter trop grant oetùvtn de cent. tS'it est vaincu,
•iingw wront lièi art en at>anl au commiind^nutU dt CornoailU ;
^ '• .> {Mie, la Cftrnouaitle {Ktiem un lrfuagea.MX Sana cumine jadU à
c€»ils d Yrtande. Cclto njuvenLiun sera jtirêe de^tieui paru.
277. LcH Cornouaillais délibèrent. TriuULQ leur demaDde s'ils oe
V " ' liHCnille aux Sesruu; ÏU répondent qu'îla
r iv, qu'ils oui if<»p stiuffinrï. « Accepte)!,
>]ÏMial-iU, i-i! tiuiiti^uu^utttj llelyas; vou^î on st'ntz smis peine le \ftin-
qaour, — Fourqiini l'un de vcniâ ne se baitmil-il p.iB it ma place? —
Parce i[\iv Udus savons bien que vtius êle--i un dus meill'Jiir!» l'iieviilier?
d« monde. » Mais Tristan leur rappelle qu'il a dëji bien des ft>i»
rtfque sa vie |»<iur mix et qu'il nVn a jnmuiK eu gtterr^dott se mauves
iwn i i Entre cor, qui df. ï'orn. mîcs, si tsUsiez w\ dt vas qui sf puisse
Cùmbùtre encontre lïelyas : car qui Us honneurs de ia terre tient , il di/it
btrn son cors nietre en aventure pour tex honneurs dépendre. * Alors M:ut
atminilte Ton : t Ne ro» prenez pax gardf a cestui point a ta felonnie de 1^1^^^^^ ^ lojsae
nat ; » il !(UpplM sou ix^reii de saiivrr rnnore UDC foix la Cnrnouaitle. n<>chir ptr lfl«
Trisuiu bP rend k cee prièrns. en exip»nnt toutefoi!4 qu'on jure sur le«
Miaiit de no jamais rien enlrepn-ndre ruiitre lui, ui pour l'amour du
rui Marc, ni pour aucune autre rai/4on. On s'empre-^se clo lo ^tislaire,
et Tri&lan lise l'iimiaut du combat» qui duil avoir lieu 1« lendfmaîu
dauâ la plaine dri Tiiilagel,
[• rîere« de
Murtî oi r«n-
Mflt i M bat-
tre.
S7B. Le lejulemaÏD, les Cornouaillais jnmnt de payer à utujoura lo
trU>ut îH llplyas ost vainqueur, et les Sesnts de fert de tout en tout le
<^f\ m indûment dti Corn., h leur champion rsl Niiincu. — Tristan et
1' 'Ut seuls sur la place. Un penlilhnminf' de Sejsoingne si met
/■ 'i: le cJiamp, et te roy M. , gui de l'autre part atoit. i inet T. tout
en pitiutani; car il a prandj^ur d'Hely.is, l'nyant éprouvé deui fois eu
hataille. i3eanronp de preudoumes et de chevaliers pleiireat ; Marc et
i S*sntJ prient Dieu.
Le* t\fn\ ad versai reti b'abaitenl l'un l'autre et commencent à esexi- Le comltai s'm-
iner. L« prouease de TrÎRian impo<« à Ilelyas. qui s'en vet gardant au gulior.
pixa sagement que il onqttes piMH. Sea coup» néanmcdos Aunt lK*4^ vigou-
rrux. et Tristan ueae souvient paiides'tH rebattu avec un chevalier aussi
Kdoutable, »i ce o'e&t aveu Laiicelol. tl oiénafre donc ses Torces ; les
Gorrtotioitlaia «'en eflraieui ; Hclyas prend le change. S'imagiuant que
lyoÂ-
— 184 —
TciêUtii r.'st u liKUl lie furct's, il se eommertce a aôatutonner plus et plus;
au déB(.«Hpoir «les Cornouaillais, à la ^loiro des Hetnes, Uelyas vet for-
ment la place porprenant detus Tr. Suuilaiu cf*)ut-ci chance df> taciiqti^
et accable son adversaire, ([iii «> rolire uu peu, Hf«t sirmÙlant tout aper-
tâitunt que il soit comme mort et que il n'ait pouoir de soi deff)mdrc.
Tristan a pitié d'Hel^as vl lui pmpose d'arrtHer le eoniliat, à couditiun
Tristan est voin- n»»> I^» Sesnes ft-ronl le commandement de Corn, ilelyas * tombe à terre,
quiMir, épuisé : Trisian, se louniant vers les lian)ns de Sexjoitjne^ leur dit qu'il
*' *vflA* dépend d'eux s'il lai&»eru vivre leur Beifîrieur. Ils décliirent rpi'ils soûl
préu À se soumeLtre. Marc laisse soa neveu mailre de In vie ou de lu
mort d'Helyas, et Trisian IVpargne *. I^a Seines s'agemiuilleni et
rendent leurs armes. Mure les fait enfermer dans uue vallée située au
milieu de la ville : le Val de ta Porte, ainsi appelée parce qu'il n'y avait
qu'une enlrt'ïe; ils n'en Kortireul qu'aprcs la mort de Marc, «l *mw(r«ïi
adont a gasl et a destruction toute Oornoaille, si que dèi lori en avant ./.
grant temps rendi C. treu a Saissoi^ne. Mais a tant Usse ore le conte a par-
ter de cestui faity pour ce * qu'il ^ napartient mie a no$tre livre, vt
retorne a nostre première matien,
279. Kn eeste partie dist le conte que grant joie et grant feste firent
ceuli de Cornoaille quant ils virent que ai hien leur estoit advtnu de la
force de t'ost de Saissoigne qu'il avaient ainai emprisonnée * el mise m
servage [Z^a î* I a).
Le roi Marc tient cour plciiière pour célébrer coL heureux événe-
ment. A l'approche de la fête, le harpeur ^ envoyé par Diuadau va
parlera Trisian, qui lui promet sa protection et lui dejuande des nou-
velles de la cour d'Arthur, ajoutant que, s'il plaît à Dieu, il y rejoin-
dra procbaincmcni ses amis.
Fètc & Tintagel. ?80. Le lendemain, au beau milieu de ta fête, Ieh:u-pcur entre au
Le harpeur exé- palais de Tintagel. Marc le prie de fiarper. lléliot exprime la crainte
Ti^^'^rf t ^^^ '® ^^^ "^ ^ courrouce du lai qu'il va dire; maiis Marc lui assure
vant Marc et '^^'^^ "^ ^'^^ fâchera point. Le harpeur accorde alors son inslruoienl et
sa cour. demande au rot s'il a jamais entendu parler du tai voir disant ^. a Or
sachiez tout certainement que vous onques a nul jar de voslre vie n'oistes
iay plus voir disant que ccstui at que je vous diray orendmit. » Et il le
fait entendre ' au roi M&fb en présence de tous les barons de Cor-
nouaille.
Man: est courrouciez oMltre mesure et trop triés durement : « Frère,
dit-il, se Diex te sautt, qui fist cest lai/ que tu as ore harpe ? » Le harpeur
ne lui dissimule rien. « C'est, continne-t-il, parce que voua avet dit du
mal du vieilieur home du monde. .^ de celui qui tous les bons a seurmontés.
I. Ce qnl tait, <UDt {irawiiM llDiIblt dM» Sll, «U aonoA d'iprti aU «t hH ■atm.
». Plo* li^In. Il Mt dit qtteTr. l'« UU, voy. ^ S».
l. f't-, torn. nuuu|nf <tan« 19.
4. CI» «In muiiueHt SS&.
:>, lh5lHit du DU 334i c«3 premiers mots, ta oimtiniutloQ dlrecbe 6m donim moto 4t sa&,
sont i*ArrM.
0. Fis du nu. SJM, OD It naUi un U derul&rc eolonn» est bUnc.
7. VJiail.
B. Cr. i M9.
tf. Le tjii voir ditanl. ■ Tant aui tut lU dire leu, clc. — Une Iacium du tai. 774 conunetice
«a niUkti lie ce 1^ ) l* au. De repr«nd i|u'k U cuDVvrwUoo dlMBt »vec Dliuulâii à U iùjwmn
Qaidc -, V. § SU.
— 185 —
f . « [H«t te tault^ comment eils tu hariirment de venir en i'orniKtiU9 i^ bsrpmr 8*
pour dire de moy tfUc-i jM^ilt-t ' — Sire, gui fait tes çrafut folies iU «aj moque de lui-
v^onitf fors t/iM' li fol tant Sf^utcment r Len fois si font tfs grain foUft, ci
te» ta^es font Us tem... ht folie qui rsl en moy si m'en U>mna te harde-
tncnl de te dire et ce aussi t/ue votts m'ofseiirastts. Sire, or Drttti atf je
rtspondu selon ta folie dont je suis garnis. » Lit' par »a promffM.', Marc
tir\> auctiTi(> Vf'iip*nu(>! du tmr|i»*ur. mais lui nrduim>* fl*> qiiitli'r au
ilu« \dl \ik CtirDuUiiille : n Ilonis /s, se ptiu y demeures. >• H«<lit)l
^pond pour lui pltis courottctfr : <» Roy March, eiU Itix est tous nou'
itix, et nouiclUtnetit fit trovés; et, pour et que lendit eoiumunenumt
et en provtrbe : ■ de nouvel tout m'est hei, » cuidoie jf qu'il le pletist ;
iftoù puis que je toy qu'it ne te plaist. Je m'rn tairay a tant, que plus ne
t'en porterai/, » Quant te roy M. entent que est le voit gabant en tel
mtinier$, il lui rt^pood furi*.'ux : « Frère, or tosl vftides toy de dw^snt moy
et n'y arrête plus, car je te feroie futnmr du corps ; se saches tu rraie-
ient. » I^ barpcur, sachant que Marc est moult * fel, «c réfugie
aprèf de Tristao.
&OUp^'fJIHIf
rsatourdutal.
281. Le roi e»l duremeat troublés et penssis de ret iucideot. Il ne Miirc
peut croire que Dinadao eOst si mal cuer vert lui ne si mate vueiltanct. d
Le véritable auteur du lai doil être Trintan; Marr i*u a hi ciTlilude, n il
se vengera : ni .lerineiit. ni fxnnee . ni créant qu'il ail fail n Trislan nu
^tiendra lion cmirle d<* li* mettre a destruction du corps. lA drifiLile
l'HelyiLS, U dt'livrance de U Cornuuaille, ni tes ycrviees antérieurs du
irixis ne compteul plus jHiur rien iiux yeux du rtn Marc. OpeDdant il
dt£B-imule huhilemt'ut, il traiie suu imveu do la Taron la plus amicale ;
1*1 se mess. T. ftut ./. des plus layes hmn\f.\s du monde, ne se peûst il mie
apercevùtr de la Iraliison et felonnie que le rot/ pensse encontre lui.
De* »|ue la c<mr est départie, Tnstan rentre à son liùlel. Le lai
lui a Ix'aucoup plu ; il ^e le fait ré[iétpr {tar le barpeur. Puiâ il lui
rrcnounande de rt*tuurï\vr coûter tement , pitur éviter des désagréments d(î
la i.art du roi, et le charge de dire des amitié): au roi Arthur, â la reine
IX conipagutms de la Taldfl Konde, surtout à t^nceUit. Ia' barpeur
j«jU>urae en Logres et s'ncquitle de la commisaion que Tristan lui a Lw hurpeur re-
î, — Le lai Ut connaître partout la mauvestié du roi Marc '.
?8? a- En yeelui temps oerist .lans double mess. Gauv. Lnm, de Gates, te
Mchemlier. . . [et qui voldra troir apr.rtrment cornent G. ocisl L. si prenge te
trede monseignor Hoh , de B., quar la la devise il tôt apcrtement^ etporce
ne Le volotn nos mie deviser m nostre livre, ei sachent tuit que — ajoute
12Ô99 * — lin /wi de temps avant ce que Lam. fut occis^ /ist U roi Marcfi
lourn»s en Lo-
gn.-s. fmpor-
tau yvMi Al-
Ihuretftaoour.
I. A <« toiA trnammrr. lUt» l« mv V4, f Stt e, ans Lkrmir lulIqiAt, Uatiloane aBlraiite
élavl pr«l^ hl«n'-hr i>n- 1*r-<i»r «•■ toonlnr, mn f IM «, fi«r l'anlv^ (le Trifllui CC irtïnit ca
, r , ■ - * ■ ■ • ■ ■ ■-
itr (le m Ir. ) US) : «an U lamt (^ 17* •! m
|f- l'rtttam H dw la roiiu Yumt. f n eSêU jmrUt fid
'(■r 1^ ••<'>. j.tr, .juf .tprUeéfusH hmrpt^tr ftuii partit ^St Coru9uoittt.
, tC • ' Mnrnit rrnilafi-vm» an jKrdbt, uma le Isarlts, «1«., ^s "îliî. Ufane l«1e
s. Xi^rj à'jixuf iLrjRUmlrrt le r^it de cvUc inurt pli» luln, t. i SM «. Poor 9V. r. f 3«7 *, et
^tm 717, *7, «9, 100 «t "J, lo). wmI. tacqotcot ccU [>li» l«b. r. g U7. U Tar- Jt*/ , p. S4^.
— 186 —
757, etc. 282*. Trislan est hoiireux cepoudanL; car, malcré U vki-
iflidii) sous ly lance d Andret, iM ]>arvieMt à voir àouveiU la rcuie tnijus un
laurier. laurier, dans le jardin ijui est au pied de la tour d'Iseut. Mais
Ândretf rendu plus clairvoyant tjue les autres pixv la baiuc
I. Piiur ce qui pr(*cè(It? dans 757, voy. Jj 353 lia.
*2. Ici 97, 349, 100 alianiionnonl la v^rKioii tle 336, etc. pour adop-
ter celtu lie 757 ; 77^, qui déliiKe ici, ol 34U tUmuent 1q même texte
t|ue 97, etc. (v. l 281, nulej.
3:16, etc. prendre moru. T. en trahison ti U fini mettre en prison, et le tint itiuee si
gratU temps a grant douleur et a mesaise que P^rcevat de Gales vint en
9^ La ma. 99, fol. 376 d [après les mots : ain^i la maitvestié du ratj
RjMKode d'Ali- tVorc fit puis cognrû's) par tout le monde) intorcnte l'êpiisodp d'ÂUiandni
x;iiidr« ror- |'or[ilii_-ti[i k Io inuriiui de Sorelois, qui sont donnés au«si j>:ir Malory
d'après un n\n. voisin de 99 :
pMiu.
28-2 b. En cestc partirait U contes qut voir fu que le roif Marc df Cor-
noaille occist un sien /rrre que il avait * . Eisa sirourgr quant elle tceùst la
mort dr. son martj si s'r.n foxiy atout un iitn filz, ipje Marc fait en vaiu
ciiercher, car In vouve a giigni^ le chiUeau de Muf^auce ^. Elle est lûon
rivjtie par |o cbâiHain.qui lui dit que* h-, chùicau t*si à elle. «* car ataii
U commanda vosire pcre quant il nioru, et Je sui vottre prochain parent
de par voslre père, et ma femme est vostre cousine germaine. » Il jure
di^vanl le |HMipU' de tenir duréiiuvant le château puur Angtediz, tîlle du
rui Ranner de Miranseis. et h-s maistrex personnes ruiulcni liuinoiagu à la
veuve, qui reste à MapaoLu un tuutn sc^runti^ Sou HU duvieut grand et
beau ; on a uu tmiu d« lui caL-licr la vôntr sur la miirt de suu père. Le
chAtelatu anuonce au jeune Iti'inuiu, Atixandre i Orphelin ', qu'avec la
peraûssiûn do sa mère il l'iUHuni chevalier U jour de ta fttte yoUr*
Vame, qui pst eu martï, Alixaiidre lui dit, suis vouloir prpci*er, qu'uu
hoiiuue lui a parli>, dan» un rijvi<, do la mort île non père ; le cliàtelain
cliauge la nonversaïion. A la tigiltc de la fêle, Aliviuidn*, avec vinpt
autreu jeuues pins, \filli*nt dan.s l'éf^lisc do Nolre-Uame, près do
laquelle en fait ferir^ enmg Us rues, une quintaine. Anulfdîz y vimt tout
droit, et puis si trait de de^ous son manlel la cote et ta chemiso ou son
Twntliiniic, «nu U raninUr, l« irmri .ïc ]JHQ i II fut tu# pur Ira 11l« de U>U> ntl dttfrla di Carta'
çlnitlr Itiii f-'i »*Mi^ I« eliUMti «In Muriciiln}
Lcm». 101 ili ■■■ •■■■■■ r-- ' • V-r— '. - ■'■ -r-r- ..'..i-i.i/....^..t ..Ii-t^.
sIml, .':Iv iiii.rvnTtiwi'liUl'ilokSiMlAf.
t, C« ponoamt^t figura «uni duoi l« nitoAu de faiOKUdd. tl du» !• us. IVM s «f. f 991 «.
— 187 —
qu'il porte à Tristan, ne tarde pas à s'apercevoir (f* 38) de 757, etc.
c€s rendez-vous, et les dénonce à Marc. Un soir, le roi nionte
sur le laurier, armé de son épée, d'un arc et de ttèches, avec
Comoaille et délivra mons T. de celle prison *. Mais puis le fist le roy M. ^^®' ^"^•
prendre de reehief et le fist emprisonner, que foy ne serment qu'il eiist
fait a Perc. ne l'en retint oncquez que il mons T. n'enprisonnast de
reehief; {et tôt cest afere devise mes sire Rob. de Bor. en son livre tout
apertement, ajoute 12599). Que vous diroie je? Moût fu longuement
mons. T. en celle prison avant qu'il em peU^t eschaper^ mais toutevfÀiS
1. Ici 108 (rt Janot, Veranl) donnent des extraits de l'bistolre de Peirevsl et de Merlin :
'282 c. Arthur tient sa cour un jour de Pentecôte; les places de la |03
Table Ronde sont toutes occupées, à la r(^sene d'une seule qui reste
toujours vide ; c'est en souvenir do Judas que Merlin l'a arrangé ainsi.
Après mengier^ on va aux champs pour bouhourder. Perceval se dis-
tingue ; Helaine, la sœur de Gauvain, l'admire et, l'engageant à se
mesurer avec les compagnons de la Table Ronde, lui envoie des armes
et sa maruhe. Il abat tout le monde. — Le roî lui raconte quo Moys, le
faux disciple, avait été fondu à la table de Jo.<ieph, parce qu'il s'y était
assis malgré la défense du maître, et que Merlin avait interdit la place
vide à qui que ce fût. Perceval voulant néanmoins s'y asseoir, le roi ,
prié par Gauvain et Mordret, finit par céder à son insistance : Perceval
s'assied. Alors la terre s'entrouvre ; une voix blâme le roi et prédit
des malheurs à Perceval et aux compagnons de la Table Ronde. Per-
ceval serait mort, s'il n'était le fUs d'Helain le Gros* (P* 299 c). I^
1. Ailleors dans le ms. fpar exemple ci>aprcs). il est le fils de Pellnor ; cf. 0. Paris, .Vertim,
pp. xxn et Lviit, roar le Siège périllcax dans l'antre Tersi«in, v. | 311.
mari avoit esté occis, qui encores estoient toutes ensanglantées *. Lors les 99
prent elle et tes gecte très dessous la quinlaine ; ayant expliqué aux assis-
tants qu'elle veut ainsi engager son fils à venger son mari ', elle entre
dans l'église, où Tévèque de Miranseis chante la messe. Après la béné-
diction des armes, Berengier, le châtelain, fait chevaliers Alisandre et
les autres, qui commencent a bouhourder très davant ses dames^ et puis
s'en vont a la quintaine. Tout à coup Alixandre fait arrêter les jeux
d'armes et envoie, par un écuyer, chercher Berengier : « Voilà mon rêve
accompli, i> lui dit-il, en faisant allusion aux vêtements ensanglantés.
On parle beaucoup de cela, et on recommande à l'orphelin qu'iliz]
pourchasse l'amour de Tristan ou de Laocelot avant de commencer la
guerre contre Marc. Atant de/inerent leur conseil, et pourchassèrent com~
ment Hz pourraient avoir l'amour de Tristan. Mais a cellui conseil estait
un traictre, qui s'en va trouver Marc et lui apprend tout ce qui s'est
passé. Ce traître de Magance reste en Cornouaille sous la protection de
Marc ; celui-ci fait venir un chevalier qui aime Tristan autretant
comme faisait Dynas, et lui dit qu'il connaît les intentions d'Atixandre.
a Je ne saurais le blâmer de vouloir se venger, )> répond le chevalier,
qui a gros cuer contre Marc à cause de l'assassinat du mari d'AiigIcdiz.
1. 11 B*a paa été raconté, oonune dans Hmlory, qn'Anglediz avait conservé ces Tctementa.
S. Dmm Mal. eU« loi fkit Jnrer la Tengeance.
— 188 —
757, OU.
336, 13599
103
M
l'inLcnlion bien aiTÔl6o do twet* son neveu, dès qu'il aura la
preuve certaine du crime. Il fait clair de lune. Tristan arrive
le premier au rendez-vous, voit un homme caché «lans Tarbrc
en fut U delim-é {en ia fin l'2599] tnaigré le roy, M. *. Et tant fist pws
{par fin estavoir (2590) qu'il {ùsi de eelé prium et 12599) prisl Ir. roy
AT., son Ofiele, et l'emprisonna [en celui lieu proprement ou H avoit esta
1. Voy. na I an f. In rdcit que doDuc V» ilu scctnid empriitiwaeaDeiit. On relruuiren bu yttrti<s
dititi 99, le ItxU: de 8M. lu»». Ponr Trnuun. r. ^ 'Jet ti.
voix fail savoir eucort> «|uc lo rui Pescheor, qui garde le Oraal, ue
[Ktiirra rflru gu*^ri (jup par un des clii»valiors île ta Tnblo Ronde, qui
gtTS chovaticr parfait Hvaat d'entrer che» Ib roi. Il demandera et on
lui expliqui»ni, de ta lance et liu graal, qui on en aerl; alors le roi g\\6-
rira, i?l la pierre qui s'est fendue sous les pitMlK dp Percoval sura res-
soudée. Ce sera la fin de tou» les enchantemonU de Ttretagne. \jos
compagnons se délprminpnt à aller en quélo de la maison du roi
Pescbeor.
Pprceval quiUe la cour eu serrpl, sans nul eongif , el arrive chez un
ermite, à qui Merlin a prédit iiu'il vivr-iit jusqu'à ce qu'il ait vu Per-
ccval, le fils du roi Pelinor de Listeimis'. Percoval pri<^ Termite de
lui dîro Cl! qu'il .«ail sur Merlin. L'eruitto raconte comment Merliu,
ayant délivré sa mère du juif<< terrien, fui porté, par urdre de l'évéciuo.
à l'autel du l'église de Notnî-Diune. L'alibé de l'église chuuta la
uiesee, puis il porta l'IiosLie devant Merliu et lui dit : a Petite crp.i-
lure, sais-lu ce que je tiens à la maiu '( n L'eufant répondit juste.
L'abbé se âeswati et revint dans son babil de moine devant Merlin.
1. Cl-dusoB SOI) pèM MJiIt HfUin le |rr<iï. — Nuton« une dAna U9 l| Wt e) feroenl dll k Tlt«-
D, délivré p«r loi. qu'U esl veoo ta CortiotuUllr- iKiur i<*rler «n lage elcrc dt Go/m.
UD,
Marc dégaine pour le tuer, mais l'autre se hurta en lui si roiddement
qu'il l'ahaii tout envers, et puis s'escrie, et a crltui cnj vint Tristan, ft
Ùi/nas gt Fertjus ; si commencierent les uns a grossier rncontre /«■ autres.
1^X11 les sépnre. Tristnn conduit le chevalier cbeï lui et apprend par
lui la situation de tton cousin Alixandri?, a qui il envoie Kergus dire do
s'en aller en Logres. au congié de sa luere et de ses amis. Mais a tant
laisse orc H contes a parler de sa chevalerie (sic) et retourne a parler si
comme Atisandre s'enata ou rot/aume de Logres, dont la nouvetû fu tost
espandue par tout.
En cfste partie di li contes qu« nouvelles^ gui tost cowTent et par amont
et par ara/, s'espandirent par touU la contrée: si avint que une damoiselte
tint au chastel Mot^ain, et sachiés tout cerltiinement */«' eelte tlamoisetle
esloit mautt acotnlc de ^^onjain, et moult savoit elle de son esSre. Elle dit
à la fée : <c Mt^rvciltes vous puis ennler d'uî^ chemlier qui )iarmy te che-
min eslroit t'en ra ; > et lars lui compte comment le chevalier avoit abatu
le. roi Karattos et ses chevaliers, et comment il avoit abatu Saphar, et com-
ment elle s'en ala après liri et lui vit le visage desoouvert ^, et si lui conta
1.0a vuliU wiiimMioai U ]r « dM<UulUdui )bl., doBt le réclteA kl. damu. ui i»e«
OOOfOf.
— 18tt _
denne que c*est soo onde '. Il délibère s'il faut le tuer,
lais ne (leut se décider h commettre uuc telle déloyauté. Il
attend Iseut sous le laurier et Tait peur à Marc par ses arme^.
I . Pas (l'image n^fléchîr lions U fontaîm* comiiif daii!* le» versions en
vers. Dans la Tttv. Rit , nu cet éptsculi^ su- (irrsenU' «luns des circon-
incps tlifT<^rcn(eâ (v. nu § 75 a], h^ amanl» aperroiveut on m^nie
aps lo roi dans l'uinlire ijue jettt» t7 ftino.
m, Hc.
onn/ , puis ordfinnii du roij'Vnnt' de Corn, tout a m volent^ 33t''}, fi
tyxra au royaume dr U'^ . ei rn tuena avec lui ta rvyne Ysmlt d(
aï lui dît qu'il p<trlait l'iuittit d'au s:iini bommr, Bf-noixt. a Aiii:^i. <iit
rennile à Perceval, m'arrivn-i-il ilan» l'épliio do N'utro-Danii'. n Pi'u
aprè», uu chevalier avait ;ici'usé l'emiite d'aimer sa danu* par amoun^
H Hertin avait prédit â IVrmiU? qu'il mourraîl dans U fnrél de Dar-
aaiiic«, huit yjur> aprOii larrivtV de Perceval. à qui il doimerail lo
livr<? de Merlin, que celui-ci lui coufia. — Perceval partie leiideniiuu
iiïfr so fairn cijniuiilre, el le rêcii n?tourne à Trinlau [V* 300). H (wl
e^lii'ii <le U leliTO du pape au rui Marc, cumtne dans 99 ; voy.
i 'S^t €. Ayuti raconté tjue Marc ne parvieut pas, au moyen d'uno prtV
h'i.iî'j." Icdre du papo, à faire pariir 6oû neveu pour ta Terre sainif,
I » Perceval. qui. cliev^uchaut un jour en Cornouaille, en
x\- .. - ^ i-atures, apprend que Marc a mià Tristan en prison. — Pour
ta saite, voy. §^82 g.
336, 13.';d9
tm
It bm^i qui estait en luif : <i Si sui ça venuepour te votacorUer; tarvaus
mtUm de bonne heure née, le vous te pour^ (I. pouiés; tenir en vostre baH-
He. D Mor^in frtil anner ses chevaliers, ri s'en va tout droitement vers
la dame de Norgalex et vers Sebitte l'enchanteresse^ qui CMns eitoi\e\nt
r*«.,i^u *f <.,,. I .T.-f.n,/oicn( pour parler a lui. Elle leur l'ait wft excUMt
1. ir <! en une aïoie besoi^ne, auquei loin^ de cy », et
Uui ^oEiiM- -Mil <ii.>uj4U. elle» proQietieoi de l'atlondri} uu muis. Au
moment uù Morgalii va monter à cheval, im valet lui apporte uno
lettre dB ta part de Marc. 4]ui prie la fée de retenir priicmaier
Aliiaudre, dont il douue le bi^ualemeul, indiqué {or te traître de
Magance. Murf^ain, vuyant que les Uetres s'acordoient au parler de ta
d^anotfette. ^f faii dire par celle-ci que l'oqdietin est armé a la vumiere
Ct,: t demanrte an vatet h son nmitre lumi pourchoisier la
^t r en autre manière fors par envvtjrr tertres a ses amis,
I , i r ' o:ile la desl'iyauié ipte te roy .Varc en avait fait, «l
êi '11- r'i^i'orler au mi i|uVlle fera tout son pouair. Et lors
eœnmande Morgain tjuc toutes .ses damoiseUes montent aprèj lui. .VTrivêe À
an eadrott où te château n'est plus visible, elle leur ordonne de chif-
cbn', par nidinfci /ar^<, des chevaliers et d'emmener au ciiilieau ceux
(mVLiea irouverunl ; c-es demoifielles, qui nom au nombre de dix,
(Lûve&l maïutenir leur quèle pendant un mois. Morgain, avec sa
maisnit, suit t« chemin estroit et, à la nuit, se herberge en son paveillon
Au eoupor arrivent quatre chevalier«, dont dcnix désarmés ; ils coa-
M
— lyo —
757, 6IC. A son tour, Iseui vient, aperçoit le roi et, pour avertir Tris-
tan, lui parle tl'un ton sévère, le hlAmaut de l'avoii* mandée :
CI Cela pourra lUC perdre, tlii-ello, cai* les uiauvaises langues
de Cornouaille nous caloiniûeDl sans cesse auprès du roi. Sans
doute, Je vous aime ; je vous aimerai toute ma vie, einsi corne
336 Gom. ^ Maùpour ce quf es serait trop ion^tu chose de vousdêviter mot n
ittfit cofument Perc. de G. fnisl horx Jiwns T. dé laprzson ou le roy Sf Cavoit
etnpHsontié ne couimtnl ne pur quelle manière /r roy if. le fisi prendre et
1. tdUi». ^»l.s'érsrt«<li]loi1e<)e«3fl n pvorviitalMi :
12590 St gui oesl conte (c'pst-â-dirp te second empriscmnement de Tristaa et
son voyage avec Iseut on LogresJ votdra veoir aperlement , si prende le
livre de mon nrignor 7*., que t'nn nprk la Grant fh'xtoirr , qtutr il detw
toi eeitui fet mot a mot. et por w ne le voill je pas deviter en mon livre,
por C6 qu'en autre Uito «t devise, et tut fusl il ensint sanz itoute gwje iw
pramis pa an'ierj «n mon livre * a conter vos en quêt manitre Pere-hevaux
1. V4r-$»«nût*.
go Dais:^pnt la féf* et manifpni nvpc elle. Ce snni Helynana de Gromorei '^
ol sou fr«'ri' Ras de Gromurct, lou-« doux proches purviilâ irArlbiir ; \nt
deux cU'saruir-s son! dn Ctirmrlùle »'t prorliiw pari^iils de la reiiifi Guc-
nièvre, mais ils se tenotent amdeux par devers ta partie a la fattsse rayne
Genièvre^; ils s'oppcllenl Gui et Corrart. Ces clievjiliers racootriil
qu'ils vieanenL d'a^iststrr ii un tournoi devant un cbÂtonu voisin ; (ïuis
pt Corrart y oui &lè dèsarnounés par un chcvnlitT qui s*e5l fort distin-
gxi^ rt cpic la dame du château, ponr qui In tournoi avait été proclama,
a fait loger chez elle. Ce chevalier «ffanl de Cornouailln, cpux qu'il a
renversés sont ohlipt^s de jeter leurs nrmt's, snivTini la coutume de
Logres; c'est ce qu'ont Hiil dix-huit chevaliers iouf d*u«f partie. I/io-
coonii rnsïp toujours avec la (.liàtclaine ; elle a l'intention de IVpouser
s'il peut vaintTO un voisin qui. désirant lui-ra^nie r^pouser lu dame,
coDlraint tous les priHendunl« de se hatlre avec lui- — Les quatre
partent; Gui va au thàteati de fa tiuile en 7'*rrc foraine, et Corrart
dans la Forest peritteuse chez une sa-ur. pour attendre la fin de
l'anni^e pendant laquelle ils ne pourront porter les armes, Morgain,
voulant di^tourner le mariage d'AHxandre, arrive, le surlendemain, nu
château où il se trouve. Li contfs mtourne à Alixandre, ei dît que a
ientlemain* w /«« l'orpheUn Alùrandre auques matin; tl vent partir,
mais la cliAtelaiiiQ lui dit : « Fous atrr asses gaigné, une datnoiselle n
belU tomme Je sut et si bel efnistet et tout ee qu'il y appent * ; mai* iri
vous voulez ceMtui pah tenir en paix, il faut combattre un mien voisin.
— Qu'il vienne, p rt^pond Alixandre. Et la nouvelle en rstoit Ja alee a
Malagrin U félon qu'un chevalier de Cornouaille avait vaiucti dan> le
tournoi et iHait logt^ chez la dame; parti aussilût, il arrive au clift-
1. Mi. Gomorot.
». Vo.v. I» iOritH, Il P. P«rit. Ui am. tf« ta T. a., IV, U» n.
a, Ceci parait nonnnr ont iinpprMiloR.
a. n n'a |iu été neouM i)a'A.I. «MA VAlncn du* le %vuMi.
— 191 —
bone dame doit amer preude chevalierj celonc Dieu et celonc "^5"'' ®**^-
l'onor de son mari; Dieu le set bien, et vous me'ismes le savez,
cornent je vous ai aîné selonc Dieu et que vous oncques ne
pechastes a moi ne je a vos. — C'est vrai, répond Tristan,
emprisonner de rechief, ne comtneut il yssi de Corn, (sic) ', et par quelle 336
manière il prist son oncle, le roy Si., et le fist mettre en celle mtismes pri-
son ou il acoil si lonc temps esté , ne comment il vint ou royaume de L. en
la compaignie de la roi/ne Yseut , m'en passeray je au plus bricfment que
je oncques porray et iray avant a ma matere pour vous deviser comment
il avint a mons. T. puis qu'il pu venus ou royaume de L. en la compaignie
de la royne Yseut de Corn. — Pour la suite, voy. § 338 a,
1. Fiate?oa pour alIcreaLéonoiiTCf. Trenui, | Mi h.
de Gales vint a cort, si ne le vos ai je pas conté , ainz le vos ai laissié a 12599
eorUer, par ce que mesire Rob. de B. le devise en son livre *, mes je vos (or-
nerai a autre chose qui apartient a cestui livre meimes, que je ne vos por-
roie mie Unssier par raison sanz ma matière corrompre '.
1. L'uriTéedePcmr»! à Uooarest cependant racontée, duul}699, pins loin; roT.«n|3SS«.
3. Dans le ms. 12699 conuoence Ici, svec aoe sutre fcriture, ane lon^e suite d'aventorcs
tMea en partie de Tbiitotre de Lamorat et da roman de Laneelot ; la plupart ne se retroavent
pas dans les antres nus. C'est one partie Intercalée : on j trouve lie récit de la mort de Lamorat
et de l'arrÎTée de Percerai k la coar, événements que, dans la première partie du ma., le rédac-
tear déeiare ne pas Tooloir raconter (r.plnshtot). L'analyse de cette partie coDimenee an (283 a.
teau endemenires comme Vorphelin Alixandre et la damoiselle tenoierU 99
leur parlement ' . « Comptez-vous épouser cette demoiselle ? demande
Malagriu à Alixandre. — Non, mais vous me feriez plaisir de l'épouser
vous-même. — Certes, encore ne la vueiljepas. — Et donques en feray je
mon vouloir. » Malagrin le défie ; désarçonné, il lui dit : t Tu ne
m'échapperas pas ; avec mon épée que voici j'ai tué dix chevaliers pour
Voustrage que ceste damoiselle me fist, et .X. en ay je occis par mon orgueil
et .1. en trahison. » Long combat à l'épée depuis prime jusqua a vcs-
pres *. L'orphelin est enfin vainqueur et coupe la tête à Malagrin ;
mais, grièvement blessé lui même, il ne trouve plus la force de remon-
ter à cheval. Lors vint Morgain a lui et lui promet de le guérir. La
châtelaine le fait porter dans une chambre, et Morgain s'entremisi de
ses plaies guérir \ il en a i^eize, dont une fort dangereuse. La fée lui
applique un onguent qui le fait souffrir affreusement ; le lendemain
elle lui fait promettre de faire tout ce qu'elle voudra et le guérit par un
autre onguent. La châtelaine prie Morgain de la faire épouser par
Alixandre. La fée répond, si corne celle qui sans blasme en voulait estre :
« Venez devant lui ; si orrés comment je l'en prieray. » Elle la mène
près d'Alixandre, mais elle lui avoit datant moult bien deffendu d'épou-
ser la châtelaine. L'orphelin refuse donc, et son hôtesse le prie de la
donner à un autre chevalier, suivant la coutume du pays. Il consent ;
Moi^ain ayant appris par la châtelaine qu'elle voudrait Guertn le gros,
I. nans Ualory, elle Ini donne des détails, et c'est elle qui fait venir Ualafrin.
«. Le oomhat est pins détaillé dans Malm-j' ; Slorgain vient pendant la l>atallle et regarde, avec
UdbUclalDe.
— lîli —
757, etc. vous m'avez toujours porté honaeur, et voua m'avez fail (U\
bica plu» que je n'en ai mérité. Mais vous ca avez mauves
tjutrrednji , c;ir <tcp mis<ir;i!iles raloinninleui's in'irapulent une
ooiulnite ijui.' j« ne tienilrais pas pour la nioitio du rovauiuo
S9 Alixamirr nncordc. li* liMnkimain, wi nuuu ucolui-ci. Liraïui*; jl>i4'. 'Jm'
vous diroir je ? Endt^menlr^s que in /cite enforçoit, et t^t/r'gain ta dfsioyaulg
avoit fait apparcUiier une lictiere davanl ta porte du cluutei : a Ceste notM"-
vous gheve trop, «Ht-pilo À rorjiht^liiii je vous nu-nnnti k un ondroil uû
vouB firroz plus à vuiro aine. » Alixandre w laisse emmoner sans
Si»upi;ons. La ï6o lui fait boire un t*opoi'iliiiuP, ot l'on arrivo, pn
miiinsdo trois jour», k la Brlte Gard^-, cliilltMU .ippartouantà la an'»re do
Mur^niu, i{ui gut>rit ici cuinplt>liMm'tiL Alt\:iudre; il en est bien ui»t'
i f" 3^0 d ), maie inoutl lui avi/it grant corruulx d'une aventure tiûnl it
fut tant douleiu eotne nul plux. Uir.siju'il voii ' tju'il in- pt-m quiuor la
îh^\h Garde c( qu'il avoit aereanté prison, il st» détioltî t'uri de soa inac-
tion forcée et devient pales et moufnes. Arrive une demuiselle par »n
lundi matin, de retour de Ciiruuuuille, où Morgiiiri l'aviiit éavo)t''e long
temps awit. Elle tiV'preiid du bel AliJîiiudre et NfâLimeriiit heureus4^ st
ilfeïst de lui son bon. EHit va lu tmuver duuK la chambre où il est cou-
ché et lui demande le »ujet de suii chagrin, en lui r6v4''laiit l'amour
qu'il lui inspire, u .le n'aime ne moy ne autre, pui»i|uu je ne pi<ux »or-
tir de ceam, « répond-il. La denutiselle lui dit qu'il ne pourra ûcliapiMtr
»l elle no l'aide, et i|ue Mnr|;;aiu le relinnl pour aeompUr son déduit et
ta votenté de -ton corps. Alixaridre, êuinnë d'aburd, refuse atif^nlunient
de se rendre aux di'sii-s dn la IVe. Lu dcnupiseMe pnursuit : « Je vous
délivrerai sans vous meffaire tlez canvenanecx. Il faut que vous m'aimiez
autant ipie je vnus aime; dés que Morgnin, ma cousine, saura que
vous nU'w à moi , clU ne pemura jamais a vous, et je donray cf cfto-ttel au
conte du Pas. par nuit, qui tout maintenant y fera meclre le feu et abactrra
les murs et tes tours a la terre *. — El moi, dit Aiixaadre. jr jfîirderai
«rm*' la pièce de terre, pendant deux ans, citutre Unis les hommes de
Morgain ; car elU ne me laissa pas la gnrdr du ihastet, ançois laissa mnn
corps en la gante d'autruy^ doni je ne doi pas garantir xon efujstel. » Il
rend la denioiRcUe heureuse, quoique n'i^tant que dêlmiani en celte
chose -, toutcvotes eneommcnça it a faire iehn la coustume. Elle lui indtquij
uue fenêtro par où il pourra se sauver luri^que le château «era ciubmsdt
et lui dit qu'il trouvera .ses armes ci son cheval tuul appnM^â ; puis '
elle s'eu va au comte du Tas, le frère de son père * : a Vous m'avex
souviMit priéi* de vous indiquer le moyeu de s'emftarer de la Bellaji
Gar4le, lui dit-t^lle ; à ciille heure, je veut mectraif dedens; si en fei
tout re qui voiis en gist dedens le cuer. » Le comte, enchanté, promet de
faire ta demoiselle lUtme de son hostel. A la nuit, il part avec quatre
cents chevalien; ; ï>a nièce les convoie jusqu'à. l'eDln^e de b Belle ûard
et les y fait entrer par uue poterne secrète dont elle a la clef. I^a ffUeSt
ê'tai aquoyue^ Ou met le feu au ch&leau, duai les habitama, dg pou-
1. CctU' aveiitare. rmitiiiu -lu to mit i<tir M^iory el cl-B|irH, «'ekt le s^ntwiit «|Ho Uctrf«iii Ikl
(kJl (iUtc de ne ytt tnnchir U- rumpat* du ctuiUuu n^Anl Uti a« nt un }i>ar.
't. UaUv7 (Iifiainc liU, et It lus [iliu tiAs.
I. Bile IqI envole une leUro <liin* UaIotj.
de Logrc8. Je n'ai jaiuaie pensé veis vous de foie amor^ ne ne
penserai ce Diex plest, quoique le roi Marc ne veuille pas
m'en ci-oire. — Si vou» m'aimiez comme i] le pense, tous
7j7, etc
I
vanl s'échapper, uimhrat doiis les nuiius du camu^. Âliiundre u geeta
kon parnti une boue femstrê la ou la damoùtlte t'aciendoit tfiianl pr^ts
son cheval et t^es iirnu'>. Elle U» rontluit a la court d'}ini sienne anUtn^
où il est ùisi&. Lo lutulcinain. le comte ïml iilratlre Itv tours et les murs
du cliàleati rt fist osUr les pierres d' \Htr_'{U<s . et au quart jour si envoya
(«1 Ut dantO'.ietU un sien mUt en ta fourtst d'Arvances pour conter 1rs
novrellez a Morgain. tfut moult en fu courroucée tjuant elle If seei'ist. Et
de Vautre part, l'orphelin s apparalta de toutes armet. et si manda et pr^i
rt ioing aux chevaliers de pris qui' s'ils osent venir voir ' l'uinplacemput
dr Ui belle (^nnle, iU ne potirroul sVti aller sanh joute ou iialiullu.
iZriie Qouvolle est apportée par un vatel à la cour d'une lt«lle deniui-
•dle, qui s'en rit un petit, et puis dist : • Je nr le riulemi [lUS en uriçuoil
à « chmalier. » F.lle ftiil appareiUier re i}W lui a rnestier et un pareil'
ion bft ei rietui. car elle veutt ater celle jtart ou elle eutdera trouirr If
ekevaiiêT, e Jfi moii corps ne donray, <lit-e1lL\ a nul homtn4 fors a ycellui
thevaiier qui a oultratice le mettra, et tiendray HUequis ma court l'es-
parv ifunanei dont; ^ ^i Alixandre n'est pjifi vaincu . elle lui donra le
lien corps et i/uafrr journées de bonnA terre trien arente^ et (|iiatre chA-
tr»*s forts. Otte demoiselle avutt esti la fill« du due Hanner le pete-
qui, ayant passe s.i vie en pf-lerinagi', «vait été enterri^ trfs devant
porte de J»^ni*alem ( f* 3!?l d i. Sa tille, enfant unique, ^'appelle
AyUss, et tenoû une terrtt que l'en appeUait au temps de tors Itoveine^ et
te pais d'ittecques rnvinm Bmrine e.il'nt uitf eoue et une rivière qui
tft soasiivement , et dedttis celle eaue avoit t'en tna un buefqui eito\i\t
dor, que un graiit maislre y mist que l'en appelloit Astrugles. et
[*m:oit fait faire et «tuvrcr au temps quil rtv**tt Ht r*fU \e/jue] ri -^toit
r-tAf^ nt telle ninniere iju'tl ayenott i, -i(
tff -.lUi f'ttit eitoitii'or; car i'fn lu .si
qu- -ir le buef (ou! apprriemrni ei ntouchier, nutis ii estoit
-i d'une furt rhatne . qui estoît si grosse que nul ne la
}trtneftier que t'eaue ne ftitt retornee atnçois arriéres. (Jue vtxus
f Quant Atjlies ot commande ta tolenté, on exécute neti Hnlrt'ï, et
tWe ne n*od en cette place. Elle nsf^inie a la jouu^ d'Alixaudre avec un
chevalier qui vieni d'arriver, et qui e*.l renversé avec son cheval ; au
moment où le vainqueur va retourner ^r se$ pai» apré;; avoir pour-
ftmmi tMJU (Kjindre. elle le saisîst parmi le frain, lui dit de 5'arn*ter, lui
racuole que quatre ceol'i cheval iern la tiemuni c^jurt de seignonr prendre
el M déclare prèle ii IVpou»er i'Û i>eut maintenir Cé qu'il a entrepris,
eu hii promelUut la bei>îueurie de sa terre et de ses dix mille homui&i.
Klir M (kfiôre, il 6tc* ttou beaume : Aylie^ tombe au^i^itôt amoureuse,
rt diit eidre ses dens i|ue jamais elle n'aura d'autre uiari tpu^ C(> beau
rhevalier. Elle abat stt ffuimple, p| y» beauté prrjduit âur rorplielin un
tel etfirî qu'il !>e di'xlare Kur le cliainp «uu chevalier, ei la damoîseite
»
— Il»'* —
757, etc. seriez le chevalier le plus déloyal du monde. — Vous dites
vrai, et de celé ovre ei de Cêle pensée me gari li haulisme$
Ùiexf — Or. diles-moi pourquoi vous m'avez mandéo. « Tris-
W rtrponi H dit qut janvai^ ne pensera fors seulement a lui. et lors s'entre-
commandent a Dieu, et quant ta damoiselle fu dacemlue, tant lie et tant
joyeuse comme nulle plus, atant es vota venir celtui cfievalier qui * pha
estait désirant de prendre la a femme que de nulle cJtouse du inonde. Et
quant a vit Aliiandre, il lui faii présenter, par bou écuyer, une Hace df
glaives. Ce chevalier. r|ui est fort reriononié, s'appelle ihrlaux le barbu ;
il n'y avait point do tuurnoi nû il n'ei'il le toi et le pris jusques atant
que iré cftei'aliers de la Table Hoondts en mouvoyent, et il n'a pas eucoro é^i^
ih'siïironne. Aliiandri', evall»^ par la pn-seiice do lu belle ilemoisol
i|ai vient de Itii parler, renveDif Hcrlaux, cl au cfieoir qu'il fl$t lui des-
noua un dii ses bras : piiÎK il Iriomplie d'un antre adorateur de la deuioi-
selle. Ituyon, qu'il i«nvuie prj!ioniiii*r ii Ayliep. A l'heure de vespres. il
rettiurue à guii holel, uii la damoiselle ^ l'actendoil pour descendre. Apres
le soupur elle lui d«'niaiide enmine uti don dr ne pins asseoir son cuer en
elle, puiiiqu'il fst aime d'Aylics, la Uelle Pèlerine. A ce moment vieuï
une raessajîuri*, de la pari d'Aylies. demander â Alixaodre son nom el
son pays. La deuutit*ell(» répond iju'il n'est pas, eomrae la B*dle Pél*.»-
rine, de la pareult^ du rui Ban, et promet de renseigner celle-ci « ançois
que je me couche ». Ayant ctiw/aV Alîxandre, elle va au pavillon d'.\y-
Ijes. (fui la reijoit bien, car auques l'amoit de tout son ater, lui apprend
que l'orphelin est le cuuiiiu de Tristan, lui raconte le» avenluru» qu'il
a, eues derniéremeul et paisse la nuit avec elle. Aylies rOve qu'un cheva-
lier, venant devers la cour d'Arthur, mectoit AlLrandre a outrance satis
cap de glatit ne d'espee. Elle en est fort in(|uièle , la demoiselln par-
vient à la ragtîurer. Le lendemain, l'orphelin attend, armé, la chevalerie
qui voudra j<iuter avw lui. H désarçonne Lievri. un chevalier de ta
vieU boue (sic), Jlemi le marrhis, el, enfin, un chevalier qui dt mer-
veilleuse proesse estoit *. Survient un déloyal chevalier de la eoni
d'Arthur, amoureux de la Belle Pèlerine. Voyanl Altxandrf absorbé
par une profondi- nVverie uù l'a jeté le souvenir d'Aylies, il se ponrprnsa
de le prendre panru le frain et rie le pourmener de f-a et de la, nimt
comme s'il n'ctist nul pouoir de soy deffindre. .\lixandre lui demande s'il
veut jotiter. « Non, répond l'autri* ; ançoïs me lirnQ pour vostre cheva-
lier. «L'orphelin tournesachierepar devers ta liette Prlerine, et le nouvH
ahrivé en profite pour mettre il exécution «on lâche projet. Alors la
cousiue do Morgaiu ho déguise en chevalier, va frapper Aliiaudre
en boutant et tt'oafuit. L orphelin , revenu i lui, renverse un df»
assistant?, qui rient, et ee tourne ensuite vers le traître, qui se sauve.
Il apiTçuil la demoiM.dle, qui se déiMirme, et. ayant ajipri» la vérité,
s'amuse beaucoup d'avoir été rra|>pé par une femmi*. Aylies croit :ion
rêve acêontpli et charjze la demoiselle de lui faire iiavoir le nt>ni du
traître. Elle apprend aux ehevaliers déKarçonné» par Ali.vaudn< que leur
vaiuittieur e.si de lloruouaille : les vuilrt donc forcés de ne pas porter
I . Pu cocon menliitniMl. — IMiit Ualury, Aylin t'«ft vm «uiki k U coor d'Artiiar.
S Ç'r«t-ll-aifv I* ileintvtKlIe <jui t'ult omlne do M<>ivtlii cl nlèn da eomte do hu.
8. A|(|^M Pirén tl4 ta %lontaiH* iIbm Ujilory.
— 195 —
tnn rappelle la promesse rju'a faite Marc, quand Us on! f|UîlW
,1e royaume de Logres, de lui pardonuer pleiiiemeni. Cepcn-
inl on lui dit que le roi vet sa mort porchacent^ « et por
,$rmet avaat un au tout ^'ulier; il» s'en vuut dt^solé*». Quant «u
aiâ chevalier d'Aribiir. ta dcniDif^Ui* tant espia gu'etU conta puis
XPfiieritia que ce fu Mordrei. (jui avail ilOjà K>ii\^nt fail preuve
«II'. ij/it« TijiiJ dtroi/f je/ Celtiri jour rri abati ÂUramtrt Vi/f. ;
pMordrw c'en alla luui liunieux, m Aytie$ si» dit avo-- t|p ne
\twfU f'v'lfir a «ihd 'jH flU ainoit '. Les chevaliers '!■ ■- fi'*m
ttV(>ir ji'lé leurs arwii, coucroucie: d« ^rant mdnier«
.1 ata/it laiue ore ty conle* a parler d AlixanUre et retomt
rter d un tornoiemoil que te hault prince Galleost avoil fait crier ou
viiie de Soreloia. ou i/ ol abutu maint hardi chetMliet', plains de '/ratts
proaees *.
H 38f . il. Or dit ty contes que au primiêr jour du toumofjement se levj
H il hMêi prince Galeohat aurfurs matin, et aiusî firent tous les barons et ta
^Êekr^iers, tjuitjrant talent aroient de tournnier. Le tournoi o^mmeaco ;
^■les darnes > avf^cla reine (.îueuièvr*^^, «ont aux lojL;es, Diiiadiin porta cellui
^dotir armts avec hiuinrur, in l'indu de Galehnui et auiiiies en repost. fit
quant H vit que Lancrlot issi du renc, il s'en issi hors du tornoienient.
Qtie roiu diroie je ' fVIiui jour porta armes le ro\j de Sorgates . cl le flst
Ipe* bien a l'aide de Bliohcris d^ Onunes et de Hector des Mares. Et saehi^s
' que Laneeiot avoit cttangers ses armea, et ce ax-oii il nv^it \. fait) par la
\ prière «u roi Baudrmagus de Gorre. Il désnrnnnne Ilertnr *-nni- le eon-
|iiailrr, et puis Uliobcris, qu'il saisist au hiaume et flatist contre terre.
L/» nii de N'orgales ne rue alors, avec ses chevaliers, sur Laticclot et ec
I serait empare de lai. ni le roi des Cent Chevnliers ne l'eût seeoum.
I Urdor et Bliobcris montent sur des chevaux de chevaliers renvcrs^^.
Lktftfkit. faisint dw nierfeille^ de proucfito, eut reconnu par Melea-
^uani. «lui. sflamanl contre hii, «l arM>U' |Kir5«JM«. charge par le rt)i
kJ ' chercher louioî* les occaeious d»' jnutiT avec wn fil». Le»
s f'ahalteut l'un l'aulrw ; Meleo^uaril est sauv^ par ses
F'\4i;.'r^ do Gaule. A l'heun,' du dîner le tuunioi linit. Un nicssaiier
vicoi de U part d'un chevalier dcinaoder à Galehout la pennission
pour sqo maître d'amener le lendemain une demoiselle au tournoi t
«Ile wra ô celui qui pourra le vaincre ; quant à lui-même, il se rangera
an parti de Soreloî*. Laneeiot, croyant que l'incoonu a peur de lui,
idêcUrp qu'il tn quiète fftf îmtt ; il est vertement blàmê par Oinadan, à
qui fiai' 1-e. en lui reprochant son absenre au tnur-
nni'.mf.i. iùmàfia. cuuties cous que je vous ressemble ? *
On appTvnd au prince que Dtaudau y avait fait une courte apparition,
I. Omb Hftlary, AUiftndrc cl Aylie» vont du» le iwjr» de Benolr.
S. Ce «fWMl. «a M Heurtât ni TrisUn u) AlLuudrc ron>beliA, Htaît àmir él^ d^tk<cllé 4i
«■■■ <■ fttimaMc».
t. L* MM. M neoobi pn. maux» Uftiorj, qw G»l«1>oiit Hait «114 k la cour <r.irUuir Arinaiider
am nt I* ^tnalHlo» 4e Ulrm mVr ua winol cd sorvloi* >i.*criUiil. Arthur «nkit
nftnd d'y «MlJter lul-aM^i«, mal» u «Tftll pwjnlt à Gii ll«r, rt Oal<lMiul «tall
MiMrW«*>elB r«tm, tMmIot Ft demmbnBSCksvaUen :' ndc
fW
GraaJ tournot
de Sorelote'
— 196 —
757, Ole. cesie chose vous mandai ge do bon cuer selonc Deu et sehti4:
reson. Si vous savez quelque ctmso de cette haine du roi,
diles-le moi, je vous prie. Je mo licndmi sur mes gardes, je
90 cl w deruif^r di^clitre que s*tl s'en ctiùt allé, c*e&t qu'il n'y pouvait
choisir ne ofoir point de son preu. \.v iiicïy«igrr rapports la pf'rmiR>ii>a
accordi'f par Galdiout à ^m mu-itr*-, qui. à l'avis de ta grrignour partit^
est Palamt'ifc. Dr dit ii contes qur la seconde jorncf dit tournoiement que
Pafamedex ' s'estoit a celtui point mit après la bestc (flatissant , niais une
damoiselle t'en avoit osle et conduit j\isque.\ en Sortlois^ ou le tournoie-
ment csluil par mninle-^ fois, tnut aiim cominft vous orr*s. \j\ inrrr» Ho
l'cHe deinni.st*lle lui avnii (>U* iiis[iiili'.' par un clipvnlif*r voisin, (ioroit .
qui t'idjt en ta chambre de Soretoî* , c*e't a dire en la maiitre ciU. Elle
sVtait fnirc!-^t'r « (.'lalt'tiont, ipii, t^unl inw occupt% l'avait envciy(*o à on
coma' FUxnncTf qui tnarchissnit a euts, vt qui avait accordé quarauto
jours à la domoist^llc puur aller cIutcIkt un cliampiciu. Cher. Arthur,
clic u'eti trouva pas, la amr H'oianl ])aii a eettui point Wm appareiller de
t/om chevaliers qui cfste cfiouse osms^iI fntrepretuir'H. Sagn^ninr, niala<l(*.
lui conseilla d'alliT duu^ la for^l, où il savait tout certaifmttcnt qui* la
beste ijtatissant se trouvait, pour deinaurler du secours à Palamëde. Ce
dernier la reconduifliichi>zKlaniiPr, irioiopha de Gorois, amt^na t^nxnile
la ilomoisi'llp au lourni>i ci m> luf<«aAvec elle chen une vene dain^. La
deuioisi^llt^ lui aurait acconié won amour, s'il n'avait *^l(^ païen'. ^PaU-
minU' chiitigo (l'annurL*; non enseigna ei^t la be^te- giatistant. Il espère
riMnpurlfr une victoire complète, puisque Ijijjcelol lui a quicté tt
cimmpt. Ij^* (ils de lu veuve est envoyé ù la cour ite Guleltout ptiur
demander que l'en lui donriast a menyier pour un chevalier estran^^
avec sa dtmioÎKttlk', et l'en lui donna a grant planté. Haluinede s*» cttucUe
de bonue lit'iire. Mais a lanl laisse ore ly comptes a parler du sectint Jour
du tournoitimcnt et retourne a parier de la tierce partie du tournoiement ^
comme s'en suit.
Or dit li contes qua au tiers ^ jour du tournoiement se leva le fusut
prince ûateoth auques malin. Il veut éprouver lui-ni«>uie le chevalier
innonnu. Pulaniêde lient hon, et Galehoul, ti'ëtant dêclan^ vaiucu, est
attitquê a son tour par Uiuadan, qui, ne punenaul pas à le vaincre,
lui lionne reudc^x-vouii puur le lenfleniaïn. Galehout, ë'éLaul apen;u
trop lard, â lu riitt^e gént^ralc, ifu'il a combattu avec Oinadnn, e^t
assailli cu!(uite par Meleagnani, l'ennemi de I^ancelot, et le Ides^e à la
gorge. Ayant renversé un autre chevalier de Gorre, il e»l allaquê par
lo8 jîons de Meleaguanl et «auvê par Henri le marchis, qui intervient
avec cent cincfuanle chevaliers. Melea^iuant aurait rtè fait pris(tnnier
sans le sucours du (hie de Cambenie. I-e corin»''lahle de Giilchcmt envoiu
Emonl * avec unarant^î chevaliers, qni u'uvaienl jamais été désam^nnes,
pour prendre pari aux comhats. Le prince sort du tournoi, sans
Kninnt, le parti de Sorelois aurait èXi^ vaincu. Au diner. <lalohout
I. Atr L-t .■t.i..iiii-i
rwTA
a.
4. Sfmttmml, tUlury.
-npH de rompte.
i-.'.iy.iuj ti'ca ao(LB« tiiu Miaen Imii« utdlt gu le i
— 197 —
m'en irai de ce pays ; car j'aimerais mieux être hors de Cor- 757, etc.
nouaiUe toute ma vie que de tuer le roi, mon oncïe, par
quelque mésaventure. » Iseut, ravie d'apercevoir que Tristan
taquine Dinadan, qui lui rond la pareille en le raillant sur son appétit 99
déme^iuré : « Tu ne mengiies pas, ançois deveures tout ainsi comme fait le
loup ' . » Palamède est délié à son luMel, par un chevalier ^ qui l'accuse
d'avoir assassiné son frère ; il tue son adversaire dans un combat sin-
gulier qui a heu devant Gatehuut.
Quatrième journée du tournoi. Meleaguant, au grand contentement
de son père Bademagu, s'en est allé en disant qu'il ne reviendra plus
au tournoi. Blanor joute avec Palamède; ils s'abattent l'un l'autre.
Blaoor ayant brisé sa chanole et Palamède saignant si fort du nez qu'il
est obligé doter son heaume, ils se quittent qu'ilz ne firent plus. Bade-
magu désarçonne le roi Marsille , à qui Galehout avait donné l'île de
Ponteteme ' (P 388 aj, et abat avec son cheval un des hommes du roi,
qui essaie de le venger. La mêléH devient générale *. Bademagu est
très géué par Gaheriet, qui ne reconnaît pas le roi. Arrivent les cheva-
liers de Clarance, conduits par Achalain ^, qui renverse Heliz le noir et
se distingue fort. Bademagu a le prix de cette journée ; il est raillé, au
dîner, par Dinadan, qui lui reproche sou grand âge : « Je croyais que
vous fussiés rendus en l'ourdre du moustier saint Benoit au lieu d'être le
souldoyera celtui qui riens ne vauit. — Dynadan, répond le roi, ii n'a
en toi se la parole non ; tout le monde .«^ait que je suis le trésorier de
Galehout, — qui, fait Dinadan, a desrobé ce trésor parmi le monde. »
Galehout rit et répond en semblant d'omme courroucé ; « Vous me fectes
honte qui dictes que j'ay desrobé le royaume d'Estrangorre, dont vous devés
fstre roy coronné. — Dieu tienne mon père en vie, répond Dinadan;
tant ijue tu vivras, je ne mettrai pas la couronne, car tu me la pren-
drais pour la couvoitise de l'or. » Une demoiselle vient de la part de
Guenièvre prier Galehout d'aller avec Lancelot et Dinadan voir la
reine. (Valehout et Dinadan se tatiuinent sans cesse. Palamède, à son
hôtel, est provoqué à la joute par un chevalier t\u\ lui envoie par un
raUt deux liaces de lances. Palamède accepte et choisit une des liasses.
Sur ces entrefaites, Guenièvre prie Galehout de la prendre en sa garde,
et I^ncclot de ne pas jouter au lignage te roy Artus. Dinadan dit à la
reine qu'avec les nonnes, ses compagnes, elle devrait prier pour lui.
« En quelle manière? » demande l'abbesse. « Je voudrais que Dieu me
gardât de devenir le prisonnier de dame et damoiselle. — P(»urquoi vous
êtes-vous donc fait chevalier au lieu de prouvoire'f dit la reine. — Si
j'étais prêtre, je vous absoulsisse aussi bien, se vous me vousissiez croire,
comme tel avés huy veii, se jevous lenisse a privé. » Tous rient, Guenièvre
et I-ancelot par couverture. Galehout, de retour dans son pavillon, est
abordé par un écuyer qui obtient de lui la permission pour deux cheva-
lier de s'éprouver enmy ce champ. Ce sont Palamède et Lamorat ; ils
I. Lira rommon ; ile mi'ine, DinaiLin raille Sigurant dans 12590, romme nous le verrons au
§ 393 a. Lps Brtau. Rrns de UlUe gigantesque, étaient <ionén d'un ajipiHit eitraordinnire.
1. Arehadr, le frère <ic Gonerift {— iîorois). Malory.
9. riU5 l'tin : Pometamf.
4. Mainry nomme jTrovie et Brtnst parmi les comb 'ttants
h. Var. Jckalam.
— 198 —
757, ©10. connatl la présence du roi, dit qu'elle ne hii peut rien répondre
de posiiir. Elle ne sait si Marc lui veut réellement du mal ; en
fùl-il ainsi, on n'aurait pas de peine à se l'expliquer, car les
cominniKXiUl uo 1od|{ combat, que Oalehuut fait ù la un cesser, ot
tous Irii Hfux vont clmcun » »uii lii'iU'l ; <]nns celui de Laniorat se
troiivonl Driant (>l AgLoval. PalamêdH. ayant fini Aon repas, munie
sur U tdur de la mai»uii ei voit venir son frère Saphar avec quatre
chevaliers. Il rlcticemJ pour we faire coimailn; K aou frère, qui aulrt»-
iia'iU l'attaqufrait nu tournoi. Sapbar lui raconte <|u*il a prit* âouH ^
prolorlion quatre r.hovaliers qu»^ CnraJoc de la Oouluurpuse Oardo
avilit dcshn'iifs, cl qu'il s'en était allé l'i la recherctic do Palanièdo,
dont il dr^sin» !*» sonoiirs dans cetti* alTaîre. Palamèd*' lui promet d'aller
iivoc lui lor>quo le tournoi sera fini. Saj>lmr lui dit qu'il a vaincu,
devant le roi Arthur, le comte do la Planche, qui était on guerre avec
leurs parent*, et ongage son frère à se convertir au christianisme,
it Pas avant que j'aie t^pruuvi^ tous les compagnuua de la Talile
Ronde, f> rt^poud Palamède, qui demande ensuite des u(mvellcs de la
cour d'Artbur. « Ces qua.tri; clievalierR m'ont dit, répond Saphar,
ïpi* Arthur ne rcspondi ne tant nr quant a leur demande de secours contre
Caradoc, et ([u'il n'j eut qu'un fol chrvntier qui leur promît de prendre
sur lui raffaire. — Certes, dit Palamedes, se le roy AHus ai a honte
Hvrit^ ce poisc moy ; te il puct vAlrr amandi's par mon travail, il n'y n à
sa cour un homme 9111 plus voUntiert penast setonviim avis . u Galehoui,
au dincr, propose à Hinadan de provoquer avec lui les deux chevalier»
qui viennent de se battre, u Je te rtVpondrai domain, ri|M)ste Dinadan,
ijnnud tu sera» dégrist''. »
Cinquième journée. Paltimi-de obtient de Galehont la permtssiim de
se faire aider, imjuf la défense de la demuiselle, par son frèn-. Lui et
Saphar joutent avec DUoberis et noclor. Acbatain de Clantiice ren-
verse Anseis de Sorelois, et encore uii chevalier. Le roi des Cent Cheva-
liers est di^«an;onné par Lamoral , qui fait fuir tout lo inonde devant
lui. Vmis de Sorelois et Gahoriel s'abattent l'un l'autre. A ce moment,
Guenièvre avec ses dames monte aux loges, elle vient de recwoir tine
lettre de la dame iJu Lac, qui la console de ta meseheance *. À tellni
prifnt, l^ancelot dénan'onno Agloval, Driunt et Mador de la Porte, n\vi\^
mm Acbalain, <|ui évite de le rencontrer; puis il renverse de son corps
me^mes, en passant, un autre chevalier, arrête la fuite devant Lamorat, ea
ahatunt celui-ci, et est parUmt vainqueur. Ausoir, Galehont dità Uîna-
dan : o Votre prande renommée fait trembler les chrétiens et te.s
païens. « Diuadau t*».* venge de cette parole eu traitant (ialebuul de
bûcheron; celui-ci court sur lui pour lui faire peur. Dinadan en elfel
n'a pa.s granl talent tle rire; il *c retrauchc derrière Lancelot, qu'il prie
de le protéger contre 0 le loup qui xi rst carrouciés a moy poitrce qu'il est
trop famUlenx, • n
Sixième journée. Lg brait des hauts faite de Palamèdo s'est n^pandu
dans les paya païens, jusqu'à Cabras e\. à Haridat^. Iji fillo du rfti
I. |>U<I«UIIU.
t. Dans Mftlorr, Lomont «omI nt k l« ronr.
8. La pnmlAre jfttit àa ctB|rttr« XLVI d*n> lUlorr (p, 9T9) o'nt pu dasi ».
— 199 —
traîtres de Gornouaille, envieux de Tristan parce qu'on le tient 757, etc.
pour le meilleur chevalier du monde, ne font que médire de
lui. Elle pense toutefois que le roi le bait mortellement : « Ce
est grant péchié et grant dolor ; s'il savait la vérité aussi bien
Bandas est aimée de Corsabrin^ qu'elle haioit de morUl hayne; il l'em- ^
pèche de se marier en faisant croire à ses préteDdants qu'elle est folle.
Un chevalier vient à arriver àe la Grande-Bretagne ; il a été à la cour
d'Arthur au moment où le roi prisl la Roche aux Sesnes, et loue beau-
coup la bravoure de Lancelot. La princes.«e lui demande s'il a vu aussi
Esclabor et Palamède, et il raconte comment ce dernier, venu à la
cour pour la première fois, avait désarçonné Ardans, l'oncle d'Arthur, et
son fils Ilelis^ puis Gauvain, Gaheriet, Guerret et Agravaln ; son com-
bat avec Lamorat était demeuré indécis. La princesse envoie à Pala-
mède, par un valet, un penoncel de soye, tout ouvré de /il d'or; si y avait
pourtrait urig chevalier et une damoiselle : s'il peut le défendre une année
contre les païens qui viendront l'attaquer, il sera l'époux de la prin-
cesse et roi du pays. Elle promet au valet, en récompense de son
message, de donner à son lignage le paiage du pont par ou l'en va a
la mahomerie en pellerinage. Ceîlui paiage si devait chascun an dix mille
mars d'argent^ et ce avoit esté le doaire de s'aiole, dont la damoiselle en
estait en cellui temps en saisine (f" 39'2 b). Corsabrin part avec quatre
écuyers et le valet, qui, au tournoi, présente ]e penoncel à Palamède.
Celui-ci le prend, non pas qu'il veuille de la demoiselle, car il aime
Lseut a merveilles, mais pour avoir l'occasion de jouter; il dit au valet
de répondre à la princesse qu'il défendra le penoncel, et que, s'il ne
vient pas celle part dedans un an, elle doit se marier à sa volonté sans
l'attendre. Corsabrin s'avance, ne réussit pas à enlever le penoncel de
la main de Palamède. se dit le lils d'Aristot, le frère de Rechaux le fort,
qui épousa la fille du roi à'Iquanz^ et tâche vainement de gagner
Palamède pour lui en lui promettant sa sœur en mariage et une cité
de paiennie. Avec la pcrmi-^sion de Galehout, leur bataille est fixée
pour après le dîner. Dinadan abat Guerin el un autre qui essaie de ven-
ger celui-ci. Galehout, désirant dire aucune ramposne à Dinadan après
le dîner, envoie un valet prier Lancelot de faire en sorte que Dinadan
soit fait prisonnier el désanonné. Lancelot va prendre Dinadan au
heaume, le jette à terre et le fait retenir par Pkelippes ; le tournoi
finit, et le prisonnier est mené devant Galehout, qui le raille. « Ah !
oui, dit Dinadan, m'ayant un pou trouvé cras, on m'a conduit au loup
pour être mangé. » Après le dîner, long combat entre Palamède et
Corsabrin. Ce dernier est vaincu; il refuse de se rendre, déclarant
que si son adversaire ne le lue pas, il se tuera lui-même. Palamède le fait
garder par Saphar et va se faire dire par Galehout qu'il est vainqueur.
Pendant ce temps, Corsabrin s'enfonce l'épée dans le ventre, déses-
péré; son âme est emportée par un diable, à en juger par la fumée
nfiirc et puante qui se produit au moment de sa mort; il est enterré
dans une forêt prés d'une petite île. Galehout engage Palamède à se
faire baptiser, et il dit que si ferait il, « mais bien sachiés que le terme n'en
est encore venus. » Dinadan le taquine sur son amour pour Iseut et
"57. otc.
00
— 200 —
que nous-mômes, il nous aimerait mieux que tous les autres;
mais, liélas! il nous hait, non mie por vostre rft'serte, mes
aiîissi plesi a nostre Sire. — Dame, fet mis. T., de ceste haine
lui ra|>pe1le qu'il s éié tail |)risc)Dniei* par Laacelot '. P&lamêde refiitte
dt* s^ luf^or avec sou frôri? chez Uali^houi ^l rentre à mu liûU?!.
Lu i^f)iiième juuniéo eomniiincj* par lâ joute de GahorteC avec Ânaeia
df tjoreiois, Agloval tH Driant, dt^sarçaanés, sont secourus par Lamo-
ral. iiiii l<iur rprAimmande dt» ne ^artltT de cheoir, « car tiien $aehié* crr-
tttinrmcnt ifue ce ntit ;wj> trop beau jrti fiuant Irt cherauLr passvnt par
deuui Us corju, » et hrs comtnencfnt Hz tous a rirt. Aotialain f^t IJtltani
de Sorelois NÏ-tanI al>altijH l'uu l'autre^, lo promieref-tseonuru par Blio-
ItcrÎA i»i Ht'PKtr. l'i \o RtTond par li> roi dos Cont r.hovaïiors, qui <*t!t
a(taf[Ui' par Giilh^riet; Aohalaiii se misl enlr'ruLT et donne au r'yy des
Cent Chev'Mivri de têts copx que il *j al oaif'j a souffrir. St de l'autre part ^,
Palaint'di' *).• hal litii^lvmps awc Boitun * dt» BfUoic, ol 8apli:ir avi'c
UerlmiZ de UtJiioic; oepeudaui. le cor sonne, et la journée est tinie. Au
diner, cuuime c'est vendredi, ou ne sert que du poisson ; Diuailau raitU'
Galttlioul, ^ui mouif iaidt ehicre faiioit au mejxgier, i*l l'appelle un
droit loup, «t El vous, rt^poiid (Jale)iiml. vous tHes saus doute le fils
d'un ptVheur, à en juptT par l'honneur ijue vous faites au poisson. —
Cela vaut toujours oiiou\ que d'avoir pour |>ére un loup, n Et tout le
Tuundo de rire. Incite par Galoliout, (Jiiiudan tourne enaultt* $t.*»
altmpies eontrii I^ancelol, qui le menace, en rinnl, de lui faire Utistier U
cuir nu tournoi.
ïIuiiicnK* journt^ff. Le duc de Cnmlwnie et UD chevalier de Sorolois,
Arislant, qui conduit doux, ci'uts eheviiliers du sou lignage, s'uhatteuL
l'un l'autre. Le cuuito bimbaig, ijui accourt pour secourir If* duc de
(Miinbouic. est vainc\i, avec ses cent hommes, par Ausets ot sl^s cheva-
liers, ll'autre part, leH hommes du roi di? Xiirf;ale^ H d'IIlhan», apri^
une joute de leurs madrés, hh livrent l^taîlli* Hver «Milrain. Boiiiiu et
»ou cousin s'attaquent encore une loii* à l'atanit-di* et a Sa[diar.
Leur luTiP est fort pénible; si Hoinin ei Palaniede avatr-oi pu
combattre jusqucs a oultrancf, ne fun nr l'autre ne se feust d'tliecqws
escUttppfs vifs. Bien le font les cltcratitrs dr toutes pars. Que oow diroie
je"*, le ImuU prince Golmtk avait diacide Dinadan à prendre part
au tournoi. Lanctdoi, avec la permission de (iueuiëvre, se dêguiBe
en demoiselle, et Galehout le fuît conduire |mr Gaieodin. Dtnadau
devine bien uu peu ce qui en est, mais Galehout parvient enfin à
le tromper, et il tttisse courre contre Gaieodin. Laucelol a>aut pris une
lance de la main de celui-ci, Oiiiadan le rea»nn:dl, veut se sauver,
mais est d<.tsarçonn(5 par Lancelot et emmené prisonnier non par dts
chevaliers, mais des ribaux^ suivant i'ordro de Gulebout. Laucelot se
tourne contre les adversaires du |iritice, et sji braM>ure les met bientôt
eu fuite. L*?s r/&(iux ayant mené Uinadan dans une forêt, lui Aient son
armure et ses viMemenlH. ne lin laiïtsanL ipie tes brayrs et ses chausses «I
ses soliers, comme l'avaieul ordonné Galelioul et Gueuiévre. Au bruit
1. I*M rwnni/.
t. )'« piMêRf' D'en iwi 4iftQ> llalorjr.
9, Vaf, tlofrin.
— 201 —
me poise trop durement^ meismement por ce que je ne Vai 757, etc.
«lie deservi. — CerteSj fet la roïne, ausi m'en poise il
moult chierement ; toutefois, il faut me résigner à la volonté de
du cor, mettant 6n au tournoi, se termine austïi la lutte de Patamède 99
et de Saphar contre Bolnin et son cousin. Galeliout et Lancelot
s'amusent de la vue de Dinadan, qui arrive atrublé d'une rotte de
femme. II s'en va au palais, devant la reine (iueniêvre, «lui, comme les
autres, rit au point de soi patiner. On le taquine, et il se de/ftndoit de
tout moult bel *. Mais a tant laisse ore ly contes a parler des tournoiemens,
car bien les vous ay menez a /in, et retorne a parler du roy Marc de Ctr-
noaille et de Tristan , son nepveu , car grant pièce s'en est ore tenus l(°
397 c).
282 e. En ceste partie dit lyconiesque le roy Marc, le félon traître, ne
puet oublier sa felonnie et le dur cuer que il avoit envers un chevalier dont
je vousay cy devant parlé. Et ce chevalier si avoit nom Sadoc; si le haoit
trop le roy Marc, pource qu'il ne se voult oncques consentir a la mort de
AnglediSj la femme son frère qu'il avoit occis, ne a la mortd'Alixandre,
son nepveu, qui estoii filz a celle dame que l'en appettoit Angledis.
Et toutesvoies pensoit le roy Marc a prendre vengence de Tristan
et de gecter le en parfondc chartre, et puis que il l'avra mis en
chartre, de tegier pourra il puis mètre a la mort ycelîui Sadoc et tous
ses autres ennemis. Que vous diroie je? Tout ainsi comme il le pour-
pensa le fist il, car a cellui point esloit Tristan navrés moult durement, et
ce lui estoit avenu a une assemblée d'un tournoiement que le hault prince
Galeoth avoit fait entre lui et le roy Baudemagus, et ce lui avoit fait MeleOr
gant en trahison, car il cuidoitque ce fust Lancelot du lac qu'il ftaissoit *.
Sous prétexte de vouloir le soigner, Marc fait conduire Tristan à un pavil-
lon « dessus celle rivière » où la noise de ceulx de céans ne pourra gêner
le malade. Tristan ne s(^ méfie point et boit un soporiri(|ue ^ (juc Marc
lui présente ; il est enfermé dans une forte prison, où il reste longtemps,
a douleur et a grant mesaise. Et si sachiés que, peu avant cet événement,
Gauvain tua Lamorat, au grand chagrin de toute la terrienne chevale-
rie. Mais je ne vous compteray riens de sa mort *, ançois vous compteray
(Tun chevalier que l'en appelloit Sadoc *. Apprenant que Tristan est en
prison, il se cache dans le Morois avec deux neveux. Marc le croit
enfui par nuit, si ne tint plus parlement de lut. Prévenu par un écuyer
qu'il a laissé dans la ville pour avoir des nouvelles, Sadoc, avec ses
neveux, attaque Marc, qui chevauche dans le Morois avec le traître de
Magance et quatre chevaliers pareuts du roi. Marc s'enfuit. Sadoc tue
le traître de Magauce, qui avait assassiné son père. Les deux neveux
tuent chacun son homme. Des deux qui restent Sadoc tue l'un, et un
des neveux le dernier; l'autre neveu a été grièvement hiessé par son
adversaire. N'osant rester en Gornouaille, où Tristan ne pourra plus
1. L» dernière partie da cbap. XLIX de Malorjr (p. Wi] n'est pu dans 99.
S. Malory donne des detidls inr ce tournoi.
t. Ce méine trait se retroove dans U version de 757-, vnj. | 3S7. Cf. (pins loin) le Taissean et
l'aUmlon à U traversée.
4. Le ins. racoote cependant cette mort plus loin, d'après la version de 767 ; cl, § 307.
k. n a d^ été nommé plus haat.
— 20Î —
757, elc
9g
Dieu et siipportei le sort qu'il m*a imposé. — Puisque le roî
me hait si fort, je m'en irai dans le royaume de Logres. —
Non, lestei encore quelque temps; U rois par aventure se
li!8 ili-n-mln», ils 8'i*ii vont ru Li'iimoÎ!» l't dosccdilt'iit k uu chAlrau, où
iU soiil bion r«^-iis. Lo eliâtulnin uvoc <[nnti'(> chovaliers va au chûteAU
(Ih y a rbra y eprôsenir I^Ht^nKchiil ' ilc l/'unni» dt* reiajirisnnni'mf.tit d<*
Trisiftn. Ia> (ïriM-t'hal jure i\o cnuppr la lAii» a. Marc s'il Ip iroiivi» ançois
guc Triitan soti Uorx de prison, n et se je iruis if. bon Tristan ançoù que
leroy Marc, et U ne mr créante a venir ces te part atout la royiie Yseult
ou (U i'ater ou royaume de Logres, jamea ne tendrai/ plain pi'rf de Itrre
de lui. h It matxde son cnnseil, (*l a ta guerre sont totu aeord''s ^. On Tait
tous les piT|mrdLirs noi;(;s«<iirr5 pour une inva^jnu eti Cornouaille. Ueut,
aiiprc^nant qucTrisian est rn prison, jurt* sur sains qu'elli* s'en irii avfc
lui fu Logres, ne jamais navra te roy Marc que demander dessus lui Innl
rvmme elle sera en vie. Mnrc, (Ip rplonr à Tintapt'l après nvnir l'chappt*
à la uiorL, i^vctit! chorelinr tes jigrossmrs duus lt> Morois; mais aa n'y
Iroiivi- '|Ufi U'S câdavrett «les qiiatri' clit'valicrs et du Imitre di» Maj^ance ;
les iraors dos <:Iit_'va\ix inoaliTtil i|ue Sadoc et i*i^ nrvcux »e
sont rt^ruiK^if^s en Loonois. Aprctf Ins avoir fait oiUurrer tous liw
cinq drtns la cimpfllo, Marc, pn-voyanl la guerre, priMid toutiTS
les dUp4)«itjuTi»s pour dtllVnulre le pays. Le conte retourne a par-
ier des lelres que t'apfixtole. de fiotn* eniH>ya au roy .Vorc '. Le pupc
demande au roi d'envoyor du secours pour Jérusalem *. Marc, voulant
on (irofiier pour envoyer Tristan, lui offre, par l'entremise d'un rhap&-
pHaio, U lihert*^, s'il veut aller en Terre sainte. Trislao se refusa à
eroiro qtie le pape l'ait mandé et dit : o Lors quant je voutdray aUr en
petierinage, je prendrai Ut crois et meneray averques moy dcJi hommes
de Uimois. n Mare t^crit alors une lettre, et y devisa que t'apoxtote niandoit
a Triitan qu'it srnalagt delà mer; il y ajouk* le &reau du pape, car 1/ tn
sawit fiiouU inen nuvrer et du «•«/ et de sa (1. ta] ircire, ^VauK a mervcilU*
soutif, et envoie par un autre chapelain ^ m leUre à Tl^^taD, qui tant y
rejfarda quil cognul tout appcrtrmeiU que te roy Marc avoit ces tfclrcs .wu-
tirres. Il charge en riaul lu chapelain de dire â Marc qu'il s'en ira, â
ci>ndilion de ne (winl i>lre accompaftné par les chevaliers de Marc :
« ancois y tn^nray dct luiem chnaliers, car « 1/ eM roy, et je sut fllx dé
roy. n Marc n'a parde d'arreptJT; il sait que Tristan ne Uiiueroit pierr*
dessus aultrc en toute Cornoailte ". Pendant qu'il pense à cela, on
apporte sur îles civières quatre chevalier** : le premier a été. transpercé 1
d'une lance, le second rt In hroA droit coupf^, le troitiiëme la cuisse
iranchùe et le quatriérao estoit fcrut d'un lilaive et d'une espee parmi ta
teste. IU difteul qu'ils ont 6l6 mis danft ceiil'Ui pur les Lt^onois, qui onl
l'Dvahi la Contouaille. et rccommaadcol à Marc do s'enfuir, car les
1. OlNcr, Mnlnry.
ï, O» voit nue « el M.i'— -
d*AlLMnilr«rorptt«U(i. lO-i ;
S rot fplftode le rcimu.'
L lA Mire «M Ubr t^ata fur M»i« d»M Uak<r<
Q, Id 108 puae II Perovftl, qui dicTwidie m nornomlllc |cf. |<. ms).
tit le r<.V)t de VetnprlHiinrnMBt dsTrittU] k l'^plMl»
■ <<r p. Ittff), <|iii rti itDune ttU«nU(inemtQ( le oiMut
— 203 —
racordera mies qe il n'a fei jusffa ore et cens pardonira son
mautalant. Si vous parliez [naintenant, les traîtres diraient
757. etc.
eont-'ini» sont trlli-iuent fénKrcs qiin rifo ne iM*tit ïciir r^sisler. Mnrc 90
ordntiup às*is hoiiinips d»' sumipr «t do In «uivm. Le frlon roy oublia a
ordonner cculx qui gordoirnl ii prison ou Tristan utoit. car il extoit à
durement «mrnW^/iVj et eshaU qu'il ne intvfii qu'il devfttist. Il s'i'n va
mtre lui et la compaignir a Tintagttrt^ et tftntQit aprrs cr nr demeura
gairti it^ 3119 r) que aventure aporta Pareeml rn CnrnoaitU . «t demanda
nowMllei de Tristan et tant te, quist qu'il Apprit comnicnc Marc rayait
trait4^. Il di^Jtuvro sa prit*»» et flst tant par son sens qu'il fu dtiitrts.
Pcra'Vttl priii TrislJin de voair en l^^^oi». Trisuin vi^ut Uipii. mnis il p^rceval arriva
croit dcvitir tTdUVftr son pnint pour pouvoir s'en allor â linsii du roi «délivre Tris-
Matc. Il d(*mnnde n PiTt't^Tnl pniirqtini il pst venu m Cunniuaill»', et ^^
B/rfut qu'il s'en atoit parler au sa/jf eterc de Gat^s ', ot rpfuBC de
ni Coraouaitle plus dt* tomps qu'il nVn fimi pnurpnrler une fois
Tuj rni Man;. Les di'UT h*'ros s entrfcoinmantimt a Dieu; Porrrval s'en
va ehet Marr, ['«rcald»* de rcprrvhnfl o( |o mnidci' de la viMignance
d'Arthur et dos compagnons do U Tnblo Uondo, « S'ils snvaioDt la
vérité, ri'pothl Marr, jl» ne inr lilflri)i'riii<*iit puint, rf non pour (/uonl, Promesse da
t'fmnrur du ray Artus et rfr-t autriA compatgnont pow arreanleje tJ-YuBr Tri^
nme ro>y quejn sui qu'il avra bonne fytu de par moi, rt de ce saie: voui um.
atseur, » SI Parcevat t'en mrrae mnuU, et moult lui présente son serviee
pour l'amour de TV. ht* n» !<• prip i\--' rcîitt'r quoique (ojnps avoo lui, el
lui fait mouit MU chiej-e el < . muits IVrwvnl dit qu'il nVu a
pas k» loisir *l ponnuRsitt'ir, , '[ue Marc tiendra ta iiarolo '.
282 f. Voynni «on rnyaumn *n aventure^ Marc cnvoio an abbé dire
au «i'nôchJil do lAmniji quo la torrv qu'il a onvahio apparliont au pape,
F( DOD pnn au n)i Marc : « Car il n'en atnit delà la mer, et avecques lui
maint rheraiier de pns a ses gaiget et a set denieri... fie quoi je vous
par '''■;•'- cfj. fntij /n saincte terre de Jherusatein sera en
fc I undci bons chrtstitns du monde, s*» mtire. Ayant
ir M lie, Marc, quant H fu menus arn>r«i,
dr lua (*ans gp pri'oa'upiT «l»' lnpr(mii*ssc
l'ficv. ;il '. 'Jt'' ' if^ jef Aïs/s fu Tr. en prison, Mr-- ' ■*' nou-
Ui porfin en fu ' par le etinsHi ^t par l'aidé ^j^
'\*t: ear elle /ni Utnl qurlU sout la reriW du Ueu mu,
ou Tr.,-: : M pourchaçart fist tant quitfu df livras sans ce que |]c6tdélivr4par
te royjltareen »ceid,t nulle ritns \ «I lui mandepar uw damoiselte gueiinê Iseut.
I llU-«vaii<- •Mual.in k l'«miU«>[f< lAlf IV p. IM|
] DaiM Tn^ian, 1m ffwnet nr «■ («••CTï'r^»«iMl palalblctnent : my. f^ -«pr**.
3. Iiltktalrs lU l* nx*e cm- < ir« Ici ï>on..'. - ' •'' {T«rmnl,
SaavÊf. fcaliMil Imr <c-nii"it. i.orTHiuill» >- n^tti une
lf«tf> BTilt mU TrKt.1T] en {irl'- <: -i TtnUutvel n . . :• qu'it im
mrtrvfa ■ - i Uc/rt sir [^l^■n !■ i--j;t 3;'P^»«r«r ÛUl l'n'inçlltr bu <vt il« M JAmib
(Ut* d« D> < : Maiv l'ou^irbunae M|«U'tant dr Dntimu. LimMilArtMKl êfttÊ ^B
A. ytAi> r>oiBt twBt <lBi 1« délirn. te mbS 1m bUUluls de
tioBnte. •,. - v-'it en|irlM«aiDaDi. aprto le Mpmx «i« Nn«rai.
ItauUfamw Mt rot UMt, qtu TrMUt» Mi|tnsouu) k MM tour, vtmr U Mlle, **f . «i^ita.
757, etc-
î»
— 204 —
t|ue vous vous Has enfui parco que vous aviez peur. Et Dieu
vous enverra entre temps aucitn comeill meilhr que vous
$e maustrast a nul Honwu tnorM doiuxnt ce gu'eUe tvi mandast ; tjue t9 il
savoit que Tr. fuH hon de pris^m, ^xte il oceiroit lui et laroijne; et pour
Tristan se lient ^ ''^"'^ ""* •?" '^ '^ Umm quot) (P* 100 a). Si lui mandf par la damoi-
CHchâ. setle er tju'it routdra qu'Hie fncr ; mr tlU fsioit appnrfiltee de faire sa
voient^ tjue qu'il m doit avenir. Tristan i*sl au coiiilih' de la jrtic ; il pensa
moult lonQuntwnt a rexUi-hosf. et tant ffprnsû quil savnrdf qu'il nutn-
dcroit a ia dame la ro^ne qu'elle fae* opparcillier unr nef pour
passer ou royauim de Logrts. 11 i^rcinl do rt'ucn.* ci dn parchftmin
cl A.Til utic liHlrt' qu'il «iouue k la iU*[n(»it>i*llt> ; il lu chaigi' on
mÎTiiL' U-nips de dire ii Ih rt'iae <|u'(dle fasse ce i|u'p11o lui demariiip
dans lu It'llnî. Uoul list 1res Jisinjsée à aller en lèpres, im Marc iw
{juiirru lue griver; et ayant fait pn^parer le vai^tteau ^ elli' l'annonn*
àTristau, eu lui n*commiiT\danti\u'or pertsaxl comment il pourrait ejtptaic~
ter du iurpius uienerafln en telle manière qu'il regarde ttirn qu'Hz netoienl
apparceii:. TrisUm pense qu'il faut mcilre Mure, en tel tieti qu'il ne puùsa
nuyre; et lors dist a soy mexmez que ce ne putt estre. se il ne fait lani qur
il le utelte en tel lieu quil n'en puitsc pas iiur a sa vHenlé. Si fisl tant
que il parla a une partie des barons de la terre qui moult baioient le rmj
Tri<itiin fimnri- •"'"*''•■• **' tant parlèrent ensemble qu Hz s'aeonlerenl qu'ils ayderoient n
âoimo &Iarc. '^''- ** prendre le roy M. de Cornoat. et a mettre en prison, et tant firent
qu'ilzsorenl que le roy iV. [fiffiif] a privée mesme et a un sien chnstet,
qui près d'illecques csioit ; .^i atlrrtnt dr nuit rn ecllui chastcl en la conipa'
gnie do Tr. Ils deinandtMit à parler an nij priveement ; jU ^'nlreiit déguî-
st'ii ; perscMtne ne les rei^tiinait, et Umt firent qu'il: prirent le roy M, et
l'enmenerent au tieu niesinesou Tr. avait este emprisonnas. Et sarhiês que
Tr. l'emprisonna en eelte prison mrjmes. Et quant il ot ce fait, tl prîst
confjiè deceulxqui lui avoient aidié. Il leur fait pn»niottrr di* ne délivrer
Marc ([ne lorsqu'ils sauront les amant* en Lop"<*«, et ils se MVpnrciit
— - sans plus dire. Tristan va rejoindre Iseut ; et tant parlèrent ensemble
s'emlinniuonl 7" ''^ appareillèrent trur erre en telle manière et entrèrent en ta nef que
pour l'i tovQU- ta ruyne avoH fait appareillier et tojxt errèrent parmi la mer * qu'il*
me dr LooTea. viudrent ou royaume de Log. — Pour la suite» voy. ^ 338 b.
103 282 g. Lo vaiKM*HU prt^paré par Iseut, la amspiraiion rlo Tristan
avec les barons, la travertn^e on Lugro», tout a>la est inconnu à lOÎÎ,
Verard, Jauut. Ces textes rapportent briéveinenl que Tristan. df^livHi
par suite de la ri^volte des Léonois Ivny. plus haut), enqirisnnnp ii
sou tour le nû Marc, laisse la lorro à Dinas» s'en va avec Iseut, Hran-
Kflil» ol rrouveriial en Leouoiss donne ce pajns n Gouvernai ol lui fnil
épouser nraii^iiii. Tri!*Uiu et iH'ut quittent, pour ne plus jamais les
revoir, leurs lidides serviteurs devenus roi et reine do Léonois, et che-
vauchent vers lo pays de Logros. — Pour la suite» voy. § 338 c.
Trt^«aa 3âS h. Lu vr>ntiun de Tressan un rattAche à la fois â celle de 99 et i
I. C«i trait lin vAlMiuiu lurailAln: uii ieho mltàUili ilc Ik vnntal 4v 7ft7. ito. [T. g m) j cf, It
M|mriflqiw Iplua IhiiI) ri l'Blliuinn il la iraTM>^ (d-i1*>ui)RD.
•t. Im nSdftctMr p«o«> «rlOnnmnt à U tnventfe àem MumU Metibi durt TftT. voy. ptu l»la.
Ce MTAit dnnc le txnliitake tnit comtnim II n «vac la renlon da TIT : piMS loi lUux aotrea, ««7-.
plu li*ut<
naws eii. —
— 205 —
Je feslorai <Ioqc. — Voire, par mon lox. » Ils 757. eii\
tttt» d« 103 ; raaifi e^ snat fp. i4?| lc« amours du hérw avec l&eut qui
fit de Tristan. Apros son retour en
: ■•' nntp, tinl. Tristan voit souvent
[I-tiil tiiti Uiuaa, il«>i»i if ctiAii'au est c<insiniit eu labyrinlhi^ *^ffyp-
yi^. Amlrpt epîn Ice amauis ec procun? an rtù r4X'''asion de les nur-
Ire haan di'fenH'. Ils mmu enfermes, lui dans une nlitieiiri* (iristin i*i
1 dan» la lour. Apn^> i^tie U'Uti' U cuur a v.iin«»mfni intori'-ilt- va
'liiveur de Tristan, Ouuvfrnal. craiftaunt pour Ich jours de !M>n mailre.
pari M'crèleinenl, pour revenir avec le* Leounai» le délivrer ù tnaia
arm^. Opendant l'erecval arrive ii la cour : reuseijru^ »ur ce qui s'iîbI
pas»>. il enln* lirusi|Ui'nienl dan» l'apiiArtement de Marc, le traitt^ de
rvy (tUm et parjuré, et loi demande la cauise de ses priM:éd(^. Marc
rt^poad avw: baniour el meuaci* Pertvval, qui sVMauce sur lut;
Andrel veut tin-r hou cp^, mais l*erceval le nai^iit el le jcIIh jwr la
feuéire. Il terrasse le mi, l'iddige k prêter serment de mieux vivre n
l'avL-uir avei* ni femme et wn nevifu. se fait rt^metlre les defa, hrise !(•«
fer» de Trtittan et délivre Ueait. Puiii il fait promettre aux barons d«'
veillera ce que Marc tienne ?;i (Kindr, et pan pour volt-r aux {inindes
aventures i)ui lui HonI prt'<li(*>s. Le? amattU'i continuent û se \fiir clie-A
Dinas ; Amlret. t|ui le* ^pie tyujeurs, muiit»-, »rnM> d'un arc et di*
Oi'clii*&, sur un pin fort innlVu qui i^'éleve uu di;ssus des mnrs tlu grand
' janlin. Il %oit |«»u! wirlir d'un plliutre p*nnt à fo'j^que et Trisuin s<'
lever d'un sîr*gi' (]<• gii/on qui ^^ trouve dauîï nii Imsquel voisin ; il tire
*ur Trisfau une fltM'lir'. qui lui pnrrc IVimnIif de part en part et dont la
pointe eflleurt» celli" dlsiMit. Lh's tlcu\ amant:; se quittent hieu vite^
une seeond*' Utrhv frisi» ta jtorge i\v. Tnstan, au mnment où il ae
déroho aux r«tfiards d'Andret. Tristan e*t caL'hé par Oinas chez un
bnnime Rùr. Im»ui attribut^ ?a l^gèn' hlessun* à IVpine d'une ronce;
^Marc, pn^vemi jiar Andrei, la taquine sur n*tie blrssure, et fait de
fnocrêtoit penjuit«itionw pour découvrir la retrait*' dp Tristan. Hi^ureu-
fcument dune ce mf^me tempt< le n^i Uelya^, rennemi mortel di.>
IMatc, envahit la Comouaille *. Marc est asïtiegtï ot, »ur le cun^ùl de
I^Dîiiafl. demande à Triitiau son secouK. Tristan (Vït bien dinposé. mai^ su
I lile<i«ure l'euip^Lbe eucore de porter le* armes. Il arrive au Iwut de
Six jours: à la i^mte du combat ^in^ulier, le royaume d'Helyai< est
If et ua dame rentrfut triompbauts
; iacible dan« la jiilouHie et la haiue :
tl o- iiiiriiMuiucr Tristan, Sur i"es enln'faili-s, Gou-
vr: .-miai*; W<s baron!* w r»fvrdlenl conlrt* b' roi,
n-rnr!» «pi il b'ur attire. 11.* ilélivrcnl Trii«Uui et l^ul , et
ir s»'ipn»*nr ilans^ lu nu'mr [iriwni uù il avait jeti- Tristan,
vu if cliarfffant des rntMnes fors. Aiidroi est mis en pièces par le
peuple'- Tou!^ vont uu ilevanl de Gouvernai et de l'armée de? Léoo-
|. Un v«il<itti« nri*a>I.>!> Ar'- ^«nc» «il jtrtfoMfc, dÉnsTranaii, Ua rfett do premier antvi-
•I- ''•■«Hmilt Trl«Di«e*l Mfn moU*^: I» nnloodctM.eU., M
'^ AIééVi 1 roman «n pnue, U mvit •f*Anitr<l n'est {«s ncnatér, bon ploi
I ant AmmU- im {•**■ Hit.. ItMl M»rc l« fftlt tMr«vr*t 11 »#rt ileTHstu. Dkna
MbImt, tl 'u6 Ituu 103 (Verira. Jsnot), U m nôte^ tnaiérflttciiKnc «ruii te
.t.
Tr«s8an
— 20G —
7&7, ete
Tressa ti
283. Iseut realre et fait partager à Brangaîn sa joie de ca
heureux dénouement. Le roi arrive après elle, se couche 6^
iiftis. Tristnn, qui De veut pas rentrer dans U ville pour y bràver Mar
(Uu6 ses fcrs, appelle les barons de Cornouaille ; il les prie d'accepté
l)in«8 pour les gouverner pendant la captivité du roi, les lais^^e maitreé
fin t*>mpsfiue cette captiviié doit durer ei leur fail jurer de ne [win^
aitcnipr à la vie de Marc. Knsiiid* Tri:»lan et Iseut vont en I^onnisj
comme iU ponsenl ne pouvoir « y rester ou speouicle avec di^cenre oj
ils »o diVivicnl à aller en Logres vl a n'y confier leur arrivée qu'ï
LniiLoIot. IU umrieut Draugain à Gouvernai, quti Tristan fail agri'ei
aux barons pour son tieuieiiant ol {Mmr leur roi, dans le cas où luî^
même viendrait à mourir. Il pussent, sur un esquif, un Logres. — Pou
la suite, voy. § 338 d*.
I. Uwtl.'Llïbr. «t rBnoyel. Drltinn. mlvnt UMoontli: vcnriaa. PMtr I» r4c)l bien difl
4M donDCDl Ht Kle. lU» cnf>rli4>tiucine>iu dr Triiun et du T»j«e« ita uuadu ta Lostm, Wf.
plu Mb. D* mtaH povlft Tav. Rit,, t»>. Si;il7. nute.
It5»9
283 a *. En ceste partie dût U conta qur-quattl (premier mot. du fo2?3|
Gaheries (1 . Guerrez] vit <fhe ta case csluit a ce vtnue qtu si Itère ne baoien
fors a ta mort de Gariet, U en fi* moût dftlenz ; il part avec un écuycf
Guerrct", clteivliant partout son Uvrr GaheriiU, le trouvoenlin chea u^
rorefltier, ou U Qixoii malades molt durement, à cause des remords qn's
(éprouve d'avoir tU(5 sa mèro. flucrrtît, qui l'aime beaucoup, le tonstde
en lui disant que cette chote n'rjt poi si inerveilleuse quv ausint inervnl
Iriisc rt^ soit aucum fois avenue^, Ir In^f choK un ctipvalier ami et
lui-nit'ni<! à la cour d'Arthur prochacirr la pès de son frère. En atlr*ii-1
dont, Oaheriet s'aloit joiant et rsbatant et près et toing , einsint coin
votoit^ une ore avant et autrr arrirres. Un j(»ur, il rencftotre son Itou an
Hector, qui le décide à aller avec lui au tournoi du Chastcl conwaioit^
Chemin faisant, ili^ rencontrenl Gauvain, Agravuin ol Mordrei. Coni-4
Combat de Ga- bal. Agravain aiTJi()ue If premier Gaheriel, qu'il haoit de Urne ten».
beriet^ contre ^nt renversé par lui; Gauvain, ayant jet^ Gabenet à terre, (?at ahatti
par Hector, ainsi que Mordret. Hector prie vainement len apre&fienrs i
cesser celte lutte révoltante, et on so bat à l'épe^» avec acharnement
Galieriei a Ip dessous contre Agravain, jiar qui it savoit bien que tout
ceste haine esloit venue , ot contre Mordroi. Hector lui vient eu aide
se bat vii:turieu$ement avec Gauvain jusqu'à midi, car a celte hore drot
tentent creissoit tout dis la force de Gauvain et sum ardement. Hi^ureii
reiisemeut pour les deux compagnous, Lainorat survient. Ayuul reui^
ver»i! A^ravam, qui s'upîtrêtiùl k couper U tète de Gaheriel, et Mor
dn^l^ il arri'ïle la biitaitlu d'Hector i4 de Gauvain en leur rappeUut leu
senniMit dr la Tablfi llunde, et n'pri?s*înie à Gauvain que si Gaheriel J
tn^. sa mnre, on ne doit \ias- le faire mourir pour cela : si ce lion chevi
lier était tué, sa mort ferott rnout plus a pt-aindre que la mort d'une
dame. Gauviiin reconncist que cil ne ti dit se vérité non el prie se& friTcs
de pardonner ti G;iheriel ; ils consenlenl ù cuntre-cii'ur. Apprenant le
nnm de Lamonit. qui raconte qu'il cherche partout le nirurlrier de son
père, dont la mort a mis le royaume de Lisieuoia en pourU et en eun£~
SCS frûres.
t. \-<
ï. I.-
I. r.
"13.
■■■■ <h: cijtetaatMnl
— 207 —
Fait semblant de dormir. Le lendemain, il accable Andret de
reproches et lui interdit la cour; puis il se réconcilie avec
Tristan, et une vie pleine de délices commence pour les
amants.
284. Un jour, Marc va à la chasse; Tristan allègue une Le roi Marc, à la
cnnssc sçul
indisposition et reste au logis {V 40). Le roi poursuit un cerf,
Gauvain, pour se débarrasser d'un compagnon aussi dangereux, déclare
qu'il ne chevauchera pas avec celui dont le père a tué le sien. Lamorat
proteste humblement : « Li enfant ne doivent pas comparer Us meff'ait\s\
des pères ^ » mais, voyant Gauvain inflexible, il s'en va avec Gaheriet
et Hector. Gauvain et ses frère?, après avoir été soignés dans un ermi-
tage, rentrent à la cour. Le roi leur ordonne d'aller chercher leur frère
pour l'amener à la cour et lui donner satisfaction. Ils repartent, et tant
firent que Gaheriet trouvèrent et Uestor, qui esloient gari, et qui viennent
d'un tournoi feriz cella il. celle] semainne a une jornee de Londres ; Gahe-
riet en avait été le vainqueur. A la cour, ils furent receii joiosement
(f" '2i'] quant il i vindrent. Et sachient tuit cil qui cest conte escoutent
que droitement après ceste venue envoie [\. envoia] li rois Artus en Gaulle,
por deseriter lo roi Claudas, mun seingnor Gau. et Boort et Hestor, |«t] les
eompeingnons de la Table Reonde, et assidrent a celui termine la cité. Et
neporquant, ja ne l'eussent prise ne le roi CL destruil , si li rois Artus ni
fust venuz a tout son host ; et par sa venue fu la terre des deus roiaumes
conquise, de celui de renoir (I. Benoic) et de celui de Gaunes, si com la
grant estoire de Lanc. se [\. le) doit deviser. Puis le rédacteur mentionne
brièvement les événements subséquents du Lanceiot icf. P. Paris, les
Rom. de la T. fl., V, 323 ss.i : la conquête de la Gaule par Arthur sur
Krolle *; l'arrivée, à l'occasion de la fête de la Pentecôte, de la tille de
Pelles à la cour; la folie de Lanceiot, qui, pendant sa desren'e, fist
mainte merveille, que li contes del saint Graal ramentoit. Mes avant conte
une autre chose^ que nos n'en poem laissier que nostre estoire n'en fust
corrompue. Or endroit encomence l'autre istoire. Cette « autre histoire »
raconte la quête de Lanceiot entreprise par une quarantaine des com-
I>agnons de la Table Ronde*. Sur le conseil de Mordret, qui trouve
que les quêteurs sont trop nombreux, on élit les vingt meilleurs pour
continuer la quête ; les autres doivent retourner à la cour. Seul des
refusés, Erec ne peut s'y décider; étant nouveau chevalier, il ne veut
pas se présenter devant Arthur sans avoir fait aucune chose ^.
284 a. Un jour d'hiver, Erec rencontre une demoiselle emportant à Aventures d'E-
cheval son chevalier, tué, à ce qu'elle raconte, à la Fontaine des ^^•
Merveilles. Erec s'y rend, malgré la demoiselle ; arrivé dans une val-
lée profonde, près d'une haut« et belle tour, il aperçoit dix pavilluus
et, devant chacun, une lance, un écu et un destrier. Une belle demoi-
selle, montant un palefroi norois, apparaît et lui fait savoir que, pour
1. MentiODoée sosal dans le Tristan, | 18.
3. La folie de Luieelot figure aussi dam U rédaction de 7Ô7, etc. icf. ISOOf.avecnne nouTcUe
Tertion de la qaéte.
S. On pane anx aventom d'Erec ; le rtdaeteor paraît avoir mvlé des épiaudeg du Lanetlot k
llùstoire de LamoraL
— 208 —
qui l'eûtraîne en fiiyanl plus tost qxie veni, et ii chien $\
revont après si granl oirreqil poent; granz et U glatissent {
gr. est li glatissemenz) des brache% et la vois et H so7ieîz
cors. Li uns braient, li autre crient : « Or après, or après /
La forest eri vet retentissant de toutes pars; qui alors fustl
celle chace, adonc peiisl il oïr assez bêle meloilie qrie du glati
sèment des brachez, (/ne de l'abai des chiens, des levrie
Dix Cheva-
Uers.
passer i>utrt>. il mt» nblîgf^ de vjiincre dix chpvalier^, ôlus parmi 1^
mpilhnir!* du pays, h à mninti, Uii dii-iïllc. quo vous ne vous niottiez i
men conduit, en prumotlaut (/«c voi Hnu tout c«ï an n'escondiroiz damt
selle tir choià ifuelU vo.t requiert. « Eroc choîsil It» poriiliui oi t^c vii(
(|mHir d(>s dix. Au inonieul de s'en nller, il caX uliordè par uut< uut^
cJomuisi'lli>, ijui vient lui deinuiidi*r uq don. quVlk* ut* i'iH:UiDfru qf
ïdrsqu't'llo L'U vorni urc et point. Ei'oc irimsinil. Gtiiiirae il iJiisse, ft-\ec âu
compagup, devant le** pmillunft. uul» demuisollo desus ta porte lui crie :^
a AlU'udt'2 I VoUK a'avez pas eutuire assi'i: fait pour conriostre tsttt
proesce. a Erec s'arréto malfîrc* les iu»tani:eK de aa compa^uc. Un clie%
lier t*n arniurf* noire sort de MiV/ts, aiiuouce à Ërec, en l'aLstiul
excuses, qu'il e»t UtTcv- de jmuUm* uvim: lui, le dt'fKarroiine riiilcaiiMiLJ
s'cD va tout la chemin de la foreste. Ërt*r, ftirtointMit Idessc, osl «ui^
dans It* rhàt(*au *. Il est, conmii! il ttt* Tait racoultr par un« dHU)nisf«lli
L« cliQlrtaii dos dans It» t'IiAli'au dus Dix Chevaliers, où chaquo dievaliur frranl
oldigi? dp joutf?r avec l«;s dix des pnvillons ri, s'il Iriumphe d'eux, an
le oh&ielnin ; vainqueur, il devient lo maître du châtoau ; vaincu, il
retenu, dan? le cas où lo sf'i^neur aimerait mieux s'*'n aller que de
ter, en rpinplacenient di* relui-ci, et doit sVnpa^ter par sfrnu'ul à
]ias partir avant d'avoir chevalier contfuix el iIp lai.si^tT un autre sringr
en teu df soi. La demoiselle rassure Er*^^, i[ui craint rt't'tre C-ondamu
par sa nouvelle portillon, à une iimi^ion fârhousc, en lui disant qd
Ipur maitrc^^se a un cnuenii uiurtel dan» la personne d'un ebâtela
voisin. Elle raconte encore que la coutume a Ht* êtaldie pour l'amour
de cette dame, dont le jK're avait éluigné les prétendants en dêclarao
que nul ne l'épouserait ^i sa valeur n'égalait pas la beauté de an lîLlj
EnRn, un jeune chevalier, oi«« povre de semblant^ s'était présenté i
s'était oITert à prouver sti bravoure en combattant d'abord dix des
moilleurs cbevalierii du pay«t et ensuite le wig-ucur lui-même. Il Tm
vainqueur et épousa la jeune fille. Mai», le jour mAnie dv la na
arriva un chevalier qui le haïssait « ne savom porguoi » ; il trouva
nouveau marié la tl^fors en la plaerie, r.t l'ocùt toi umintenant. De cl]
grin le t^eifriieur tomba malade et mourut apri's avoir désigné conU
wm fiucces>.eur ei mari de sa lillc celui qui pourrait vaincre dix choK
lier8 qui dnvTaient stationner devant le c bateau ; il onlonna que
vainqueur, dans le ca« où il refuserait la main de la chAlelaine, fili
contraint â r^^>tp^ i^cigneur jusqu'à ce qu'il eût été vaincu à
tour. Celte coutume ne doit être abandonnée que lorsque la damoati
trouvé un mari digne d'elle. Eroc apprend aussi que le chevalier i
1. n B'«*t pliM «itMatiiD <Je U damoUeUe qui •rail rMtaU li- J011.
tnt après, que ae la noise des corz, que t£^^^ff$^ffs^
rfors, que (lfl{e] rftendssemtnt df la forest, et toutes ces
choses fesoient A. grant son de diverses vois auques acor-
danz '. A J'enti*ée de la nuit, te t*oi se trouve seul dans la foréi
et ne réussit pas à rassembler sa suite au sod du cor; il
s'égare de plus en plus et ne rentre à Tiolagei que le Jeade-
main malin.
285. Les chevaliers, qui avaient veillé lard en attendant le
relour du roi, s'elaiont euBn endormis çà et là dans la salle.
Marc U traverse sans les déraugcr et gagne la chambre à cou-
cher de la reine. Pour ne iK)itit éveillor Iseut, il ouvre la porte
avec une clef iju'avail fait faire .\ndrel et dont rcxiàtcuce était
ignorée de toni le monde : il entre et trouve tes amants endor-
mis dans les bras l'un <lc l'autre. Hors de lut, il tire son épée;
mais, au moment où il va frapper Tristan, celui-ci se retourne
jdans le lit. Le roi, toujours poltron, craint qu*il ne se réveille
et s'enfuit, en ayant soin, toutefois, de fermer ta porte à clef.
Tristan s'éveille tout à fait et aperçoit le fuyard, que les
amanlfi prennent pour Andrct; il sort et se mêle aux autres
chevaliers.
t. Cf. le liel écho de cftte poésie du Mo>i»ii Age dans Shakespeare^
It Songe dunt nuit d'éU^ IV, t, nù Th^Hce dévetuppe l'idée de la
musical cuarueion Of liouotU and écho in nmjunclion «.
Marc trouve les
amants endor-
mis dans les
brts l'un dtt
l'autre.
IsTiLÎt il^sarronné, est Hector de? Mares, qui, arrivé par hasard au
i'hlteau, en écaîl devenu le fieigneur aprèn avoir tué Anii priVlt*ce*st'ur.
]8ï un chevalier venait à vaincre tes dix pendanl U conviàle5;(*ence
id'Erec, ce dernier auniii le droit de s'en aller, le nouvel arrivé devant
irHtpf à sa plac«. Ainsi Erec séjourne, tnalgrê lui, dujis le chAle^u, et
Il lui coucia\t a l&airr la questt une pièce <kt tens. Le conte reiourne à
I.,ftnceIol fou-
285 a. Cehii-ci arrive devant un pavillon, niî il se met à donner,
iver nar éyév, de uruad:' coups sur un écu f:u:*pendu devant un
rbreisfL II est accueilli p.ir Blian, le frère «le nelinnn •. Son hùle
D( él*' poursuivi jusiiiie dans Iji salle de i^od cliâteiiu par deux enne-
Lnnrelol It»s rlusit-, iq.rèti avoir ntmpu les anneaux de fer dnpt
li «vail eachuiné Ipp pieds. Après deux ans de séjour, Il s'en va un
'aprèB tm «anplier qui paisse, fuyant [devant de? veneurs. I^e nain
p!*!> Dlian le suit. Lani.-elot est lileââé ù la cuîs^m? [lur le sanglier, qu'il
I lue; il e*t «oigne par le itain et un ermite, qui sur>ienuent. Une nuit,
au dair de liuui, il quitte Temiitage, oii il a été rvconcu par deux
cr, r.pMth t.t^p.»7:.
Lôanv. — Tristan.
U
286. Marc va se coucher, méditant de s'emparer de Tristan
pendant sou sommeil, et, harassé de fatigue, il s'endort aus-
sitôt. On trouve son cheval, on cherche le roi et on le découvre
enfin. Iseut comprend (jue c'est lui que son amant a vu dans
la chambre ; elle fait venir celui-ci ei l'avertit du danger ; tou-
tefois» Tristan est sans peur.
chevaliers. D erre dans la fort^i pendant trois mois et 8e tient g<ïnéra-
lemenl ttvec des p&lres, qui lui donnent du pain^ lui prennent î^es
habits et le tondent. Il «e nomme , mais un ne peut croire que ce soit
Laiicolùt. Pendant le demi an ci plus qu'il reslc avec les bergers, il a
tant de mesaise de hoivre et de mangier qu'il mange, a toui le cuir, la
chair crue des bèt«s qu'il peut attraper *.
286 a. Au cb&teau de* Dix Chevaliers, Gauvain succède à Erec.
A rp ^®'"'*C' arrive à la Fontaine des Merveilles, où les chevaliers du pays
j^ç * avaient coutume de jouter avec les passants; on suspendait à un pin les
écus do ceux de la maison d'Arthur qui étaient vaincus, et on leur fai-
sait flaneier de realer fian.* i^u jusqu'à ce qu'ils pussent en enlevpr un
à un chevalier. La merveille qui a donné son nom à la fontaine consiste
en ce que les chevaliers (|ui y arrivent ne peuvent ne pa£ être â la fois
joyeux et affligi^s : joyeux do pouvoir combattre leurs fnnemis et affli-
gés de la défaifc de Icur^ amis en cet e.ndruit. Ainsi Erec ^e désole Cii
apercevant l'écu du roi Lac, son père, mais, au même moment, il voit
avec jnie venir Mordret , sou ennemi mortel , qui , cette année méine,
avait assassiné sou cousin Ûriant. Combat. Erec, vainqueur, laisse
partir Mordret, dont Tépée s'est brisée, et reste, pensif durement, devant
l'écu de sou père. Survient une demoiselle qui lui apprend qu'il ne
saurait avoir des riourf//« do son père ni de Lancolot que par elle-
même. Erec ayant promis dt- lui prouver sa recounaisfiance des rensei-
gnements qu'elle voudrait bien lui donner, la demoiselle déclare qu'elle
n'ose se fier aux sernieols souvent fallacieux des chevaliers de la Table
Houde. Alors Krec jure devant Dieu ([uejamès deeouventuil ne mentira,
s'il i devvit lessier ta vie; si t'en repenti puis: car, par suite de ce voeu,
il coupa plu4 tard la tète â sa sirur et perdit la vie dans un combat
contre Gauvain, qui, pendant la quête du (îraal, l'ailaqua hlessé pour
veuger Ivain aux blanches mains, qu'Krec avait tué par mesconoisance,
ce dont Gauvatu fut blAmé par Ilectar devant la cour d'Arthur, si cotn
cist livra le devise apertet/iant del saint Graal [sic). Erec ayant prêté ce
serment, la demoiselle le renseigne sur le .sort de Laneelol et i»"o(fre à
le lui faire voir. Quant au roi Lac, qui était arrivé au château un mois
auparavant, il avait été vaincu et blesse par un chevalier du pays, puis
vengé par Hector, qui avait tué le vainqueur, et enfin soigné et guéri
dans une abbaye voisine. Erec suit la demoiselle: le lendemain, on
trouve LaDcelot endormi à une fontaitie. Ërec ne peut le reconnaître.
Hector survient; il court embrasser sou frère, mais le fou a peur et
s'enfuit. On le cherche inutilement, Ueclur, malade de chagrin, est]
I. Cf. torfelt,lialtf<)a/wtncc/0r, dcUfotUdiTrliton.SlOl.
^^ 211 —
287, Le roi, pour ne pas alarmer les amants, ne modifie en T'
rien sa conduite cnvera ciu, mais il envoie secrèlement cher-
cher Andret et le consulte sur le parti à prendre. Andrct
promet de faire en sorte que Marc puisse s'emparer de Trisian
par surprise. Cependant le roi trouve de son cûlc un moyen :
prétendant que le sommeil le fuit depuis quelque temps, il
s'adresse à un fisicien et commande un breuTaj;;e qui Tasse
dormir; il a Tinteotion de le faire hoiro à son neveu ^ Ayant
mandé Ajidret, il lui ordonne de rassembler ses compagnoDB
pour saisir Tristan endormi. Le soir, comme le roi, avant de
se coucher, va prendre une coupe de vin et que Tristan est
resté seul avec lui, Marc fait présenter le narcotique à son
neveu par un valet. Tristan, sans défiance, boit et s'endort ;
on le saisit et on l'enferme dans la vieiJle prïâou de Tiutagel,
oCi il doit rester à tout Jamais, selon Tarrût du roi, qui n'ose le
tuer. Afin de ne pas éveiller de souproas, on fait courir le
bruit que Tristan est parti de Cornouaille avec Lamorat, qui
est venu réclamer son secours. Gouvernai, cependant, a des
doutes : il ne conçoit pas que Tristan se soit éloigné sans le
le
! -■ UT'
mi a i aide
d'ua iiarcuii*
que.
I. Dans la version de 99 ua retrouve le soporifique; voy. p. 301.
aotgnê, pcudaQi (piatrcanâ, ditns rern)ita>,'c où Laiicelol avait ctê^ Erec
lui tient comi)aguie. Â la cuur, ou cuuuiieuce à le-5 croire morts *.
367 a. Lancelot arrive à Corheaic, où il reste longtemps ioconcu.
Tootâ les ans, à la Noël, ua gi^iittl vient, «tuoe île [leuplêe Je ^liauts, ù
la cour du roi Pelles pour lutter avec les deux hommes les plus forts du
royaume d'Ânhur. S'il est vainqueur, il peut s'en aller librement;
' ainoa il doit rester â la disposition du roi. Lorsque, le jour de No6l,
Uu de ces géantâ s'est présenté, un jeune chevalier a'olTre h le com~
Ijatire. « Nun, vous n'^ieit pas de force k le vaincre, o dit Lamorat
(f* 243 cj, doni li contes parle en arriéres *. Ou s'avise alors de donner
pour adversaire au f^éaiit Laneclot fou , t\u\ [wirvient à le mer. Il est
icooooQ jKir X^imorat et g\iéri pur la vertu du t^aînt Graal. I^ roi le
tù\ ioculler dans Tile des géants après eu avoir chassé ceux-ci, et
XftooetiK y reste avec Gulaad et sa mère et uue quarantaine de que
I. 9^ >49 II. tu» or IHua U c«mt«4 « parUr d'eU tant ri rttone s Otncwlol par cmtUr
evacal tifu éeti' - -^ -" '- r^rtenfrif. H -r-^ - ---.-- «-•---; ,fg ifyrroM fait tafOir
pmr awrit» m Iffi- : ' rnnu Htff ■ a tane^l»! mrimt pttr
faf Hffvt/w n>p- confc lit ■*• '^»''>i itttrz vr'tn^mort
»•'• ' ■ -, a
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Wpvrifr**-*^ '-iBi i>i
Mrr* «Mcnr '«M ■ ''i
Ptmi* fmft pcrn -i ■■<■«#
a Mrtrv.
t. Os a'ixpUiiae pu Up>r£««ac« d« Lataontk UooordeFeUM.
— 212 —
prévenir; d'autre part, îl ne peut croire que tirois Ugieremem
Veiist ainssi ffl prendre par tel traison^ por ce qiie ci bel
samblant li moustroit.
Tristan sera délivré d'abord par LanceLot du lac, plus tai
par Perceval de Galles '.
388. On juge de l'étonnement de Tristan* lorsque'à soi
réveil il se voit enfermé dans une prison. Chaque jour, un
1. Fin du ins. lUO ; la suite dans 101. — 757 n'annonce pas la d^l^
vrance par Lancclol, tout en la dounaoi, comme les autres, ptu^i loiii
2. Début du niB. 101.
dames que damoiseles. Ayant fait faire un écu (pii le représente lai-
méuic â geuuux devant la rt>in<> Giicniêvre, il le sut^pend û nu pin afin
que cette image lui rappelle coatiuuellemeut qu'il s'estoit mesfait vers ia
damv. Conime il ne veut pat} dire ï;on nom aux demoiaellns, une
d'elles, pour i'éprouver, fait venir son chevalier, Alban, qui provmiuc
Lancelot et est vaincu. De cette victoire les demoit^elleH témoignant
une joie telle que, depuis, l'île fut appelt^e l'Ile de Joie. Un antre
chevalier du pays, Arion^ ae noie pendant la traversée, avant d'avoir
comhaUu Lancelot. Des chevalicfii de toutes j>arl» arrivent jHUir se
mesurer avec ce dernier : ils sont louii vaincux ou tués sans «voir pu
apprendre le nom de Lancelot, qui se fait appeler le chevalier mesfait.
Il reste ainsi, dan»: l'Ile de Joie, dix an.s et quatre jours, plongé dans
une profonde mélancolie ; seule, la vue de son fils Galaad adoucit un
pou sa douleur * .
.amomlaucM- 288 a. Gauvaiu était resté plus de six ans au château des Dix
Chevaliers Chevaliers, car les chevaliers errants qui étaieui arrives pendant ce
temps avaient été ton» vaincu» par les dix; mes après ce que iane. fu
mù en l'hh de Joie... atint que Lamorat se parti de CorbeniCf et pensait
qu'it iroit a la eort le rot Àrttis por savoir se Lanc. i serait aies, ce qui ne
l'erapécho pas de chercher, chemin faisant, les aventures. A l'entrée de
ruai, le hasard le mène au chAteau des dix, qu'il dé.«^arronne tous, aîusi
que Gaiivain. Comme il refuse la segnorie du chtlu^au, on te met en
prison. Gauvain s*en va, heureux d'iMrn débarrassé de sa garde, mais-
vexé d'avoir éu^ désarronné par ce chevalier, dont il espère bientôt cou
naître le nom, Lamnrat consent enfin, pour sortir de sa prison, à époï
set la chàU^laine : ainsi fu osiez It maiis passages gui devant estait,
por ee ne perdi mia |l, mie] ti cfiastiaux sum nom. I*e jour m<''mr de
noc*f, Agiovnl, Tor, fils d'Ares, et Driant s'cntrecontrercnt^ ent{r'\l
hore de midi^ en: et mileu dei diastel, sinsint com aventure le fist. Etafl
restés dix jours avec leur frère, ils partent pour la cour d'Arthur, dôa
rant avoir des nouvelles de Lancelot, dont iU poursuivent, eux auss
la quête. Lamoral obtient la permission de le» accompagner, en pro-
mettant de rentrer le plus tôt possihle Au bout de quatre jours, n'ayant
I. sua I'bbaIj'w d« P. Pirit, ttom. d. t, T. a.. V. S3T-0. It i^loar «le Uuwlot fc CottMale art
neenK «aMnUcnrt&vnt de même : pAiml In a6uila qiil j aiftèrrat ert le rùk dt I.AOKirat| ^
• MM ÂnU it^ iBttxaU par I* «'ompiUleiir de IIUHf.
I
I
Arrivée
de LaaceIoL
»
lusur sa fenêtre.
Trislao souffre et se lamente en voyant le réveil de ta nature
au printemps. A la fia il tombe dans une e&lrémc faiblesse. Il
reste ainsi emprisonné pendant sis mois. Le valet qui lui
apporte sa nourrituro se seul gagné de compassion et t'aurait
ToionLiera délivré.
289> Un jour, le roi Marc est à Tiutagel avec Dînas, qui
avait oi corisoner a ne sai qui que Marc tient Tristan en prison.
Arrive un écuyer tenant une lance a ./. petit penoricil. 11
demande au roi, sans le saluer, si Tristan est à la cour. Marc
joue son r6le. Alors Téouyer, au nom de son maître, un che-
valier d£ Logrcs, qui est resté dehors, provoque les chevaliers
trttwé aucune aventure, ils décident de se séparer. Oriant passe la
Boit chez uiii' dame vetne et reuaiutru If leDik'nmiu Gauvaifi, Agra-
vaia et Mordrei iIhoé la for^l de Lacen [f 218). Mon dt» Dnaui et Je Monde Ltmorat
Lamrirat, puis arrivw cl séjour do Percevaî k la cour d'Art bur * etdeDriaat.
(f* 550 ti s*.î raconlés essentielle oie ni comme dans 757, etc. * Perce-
val quitte Ucour pour se mettre en qui>te de Lancelot ; ici (f" 254 b)
finit l'ncciird * : Perceval, conduit par une demoiselle, arrive dans la
/lorcJf prritltuse, préti d'une île où »a ^œur, d'-^inini venger la mt>rt de
"^ "" or et de ses frère» sur Gauvain, a fait eoiistniirc deux tours; elle
elle-m^oje dans l'une, après ovotr piisté dans l'autre dix dievaliers
de sa iwrenié, qui doivent jouter avi^ le;* chevaliers pamtanlK. Les
TÙDous Aont fore^ft de n*bier et de 6e battre avi?c ceux qui arrivent.
P«rc*»val y vient et lutte victorieusement avec Gaberiet ; sur le conseil
de IVrceval, qui ne se doute pa^ que sa su!ur est dans l'ilo, tous deux
s'eabiient ensemble du château *. Pour attirer les ehevalîer» qui
passent, la Rite de Peliuur taii dresser une croix avec une tnKcriptîon
cfoi l«a iavîte â venir au chiteau voir le meilleur dievalier du moude.
389 a. Erec était resté quatre ans avec Hector, malade, dans l'ermi-
Uu jour, pendant une promenade, il reocoDlre un chevalier qui
i rend pa» mo salut, et dont le nain le Idesseau vma^i.>en lui lan-
çant uof oorçieê. Ërec va chercher ^es arme^. Il quitte Uector, qui dort,
afin de poursuivre le chevalier orgueilleux. Dans la fortH ^'Ai^n \At0-
àon), iï reocootre le Lait /Mzrdt emmenant une demoiselle qu'il ne peut
1. Fin kua. ilaiw Le ««.,«■ «ntn rvd«ct«ar « dAcUré ae pnlnt Tooiotr rMooln- TtjHrée 4m
I. ^aar im ruUav» a« IMn, vqj. wbs le leifa d* '17 ^ JIO ».).
1. C«4 Meort «'«VflîQM t« plâ pNteUanait par la Mppoitticn) fwm» woone epammita. «lui
IkfMOe on poomlt MnpfKwacr qwlqva cfeow eooUDsvBe • gnledB*^«Llf»flU de ^flvor ■,
oiBpMte « aiw époqw oô. Ic9 ftveun^™* --^i— ir-« ée Perrevkl M«iit denow* ttup tonailM.
o <'«»1liirMi iwliHii rhil^ifi «a r R. rc de tuate m parratir (rf. | IMt. twamc
«to est é» rtcle daoa le rmiuti âe cbv tu4r« du père nu dn fr^rr* rirai M>Nodra
MilMaDWBil k otllc du au, fc excmpir lUui ir .ihliattiu, pr«uilèr« p*rtic du Pmi^tmr^*. H
b fWrt— . — Dua le cw piéMOl, fbiilolre do qnalm AU H»iituin & pa wrrir de modMr pmr
«Hto fvM 4aqmUr» Ils d« PellMir, oâ Isa 1m sb>. du Tritlam «anint prb m ^u*iU ncoauml
ém ■■■iMiiii iliïiMiiinl iil 11 Maftira. C«Ue prir* doit être potbérieare aa LmaetM, qa'eUe
4. CL ITiliailfii MMi iMibUM* de U loUe dt Trtsiwi d Lamotat <Uoa lile i ^ 1*7 .
— 214 —
du roi. Personne n'ose accepter son défi. Dinaa blâme le roi
Marc d'avoir cru le déloyal chevalier qui a calomnié Tristan :
« Vous avez, dit-il, chassé de votre bôtel tout honneur et retenu
toute honlci. » Mai-c déclare ({uc, s il savait où se trouve Tris-a
taa> il le tarait venir, a Vous n'avez qu'à demander à Andret,
réplique Dinas. Andret répond d'une manière évasive, et Marc
rompt l'entretien : n Or lessiez ccste parole atant^ car bien ai
(l. en] vendwTis a chief. » 11 dit à l'écuyer que ta joute aura
lieu, dùL-il la soutenir lui-même. L'écuyer dépose la lance
va rendre compte à son maître de ce qui s'est passé. Dîna
ajoute en souriant quAndret doit être préféré pour le comba
puisque c'est lui qui a enlevé Tristan à la GornouaîUe. Andref
s'y déclare prêt, à condition que Dînas joutera aussi : celui-
ci consent.
Andret et Dînas ^9^- Andret est vaincu, aussi bien que Dinas; ils devioo-
vBincusetpri- Q^ut iQQg les deux les prisonniers du chevalier. Marc n'ose
sonniers de . -i i . i.. * i t.. ■.
Lonceloi. jouter, car il se doute que 1 inconnu est Lancelot. L ecuyer dit
à son maître que personne ne se sent le courage de succéder
aux deux chevaliers abattus. Le vainqueur exprime son dédain
pour les mauvais cîiovaliers de Mure et se r*:n(l avec ses prî^
sonniers à un château.
On l'y désarme ; Dinas admire sa beauté et lui demande
nom. C'est Lancelot du lac. « .le suis venu en Coruouaille,
dit-il, seulement poiu- voir Tristan. » — Vous ne pourrez le
voir que grâce au chevalier que voici, » dit Dinas en indiquant
Andret, « car il le tient en prison, je ne sais où. » Andret a
beau se défendre, Lancelot tii'e son épéc : « Vous êtes un
homme mort si vous ne me le rendez ! » Et il fait mine de
1. Lacune de deux feuilleta dans 772.
posséder avant d'avoir vaincu les trois premiers chevaliers qu'il rea
conirera. Er**c la délivre. Le Laidjhardi, ayant appris le nom de :
vainqueur, dil que le chevalier rju'il ptouii^nil e*tl Monlenart, «eigueur de
Vlsie rrpaste^ ellui con.seille d'aller au chAieau de la Hoche liauie, doiii_
Moiu<*nart s'est empaii^, au pri^judice d'Arthur. Sagremor y doit ég&li
ment aller pour combattre Montonart.
290 a. Erec, ayant envoyé le Laid hardi à l'ermitage pour tenir com-
pnçnie à Hector, 9e remet en route et arrriveà un cbAte&u dont lademoi-
fielle lui fait promettre de récoucilîer avec elle son amant Gauvaio.
Son père, te châtelain, les suqirL'nd ensemble, et lo lendemain Erec se
réveille dans une nacelle au milieu d'un lac. Il s'emprei*se d'aborder à
la rivOi où il trouve son cheval et ses armes. Un chevalier arrive et
— SIS —
vouloir lui couper la t5te. Ce n'est d'ailleurs que pour Teffrayer,
car il ne le iuerail mie tHtlentiers^ puisqu'il est [son prison-
nier. Aadret a peur et contosse la vérité : Tristan est cnformé
dans la vieille prison construite par le père du roi Marc, qui y
laissa mourir un haut homme, son ennemi,
391. Le lendemain, Laocelot quitte ses prisonniers, qui
restent au chAtoau, et s'en va à Tintagel. Marc est à dîner.
P Lancelot, tout armé, se tient devant lui, sans rien dire ; le roi,
alarmé, so plaint de ce manque de courtoisie, a Je suis venu
pour avoir ton jugement, dit Lancelot; on m'a dit que tu es
un homme sage. Ecoute donc et porte-moi uu jugement loyal,
l<omme c'est ton devoir; car rois nti doit oricqKes metilir. m
El il lui expose le cas : il était jadis un serf, qui avait su une ailtVgorie.
l.anc«lot
coaroDil Marc
ar
pai
aïltV
Don.
L^désarçonnc Eroc, qui te n'trouve <]an:< un pavillon, exig*? udr Inttf à
PVépëe et est vaincu. I^ chevalier est Bohort de Gaunes, que le chAte-
Inio Mabon le noir, lenchanletir, a dêlivrt* de sa prison pour qu'il le
rengp d'En'C, à qui les enchantemeals ne peuvent nuire, à cause d'une
^fraœ dont l'a garni sa mère Ocise, qui ft'ontendaît aux onchaatemeala
mieux qu'aucune auU¥ dame de son époque. Bohort quitte Erec pour
aller trouver Hector à l'ermitage.
Î9! a. Erec arrive chez Sagremor, qui doit jouter avec Monteoart et Eroc tue Mont*-
qui refuse de lui laisser celte bataille. Erec, simulant la colère, repari
en prenant le chemin par où on lui a dit que Montenart doit venir, et
rencontre Brandelit» et ensuite Muntenart. 11 tue ce dentier et envoie
par Braodelis sa lête à Sagremor; puis il rejoint à l'ermitage Hector,
qu'il trouve en compagnie de Bohort et du Laid hardi, et qu'il guérit
en lui apprenant que I^nreloi e^st en Iwnne ftant^, nouvelle que vient
de lui donner une mestsagére de la Dame du lac.
he* quatre rompagnonti qniueni l'ermitage. Après huit joura de
marche commune, Hector et Erec se 8(?parent de Bohort et du I^aid
'hardi, et arrivent à un châtejiu où ils rencontrent une dcranîselle qui
letir raconte, soua le «ceau du secret, qu'un des hommes du ch&leau
meurt Uiules les fois qu'un chevalier errant y entre. Ils voient le Laid
bardi, qu'on chasse honieuseraent de ce chÀleau et qui s'en va avec
emc. lU sont rejoints par Lionel ', qu'Hector n'a pas vu depuis six
aZM; il attaque et d*^sarçonne Erec, en leur disant qu'il expliquera le
' motif de ce procédé plus lard, à la cnur d'Arthur. Quatre chevaliers ne
devant pas marcher ensemble wdon la coutume, que rappelle le Laid
hardi, no» compagnons &e séparent l'un de l'autre.
Hector arrive, au bout de deux jours, à l'ile de la &ceur de Perceval.
U lit l'iascription, croit qu'il s'agit de Lancelot, passe à l'île et est forcé
d'y rester. Survient Gauvain, qui a le dessous dans une longue lutte
avec Hector. I«8 deiu combattants a'élaol fait connaître l'un à l'autre,
Aventures
d'Hector nt d'E-
rec
l. Ito. 1 Umm mmu.
— 216 —
s'acquérir presque autant de pouvoir que son seigneur. Le bon
et puissant voisin de ce serf entra à son service dans Tespoir
de miex avoir; il se pril dune si grande ainilié pour le serl,
qu'il faisait tout ce que celui-ci lui ordonnait. 11 arriva que lef
seigneur du serF se courronrA contre lui et voulut lui ôter sal
charge ; le serf tut secondé par son ami, qui tua le seigneur et
fit affranchir et enrichir le serf. En récompense, celui-ci atta-
qua son bienfaUeur et l'emprisonna. — Marc, n*y enlcndanlJ
pas malice, estime que le serfu mérité la plus vil mort ^u^l
Ven potToit petiser. « Très bien, dit Lancelol, vous veneïdoj
vous juger vous-même ; » et il lui explique son allégorie. Loi
roi est confondu; il répèle qu'il ignore l'endroit où est Tris-T
tan ; mais quand 11 voit que Lancelol sait tout, il a peur de ce
Hector, qui croit toujours T^ncelot ompriHuuné dans l'ilc, hc laiue
décider par Gauvaiii à atisailiir, avec lui, I(*s dix-huit chevaliers du
chitGau. Ceux-ci sont matisacréd. La châitelaiDe et ses demoifieUtM |
accablent de reproclios Gauvoio, qui est blâmé aud^i par Ueclor. Celui- î
ci, appreuatil enfin que son frère n'e^t point dans le ch;lteau. s'en v» |
avec Gauvain. Ils passent la nuit dans unt^ galesche toge ei trt>uvent, le]
liMidemalu, une ahl>aye où, au bout de ileiix jours, Hector quitte Gau-
viiid, alVtiihli par nés blessures, pour m mellre t'ii quéïe df; Laïicetot.
Au chdteau d'/iti^uf, ain^i appelle en mi-niriiro do saiiti Augustin,
Erec délivre XJuborl, 'lui uv;iit tut», ii fou corps di''f«'ndant, le tiU du
diilteluiii, et qu'où allait uu-Uro à mort. Les deux amis s'en vont'
ensemble et reucuutn-nt Blioberis et Hagremor en une valec, devant \
deus pavêillom, dont le seigneur, frère di- BluilxTJs, les traite fort bien
peudaul les quatre jours qu'ils y restent. Du jour, à midi, comme lia*
sont à table, ils voient arriver, sur une mule blanche, une demniselle
la plus laide et la plus coutrefaile qu'on puisi'i' imaginer. Robert de
lïorron dit avoir vu à OxsenefoH, dans le in'sor de l'abbjiye tie Smnt
L'imaec d'ar- 1''""'*^ *"^*^ image d'urgent représentant c<!ltc demoiselle, ([ue W nû
geni. Arlbur avait fart faire, et qu'il avait laissée à Ossenefnrt parce qtte ciii
qui après lui vendroîent li reixsent.. ; el encor l'i puet (en veoir^ et litriti
la damoiselo en sa main une verge d'argent i]ui fu faite del lone Erec^ ne\
puis ne fu apetiece\e\^ et par celr verge poent contwistrc cil gui la roieat\
eom birn Erec fu lonc. Lu demoiselle apostrophe Krec, le blilmani do i
n'avoir pas mené à fin l'aventure du chilleau d'où il avait vu chasser le |
Ijid haidi. Elle s'en va ftUs$iK>t, el l'on cberohe à lassurer Erec. Hlîo~ ,
beris lui dit qu'il y aura uu grand touruoi à Camaaloth devant trois jon
la PentecQste '.
Lancelot se ilislingue, devani Guenièvre, au itmnioi de Camnalotb.j
au ]"oiDt que Galnodin, chef du parti adverse, s»» voit forcé de protester :1
v Lancelot a tU)' aujourd'hui six chevaliers ; or, nous sommets venuAj
ici pour éprouver nos fttrcc», cl non pas pour mourir. a>
I. Ici, u P* 948 r, I) y I onc cntoun* hUndM. lodlniuiit ivliliunmuQt aM licnsB J ruiiinlt \
où étall a«BaduBla nuruiitéela 'Mllrnoce de I.Aiic«lnt dr rn« 4r Jnîe,
— 217 —
que TerA le roi Arthur en apprenanl ces nouvelles, et envoie
deux chevaliers pour ôler Tristan de la prison. Ils ont Je la Marc fait mettre
■■ jveine a le trouver dans l'obscurité du cachot. U est dans son lit, JerîS!" *" ''
' très atfaibli et amaigri, et se réjouit à l'idée qu'on rient pour le
mener à la mort.
'B 292. Marc ordonne à Tristan de sortir de la cour; s'il y
revient, il lut fera i^mui du cors. Lancelot blâme fortement le
roi: il lui rappelle qu'il a assassiné son frère < et lui fait des
menaces. Marc comprend qu'il a devant lui Lancelot et ne
répond rien. Lancelot part avec Tristan, â qui un chevalier de
Ises amis donne son cheval. Quand iU sont arrivés au chilieau,
Dinas dit à Tristan que son lihénileur est lancelot ; la joie est
grande. Lancelot déclare qu'ils iront ensemble en Logres, et
iu lendemain il laisse partii' Andrci avec Dinas, qui n'ose res-
ter^ craignant qu*Ândret ne l'accuse de trahison.
i. Cf. J2Î.
Brtthu», au bout d'une anrKtn pr^ndnnt In/juflli* il n'avait pas porté
d'arroe* parce qu'il avait oU- •' "itirr Oyrfenin *, va à
Vfincairt pour «o \t'ngt.'r di. r * Il If trouve à la
di&i«». ei il esL recouou par uu it/t^'/r, au ojU|M{u'il duime â un san-
'^''f, <AT il n'y avait fu Gramlc-HrelaKriP nul chevalier qui ter eux
iitof!' ' Il solfiiient Urehuz. On IVmpriBODue : k' chÂti?lain,
t iT 1 el U* lUs, ïiH If m«?t ei-p-iHlaut pas à mort : il veut
; au juffr'iii'.'iit d'aucun prt'nrr dr tcrrr. A la ncmvrlle de
I l'eu , . iiieai di!" Hn^hus, Morgaiu arrive fl (âclie i\o U" rachtHer.
?92a. Suite du tournoi derant Camaaloth. I^ancelot «e distingue avam
«lOB. Hector abat Het'i du Pay^ ft'lon et ea lui-nx^nio aîmtiu par
tr* li urtrntiz. Le li?nilpuiaia. Bf>b<»nfi Lionel sont nhlijfrs ilf jmriir
iioiïH'lIpft à qui iirt ont promis d(^ reiYmipitirir rUi'ritrtge
■iu...-i.-1'lli- iléshéritée, en luttant cuutn: Atpinjuu^s el pour <rtti7-
Qu. Au looniui, h'oin. ayant revêtu les armes d(.' I^ucttlol,
0 le |>arti de Galebodiu, k lVxct<pliuii île Palauiéde, aiec
|ui i) «e bat ju«^|u'Â ce qui^ sonne -lo cor dt* la retraite. — A la prièm
l'Arthur, tous le^ chevaliers rei^ttuil â la cour pour assister à la f<^tu de
la f*tul«*ii|p.
I' luiuanl lo louruoi, ilélivrt* unr ih'Oioiiwlle enlevée par Ip
ib ■ ilo la iKmloureuw Tour^ Karakadin, doul, apri» une
II' il parvient a irronifïhcr.
*> ri'ho- chari^i' il*" ft'i-s. clii^x li» roi (iuisrart de Surbtlande,
\ ■■.-■' Mfeni iiar des enctuiitementï: (Mus lanl, il vint
' f'-if- 'lUf. osta If rhr\!cHeit df la tonbr ifue Brtus avoit
[/oil mfirt m ientfiancir de ton cors meemet. Il trouve un chevalïpr kp
1. fimm «TCW dijt tmT« cm ptiMungi ten W ; tOT- V- l»*.
Bretiaa.
— 218 —
293. De retour auprès du roi, Aadrel lui raconte que Lan-
celot veut revenir en Cornouaille pour l'en déposséder. Marc
demande conseil et forme avec Andret le projet de luer F^ncelot
secrètement. Avec quarante chevaliers et soixante ' sergeants,
Andreipariavec Andret va rejoindre Lancelot. Au point du jour, ils arrivent au
comiioKnons cliAteau ; tout le monde dort. Ils entrent librement, la porte
pourtiicrLan- étant ouverte, et pénètrent dans la chambre où sont les deux
compagnons. Lancelot a été réveillé par les plaintes de Tristan,
qui est toujours soulTi*ant, Apercevant les chevalten», il saute au
bas du lit, tout nuz fors d<^ ers braies; il lire son épée, enve-
loppe sou bras d'un manteau et fait merveille ; mais la lutte est
1. C9ni 101, 349, 340; ijuarante 97. Lacune dans 772.
La Pontnt'f^tedit
Graul.
promenant avec sa Temme : à la vue de Brebus, qu'ils croyaient mort,
tous les (Inijx B'cvanuuJsscnt ; Drehus va lc« écraser, mais l'écuyer du
chevalier lui ttift son cheval et court vers k* chiltoau en criant au
secours. On ]>uursuil toutitcnient Brehu», qui s'est eoroncé dans ta
furet. Y avant trouva une demoisollc, duul le chevalier, Saphar, frère
de Palaméde, le fait fuir, il regagne son château.
203 n. La veille de la Pentecôte, arrivent, à la cour d'Arthur, deux
cbevaUers qui, aprè» s'être battus quarante jours do suite sans a^-oir
perdu de sang, cm résolu de se livrer une bataille décisive devant le
grand roi , chacun d'eux prcl.end qup l'aulre l'a lioni de sa feme. Leur
combat ost arrêté par deiut chevaliers qui viennent raconter que l'un
des deux atmhatlanlsa euterré vive sa femme et que l'antre a pendu
la t^ieune a un arbre par U\s\ pie^ en un buis; il» afllrment que les
deux dames sont injugtemont soupçonnées parleur* maris et s'ntTrenlà
le prouver en se battant avec eux en combat singulier. Le lendemain,
lo jour de la Pentecôte, la bataille double a lieu, eu présence de la cour
et des deux dames, qui sont arrivées entre temps. Les deux maris,
Utantier et Guincel, sont tués par leurs advers-iires. Hanier, l'Ermite du
Bois, et Gautier té brun, qui andoj furent hermites a celui point, mè^ il
avoient esté devant chevaliers de grant proecce ; ils s'étaient chargés de la.
défense des deux dûmes par pitié, et te niaîHre hermile, li ^jni /termite
Guitielnie, le leur avait commandé. Le» dames rentrent dans leur pays,
où elles se remarient, et Us ermites retournent à leur,-* ermitages.
A la cour deCamaaloth, il y a. ce jour de Peotecftte (f" 277 c), rf
grani feste et \si\ grant joie que douîs) Uns dnu (1. ou le) roi Luces de la
Grant Brttangne se crisliana ne fu ttlie si grant joie ne si grant feste «n
nus pais. Tous les compagnons de la Table Ronde sont présents, sauf
Lancelot, Bohort et Lionel ; nlz .11 f. vindrml avant tfve la grant tnesu
fUst eanlee. Et missire Thstans i vint celui jars meesmes fnsint com li
contes ttou sant groals ' te tesmongne apertftnent', dont je ne vous tn
conterai riens de sa venue, poree ehe (1. que) bien est trastatee dé taiin en
I. CMi-à-41r« le Ontl luierpoM âm l» VrittM -. cf. f 190 h.
trop inégale. Enfin un serffeant met une lance parmi le cors
de Lancelolt tiui tombe, dans une mare de sang, en s'ccriant :
« Je suis mort. » Oo le laisse pour tel; Andret fail prendre Oniaissel^nc
TnslAn, qui n a pas nn^me la lorce de se mouvoir, cl 1 enferme Tmiao enfermé
dans le chAteau du Pin, Ses cooipacnons massacrenl toul ce dans ïe cha-
quu y a de vivant dans le château où Ion vient de prendre
fmnçoiapor (I. par\ atnti: ainz Undmi tna droiU voie. Mis afonl laisHli
conlet a parler de teste aventure et parole dou roi Artm.
Lp-â compagnons de la Table Ronde PlanI partis ea quéto du Graill,
Anltur. tombé malade, It^gue son myaumi^ à quelque chevalier de la
Ugnée de Ban dans le ca» où ni Laucelut ni Tristan ni Bubort n'en
voudraient acvpter la [to^Hes^sion. La muUdiedu roi est ducà Murgaia,
qui avait recommandé ait orgoilleus chevaliers de se melire eu quôte,
pour honir les chevaliert dou roi Artus, et celui-ci apprend que quarante
chevaliers aioient trestttit tnsenble ocianl \ei compagnons de la Table
Ronde. Ueureusement Galaad, entre lui et mon seingnor Tristan^, \es
•us à morl. Arthur guérit a la umuvmHh de l'entrée de Lance-
j.infl Corbenic; xi U fu avù que la queste fu finet, et Uuenièvre sn
ivjuuit de ce que I^ancelot enpartoit l'onor de la queste cerlaineinent .
Peu après, le roi Marc vint faire la guerre ù Arthur; de celé aventure ne
tas conterai ge pas, ançaii terrai ma droite voie (c'est pourtant raconté
plus loin, §'2116 a).
Neftorde la Fontaine nu de Gauues, le 6ls de Blin tiens, tue, devant
Arthur, Margus le fi*lon. Puis il triomphe de Ligoret etdfi Carsers le
Cnrt, neveu de Margus.
l>efiUdu Morbnut, Golùfanf '.qui veut venger son père, est diez 5tj7U*
rant le brun. Celui-ci lui promet d'aller avec lui en qu^lc de Tristan
et de l'armer chevalier dès qu'il num vengé la mort du Morhout. Golis- Bigurint
tant, impatient, déclare qu'il ira le lendemain se rendre en ta baitie de
fùKesIre, Sigurant en rit. Ace moment on voit quatre vilains condui-
sant, cur nn ine, un chevalier toz nus en braies, garrotté et ensanglanté
|iar fruîle des conpâ de corgiees qu'il a rei;u8 *. GuUstaut menace le»
vilains, et Sigurant en lue trois; le quatrième raconte que Dinadan
^ ! • violé *a fille et qu'on le menait chez le suzerain pour ^trejuRé.
.■-ij ;rint le laisse partir, après lui avoir recommandé de ne jamais
fUrv la maiu sur un chcMilicr, et fait soigner Dinadan, qui le
line au suj''i de sa voracité, due. dit-il, à cp que la mère de Sigurant
ff'était oubliée avec un loup '. Dinadan lui parle aussi de I^oncelot, de
'raload r-\ iîp Tristan. Dinadan est guéri et chevauche un jour avec Sigu-
( . A une fontaine ils trouvant Galaad, LÛicelot, Tristan
, Pà , figurant l»is invite ajouter sans écouter Golistant, qui le
spplie de le faire chevalier pour qu'il puisse se venger de Tristan.
Il renverse F*alaméde, Tristan et Lancelot, mal* refuse de jouter
: Galaad et s'enfuit danii lafurùl suivi de Golistant. Dinadan leur dit
^1^ c'est le clicvalier au dragon, enchantez dusque a tant que U siège
I. liÉfmJill coniBW «n p«naruiA0» daat II a 4^ èU qnestwa.
t. CM <yfcttji' «C k •olraot m rrtnmreat iUu> U m». SM. t* <>.
brun.
la
— 220 —
Tristan, afin que la mort de I>ance1ot ne soit point connue?
Après un dernier regard sur !o héros, qui est encore en pAmoi-
son, Andret fait promettre à ses compagnons de ne rien dire
Andretreioume de Ce qui s'est passé. Puis ils retouruenl à Tintagel. Pour eiplL-
^ *" *8 • qyyj. (gm. grand nombre, ils diront que le roi les a envoyés "^
Port de la Cavey ou l'en H avoit fait entendant que ger
estrange devoii ariver. Dînas ne peut donc savoir la vérité
Cependant Lancelot n'est pas mort. Plus tard, le roi MarC'
Andret le revorvont bien portant *.
Lanctiloi soiVnâ
clioz un crie-
valior de Léo-
nois.
294. Ivancelot^, grièvement blesse, couché par terre, au
milieu de cadavres, est trouvé par un chevalier de I^éonois,
dont les écuyers bandent ses plaies et font une civière pour
transporter. Revenu à lui, Lancelot raconte que Tristan a et
tué et que lui-même a été blessé par ordre du roi Marc. Le
Lancelot et Ga*
load.
1 . EsUce une allusion à la vengeance telle que lu donne la TavoU
liitoTidaî Voy. § 574 note.
2. Fin de la petite lacune de 77?.
peritttus ne fu eonplis ci vainqueur du u>urnoi de Vincestrr. Pftlamê*
promet à Galaad do se faire baptiser. A prnp<)s d'une demoiselle qu
Dinndaa promet d'abord de c4induiro, pui<i abanduune en déclarant voi
loir ie mettre en sa guette, Tristan le blinie, mai» Dinadan r<^pund qun
Tristan en a fait autant en laissant Iseut dans la Joyeuse Garde *.
Palamède va chez Arthur t't se fait baptiser'. Siguranl quitte Vio-
cestre pour aller à Vlsle non sacfuint où il prynd la croix ^.
Oalaad, Lancvlot, Tristan cl Dinadan sont logt^ dans une abbaye i
Uinadaa raille uu moine vurace, est lui-même railli^ par Tristan elLad
celot et se défend avec succès. Le lendemain, Tfalaad arrtHo le bl<
mobile dans le<iuel Merlin avait conjuré le diable. Puis les quatre cou
pa^nonit conquièrent un cbàteau, où ([uarante-qualre chevaliers es&aic
de les empri&unner, et dont ils suppriment les mauvaises coutumes,
leademaiu ils se séparent.
394 a. Nestor de la Fontaine tue d'abord un chevalier qui le pour-
suit, cl ensuite Aschalor, qui avait privé Vlareie de son royaume.
Lancelot est dcsarçonm' trois fuis par (îalaad dans uu tournoi erwo-
nwiicgzentre .II. damoisseltes dont l'une estait fttle d'un mens et l'autre fi Ue
d'un sers que sutnheritage U volait calongier.... Mes il [(ïalaad) ne iavo\
p(M9«'if (Lancelot) fust son père. Lors, quant il ne (l. en) fu certains,
enpritt la pénitence par ta boette du tiennile, que ti Minanda en tiu de penfî
tence que il s'en alasl a la mer, ou il avoit un chastel a larrons que desro'
boi\m\t Ireslos U [I. les] traspassanz fC 286 a/, tiahmd venqui tote la place,
ue ,
I, I/iin-iv<<« il04 amanU k Iji Jnymito Oorde tgvn |iliu loin >Uiia Ir ntrun
7. r.fX ^ri>ni-(iH-nt. dooni Id 8«iu iUuIIb, esl ncuaU, -lim* lira cÎTcofisUDOCs (ootcfl dUKrenUs
et bien [ilos aa lonn, auil duM U Tinloa eycUQW : vo) . ) i&).
t. On Tuli par là •vcntara di Slgnnat que notra corapUaicw utilisait «ohI It rouMii û»
— 221 —
> clioraljer de Léonois, désolé, fait rechercher le corps de sou
illustre compatriote ; mais, comme on ne trouve rien, il pense
qu'on l'a emporté à La cour. H fait porter Lanrelot à son chi-
leau et Ta lui-même à une abbaye voisine demander aux
naoines d'ensevelir les morts.
295. Pendant sa convalescence. I<ancelot promet à son hâte
mit a mort \^ tarrons pt ilonrm It'chÂt'^au n ud chevulior ijuiacelui p<nnt
Irtspassoit derant iui. Ayanipnr hasanl rt»nconlri? 1-anct'lot, il licrir wfrci
de t'otrage qu'il li awit fait. Ppndaiii lour p[itrp[ii>n Rurvîennt^ni quiiixt*
vilain» mpnnnl deux lit^moisellps, qui mont au »ocour* et qui, dtli-
vn^ par Ip p('»re ni I(î fils, l^s diVi'Ii'nt ;i atTrandiir le pays, subjugué
ii\e» vilain». Le leiirli'innin, Galiitul et I^ncolul, a!:)<i!>U>s jtar qua-
olievaliers délivrcit île pri»on par une *loD)ui»ïlle, triuinplieut di'
%vro cf->u( ciiiquant'- vilalnâ. Ayant rendu lo pouvoir aux maîtrt's
l^itiraeé, ils partent et roncoutronl Alyon, conduit à la aiort |uir dix chtH
valieni. Oalaad le dt'ii\ro, et, l'ayant fait acijuitter par U* cuinlt.' qui
r&vaJt ctindamnéf il s'en va aprù^ Laric«lut, qui était allé supprimer
\es mauvatseâ coutumes d'un château voisin.
Bliol)en.t rojuiut (îauvain et Agravain qui viennent de tuer le roi
Bademagii de Gorre et qui enlévpnt deux pucelleA. Le long comhat de
BlîoK'hs, qui al)at bieti vite Agravain, avec Gauvaio. dont la force
augmente à midi, est arrêté par Hector et Gaheriet. Ce dernii^r fait
iransportpf »•& fnVos dans un chUteau. EJlîoberi» et Iloctor s'en vimt
les demoiselles délivréea. Gahehet, ayant tué un cbevulier dans
lountoi de Brequeham, pst !>ur le point d'être voiaou pur quaniatt'
Bvaliers, lorsque BtinlKTis et Ilei-lfir lui viennent on aide ; il s'en va
peu après, invité par le tluc dtr lirequeliam. pour voir cummeut celui-
ci fera ja&ticp des (piamnte.
îy5 a. Tristan suit un chemin que conduist a itne qurrote ou i\ joioU Tristan et lebloc
que dames que damaiseUes .CX., et cnmi ta qurroU dt^< un fust portrait pleurant,
a la vtoniere d'une roine cvronee, et drles celui fwt avait un autre fust
portrait a la manière d'un chevaliers prison, que moût cstoU corrode: por
(I. por) umbtant. Trit>tnn appn»nd que cela a été tMabli par un clievalior
da pays* que s'est vantes que ii tnetra Trixtanz m prison devant la reine
Ttait, et qui f-r tn>uve |Miur le moment « au cimitrrc ta aval, que Merliru
U profetes tt tcritt (I. rirrû'j tetru que lcstnoigne\nt\ que Tristatv: dfi
Lamms doit venir Utec oprH et que li siège jKritleus de la Table lieondé
doii rstre acompliz. Il doit osier dé celui cimet\c\re un perron qui totevoies
jftetU termes ptrpertuis que il o, » Tristan ùie le perron, lue le chevalier,
qiu (i'appelle XJkaro/, et se fait raconter, par un des frrres de celui tm$-
tier^ que Merlin, logé une nuit a teians n, avait vainc" un de* frèreii qui
eamença a lenser a lui ; ce frère, nnmmê Loenoys du pay» dont il était,
Vêtait fllnpi* mis à pleurer. En partant, le « propliêtc », prie par l'abhé
dp laÎKApr au moûiier unrt merveille, fil ceUe ûu perron a la sene/ianee
dm Urmcj des dis dou frère.
Triittan, arrivé à un château conquis jadii par Ijincelol «mr Nabuendan
— 2S2 —
de venger Tristan ; guéri, il part avec un équipement conve^
nable et deux écuyere. et arrive en Logres.
H Assiégé p&r Corbarant, sauve les assidgi^s en leur envoyant ipiaranj
sommirrs oliar^és de vitaUle, pur h'9 charretiers, ii qui j) fait croire qv
le château est rendu. Il défie Corbnrani, qui, craignant que ce ne
\m dos trois clievaiiers qui seuls lui font peur. c'(»st-à-dire Galaa
Tristan, Lancelot, se fait remplacer par un g('tant : si Tristan peut I
vaincre, le siëge sera levt^ ; puis Ctirbar.int. i!omme l'exige Tristan,
faattru. avec lui à sou tour. Le géant, qui ne se diftingue que par ;
fore pmdîfçieuâc sans ssixoir d'assaut ne d'escrimie nulle riens, attaqu^
au pas de ettur^e, Tristan, qui guincka un petit ; le géant tombe à ter
cl»>pÂnie; Trialau ue parvient qu'avec peîupô lui irt.uperla l^le. Corl>i
rant s'enfuit; Tristan s'eu plaint aux quatre chevaliers qu'nn lui ava
donnés comme otagi^; dans leur tndigniitîon, ceux-ci t^'en vont tufl
Corbarant. Uoe mêlée éclate ilans l'armée des assiégants, qui s'en
tr'égorgenl. Tristan» étant resté six jours dans le chAteui délivré pa
Tristan à Corbe- lui, s'en va et arrive devant Corbenic. ilfs it ne H valut ri>n.t, que par sa
nie. luxure it n'i pu^t mie entrer ne mètre le\s\ pies dedens le chastel ou li Mint
graal estoit, ainz s'en parti d'iUc honteusement (f" 292 b], après avoir
désarçonné quarante chevaliers ti-és devant le roi Peltes. Il est rejoint par
Agloval. qui cherche vainement à le réveiller de la rêverie où l'a fait
tomber le souvenir d'Iseut. Sun'iennent quatre chevaliers d'Orcanie,
proches parentit de Gauvain, qui assaillent Aglovul et l'emmènent pri-
sonnier; il implore eu vain le secours de Tristao, qui continue à chc
vaucher mai et pensts, jusqu'à ce qu'il est arrêté par une demoiselle qo
le blâme de laisser ainM mener à la mort le frère de Perceval, par qn
lui-même a jadis été délivré de la prison de Nfarc. Alors Tristan, laii
saut enlin son penser, rejoint et menace les chevaliers, à qui Agluvd
fait croire que c'est Dapnonei, le fou d'Arthur. Tristan lue trois *
ceux qui conduisent Agioval, délivre celui-ci et lui fait ses excuses.
rencontre plus de quarante chevaliers, chassée par leurs ennemis mor
Tri»tan ot Iau- tels ; Tristan et Aglov.il se tournent contre ces dernirts, qui, repoussé
celoi. Bont chassés à leur tour par les quarante. Survient un chevalier qii
voyant fuir quatre cents chevaliers, leur vient en aide et chasse les
quarante, Tristan le défie, et une lutte terrible s'engage. Agloval,
craignant que les deux combattants ne se mettent à mort l'uu l'autr
parvient à les séparer : il ùte le heaume de Tristan et ti abal ta twntoi/IJ
pour que le chevalier, qui, comme le devine Agioval, n'est point Teo-
nemi de Tristan, puisse reconnaître celui-ci. I/icconnu est Laucelol '|
on juge de la joie qu'éprouvent les deux amis en se retrouvant. Agio
val va demander aux chevaliers qui attendent le résultat du cou '
la cause de leur inimitié; ils répondent que deux nicee chevalier
s'élanl entr'égorgés après une discussion sur la valeur do Lancelot <
de Tristan, le pays s'était divisé en deux parties, et o porvengUn
Jf. que se mistrent o ta mort en somes nos conbatus p. Tristan, Lancel<]
et Agioval, ayant passé la nuit ensemble, se séparent le lendemaîE
I. udim dannepudedthaltaiar leqaairtone.
t, Voy., year l« comtet unalognÉ neanM duM SmiklM, | <9S. Doto.
— 223 —
î6. Il rencoolre un messager qui va parlouL mander les Lanr^loi
à la cour d'Arthur pour la fiHe de la Pentecôte. S'étanl "^''LoiJrM. °
itml triomphe d'Akarin, qui vieat «te pendre quinze Heraoifielles
f par 1 e* tnarn^s : ■ Le jour dt? la PentMÙle, où commeDra la f|u^'t« du
Grsa^, raconte-t-tl, J«, que dou tout haoù U roi Artm, en iUspil dé
lin tneofnit%enfai une autre qualê ; j<* cherchais de;; ilemoisellc^ pour lea
faire mourir de faim en prison, mais une auiir demui.wlle, qut' j'ai-
mai?, leur donnait à niniiger sor ma dtfense ; m'en Hnni aperru. je tâa
pcndië UMilf*. » Agtnvat l'envoie à ta ri'ine liurniévro, qui le fait
mettre en prifwn à pi'rpétuitr, puÎK ayant fait tmnsportrr les demoi-
|fi«ll«c dans un hAu^l dr vilains, il $e mUt en sa qwste.
S96a. Or dit H contes que, a celui painf qur li fil: Oon fl. Dou] fit stnus Aventures de
I
OM efuutet Ares, que dit aïoit est^ Ares son aiol, il trova H chasteauj tôt
I ptoins d'enchanlement . Il est puipt^r hé par uu chpvalïpr de caivrt fait por
{\. par) grant joutilircf d'cnlrer dnns le chiilpjin. et w lope // bore chi/s
une entre dame, qui radn?>i()e â une insmplinn tto tronvnnl devant la
[iOrte du château et di»Aiii qu'au moment iVi la lira (rinict, Gataad
Tiendra altattre le chevalier de cuivre. Otte prédirtiou est roalist^e le
lenilemaiu ; iiilttet hVu va aprèt* Gahiad sans l'atteindre. C'ciil Mor-
gaiu qui a f^tahli l'enchantement du château, a» tena que Trittani de
Loenoysse mitt en guesle por ti trorer '. SUese mist dedens celui diaslel,
en la garde de celui chevaliers. (lifTIet lue, en joutant, AUxans l'orgueil-
intr {de la Lande], qui par son nrfïtieil avait rnnduit mille chevaliers
du rviautne amJurc'iX dan* le Val Brun, im presque tous furent tUi^.
n qui avait épousé la aïèce de tialehout le brun malgré les parents de
vlui-d. Gifllct, qui doit reprendre la quête du Graai, donne le pays â
Gis, dont le père en avait (Hé privé {>ar AUxans, et part npn^s avoir
Mrmé le jeune homme chevalier. Il arrive chez Otton *, et dérouvre quo
U femme du sénéchal de celui-ci a substitué ses quatre tiU aux quatre
1 tiU d'OttOD.
I LiciDpl, regreiUul l'outrage qu'il a fait h son frère Bobort et la mort
de Calogremaiis, ipj'il a tué (cf. le Percevaf], se rvnd à un moûiier
|iour Caire p^'ailence. Le diable, qui s'y est déjà rendu, déguisé eu
, liûcberoD , arrange une liaison entn^ l'abbcsse et Lionel, Ionique Oalaad
L^rrive et blâme celui-ci. Surviennent Gauvatn et Agravaîn, à qui le
■Ulle Eût croire que Galaad est un lecheor qu'il faut punir. Ih l'al-
Hltaent le lendemain, ^ODl désarçonné;^, partent après une explication
avec l'aLbt^se, qui leur dit le nom de lialaad, et rencontrent deux clie-
valiers qu'abat Agravaîn. et dont l'un, quoique criant merci, est d<W^-
pité par lui. l^at&ad el Lionel arrivent à une fontaine, où Merlin, par
une inscription, avait déjà annoncé leur arrivi^e. Galaad déclare que
' f'il n'était en qnéie du Graal, il irait chercher le grand sage. Ayant ri
d'ane demoiselle qui, prenant Lionel, tonsuré, puur un prélro, le prie
de venir confesser sa mère, les deux chevaliers se séparent.
Driant ", quittant. Ires vexé, le chAteau de Corbenic, où il n'a pu
entrer, délivre son ennemi mortel Guerret qui, avec une dame, est
Giffloc
et de Ltonet
t. Timm tf«T«i nmré «ocase tne« de ecUe teUU.
t. LaoBM M MoClabw dan» le ■■., qui tatndoit OttM tout toliilciacot sans qu'il mit éU
nÛM J« lai iUM « qd prfcMe.
*. BiMlt»(«i««nwMtephBfea«Cftt«t)l
— n\ —
rendu t une maison de religion, consti'uite par les chevaliers
errante, Laocelot y apprend que Gauvain * et Agravain vien-
1. Dani« 772, Ifî nom île Gauvain, pr<^ïique |jiirtoiit où ce chevalier
joue un rôle peu honorable, a iM/' gratié par une rnnin postérieure et
mem* a la mnrt par quairo chevuliors, ilont l'un csl Ir mari dp la darar.
Puis Driani îun un sanplïor poursuivi par six chevaliers, qiii, fAch(*(>
de cette intorveniion, atlaquonl Driani. Survieni liu^rrel, qui nfTro a
»on llhOraleur <le faire cossor U> comlint on!»o Imitant avec lui i» la placi?
de»; six chevalier». Drîunt le prie d'alteudre qu'il ait comliallu \ci Dix :
lors({u'il eu a abaitu deux, la dame de Giierret qnilt<? sou anuiiil un lui
reprochant de no pus secourir celui qui vient de les délivrer. Guerret
s'avance alors el prend sur lui la bataille avec Driani : ils sout à la fm
Bf^parés par \m cbevalicrs ^spectateurs, et lous se séparent.
Or dit li contes (/ne apri-3 ce que monseignor Yvaim se fu partis
dou cimitirû \ il trouve la tombe. récommeoL faite, du roi Badeniagii de
Gorre, que (îauvain avait lui?, et s'en va. en pleurant. veraCorbenic. Il
rencontn» unchevalierdèsarm»', i|ui vient d*y voirie sainlGraal ; c'est fi^y*
de Carefor.V' 301), qui nicoute qu'il a vu Tri^ian abattre quarante che-
valiers, devant le pont, tuant» pouvoir entrer au i;hiUi'au. Elyss'ea va, reu-
conirc Ayrav^iinet le dèsarr.unne. Ivain est renversé, à CorlH'nio, par
le ebeviilier du pcnt ef ne peut entriT. et ce fu por le pecMcs que en tuî
estait por la reine de Galvaie. iMus tard, il inmve Grimiel le fort et Gras
le hardi, qui se battent p'iur l'amour d'une dem<nse!le; ce dernier r»t
sur le point de succomber, quand Ivain intervient, tue Grimiel, aprrà
uni'uml»al,elfa)l transporter ttrazàriiûtel. Douze chevaliers, [tarenls tie
Grimiel, renoncent à In venger, intimidés par huit chevaliers qui .sitnl
avi'C Ivain. Au bout de quinze jours, celui-ci s'en va et arrive devant
un mostirrs de nnnains. fllec aro»|r7i|/ viiiaîns abatua les portes jvr Irorcr
titaillfs, que en lor piis estoitentrre la (ammie..., el les nnntsins se itefai-
doirnt, ijue par àtsor te clocchîer que estoU s'tr l'^glàe gHioitnl pirrrrx
puingnal. Ivtiiu cha^it^e tes vilains après une rude baUiille. Le lendemain,
il trouve, à une fontaine, doux demoisnilw pleurant la mort do son
frère, Ivain Vaioutrr, tué par Gauvain. Arrive uu cheval avec un cava-
lier mort; c'est Garisde Lainbale^ neveu du roi Ihrnart de Tjambale; it
était cumpa^mon de la Table Ronde el aroit m(k muU aeoinlcz de Agrû"
vains H orgutilUis. Survieni un chevalier qui &'enruil ii la vue d'Ivain
ou train de ereuser une tombe. Celui-ci, ayant enfois Garts, s'en
va apri^s le chevalier et en rencontre un autre qui lui dit que Ic
fujTird pat lîauvain, el que lui-m^me, Aristoe te forl^ cherche Ivain pour
ne battre avec lui. Après un combat (HMÛble, Ivain, ayant coupé le
bras à son adversaire, lui dit : a 8i j'ai tué ton i»ère, ce fut à mon coi*ps
défendant; loi-ménie \a-l-en, ai tu veux «auvcr ta vie. n Arisloc, pré-
férant I:i mort, expire apri*« avoir fisséné un dernier coup à Ivain, qui
d'on va, arrive devant un mostiers que teoit m une petite isl* vl y est
conduit par uu mauier (I. marenier) dons ita ^otm.
297 a. Or dit li eonUs {t° 303;,.. que li roi Mare de Cornoaitle avoit
passez fa mer ; venu: s'en fsloit el roiaume de Logrrs, avec (frant compain"
1. Sic t on *i>it nnntîeti la (xnnpilktioii e«t ni»l fnitc.
oeal de quitter cette maison, où ils avaient été soignés après
remplacé \e plus souvent par celui d'Agravain ; ici. où Agravain figu-
rail tléjà, c'est Guem*l. Ce priicôilë tinil an f" 331» c, où tommence une
autre maia ; cf- $ hO'i note ; mai« dès le § â29 la maiu correcirtco
réparait.
t
^
^
ptif Hn etuvalitrt de Jon pM : «t dtt hom*$ a pies ono/l il si grarU pUm -
Us, fv (i> ion pms que de fa solder, que it awit f^uh]uf!}jè et dévaslf^ loul
]» royaunip dp T/^Rres; rt it nr (usl Gnlaaz Uir*$ tom chft<iiifrs, que
dëSùr sou 'i'n3(u5 ft /w fliv>i( mis a lUionfiturf , Man* aurait faoî*
iMmnt t 1 Arthur, dntit lou* les bouï; chovalit^r-* piaient à c« j^icadocb à la
momonl ou ijinu* rlu Granl. tV/u la chose por quoi ti rot ArUis ne isii ors joyeuu Garde.
df Ctt'fialol Quaitl li rais Sfarc de Cormaàite fu dc4c*jnfkz jHtr \]. pari ta bonté
de Gataas, il fm alafuiant entre [cf'} lui ft .t\ chnalirrs de TmtUfol^tt
furtnt tant, qw de Jor que de nuit, que il furent venus a lu JoioMe Garda,
ou il sawit que- ta roine ïsett tttoit. Il se fierheija et bore del chastel. St a
i'endemain ottques par teiis avint que un chetatiers treipassoit devant la
Joiouse Garde. Deux de 6*^3 écujer» pont?ul chacun uq? k^lt d'homme
sur U poÏAie de la laace, et chacuu mène un destrier aux arçoQâ duquel
e«t suspendu le heaume d'un chevalier; deux autres portent deux écua
ptrtuîseï ei detrenehiei en nutinte tint. \a> chevallier, ayant fait poner
une t^le »ur le mur du cliiti?au, attacher un cheval à l'anneau de la
porte et XHsteriHec un écu, 8"t?n va avi^c s*'tî l'cuyers. Ii;eiitu;M'//« Gertùft
d* Kamttht, que jwr ton cors garder s'estuit mis en la Joioute Gardt :
m Cirars, fait site, or après a celui chevaliers. » (îirarl aitt-iul le cheva-
lier, qui raconte que pour plaire à »:na amie il a attaqué et tué Tris-
UD et ÎJUicelni, dont il de\ail porter les léte;- a. la Juyeuse Garde cl k
CaoualiiCb. Gimrt le traite de menteur et IcprnvoqutJ. Et quant Alcha-
doc \cn.l\ soi desfier, il s' aftartilla de tajostê; il i^t dèsarronn^' t^t, refu-
suit d'aller conter sa di-liiynulé à Gutîni^vre, décapité par Girart, qm
•'en retourne pour reuî^'ijrner Iwut. ' Ù^ l'autre part, /i roi Marc, que
ht$n tatait que la roine YsoU esloit en Us Joiouse Garde, porchaça tant que
a tntra drdenset prist la rtnne ïsolt et la conduist en la Co[r\noaille ; il
fu tonl liei et tantjoieus de celle aventure que bien li fu ains que il \etist]
gaagnUdemiU monde *. lors^ quant il /u en Cornoaille, il derendà tout
le mondu de découvrir à I^eul c(.' qui s'est pa^i5. A la même époque,
FergUB, se battant avec Espinodes de la Joitmse Garde, apprend par lui
qa'liieul s'en est allée, et lui ordonne de dissimuler cela â Tristan pour
enipt'cber celui-ci d'abandonner la qu^te du Graal ou de mourir de
chagrin. Les deux chevaliert-, «'étant logés ensemble, se séparent le
lendemain. Ik Vautre part, la roine ïsolt apellc Brrngem sa damoiseils,
et ' w.>r par elle quinze demoiselles en Lfigres pour chercbex
M :: .-tan. Marc, de son côté, envoyant (]iiixninlp. valets parmi le\s\
foraUi, fitit répandre le bruit qu'Iseut e?t mone ffuinze jours après
loo retour. Un de ces me^saçer» trouve Tristan, qui s'évanouit en
■|»|irGnaai la tau&se noavelle, et fu en pasmoison toU celle nuit, l^e len-
l. Dm* 1* PrtéU» oMtfiatn (vnr I Mt « ), l'eal*t«««t iPlMUt urieUc to MbttB d'Aribur.
L0 tÊtn» 4*tUl* «w ii.->titii> 1U99, id «t sa fan pb» I«1b, de nmtolra 4«> vMUitt Bprèa le
— 226 —
l'issue malheureuse d'un combal contre Bliolteris de Gannes.
[Ivinain arrive uue demoiselie ([ui chernhe un mtrf, ayant (i.ins wi mai-
son uo clit'valitT lilessij. KUe piji'rit Tristan en lui m'Hinnt flans la
liouclit' iint' ht?rl»c» qu'elle est tUl^t> prendre? au jardin, ot Ini dit qu'il y a
chez ulle une denioisollo qui le demanda. Tristan ayant tu la lettre
d'Ueui, charge la niesHagèrcî de dire i son amie qu'il sera dans ï«
Morois aux Pâques fleuries; il ne veut pas faire une Iclire, craignant
qu'elle ne tombe dans des mains étrangères. Il quitte la demoiselle el
R» remet en voyage.
Nestor. Nestor do la Fontaine, ayant, dans la for^t voisine de Bendigran,
comliadii avec Meleaguant le félon, qui est im* peu après par Oauvaio,
retrouve son père Utioberiâ. Ils sf-nt attaquas par Antcrin tirl i'at fan^
aux, lils d'une jaiaiiz que jadis avoit tste{e] en Nonberlandê a i'iutei ttou
roi Richars. Nestor le tue. Puis le père et le fils trouvent deux oonsin*,
Gosmerin le blanc et Vgier le graile, qui se italteni; îilioberiK njel fin à
In bataille, ci on va se loger ensemble. Le lendemain, Dliolteris et No»-
• lor se 5<^pareDt pour chercher le GraaI.
Keu. Le s>>nci;hal Keu se travailla tant qu'il arrive à Corbenic. Désarçonne
par le chevalier du pout, il renverse à son tour Hubert te Frisoi}. fils de
Salatriz de Frise. Vaincu par Akaritis, il est conduit à Aliyroumlant, qui
hait te séni^chal parce que celui-ci l'avait privé d'une demoiselle à la
cotir d'Artlmr, eu le faisant combattre avec Lamorat, qui l'avait vaincu.
Keu est délivre par Bliobehs, qui survient et qui, accompapné du *t>np-
chal, arrête et combat un clievalier enlevant une demoiselle. Celle-ci est
ravie par un autre chevalier, qui vient à passer ; Keu s'en va à ?a pour-
suite. HUolteris lue son adversaire et. averti par une demoiselle, rejoint
et sauve Keu, qui e^it sur le point dV*lre tué par le ravisseur. Celui-ci
raconte que le nom du chevalier tue par Hlioberis est Arctious, et qui*
lui-m^me, né en Orcauie, s'appelle Orcanei. Hhuberis l'enviie dans ce
pays pour y rester prisonnier peuduot doux aus. Keu conduit U demoi-
selle a son chttstel; BUoberih rejuiiil ('nsuile un chevalier, qui s'enfuit
aprùs en avoir tué un autre; il se loge avec lui dans une tour auq\
defensabU:.
Goaeain. Goscain (f° 309) arrive an pont de Corbenic. est abatux en l'eive et se
mUt le lendemain en un sentters [qui conduissoit\ a Burcedanz. Il
triomphe d'un chevalier qui n'a pas réussi à entrer dans Corbenic, el
qui lui dit que si un chercheur du Graal u'est pas admis à ce cbâicau,
il a le droit d'abandonner la quête. Goseaiu passe la nuit chez un che-
valier que jadis fu ruz el rcaume de Logres, et qui lui demande des nou-
TcUcs de son frère Hernart : << Sire, Hernarl remcst a la cort dou roi
ÀTtvs; sine le vt je prm ffn*.f, » répond Goseaiu , qui, le lendemaiu,
rencontre un chevalier int'nanl prand deuil : « Mon amie, raconte-
t-il , que j'avais tenue dusque hui si ehiere cnme H cuer de mon rentre^
..s'en est ak4 avw un eha:alier Tf en a portes mes armes et mon cheval. —
Montent sur le mien, dit Gi»seain, ou volez vos tjue je deseentU et vos
montez, et je aterai a pies, et quant je serai estaint je monterai et vos (ie4-
cetuieres et tant chevauchèrent (1. Ttvnsl en tel manière que nw trorrron*
H chevaliers et In demoiselle ? » L'autre ataieple avec joie, et ils arrivfot
chies li chewitierx^ qui donnait; il est réveillé par la demoiselle,
— 227 —
S97. Le lendematû, LaaceloL rencontre Reu, le sénéchal, Uncelout Kcu.
qui est en aventures el qui, fans le reconnaître, l'invite à jou-
qui lui crie : « Aux armes, que d est venuz CtarùtaTis liardiz, » et laisse
Orre Cdntrn son rival H*^sann(^. Gdsoain prnlcslo Pl prôtp ses anin*s el
Dn ch'^val à Cliiriaiant. Et fjuant Atariz le vit apamiliez, il s'iUance
coDlro lui, mais il est vaincu par Claristaol, qui dojâ ticuideta teste
trinchcr, lorMjue la deaioiïiclli; accuurl et prist Cioristans panne te-tpen-
daru et H tstraint H dureniml que H cluù delft Àlarit. lot pasnwz. Celui-
ci 8e n'Iéve Pl arrache lo lit-aume du son t^nnemi. Goseaio intcrviont,
rcRveifu» Âlariz, prend la demoiselle par les tro&ses et la ttre arrien.
Mes celle tmoit Clarùtans jmr miles pendans si destroiUment que Goseain
nelii puet remuer se petit non. « Oex aidf t lui dit-il, inaUuiU cticse, por-
guoi occis tu cestui chevalier? » et il nieoacp de la f.U(>r. Alarix va lui
coiippr la t4>ïf , li)rnf|u'il est renverst^ i;L faulé aux lùods du chpval par
Kou irEstraus, qui survient, et qui coupe les deux bras à la demoi-
9(?lle.
Irf lundt^niain, Kou d'Eslraus rpparl. D(<sarr;orini^ à Corhonic [>ar le |^^y d'Eslraua.
chevalier du pnnt, il paft»* lu nuit cht^s un foroi^tior, qui lui dunno un
miuvean i-iievul , le $ien il^tant navres. Le Iciidemiiin, ïl Ke bat, sani» le
rfinnaitre d'abord, a\iîc tlclis te btoi, comnu' Kru compa^uon d*3 la
Tahli' Riindo ri cbifrcliour du Graal ; comme tous deux wml furliimeHl
lilessrs, deux ' cbovaliers, qui surviunnent ^ les transporleut, sur une
civiitrc failp de bra.in*ln'S, daus uni* abbaye voisioo. Les nouveaux veuue
sont Alistan: ol Gloans li ros, nez en .Vice. Quaud les bleHsi^g sont gut^ris,
tous vont à Gamaatutb, en abandonnant la (juête <lu Gntal parce qu'ils
n'i>m pu entrer dans Corbenic. Il» disent à Guenit'vre qu'il? ont vu
LaueHot, Uohort et grant partie t\e la li);née de Ban; il» meniiônneoi
les maui>è.'t0[i] avères de Gauvain el d'Âfçravain. La reine demande auBSÎ
def* nouvelles de Nestor de la ]''onlaine ; a Onques n'en oimes parler, t
fait ïielis. Oucnièvre, uUendant la venue de Laucelot, eht ?i envoiset
que toute la cour croit qiri41e ci'at toio la Joie dou monde. Que vous
diroie jef Li rois Artus mande st»s clu^valier)*, que il voloil tmir jmrle-'
ment a iaus dr l'outrage que [il] /i avait fait ti rois 3(arc de Comoaille en
dt^vastant le royaume de Lngres. Quatre mille cbevaliers arrivent; un
décide d'aller en Cornouaille au rewmV rf* I^ucelot. Le conte parole dn
roi Marc.
598 a. Cplui-ri (r* 311), apprenant par un valet \es projets d'Arthur,
fait venir Iseut, qui lui conseille de demander du secours on Irlande.
Marc lui dit qu'il sr voit nhligé d'envoyer chercher Tristan ; s'il nu
peut le trouver, Iseut doit aller en Irlande pour on faire venir des che-
valiers. Celle-ci s'y déclare prêle, <i mes de vostre nevetts avez vos faillis
a cestui point, que vo\ laves tant cnrrocciez. — Dame, fait li rois Marc,
je sent en lui tant deboneretes que, lors quant il savra ma bessoingne, H
s'en verra hastivement hen Comoaitle. » Ayaut ouvovt^ quarante valets
chercher partout Tristan, en leur ordonnant de dire, au retomifr, que son
neveu est mors et mis en terre, il comande a ses gens que il doiertt bien
l. M», froiaifluih).
— 228 —
ter. Lancelot refuse et sa voit traité de poltron par Keu, qui
]e persifle sur son intention d'aller à la cour d'Arthur. Survient
garder sa wtles el ses chaiiavs; a Itnort * tnwna ses amis carnet, et
tn len] T^titajo/ mist il les chevaliers desasoldee et maint cJuraliersdf celui
pals meixmc^ et en Mont ngxtz mist il la roine ïsolt. Il mande en Irlande
au lingnage de la roinr Ysolt que il secorrent Cornoaitle, puù envoie en
Beris a tresto: sts amis... Quaud il a faJl ses prtSfKinilifK . il aiinonce
au roi Arthur que il vienyne quant il voudra; celui-ci attend imputietn*
ment le retour de Ijancelot el des auln'S compagiious do la Table
Roudo , et molt iigisl desor H cors l'outrage que ti roi» Marc h aroil [fait]
par JJ. fois *. De l'autre part, ti vallet s'en wnt, el de tex i f\i que bien
iroxsa mon seinçnor Tristans. Mes uns vatlet, que Gossadin estait aptlltz,
le trova ou ii se conbatoit au chevaliers que Ackadens estoit apelles . Tris-
tau. blos»é au côté drcdt enparfont, est soigné par une belle dame qui
était survenue. Gussadin s'en va, empurtaul la ceinlure de Tristan,
qu'il a trouvée gissanl a la terre; a celle ceinture avoit un« amosniem qut
la roine Iselt avait fait , et dedeni i muni un[e\ aneliet a une piere pre-
eiuse. ou 1/ estoii portrait un chevaiiers armez que tenait entre ses main*
un cuer d onie tôt vermoill. Et celui aneliet avoit jadis esUsdou roi Mare^
et la reine tselt l'avoit embtes et dones a mon seinçnor Tristanz. Celui-ci
est cooduil au chdioau de la dame, qui le gui^rit après une rechute
causi^e par la dduleur qu'il éprouve de la disparitiou de Vanel. Il laiste
Pristan dans lo ta queste dou saint Graal et passe la mer et se mist tn te Morois, vestus
d'une robe tute noire , a une etuspc d^esenbrun desus ses armes. Et
s'eberçie e\n] une tor, ou il avoit jadis estes avee la roine ïsoU^i il atoit
illec auques coiement. lit l'autre part, (îuss-idîn, de retour eu Gor-
nouaille, prétend avoir trouvé la ceinlure dans le tombeau du cheva-
valier qui l'avait pot^sédée. Iseut s'évauouit et ne revient a elle qu'au
bout de quatre jours. liran^ain chert-he vuiiiemeal ù la consoler; elle
parle de se faire nonaine et a uuc nouvelle syncope de deux jours.
A>aiU repris* connalsHaiice : « Hoi Marc, s'écrie-t-elle, car me faites
jiortrr et conduire en Irlande. ■> Brangain la guérit â moitié eu lui
meliaut d'un laloaire en la bocfie et promet d'aller chercher Tristan dans
]e Morois, xax Pitques fleuries, a Li cuers, dit-elle, me tet devinant que
Tristans sera en U Morois ensint corne il nos CQinande *, Marc, de s<m
cflté, fait le déAolé, maj4|îl espère vainement faire oublitr Tristan à
Iseut. Elle lui reproche la malheureuse cxpé<litiim on Logrcs : « Si U
fellon Palamedes ne m'eûst tri{n)cJiie: a ceste fois, répond Marc, Galaad
ne m'aurait pas vaincu. » Iseut lui rappelle le lai qu'il avait envoyé,
del l'estre de Lancelot, qui pourrait bien se venger, a S'il vient «o
Cornnnaille, dit Marc, je m'enfuirai à Mont agus. d Brangain est
envoyée par Isnut dans le Morois ; et fu tant illec que elle trova Trù-
tan, qui lui dit qu'il vera procheinement son amie. A cette nouvelle,
Tseut, déjà très prés de la mort, retorne a guarison. Le coûte parole dû
Sagremor. Cherchant le Graat, il dé&arronneun chevalier qui f:'enfuil
naos attendri) le combat h l'épée. Apprenant eosoite, à l'b6itil de U
1. Ml. adhêrt
3. L'ftivMlon cl Ib UI i cf. cl-<klMHH.
». V«y. I U.
4. Cf. dHlensa,
MoroLs.
— 229 —
IgraTaîn. qui cherche Blioberis; Keu lui dit ([ue ce chevalier Gauvain. A^r
H'csx eodonni prés d'une fontaine voisine, lui déconseille en drè"'horciiai<
Tain de le poursuivre et s'en va. Agravain court à la fontaine; Blioh«»ris.
Laoceloi, qui aime beaucoup Bliobcrig^ le suit. Gauvatn et
dama qui a guéri Trioua, que celui-ci est allé eD Gûrnouaille, il
^décide d'y aller pour !»* irY>uver, eu atmnJonnaril la quête. I^a dame lui
l'il liVn a j»as It* dnâi avatu d'avoir élé refusé â Corbonic. Il y va,
in-ouné {tar le i^hinalier du pout, »o reud ù [a cut'r el (laMt^e en
Du&illi^. n va chez Dînas, qu'il cODn;til. On lui <lil que TrisUn
orl, mais il n'y cniit pas vt s'en va ; Dinas rinfurrae de la guerre
aî vienl d'^laur et lin recfimmaQde d'être prudenl. A Icntrée du
Idnrttf, Sapn'mur n>ucunlre un clieviilier envoyé par Andrel pour s'aii-
lïuror si aueum chevaliers se fust mù tldu^ la forêi, apprend par lui que
^TristsR Ks\ à la lour el lo délie, t Ja ne place a On li tas puissanSy fait
AlarU, que je refus ne joste ne batailU d4 vous. » H est taf^ et trouva par
AcKln't,qui triparti avec quatre chovaliers. Dans la forftl, ilsrcncontrtml
l&agrrmor, qui abat Aiidret, tue Âtmeriz de Morott avec un det« autres
01 cbaïj^ Andret el le reste dp ses compaK^noui>. Audret, croyant avoir
rtrncunlré Tristan, se fait charger par Marc de 1b suncillauce d'Ii<eiit.
îvi^çremor trouve Tristan, qui ordonne à une demoiwdle de prévenir It-eut,
le lendemain, car Marc * mot etpiez ». En ce moment arrive BmnKain,
qui lui dit , de la part d'Iseut , qu'Andret st mist por H garder^ et qun
Marc vet querre Tristan avec quatre cents chevaliers : « Tant fail\es\,
'omar de li, tjue vos rtiomes el reaume aventurrus, que puis \qu\il otra
nUr de vos protcces et chevaleries, il laissera la •tueste de vos. — A ' Dex,
fait moTueingnor Tristan, concdui traîtres de Andret tue w( datorbantde
mon affaire! Sfh se je le truis, ja mes ne fera encontre vu>i- ■ Qitê vos
firoie* A Vendemnin se parti mon seiru^nort Trutans de la for rntrc lui Tristan rotoum»
If/ Sagreinors le desreez, et comande la dame ' et tote sa compaingnie a ^^^i^'^nr
IJTer, et encore Brengein ne obtia il pas . et s'en c«ï el roîaume de iogres, et ^^
rirow maint des chevaliers de la Table Hettndeen la qiêeste dou saint Graai.
ïl se mist aulresi en la queste et ftst grant mtrvoilUs d'annu. À ehief de
.//. mois retorna en VQ\r\noaille entre lui et Sagremon, qM U roi Kare
m avoit ct[r\chiex tos li îtorois mire lui et sa compagnie. MH a tant laisse
iJi contes a parler de cesie aventure et retome a parler de iletis, H (iU dô
I seinffnor Boort de Gaunes (1^ 314 c).
£99 a. Or dit H contss .. queaprhceque Urtis...secofiMiasson père, il
n'cKt fçuén de m'i blessures qu'un muiR plus tard. Pendant sa maladie,
^on chevalier avait promené, auacfaé à la queue duo âne, l'éeu de
nhort- Ilelif: l'avait poursuivi; le médecin l'avait fait reconduire
ni À la maillon; guéri, il part de nouveau, alteini le chevalier,
pétait arrêté à une qiserote, et le force, en le vainquant, d'avouer
riu* : 6or> <(c été tué par Bnhorl, qui s'était logé dans le
i d'une . -iecouru par lui, Il y fut assailli, « dévala en
I laViur^ vainquit quinze chevalier* et s'en alla. Son écu avait
par le chevalier dauf* la tour. « Vous étei; nu déloyal, dit
'Helii ; je voiu mtoieroi m prison de tel que la felionie est assez pis que
rit
— 230 —
NforJi-et rejoignent Agravain, ei tous trois arrivent k la fon-
taine ; mais là ils voient Bliobcris éveillé, armé ot monté. On
Gftlaad.
celte de Breus, ce ett Gatirains, H neveuz dou roi Artus. * L'autre va trou*
wr GauNiiin, qui tidona congies, en tnuaut a ffrant desdeing « que Ilrlù
avoit dii de lui *. Celui-ci pat>8e ta nuit chez un f<jrefitinr, ipii lui f/iit
grant joie, que antre fm: estait herbergiez en celui hoxte}. Lp Icndnraain,
i) Lue un chev^itior, ijui le ilèli^, fil attnqué )inr un nulro. dout la
(leniiiiscllp tlt-inamlo ta ti^to d'iii^lig, triomphe <U> lui iiprf's uu combat
pt^nilile, U abat la venlaille el vu Ip tuer. Mit il le conut , sisse iraîst
c/wuï de lui et dist : « Agreains, trop estes noieux; la qu^^ti» du Graal ne
fut pas en tel manière encomcncee que vos deiei conduire damoiselle par
earnel i>o(unte* (f" SK) h} ne que ists detissie: odre. aucuns chevalier, por
telx ochasion. * drecce eneontremont te chevalier^ et s'entrefUrentsi dure-
ment amont desor li heaume que il en aboient grandtssme chantiaux a fa
terre; que cous diroie jeY U cheratiirs nus savait de Vacherm\e si mer-
veilleusement ([UL* nul ne peut Ir ferir a descovert , taudis qm? lui-m<^ine
feroit son enani a descovert. Si ronrra de tel manière Beddoier le cones-
MA^ qu'il e}>t vaincu ; il lu fuit d^saruinr ]iarquatrn viluius, qu'il appelle
ou s4)nuAUt du cur, ot porter cliez sa dame , â laquelle il auiionrr
quVHe aura hienlûl les arraurefi An quarauto chevalieri;, aiusi qu'il le
lui a promis. Il en a ili^jà envoyé se'iw à celtf^ dame, qui tétait la
reine ko^ee de Riviers. Après la mort de son mari, lo chevallier un, .«ou
serf, l'avait prisr affine force et t*avoil enchaenec et atachiee a unt colonne
de marbre, eu lui pronuuiant de lui envoyer li*:* tirmures d*? quarante!
chevaliers qu'il s'Mait fait fort de vaincre, tox nus m sa chemise, sauf
que il avra son escu a son col et ti heaume en la teste ^ son glaive et sas-
pee. Kl quant il avra ce fait, i( l'ostera d'ilec cl la prendra a forlaine *.
Ilednicr se logi? dans une ttmr; son hAte lui dnnue les arme* et le
cheval û'Olinz dou carefor , qui venait du mnurir leeni. Le leDd(<main,
liedoierparl et rencoulre un chevalier qu'il envnie vaincu (*e cunslituer
le prisonnier du chevalier u». Celui-ci le force de se hatlre. inomph«
do lui, envoie l'armure à sa dame et puis s'en fet asson'ostel. BMnie-r
va ttOnrhenic, oîi il est déitanjounâ par le chevalier du pont. IjPi conte
parole de OalaaJ (f 317 b).
Il rencontre un chevalier qui lui montra en mcnnranl les t^tes
de vingt-six chevaliers 8uspooduL>s à une tour, n Gardez vos de moi,
fait Grandines li cruel, que je vos deffi. » Oalaad le tue, il iniuvc
ensuite la reiue Hosée, qu'il délivre et qui le couduil à la tour
où se tient le chevalier nu. Celui-ci descend pour jouter avec (îalaad,
tjui U- sofri a hrisier son glaive desor lui, et, an passer que il fl^t,
gitta Galattz sn main et le prist al teaume ft le arrache ftort des arpons,
et puis le fîatinl a la terre si durement que il le debrisse et decasse taz le
cervelle, et les iet: li mesle en la teste ; et puis le defulte toz de% piez de son
ehetaus. Ayant ainni iu6 le chevalier im, Gulnad arrive à un cimetière
où il trouve un ermite et un clerc : uu autre clerc lui dit quo Lancelot
dtail derniéroniGUt xtian ii ceitui eemetle]re ^ conduisant tu chevalier Itié.
I. Cf.i ST. 474.
1 Mf; i«ir «utu de qitrliiHfi pnnAtiUa. 1» au. tmiipAiic. sHi «vertfr, l« rteU M mUlM
éttMf. amitun louir diiTotviiht 4r '-nllm (t*lio)lN, dntil II n'Mt pli» i|ticall<iD.
3. liiu lolQ MinlaiKt i i<.-t. tontitttte (tulUiia), «MivntKlnv . mulrvaftC.
I
jout£ : Gauvaiu. puis Mordrct et Agravain soat désarçonnés, tes tnsin
Maintenant Umcelol se pr*5ifenle et demande à BUoberis la
[tcrmissîon de raccompagner ; mais comme il n'a pas voulu
dont Galaad su raganler la lomltp; il y vuil tatrts e$cntes qui dinent :
Ci-git Gaiancn: de Benoic quo Gauvairi tua por une dosnoiSêHe gtu
U avilit avw lui. L'ormito ïiii in(li(|UQ une tombe Je marliro ; si un ch<v
valirr la sonli'vp, il mi suriini un nutn» qui s'en w( a celle autre tombitet
kiQvnteiffn ^itftu> orx un chevaux phan<ïird'ar9m«nt. fil dont baiailU dure
H nrjtre, s'il ■■''•; BÎnsi ri a ottlrvzCtMtruin, Agmvnin, Gupirrt eï
M*'rtin'i. G.i! l'a\*'Dture. le chevalier, It» voyant s'nvanwr pour
jouï*T, jetu? uu cri /i;/rf«Ai ot h^spOfntabU' oi tomln? à lerro. qu£ tû tui
n'aparut fors les oisfs seutemrnt Une voix s'^n ist âti t>a t)>tn et fait
Mvoir qu'il est puînn et qu'il ^(<^l yau\t' :^\ dd lui dooDe le âudI bap-
tême. L'ermii^' k- bapiif et sr humilif moût enrrrs Galautl. Survient
Guit U cheitif. ptmriiuivi par Mortlret. qui. peudajil la quétp du Unial,
n'woU fait se desioiaute non. Gataail prend Gulî bou^ &u prutectiou;
déxarçouDe Xfunlrr^t. qui iD!^iI^te inutiteuioul puur avuir uu cuniltat à
Vépée^ els'ea va. Mordre! «pprend par fermile que c'est ti fr^ Mm c/ie-
vûHfrt, U lit: ianeeîot, rega^iDe t'endroil ou ses frcrts VaUnûoi\rn\t ec,
quafU U fu descendus entr'aus, leur raomte ce qui s'esi pa^^t^. A;fretains
parole et dist * : m Celui linçnaçe d$ Benoic nùs honira trtstous. « et
autntei diertl rhascuns. Oalnad arrive â uu cliâU'Au qu'uu ci(mt«, Guincé'
fnain, cherche vainement à détruire au moyen di- iiuiiirepcmerM; il i-^i
en iroia de faire lancer par le^ perrieres cent liix ' pri^>nniers dans le
cb4t«au. Oalaa'l trtncftâ l«s cordes a a'ejpee, d**livre les prif^oiinien: avec
l'Aide do ceux du chiltiauet couiineuce, en criant : « Curhenic, (iOrl>e-
nie, ■ le combat avec Guincomaiu . qu'il tue parce qu'il sait que c'cM uu
D! ' ■ "lame. Une sortie a lieu; tTalaad (au fuir U'S eonr^mis en
c, irs : '( Corb«mic. Corlwuic, f c^r il ne veut tuer aucun che-
valier Si ii tte fusi murtre ou taéron ou pleins de fellonie, puKs*' la nuil au
chiT-rin r\ I.-ipritTcdu seigneur, nomnit* Boncfwri (f^ 319 d'i, et décide
r. 'ftce û se fitin* iiiinne du rviUvctil île Carefor. Le ItMidcniain,
il ii-é p;ir uu forestier, dont l« vuiiiin le minaçoii que \i U tou-
4rxHt M fiUe affine force; le p^ire lui avait répondu que, dnuH ce ca&. il
k'efi irvii a ne rre justice OU ruiappeUes il. Peliez)^ ce est U riche mi Ptteheor.
iS :i... vint Galiittu^ armés n sa guise^ et bote la porte a terre. Ijl
j. .1 le forestier ont recours ii Gulaad, qui. quoique toz riuî m
M chemise, parvient â s'armer. Galieuen tué ', et (ïidaml s'tMi vadfwrt
ta fort^te. Mes a tant ttuse ore ti contes a parler de Galetas et retortte a
parkr de mon siingnor Tristans por conter partie de ses aventures. {Puis
au r Z'àii d, di'S miniatures représeulanl la traversée de Tristan avec
b«ut, de <>)miiuaille en Lopre», et leur arrivée à ta Joyeusi» Garde). £n
etttt partie dit' tet' H contes que «dr'ruitîr tnot du f*3i*0) quant [preixuej-
uiot du r 321 1 .T. fu venus de Cornoaille on reame de Logre:, si cwn ii
en amenvit avec lui ma daine Yselt, et îlot trotrc Lancehch dim lac, etc.
La V)*r5iuu par laquelle r25'J9 remplace ici tout à coup la mauvaise
et coufuiw compilation qu'il a donnée jusqu'ici, eu citant souvent VhÏ6-
sont attdtius
par liltotieris,
qtiî trnit«LAn-
colot de pol-
tron.
•- lin rrerv* >1« Uvpirvt D'ett («s «Obvaeak InaifOé*.
!. caelUé cfHu»
— 232 —
jouter, Blioberis le soupçonne «le poïlronnerie ou de trahison
et refuse rondement; il part, et 1-ancelot le suit.
Keu repar&ii. 398. Os reacontrent Keu, qui donne à Bliobcris des ren&eî-
gnemcnls sur Jes agresseurs et le conSrme dans l'opinion que
Lancelot est poltroa. Tous les trois coatiaueut à marcher
ensemble.
Les IroîscomiKi-
gDODs »? ai»-
put«DtIadAin«
d'un chevalier.
Combat de Lan-
cftloi et de
Blioberis.
*299. On est rencontré par un chevalier accompagné d'une
belle dame. Keu veut la gagner : il triomphe du chevalier et
emmène la belle ; mais au moment où il va quitter ses deux
compagnons avec ello, Lancelot le lui défend en faisant valoir
les lois de la chevalerie, d'après lesi|uelles les deux autres ont
également le droit de ]>ossédcr la dame. Keu, tout en refusant
de la i-endre, se déclare prèi à un combat. Il est abattu par
Lancelot et renonce à la dame, à qui le vainqueur permet de
choisir entre son ami et lui-même. Elle se montre Gdèle et
veut aller retrouver le chevaUer. Là dessus, Blioberis se fàcbc
et prétend à son tour avoir droit à la dame, ce qui occasionne
un nouveau et terrible combat ; les adversaires tombent enfin
à terre tous les deux. Lancelot refuse de recommencer et
cède la dame à Blioberis, qui est assez généreux pour laisser
Lancelot décider de son sort. Celui-ci soutient toujours qu'il
faut lui laisser le choix à elle-même; la dame choisit comme
tout à l'heure, s*en va librement et rejoint son chevalier.
Uncdoi arrive 300. Les trois chevaliers se sé[tarent ; Lancelot, qui n'a pas
à la cour. voulu dire son nom. va se loger au château de DueUe ' et
arrive le lendemain à la cour d'Arthur, à Oamaaloth. Il y
raconte les aventures qu'il vient d'avoir et apprend que le nom
de Tristan se trouve toujours inscrit à la Table Ronde, que, par
conséquent, Tristan n'est pas mort.
Lffs chevaliers Le lendemain, tous les chevaliers de la lignée de Ban qui
Ban pSnnem ^^"^ présents à la cour font visite à Lancelot. Après les avoL-
la r^Mluiton complimentés de leur bravoure, celui-ci leur apprend que
de Marc.^"^^*^ roi Marc est désormais l'ennemi mortel de leur maison. Il
I. Les autres : Ouilt
loirc lie saint Graal, le plus souvent pour excuser des suppressions, est
celle doiinL^e par I«s mss. 755. etc. (voy. § 338 b), et avec lo même luxie.
C'est là la Iruigiùmerddaclioo juxtaposée dans ce nu., qui conliuue
à U suivre jusqu'au point où il s' arrête; voy. § 568.
— 233 —
raconte loin ce qui lui est arrivé en Cornouaillc, où il est allé
pour revoir TiisUn, (>our qui son amitié est plus grande que
pour tout autre chevalier étranger. Enfin il dit (ju'i) compte sur
s«s parents pour se venger du roi Marc. Tous déddeni d'aller
en Cornouailie.
Mai* l'expédilion, qui devait avoir lieu après la fêle, n'est pas
mise à exécution à cause d'une aventure qui arrive à Laocclot.
Il s'Agît de sa folie et de son séjour auprès de ta Gtle du roi
Pescfaeor * ; il ne revint à ta cour qu'au bout de dix ans. Il est
donc nécessaire de donner ici une partie de l'histoire de Lan-
celot, pour montrer comment Texpédition en Coruouailte fut
emiif'hro.
Helyabel, la fille du roi Pelles, déaire revoir Laocelol et '''îr."'?*^^?. **
obtient de son pero la permission de se rendre à la cour
d'Arthur avec Gaîaad. le fils qu'elle a eu de Lancelol, srâce au
hreurage que le roi Pescheor avait fait boire à ce dernier. Elle
vient à la cour et est bien reçue par Arthur. La nuit, Lancelot,
croyant entrer dans le lit de la reine, se trompe et prend ta
demoiselle pour Gunnièvrc. Celle-ci tes surprend ousemhle ;
hors d'elle-même, elle onlonne à son amant de sortir de chez
elle. Il obéit et s'enfuit; son chagrin est si grand qu^il eu
devient à moitié fou et perd le souvenir de tout ce qu'il a fait ^.
Folie
de Laocclot.
301 . Les chevaliers de la lignée de Ban se mettent en quête
de Lancelol : Blioherïs et tes autres parents s'engagent k ne
revenir h la rour avant de l'avoir trouvé. Cette quête dura
aus. D'autres chevaliers s'y associent, mais bientôt iU
■liandonneront la partie, à l'exception de Perceval de Gallef«,
qui mettra la quête à bonne fin, eu délivrant Lancelol de Tlle
de Joie, et, par sun:roîl, délivrera Tristan de la prison oii le
coi Marc Ta fait enfermer. Gela él:int, rwtts coiivit'txt il trcre
ttrt celui conte qi devise la vie de ce héros et d'aliord raconter
oommeat il vint à la cour et se mit en quête de Lancelol après
les autres compagnons (f* 54).
U Cf. I2.S99: S 287 s.
f . Nous Aviin» ilrjà vu cette histoire dans 13590 [v. |^83 a] . ce ou.
la donor d'aj»rôfi Ii,^ Lanctlot (of. P. Pari*:, Rom. tt. t, T ft., V, 324 sb.),
<I'- "" I 'I'" TT)?, etc.. à quelques détails près : la fille do Pelles
> '!•], et non Ilelène ; il n'est pas qut'stion de Brisanc, la
■1>. ^.<- >.' >» [•rtDce«9i?, vl l'oo ne voit pas figurer ta deuioiritille qui
Ϗac Lancelut au lit ; il se trompe tout simplement. Il est [lus^iMe
ffue notre rédacteur ait raconté tout cela de mémoire; nous retrouve-
rons la version du Lancetot plus loin, dana 97, 349, 101 , voy. g 38da.
On««
en qudte
mot
dfl lut
— 234 —
Lot Rladd Peii- 3(12. Lc roi Pclinor a eu cinq fils, qui se disUnguent & la
"°''' cour d'Arthur au point d'éveiller les plus vives jalousies;
Arthur lui-même les estime beaucoup. Le cinquièoie lils, le
jeune Percerai, est encore chez sa mère. Lamoralest supérieur
à ses frères ; il fut tué par Gauvaia * penrlaat la quête de Lan-
celot. Or leis quatre lils de Peliuor, Tor, fils d'Ares, Agloval.
Driaut et I^imorat'^, dont la mort sera racontée plus loin,
jurent de maintenir hiquôte de Lancelot pendant un an et un
jour or* plus, $e a plesir lor vcnoit, mes non autrement. Tel
est le serment des chevaliers qui n'appartiennent pas à la
lignée de Ban; les descendants de Ban s'engagent â ne pas
revenir avant d'avoir retrouvé Laucelot, ou du moins appris
quelque chose de positif à son sujet. Les (ils de Pelinor seul
haïs de Gauvain et de ses frères k cause de leur gloire, et aussi
parce que leur père avait tué le roi Loth d'Orcanie. U est vrai
qu'en revanche Gauvain avait tué le roi Pelinor; mais ce
meurtre est ignoré de ses enfenla. Plus tard les amours de la
reine d'Orcanie avec Lamorat furent une nouvelle cause de
haine, et la reine fut à la lin tuée par son lils Gaheriet^. Par
suite, c'est naturellement Limomt que les fils de liOth dési-
rent surtout mettre à mort. Les chevaliers partent pour la
guôle. Nous raconterons, en premier lieu, les aventures de
ûaheriet *.
Gaheriel et La-
moral abattus
aa dame.
303. Gaheriet s'approche d'une montagne cl se trouve tout
par Brunor pt ^ ^**"P ^^ '^^ *^*^ Bruiior le noir, le chevalier à la cotte mal
prisonniersde taillée^. Brunor aime une demoiselle de la parenté de Gale*
hout, qui lui a imjwsé la tâche de la venger de Gauvain *,
meuitriei de son frère. Brunor a donc pris son poste près du
L Agravain. 772; cf. § 296, note,
2. Pour lo8 noms des quatre frères, cf. § 250.
3. Nous avous déjà v\i mentionner v.(ts caus^ de haiae dans lu ver-
sion do 334, Ole., qui raconte asaez au long la mort deU reino d'Orca-
nie ; voy. § 450 <?t 255 sa.
^ . Pour les avealure& de cette quête, la version de 757, d'une |uirt,
ot la compilation de 12599, de l'autre, ne suivent plus le riVit du tan^
celot: voy p. 207.
5. CpIî'i quéti', dont les avpnMjre.s onl. sans doutfl étô empruntées a
un roman l>in|K'nii»hi([ut« sur Brunor et à U Geste des fils de PeUnor (v.
p. 213. e»i dunnée absolument de même et d'une façon très inat-
tendue aussi par le ms. 9y, f" 519 d, dans dfts circonstaoues toutes dif-
férentes (voy. g ^88 a, note) jusqu'à l'arrivt^e de Percoval à la cour; v
ib. eiJ)3tU.
6. Agrttvaiu, 772; voy. §296, note.
— 235 —
iieau de la lielle el joule avec tous les chevaliers cjui
passent, dans l'espoir de trouver ainsi )e coupable. FI abat Gahe-
riet, déjà blessé auparavant, l'épargne, en chevalier généreux
qu'il est, et remrafrne au château comme le prisonnier de sa
dame. Lamorat arrive à son tour; également blessé, il est traité
de m^mc. La demoiselle veut faire mourir G.'ilii^riei, le frère
de son ennemi ; mais, à ta prière de Lamorat, elle lui accorde
1& vie et retient les deux prisonniers sans leur faire de mal,
émeni au vœu t|u'elle avait fait de traiter ainsi tous
levaliers qui tomberaient dans ses mains, jusqu'à ce que
sa vengeance fiil accomplie.
de m«m
^H de son 6
^^l&vie e
305. Cependant Gau\'aia rencontre un chevalier, accompa-
çrwÇ d'une belle dame, iju'îl veut lui enlever. Il n'a pas de
peine à triompher du chevalier, qui est sans armure. Surnenl
Driant, qiii prend le parti de la demoiselle et rappelle à Gau-
raJ» les princîi>cs do la chevalerie. Ils joutent : Gauvain est
près d'élrc vaincu, quand arrive Ivain, qui stnèic le combat.
Gauvain 8"éloigne; la demoiselle veut rejoindre son cheva-
lier eit, l'ayant trouvé mort, elle se tue de d6iC6poir.
306. Gauvain, vaincu par Brunor et livré h la demoiselle, Ganvain délivré
est délivre par Lamorat et conouit a un château que Galebout
avait donné ii Keu^ (TEstratts. Gahcriet, tnis en lilierté pour
l'amour de Lamorat, rejoint son frère el son compagnon et, au
bout de trois jours, part en aventures avec Lamorat, non sans
avoir essayé d'inspirer à Gauvain des sentiments de reconnais*
saoce pour leur sauveur- Gauvain, retenu par ses blessures,
ne part que six semaines après, toujours eu quête du Lancelot.
3136. n arrive à une fontaine, où il trouve trois demoiselles.
ut étaient parties en voyage avec leur sénéchal ; Gauvain lue
cmenl ce dernier, l'ayant assailli avant qu'il se soit sulli-
immeut préparé k la joute. l'uis il combat avec Lamorat, qui
survient, sans que les deui adversaires se reconnaissent. Gau-
vain est désarçonné et s'en va, tout confus 'd'apprendre le nom
de Lamorat. Il reprend le chemin de Camaaloib , abandonnant la
quête, qui a dépassé le terme d'im an et un jour. Désormais il
est décidé k tuer Lamorat et à se vengt^r de la lignée de Peli-
nor, à la premiéi-e oa-^sion qui s»? [irésentera (r 05). 11 ren-
I. Vw. ffry. — Urtiis la Ytngeojux de tiaguidel, U daxuf du Cautda-
trmt, i[ui tutit Gauvain, licut cetui-4:i l>l G^iberifl ea su prisuu.
^_ 236 —
Gouvaïn et ses contre Ses frères Monlret et Agravain '; tous les trois se
frères. mettenl à la poursuite de Lamorat el de Drianl pour les
mettre à mort. Gauvain recommande à ses frères de n'en rien
dire t Gaheriel, qui serait capable de secourir leur ennemi.
<t S'il fait cela, dit Agravain, je n'aurai pas de scrupules ii Je
tuer. » Ainsi fut porpensee- la mort de Ijamorat ; de la lignée
du royaume de Galles ne issi puis nul si bon chevalier que lui ;
cap Perœval nefu ne si bon chevalier ne si preuz d'armes, 11
est vrai qu'il vïi partie des merveilles du Graal et qu'il fut un
des douze ^ compagnons qui eu icrmini^reQt la quête, mais
cela n€ li avini mie lant par (a bonté de [sa 757) chevalerie
comme il avint par la bonté de sacfiar, qi loialmenl garda a
nostre sire virginité^ tant comme Perc. demora envie;,, se fu
la bo^nté de Perc. * Et si ne di ge mie qe il ne ftist bons oAcïjo-
liers a merveilles de la terrieyine chevalerie^ mes sanz faille il
n'iert (var. ne fu) mie si bon chevalier c^ymme Lamorat se4
frères^ ne nou fut nul de cestui lignage Jte devant n^avoil
esté K
Grant tetis dura ceste futïne, qe por tele achoison comme je
vous ai dit commetiça. Pendant cinq ans Gauvain et ses
ù'ères ne retrouvent ni Lamorat ni Drianl; il ne retomerent
pas a c-orl dedens celui terme^ ains fu vérités qc misire
[Gauvains] dernora, pendant ce temps, dans le chiteau des
Dix GhevalicrSt où les passants devaient jouter avec <Ux che-
valiers. Gauvain. au bout des cinq ans, escliapa toutes voics^ a
qitfl que paine. Lamorot sanz faille l'en délivra (P' 02 c).
Mt\*i se ne vous deviserons nous mie, comment il le gita (var.
délivra) do ce chastel **, car trop avofis a deviser d'autres
1. (hterrel, 772.
2. Pourpartee \os RUtrf*B.
3. La quête est terminée par Galaad, Pcrceval et Bohort [dus loiE
dnnA noire roman, d'après \m mits. qui i^uivnnt la (huste du saint Graa^
h. Sa char, que il nettement garda a nottre sire virginitâ; ce fu la
de P. 101, 349, 340.
h. Ce passage, ainsi que tout le reste de rhistotre des frères de Per-
ceval, aura été cupii: dans un roman bio^^raphiquc sur les fils île Pelinur,
cf. p. 213. Le rédacteur de ce roman, probablement po^Léneur
aux récitii du Graal, cherche, cammo on le voit, à motivpr la préfé-
rence i|u'îl en devait doouHr au principal pen»ouuage, Lamorat, »ur
Perce val.
6. Cet épisode, quo supprime le rédacteur du TriiUxn, eut donné par
le compilateur do 1251)9, probablement d'après le roman des fi b de
Pelinor ; voy. J 288 a, et noie.
»
»
— 237 —
àtow»; ains vândt'ons au plus tost qe noita porrons ■ a fes-
toire de Perc.^ c^r par C4?ie twus convient il (o 757) revenir a
nostre esl^ire^ ou nous vous deviscroTis comment et en qurtie
manière messire Perceval délivra T. des mains le roy Marc [de
Comottaille 101. 349, 340)2.
307. Gauvaia, parti du château des Dix Chevaliers, trouve, y^rt Je Dn«nt
eniiormis à une fontaine. Mordret et Agravain, «jui le •* '^« Uroo-
cherchenl depuis cinq ans. Apprenant d'eux que Lamorat les
a di^scon/it la veille ^, Gauvain s'exclame : « U cuers me dit
que nous nous en vengerons prochainement, n Les frwrea
passent la nuit dans une maison de religion. Le lendemain,
après avoir assisté à la messe, ils partent et renconlreut dans
la forât de Lacenne * Drianl, accompagné d'un seul écuyer; il
ae les reconnaît pas parce qu'ils ont /ors armes novelement
changées. « Voilà, dit Mordret avec joie, une bonne occasion
de nous débarrasser du meillor des frères fors Lamorat. ■
Gauvain * envoie Agravain, qu'il regarile comme meilleur che-
Talier que Mordret. contre Driant, qui le désarçonne, ainsi
que Mordret, qui essaie de venger son frère, mais il est lui-
m^mc renversé par Gauvain et tombe, blessé ii mort. Le vain-
queur ne permet pas à Monlret découper la tête de Driant, et
les frères s'en vont, ne voulant pas Olre surpris i)ar quelque
chevalier de la Table Ronde sor celui fei ^. Ils ne sont que peu
éloignés, quant aventure aporta c-ellepart Lamorat, lebon che-
valier, navrez moût durement de .V. plaies grant (1. ijranz) et
par fondez, reçues dans un combat avec Dodinel le sauvage,
qui vient d'être vaincu par lui. Lamorat trouve Driant
mourant, qui lui indique les arm^j des agresseurs, et Lamo-
rat, pleurant sous son heaume, se remet en roule pour punir
le meurtrier; ses blessures se rouvrent de la grant ire qe il a.
U aiteiut Gauvain et ses frères dans le fond d'une vallée ^, les
1 . Vous lrm(f«TO/u au plus qe notu porr. 757.
2. Comm. et en q. mon. misire T. fu délivré de son oncle 757. De
tnémc 99, uù> puuruiit, U délivrauce de Trii^fian a ilêjâ Hé racontée;
voy. p. Î03.
3. La i>eiiU manque dans 97.
1. Pour ce qui «oit, le ms. 12599 donne le mÔme («xtcque 757, etc. ;
cf l 2S8 a. — La Cenne 97, Ucenne lOt, 349, 340, Laeenrye 99.
il. Qui, ajout»^ IS&ng, hait Lamorat parce qu'il a appri-* que c'est
(lar lui qu'il a Mé d(>sarr-oané devant le cbét^au des Oix Cbeviliera.
6. Cfi motirn'pst pas dûnn** p.ir I*?599.
7. £ii ufl^tuUM 07, 0;i un; ttt/et .149, muRMMOI, 340.
— 238 —
roconaatt et défie Gauvain, qui est désarçonné. Mordret et Agra^
vain se ruent alors sur Lamorat et lo renversent; il s'éraaouit.
Gauvain lui arrache le heaume et lui dit do se déclarer outré,
en le frappant h la lOlc avec le pommeau de l'épée. Lamorai
rouvre les yeux : « Tu es un homme mort, lui dit Gauvain; si
tu ne tt) rends pas à discrétion, je ferai aiUant de toi corne je
fis de to^n père » ; ci lors s' aperçoit Lamorat qe il avoit son pew
ocis, * Puisque a'ous avez tué d'aliord mon père, lorsriue
j*étais encore un enfant, et puis mon frère, répond Lamorat,
je ne vous crierai point merci. Tuez-moi; il se trouvera tou-
jours quelqu'un pour venjjer ceste jurant félonie. Si Dieu
m'avait donné de connaître plus toi le meurtrier de mon père,
j'en aurais pris vengeance moi-même. « Il s'eslunt, implore !a
miséricorde du Christ, s'estatil une autre foi^ ' du ijrant ffuvl
qe il a et se pasme, et tnisire Gauvain... en fist adonc une
cruauté moût (var. st) grant qe nttl preudoim no (var. ne le)
feïsl par (var. por) nulle avimlure, car il., li douTUf ^ si grant
cop g't[/] li cope le chief et {ey\, 9'J) chiete (1. gieie) la leste en
voie ', et dit qe or li est il {bien 99) avis qe il ait bien ' vengée
la mort de son père ^. Comme il monte h cheval, un religieux
eu robe blanche survient, apprend les noms de Lamorat et de
Gauvain parccUu-ci, qu'il menace, l'ail transporter les corps de
Driant et de Lamorat daus une abbaye appelée La petite
aumosne ^, porte, dans un vase d'arj^ent, la îèiG de I^amorat
ta t<^ie do Lft- h QuempercorcfUin ' et lu présente au roi .\rthur en disant :
téà"Anhur. * • ^^^^ ^* * ^^^ bonnes ouvres qe ti paraît font es qxmsles aven-
1. Il ne s'élRnd qu'une foi» dnn» 12599.
2. 12599 : Ri m. Gau.. qui grant crucUé enfiil.., H donne, clc.
3. 'Hl : Et le prenl et gietle en VQte; 349 : Chiep et le gieta «i my la '
voie.
4. BimnjHnqiK* datis97, 101, 3Ut.
5 . La mort dn Liimurat eel rapportée difTércmmeai dans lo ms. 1 03 :
V. p. 186.
G. 90 : Lap, aumottre-, 757 : dana une abbaye voisinn [satï» nom).
Oa trouve uuo oxpUcolion de cl* quiu du couvent dans U* Lancftot : Un
rui, cuuYffLi par Josoph d'Ariuialliie, t*t s'étunt exilé voloutairt'meot,
arrive À uur abbaye ».'l y diunandt* l'auniôut*; l'abbaye qo ^arde II*
Dotu de La petite aumt^sne.
7. Quepercorentin 99, Quemprrtorentin 7λ7, Quenparcorentin 772.
8. l'J5y9 : a Vois ci la têt*' d'un des raoillours dicvaliors du moniîc,
r|UoJ'apportt? pour ()ue lu la faiîscs gardera ftofwrjus<|U*à ce <|Uo vioum»
11! veugf'ur. o Le roi regarde avec douU-ur la tête, qui u itins^né s-i
cuubnir rouge: il demande ipii est le meurtrier. — n Vitutf le saurez
quaud les quâleurs du Lancolot scroot do retour, s'il ne se parjurent.
— 239 —
tweuses * ; il viennent de luer Lamoral, qui surpassa tous les
boas cbcTalieradu monde, n Le roi baisti, en pleurant, la tête
d( -; il erprime la douleur (|ue lui cause sa mort, ^/
O" luit li aulrt's ti^ lecnz. » Qui es?t le mevirtrier?
J'en prendrai jMsticf, » dit Arthur: mais le preudons s'en va,
en déclafant qu'il ne veut dénoncer personne, « car^ dit-il,
st par ma parole estoit home lii^ré a mort, a4ont je seroie
eopabU de celé mort. Vous saurez bientôt la vérité » un tel
ci^fatl ne pouvant être longtemps dissimulé -. » Arthur soup-
çonne pourtant fine le œupable est Gauvain. Le récit retorne ii
Agloval pour deviser comment îl conduisit son frère Pei-c^val
à la cour d'Arthur "•(f 64).
308. Après avoir clioirbéen \*ain LanoeIoL pendant six ans, Agïora! ei P«r-
Agloval arrive dans un pays jfûufaje et divers, près de la tour «val.
OÙ sa mère * s'est retirée avec le jeune Perceval el où elle
pleure la raort de Pelinor, de Lamorat el de Driant ; elle
espère au moins empêcher son fils c;idel de devenir chevalier.
Agioral rencontre Perceval, qui aloit lot contre val la plaigne
gitans et lancent javeloz que il tenait, et corroit une heure
car c'iïSt uo d^ ceux-là. • L« rui px[uimt? son cliai;riu, el &v sigup ilVlou-
DrmRni fo a(«pn*uant que U nturi reniunie ù liuù jours : oq croit u
l'encluinKfnient. ho nn pread lit tête, quidoienl aussitôt si noire el si
taimçrt Oit» elle devait aire, n Vous élRs tltinc, ilit lo prriiituin. île ta
p«renttf (lu mcurtnpr ; car une «Jt'tiioisollenKMlit, peu apn''*: le «ifarin*,
fu'iine ckarvjeroit Ja colnr devant qu'il cherrait entre ta mains d'aucuns
é4 4*$ffmêtnis, » lÀ-des««s, le religieux s'en va. Les cht?v;ilier>(/*' /Wc/u,
apprenant par le roi fpie c'e^t U U'tc de I^morat, le pteignent axse: et
rtçTfient. La l^to remest leieni en la cort, ne t'estmrt ne dévùe pas que li
roii tnftet, ain: s'en taist. Puis l'arrivée d'Agloral chez 6a mi're.
J. 97 : Font en querrant les aventura.
•? T.^ rr.î ne demande pas le nom du meurtrier dans 772, 97, 101,
3i '. qui »e bornent à dire que le prtudom s'en va, pour ne
|ti,p '. M ■. ,:•• '.'L' de dï^noncor le coupable.
3. Ici 00 termine »m inierpolalion faite sur lu texte do 757, elc, ;
et §§ 303 el 388 a. Ce qui ëuil jus(|u*ao départ de Percevul de la cour
(I 3i2J se relruu%edane la version ordinaire et pnihuliIrmtMit plu^pri-
tatlive du Laneelot, doul lelt*xte e&l cependant uu peu plu? serré et qui
diffère |H)Ur desdf^lails. Cf. P. Paris, Les romans tie la TaltU ftonde, V,
3î6. el Jonck1iti>et, U nonian de la Charette, p. xLt-u ; l'imprim»' du
IjtnerUtt t^t d iiocôrd. Ca* texte comtnuu du Lancelot, auqurl fiasse ici
luit plus loin aussi p;ir '.il. 3-iy, KM. 75K, au milieu de»
»!• ..rpulées dans lijus ces mss. d'apn's le Lancelot; v. § 388
"■a. — Uaoê la version de 331, etc., on ne doniii- i|ue rorrivtV de Per-
ceval â U cour sans raconter les aventures ijrécwientw ; iT. § 254.
4. Appelée Larcine dan» 1351)9.
— 240 —
avant et l'auire arriéres t une haut et l'autre bas '. Les arme»
d'Agloval, à qui celle semaine meïsmes J. chevalier avoit
donné totes noveles, brillent au soleil. Perceval, n'ayant jamais
rien vu de plus b«au, cuide tout vraiement qe ce soit ou Dieu
ou aïufre^\ il se lesse maintenant cheoir et dit ses pri'ires.
Agloval s'arrôte, pensant que le valet a peur. Celui-ci s'avance
et lui demande s'il est Dieu ou an^. Agloval rit et explique ',
sur la demande du jeune homme, les noms et rulilitè de ses
armes. « Il est heureux, dit Perceval à propos tlu haubert, que
les biches et les cerfs que je chasse n*en aient pas comme
cela. » Il amuse beaucoup Agloval, qui, dès que son frère
s'est nommé, se fait conduire par lui chez leur mère.
tMort de la mère 309. L'ancienne reine se désole d'abord de l'arrivée d'un
dePereeval. chevalier, puis se pâme de joie en reconnaissant son fils; elle
maudit la TaMe Ronde et Merlin, qui IVtahiit. Pendant les dix
jours qu'Agloval reste à la maison, Perceval ne fait que regar-
der et essayer les armes de son frère, qui li avoit ja tant ^
conté lies afere: du wîaume de Lotjres. Il désire aller à la cour
d'Arthur pour être armé chevalier de la main du roi, comme
il le dit à son frère un soir qu'ils sont seuls dans un prael.
Agloval lui tait remarquer que, pour obtenir cet honneur, il
faut éli'e plus preuz que autres, d'autant plus que leurs
ancêtres ont été d'une si haute renommée. Perceval assure
qu'il tient d'eux et qu'il sera preudome : « Sachez que je veill
estre chevalier, et mes cuers si acorde du tout, el nature te
me commande'^. » Agloval sudil bien que ce serait dommage si
ce bel enfant, si aperi ^ et si forni de membres, perdait sa
jeunesse entor sa metv, mais il est retenu par la crainte que
celle-ci ne meure de chagrin en voyant partir son fils. Alors
Perceval monte à cheval, le lendemain malin, et part à Tiusu
de louL le monde. La reine, qui s'évanouit à la nouvelle de
ce départ, force Agloval, en menaçant de se tuer, d'aller
ramener son frère. I*erceval se décide à retourner, sauf à s'en
aller de nouveau dans deux jours ou ù se donner la mort si
on ne veut le laisser partir. « Vous feres ce que vous voudrei,
1. Une haut, otc, uiant|ue dans |*259'J.
2. Lem^mtf trait dans Ghr(Hii»ii, \e Conte du Graal.
3. Pas d'explicaiion daiiu 12jt»9.
4. roui 757.
5. 1*^599 abrège uu peu celte coQversaiioa.
C. i4p9r< manque d. 13&99.
I
^
»
loi répond Açlova!, pourvu que vous reveniez inaintenani à la
maison avec moi. » La reine, revoyant son fils ai<i»;l, l'em-
brasse et lestraint avec une effusion de joie iclle qu'elle se
tksront tote. et li ctiers H part cl ventre ; si chiet arrière toU
enverse. Pcrc^val 7ie cuide mie q'elle soit iiuyrtù, ainz croit
bien q'elle xoit pasmte. Et AgL^ qui plus ne pooit veoir le
duel qf sn mère fesoity vient a ses armes et tes preni et monte
€i se pari de Uanz^ et autresi fet Perc, ne Agi. necindoit mie
qe la royrie fust morte ne nou cuidoit Père *.
3IU. Us arrivent à Cardueil, en Galles, k la Ma'leleine et
se rendent à la cour. Tous ccui qui cherchent I^ncelol sont
de retour, sauf Bohorl, Hector çl Lionel -. AgJoval est reçu
avec joie. Un jour •* le roi Arthur aperçoit F'erceval, qi serw>it
Uanz avec les autres jovenciar, se fait dire qui il est et
déclare qu'il ressemble au fiaut lignage dont il est estre:;^ sur-
tout k Laniorat. Un Jour, après dîner ^, Agiovai prt^scnte son
frère au roi et le prie de l'armer chevalier. Arthur consent
aussitôt. Sur sa prière, Perceval est fait chevalier le lende- Percerai armé
main, un dimanche, après avoir veillé la nuit dans l'église "^ ^"^ ^^'
{t 06). Les barons pleurent d'émotion en se rappelant la mort
de Pelinor et de I»imorat. Gabcriet fait observer à Gauvain
que le jeune chevalier pourrait bien venger Pelinor, Laniorat
I. De même 135U9. pour le fond. — Dans te Lancthl, Agtoval
èv^ Percerai à sa mère, et l'on n'y cherche pas à IVxcu^r.
t. Ici 1^599 : Ij>s quêteurs uni élu si lon)rt«n)pir uh^oDts que ce
Otoïi men-nllt qu'il n'atoienttuit mort df\l] travtiiU gu'U avoient si long
Itm* tnduré. Erec iatiz faille^ qui n'cstoit mir. de erls qui atoicnl tsté
ctIcUs «1 ia qtuste, n'élait pas non plus rr\enu; npK'S avoir acquis
b««a«oap dft glitiri' (rf^ndant la qu^te, il s'i^tait arrèti? avec Hwlor chics
FermitU; rn^uitc les deux cninp:i^ut>ns (Haiml partis, et avait atort
Brec tant ftàt rn un pou de terme t}v ele I. 911 en) n^ paroloit h df lui
non (cf. S 283 a ss. ). Apluval t-st rern aver. joie. Aprôs le diuer le roi
ippinle Ip^ rniripaçiiuiii' df la qinHe. Il los prie de raconuT leurs nvcD-
luree. n'icom il contoitnt metnimt tictfrt«n*scrit la aventurai,
Tiaïu.! je de meutiouatr l'assassinat deLamorsi. Personne tie
i uiîrde dt^iails fiur I^ncelot, le roi et leë autres se d»^-
ti..:. .,.. .;ie iv déAeflpêre à l'idée d'avoir, par sa propre faute, perdu
ion aman», mai» elle ne peut parler de son chagrin à personne; c'est
ta eKo$t par cui elle cuidr. plus tost morir. Va jour, le roi aperçoit Per-
Qnral, etc., cumme dans 7 J7.
3. Au bout de Mpt jours, 7!>7: fendemain, !e Laneelot.
A. !?599 : Le roi déclara que s'il peut égaler sou père, mott CavTûtt
^>«» fit çraeitus. Après le dîner, Aploxal, etc. — Dan? 1p Ijxneelot aussi
c'prt l« m^me j^-ur.
tàtm. — Tritlatt. \t
el Dt-ianL, Rt il exprima; la haine que lui inspirent les lâches
mcuririers, sans remarquer la colère de Ciuvain '.
L« Siège péril- ^H- On va dtner. Et sachiez que en la maison lo ro'f
leux. Arttis avoit .111. manières de tabler : la première et la plus
Iwmtorable estait la T. Re, ; de celle table es t oit campai ns et\
sire le roy Arthv^. L'autre table estait appellee la table det
compaiijnofiS errans^ et ce csloienl cil qui aident querant les
aventures du rot/aume de Ingres, iu il ne faisaient pas le
Sereiuent de la court t/uant ih entroient es questes^ aussi
comme faisaient les compaignons de la T. Rc. Ceulx de la
tierce table estoienl ceux qui de ta court ne se remuaient
grantment et qui n*» se metloieni pas es grans aventures ne
les questeji ne chereiioient, et estaient cil clœvalier appelle les
chevaliers maiTis prisiés -. Porceval prend place k cette dcx-
nièrc table. A tant ez vous venir devant lui une des pMCeles
la roine, moût bêle damoisele et motit avetiant ^, mes ainssi
H estait mescheU *, par la volenté nostre sire, q'ele oncqnez
n'avait porté; les uns rappelaient la demoiselle muette, les
autres la damoisele qi oncqtiez ne (parla ne ne 757) mentit.
par ce qe elle îi'avoit oncqucz dit voir ne mençonge. Ayant
longtemps regardé Perceval, cette demoiselle se met soudain
à. parler : « Perceval, dit-elle en plemant, serjant de Jhesu
Ctist, virge chevalier el net, va l'asseoir dejoste (var. Joste,
delez) le Siège périlleux^ que Dieu t'a réservé ; car tu es digne
d'estre ./. des pttis souverainz chevaliers de la queste du saint
Graal ^. a Elle lo prend par la main et le mr'ïnc droit au siège
dêlez le Siège periltcct. Quand elle a soulevtî le drap de soie
dont il estait couvert., en gver et en esté, on trouve inscrit
le nom Je Porceval sur le siège, qui lui est ainsi désigné par
nostre sire. « Perceval, poursuit la demoiselle, tu voiz hiei\
cest siège que ien appelle pei'iUciur ^'; en cest siège s^asena
{. La convor«atiuu (lo Ouheriet avec Gauvain manque daos r2ri99,
ainsi que dans Ip Lancclot, dont k U-xtc. cominu uuuâ l'avons dit, nsi
en génf^rul plus court
2. passait? copi(^ dans 101; f^ 40 b; les autru» easpatiellement d*
mémo.
3. Accsmee 12599.
4. Avenus 757.
5. i)f [toute] ta TabU lUwuUtl detaq.d. s. G. 772, 97, lût, 34d,
340.
G. Sést siège periilex 757. Bn céstie) siege^ qui{l) ut apêliês li Siept
périlleux, s'aserra. olc. 1*2000.
— 243 —
I
(rar. sera) H bt^neiJrez chevalier qi mcnra (var. meira) afin les
av^tnturci du roiahnf d^ Logres, et lu serras (var. seras) * a sa
d€$lrt^ par ce ge tu li seniblcras ^ c/e virgin[i]tét et misire
Boorz de Gannea serra a la semestre, et bien savront encore
cil de cest ostel la senefinnce de ceste chose. » Elle le prie de se
souvenir d'elle quand il sera devant le saintime vessel et de
prier Jt^suâ-Chnst pour son kme, car elle-mômc va hicntôt
moorir, et tant dit la damoisele, ne puis ne paria devant <felU
vint a lamortetqetlerertttCorptisOoviini^ mt^saforstUst elle:
■ Jkesu Christ, aies merci de moi, » ne plus nedisl. Elle e.\pire
quatre jours après ^ que Perc. ot conquis l'onor de la Table
Blonde. Celui-ci devient célèbre à cause de celle befle mer-
veille, et on prie le roi <k retenir le jeune chevalier à la cour
jusqu'à la qu^edu saint Graal, 71 par tens enc-ommencera^ si
comme li ancien home du roiaume de loQrez vont disant ^cav
si Pcrceval moroit jtar aucune aventure, la Table Ronde
sérail trop domagie. Il est donc retenu, à son grand regret : il
aurait mieux aimé aller en quête de Lancelot.
»
P
I
312. Un jour, à Vcnir^ti de l'hiver, Arthur dîne dans son
cbÂieau de Caradigan *. T^ roi est enlour-é de chevaliers de
toul Age; parmi les jeunes se trouve Pcrceval, qui avoit la
ehiere moût simple et moût douce, et ne re^ambloit miecheva-
icr^orgueillej:. Keu, l'ayani regardé pendant longtemps, le
a Mordret en lui demandant : « Qxu^ vous semble de
l? — C'est un chevalier qui préfère la paix à la guerre.
— Oui^ c'est ce que prouve son écu, où il n*ot oncf/uez cop
féru, o Cesle parole entendi .[. fox de la cor t; il vsk gaber
Pcrceval et lui indique ceux qui viennent de dire les piiroles
malveilianies. Perceval est confus et décide de quitter la cour Perceval quitte
pour aller cherchpr Lancelot et de ne retourner que Iors(|U'il
saura aucune certeinet^ '" de la mort ou de la vie de celui-ci.
n part furtivement eu compa^^nie d'un écuyer, à qui il permet
UcDur
I. Slno$s«ron 12599.
?. iVoi ti resenbieron 12599. — Pour l'accomplissemont du Siôge
périlleux par Galaad. vuy. j( 387 ; pour le ms. 103, cf. p. 187.
3. IVinème, [H>ur lefniiti, 12599. qui jiourâuit ain&i : La deinai-
•ellc r«t enterrôe dans la cnthf'tdrtile, et itn fait mf'ttxc «n escrit tMtc
«sm/urr. On retient Perceval, qui est fort honoré parce que par tel
mweiite aroit gaagnU le siège df UiT. He.,et en disirent aucun t/ue Dcj: lor
«oA envoie. Lui-mômc aurait préféré aller en quéie de h&DCteiol.
4. Var. : Cardueil.
Var. : Àveunes luntxeiki ; le lancilot : Vrain noutelUs,
X.|y
^ T
- 544 -
(le le suivre^. Li? hniit des exploits <]u'îl l'ail en coumnl tes
aveDlures réjouit le roi, mais afflige Gauvain et Mortlrcl. Ou
apprend bioniôt i|ue ce soui les paroles de ce dernier el de
Keu, qui cal causé le départ de Perceval, et le roi les blAme A
ce propos.
'les goutte» tio 313. Un jour d'hiver, Perceval passe devant la courdeOar-
ueffe ^^^ '* ^*^°' '* ^*^*^' *^^ '^ ociye, trois gouttes de sang, qui le font
penser k Hclainc sans i^ir "', une l>eJlc dame de la cour, et ac
perd dans une rôvei-ie conteuipialive. A la cour, on croit q»
c'est un chevalier qui veut jouter; Keu, Mordrei, Ciauvaia •*
présentent et sont successivement désarroaaés ; le vainqueur
s'éloigne. Uuc demoiselle étrangère,, venue ce jour-là à
cour, l'ait ou6n savoir que c'est Perceval le Gallois. — Gau^
vain el ses frères se décident * à ohercber Perceval, dont
craignent la veugeancc, pour le mettre à mort ; ils partent
mais De le trouvent pas. — Nous arrivons maintenant à
délivrance de Tristan par Perceval.
Les trois ta-
bleaux à ta
Joyeu6« Garde.
ival empor-
^_. Z'écu (le
^lïiaeelot.
Une demoiselle
lut fait jurer
de délivrer
Tristaii avant
LanccluU
314. Perceval vient au château de la Joyeuse Garde, où
admire le tombeau de Galehout. On lui montre trois tableaux
à droite, Laucelol; ii gaurhe, Tristan ; au milieu le bon cJie-
valier qui mènera à fin les aventiu-cs du royaume de LogrrîH
si l'un des trois vient à mourir, le tableau qui le représenifl
tombera. Perceval apprend encore qu'il reste certaines ai*eii-
tures à accomplir au château et que ni Lancclot, ni Tristan
D'en sont venus à bout^. Un lui fait voir l'écu que Lanceloi
porta premièrement, et qu'on garde religieusement au chil-
teau. Perceval s'en empare, en laiss;mt le sien à la place. Il
est poursuivi, mais parvient à s'enfuir. Pou apn'îs» il est ren-
contré par Bohorl, qui l'abat, prend Técu et le porte k un.
ermitage, o(i se trouve Calogrinant blessé. Perceval arrive ij
son tour à cet ermitage *, que Bohort a déj.'i quille. Une demoi-j
seilo ^ survient et décide Perceval à différer sa quâte de Lanc
lot, pour aller délivrer Tristan : Lancelol ne souffre pas comm^
1. Ici, dans 12509, Perceval arrive chez sa SŒur; voy. § 288
Pour la ^uiledaiisle Lanceîot, cf. | 388 a.
2. Cf. 103; [>. 187.
3. Agravaiii, 77'2 ; v. § 29B, ootc.
4. Ici commt'iict* le friigmonl 141)4.
5. Il n'u pa» (Jlé (luestioii tle cula dans ce qui prdc6de.
6. Il u'eât plusquesiiun de l'écu.
7- Cf. In préface fX.
I
»
TristaD et ne pourra (railleurs ôtre délivré tant i|ue celui-ci
n'aura pas regagné s:i lilierttî. Percoval fait le vœu de ne point
rclouraer A la cour araot de les avoir di^livrés tous les deux.
315. Il pari tout seul, arrive au lac de Marse et trouve un
peiil vaisse«iu, où une demoiselle l'invite à entrer. Il s'em-
barque, el le lendemain il se voit arrive en Cornouailie : la
demoiselle a disparu.
316. l! apprend par un lalioureur que le roi Marc assiège Dini» »s&i6gâ
en ce momeat Oiuas, son sénéchal, '{ui avait pris le pïu-tî de
Tristan, et qu'il se trouve au châteiiu de Corinde '. Perceval
s*y rend el rencontre une nouvelle demoiselle, qui le connaît
et lui dit qu'on l'attend depuis longtemps. Perceval est cxtrtî-
mement étonné : il croit à un enchantement. La demoLselle le
rassure el le conduit à un chÂtcau, habité par la mère d'Iseut.
Il ne s'eïpli<]ue pas bien la grande joie avec laquelle il est
accueilli, comme celui qu'on alteodait. La beauté de la vieille
reÎDe d* Irlande lui fait comprendre ce qu*îl a entendu dire
4*Ie«ul, Ba Hlte ^
317. Perceval surprend le roi Marcel Andrel, qui viennent Marc fait déli-
vrer Tristan
et jure de □•?
plus le pour-
suivre.
I
passer, triomphe d'eux et lus amène prisonniers h l'un des
'chj\teaux de la mère d'Iseut. Il force le roi d'envoyer une
iselle chercher Tristan, enooi*e emprisonné au cbÂtcau
du Pin et gardé par le frère d'Andret. Tristan sort, piUc el
wéoonoAissable ; le nom de sou libérateur t'étouuc, car il n'a
laïaats entendu parler de Perceval. Voilà déjà quatre ans qu'il
a passés dans cette prison, comme le dit Perceval en devisant
avec U demoiselle qui amène Tristan. Le roi doit jurer de ne
plus poursuivre son neveu, qu'on fête beaucoup à la cour •"*.
»
1. Ce nom n'e^i pas dans 101 «l a disparu lUas un« dôchirure da
U3(.
?. I^ pn^ecbce de ta mère d'Iaeul en Cornouailie n'est paa expli-
qua.
3. Utuii la Tùc. Ril. (cf. au ^ 253), Trii^tan est remis en liberté une
wule fuis, par PiTceval, I^ déjivrunct» e*i racont<*e à pou près comme
dan» 757, etc. Pen:(*val pari après avoir obUmu (jue Tristan imiprisoane
Marc vt Aadret. Puis (p. 3-10), a la priori? ij'lseiit, il p.itiso la mer avec
*ll<*, Bran^n ei Alcardo pour nllor à lii Joycii«e Oard<?. En Lof^rfs,
ib '- ' T..m«x*!ut, ijui est en chemin jionr la Cornouailto dans l'in-
ttti! ivHT TrisUii. Pour U HUÎte. voy. § 338 e.
l'iiur !-■ rt'cit ijps rmprijnonrmpnl* el îles délivrances de Tristan
>lan» l'autre vt-rsico. voy. § ^S'2 ss.
— 246 —
318. PercovuL pread congé pour reprendre la quâte de Lan-
celot j Tristan le prie de saluer Lancelot de sa pari et de lui
dire qu'il viendra plus tard le rejoindre '. Nous paseons au
rucit de la façon dont Tristan termina la guerre du roi Mai-c
avec Dinas, le sénéchal.
319. Tristan reprend ses assidtiilés auprès d'Iseut, au
désespoir du roi ; elle consent à aLer avec son amant on Logres,
dès que l'occasion s'en présentera.
ifilio- 320. A cette époque Blîoberis arnve à la cour {l'arenture
bens. Caporta) et scntrciient avec Tristan. Apprenant que Maïc
assiège Dinas, qui lui a jadis sauvé la vie, il va trouver ce
dernier à son cbàtcau de Hocbc noire, l'assure que Tristan ne
l'a point oublié et se raet à sa disposition. Il dirige une sortie
et fait des prodiges de bravoure; les assiégeants sont couster-
nés. Pour venger celle honte, le roi Marc lait crier les ùant et
ordonne à Tristan de prendre part h la guerre. Tristan désire
Marc, i3fiut et profiler de celte occasion pour passer à l'ennemi avec Tseul,
au^^' amn ^^^ ^ obtenu du roi la permission de l'accompagner au camp,
321. Durant la bataille Tristan se montre tellement inactif
que le roi exaspûnî envoie douze chevalier-s pour se saisir de
lui : Tristan les tue tous, va trouver Iseut et parvient à se
sauver avec elle dans le château de Dinas. On comprend la joie
avec laquelle ils y sont re<;us.
Tristan posse à 322. Le roi Marc promet le tiers de son royaume de Cor-
Iseui^"' ^^^^ nouaillc A quiconque lui apportera la tête de Tristan. A la
bataille suivante Ulloboris et Tristan se si{^nalcni sans cesse^
Cent chevaliers de l'armée de Marc, désireux de gagner le pria
pi-oposé par le roi, se mettent en embuscade pour s'emparer
de Tristan; mais, quand il arrive pri^s d'eux, ils ne se senloul
pas le courage de rattaquerd abandonnent la partie. A la tin,
I, AusKilôl, ajoutent Icï* autres ms8., qu'il aura atteint certain but
qu'il s'est firopc>sé. Percevul pan , il irouvo enfin Lancelol dans TIlu de
Joie, avec la flile du mi Pcllos, et le ramène à ta cour. Mais, conii
le Livre de I-ianceloi en traite suftisamrarmetque ce. réril csl étrange
à notre liîstciire, le c^jnte n'en dit rien et s'occupe de Tristan. — 07,"
101, 3-19 doanenl cependant plus loin ce récit ; v. | 368 a. C'en uû(f
interpolation.
Pour le même récit dans « le Livre de Lancclot s, v. P. Parie, Boni. d.
t. T. II. V. 329.
— 247 —
Triilân iibnt le roi Marc, qui csL emmené prisonnier au château
avec Andret. Iseut ^i'oppose à ce qu'on mctle sou mari à
mort. Lgs Utrons offrent la couronuc à Tristan, juais il la
refuse ; Blioberis i-epart. — A l'arrivée du printemps, Tristan
Toul 6e reodro eu Logres avec Iseut et fait préparer un vais-
seau; il ne saurait reicter dans un pays où ii a eu tant
d'ennuis.
333. Un jour que Tristan poursuit â la chasse uu cerf, il
rencontre une demoiselle qui le conduit au bord de la mer.
Elle lui montre un vaisseau merveilleux destiué à le porter,
avec Iseut, dans le royaume de Lo;{rfîs. Ce vaisseau est i^oloiré
la nuit par une escarboucle placée au sommet du mât. La
demoiselle ajoute qu'elle repartira avec le vaisseau, s'il la fait
attendre trop ton^'lempis. Tristan court à la belle Fontaine du
Cerft où Iseut avait coutume d'aller prendre l'air. Il l'y
trouve avec un grand nombre de dames et de chevaliers. Elle
se déclare prête à partir ^t dit avoir entendu parler du vais-
seau (il la Nef de Joie * ■).
Tristan prend congé des Cornouaillais présents : « Il me
faut aller, leur dit-il, en un mien afere qe vous ne pocz mie
savoir, et je ne puis emmener personne d'autre que la reine
Iseut. Je ne sais pas au juste quand je pourrai revenir; mais,
si je reste plus de sis mois, je vous prie de remettre le roi
Marc en li))erlé, k conililion qu'il pardonnera â Dinas. »
Comme les assistants sont consternés de ce départ, il leur dit
qu'il reviendra plus tôt qu'ils ne le pensent; puis il fait mon-
ter Iseut sur un palefroi cl part avec elle, en défendant qu'on
raccom|>agne et inseusil^le â l'atlliaiou "que font paraître les
Cornouaillais.
32 i. Les amants arrivent à la mer et li-ouvent le vaisseau. Départ des a-
■ Voulex-vous entrer dans cette nef ou dans une autre plus "Mis.
grande? » dcuianile Tristan à I»cnt. « Je veu:£ entrer dans
celles:!, et non point dans une autre, répond-elle, car c'est la
Nef de Joie, que Merlin fit pour le roi tle Norbombellande et
|>our Af/ad, son ami ^. Elle sera détruite après la désastreuse
I. Od %i«rra plus loin (S 334) que c'est Maison rencb&nieur qui a en-
7. Pu un mut dn Gouvornal. Plus ti)ia |$ 38fii, il «tt 6ii que Tribun
loi A «oa&é le n>yQuuit' Je Léooui» ol iju'il l'u marié a unt soê cûutine,
3. Acad 17'î. — 757 porte : Pour If roi de N. fi pour chasser *on
caoemi.
— 248 —
bataille de la plaine de Salehierest quand Arthur aura quitté
le royaume de Logres « (f* 80). Iseut promet do raconter le
reste pendant la traversée '; elle s'embaiijue avec Tristan et la
demoiselle.
325. Les voyageurs trouvent sur le vaisseau une harpe,
une gigue et des armes. Its partent par un bon vent; la voile
de soie se dirige d'elle-mônie. Le trajet est très agi-éable et se
pA^c en entretiens ou à chauler au son de la harpe. Quant
vient entor la mie nuit, T. prent la harpe et le plairon 0IJ
commence a acorii<'y sn har^)€ en tele manit*re que les cordes
de^ouz et les cordas dcswf respondent par droil chant au bot'
don e$ aa: groiisses cordes. Si quant il a tempré sa karpis et
Qcordee si bien com il savait fere et sclon^^ droite musique^ il
commffnce adonc a luiir]per tant soefet tant doucement que
nus n*ûîst celé mélodie qui trop volontiers ne l'escoutast,..
Quant m. T. ti (à Iseut) a karpà .1. laij, eh s'endort e>» in
douçor et en la rntlodic du son. Et quant misire [T.] voit quête
c'est end*>rmie, il s*end(yrt dejouste /im, et la demoiscle s endort
de Vautre part; si se doruient et reposent luit trot en tel
mau iercjusques a l'endcmain que li Jors ca* vcnuz biax et clt'rs
et que ta clarté du soleill se fu espandue par le mondes <?*<*«'
par la mer con par la teire.
Vde la Pon- 3?6. Le vaisseau al>orde à VJsle de la Fofilaine, où il y a
"^°' une tour et un beau pin. Sous cet arbre se trouve une fon-
taine, dont l'eau, jaillissant d'un grand vase d'argent, coule jus-
qu'à la mer; devant la ibntaine est placé un grand bloc de
marbre bis, taillé par droite qnarreiiro^ auquel est attachée,
par une chalue d'or, une coupe d'argent pour ceux qui dési-
rent boii-c. Tristan lit les lettres gravées siu- le bloc : « Qui
veut voir des merveilles, remplisse d'eau la coupe et la
répande sur ce bloc. » — Tristan a déjà entendu parler de la
K Fontaine des Merveilles » et n'ignore pas qu'il est dangereux
d'y satisfairesacuriosité; car Blioberis, qui était arrivé piu'hasard
a rite de la Fontaine, en avait [wirlé à la cour d'Arthur. Iseut,
néannioîuB, veut prendre la coupe, sans écoutei* les objections
de son amant ; elle consent pourtant à lui laisser le loisir d'al-
ler prendre ses armes. Il revient armé de toutes ces armes,
fors son glaive, qui estait remés en la nef. Iseut l'accuse de
couariJiHe et ordonne à la dcmuîscUe de verser Teau. Dés que
I . Cotte- jiromos«î u'c»t pas réalisée.
— e40 —
cdle-ci a obéi, le cbunl des oiseaux cesse tout à coup ; le
l€mps s'ûbscurcil, au poiut d'ein[>dcber Tiistao et les deui
dames de regagner le vaisseau; la pluie tombe à verse; l'orage L'omgo cnnsé
est déchaîné ; la IcmpOle fait trembler l'île : on dirait le juge- Ja* d^seut!**"
ment dernier.
337. En6a le temps redevient beau. Un chevalier sort de la Corebtt canin
tour, reproche h Tristan de 1 avoir eirrayé par l'orage qu'il iaîour.'^Y«°
\ient de provoquer et le défie. Ils joutent; Tristan lue le che- tuô.
valier sans le vouloir. Il entend Iseut qui pleure, parce que
leur compagne de voyage vîeul de mourir de la peur que lui a
C3U9éG la tempôtc. Les amants retournent au vaisseau; mais
celui-ci n'est plus au rivage, et ils le regardent qui s'éloigno
et disparaît. Iseut déplore sa curiosité, qui les a jetés dans cette
fâcheuse aventure ; Tristan la console avec douceur.
328. Ils entrent dans la tour et y trouvent un chevalier qui Keu
dort. C'est Keu. 11 est charma d'apprCDdre la mort du déloyal
chevalier de la tour.
329. Cependant la dame do la tour pleure sur son amant La dame de la
mort, qui s'appelait Pharant '. Elle s'embaniue avec le corps ^Jî^u^^a"!}!
et va trouver ;t Cnrrmr - le roi Arthur, pour obtenir son thur.
secours centre le meurtrier. Elle découiTe tout au roi. sans le
connaître d'abord, après lui avoir fait promettre de la venger.
Les vaUts cherchent vainement à i*elenir Arthur, à qui Pha-
rant a jadis sauvé la ne. U entreprend la traversée avec un
volet; la dame reste pour faire enterrer le chevalier.
330. Le roi Arthur ne résiste pas au désir de connaître les Arthur vaincu
merveilles de la ionïaioe. La temp(?te passée, Trislan sort, se parTrwtAn.
plaint, comme naguère Phai-ant, et défie le roi. Le combat est
ble. car les deux ;idversaires font preuve d'une valeur
Arthur aca)mplit îles prouesses avec EscaliOort, celte
lameosc épée dont la bonté aparut aucques celui jor que U
toi Artus tti fist giter on lac par Cirftez^ le fils Do. Mais Iseut
sort de la tour, et son apparition i-eaouvelle les forces de Tris-
laOf qui triomphe de son adversaire, mais, à la prière de la
reine, ne le tue [>as. Tout à coup le vaisseau reparaît, et les
amants parlent sur-le-champ. Keu et le roi, consolé en appre-
I. Var. : ferrtuit.
î. Aiibti 757 et 772; Carrtiwi I t3i; les autre» : Carttueil.
— 260 —
nant le uom de son vaii](|iieur, rctonrncnl à lu cour, oh
Arthur raconte ce qui lui esl arrivé et le lait inscrire dans lo
Livre doâ aventures K
331. Tristan el Iseut, voguant au gré du vent, arriveni
devant le château de Corbenic, appelé aussi le ChAteau aven-
tm*eux, parce que les chevaliers qui l'ont (juill<î ne 9<iiiraient
RunconirA avec plus le retrouver. Là se trouve le saint Graal. Ils reaconlrenl
,ic roi Pcschtior, j^ ^.^j Pcschoor 2, qui se promène en bateau et qui reproche
Tristan sa déloyauKÎ envers le roi Marc.
335. Le vaisseau entre dans la rivière de Camaaiolh.
Arthur, qui est h la chasse, arrive, par hasard, seul près de
la rivière. 11 a eu d'autres aventures ce malin-!.^; mais elles
seront omises, n'appartenant pas à noire matière. Le roi aper-
çoit le vaisseau, y entre, trouve les amants endormis et adjnir*
leur l>caulé. Il se rappelle qu'il a déjà vu le chevalier, mais ne
parvient pas à le reconnaître. Retourné k terre, il sonne du cor
pour faire venir ses gens. Mais, pendant ce temps, le vaisseau
s'éloigne et est bientôt hors de portée.
Les aman ta
irouvi^ jwr Ar-
thur.
Sitour cher Ma-
Don l'cncban-
teur.
MonnOTUU. Gry-
sindo et Ma-
bon.
333. Tristan et Iseut arrivent devant le château de Mabon ^
renchantcur, qui ddclare 1cm* avoir envoyé le vaisseau. Il les
traite bien, malgré s;i réputation d'inhuiuanité, et leur
explique pourquoi il les a fait venir de Cornouaille :
334. I! y a douze ans, Mabon était chevalier errant, et
l'amitié la plus sincère le liait h Mi'nnona.s *. Mais, au bout
de quatre ans, ils s'éprirent tous deux de la même fcimne,
Orifsinde, qu'ils avaient trouvée au bord d'une fontaine, en
cora|viî-'nio d'une autre demoiselle Ils se la disputèrent, Mon-
uonaB abattit Mabon, mais, quand il voulut emmener la dame,
le frère de Grysindepnatesta, se battit et fui tué par le ravis-
seur. Mennonas erapOcha Grysinde, folle df douleur, de se
donner la mort. Elle partit et se logea dans un chrtleau voisin.
sans savoir que Mennonas en était le propriétaire. Elle ne
t. L'épîBCMle d(* l'Ile de Ik Ktitiiaine, auquel il n'oM ffûl aucunt*
allusion par In siiiU', esl visiblenieiit imil^ du Chftviitr au Lyon d<'
Chrétien (i. 370 ss).
2. Appelé Petta ou Petleih}ttn dans [as mss.
3. Cà et l : .Vniort.
^. Var. : Manonas,
— 251 —
voulait point de lui, lui témoignait son» cesse la haino qu*il
lui ini^pinLii et lui dis^tit qu'il n'était [las asf^ez bon chevalier
pour une danie de sa l>oaulé. A la 6n, Mennonas se t'.lcba et
lui déclara qu'il la baissait tout autant. Us coDTinrcnt que
Grysinde couperait la léte h Mennonas, s'il était vaincu, et que
Mennonas la couperait à Grysinde, « une autre dame rem-
portait sur elle en beauté. Mabon avait emmené chez lui
Tautre demoiselle, la compagne do Grysinde; elle oc tarda pas
à apprendre les encbanlements que Mabon tenait du prophète
Merlin et connut ainsi que Mabon la trompait avec une (jentil
dame du voisinage. L'ayant vainement averti du danger qu'il
courait en la trahissant, elle se laissa enlever par Mennonas,
venu pour voir Mabon. Puis elle enchanta ce dernier, de
manière à le retenir toujours dans son château : toutes les fois
qu'il voulait en sortir, il perdait la vue, et reochantemenl devait
durer tant que Mennonas et Grysinde seraient en vie. — Mabona
envoyé le vaisseau en Comouaille pour avoir le secours de
Tristan etd'Is«mt. qu'il croit capables de vaincre Mennonas et
Orysinde : si leâ amants ne veulent pas l'aider, ils ne quitte-
roDt jamais son château.
335. Ils consentent et partent; Mabon leur fournit ce qu'il
faut pour voyaiTcr convenablement dans le royaume de Logres.
It leur donne un écuyer, et aussi un nain, en seneftance de
gentiUescâ ; car, aux temps du roi Arthur, personne n'avait un
nain dans sa suite à moins d'Ôtre de très haut parage, sous
peine dese faire tenir ^)Mr fol et non sachant. Tristan demande
à Mabon si jamais il reverra le vaisseau : « Oui, répond celui-ci,
vous le reverrez dans le moment le plus triste de votre vie '. »
L'écuycr conduit Tristan et Iseut au château où se trouvent
Mennonas et Grysinde et leur rappelle que le sort des vaincus
est de perdre la tùte. La beauté d'Iseut est déclarée supé- Triiiian et &ul
rienre à celle de Grysinde, à qui Mennonas traoche la tête. Lui-
même est vaincu pai* Tristan, qui envoie les deux têtes à Mabon.
Ifennoaas
et Grysinde
vaîQCUi^ par
33C. Tristan et Iseut reparlent et font halle prés d'une fon-
taine: Iscui, qui n'est pas habituée aux longues chevauchées,
s'endort. Son amant s'apprête à suivre son exemple, quand un
cri de femme se fait entendre. Malgré les instances du nain,
IVisUû veut aller voir ce qui se passe.
f . Il n'en est plm (jpie&ûutx par la siûie.
i^
— 252 —
Il trouve uoo demoiselle pleurant sur le corps de son amaut,
que Monlrel, accompagné d'Agravain et de Guerrei, a. tué
lâchement, parce qu'il s'était permis de juger la lignée de Bao
supérieure à celle d'Arthur. Tristan, à la prière de la demoi-
selle, transporte le cadavi-eft une abhaye voisine.
pSroi, Agra- Cei>eadaut, Mordretet ses frères trouvent Iseut endormie et
'eiaLattus'r^ar admirent Sii beauté; de même Blioberis, qui arrive à ce
Trisittu. moment. Les trois frères veulent emmener Iseut, quand Tris-
tan revient. Il les abat, puis s'éloigne avec Iseut et sa suite.
Blioboris Ucniaude à se joindre à eux; mais, sur la réponse
négative qui lui est faite, il se retire et, rentré h la rour,
raconte ce ipi'il vient de voir.
juidaban et aon
frère.
337. Tristan et Iseut vont prendre leur logis dans un chA-
leau, où ils trouvent Pidamcde. Guidaban *, le lils de leur
hôte, s'éprend d'Iseul et part, accompagné de son frère, pour
se poster sur ie chemin de Tristan et se battre avec lui.
Palamède, eu proie à ses peines de cœur, se met également en
ciiemin et trouve les deux frères, qui lui communiquent leur
projet. Paiamède les menace; une forte baUiille s'engage :
Palaméde en est le vainipieur, griico i la présence d'Iseut, qui
rejoint les r.ouijjaltants avec Tristan. Guidaban est tué, son frôrc
grièvement blessé. Paiamède court aprèsiesamants; ilavaitaca/is
faille recouvré glaive d'un chevalier que il avoit tôt main-
te/mnt encontre. Il ordonneà Tristan de lui céder sa maltresse;
Palamèdo épar- maj^ ,1 est désarçonné. Tristan laisse à Iseut la décision sur
f"n. ^'^ '^* le sort de Paiamède : elle le prie d'en faire ce qu'il voudra.
Tristan vante Paiamède, si bon chevalier, si courageux! Il
étail pre-sque outré en arrivant; ses blessures ne l'ont pas
empêché d'attaquer aussitôt un nouvel eancmi : il est digne
qu'on l'épargne. Iseut est du mémo avis.
Duiit& pas-
sent devant
Oimaaiolli.
338 (I* 93). Ayant quitté Paiamède 2, les amants arrivent
devant Camaaloth ^. Le roi Ailhur a fait tendi'e des pavillons
I. Var. : Guideban.
"2. Qui fu tant dolant de ceste aventure qu'it en lessa bien J. an entùr
a porter armes ujouteut 757 l't 1 134.
3. Ici $0 rt'uui!i80iit tes tcxtoii des m»s. el dea imprîntés qui cuo-
lieunont cpu«> partie du roman, aprf» Il*4 raccourcisse meut â et It^
(liviiff^pnceB do réilafîlion (voy. p. 185 »^.) : 336, etc. ne donnent pa£ Xv»
uveuLurt'B du la tnive-rst^e ; seuli», 330, U'j H 7&8, ipii renvoie au Grant
Livre, y Tonl allusiou. Trestwm |>arle d'un i«u]tiif; dans 103 ou va à
cheval.
OtjpondanL 336, utc. doaneaidu passage des amants devant Camaaloth
Bm
— 253 —
dans la pUioe. et la reine » estait venue par ie commandement
le roi, avec une grande suile de dames. La fôteesl magnitique,
et de leur Kirivéu k la Ji>yeuM< Ganle un récit ahn^. 336 se lîeal le
plus près du texte île 757. otc. ; 94, SD. Malory (os^iMitirlk'ment), 758
cl 12599 (iroisit'mp partie do ce mg.; voy. p. i;3'2) ilôuni-at le ini^mp
Ipxlp f\ixe 755 ci 760, suivi on partie ausr;i par i03 et lus imprimés,
sauf TressoD et la Tavota Ritonda. — Vuici cet* toxios iilirégèe :
338 a. 336 (Piïup cp qui poScWe daos ce me., voy. p. 191) : En ctiU
partie dit k compte gue tfuanl mons. T. fu venus de Corn, ou roy. fU L. et
il cti out aifc lui vîmes ta roi/ne Yse^tt de Corn., il lui advint adont qite.
ttdrenturr l amena {adoîU *j devant la cité de Kamaalolh. Et a celui point
338 b. 755 cic. : Kn ccAle partie* dit /i cont^ qf futant in.i. Tristan
fu rcnuj au reaume de Loçrea et il ot ametU acte lui madotne Ueut et it
1. 7M «1 1M coannenomt Ici i poar DM», voy. p. Uti M n-fimid
f SVft i»4e- — n, sprts 1m mots : tft rtnariHt «h r- ',
«Iful '. «• iti /Wvnf n0«i( Mf* rte^tm... €l tuniatt mon-
mÂoiU X *' '><• r*n/ (ouf droit a f« cvitrr r« r^y .1^ <
«BaM é#« romp. de la T Re Jui^Ufl a .TlHI .cL- . ft>mn,> 7 ' > H'c
— ^~' — I deTratAD i Lfturelot ro tiii «OTof sat un uiDcxti, et lwii|iMti'.
ntii ["nu-Ion' j-ir Mlbur — *ôi. -s fv .,1.1 pti ■■■■le !.■ t!
f(r ;. ,
tilcn iirgagil taùw n Mit, toi di
4« i«r CiM "i"' /■-- 'n-i^iru .1.
jm<v rfM rtry -'-
/taf«ttf rtt^mat r. 1,
TU, «te tx. ci-<W«ui»- im 1
Ub. ft , it, H) T'jlLiiAiu E-
^ 4«iA>é iU pr«uv«» «il Car«ur »•- --r
tmnamif». — IOI.«iiiatt.lalBXUdeltiitld«aplHlo4a |»44«<r).
et 7ii (vor. d-di Mnoi).
: on itnuiKvu;
" -j. (»wy. p. 104) (Kiaraolt
■ .uf. ttu l4e, fut *t aui/t
. .j ptttirwrt i*f tant fv'il
' •rifutaM U
M nt (hrl
' n fflkpinin
: hlen voir
'l'on (Mjs
-. • Vuus
P. ivb
iiiAii 11 n'a
I .iriiM-r (jm niiiatlU a'««ll
dooike ilM bribes tltl tutr
757, «le
336
755. M.
lus
TreMOfti
338 c. 103 (Vêrard, Janol) : Tristan et Iseut chevauchent ver» le
paxs de I^tgres [vi^y. p. 2fl4), pour arriver à lu JayiMisc Gnrde; car on
avait dit à Trislaii qu'Artliur y était. Prés du c<Uemlrtiit ils trouvent
d» paMlIouB : c't^taient Arthur et set^ chevaliers ; Tristan en abat cinq
à rarrîvéo, puis vingt autreâ : Uauvaitt, Gaheriet, Guerret, Sagremor,
38S d. Tressan : Arrivés pu Logres (voy. p. 306), les anianla s'en
Tont vent la Joyeuse Garde ; ilt* soûl surpris d'apprendre r|u' Arthur
habile co château depuis deux jours et qu'en reinurnaut a Cramalol, U
g^amase à loir jouter le^i chevaliers de la Table Rouile. Iseut décide
Tristan à se rolirer; mats c'est déjà trup lard : Tréu, k* «énéchal, et
338 e. Tawta Ritonda. : Tristan et I&îut continuent leur chemin Tavola Riioada
avec LaDceloC i;voy. S 317, nute) *. Quand il» sont près de Camaaloth,
Triàlan du iiu'il \eut ^rder l'incoj^nitn et aller ^e reposer à la Joyeuse
Garde. Le» aman t& sxiiventde loinlADcelut et arrivent, peu après lui,
itemMuitn
_ 254 —
7S7, etc. et la nu il estaient en tel envoiaeSre et il M seoient of tables
communementj a tant ez vous veyiir par devant etia misire T.
avec Iseut. Leur train se fait remarquer par son élégance ; mais
SUR «stoit li roy Artfis (Uhors Kamo[à]toth, en tentes et en partitions, ou it te
déduisait aveaiues i« barons de son royaume et des compaignons de ta T.
Ronde. Et quant tes compaignoiis virent vions. T. passer par devant les
patxiitonî sans leur riens dire, ils en ourent despit et dedaing. Poursuivi,
Tristan porsistp à ne vouloir pas s'expliquer et abat .XIUl. des compa-
gnona. Lanct'lot vient àsoa tuur combattre: n»ù Tristan, l'uyaut rccon-
DU, ne VBUt point jouter, atiu «0 /Ist eongjioistre tout mointonant a lui.
755, etc. ol troti m.s. Lane. en celé wnue qu'il vint davant le roy A. et H amenoQ
avec lui madame ïseut, abati il des compagnons de la T. fie. jusqu'à
.XI Uï. M.s. lane,, qi por wnger celé honte qu'il leur avoil faite, s'estait
meUsdespateiUansporjosteram.s. Tristan, quant il reconnut m.s. Trist..
Çi a lui te /ist vonnoirtre. si li /ist grant joie et qrant [este, ce ne derroil
nus Iwm demander, et quant ilconut la roitu Yseut. it ne fu gurre tnains
joians de. ta vtnue qe it fu de m.s. Tristan. Qe vos dtiviegef Grant joie fisi
[et a] li uns (cl) at'autre^ et porc* gem.s. Trist. ne wtoit mieqe le roi vnsi
la roine ïseut a ceslui points ne nus des autres harofts de c<lui astel la
veissent^ prislrent il conseil ' «/tire lui et Lane. et siqeil s'acordcnt a ce
qe il emrncnroi\en]l la roine ïseut en ta Joiewte Garde, qi estait un chastet
moût fort et moût riche et estait proprement monseignor lane, car il
t'acoit conquis par force d armes eni ou commencement de sa chev^slerie^ et
por ce que cisi chastiaus estoit fors, riches, biaus et aaisié{e] de toteschoses, i
menoient il la roine. Car li chastiaus ne pooil eslre pris a force en nulte
manière de gens, se la rotne i fust : car a force nel pooil \on\ aeisiemait
1. et tort prtitrtHi eoMM 7U.
108 Tvain, Kon, Tvain, ftU d'Urien, Pprceval, Hector, Bros de te lande\
le chevalier à la ait e mal tailli5e, Cnradoc, etc. Lancelol, pour les ven-
ger, juutc aveu Trisl&D qu'il reconnaît à première vue; il recounail
également Ii>eul et leur fait grant Joie. Tristan le prie de les couduire à
un endroit où ils puisecnt vivre inaperçus; Lancelot les mène à la
1. Ver., iiiD. ; Bror et la lande.
rressAD Dinadan viennent leur demander leurs noms. Tristan joue la timiditi^:
il dit qu'il est un pauvre chevalier et chemine avec sa soeur à une abbaye
où elle va s'enclore. En feignant toujours d'être très inexpérimenté,
il abat Keu et Dinadan, qui sont forcf^s de garder sa prétendue «UMir;
Bliomberis. les |tjruis neveux d'Arthur et dix autres chevaliers sont
abattus à leur tour. Quinze ^ des chevaliers du roi enluureul déjà le
1. Uili U y M ATBlt aelH.
Tarola Ritonda au pavillon du roi. Tristaa Bonne du cor pour înnler ii la jonle. H abat
Gauvaln, Mordret, Agravain, Troiano et dix autres che>alierB. EoGn,
Lancelot vient rejoindre Ii»s amants ; ils parlent avec lui pour la Joyeuse
GardCi où Alcardo oat armé chevalier; à l'avenir, il porte le nom de
— 255 —
ne pouvait constater si Iseut était belJe ou laide» car tlU
stoit si durement envelopee por Le cfuiut du soleill, que mal
%e li felst, que vous 7i€ pe'ùssie: de lui veoir ne oueill ne
iMire c/u>se. Tristan passe sans mot dire, et l'on tient cela a
trop granl orgueill. Le roi reconnaît P^u qu'il avait vu dans
]a nacelle (v. S 332), et le dit à ses chevaliers. Keu demande la
permission d'inviter le chevalier à venir piirler au roi; Arthur
7S7. êic.
lot eat beurpox paniciilitTetnent de la venuR d'Iseut ; c»r il osl 336
jilus sûr île (garder Tristan aii|jrés dt* lui. fU i'acordtrmt guiU en
ient ta roj}ne Y. a la Joyetur Gardf, rhAiotm irr^ fort, \tH beau et
che: Dl Iton» fstoit file friWi atwfir. xe lechastfl n'eost est/ prins en
ûrrerin et fnibl^ comme ii fu, à romnif nous votu devueronjt sa avant
m ncstn ttvrw. I^AiicrloI ordunno aux babilnnU df> cr ctiAtirAu An hieu
garder Iseut ; — 4 partir d'ici, 336 pour&uitcomino97, 349» !0I. 772;
roy. I 344. aole.
irendrt, por g'H clist Uan: un pou de boni genl qi le vousist défendre. En T&à. elo<
iiel guist rom je vos cont vtnt Trisi. au eliastrl de la [Jloieuse Garde en la
tompaçnie mottafrie Yseut H [d4\ wonseignor Lane. Tuit cil dou ehastel
fure[re]nt adont q'il garderotenX ta roinn Y. comt tsur dam* lige de onte et
i^ vergoiçM \a tor pooirj, et firtnt feauté a m.s. T.. par le camande-
Bient de m.s. Cane, meeme. Quant m.s, Lane. ot tant demore en la Joi. 6.
tom il lui pUit et il ot auques tenu eompagnie a m. Tr. et a la rotne T.. (/
té parti d'avec ans, était partir q'il fisî pria moH m.*. Tr. qeqant vendrait
tn la tnHson le roi A. q'il ne feist nulle parole d'ans, se ce n'estait a la
rvine Gentvre et \que\ ee fust encart chose molt relee, car il n$ rotuist tnîe
•lignons de la T. He. seùssent q'H fitst en tiel manière
/«ioflrei, etc. ; à partir d'ici atminc y". 34y, lUl,
l'ii VU). § U4Î uute.
Jjoyeuse * château, et y rwto «voc enx Utnt com il lui pUul * ; 103
[»uis il pj - ei reloumo i la cour. Tristan le prie de ne ripn
fti Cl' u»*»» a (iuPDiêvrfl, et que ce fiisl chose cetee. LAUcelot,
Biré, ne veut rien dire du loui. Pour la suite, voy. S 35?. note.
I. VolU dM fnifiiMSU du tfxU d« 76&, tl«i et. el-dcau.
eval do la dame inconnae. Alors m préseoie Lanutol, venant de la Treasan
d'Arthur et di^nt que le chevalier est baus dûute Tristan. Un
fait tnrnhpr Ipclipval de Liiuctdut. Tristan se fait connaître et
BToie uiut le niuade, sauf Diuadau et I^^uicelot, avec letM{UoU il 3e
j^cndà la Joyeuse Garde; Arthur et sej* chevalieris reiiitiraeiu â Camaa-
kuîvIb deux jours aprë? de Lanceloi et Dinadan. qui laissent les
Dts maîtres absolus de la Joyeuse Garde. — Pour la suite, voy. §
S8I. nou^
■Ijantris. Lancelot reste six jours à la Joyeui^e Garde; puis il retourne à Tavola Ritonda
ICamaalolh, et ce n'est que pluît lard qu'il met le roi dan> le ?ecrpt.
Il'our U suite, voy. §302, note.
— ?58 —
s'agenouille devant Iseul, en la priant de racccpter poui sou
clievaliei' ; « Commandez nioise queil vo'ttsplera. Carce iHex
me conseil, riens que je fetsse por si raillant dame coitxe
vous estes^ ne me porroil torner a nul travailL »
Aux pavillons, oti s'«^tonno do cette réconciliation subite.
K Je suis sûr, dit Gauvain, que Laacelot amènera le cheva-
lier, u
813. Tristan demande conseil h Lancelot : il s'agit avant
loul de mettre Iseut en lieu sûr. Lancelot olTre un de ses ch^i-
tcaux, qui est si forl iju'îl n'est pas besoin d'avoir (lou/cinoe,
m^s que la porte seulemeyit fttst close. Us s'y rendent
ensemble.
344. Arthur œmprond que cesie chose touche si durement
a Lanc. qu'il ne veut pas qu'on en sache rien. On va à la
fontaine : n Si enrore, dit le roi, nous savions le nom de ce
chevalier qui a ainsi troublé ma cour! Mbs nos Vavofts si tost
perdu corne ce toute ceste chose feust songe. » Personne n'ose
blAmer Lancelot, ^ présence de la lignée de Ban. Lancelot
Lcsam&nts n la aojène les uuiaûts ii la Joyeuse Garde, dont les habit<intd
Joy«isct.ard('. furent aillant liez de sa ve?nu' com il fussent de Dame [>ieu.
Le château est un des plus forts et des plus beaiLX que Tristan
ail jamais vus. Il y veut rester quelque temps avec Iseut, A
cause des rivières, des foriîts et des autres déduits; plus tai-d il
l'y laissera pour aller à la cour d'Arthur. Lancelot ordonne à
celtr de leens de garder aussi chierement celé dame et plus
encore que son cors '. Lancelot reste trois joui-s avec sos hôtes
{!• 95), et a7\çois qu il s'en partist^ moxistra a mon^> T. Us
). Var. por vos.
3. liant en dut dû nwsire T. ajoute 757.
— Ici »L» t(?niune la copio faite par 340 d'une panie de la version de
757, etc. , et 3^0 pa&so {et alant sent est U comptes, I"" 204 f), «u P» 205 a,
& la mort de tiupnièvre, etc., voy. § G'JS.
3. \\Z\ poursuit abBotuinenl comme 757. Mai? «loDS 97, 349, 101.
77''2. ainsi <iut? dans 336, qui donne, à partir d'ici fv. p. ?55) le mr-nn*
texte f|Uf tvs m.ss.. on trouve, à la plaoj de l'i^pisodo d(?s imriL"^'^
donl il a di'jà été question pluK liitul (§ 31 i), des prières ndr
Tripiftn à Lanc»lol, afin qu'il ue (rahisao ijoinl le secrpt de I i
aniHnli) en Logros. Voici le loxlp de ces mss*. , que nou;! avons copuS
dan» 772 «.'t (roinpari' iiux autres : mis ninz Qu'il s'en partist, ti pria
mont miurf Tnstan f/u'il ne fctU nule p-irolr. tieutsa home terrien, se ca
n'estait seulement a ta reine (Juenievre. Il ne voul ptta que les compa»
gnuD» d? la Tahie Iloude «ichonl qu'i'ï fttssmt en tête manière venus et
I
I
\ymQffe3 de Ta chapele qui estoient par tonor (Veh. « éff
sachies, fat i7, que^ parcest ymagc on il napert encore nuUs
Mres, tavroiz vous le twn désires {\. del très) [bon chevalier]^
celui meUmes qui doit fxtre acMceor et mètre a fin les aitfiv-
tures ... rfu roialme tie l/xjres. >i Tristan voudrait bien
appixndre son nom. « Vous le saurez prochainement, dit Lan-
cetot; que li tens aproche durement ifue li beneiirfz cfisvatiers
vendra a cort et que la grant queuc du Graal^ la d^nait^e
queste, sera erieommmciec, et H sièges périlleux, qui tarif Ion-
gtàement a duré el esté souffreteux: de seig[n'^or, fera acomplir
(I. sera awmpli). Et je croi bien que tote[s] ces choses aveif
dront a f*este pentrcj^ste que est près. Car li preudome de la
grant Bretaigne, U Uermite et li home de religion qui sevcnt
aucune vérités de choses qui sont a avenir le vont entrer
disant, — Vraiment, fait Tristan ; alors jene me poiToie tenir
en nuU guise que je ni fusse a c^fluijor, ci leroie madame ïs.
oeans «i bone garde^ et je me metroie en la fiaute queste du
s. Graal.,, ; mauves sera li chevaliers qui en celle queste beneû'
ree ne se metra. n
Les Lma
345. Après cestui parlement se parti misire Lanc. de la J.
. 9i le$sa l[à\iens nu>njt T. eUnad. Ys., qui se déduisent et
cent et menrul [si W^V joietise vie comme H veulent. Ils
promènent dans la forùt voisine el vont voir Icii lùntaines.
Iseut Alatt déjh depuis longtemps à la Joyeuse Garde, quand
les geos da chAieau eurent enfla qui elle était.
346. Lancelut chevaucha puis tant .. que il vint a
rMWHM d« Logra comme il eUoieni * et pour ee dût qu'ii demorroit ore a Autre version.
la JaUuse Gûrd/. uru pieté det temps au plus ccletinenl qu*il porroi et
que it se dfduiroit avu^e ta reim. PuÎa, eit telle manière comme je vous
conl te parti Lanc. de la J. G. et leua laitn: T. et mad. >'., et puii ehe~
vaudui tant., qu'il tint a Kafnaaloi. A la ctnir ou lui (li'inundp des
dt'rtftilâ sur le bon cheralier qui avoit aOatuz XUIÏ. ■ chevaUen de la T,
H.: mai» i) mc vfui rii'ii dire *, excejit/' à ht reine, qu'il met :iu fart, au
plus celrcmrnt ipitl le poui faire... Mais It» ri>t »l»'c<njvr*.' lé» st'rret de Tri«-
lan H 'ri^'tii ilani fist quUl sceul, fHc), el tant encercha^ qv'il iout
cer qu'il faUtiient leur demeure dedens ta Joiouse G. Pour U
Ml- , .V ib^.
%, A vnir •l'tol Ica «m. TU, 7«o, inn. H, n, lU daatimt ti artne bnic a«K VT. t«e.i
■Cf. tu
(. VK' '-'''• u n'T<o*urail')0<'4(>i»« {rvj. ptiu liMt) ; lot («iij. flIScl -.riotU
wtm^ tT*i ' IC d : «itultT». — et. r4lliwino h nttr 'téhlU Oc 1 1 flMT m ^ iWi.
9. Irl I4«t aiii'^ucu rmluo tic Wï, «Ic. i foy . ei-éamu. — Le reste de rcTaonxau» rt<* mpM
émm JM rt oamparé 4n «nm
i. OMMiUlorrOKBUimlBldli uwu
— 260 —
757
ADQonce de
Peniecôte
Grftal.
Camaaloth. A la cour on lui demande des détails sur le bo7i
cfi^'alier qui si bien s'estoit csprovez as jouiez, mais il n'en
veut rien dire '. Toutefois, le roi, qui se doute que c'est Tris-
tan avec Iseut, ohlient de Lancelot Taveu qu'il a deviaC* juste,
H la condition que le secret ne noit pas divulgui^ : aucun autre
que Tristan, dit Arthur, n'aurait pu se distinguer ainsi. Quant
k la reine, Lancelot n'ose rien lui cacher; en apprenant
quUseui est si près d'elle, Guenièvre déclare qu'elle veut aller
la voir (P* 95 d fin). Puis U co)Hes revient A Tristan et rapporte
comment il partit de la Joyeuse Garde pour aller à la cour
assister à la grande fête de la Pentecôte, quand tout le peuple
du royaume de Loties s'assembla pour voir les merveilles qui
devaient se produire en ce jour (0* 9fi a, début) 2.
j* 347. Un jour Tristan rencontre dans la forêt unvalet^ mes-
sager d'Arthur, qui Ta envoyé partout dire aux chevaliers de
Ixjgres de se trouver avec leurs dames îi la cour, pour la fête
de la Pentecôte. A cette ftite sera encommenciet' la qu(5te du
saint Graal ; v la Table Ronde sera accomplie, m et le Siège
périlleux trouvera son maître ; car le bon chevalier qui doit
mener à lin les mei-veilles de la Grajide- BrelJigne viendra à la
cour à celle Pentecôte. Guenic\Te fait prier tout particulière-
ment Tristan et Iseut de venir. — Iseut a envie d'y aller, mais
renonce, parce qu'il y aura trop de monde : « J'irai une autre
fois, » dit-elle. Elle veut que Tristan se rende à la ftHe, pour
qu'on ne dise pas qu'elle le garde toujours auprès d'elle. U y
1. Ici 1434, au f' Gl, oi^ commcuco une êcrimre dilTéreuie, adopte
U vcmon de 07, olc. ; voy. § 352.
2. Ainsi l'uT. Cm ms. devait Jouaer ly récit de laPejitecdte du Graal
immôdiaU'nioat après les avt^muriis suiviinttis fcf. § 351), qui simt
propres à 757, et qui, à l'exi-epiiim dp l'épisode île Daf^riu», sont en
rapport avec 1*^ Graal. t)ans loiis les autres ms». Pl dans lijs iinprimds,
Triftlan, avant dn partir uu i|u^rle du *»raal, reste; encore toute une
amu'O (v. § 387) à la Joyeuse Garde et a plusieurs avt'ulures. Il pn>nd
aussi une part t'mint'iiU' au tounmi <lc Louvezerp, arrangô par Arthur
pour lauirer, comme ou le verra dans Tanalysedeces mss. fl est pro-
baille qm- ce tournoi rsI une KuperlY'lalion postérieure et qu'il «îst fait
6ur le modèle dos pr<^c(^dents, tels que le loumoi devant lo château aux
Pucelles (cf. le tournoi de Lovorzep dans le Lancelot; P, Paris, Rotn.
fte la T. a., IV. 5 ss.). Il est moins vraii^erahlable que 757, où la îélpt
du Graal est représenli^e comme élan) in^ proche (v. § 3-U, où 1434 est
d'ftccord), ail sup]»rim(5 ce tournoi. Malheureusement, 757, qui sruJuoUtt
a conwu-v^ celte trace dune rèdacûou plu.* primitive, l'abandoune toul a
coup, un j»eu plus loin, pour adopter la version ordinaire; voy. ^ 351
note.
coQâcnt ; maisTresnnicorc trop \M pour partir : U attendra jus- 757
qu'a lu veille de lu PcnteciMc.
3AS. Le loudeinaiii, Tristan chasse dans la forôt. Il ren-
contre une demoi.sell'.^ (jui porte une belle ôpée au cou ; elle sft
rend, dit-elle, à la cour jiour voir la « grande joie el le
grand chagrin du roi Arthur, sa richôs^sc et sa pauvreté, sa
grande gloire et sa destruction ; car sa grande joie et sa grande
'•urneront »mi chagrin el en pauvreté*, H de sa ^^rande
liirâ sa grande honte. » El elle verra amvercela bous
peu, dit elle en s'éloignaut '.
349. Tristan, retournant vers la Joyeuse Garde, rencontre
DaganuSf un chovalier d'E^'osso, do haute lignée, cfui est
devenu conipa);non de la Table Ronde après le d^îparl de
Tristan et de Marc. Tristan lui ofire l'hospitalité de la Joyeuse
Garde: Dagarius y tombe aussitôt amoureux d'Iseut et ne fuit
que la re^'ard^ir, ce dont Tiistau se courrouce lort. Dagarius
va juscju'à s'offrir à Iseut pour son chevalier; alors Tristan,
hors de lui, le provoque. Ils se battent sans armure, et Tris- Tristan luo^
Lan (ail voler la iàie de son ennemi. — Gel incident fut com- garia».
mente k la cour, le jour de la Pentecôte.
350. Lg jour d'après, Tristan, se promenant comme d'ha-
bitude dans la FonU, rencontre un chcvaliep fesant granl duel.
Ce chevalier dit iju'il ira à Ciimaalolh voir le deuil et la pau-
vreté d'Arthur et la destruction de son hôtel; il doit y voir
jsai sa propre mort: tuais il ne peut s'emp^her d'aller
Bgarder les luerveillf'-s ■'. Tiisl^iu veut savoir la cause de son
lagriu , mais te chevalier refuse tout net de satisfaire sa curio-
^l^ et s'en va. Tristan fait apporter ses armes. On a beau lui
repi-escnter qu'il ne doii p;is attaquer le chevalier potu* si peu
de chose : TrisLin répond que ses pjiroles hardies lui ont
donné envie de se mesurer avec lui. Il le poursuit et l'atteint.
tJu erand comhat se livre, et s'arnUe aussitôt que tes deux
;l -3 ont dit leurs noms. Le chevalier s'appelle Arioras Adoras d« rUo
I u Ptrt , il est compagnon de la Table Ronde el fils du
roî de ITIe du Port, qui est mort tout récemment.
i. Ct'lle deiuuisell« réparait \e jour de la Peat«cdto à la cour, où
ftUe (nvili^ b^s ihi^viilitTs k ceindre l'cïjéc, cf. SS 39*2 ri 306 a.
2. Ptuit loin, à lu ft^te Je la PenieciNto, dqus rfttrouvoos un chevalier
«fui «« tut? ai^rt*» avoir chaulé un loi, v. § 1193; oQ peat pens«r aussi
à celui 'lui fut brûlé, r. ^ VJt,
(lu Port,
— 262 —
7S7 35!. Tristan rentre Mcssé. Iseut lui reproche d'avoir ùié\
trop orgueilleux et lui fait pi-omettre de ne plus jamait» moa»"
trer d'orgueil h aucun chevalier. Elle pause ses blessures. Il
reste avec elle jusqu'à la veille de la Pentecôte, où il pari pour,
la cour '.
1. 757 poursuit ainsi : Mes ore en lesse atant li contes a potier e|1
retourne a Adoras de l'Hic del Port pour d<!viser pour <iuelle mcrixitle in
morut en Ut vteson te roy Artux la veilh da ta Pentecoste (f" 9X H. tînl.f
Puis, l"** 99 a, ilfUiiil : Or dit li contes r/r quant tnisirr T. fu guariz det\
ptaii'S qe Adoras li avait fait en la bnclaillc. , , il li prist vulenté d'ater diacer^ '
etc.
Ainsi s'arrête brusquement ce fragment d'une version plus ancienoe
(cf. |). »fi() note), ïutn» que. nous puist^ions dirt* comment oitc potirsuî-|
vjiit. Il etîL probîiblfi qu'imm^liaicraont après l'iSpisoile d'Adoras.
l'nr.cJiiRion du()ij(!l aHtf version donnait sans doute dpjû quelques dèlailsl
rcl'ilif?; au Graal (comme nous en verrons pluR loin dans la version d<
117. clc), «Ile devait raconter le di^part de Tristan pour la cour (v.
388-389).
Aux mots : or dit H contes rje quant^ etc. (v. ci-dessus), l'orrangn
dr 757, Sîins dumicr la suite de l'histoire d'Adoras, reprend, en rcl
naat les mot;: d'introduciion de l'autre version, la rédaction ordinair
(cellp de 97, etc.); mais il l'abrègu et l'altère pour l'adapter mieux ;
l'autre; voy. § 35fi, note.
LWtre version. Je reprend» maJutenanL la version dcti autres mss, (97, 349. 101,
772, 330, 755, 7(!0, !>.Vjy/.M. 99 (Malory, en abrégé), 758, 1434);
pour IO;i [Venird-JaniH), v, ^ 338 c et ei-dessous. Nous en 6lJon|
aux recherches faitos par Arthur, qui parvient il savoir que Tri
et ts. Ront à la Joy. G. (voy. p. 259). 97, etc. pourfiiiivcnt ainsi
Arthur se dé- ^^*' ^^ '"*'* Arthur irait volnniiers voir Tristan nt Iseut; mn\* i|
cid« à arron- n'ose pas, craignant de leur di^plain?. U aviso à d'autres moyens ol fai
p-r un tour- proclamer un lourooi qui aura lieu devant le chàtiNtu de U)uvezerp ',
Se'LouvMonT **'**"' ^"'^ l'Humhrc, âi \x\w demie journée Ati la Joyeuse Garde. AnhuïJ
^' peusf ([ue Tristan viendra, quand il eutendra parler du tounioi, a ei^
qnr ' il nr fist mt'A pieça guerci d'amies, et no peut extrs qu'il n'en sut
gruiiiment destrranz. Quant il ol une nuit auques pensté a ce^te chose,
t'and':^min quant Lane. fu wuu: a court, qui a celui point est'nt bien
ptn.\ pmsant ehemlicn del monde, et d'amis et de terre, comme cil qui gra
Ugwsge awiit, et acoit adont toute sa terre recouorrc et awit te roi Ctaud
\de In Iteserte] d*-^fieritf, si que a celui point utoit bien Lanc. li plus poû<«
sanz ch^>'aUers det monde et le plus redoutez sans couronne, dont il
vnuloit encore penre la hautesee. Ix» roi qui. moût chter Vavoit à cau«e d<
la gloire dont son hôtel lui est redevable, le tret n un« part (!t lui dijj
qu'il y a demi an et plus qu'on n'a vu de tournoie en Logres : « Jfa
sommes dtwnus mauves^ ce me setnble. » Loncolot OHt d'avis d'urgaoîsc
I. Vu: Inuitterpli. /.orrfsff, Lumeterp. Umattp [\tÈiory)i — lA Ta*. M, |r. SU t) n
h pftrUr d'Ici, la v«nl(in ilv 7M. eU:.
i. Loa péaMft» en UMivtt frÉuvAt* itnt ilé copitm dans Tîii et eûmparèa aux aatru. Jusqu'il
I^Biln4t«o 7i1 reprend U rrrUnn ar<UD«ir>; () IU«;.
— 263 —
(iroulamA.
(iardu.
un tournoi ; \(i roi veut qu'il stiit encore plus brillant que celui du rhil-
teau aux PticeUes, ot nx|iliquA comniunt fienjot orrnngt^s Ira partis * :
353. Lp royaump (li> Logros «f^ra d'un cAit'% avec inmu ilOrcanit» * et Divisioa du
deNorgalIcs; do lautro sproot rirlaude, l'Ecosso, io iiav." <1<' (jalles, tournoi,
ceux do Gorrfl, cpux dp Stireloi^, ceux di* Ijstenoiii. ci?ux île Nolio-
berUndn pt t*)UB I(*s aulrog qui rtdéveut du roi Arthur en dwà de la
mer *.
Lancolol trouve que le roi a fAit moût jifre* partie : « Comnieut trois
royaumes pourraient-ils iiinir contre tous les autres ? i- Mais le roi :
M Si mwt ùex n, dit-il, « puis qtteje amsi l'ai devisa, airai sera it fût qunt
yw pfrte il en doit avenir sor nostre partie. » Laucelot demande dovïul
quoi etiÂl^>au le tountui aura lieu, « Vuu$ te saurez demajii, quaud ou
le proclamera. » répuiul Arthur. La date e^t flxi^ a un moi^ plus tard,
au troisième' jour de uiai.
3â4. Puiti U' roi faitcri>r le t'Ournoietonvoio ses intJ«t(AgC!r$ l'aiiuoti- i^; Tuiiruois do
cer. Lancelol, cnlendaiil parler de lAmvezerp, comprend que le roi Tail I^mvexerp est
proclamer cp tournoi pour voir Tristan et lueul, que Tristan amènera
sans douto, parce qu'elle n'csloit pas acoiatumee d9 oioir tournoicmenz *.
355- Tristan est donc à la Joyeuse Garde; il v.i ions Ins jours à la ifia des amanu
ciuisse, car personne en LogrPR^ n'eut meilleur <!hasseiir que lui ; le à la Joyeaso
soir il rentre au rliâtciiu, où il trouve vtadame Ysfutt, qui mont estait liée
€t joiciue quant ele U vtoit venir; teU vie mainnent ambeflui; ii ne
demandent autre afaire; art ont il tant de joit comc it veulmt* ; ils ne
craigneut ni le roi Marc ni aucun autn' homme au monde. Sauf le roi
Arthur, la reine et Laucelot, personne ne «ait rien d'eux, pas m^me
cit de fa J. G., qui U'h appellent lui le bia» chevalier et elle la dame
avnmnt: ils ne savent f>i Iseut est hlanHie imi noire, car iU ne l'ont
jamais vue a descouvert. L<ir!*que Tristan va chasser, il est toujours
arnifi ■ ayant maille à partir avw |)lus d'un chevalier errant, il est forcé
de *e tenir sur «es gardes.
356. Un jour ' qu'il chasse dans une forât voisine de la Joyouse
I , 109 (VL'ranl. J^nut, voy. t I9H k, fin) : Arthur »f dmiM mv c'est TrIaUn et hMl ()iift Ijini-elnt
« ronttnftHh li iir- II- Lan (^ Ml c) fimin If rog itu'tl frntU rtin uup tawraittfmfmi drtmnt
le cttattrl dr l.urmrp, qui •^ât n rlrmjf» Jaitrnr^ ér lit Joff. Ii Trlnlia \\r «ntirriK m«n*|Uvr
a'y «cuir, n A|>pclle Lniicvlot : * iVotii tomme rnnutatê. lui •111-11, Un! »n'«r,
HOMf NI' loumoiaaMts ptu» a lUmjf nu. l" forai iToiOttHK'r tiu Unintol •]< i>'l «lu
cblLc«tian:t Pucvlln ■ LanfclDl cat eUMinri le roi in<1t<)iio U <llnp>Jilll>in>lil ■ . \-exU:
de un jHiurviU cuDUDu lea aiitrus (de luËtiw Vei-ard, Jutul)- ^ ^*" Tre««nn. i'. ^ ■>>l, imiU--
J Au lien «Hyrcaitie (700 *erni«iJolir»'>f!)««t6. tl y • ttfnurMaiHr lUmi ytf («nlorf), IlT,l4»,
101, 713. TS-i.
3. It y a runftuiaii Jaui 773. uiniMton tï»tn 3»1 cl tmw. -Utis 7(9.
4. Ahtti 7«0. 139», 3M. M;'?»» lUM ^raitMl». 97. 8tu, 101. 771 ;/0ii] Tftë : Iflltff.
— 1.4 plirKM A ^t^ MHIi'q 1 1.1 r II >.l
5. Ainii 7;»s.7A*. 1 ti;_ii» fMilorj!, »ï, a4fl, loi. W3, 7ôB . mi ;>r*»<rr Jour;
II. I.«iiailut fAlt'I." .. . > ,-<iiir(|tt'liniitpulssr r«l|ftnler leajaututl'uii «nilruU canlié, tUl
Mulor). 'luI A ^viilomirii^nt lu t aiffltt «u llM <ie Trtifan.
7. AlnM TU. 7«i). HH, \1M"J. ^l^ni. »1, 714. mAU «D lM*lorj-). 97, «U>. 101, 773 : |wRwaM wj
nuHid*] U miumjiip tiV«l [iaa klm» lOi.
f). Var 1 Joifutr de ffrant ttanti^r*- lovrM fu fiH» «M'«iM U v«it, GfMjoit HemmlHxul eult
9 lu 7&T raprand mlilt«ni#nt U vsnlnn àm ?&k, vtc., i]ttl psnill iibrrff4« «t. |Mdr t« reiiooatro
dt» troit dieviUlcri k )« fonulQ^, un [^«a allérér par l'amuiirear de et nu.; Wf. g Ul, iwWt rt
ol'dMVMH.
Tratan, du 7»'. ru a U rtame (</ ft pritt mlwnU d'aler cHaerrt f 0»). Il «at flir-
prU par la uiiU en imunnlvaut un rcrf cl a'vBilurt b uuv (unUilue. Lo lentUsnuin, on »>vell'
Tri«un «M Ure-
buA QV&e U hcstp
glatiMont.
Us disputent lu
bôie à Pala-
mode, siirve-
au.
Brehuâ rensei-
l^e PulatnÈrIfl
311 r l>is mat-
bcursdeMarc.
— 264 —
Garde, et coinnio il est sur le poinl ilo quiiLtr une fontaino où il s'cet
ropiisf^ apn's avoir éUtitchc sa soif, il cscoute et ot la beste glatissant venir
vers lui, et pour cr qu'il l'avoit autre fois veUe, la rrcognut il rrraumml,
et Pal. vrtwit aprh^. Uirs se trel un pot arriéres de la fontaitine pour
savoir s'ete vendroil a la fbnttUnne boivre, et il se regarde et voit venir vers
la fontainne . /. chevalier armé de toutes armes, et cstoit trop bien montra.
CVst Urtkus sans pitié, qui arrive » la fonlaiao avant la bote. Il va
buire, nuaiul il aporroit. TrisUm. Il vont savoir ROn nom; Tristan, qui
Di» \p. rt^ronnait pas, ne vptit pas le lui dire, et Bn^him le mmtacH. Kn
Cf» moment survirnt la beste glatissant, qui se désaltère à In foo-
tain*» auplus tosl quête pot, pour ce gu'eîe voit les chevaliers si près de lui,
et quant elc ol beU, n s'en va de l'autre jvirt auti courant commr se ta
foitdre te chacast. Ctinime les deux cbevaliers parlent de celle étrange
Ih'Ip, un nuuveau personnagn survient; c'est l^aJamède, qui avail
roamimenoè saolia^i^e halûluetle. Il leur demande s'ils ont vu passer la ^
brstc glatissant, u Qui ^les-vous qui noui^ Finies celle demande? » dit
Urohus, — Un chevalier errant qui vois en un mien afaire, i> ri^pond
Palanièile. Tristan, iiui de voir savait (var. conojoil) que ce estoit Pal
responl, pour olr qu'il dira, qu'ils «mil aussi désireux que lui de chasser
la merveilleuse biHe; mais Palamédo déclare qu'il ne snuirnra pniiii
que d'autres se mettent sor sa dtace, qu'il a maintenue si longtemps et
avec tant de peine. Brehus, qui n'a pas reconnu Palaméde, tient cete
patate a troporgueiUeuse, et fait savuirà Pnlaincde qno sa défensp ne leur
fera pas abandonner leur entreprise : « Nous ne sommes pas de ces
chwaliers quivous doutent. » Palaméde veut se battre : « Je ne renon-
cerai à mn chasse, dit-il, que dans le cas où je serais vaincu. » Alors
Tlrebus jVn refrainl eu sm disant que ce chevalier est assur(*meot preu~
dôme durement. Palaméde l'invite toujutir» à se battre ou à renoncer ii
la cliansp. « car, dit-il, je ne veux pas de compagnon. » A oc mut
brebus commence mont forment a sousrire : « Prenex garde, dit-il, vous
qui ne voulez iius de CJimpagnnn, qu'il ne vous arrive les mêmes mal-
heurs qu'au roi Marc do Cornonaille : lui nou plus ne voului pas de
parçonit'f a sa moilier, et le voilà maintenant q\u a perdu honneur,
femme et terre; jo crois m^me qu'il est emprisonné. « Cette nouvelle
éloiuifl Pftlam/'Jo, qui no savait pjis encore te fet del roi M. ..; Jo soit ce
I. Et Pat. twnoll Mprit manque dani 13b»9, SiS, lOa.
9. Var. : mua.
lADt. Il it|terv"U a«iis dievilien. Rnliat ot Ip rtiev. a li htttt otêittÊÊmml . 'iiil •juient vcnn
citfcmT'Ir et. •t<'V«-»<1<.ti k U fi'fiUlnc, af«4ent ttnn çrant pttrlrmrnt enttmf-l^. Ouitnt m. T,
r»tf ■ ■ ■ ' '»• Ui fontaitnf, H iuuf rt |><#-i 'oui mat-n " ' ■ -
gêtf rf il rtipnmili-nt ■ \itut ivmrt cl*aiti>
ijir'h ''ir-rti* - i^r tr . r -rrr^i-mt 'fetxtynn
VI f" ■
Uii. ■ •
9t tlilt It titrlti ..^;u4r;f i,t!rnt;-i,
rupotit ' Jr fit < tir m. T ext a ta J '
tmjfla ro^nti Y il* • ' 'if t* îf Irngi rttri-i. -i
r MN ravlrê.j^ itUvi* u* h^Mti. i^ma-^: V-ii. *'iI*hC ctttf nau'rlle, U r«sfi»h( . ~ Lu :■ •
rh^ralirr. punw ^ a la Jni. G. tfil rrmyr la tÀauté »t itrp»* itA mnnàf, fte., k {Wr;
747 iliirrij,' I- ■mm,' (,ïi.. !..](■ 7f,4, «le. (r. p. 3flij, c« )ia«UKP Mt nwl iir^*euW ptir 7^7 . -i,.
n'AiiT '-rut, l'Il uvkitiNi «Ile ut) d'nlllean iMmuta.- ru«ini«nu)t J*
wBi -■jt.(voj. Ib.) nniToieot ctaln'm''nï Ji l« "Itorowl'jn *1« Pal »t«
Brehut, ;^.,t .j... .«■...,. .,--i ..-^, clc.
DOl.
roiaume tftf Logm en («ir tmw
demindo des liûlJiils. Brulms s'iMoniie <iu'un chevnlu-T errant puisse
ifCQurer de pareilles nouvelles. Palamode répond, ausi con t'it tu teû4t
ritns de T. : * Certa, Je sui ou premier /ni uu j'en oisie ongues mes par--
1er. B Brebus lui nîj)êt« alors que muiDlonaal les aventurts sont tomets:
Tristan est libro et Marc ou priiMia. Palaiii6de pnitcste qu'il iiri'-roro de
l»eaucûup 8j|\i)ir Iseut en ta letine de Trislau qu'en «'cl!** d** Marc :
Moût etl pîîu couvtnable chose, dit-il, qtté la plui brie dam« dcl monde
it avuec le meilhr chetHilier et Uptm hel del monde, que li rots Mars ta
t. a BrHliu» eo l'sl daccord; il racoali- à PalamiMli.' ce t|ui s'est
pms^ . M'iiUinent, il ne »Ah pas où Tristan et Ispiit font leur demeuft en
ÎAtfjvi. PaUuitHi« (U'cJarfl qu'il s'attarlitfm à trouver l'endroit où ils
sont : c Je veux voir ta rose et la biaxitt de \out le monde * , eêle ijui a piLtamôdcscmct
passé de biautt' toute\s\cr(es gui sonl oreen i-ie '- Or sachiez gueje me lieng en quâta d"l-
a trien riiré * de ces nouveles ; des are mes roiu Icsse Je la chace de ta heste °
glatiaanS^ car en autr^ giiestc me mettrai '. «
357. la ov il estoient entr'ets en têtes pisrotes, a tant es vous Utieiiz Le valet annon-
venir.t. valet metsaijier, enviiyt' iH»ur annoncur le tournoi de I^ouvezerp. ".'âot le lour-
Tnsuu '.qui I*» n-counaitiHHir nn envovf* d'ArUiilr, j'en^fa^à lenrdire
ton tiie«8age. Il leur décrii alor? les partis et les royaiimi"^ qui pren-
dmnt part au tournoi, comment li troi roiaitmes sont d'une part et luit li
êtilr» encontre ; le roi, coalinut^t-il^ Y<<ut que tuulo;: les grandi*» liâmes
e^icol présentes à cetti? nsseinblt^e.
35S. Siirviont Bliolieris. qui abat Palamède. Brohus s'enfuit et lui
cric qu'il n'a garde de jouior avec lui «jui raabaïuideniit'remoat devant
h Gué du Moutin ". Dans ^ia fuile, il renconim Hpptor des Marùa,
Perceval et Erec. le DU de Lac. Gomme il a lieu de craindre ces cheva-
lier» 'il ' '[utf Bliipheris. il recourt, eu celle di^lrefM', à une ru&e :
il dii Ji\i par Brehus, i-t les lroi< «hevaliers lui accordent
leur pfoU.'i:Uuu. BUubens Its rejuint el ■ et Perc*vaJ, mais
quand il liiiïe amire Hecinr. iU sont iJ. . l'uu et Tauln? *.
Briîhu? *-n pmliic puur aller rpn\rTM'r bliotw'iir. •|tii vient de se relever.
Le* autr^^ •* iniiipuimt dr ctMiM làdu'l»', ei Eruc. reienam le cheval de
Bmhus. le hlâme de ?a çiuiduite. Brelnis promet de se rendre â leur
volonté, mais à peine Erec a-l-il lâché prise que Brebus œurt de nou-
veau renverser BlioU-ris. En'c veut monter â cheval pour le punir, mais
Brehuii ne lui en laisse pas le temps el le n.Mi\erse ; il imrvient co(*eu-
il.Kil il monter en selle peu après, el Bndiu», dont le cheval est excel-
!cut. (i'aafuit. Ou reciiiinail BlioUeris '. Arrive PaUmi'de cherchant
Blioberia pour-
suivant Ere-
hus.
I OfU n'csi
VTkBRrtici ■-
T. ie: '■■' •■■
i. Vi-
i!!'.>> i.ic liLt (il Lf.i :&H ■' -â- 1. JUtis In mat. qal «Bp*
cf t. M«t.
y. ...... ..•.....-..»... _.u* ta akas-qalgin-
•i MHMl lltfl. 773, «U.).
X : dettua l*CM M HoMfl i tBA04|W dau tM H VâloTT. —
.- DintdAD. pwl» de l'arfwa M muStno.
;73. «'«it BiKlor «al Mt Kbat» le pnoier et Grvc'iiil M Ut
L* r^K BiS., f. u>. i>MÉe * TiMuï ta etavnmUos At l'iltme*!* artie Pvetnl B'jrtst
— i6(i •—
DIJobnris, dnnt il veut ko venger. Uoctor l'en (létournc en lui repré-
«entiinf II* dangor qu'il courrait i>'il â'expoitait il la haine de la Ugnéc d»t
Baa, el Polamùdu y ruounco, ru expriinaat sud admiration pttur
Laucolot, Trisiau et Laïuoral.
p . 359. Quant Percex^al ot parler de Lamorat, H il entent que Pal. U tait
demande k " durement ban t, i7 ne dût mot , mes il est ri durement iriez que a poi qu'il
PaJanicde des n'enrttgc de durl. Il enpleure desouz son hiaume mont durement, n'it nt- u
nouvelles de p^gt ig^ir iiu'it ne die a chiefde pièce : « fta! ku. cy« doutereus downagc
^^^^ • fisl cil a nostre lignage qm Lam.^ mon frère, m'oeist! lia ! Des, eon grant
mesclieame que Je ne puis ow^ues aprendre ijui si grant doumage me
fisl ! » Aprits se tourna devers Pal. et si li dit : « Pal., biaus dous amis,
par lieu el por courtoisie, dites moi nouveles de ce nue je vous demanderai,
se vous tesavez, — Dites moi^ [et Pal.^ si orrai quereesl que vous drinati-
dez. — Por Dru, fet Pure, m'enseignrries vous qui Lam. ocisl. Plus me
chaut de fa mort de lui qu'il ne fet de la mort mon perf> ne de tout mon
autre lignage Pour Dru, sire, se vous savez qui Vocisi, si le me dites, car
bien sachiez, se jA puis aprendre en nule manière qui ce fist, il ne remain-
dra pour nute aventure del monde que Lam. ne soit venchiej. — Certes.
ce dist Pal, , de ce ne vous sai ge assener . or sachiez bien que a maint preur
dotne ou a v\aint bon chevalier de la mort Lam. ai oi parler. Mes. se Des tne
consent, onques n'oi chevalier qui seiist a dire qui l'ocLit, et si en ai jf
maintes foiz demandé. Car la mort de si preudome cojnme Lam. \erl rew-
jassc je volentiers por aucune bonté qu'il me fisi Jadis. — Ua! /ter, ditl
Peir., comme il fu ocis en rcpost et en traison, quant l'en nt puei onques
savoir qui l'ocisl*. »
36(L Palamêdo s'en va; il est toujours décidé à abaiidonoer la
chaise delà beste glatissant pour alli'i' parloul chercher Iseui ; niais wiU'
quéle ne Ini vaudra jamaie ipie des ennuis et du chagrin *. Le noii
revient k Tristan, qui i^tait rente seul prèft de la l'oniaiae.
1. C«tt« iwo<rcrMUrrn Ak- Pnlninbdo nrec Pcrt-eral ntr Uimanl. qui ituii<|tM lUni 'JB, a iU
dnanée cl-doMU d'kitri'i 773. ^ J0> a. vi mini-aiVv nux iulrca (W). A'kfcnl iKwr le food, dlf-
Ua* Un pm f* rt là rjOATit »ut «x|in;«la«i), \nlel 1p Uxt# de <<« itMvg» û*n% T5T, f- mi :
JVÛIH (I. ^>liriMri ftrc. ot l*arli!T de Lamontl, rt %t Mittrut qmt fal. fr raH êi i/i'
il nt (Ht mM A'Hti* gtant fittef .tftris f* tornv veri l'ai tt tt dit ; * Pat. M.
par nitti, piir roilre eiirloi»tf, ditfj mni notiiflet il« fif qy* }« mu» demaitiUiu-, ■- ■
â»f€3. — Ditti. rt dtt fal.. »l orrai gur ce nt (jvf vam itr mtmdtf >ti- — For ttieti, et '
l'trr., m*" §arroii r*«tl ttun»i^itr on j» puhtr trouver ttm-i-or. ""tn f^*r*'f\tf lu*u, i
tttMi ttittiun il fit. Il ne u •Ulfi. car (■<»■« »at:hif- <ime crj-
êrai li'til nrtndroit a (Ut . car Ai a yiiinf Irht <jf J*' n^/ lï. —
aat Jr a.tfirrr. 'ir •artiir-: M>"t ./< rj maint clifrattfr *f u fti .
M*t i 1 iiije cheraiier^t mf fflàit a-Uit n"u- rii/i nuiifi d.- lui.tt
»l rt, — Ha ' Oies, tt dit fcrc., corn t/ têlrtijMêt, »t eom*J« t« trr-
rotf I... uir. .
„ . 7. '.K-ln;. ' ■ . is-M ,
0 : Aventures (du. ^i"• : K-r n« rB^iui
d'Alixandre v»iiicu. .vrrf .li f.»*»«ï .ih* qu'ijs i
l'orplielln. conn*ti»pnt i ^^Ht•>( **■■ tl'ic;.»rf i>tjt( I 1^". i-Af, Ji; li'iiiliMiiAiiÉ i il ^»l (v'iii*jt(rné. Il ont iibluy
tilAuchc. «UT nn rtievAliiT Télnn, Marçot I» rciMj, (jai retiptit utin i1f>inoi<irUn ilun* ion pjtiiUa
SAi>tiiif *« rvixl il Li HocKf Mif, OÙ et L-tieralier itc tkui, ihiut le oombiittn U «il ««ùtiu
piilt tt k le itc«4nus ilaiiB un c>>inC)*t *VK lAitcelot, QD'il rencunirfr. «1 qui f«U tnnsporter saplur
(liUift une slibAvr, ixi on le wl^^e.
\Mc»xt If r.otitiUI(!r *l*iil M luttp» »Tec Atluiuln. Il ort TiJtica, (Nirl \r ' i.-t...o.> .-t .-.,.
onntr* iUKTrnior, qui vx «'■Miaycr b Mu Uiur et t|iil, V7iln<-u ^ipilenMnl, n\-^
mrticvxKnl A'A'rtW, DMInel lo uiiviire nmve; «I^Mr^onoA et nulcmeni *
iiU"Alis«ll'l'P I'* f"'! fiH^rlr, AfT.tvuln.cjo] vl«nl plni t*it!, n'est pn»pliiii li-ui. .;\ .,\-..-i,r. ri: ir
tjnir ij'ttw. San* rointitt-r le» chciatlrn -l^Jk ralncin. iXt\ix mille naUc» i/tTrirMti • AlciAOâr*
leur ciiiii^iirs, pùur If (hi\h qm <") tni ntiUl. Il vnnilTjit ivpendknt ^prdUVPT au»! I& fnroe >!«
I.tttK-cWt un (le Tiistan. Ea cffcrt. Lttncrint, nrrrll et ramlult |Ar une datiulvcllv, ic rend 4 UeUe
(lanlc lUna le roJe cuiabkliiul «'vuKagc entre cut, \lU«U(ife & le desuus, mais I^nwlol □><
ïAi
— 267 —
361. U «>Qoe du cor pour ra^iâcnihtor le* chiens. Un chevalier qui
. vieat du Chasteï antif* et t>e reod au touruoi accompagne Trutaa. \U
renomireot DiDJulan. qui sait qucTrislau eoi eu Logres et le cherdw Tristan rrocoo-
pariout- n ne le reoduaait pas, car Pausebreuil, le bon cheval de Winadau.
Trt&tao, e»t nuiri depuis Umgteinpâ '. Do eugti|;e une di»custiiou mur
l'amour, et DinujiUn Llùine ceux qui se livreut a o*?tle passion. Il dit
»on nom. Tristan rofu&c don faire auUmt ei pl^isault* Ut'aucoup Dina-
dan, qui (wt furieux *. Arrivo Espinagm. filf du nù {\f NftholH'riande Bspinogro».
rt aniriumix de In lille du roi de (ialles. liinarlaii U* pnivôque. ej*l ren-
verse et s'en va en xtH méchaolt' humeur. sui\i de Trinlau: le-* dt»ux
outres chevalier? piuif-nt. Tristan ei Dtnadau se \fahtnt niu' '
TrigUin Tinviio a venir avec lui à la Joyeuse (àarde v\\ lui i ic
de lui dire des nouvelles de celui qu'il cherclie. Dinadau refu&r, iurt en
colère : « Je ne veux («is de vous, lui dit-il ; il oie semble que, ii jac-
I Ofptaie votre oftro, Tristan m vûndnnt pu. •
Tristan abat
Ajrravain ei
(iuorret.
3*i2. Tristan rentre donc seul h la Joyeuse Oanle. où il trouve (out le
monde pleurant sur un chevalier dti rhAteau ; Agravain et Gucrret
vïpnnml de le tuer por ./. pou rf*» pat'otes ^u'enlr'eù tint ■*. Tristan l<>s
priimtuit, les abat, et triomphe d «-ux dan* le combat à IVp«*c *. Us
rentrent a la cour ei raci^ntout leur dt'faitp. Le roi |»pnse ii Tristan et
I Morit. Alors Lanrrlut conqireml que le roi sait que Tristan est n ta
I JoyruMf Garde, jusqu'alors il ne Mvait !«« encore 91M U rois seûst ew-
) ttmfmant q» minrt 7. fiut a ta Joieuse Gardf.
3fi3. Trist*n reniro. lîteut et lui se dérident à aller afeister au lour-
f not ioojfniitu. lia vaUi annonce que Dinadan «'est Ut^é chez un vavas-
ieur <Uii -, Tri-^un proix>seà Iseut de l'envoyer chercher pour HrUeuTnvec
leauMra-. 'int. u quant a moi. dit-il, je me retirerai. ■ Uout uinadan & la
!4e pn^te ia-iu' i.l«w*anlerie, et s'amuse de Dinadau*; elle invente ime Joyeuse Gard«.
iLi^çtturv de trois frères qui veulent lui prendre sa terre et contre qui
I élu» implore te sccour* de Dinadan : mais celui-ci ne se i<»ucie pas de
■e mesurer avec trois chevaliers, et i*'y refuse abftolumeni. EU'* par-
vient eutio à lui fairr nrwplor un heaume orné d'un penonctl de soie ver*
nteille ^. qu'il doit porter p«>ndant le tournoi.
I. D»ntt»4 ton» Itm nalt^-%i^f.itu rhmttéi kBnltêi,mmt7%7,q9i9an»dm€h. mmç^rf,9t 91*
M, Ml, 06 «e elW'ftUct > 1 d^i^râ Atmutaiot •
1 to ^KfBlW n<> Sgurv . . . ni lUti» U far Ail., «ù TfMu MOUM k t» Jar< U ■
[ «H flWaMUv Dinadan ,1
}. C«n* RmaniM t>< ■« ir->u < ■ : iM, 13Lï9.
a. I>uia u r«r. /M/ . |> k;.:.. M imnt rt rnsUa rthooitm PtlalaMê«tn»l»rtK■
'^KL «t ir k* rf. ..r.riiUni, o bKu ;. 1 _ i« jaj. u.i |«iiUpinTcra*llaad*laaiit*vc«01n**
k
urrmi.
». 1
«
T.
"■---'ti* la mnrl<l« LaoKiral.
- la Imuim. Tof, I aMt, nuU
: im •■ *lrto(T» n»rï>i-«n hmrt, M tut (imttff lltlaiAtn <t'.%UHAn(tr« pw !♦ }wm lifns
- *••. ■* ' i maria las aanwt) ■»«■ le ratuoniemcnt dei b«ron« de 1a ^
^«UaWlerfi>. i w prfMitr fc aevcncer d« Mare. AtUandrt !■ prie de vrolr k innnâ» Ii'kaIIb
.*MkiaM4r ^.«w»™ii,lSl.lil-ll.> MiK^mtorlt» Wr». . Ua- *P°S"Ji„„
notM <Uii» MB payi irer la beUc Pèlatioa, nacoalrs «a Joar, dana ta torêl,
■ raa^, SU df t>«m^l le rovr. Combat. Hd^aa Ml lo4 an bl«MB* morMtvRMRl
■ I AnImt^» la Mlcrinv: Ira dcasamanU mnrcflt datw Icf bra* l'on darutrai^ ilS
I * ^ ftntisJtrt, ctc , eoaum TiïT «l Ira aoiru.
Aiixandre
Pèlerine.
Leur mort.
— 268 —
Gahoriet avec
Oinadan.
354. Le loDdomaîn Dinadan part, et Tristan le suit pour voir K*i1
dr»f«ndra sou hoaume ' . Tristan feint d'avoir peur dos clievaliers errants
et so met sou» la sauvegarde, de Dinadan. On rencontre Gaheriei, qfui
Blmt Dinadan : TrtKtau le fait enrager par ^es gaberia sur culte di&mi-
veuluro. Gaheriet propose une liataillo à l'épée, mais, sur l» tkÎus de
9i??i!?î!f?,.^?°„-*^ Dinadau. il l'en dispense : « Sachies, lui dit-Û, que je ne U dxsuie miepar
haine que je a vous eusse '. — Certes, fait Din., granl amour y aiV_j rutu
txnremeat : je m'en sut bien apperceù : de la gratU joie que vous eustes de ma
venue me portasles vous si durement a tetre que encore m'en dsulent let
oj '". Gaheriel ne peut s'rmpvdifr de rire; it croit reconnaître Djiindan
et lie nomme ; Dinadan en tait de m^nie. Ils causent ; Dinadan lut parle
de la dame de la Joyeui^e Ganle. Gaheriet »e doute que c'eiii Ineut,
d'autant plus qu'il avait euLendu un mut <pie Lancelot avait dit a un
de s«^ amis, à savoir que ta J(»yeuse Gante abritait maintenant le
jdus grand trésur du monde, tout !•' prix de la elievalerte et la plub
grande heaulé trrreblre. Gaheriet avail compris qu'il iiarlail de Tru»^
lau et d'Iseut, et pour les voir il était parti do la cour. ~
Palamède
arrive.
305. Un chevalier qui survient les provoque. Il aLat Gaheriet et e?t
lui-uiômt> abattu par Tristan, ti qui il court dt'mander ^on uom. Tri^Uin
lui demande le sien; c'est Palauiede : « Je cherche, dïl-il, mon
ejmemi, Tristan. — Et que feriuz-vuus de lui. si vous l'aviez eu votre
n s© riVconcili* puuvuir? n PalamtMe déclare qu'il ne le tuerait p!LS; il espère d'ailleurs
avec Tristan, (jm. ses forces graudinmt, s'il peut avoir l'occasion de se l>atlre avec
son rival, et il demande encore le nom de Tristan, qui le lui dit. Ils m
réconcilient, niaic« la [uiix ne doit pas être de longue dur^.
Tous ipiatre prennent le chemin de I/ïuvexerp, et vont voir U plaine
où le tournoi aura lieu; Dina<lan rappelle celui qui avait él^ arrangii
par Arthur et Galehoui, et où lancelot fut vainqueur *.
On trouvo le 300. t^iur un vaisseau, aux hnrds do riliimhre, lU trouvent le corpis
de'^fa Citïver' ^^^ '""' ^'^ '* '^''^ venneiile. Ix' roi mort lient à la main «ne l^tlre qno
meille. l*-*'? marins ne pennetleni de lire qu'a celui qui veut .-ie charger do la
vengeance. Palamëde la prend, puis la donne à Tristan : « Lisez-la,
vous ci mieuts saves lire de nous. » Pulumèile, quoique païen, avait aprû
ielres latines entre crestiem puis qu'il vint el roiaume de logrr.i. 9Sès cr /u
en en/ance, Palamède u'nyaut que iiuntre (vnr. dix) ans quant son père
l'amena ou roiaume de Logres avec ces autres enfam. Tristan lit la lettre,
dans laquelle le roi lègue sea terres à celui qui vaincra ses assatifiins.
Tristan n'ose tenter cotte aventure, craignant d'arriver trop lord au
tournoi. Palamède e'cn charge et part avec les marins; il promet de
Taire tout ce qu'il pourra pour arriver à temps au umrnoi.
'^Tristan 367. Le» trois autres rencontrent un chevalier qui leur offre l'hospi-
^''"Ea?*** tnlité et les emmène à son château; ayant reconnu dans Trirttan cfdui
son n 0. ^^- ji^yj^^ jy^ gQQ fj,^^^ pQ Comouaille, ce chevalier le délie, le suit, au
I. Ls Tar. m/. «Itère ■- Oa bUmlii* d'irr^tn OlniitUn c|iund U r«oi partir Ixi nr
«llw «u touriKJ, *rec Iseult pour U •ultc. roy. § aRD, not«. — Milory m i>*r''
3. MaL» ;tJ, 77fl. ÎW. VO, 9i, •?, H-f, lui r«n|'t««ot «tle remwnoc p*r Ica m - _ , •f
VQHi h^ mil', AlitE U raiii lit par amort.
1. 7^7 s'cxiirlnii un p«u plus brluvuuimt.
<. Dtiu Hàiiaj. U y ft une cunvcrutlon sur rkMMiiul d« I^wncint, Htmi à mort, dit PaU*
mMt, ft Hordret le )<rar mdine ou t,«itiortl *vKit rtloeo lUtii on toonMl 1 cf. 101 (p. IM).
— 269 —
Joutes cau-
sées pir le
casque (le Di-
Qâdan.
d^(>arl, pi est vaincu; il r€>:9te sur tn place, éutunli. Tristao il(>maude :
« Veistes vous ont/uet rnèi nul si fol chevalier comtne cisl e^loit f — Toub
ilevicanL'iit fous avec Triâtaa, » répood DioAdac,
3GA. Cumme ils conttnu«iil Imir roui**, iU voient sortir do la fonH,
lirroi dfrs Cent Chevaliers, qui s'appfllo //rrâuMtOfprei *, accoœpa^uéde
ficpirades. Le roi croit que le heaiuue de Diuadan^ e«t ou prruent de la
reine de Norgalles, sua amie; ît joutis donc avet: Diaadan qui, dét^ar-
eouoi^, dt^pose le heaume parterre ei l'abaDdouneauroî. Celui-ci euvoie
u» écuyer le prendre. Tristau le lui défend ei fait ramasser le heaume.
LÀ di*si»u.« un combat entre lui vi le roi, qui e^it vaincu; Trit<lan lui
prend »oa beanme, qu'il donne à Dinadan. — Eni^uite B^irade«t abat
Galieriet el est Iiii-oii^aie almttu jiar Tri;t[an ; Dinaibin se dispense de
juute-r. Ou se quitte ; Trinlau emmène w6 deux con)|)agnon]« i^ la Joyt^u^e
Garde.
369. Pendant ce temps, Patamède cnntinup &on vnya^:* ^. Il passe
U nuil dans une île que le roi tué avait peuplée ; Palamède est logé au
Cka$M marin. Un chcvalipr 1** ri>nt:«>igne «ur le roi d*» la Cité vermeille,
où Palamède se Tap|ielle avoir at-sisté h la baiaillp de deux chevalier-:, à
l'époque où il »*laii enc^ire écuyer : Doux des serfs du mi avaient «u
gagner ^e? bonnes ^îrâces; il le* avait armés cbe\"aliers, et il î^» laissait
eir ■ LTiider par leur* conseils. Ils l'avaient décidé ;• us
le- iii royaume, mi^me ^Km frère, à qui il avait don:. ,iu
avec \i\l\ cuni/ueslee, comme ce frère le dit plus t&nl à Palamède. sor le
reùuuig de Gorrc. Un jour de chasse, ils assassinèrent leur maître et
**«n[»ar^n*nt de ses lerre«. Mais un chevalier, Hebal '. leb accusa, et il
fut cuQvoiiu que les serf^, ]H)ur prouver leur luuoceace, combattraient,
demi moi» plus tard, un chevalier de la Table Ronde * qu'Helral ferait
venir. Celui-ci étajt allé trouver le rcû mourant, qui «'appelait
ArwMnt *, et qui lui a\-ail cons^'illé d'envoyer la nacelle.
Le lendemain, lor^pie PalamWe va 6'embarquer, le frère du roi
mon sort de la nacelle, et. voulant éprouver Palamèfle, déclare qu'il so
cbai^ lui-m^me dn ta vengeance ; vaincu dans la joute, il témoïg'iie sa
joii! de \uir le ^Tuud chevalier, dont il avait beaucoup entendu parler.
Pnlamcde arrive â lu Cité vftrmeillt', :^iluéi^ sur i'IsU delitai/U; le frère Palamède à.
Histotrf^ d(i roi
de In Cité rer-
meille.
la
d'Armant, nommé Marin ', y va également et arrive avant Palamède.
Les serf» *e eonsuleut i^n apprenant quft Ifi ehevalîer venu pour les com-
batlrt^ n'i^ït ]ias de lu liynéc de Ban, car ils n'avaient pas encore oï j/ron-
mmt parier de Pal,
I. Ot m. ta. lui. Hrrtii ?«9, //«rraux Ma, Horiamv l»Mi 1m «Uns |p«l da BooiAui
lOS) ( Btramt (AfrwM M, UiXtry). —■ Du» le L»tetiùt, e* proinilgt «M aaofflA Agnlelatar al
Malwiirfoi MnntI II 9U MDJbnda «vcc le nil Afnisut (d'EMCM).
z. DwMM*k)mt:f,|s«4iiute),0iD. porto ktaBuaw de TriMu,préRatd*lsat.k4tdbi niai
àà SofBUu r«vaU dua>4,
a. riB Ad a». 77ft.
Dmiu 1* f9^ jHI.; IM JoalM oÉOriM {Wf 1« kMame da liiM&ut aal fin Aenat Iwat eUe-ménie,
«I «M en fvato povr «Ua m toonué {wnr. | 9M, doIcj. L'«pl«)d« ds ni de la QiU tbtid. «M
émaé «n «wlqoM moto. p. M», Ttiatu et tm nom cMliswat Irai ebnUn •( urlTMit k Lea.
«Mm. »àte 4 n4w M«t.
4. nr. t ffMt (TM t Blaux, bitu). — Dim lUlDfjr, était Sbel ini-aitiM qui OU « wédk fe
NknM«
5. Il n'MS fat expUQHé eaauDBni on ucspti PtlimM*. qat «t pûn H n't^pmi* U TU1«
CilévermeiUo
6. V«T : tfrrmmnt, 7M riiipaUe fferwuiat, tlerrauft M Haaiu, «m attribniuil tw domler
iwai ftSMl à U CIW vffmeUte. Dus 104 !• roi o'Mt pM Bumm^ — Tct A)r. : .érdmmaa.
2. tNrmgmdt Hâiarj.
— 270 —
370. ho combat crmmencp. Palara^de tufi d'embltSe l'un des dmtx
frèros, main il est abattu jMir l'autre, Helain, qui ratla^up montt* sur son
cheval, que Palfun^de ee voit ainsi forc)* de tuer ; après une lutt^^
(nniible, il tue ausî^ison adversain;.
Palsmède, vain- Ptmr rt^romp^^ns*', il no demande en don ' qu'tuic iicf pour allor à
queur. teiour- Louvezerp ; quant au rnyaiime, il veut qu'im le donne à Marin, tà^
zen). ' Peuple se désole de »on départ. Ou lui fournit toutc<? dont il a besoin.
37i. H part et arrive à Lomglai^, cité qui est à une demi-journ^
de Louvczcrp ; puis il va chercher ses rcuycrs à Louveïerp, et se rend
enlin à la Joyeuse Garde. poUsijé tiurti>ut par son amnur fiour Iseut. H
va prendre sou logis chez un vavasîieur, car personne ue peut entrer à
la .foyeuse Garde sans le eou^eutement de Tristan, qui avait ordoniu^
Tristan. G&he- qu'on l'avertît dès qu'un chevalier arriverail au hourg. Dinudau, qui
rief et Dtna- l'ruii allé aux ron.seignenientP, vient annonrer que le nouvel arrivé est
^k-^a"»^^"^ l'alaraède, et va le voir avec Tristan et tiaheriet. On cauise. * Je vai*
vous raconter quelque ^chnse qui nou)^ e^t arrivé pendant votre
alisence, w dit "Tristan. — Moût mI« ortx apparillés^ fait Dinudan, d#
raconter de nos aventures. t)ex daint qe jg vous voie en tel ku dont Je
gabtr ivujputue» qi souteni vous gabfs de moi. &
Palnmôdc.
Dinadan.
Tristan i-aconie 3^*2. Et Tristan racoute comme quoi un jour que Gaheriet, Dinadan
iioii mf-fiaven- et lui se promenaient dan* la l'orét, ils avaient trouvé un chevalier irt
n'nliHln^ ""^ ^ "'"^ helle dame endoruiië prés d'une rontaiue, au pied d'une roche en
trop biau Uu et trop tolaceits *''. La vue de la dame avait animé ai hien
Gaheriel et Dinadan, qu'ils se rélAient di.iputée par les armes, à la
grande joie de Tristan. .Mois, pendant qu'ils- ne huttaienl, le chevalier,
rt'veillé, partit avec ^a dame. Tristan en ayant informé les deux coni-
baltanLs, Gaheriet abandonna la partie, mais Dinailan persîMa; Tris-
tan lui indiqua par où te chevalier était parti, et Dinadan courut ai>re>;
lui, siivi des deux auin;s. Dinadan et Gaheriel furent dé^irçonnéf,
mai? Tristan triompha du chevalier et lui laissa la demoiselle. Ce che-
valier était Bruuor le noir, lu frëre de Dinadan, qui ne l'a^iiit pas
reconnu *.
Brehua,
373. Tristan et Galieriet reuireul à la Joyeuse Garde, et Dinadan
reste avec Palamède. Le lendemain , les deux autres chevaliers
reviennent, et tou:^ quatre vont se promeaer sans autres armes que
leur» é[)ée8. lia rencontrent Brehus, qui veut savoir le nom du cheva-
lier qui est, lui a-l-on dit, à la Joyeuse Garde. Tristan refuse de le lui
dire, et Brehusr'élance contre lui, mais il est prévenu par Patamùde, qui
le renverse. Tristan lui dit alors son nom. Puisils Quittent tous les quatre
Brehus, qui n'a pas voulu se nommer, et retournent vers lu Joyeuse
1. Den. 'M. 7M. 1U4. «M, iSbM. 10», nub «t. M.»7.a4S, 77«. 101. :U,uUnid«rfa*,
portant t auti i-«itjê qmf votu aeampiUiiat ta moie toiviti.
t. Aloii U<, ïiUVt. -> TftT : Laomc«lai. — 7&6, 7«l>. 14M. M. UU : /««Mffffy, — SU, 77t.
101 r l.om'fginr: 07 : Lottiélor : 9» : LonRtffior-, nikiHiae dAU MaIott. 7U : LffrfirMi.
». V«T 4tUiaMf.
40Ue blst<ure',pu île rïdtiUns yaluryt eit daDDéeparloiu IMKIU. suif M, 77t, 7ba. «Utta '
le»qnei», k U nlai*«. TrUUii ri^ ncsjntf qtit l'Avcntore do rasqqe •!« UlssiUn. t*U« «in*' nmu la
ronnklssoQS •lAJl, K-^t-rr uni* HlLOration liiu) su <1^^r dr ne pr>lnt Caire Uiinl>«r unmin^x nin«itati ?
On {iciU l£ (rrutte, Ueti not la repAtlUoD d'tiac hiihtUe iJi^à racoaUc toit Uti amtonae nilx lutil-
tnitw du proMUor.
— 27t —
^GardG : ils apprennent par ira chevalier * qtii le pourrait rpie I«îiit
iv<!raaîre était Brebus, qu'ils reprett*?at htoa d'avoir laisisft éclmpïM»r.
Palamcde rest*» avec les autre», iovîié par Tristan, qui, npri-s I»; FaUmède à la
[retour du messagor **nvoY^ par lui |iour m renfteipniT ^ur le Itnirnoi, <ioymse Ga.Tde.
kravoie deux pavilluns dans la for^t de LnuYezerp: il compte s'y loger
Iftvec sa suite. F^lamèile, on proie à aes peines de ctetir, ^ promet de
faire de son mieux pour surpa«se4' »:on rival en bravoure.
374. Enfin l'on se nif!t en chemin pour aller au tournoi. On renconin^ Patamède abat
\nw dizaine de chevaliers dt,* Sf>rt'luis, parmi lescyueU se inmre le Galebodin.
rni Galehodin. qui, ayant choitii s.es cjuatre meilleure chevaliers,
menare d'emmener I»etit. Palamède, d<mrpux de se signaler devant
I ccilp qu'il aimt\ ohûent lu Itataille, qui oki, dît-il, trop peu de
i chose pttur un chevalier de la valeur de Trit^tan. Il abat successivement
[les quatre chevaliers, puis le rui lui-même.
375- Oo rencoulTtf ensuite Gauvaui, Ivaiii, Sayn^mor et Dodinel.
[Gauvaiu iuîiiste, mal(çr^ le conaeii d Ivain. pour «avoir le nom d'Iseut,
deftâui* des joutes. Palamt-de abat Sa^remor, Dôtlinel, Ivain eï
lenlin GauvaÏD, qui i^tait plu;> faible (|ue Palamf''dv '.
Peu apri's, Gauvain rencontre Galehodin, qui l'a dêlivn^ jadis de la
I prison du seigneur du chastel Marquis '. On poursuit en vain Tnetan et
[m suite, qiû pani'iennent à leurs pavillons.
376. Palam^e * et Gaheriet restent auprès d'Iseut. Tristan va, avec
Dinadan (>e renseiffner sur le tournoi; avertis par un chevalier, ils sa
rfîodent à Va-^^ ' ' '.s dix * roi« (Urangcrs, alhé* contre Arthur et
assemblée pou : r le plan de l'attaque. Le jeune rui d'Irlande,
qui préside n 1 j..-.sruibloe, evt le parent d'Iseut, qui lui avait accorde le
royaume d'Irlande, il e^l appelé Morhout eu souvenir du son fameux
^aîeul. — AyanI i|uiu6 1 assemblée, Tristan et Diuadau vont vers I>ou-
:n«u>rp pour jtavuir Vordenenifnt que fera le roi Arthur. Un chevalier
j'ils rencontrent leur apprtiud que la reine Gueniévre resle malade
uu château voisin et qu'elle ue pourra a.sMSter au tournoi. Tristan
courouâés : il aurait voulu voir Guenièvre dtjoste la reine ïsett.
. compagnons continuent leur chemin et reucontreut Arthur,
i château de Louve&erp, avec une grande «uite, pour aller voir
I du tuuruoi. SHfrremor prend Tristan, qui monte le cheval de
■ , pour celui-ci, en jiarle à Gauvain et raconte au roi, sur sa
j l'i -■ i". , •...'Oiment iU ont été renversés par le chevalier. Tristan s'en va
Iter» hkforOl, mai» Arthur envoie Gifllet. qui le décide à revenir en lui
^arafltù«ant que le roi ne lui demandera piui son nom. Devant Arthur
%. P»lmMe, ait 173. oa pMTfe&l pu k «batt» Gumao. 1m jclklvM m biiui», el {le tutaimi
V4pif r«M* ItMiécb : coh te doue tooilMnt i terre ; cf. f t9t. nou.
a. D* la. T«. 1U4, U. IU, 7&I , mtrdkU 3U. SM, !»•». — JUmrUt 97, U9, toi. 99. - 773 ■
Mê^ i waaqvm dâm tUlory.
4- Dma»tat*f- JtW-.flPTrtTgt LouTMwp tomatfrtBiBCBt Kprii la d<p«rt dt P^Uabde jwitrU
CtW TCraicUlr \^f>J. «o II MS| «t ka «Twmri» qai oecapcnt, aaa l'uûljrïs, l'lntemU« «ntrt
•«a mnm «t i'arrlvet * Loovnafp gat M inppiiaiâefl. Arrirta, lU aoDt imu pv ÂgloTal
%p^ MPI. d Mitn fitll Ml* troU ftrfDùo» ; .Vribur lUl «ntmttcer que h prix da toomof gani k
'^Itil 4«1 «nttfvn m <tnpua v^^nt* «q tniUra •!& pt^. I^e r^lt da Jdota àêa cbrraUer* BMrMtx
•^t «MCI A^taQM rt différa de «loi Ua m»s- — QnantI nu cal A< rrtwir act iwvUtonit flllwilgl
^lU pMter Mlunèilc . TritUn l« fili rvair, rt le Icnamtaia oa rs nsatnMc an uonwl. (Ont*-
''^K(tvf«a*MlpMBu]"il*<l>tMl» rur. Jlif.f £(dte jMI, nirte.
> (kHriA«a'ca«pM<iu»ii:. »ty. Ut.
Gauvain» Ivaio,
Sagremor
et Uodinol ab-
battus par 1^
Inm^de.
Rencontre avec
A rthur.
— 272 —
il se dit né vers Gales ^ns vouloir dunner de détails ; ensuite il relonrae
avec Dlnadan aux pavillons.
Le tournai de Lf lendcniaÎD, tins quatre chevaliers vont assisteraux joutes desoon-
Louvezerp : veaux clu'valier.-5. Gaberit't joute avec l'uud'eux.WWtcfj *,ueveuduroi<
vaLers nou- ^"'^^ Chevaliers; ils i^'abitltcul l'un l'autre, et les quatre cumpagnoi:
reaux.. relournuut aux pavîlluns.
377. I>e roi Arthur ordonne à Keu de compter les comparons de la
Table Honde; leurs non]siïont in^critâ fïur le drap de soie qui recouvre
leur plai>^, aiusi qu'il a (Hé établi par Merlin, et le& conifiaguoiis *'a|>-
pellenl l'un l'autro : il eu manque dix. — Un de» valetnU- Laucclot lui
rapiHirie que Tristan et Iseui sont venus au tournoi et qu'ils ae sont Logés
dans la forêt.
Première jour-
née.
Deuxième Jour-
née.
378. Le Icudcmain, Tristan et ses compaguous arrivent avec Iseut.
Us prennent parti contre Arthur et &e rangent du ciSté des roiii d'EcosM
et de Galles. Les batailles s'ouvrent par l'attaque des gens d'Orcanie,
coniinandt^s par deux chevaliers de ta lignée d'Arthur et parents du roi
Loth d'Orcanie *i uonimét^ Bercloas et Sadoc^. Ils abattent les roi«
d'Ecosse et de Galles, mais tous les deux sont désarr-onués par Pala*
méde, qui avec sot couipaguon» chasse les gens d'Orraoie. I*c roi
Arthur su lance alurs avec Lauwlol. Blioberis et Hector contre Tristan
et les autres. Lancelot abat Tristan, dont le chmal est fatiguû; liliobe-
ris, lieclor et le roi renversent Palaméde, Gohoriel et Dinadan, qui
tous sont harassés de fatigue . On s'etforce de les prendre; à cette L'p'>'"in
les lois des tournois défendaient à un chevalier de porter les ami> .
qu'il avait tSlé. fait prisonnier, si son vainqueur le lui interdisait. Trir.t.iM
abat Arthur et donne son cheval au roi de Galles, quï vient de lui cf^dor
lésion. Puis Tristan retourne un instant aux pavillons pour prendre de
nouvelles armes, car il ne vi'ut point ôtre reconnu. Pïilamède se dis-
tingue devant Iseut. II abat Lancelot au moment où le cheval da
celui-ci tombe, et est lui-uiême rlcsarçouué par Hector : Tristan, sur-
venu, renverse ce dernier et donne son cheval à Palamède, avec qui
Lancelot veut recommencer la joute, mais Palaml'de comprenant qu'il
ue pourra vaincre Lancelot, le prie de ne pas lui faire perdj-e le prix de
cette journée, et Laucelol y consent. Palamède remporte le prix, et on
retourne à la forêt. Dinadan se moque de Tristan parce qu'il n'a pas
obtenu le prix.
379. Jje lendemain, Tristan et ses compagnons s'acheminent vers
la lice, eu laissant Dinadan, qui dort encore et que Tristan ne veut pas
réveiller. Le roi Arthur, parti avec Lam^lol pour voir arriver Iseut, les
rencontre à l'issue de la forèl. Il reganle Iseut de trop près et est abattu
par Palamède, qu'abat ensuite Lancelot; Tristan veut le venger, mai*
Lancelot refuse de jouter avec lui.
Ce jour-là * les gent^ d'Orcanie sont conduits par Ivain et Lucan le
bouUllier, qui abaltenl les rois d'Ecosse et de Galles. Tristan les venge
1. VAr. ElicfJ, EiM*s i «M i H«ti44»i lUl : EHori\ 07. SI», LOI. «9 (M&Iorr), 9< : CfUet.
S. Pm p. Lot. 7&7 i fiiut«. 7TI. »7. UU, 101. 9«, M, 1&8 diflcst toot ooort : tl* lA ll^nfie 4»
LuUi, uni numm«r Artlitir tiati* U>x rien ttii lixit.
». Var. F.rclaat. — Sardoc 7M- — llfrrhiat et .fadnth MO, T&d, ISb9». Krdoiu T7S. T4*v
*0 : Kraoart lui. M'j. F.rdouarx v:-, tîdward, MAlar]r. — Etfikuu 7M. Oiloart 'H,
i. km mUlra àm e«tle d«tnhffl« joiimét «'orr^lc l« mt. N.
— 273 —
et se sigaalr bifatûtau point d'éclipser Palamédo. Il va encore changer
ses armes; à son arrivw Dinadan s'éveille; c'est, dit-il, pour l'empè-
cher de voir sa mauvestié, comme il Ta vue la veille, que Tristan l'a
laissé dormir aux pavillons. Ils retournent ensemble à la lice. Pala-
mëde b's reninnuît. se fuit donner les armes d'un chevalier qui sort du
tournoi, el attaque Tristan ; il ne réussit pas a le ilésarronner et c»'de la
Imtaille à Lancelot, mais Gaheriet et Dinadan interviennent. Ce dernier
ayant abattu Lancelot a la traversse est renversé par Palamède, ([u'abat
«ensuite Tristan. Lancelot reconnaît enfin son ami, et ils échangent des
paroles flatteuses. Tristan a le prix de cette journée.
380. Iseut est irritée contre Palamède, et quand on est de retour aux '**"* ^?'* desre-
pavillons, elle le blàme de sa jalousie et l'accuse d'avoir blessé Tristan lamède.
exprès au tournoi. Palamède s'en défend et Tristan prend le parti de son
rival, en disant qu'il lui pardonne.
Deux chevaliers viennent voir les amants. Ce sont le roi Arthur et Arthur et Lan-
Lancelot ; on les reroit avec la plus grande joie. Ils partent après une sfte à Iseut^eï
longue conversation. à Tristan.
381. Le lendemain, on est étonné de voir Palamède pleurant pen- Troisième jour-
dant son sommeil. On se rend au tournoi, et la troisième journée com-
mence. Palamède renverse Keu d'Estraus et se fait beaucoup remar-
quer; Dinadan taquine Tristan sur le succès de son rival. Tristan se
mêle alors aux joutes. Il désarçonne Keu le sénéchal (var. : Keu
d'Estraus'i et se distingue fort. Il abat également Arthur; Lancelot
tombe de cheval au milieu de la foute. Hector abat Palamède et donne
son cheval à Lancelot, mais Palamède prévient ce dernier et regagne
son cheval ; Hector en donne un autre à Lancelot. Blioberis fait remon-
ter le roi. Quand Tristan voit que le parti d'Arthur est presque vaincu,
il passe, en criaut : « Léonois, » de son côté, comme il avait été con-
venu entre eux pendant la conversation de la veille, avec Gaheriet et
Dinadan, mais Palamède refuse de les suivre. La tournure du combat
change aussitôt. Arthur * désarçonne le roi d'Irlande et Palamède ; le
roi de Galles est également renversé, et la victoire est désormais
assurée au parti d'Arthur^. Désespéré, Palamède quitte le tournoi Palamède quitte
et s'arrête à une fontaine, oii il se livre à sa douleur, car c'est à *hiÎ-^"t*^'»
Lancelot et à Tristan que revient la gloire de cette journée. Les rois ^ *" '® "^'^ *°
d'Irlande et d'Ecosse le trouvent là et le consolent ; c'est le roi
d'Irlande qui parle le premier; tt savait plus que cil dEscoce^, et tant
dût li rois a Pal. bêles paroles et tant U promet sa compaignie et bonté et
courtoisie et servïse * qe Pal. s'en va avec eux. Ils l'accompagnent aux
pavillons ; Tristan y est rentré avec les autres ; Hector et Blioberis sont
venus avec eux. Palamède déûe Tristan, qui en est très affligé. On rentre
l. V*r. : Lancelut.
3. Dans U Tav. RU. (voy. ^ .t;)i. note) les évêDemenU da tournoi sont issez ch»ngvs ; ce a'e%\
KOère qn'nn pAc^^riqae %m Tristao, et I'od n'y voit point agir la Jaloosie de Palamède. Arthur
bit Cilre des statues en rtioDoenr de Triattn et de* chevaliers les plus rciiommés ; lears éi>ées
•ont emportées par Charlemagne; cf. | 4iO. Puis la Tar. Bit. passe (p- 393) an combat de Lan-
eelotarec Bmnor deTant le due d'Uandeboarc, Toy. § 178. Pour Treisan, rojr. pins toio, p. 275-
S. Cette remarque n'est pas dans 757, 33S, l'iô99.
4. Et %o»lé Jusqu'à tmttê n'est pas dans 7&7, 336, 13099. — Dans 103, toot le passage est
•Itéré.
Iajsbth. — Tristan, !S
— i74 —
Il la jMytiUHf (>artto. Hoctor u( Htiulivri» vont vtiir lu reioe Guenièvre,
i|ui, C'tmti iiuutrniulu, D'aviiil pas ttsââlè nu lûurnoi * ; ils luîendunaent
«iesniiuvelk'S,
raluiti*'ile*.'l Es- 383. f*)ilnmtHle q^uilL*: les rois uL vm' au luisanl. t) tninw E&pi-
ffiiiogi'es. nuj|<iv>, ipii lui rafimir iju'un rhrvalitT vippl il(! lui enlever sa dame: il
eriiil (|U(* II? ravisseur est Soyunidfîs, mais c'of-l 1« parent de cnlui-ci,
Helyor, i|ui piirli; dna armf'R sonihlalilfit aux sinniieiï pour lui fairt* lioti-
nour. H8pim>f;rpi<> avujl etilevi' la dame à son man, parce quo li* pt^ro de
cclli?-ci avait rcrusi' do la lui ilouutT.
Comlinl d'He- 1'* s'arn'ti'ut a nu L*rnii[age; Es|tiui)^rL>d s'cmlort, ul I*alamt»dc
horavuc Sa- songi*. Tout a coU]» Ik'ljor. portiut un *'«ru vert avec un lion d'arj^rm,
I'"*"'- arrîvu avec la daniL* cl, aprèc eux, le frèrt' de ï'alanitslc, Saphar *,
i|ui i?8l à liMir reclicrda*. Il uimu la <1ainp et la diiFputi* à Helyur.
I'alaiiH'<tu no r«:unnait pa* son Irére, |iiu'ce qu'il purto le? arme-s
d'Hc'clur tli*s Mari^, qui l'aime beaucoup ^. l*alamcdi* vuil qu'Ilelyor,
qui Kn liât tt Tiqn^p avw: Hapliar apnVs avilir èl^ ilrsartonn»*, ne
pDurra tenir lion il lu lun^ie. II entre alor^ dan» l'ermilupe |Hinr an
Jain* armer; Inrsiju'il eu sort, Saphar a triom|>lir d'Helyur, qui lui
crie merci, se ilt-rlare inrêrieur à lui, lui ct'de la datm* t't s'en vn.
Saptiar tirlic* eu vain de ninsiiler la dame. PaUmiile, voyant le cha-
grin de eidte-ci. inl(»rvienl It^ i iK) : <s Itamr^ fei il, confortes t\/tts ; ne
vous (temantiei si {urt, et tant médites, s'il vous plest, conoisl\\, coneUstes)
vous oncquez ./. chcivtfier gî Espinogres ext appelés, et est de Sorehys, ce
me sejnbteY h Et il lui dit qu'il est venu pour la délivrer. ïNiphar. vuyani
_ BtdePala- f™irieuer la dame, proteste, et les deux frèreiî se battent saii!* pe rf^con-
mt'>tt>avoc &on najlre. Mai^ le comltat devient plus diftirile que Palaméile n'avait cm,
r^vro. |(> chevalier se montrant tn*fi tort, et ils sont obligés de se rejinfcr; pen-
dant celle jiause, l'alamède demande uu chevalier aud unui. t|u'il dit.
Siir-le-diamp r'nlamèile se l'ail c-/innaitre. et Sajjliar cède la dame a
Kspinngres. Lo lendemain, Palaméde part avec wjn frt're.
383. Ih sont cmprisonnf^ft par lc« fe^up d'un chAtelaio tue nu tournai
prlAt.iint' pj,r î'ajiimcile. Snplinr (^l mis en lilierti*, mats nn fait conduire Pala-
palflmf lie Piu-
prlAt.nnt' ^
LaùcVlo't ^'"^ nii'de par ilouze chevaliers chez le pi'rr du soiRneiir mort. L'n chevalier
de la Joyeuse Garde en avertit Tristan, qui part pour délivrer con rivTil,
mais il est pr<!vonu par Lancolot, qui, étant venu à passer, triomphe
saiiB peine da dotuo chevaliers. Tristan amène Palaméde cl Lancelol
à la JoyouKC Garde.
381. On eautie avec Laocotut, et on lui demande des iiiiuvelles île la
cour. I*alttinede, qui taifins demeure *, «outïro beaucoup «le revoir Iseut '.
I, Fin •tii fniftntfnt linl.
i. V»r, Srpfitàr
a. Ciitiftuiluo lUii* Malury.
I UnM :::, . -l, IV '■' . siV. rsO.r.'i —97, ml. 7*3, TM (WHi ut ■;'M J U,,,,-»., .Ifu, fu.-l,
I ■. firfj de tt mon !
1-. V — 7iJ . .-1. MOlJftll 1 j .- ■
i, n ils, MAtiirr «t IM (VcnH. Jnnot), en inirlcot. U«lor> i
t^nwlu; ,->. -.. .-.«.. ... .i.....,,i. . j », Mcevntwgnè d'Uwtar (411I ett IntnjJaU liiul «ifalt*-
mvitlj, \o* 1 r«H* fr« kntijonrt atmeymnnt grunf jvife etgranl fui», -vl «u rMffif^êlhMt
— 275 —
rSf^ {HÙnes triuntiiir Ip font niAÎfrrir. et quand il est fwul, iJ exprime ses Doul'^irr Hp Pn
^d(*»irs aniounMix di»u« (K*-* f!littii?MiU£ T«t lit'H laî* *. Uû jniir, il t'sl luwitj I*in6di-.
KUpri-s il'uoL' fuuimut* . il cluuiU* uu lai uouveuu qu'il a uimpust-^ liii-
hn^mr : Ùedaus amoun vient dous penser, fir.^*. Mai* TrisLai», i)ui l'Uasw?
\Aaxi9> la for^t, Ur siir|irimil el le Jt^tio; il» s*.* ilumif.ut »*iiliu n*uJi*i-vi(UH
|ft U fitoUiue^ 'a nuidJti* jours *1h U; PaJ:uuMe (var. Tmlaxi) rapiM^llc lu
nniJ«-voud au Perron Merlin, où il u'éuil pas venu, cl ils »*» quillrnl.
Trislan d.»fl(*
l'iilamniln.
3H5. Mais, |)i'u tU- leijn[is apri^, Triatau estl liltrH»è jKïadiLUl la cli:i--'-.
par la luaUiIrr-M- (lutt anlier. **l lnr!*i|ue le jour tis«^ pour le nul..-
vouft v*\. am%(V il partit* timjuun^ le lit, tti liifii iiu'à t'urrivi'r dii
PaliuDMl**, il •/»' voii l'on:<^ ili* n'iiomlM» au ini*îi^a>r<*r envoyé |>Jir son
riMil qu'il [l'i.'si pas nncorf hu l'Ial île se balln*. Palaniérle t'en va,
Ui's ^uli^rait au foûd de pouvoir w ilitipenscr tl'uu combat i|u'il a toulr
niiN>û ili* ojaiutln;.
(^uauil Trislaji est KU^ri, il chejchi* porlout Palaméde et r(*inptil tout T^^," **
Ir n>\uuiae ilu Iiruit de ses expliûis. Il cnmmpnce m^me à apcticier lu.
rmiommée de I^nc^tot, el le roi Marc eu irojiihk* île jKîur. (Juelijueîi
dievalu'n» de la liguée de Bao, mt''ConteDU de voir î^ncelot éclipsé par
TrÎFtau. auraient bien voulu mettre re dernier à mort, mais {..aurelot
lec-r «i^ifie que, s'ils tuent Tristan, ils ue jMmrront plu:? compter sur
»oa amitié ; ^rAœ à cette décloratiua, Tristan csi cpargné.
386. A celte époque arrivent di» Lêonui^i pour revoir leur sei^eur ^75]**^
Tri&tan ' ; ils le prit>nt de retourner dans t?on pays, mais il refu^-e, *:txr -coaoïs.
S(-
çnnlc nu point
dVclip*»*rl4in-
celot.
fwmrtprM tjmr nmfi^m Tr. ftftta mf^* r<^w/t , mntt nMn* f *mtt t* r^nijt** rf» tM»t.*t
p*rU 40 fr - - 'I i»iu*i
pHMnit iMt (sc criai
d«an«kL<T.
famm wMvraNat «ni «rtMOHiiu vneêàam lamMIatootM la mu>n Ae IHaUN i *vy, f uu,
t- Oe m^oK IU4. fc r«ti V o«i épUode {loj. g 4», nota). — 77S, SM, lun,
7té, M . Ifo^-m't H«(t -Ir.vT.XO, 101: O'tm. m* rigmt t. tf, ^.,rtc.—
7)A' t^ dirl; nm.ir i ;»>,•
-t I.Vf».-.,i '
Mv ■
itisw fil* -ji; i; *r "-.U ijrcc rn.*L.
••la U tau ruQn rliuaé ptr le «v
ta «MPit. Il i^nl^ iMt «Trotorc» 1
9tmt0— «tAo^nrux; il aitmA i
4nw4.xn.< .1. «tk.nU\'. r l ill.
Artl>
t da'inuh t(ty. I M9.
ore XI). SB milkn detaijiMlli< ■nul
*- 276 —
il np veut pas privpr Gauvornal de sa tMTP, qu'il lui avRît doon^ ; il
l'avait nmri^ â uttr soc cousine. Il pri^m^'t cop«*nd.int d'allor ïfjîr le roi
(iniivornal IVli^ prochain, prnji^t qui n'aura pas de ru)U> h oauiit* de In
i]u(*w du nainl Graai. x laquHk' Trii^tnD, aiirM l>ien quo les auirc!) che-
valiers di< la Table Htmdr, duii prendre pari , celtn quî>lo (iit CdUtte que
TrÎAtaii {terdil Isoul et que le roi Mare ta ncavvra. J/Af orvottt ttstt-
rom a porter de cttui conte et retornenfin sor une autre matière * .
(>)mmeiice- 387. Après le départ de« Lt^onuis. TristJin reste k la Joyeuse Garde
muiits titf la pendant le reste de eet été et tout l'hiver. St quant H nouvittx ttmjtt
reifairc entmur fa Pasque, yw cil bois commeticeni a revrrdir et rit oisriUon
commencent tor chant, ttd'mc vient * un saint hennitr a la nmr et fit
savoir [V l'iA) au roi Arthur que le S. Gnial appitniilra dans sou hôiH
il la IVntec<file et nourrira de sainte Haude sfs chevaliers -, rt*rmite
ordciniieau rot de faire réunir tousses chevulicrs :t lu cour ileCiiniaalolh
pour la fête'. Le bon chevalier terminerai 'a veiiuire du Sie^e p«'rilli'ux *;
J)nur les détaiU de ce siejte, il f;JUl consulter le fattn et Ir livrf de Roft. lir
Borron, car cil le devise tôt cteremetttet te moslr»' tout-ajiertetnenl ainutni_
cûtn ta tiaule ystuire del saitit Graal le nous fet a savoir.
Artbur lionilra '*®®- Arthur envoie partout de< lettres pour aunoneer qu'il tiondrn une
une cour hril- cour encore plus hrillanle <|ue celle de son courttnnemeut. Ij? bon «be-
lanio. valier est (lalaad, le fils de LanctdoL el de la tille du rxii Pelle» ^.
nut-lf du saint
lira ni.
» tMtt fvii, i'»r (••<•« I utrm rf/it/m-r ^MiiHt u et «r* (rmin tt Icuf. ri imrolr J* ta {rr^aj
court QV la quftte itel i tintai r> "C.
I parmi ta form it« AamauWh, Il «rri*? par
< t-fitntt rfpfitui por tS^nttr la m^iit. 4|Uc k
. iii'iMii triinn iHKrimlaUDn raltr «fons 401,
l'nrntiiireHr {«mit «itiir rtinlu <U**)-
î. ..lorrhitn'. atiHl f/ur (i
lNU«r<> 'Ii-VOIM In ••hlfnr ■t'uti
n»l.-:,' , :-
«;, ;'.
S. :
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4. iw ii>i, j:. JiJ, 'jj. :
(ir>l, ^ 1*0 i-y ,ir.«o >ir..<
BKS a. '/r di/ Il ron/ct ifur il
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l >ftfr J> j«(itTUiir«4 ehftUit^ri W Vi plwi truiirf.iu #( fi p/w
. . . , BRB a, '/r tli/ li canin ifu< il •iiinl i/ur J> uniruUrtÀ cMfitUten W Jt ptmt comrl.iif #( fi p/u
tnlerpoiation ao ^reiu cf It itiui tiôtonnaUci, < V»l Minueingneur l.tmcf\ol du Uw, fini pur bnHH* arrittur^
101, BlC. JMir itfttus VHtf p-r
tor If pont itr Cor '
ir It fille, tout lir i
«Innolsrlk'laiu In
le ttncelol : t. P. <
■ iinilO \m nnc •!■'
|«>ut ;
lr»r.
l'iiH
lain< '
unii
iIpI^i
e'«l I !■..■'
pour lr->iiti'ft k-.ir «>. te. — l'i \(t1tii.il lut iiiuiiT iIkiaII^i l'ci.<. jI. «lUi .jiir.U; ; .j-
•Iba pareil» 4t(i Kru rt <lc Mnnlrel : auis'CDt *c* .ivPtiturc* ; \\ <iullU- Putritif .
i'rriliUt, 119) vl LTuUtr U^kn i Ui *« iMUcDt: nuUtlca (te liurs bliUMirci, Ut Xiiii ^ ..... _. u
MlBl nnmli U>iK*olnt, lu-rueini (lar nilnat, #»t fulln pi>Vt |ttr on rrmlu ul «rrivr à Uorbcair
"Il npptUail If potit lU rorfifnif \TttH lont l'imrl
•t tuut mrlnlmanl- t^l qtumî il ilntjMti/ntt a
■■ Sire ckeiulim. lu e/niritllutoul ntlent. - S'il:
t, ito la OArt^^i- '■' 1 '•■■■■-'■ -'
mr. H.. V. ■■' r
■ -■»ip| boipm r
.Aiii'im. iMi« \en inTVi'Jli''t 1(111 ^iiir >iiiii« t- vi.,t\ nviuKuiiri . miU
^n MVktt vti (fni'<iiit<^ tlaii* le LiincTltil\. TiiU II rrU>iini« \ U coin, ri Ir r»nle
(f* l?"t ffr dîf /i r(jnr<-i v«ir /I r"|w Jrlut ttiott mint rtr r.nirjtirTrr
rid fulutini lui. tfT, BU (vut. : J<»fll. m
. '.-.r,-. !■ I' , Mir, f Mï.-- .II..'. \ -^r *- - ir
l.aoi<n
s. i.-
•■'■* -; ■ '■•■■■•■- - ■■=• ■■"■«-ié h «rtle qUi>to| le» avctituiv* (1m
t ;to;i sa AyHDl raruiiU U muri di>
V, |i M»),
.Miir;ut:ii i-crc- ju.ii^i a m ^u>:risun tl'Uector et de Percoct ité
\ necUit (inr JuiickbKwt. It Itomtiit Jr la l'h'irrettt. |i xi.t*i.i
— ?77 —
lK>ut refuiii* il'aller .\ U crmr puur la télv ; Trit:lau vnui alurv re«l«r
*vvc L*lli>, msû^ ellH Ut* U> liu |it!rn)f't |ta^ : ou thraJi tjui* Tni»t:uj a
t. BUaa TaM icriv^i • u ta «K c«tt* parti* <|0)r v
IttfdllBnii OOMBIUM k kNM tV MM., Mtf j 7>7. >
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389. Tristan pari loul seul ponr la cour. II rencontre PaU- Trisua
mode, qui aurait bien voulu lailaqucr*. mais il y renouco ^
quand il le voit sans armure '•. U a mt^mo la yénérosilé do
donner son cbcral à Trislan, qui est en retai-d, afin qu'il
puisse arriver plu» vile h la cour.
I. Cf. Ift n>*tf ^ii]f>ftsus.
î. It ■ ' (cf. îi 3H01 Tristan i-mfinint*» l'armnri' iVnu dicva-
U«. Gai iluntj; «pns un loim i-nmlmt. I*;il;im(«!« a lu di'-ssoi»*
rt ciniî»»'nl a V laire ImptisiT. Tn«lan.i*t tinllpriin stmt m*» pitrraiiii;.
l*Ut* lia vtiul A In cour (l'Arflnir ;i fliiriiiialniti -M a— iist»'nt ii In ft'U- nù
Cour,
nincontns \
l>in4tde.
t»Mi r«<Md 4'> «Jivr, «te.] mmIbIcum lit, tnl, «ic.. }"•«■
M>. «a. 7M r«iiiMiM Afl Bièv» p^llUmi *i I'oMk dfr rermtte, slnaj qiw Im
\ rtff ir. icctm •!» falT» iwrt rt wr la trlmlcur •!• u »u iiirArtbar v«rt dniiii*r onl
» oa» Mi I ^i-»i ^•liluamrnt pn«r *f\Ui **-* fvlili^ iitir tr* sbr*!». t E »»7. tiwte
— l'7Ô —
Ev^noments de
la veil)*-' Je 1a
PcntBcûte.
390. Ils se séparent, et Tristan tant chcvau4:he qu^il vient"
a Camaalot droit au jor de la Pimtecoste apn^s (liner K Et
sachent tuit qe a la veille de la Pentecoste^ le samedi, Luncolol
avait armé Cialaad chevalier dans une ahbaye voisine -, cl ce
samedi-là la splendeur de la cour d'Arthur avait été mer*
veilleuse : Et por ce que *' ce fu festc et passe feste, votus en-
commence *je * les paroles en tel manière que les paroles do si
merveillettse ffste &t si honorable com celé fu se deim[en]i
encommencier ^, Douze rois chrétiens, vassaux d'Artbur,
étaient présents.
Arthur demande au roi Bademagu, centenaire, mais toujours
allègi'e et bien vivant, s'il a jamais vu une cour aussi splen-
didc. Il répond triâtemenl : r C'est la cour avonlureusd dont
le roi tnaaitjnié vous parla devant moi il y a cinq (var. : onze)
ans. H vous dit qu'après toute cette joie viendraient le chagrin
Galaad prit place sur lo Si^^e périlleux. Tnas les cbevatiOTs dp la Tahle
Roud*» se apparent: Tristan rotourno ù la JDveusp Garde, itt Palnmndi'»
fie feront en poursiiilc dn l.i bestc /flatitsant. Puis rii?n sur Tristan dun»
Malory, avant los romarquos, aux fiOges 478 oi l'Ji^ sur la mon ilv
notre lirrus ; cf. au § b\h.
1. Aiuîti 757, P' \hÙ. 70"», I :590 —772. ^ 180 c : — lanl chrMU-
cita r/w'il oint mont pr^4 dr ta ciIï" île Kamauhlh. Mts alant Ifte li 'vifW'r»^
a parlr.r dr. viomcignnn' T.. pour « qu'il w vint pas a couri la < i
fatc ne Ir. jot\ drvant «pnH dù/ncr. cl parole de ta nobtescr de r. i
des nrentuirs gui i avindrrnt la xmtte et te jor ainz que mUirr Imian
vrnuû a court. Hf mrnio :î;î(Î, iO|, U7, 3^'J, 09, 758. ijiji 'ppcndanl
ahn'^ciit la plira^^G finfllc; '^J6 : Mh atani w laiitt orê le conte a parier
de T. et pamlf dr ccutz lui esloienl ttnuz a ta feste de ta Pcnthfcuxte ,
1Û(, (Hc. : Méx at. tr.ue ores ti e. a parler dt T. et parole d'autre chose
{de cels ki estoienl venu a ta f. de la P. ujmili» 75i*J. Puis .336. 77i.
101, nïc, |>ar1i*nt di> la H]dondoiir do la fèifi, éh leur texu» hft rouivHUpe
»vec ctMui do 757, fie. (puiir Galaad armé chrvaïiw, voy. % 392 ai.
3. Sidun In Questo, Lancelot ét^ùt parti la veille, niai» ne l'avuil armé
chevalier (jue le lendemain ; cf. § 392 a.
3. fil por i'anutr de « que 772, 33G.
4. Vous en conterai ge 772, 336.
5. 755 el !2.'»U9 alirepenl un peu {de si haute feste); 77Ï : eonwie la
paroles de xi haute (este et de si haute honorable joie corn ele fu âdonques sf.
dinvetit aicom mander . 330 ; rt en tel inan. comme on doit jMrUr tte si
haute feste et si honourabls eomtne ycellr fut adoncqucs, et dit Ir nmie qm
ify commence Ui qurstc du saint Gruat h\v ni. 772, f' l'JO .i. en vtslt-lto ;
Vi commanre fatoire det S. Graal de t'cstoire de Tristan^ te nereu au roi
March, aver une niinialiire d^'-t-oupL-el. — KM, 97, 3P.I, 99 :ilirèp->iti
lout ce pasun^e : El frt ce livre vous vuuldruy rai'onler cftmment elle
courtj fu assemblée et pour quelle chose, et en quelle manictr. les pa$'uï
s'en doivent eneommencier; 7.58 c= 757,
— 27Î) —
et la honte. — Bah ! dit Arthur, le roi mehaignié n'est nulle-
ment aussi digne de foi que Merlin, car ii uns fu adès trouvez
voir disant en toutes paroles, et U autres ne set qu'il dit '. »
Bademagu regrette l'ahscnce de Tristan et diseut, et Arthur la
déplore avec lui.
391. La fête se célèbre très gaiement. Le roi fait des présents
à tous ses hommes, et plus les povres que les riches..., et s'il
pense des chevaliers, la roi/ne pense des dames...; elle s'ingénie
à leur faire plaisir, et les dames se disent entre elles que voi-
rement est ce la plus vaillant dame du nxor.dc et ta plus sage
et la plus courtoise; tant a en soi pris et valor que bien
devroit estre dame de toutes régions del monde '^.
39i. Le lendemain, à l'heure de prime, le roi sort de sa
chambre, la couronne sur la tôte et dans son costume doré de
couronnement ; il fait porter devant lui son épée et son sceptre,
et les chevaliers le suivent en procession : Lancelot y est avec
tous les chevaliei-s de sa lignée, sauf Galaad ; il viendra lui aussi,
comme on pourra le voir dans Robert de Borron, qui s'occupe
beaucoup de cette fête dans son livre et y donne les miracles
1. Confusion dans 757.
2. TÛT, 75.5. 12599. — 97. 349, !01. 772, 99, lÔS: dame de toutes
les dames du monde; 33fi : dame de toutes les terrez qui sont soubz le
ihrone.
ïfi 757, 755, 12599 passont aiiv ôNcnomonls du Icndomiiin. mais
77"i. ^3R, ICI, 97, 3Î9, 758, 99 poursuivent ainsi :
392 a. Ensi comme les dames parloient en tête manière comme je vous
conte, lors entra en ta sale unf damoiseïe. Ello s'adn'sso au roi : « Sire.
pour Vcu, dites moi se Lancelot est en ceste sale. — Oit, luir, (et U rois, veez
te la; » si le monstre. Et t'Ilo va à lui oi k* prio de la jiart du roi ! Viles
de la suivre dans la forêt ; elle ne veut pas en dire davantage. Ça*, pas-
sage a été ciipié par l'arrangi'ur de la réilaction 772. etc.. dans la
version onlinaire de la Queste du saint Graat*. «pii commence ici.
En effet, tandis que 757, 755. I25U9 {cf. ci-dessus', donnent en
ahrépé le début d'une Queste jdns lirève. attribuée à liidiert de Borron,
772. etc., copient, mot. à nmt, le déhul de la Qwste délayée, attrilinée
H Gautier Map', mais en utilisant aussi, en partie, l'autre version;
ces mss. vont, iNmimenous le verrons par la suite, ju.sf]irà donner nue
1. i^ .</»«( r.ratU pnJ.lislictl hjr FurnÎTjiU iHvst.arjrlie CluM ; Lomlon 1861-63. ilaiiris ileux
■nss. lia Mds>^ britannigTie.
î. Pour Indvu.^ TcrHif»nn 'li- I.i Onf%tr, xnr. n. ParW, Vt'ùi, I'. tix. l-i Romania.Wl.
— 280 —
qui aFrivèrent : le perron de Merlin-^ le chevalier qui fut
brûlé, par la volonté divine; l'épée qui laisse tomber des
gouttes de sang dès que Gauvain la ceint, — tout cela est dans
le livre de Rob. de Borcon ; ce serait donc peine perdue de le
répéter (P 156)*.
Le roi va entendre la messe; quand il est rentré, Lucan le
boutillier'^ vient dire qu'il est temps de manger, « car hore de
midi aprouche. » « Vous avez donc oublié la coutume, dit
Arthur; je suis le roi des aventures, et Diex me mist en cesie
honoT par aventure merveUleitsej ainssint corne sevent tout de
voir;... tout mon (1. mi) fet ont aie avant por Dieu et por
aventure, tant qe de vioi sera parlé et des merveilles de vui
vie, tant com H siècle durera, La costume de cestui jor savez
vous bien ; m'en cuidez vous doncquez oster ? Nous ne pouvons
dîner, le jour d'une si grande fête, avant que quelque aven-
ture soit arrivée. »
i. Cf. G. Paris. Merlin, p. ly.
2. Dans 12590 c'est Keu.
version toute cyclique de la quête du S. Graal, en reproduisant la plus
grande partie de la Queste. — Ils continuent (mot à mot comme dans
la Queste, dont, tous les petits détails se trouvent répétés) : Lanceiot,
conduit par la demoiselle dans l'abbaye des nonnes, arnu' Galaad che-
\ali«M' le lendemain, assisté par lioliort et Linm'l, avec qui il retourne
à la<;our, où la supérii-nrc a pnunis d'cnviiyer tlalaail. Les trois eousins,
en attendant la rentrée du mi, qui est allé cnlenrlre la prand'messc,
trouvent les li'ttres du Siéf^i' piTilIcux.
Le roi, rentn'' dn mouticr, ((''nioignc sa joie di' revoir I^ancflot e( ses
cousins et ciininiande que 1rs Jw pes soient mises, ear il esi temps de diner.
Keu |)n>teste : « Co si-rait enfreindre la coutume ; jamais vnus ne vous
êtes mis à table, dans une haute f'èle, avant qu'une avt'Olnre s(dt arri-
vée. » Le roi, confus, s'excuse de la joie; causée i)ar l'arrivée des trois
cousins : « Cela m'a fait oublier la coutunu! que ge avoie louz jorz main-
tenue jusques au jor d'ui. » Qvanl ce t-int a heure de prime que li rois devait
porter coronne, il sort de sa cbambre, etc. = 757, voy. § 39'?, sans les
reniarques sur les miracles et le renvoi à Rob. de liorron ; 772, etc.,
passent à nous dire ce ipie fait le roi : il va à l'éfflise, puis Lucan,
ele., (ont connne dans 757', mais ai>rès la répiimande a<iressée à
Lucan par le roi, 77'2, elc, racontent l'aventure du larron :
I. CctU- reprise «In ti;ite itc 7ô7. <|ui, naturellement, ne !io trouve pas «litns l.t Çurstt-, nt
bipn (^aiirtie ; diins 773, otv , du mms a (U-jâ <Iit 'inc le roi t^tiit allé H l'é);liso et qu'il était reotri
(viiy. ci-ilrsaiisj ; la r<')iriiiiaii<k' ailn-sséc iiar 1; roi îi Liu-aii Tait c^ilcmcDt JouIjIo emploi avec
ccÛe iJitDuëc au roi par Ki'U.
— 281 —
393. Pendant que le roi parle, un chevalier, pauvrement
habillé et pleurant, vient lui remettre une lettre, en proférant
de tristes prophéties. Arthur lit la lettre, qui est en vers'; il
s* effraye, mais dissimule son émotion. Un valet apporte
une harpe, et le chevalier chante un lai qu'il a composé'*;
c'est son chant de mort, dit-il en rappelant la légende du chant
du cygne. Arrive un autre chevalier qui le provoque, et
alors le premier arrivé se tue, en disant qu'il aime mieux se
tuer que d'être mis à mort par son ennemi. Puis on va dîner.
Il arriva encore d'autres aventures, qu'on trouvera dans Rob.
de Borron. Nous verrons plus loin pourquoi ;le chevalier se
tua et qui il était ^.
Galaad arrive au dîner* et achève l'aventure du Siège péril-
leux^. Maintenant tous les chevaliers sont présents, sauf
Tristan. Le roi, fAché de cette absence, accuse Iseut de retenir
1. Cette lettre, dans laquelle on prédit la honte du roi Arthur, com-
mence ainsi : A toi faiz savoir, rois Artus. — 101, 97, 349 : A toy,
roys Artus^ qui es seigneur; pas des dans 758, 99, 772,. 336; — Pour
la place de cet épisode dans 772, etc., voy. ci-dessous.
2. N'est joie qui ne viegne a fin, etc. (12599 : \j]oies n'est qui n. v.
a /".). 772, 336, 758. 99 : Rien nest qui ne viegne a sa fin, etc. ; pas de
m dans 101, 97, 349.
3. Promesse non réalisée.
4. Gai. vint droit au digner, etc.
5. Pour Perceval, voy. § 31 1.
393 a. Un valet vient dire au roi qu'il est arrivé un grand perron,
qu'il a vu floter par dessus l'eve. Ils descendent tous le voir, etc.,
mot à mot comme dans la Queste : — on trouve une helle épce tîxée
dans le bloc; des lettres gravées sur le pommeau disent que le meilleur
chevalier du monde pourra seul retirer cette épée. Lancelot refuse
d'essayer ; Gauvain 'et Perceval s'y essaient en vain ; aiirès eux personne
n'ose tenter l'épreuve. « Maintenant qu'une aventure est arrivée, dit
Keu au roi, vous pourrez dîner. » On monte, et on laisse le bloc à la
rive. Suit l'épisode du chevalier éploré qui apporte la lettre, chante le
lai et se tue, comme dans 757* (voy. ci-dessus;. Puis on va dincr.
772, etc., sans reproduire les remaniues sur les miracles, pa.ssent à
i'arrivée de (lalaud en copiant la Queste, tandis que 7rj7, etc. se bornent
à indiquer les faits (voy. ci-dessus) : Le roi est assis a son haut dois,
<?tc. , comme dans la Queste ; Galaad est intioduit par un vieillard, qui le
fait asseoir sur le Siège périlleu.v. Puis 772, etc. reprennent le texte de
*"ô7 eu reproduisant les mots : Galaad vint droit au digner, et donnent
'a. mention de Tristan et la réprimande adressée au roi par Lancelot.
1 . Linrelot préJit à G«uv,Lin nue cette i}|>ée le hlessera plus tard ; et. S hOZ, note.
1. Cet épUode ni»Dque par <-oi]sé<iaent dan^ la t^urste.
— 2«2 —
soQ amanl. Badcruagu le rassure, el Laacclot adresse à Arthur
d'éner|,'i(|iie.s reproches surix manque de confiance en Tristan.
39 1. Grmit est la joie et la feste qu'il font en celui astel.
Âf^rh me}igier vont hohordcr pour fere la feste greignor.
Gataad brise ce Jor si bel., lances, que tous disent qu'il esi
certainement bon chevalier.
la ou il ostoient hors de la citét ez vous mons. T, venir
entr'elz : il n'est pas Iicsoin de demander s'il fut reçu avec
joie. On lui raconte l'acconiplissement de l'avcuture du Siège
périlleux; Tristan complinicnie Galaad et se déclare son
chevalier *.
!. Pour 772. ctc , voy. § 391 a.
Iti 7ri7, etc., jLliWigeat (voy. ci-tlmifiiiii}, maî« 772» Plr., reprennent In
le.'tle du \aQualc .
% 39A a. Lori commence Ut fMte grant par Urnz, ei fnnt moul ffrarUi
Uonor au chcvaiier nouvel, t\u\ a pu tcrminor l'avrouirn du SIm^iiI
périlleux. Après lo dincr, Giitiiai) «clirvp l'avoniuro du Moc de
inarbro, «l la druiLiisfilIo vient annoncer l'apiiaritiuD du sumi tlraul. Jj*
Tiii fait arranger un bohordelt, où (lalnad ko di^lingun. Pui«, comme
757 (voy. ci-df'ssu») : Gai. britr eejorxi hfl Innccâ que («us disnnt qu'il
est œrUinenii'ot I>on clievuUer. Ici 336. 7S8, 91' disr-nt, cumnit' "57 :
La ou U Mhicnt hors de ta ciU, TriMan urrivo el (*st nxw avuc une grande
juic, Utndis (pif, dniiH 77'2, 97, 319, lUI. ti conifs rrtorne a tnont. T.
pour nirniUf^r qu'il nrrivr dun^t la |il,iJno dp C^imanUiih piMidaut 1l<
bokardilM. Arthur k voit rt lo munlro u Laiicfrlol, qui mi nu drvnni df
lui, PI le roi lui t'^inoi^irt sa ji>io de sî» vonuo. Puis les rmis lexii^s sk*
roncnntrrnl. à ci'tln i)hmsn : Quant U ont a T. conl^ comment l'airM-
lure du S. p^t'iU. rxl acomptie (il n'csl rien dil do l'avenlun' du
bloc, quo 77■^ otr., ont inior]inli'o d'apros la Quelle, cf. la pri^f.
I XI) ol vont ODi^enihle jusi^u'aux muU : il ni a nut.. fors que joir
mener (voy. § îiy.'i}. Ici 7.*»7, etc., abrôgont jvny. ^ .195 ps.), tnndi* i|uo
772, 97, 349. 101, 336, 99, 7.'iS poursuivrnt c*imnni la Quette : Quant
U bohordeis fti rcmfs^ on Imuvi' que Gnlnnd a abattu tous ttauf Lnuc^^loi
ni. Pf^rr4ivAl. Au .i(iu|itfr a liou l'apiuLrilion du naiiil lïnia). quo Oauviiin,
dont IVxi'mplc nslsuivl par tous W» aiitr^-s chevnlirr*. fait vnru do chor-
rlicr ppudiuit un au ri un jiiur. Lr vieillard eiivnyï* pur "Nasi'icn viryil
leurdiMendro dVmmrner lours Toinmes. L<*lond<'niiiin, los compagnons
ent^Midi'iit lu inoftM' ; sur t'invitaiinn du roi Uad-'UKutu, Arllnir fml
o.\t\Mr\vr les iainU . Suivant liMlésirdi' Itjtdeniiifai. ^alaad jorcb- premier,
et après lui louii le» compagnons de In Table Uoudr, au nimibro de cr-ni
rinquanlo. 772, rti:., doiim-nl leurs noms; la Qucsic ne dimne que les
sept pn'uiiers.
Voici u.>s noint» :
— 283 —
395. Grant fu la feste qu'il font a tnons. T.; il ni a nul
qui autre chose face fors que joie mener; tuit enksndeni a fere
Joie K Celui soir après souper fu sanz doute empi'ise la Qeste
del s. G.i ou tant de bons chevaliers mourirent, et ce fu por
Camonestement de motis, Gauvain ; cil en tint primez parle-
ment^ et tuit H autres après. Et maintenant fist chascun veu
por qoi il ne poet remanoir. Por celé qeste sans doutance tome
a mal et a povreté le grant pooir del roi Artus et de la T. Reo. ,
parce que tant de bons chevaliers moururent pendant cette
quête, qui sera aussi la cause de la mort de Tristan.
!. 772, etc., reprennent ici la Queste; voy. § 394 a.
395 a. Galaad, Lanceloi, Gauvain, Perceval, Bohort, Lionel, Helyas
le blanc ', le roi Bademagu, le roi Ydier, le roi Ryons, le roi Karabaus"*^
le roi de Claros, Gaheriet, Apravain, Guorret^, Mordret, Keu le séné-
chal, IsainGIs d'Urien, Sagreinor le desreè, Gifilet, lilsdeDo, Dodinel le
.«auvapp, Gui^enain Cuer hardi. Galegantin tcGallnift, Guiiret de Lambale ',
Maditr do la Porte, Blitilieris "*, Banyers^, Hector des Mares, Dinadan,
Tristan, Ivain l'avostrt, Arthur le petit, Agloval. Erec, tils de Lac,
Brunor le noir, Giiinglaiu 'Guif{lerin 97, 3i9.i, Harlisle bloi' , Calogri-
nant, Brandelis, Meraupis de Portlesgnez", Pharau le noir, Keu d'És-
traus, Lambepues*, Taulas"* :var. : Caul.;, Abaradan, DamaVia (var.
Adam. . Amant te bel josteor. Ganemor te noir", Haiyin le dur*'^, Acos-
tant, Lamal*^, Sr/nades*\ le Beau Couard, le Laid Hardi, Melyadus ",
Mandin le sage, Andeliz, Brûlant des îles. Ossenet, Estrangot '*, le cheva-
lier d'Escor^', le valet au cercle d'or, Kahedin (le blanc, ajoute 336),
le valet de Gluie^^, Enroes*^. Ferpus. Loth, Bedoier le connétable**,
Meliadus le noir^', Aglons des Vaux^^, Lanborc'^^, Lucan le boutillier,
I. Qntitf : llrtrmam ir blond ; *3C : i/riain If Mane, le (11» de Dohort.
». De m. VI, îV.i, 1»! ; — Cartmbaus ;w, Karabant tW; t'Iarahatix 336, où pn.'cède le roi
Carados-
i. Unidir d. »;, U9. 101.
t. Ctiih-rt de L. ;iS'i. Ouhfrrt de L. 1W.
). «^ aji-'iite : BUtHor de OauHei.
6. Banni, le fiUeul dw roi Ban 9^6.
;. Ainsi ti;. 4(9, 101 ; — 758 : ^rtts : — 3M, 99 : Jrtuê ; — 772 : flanfn.
*. 3x4 ajoate : .ihhrs Ir renommi, doirain, firadmt.
». .tVM'7uiajuate»M.
10. AM donne aprv* TauUs : T'rdain. Oamuaeal, Damai ; puis %ient .tmant le b. J.
II. fiaifHor a la hell^ amie 33A.
It. //. de l'estroite marche 336, qa\ ajoute Ârottrimt le léger, Dauubif te couraçtur.
la. Baral XUi.
11. 33<ajmiU> .lurel.
Kl. VrliotlrriM 97 ; Meliandrris .11» ; Mrl.ant dr li% -Ud : Vrl^aa 758.
16. f>. ri Jntnçof 'J', lHV, IHI, 9»: .Ittirmrr rt Frainjot Ibi*; Oteniita d'Uttrangol 336.
17. Lr rk. dn cor ;J36. W.
IH. Glaire 90.
19. VuitlrM 33t>.
M. Bedoreit le e. 336.
SI . Mrl toutcoart MS, <|ai ajoute Gmherit de Aaraheu , — 10! : .Vedeadmi I. h.; Melianderit
•ans plus, 99.
». Ja'- tout court i^in.
ii. 4M:Lamborl.
— 284 —
396. Arthur est l^l^s coulent de voir qe ta T. Reo. est acom-
plie (kl tout, car tnit li compaifjnoni estoicni donc^ qu'il n'i
avait oncques nu)s veil ensemble. Mais celle joie ne dure qu'un
jour; car, au soir, quand il voit que tous prendront part à la
qufîte, adonc commence le duel. Et por ce qt! mons. fl. de
Boirom devise tout aperte[menl] les nons de celz qi la qesie
jurèrent ' et dit la reson por qoi il (l. elle) fu, enprise, rw oous
en voiU{e) Je si plus parler 2,,.. ainz m'en irai oultre et corn-
mencerai autres choses et dirai en tele manière :
i. Ces nom« sonl donnas par 772, etc.; voy. § 395 a.
2. Var. n'en voit je ici parler.
le roi Galegantîn * , Apuiscans îvar. : Apiiisans) d'Ecoeso, Bnmor de
Plessie *, If» roi Malaquîn, F*alridos *. Kalaart le pptil "*, Sibitias aux
dun's niJtins '*, Apf/isal lu gros •, Sartoc le lilond. iVai{/ûj(var. MeIio«j de
l'espinf. Argoier le (el [758 : Agoier , PatrïdoR a» e^rclp d'or ', Maudin
Vtnvoitié, Gritigutat le fort *, Malaquia le Galloiâ ', Acriojr*^ I« \w\,
Gati/ndcs **, Margomics**^ Kaenlins, Aigliu:? des vaux. Ansoi't de la
rivière ", Escalibvrc le mécouuu ' '. Sephar '''. Nulmti, Esclamor *', Ati~
WW^, Aran, .Iryaanor''', Jffi/i/or, Melyadus le blauc, Malaquin le yrtis,
Arguas l« bel '», Armand le bel ", l/trmin lé [et *', f>/i*".
396 a. Ou [)ieud congé; Laucelot monte â clieva! avec les autrn«
aprê» avilir cherche à cuitôùler la reîue, etc. , tout cnmme d&u:» la Queitt.
Arrive la demoiselle avec l'épée que Gauvain fait saigner quand il
Tempo igmo.
I. iiai^tiutit} 5Ji«.
9. l'Initthr. v&r. — Arwwrfr Uialmart, îSt*.
H. rarcMtà 34C,
4. httUinrot («• p. '»"i Tvtant le fi. JIM,
». Fima*a. a. m. aas,
A. ri»*mn iir y, fv.
7. ftttfiiUi aur\ 4'or HSfl; ttatn4rt aue. H'or 91, 1»l.
8 Var. l'.ringiti't, -'»■ Ir f- : — firiit^alei /«• /* Sàil : Uomffoia* It f. W,
9. jluiti'Utiftli;.
ir>. Ynr. .igrhar, Mrtcvr; 07 ualv Ir fli>m «t dimnc lealemeul U M — .iyrl^rinéa* Sl^.
II. r.aHnyuft UKi ,Va/Urf^i 7M.
If. VatyrmHnM in|, HiH.
13. Kntoir, hMil conrl. UG. f!» tonl. «ini plHi, 101 1 Kmiot, EmMUt. wn» iilaa. 97, U9, •*.
7M.
M. Kirhurfttnrt tf m. 7&H t ^irfstvr /r «.Aïe, 91: BirMtt lOI. 819: t7 Ct 949 «>QQteDt t
Jfitff U mi-tfonnut.
Ib. t.f nc-icififiii ii}out« SUA.
lit. rinuiiir 3,^r,, tMilahnT TM
17. Jhbri rM, 'JV, loi ; Jltktu T.'ifl'
19 ^nrtKiiitir lu] : Marfauar MS.
m. Or0U<M/fl6 3.UI; .imnu// /# A. 101. 349.
W. itrrman /r nodr U3« ; Ira «UUM : (f^jermaNfO '' "•
n Vjir. /'Ar/fj 1 iitsa . fatu i TIt I ttkrtti. — (ID niU iiuc Isa Autclu^iuiit» nonu ne mbi
— 28:» —
397. Quand U quAiç eut été jurée, et lendemain de la Peti'
ste^ pour un an cl un jour', la douleur dos dames fui
Ktr^me: elles pleuraieni leurs mari^, leurs Amants ou leur»
'^parents qucllot» n'cspëraienl plus revoir.
^9S. l.^ ronipAj^aons prennent congtî du roi en pleuraul,
car ils savent <|u'ils ne reviendront p.is à la cour de lon^'Utnips.
Ils partent, et enireni dans la grande foiiSt; le lendemain ils se
èparent '^ fit prist chascun sa voit' aiftsi c^om volonté li sorve-
it. Mes a tant lesse or U contes H'euiz touz et retome a mons.
T. por derisûr parti f rf*? ces aventures qi en cellfl [qeste] li
aviridrenl. Et sachent tuit qejevoiil reconmmxcer de lui, por
ce qe m.s. R. de Borron en conte mains assez qc la haute
ystoirr du saint Graal ne detise'^. Et pnr ce qe li faiz de ci
prcMtlome comt? fu. rnons. 1\ ne d<rvoivnt pas estre obUe{e)z^^
en voUl je ci conter partie de la vérité, et commencerai mon
conte •■'.
I. /*. u» an tt. im. jours 757.
î. CfUe mniinpifï a Pt»'* [)a.«sên dans 75S.
5. Mai» 772, vie. ronûnuriit k suivre la QuesU, voy. § 398 a.
4. Teii )5fiU9 ; ieils 755, qui ajoute : tn si yrant utre-i rom crtln iLrt
tiraai fttrrnt.
5. fin telle maniert ajooient 7'.^ (•?^99
397 11. Lf" peu ronvoie li-i* (•ni|iii-i('ur- jusipi'.! I^ntri'i* »!•• la fnivt par
tUoant te chastrl Vaifoii '. Liv roniiwi^riuîi- l'iuri'iil iliini. la fun'l vl vunt
ea<<i!*ix)lilc ju!M]n'.iii chastrt Vagus , cil Vagus ' taloil A"»m de grant aage *t
mont preudons et de bone vie.
398 a. I^* Irndt'mttin U-v, nnqu>Meurs »? e^par^ot. Mh a tant te Ust ore
li lymtej d'suls touz et paroted* Gat. , . . pour ce que commeneiee doit etl''e
la qursie par l\%t\i *.
Kt 772, t*U'., continaptit â enivre In Qucste pour racfmltir comment
Galnnil nvut wio (Vu, tandis qiio 7ô7, etr.. arrêtent ici l'jUtr^gt^ qii'iU
ont linant^ de l'iinirt' version dp lu Quette^ puur pasKT uux avi>Dluri'> •!•>
TrisUiri (voy. ri-dcsMi*.). ilonut^cM plus loin par 772, ctc,, (|ui, aup/ir.i-
vfiut, rapportent, d'jph't» In Queste, Ibi^luirtf Jo l'écu de Ualanil cl
rar-uiTtrnt *ie» iTciiiur»?» avec Mdi«n (\ar. Melian), IIU du roi du Uanr-
ntarehe (ciMtP (juaiiSc^tiou n'est pas dous la Qutité). Puis (.lahiml
triiimphi* dw «epi flit'valipr»; frttrosi, ipii avajt^nl lue l'ancieo wiffoeur du
chAtrnii AUX PuooMp^, Ip duc lÀaixor {Litxoy, Quctte). Le pofiita^ Kiiivant
dv tiauviin a ét^ PÎfacé dans 772, pt chang<^ par on lecteur [lost^rieur
I, Ataidte^vril ..'ilUli — AsfMii »9.
I. AlBri ne ; f,i: tf . . M : «n ekMMift JujNm.
ttOitt Bmi^mt, 9U ■ ■ ■ -■• ''U- . IM i eh. JHbrwaMf»il .-
rtt flIfOK, cic ; 101. 'j7, 3U . Martunajim { yurfiiniQum' . th'li VaQHmi.vW
t t'our ekau fsr au ntwtmtrmrkrmrmi neoH rti* •!* la ^Mutfr, Çiutét.
— 28G —
TriMaiiemiuôte 399. Lu première anuée de la imôle n'est pascacore passée*.
Four ne point être reconnu, Tristan s est prornre un ccu vert
c/ un seul laint, h la manière des chevaliers nouveaux du
r(}po<|Me. ['n Jour il arrive h une foiUaine, ou il descend. Il
n'oso retourner h la .îoyeuse fianle : Iseul le retii;ntimil. Un
chevalier vient se plaindre, sans apercevoir Trifil.in, de ses
peines d'amour. Comme deux auti-es chevaliers viennent
abreuver leurs chevaux à la fontaine, il s'y oppose, dès que,
»ur sa question, ils lui ont dit qu'ils ne sont p.iâ anioureax :
les fonUiineK, la verdure et la joie ne sont pis, dit-il, pour les
personnes qui n'aiment point; leur pUice est dans les vieilles
1. A pArlir d'ici loui* les &t<pt ms». ilotint*ni le m^me lexio; cf. ci-
RD faveur do c*^ chevalier; cf. § ?90 ni)le, (A l'i<n()n>it 4)ii l'erniile ci'Siw*
il(? prêcher à Gauvalu, ruinme eil ammoncstenumi seroil paiiut perdue. 9tJ
I>asRi' ù Trisian).
Gauvaiu (juini» l'iTmito ol reacnotre Agioval l'I Giffli»!; iipri*» quaLrâ
juur* (le marchu il» su ^^3|m^luit (pour et-, ujouU* 772, t/u'it n'estoit pas
ne mon ne lirais f/ii'i'i aiitaent rnsemblt, pour cr se departoient il, gwint
il tentrtttrouvoient). Mts a tant tesse ore îi contes o parler tl'euls tota el
retourne a monset'Qnvr T. A |Kirliril'in 772, i!tc..ilunneiil le im>{nc If^ti?
([lit' 757, ylc. ; pour yj. \uy. ci-ilniHiiR. — }a* rnorOL'uti snivani île la
Questv Kl" tniuvo uliliw! plus loin jar 772. l'tc.. voy. § rj.î, itoli*.
Ij' hiP. 103 rr<sumo plus loin (vuy. § 4d0, noto, Ûii) t*n itiipli]ues
m*(ts li'n suitL's (Je ci-Uu (juèU' (luur Tristau»
La Tavoltt Ititonda {]}. \î6-UlVi dumic le» i^vt'm'iucuU di' la Pcnlo-
cflio, d'apW's la Queste, cf. 19U, aolc; c'osl uui* int^rtalaliou iiialu-
(ïroiU». — Four Malorj*. vo>. p. 277.
Datiti Tre8t!au (|juur ce qui prmtde liaûs bou analyse*, vuy. S 384,
uotei, il s'agit d'uiio wmpJtiK', Pi non pas d'une Kinipte quiHt* du GranI,
gardi5 par le nti Péchour, qui avait *^té frappé di? la lanef sacrt^, parce
qu'il a\ail rfpardé rio trop pr<>s uno jeune iièlerine; il ne sera guéri
qu'à l'arrivée de fVrceval. (îc mi rt les |irinrÉ»s «f» vni«in8 eniretien-
iif'iu «III» ariiiéc pri^U? h amibnltro [Kttir In défense du (\('\nM hnvvé.
Hieii «pu' Tristan ne vnhH rien pour l'enlèvement do» saintofi
reliqui^s. il es^i tenté do se joindre ft l'armc^o d'Arthur pour obtenir le
pardon do ses péchi^tt.
Arthur t^'éyare dauft la fonH de DarnanK^s cl arrive |)ri?s lïu tombeau
de MerUn. qui lui dit : « Mainlenaot il est temps de cunriuérir le S.
Graal ; relui qui accoaqdira reiilrq^rine est n^. et il a reçu chnoUrt'f de
ta main. »
Tristan prête donc le serment de prendre part à l'expédiiion {it mit tét
mains (4 celtes H'Aftttt). et consent à se iséparerd'Isout. — Puis Arthur
réconcilie Trihtan avec Marc, à qui It^eut est rendue ; Trii^lan abandonne
la quéie du Graal et va retrouver sa femme ; cf. 103 (voy. § iîïO, noiej.
— Pour la qu*He du Graal. l'imprimé de Tressan piu-ait donc avoir
duuiié un récit assez difTérent du celui de» autres imj»rimL^».
Âfc
■^=nq
— 287 —
isons délalu^es * ; les ueiges, la pluie et le mauvais temps,
00 qui Iciir couvicnt! Us insistcut, ^nt Jéâarçoua<3s ot
partent. I^ rhevaliei continue sfts |iiainles et chante an lai: trisuneiHely»
Am*trs, de v(>ttr« ocoifiletnent, aie'. Il apen;oil enfin Tristan.
CanTcrealtun. Tristan lui défend d'Aimer Guenîèvro ou Iseut;
lâ-dcs£UB une longue bataille; pendant une panse, Trîïitan se
nomme. Le chevalier lui dit qu'il est le tils de ce piince de
5rusoni>. Helyan(l), qui avait onvalii la Coruouaille, et t{u'ii
avait piirioui cherché Tristan [tour venger la mort de son père'.
• C'efet domiuage, ajuute-l-ÏI, <jue notre hat;iiUe n'ait p;is de
témoins^. » Quand lU ont recommencé le combat, Tristan
|ieul loi montrer des témoins qui aiiivent : ce sont douze cheva-
liers, et fin milieu d'eux leur parent Palaméde. Celui-ci dispute
la liataille U Tristan, rjui no veut pas la céder; pendant leur
dîKUSâion. les chevaliers saisissent le tils d'Ilelyan, <)ui avait
lue uo de leurs parentâ, et remmènent. Palaui6dc les suit.
On mène le captil' vers le chiïteau du père de celui qu'il a tué.
PaUmède en est trè:? mécontent ; il prùIY:ru se hallrc avec le
cbevaiier, qu'il délivrerait volontiers s'il pouvait.
400. Tristan, très en colère, raconte ce <jui vient do se passer à
Golicrict, tjut survient et (|uiaemetsur te champ â la poursuite
des chevalier*. Tristan le suit de loin. Pour se venger sur
Gaherict, qui lavait at>attu dans le tournoi d'AifjreiHil (var.
Aigteofttj^ Palamôde lui fait vider It's arrons â son tour. Ensuite
TrisUn rejoint Palaméde et ses cOm|>agnons, désan;oaue le
premier cl triomphe des douze. Le chevalier délivré rend bom-
mo^ A Tristan , renonce h son amour ()our Iseut et dit son
nnm : étett/s (var. /h'itjcs] : ils \oût prendni leur logi^ ensemhle;
courtoisement, Tristan innle aussi Palaméde, (|ui feint de lie
pas re»:onnaitre son rival. Il se dit que le service qu'il a rendu
â Tristan la veille de la Pentecôte empêchera celui-ci de lui
1. Id finit It* niB. 755, au milieu d'uue phr^isp ; mni doit tôt adès
atf^ «•' veilles et dfchauita, m uutisson^.
t On voii ipio 757, i)Ui, n (tariir du f* 99 (voy. p. 263), suit U
t('r>i oiiiiuuue, fiJt ici Hlluiijoii k l'rpiMHlp tic l'invuion iIca 5csnei
(\> fjui parait iucuuuu ù lu rrdaclion plu» primitive cotiser-
»' I miutîriî \tarUv ili* 7rï7. — Au rrsito, la mort de cet Uelyaot
(' df la main di» Tr. wt une imiivi^autf^ ; d'après 331, ê(c.,
|v..»- y -..'.., Tr, l'avmi au ctitilrain' i^pargn^.
4. iMbut du ms. 3tAllO au milieu d'un*" phrase : [cêMte èataiHe\
f«a CTi tel maniert est perdue ; elle est bien perdw, quant nuls ne la voit
fors nous dnts, Hc.
iHaadon.
— 288 —
faire rlu niaJ, et U y a lidjà un an tout entier qu*ils ne â« soni
vus. Il accepta donc, et s'en va en compagnie des deux autn*s.
401. l'alamùiie parle des merveilles accomplies peadant
celle annf^e tnèini> \M\r (tîilaad. qui a v.iinru quairp clievalier5
Jôfondanl le puni où passent nos Iwis compagnons. — L'u
vavosseur leur donne l'hospiuliLé. TrisUm reconnaît HalaniÎMÎe
et le menace; celui-ci répond avec fierté. Tristan, voyant tpi'il
n'a pas l'air eiïrayé, sourit ei dit qu'il n'a pas lui-inôoie envie
de se Uillre pour le moment : « Entendons a autre chose. —
Volontiers, » i^pond Palamède, et il continue à raconter les
exploits de Galaad ; il dii comment lui-raùmc, îi la jtoni-suiic
de Brelius, était venu k la Croix de la FonUnnet où il avait
trouv(i fvain et Gaheriet-, corametït Galaiid, survenant tout i
coup et poriant un écn l)lanc avec une croix rou^^e, les avait
ahaltns tons trois; comment enfin il avait été poursuivi par
lui-même, qui fut vaincu aussi & Tép^^e. IMus Lird Galaad avait
triomphé des quali-e défenseurs du pont. — Tristan exprime
son admiration pour le grand chevalier.
'iO'2. Dinadan arrive cherchant Tristan. Celui-ci lui fait
promettre de raconter ce qui lui éuùi arrivé de plus glorieux
et de plus Iionlcnx depuis qu'ils ne s'f^taicnt vus. Dinadan
raconte qu'il chevauchait un jour en Sorelois avec Gaheriei.
Gnuvain et Sagretnor. Ils rencontrèrent Galaad, dont IVcu,
couvert d'une housse vermeille, ne put être reconnu par les
quatre compagnons; il était accompagné de Brehu.s. quu alla-
qut^ par Sagrcmor, l'aliatlit. Galaad avait désarçonné Gaheriet
et Gauvain; puis Dinadan avait à sor» tour renversé GalaAd
avec son cheval, qui était lomhé sous lui. — Un autre jour, ei
c'est son second récit, Dinadan a\-ait trouvé une demoiselle»
près d'une fontaine, en compaj^'^ncfrunclievalier qui devait la
conduire h la cour d'Arthur et qui venait de la (|uitler pourj
savoir ce qu'il en était d'un cri qui s'était lait cntenilre dans
le lK)is. Dinadan la prit sous sa sauvegarde. Maie il fut
abattu deux fois par un chevalier, lequel donna la demoi-
selle à un autre qui survint oi la réclama sans que Dinadan
osât engager une nouvelle joule; pins t^ti-d il avait secouru
Dinadan, i|ue pressaient vivement deux chevaliers.
403. Ce chevalier qui l'a vaincu puis aid»';, Dinadan lo
reconnaît dans Hclys. On part, et, an soir, on se loge chei un
1^ chA
fain, paivM .'î ,■ du roi Bademagu, à qîu Arinur si
l cadeau du Leur hôte leur nictiulo comment un
chevalier — on &oup'.u}nDe que c'est GaUad — a vaincu vingt
cliev?i!iers apostcs pour jouter avec ctcux qui passent; celte
ooulume avait «île étaMie pur les pareats d'une (l64U(»isc.ne, qui
ne voûtaient accorder sa main <iu'au vainqueur des vingt
champions.
404. Le lendemain, on se remet en marche. Le temps prin-
icr, la vcnlure de la fori5t et le chant des oiseaux rappellent
viremenl à Tristan le souvenir d'Iseut, en Tbonneur de qui
il fait un tai * : Grant ^ tens a qrje ne vt ctaUt etc.
405. A une fontaine, on trouve Oalaad, dont l'écu est rxyu- tjomiMX Ae TrU-
vert. 11 aîjat Palamède. Helys et Dinadan; long i:ombal entre [JJ^f '*"'^*' ^"'
Galaad et Tristan, qui tient bon ; pendant un reitos, its se
disent leurs noms, et la Uitaille se tenuine.
>
406. Palamêdc et Helys s'en vont. Tristan, Galaad et Oinadm
se logent chez Blanor. Galaad part, huit jours plus tard, guéri;
mais Icâ blessures de Tristan ne lui t>ermoLtont [ins encore de
monter à cheval ; il reste avec Dinadan, qu'il envoie, au bout
d'un mois, à la Joyeuse Garde donner de ses nouvelles à
IseuL
407. Arrivé à la Joyeuse Garde, Dinadan apprend à Iseut
que Tristan a juré, comme les autres, ^e maintenir la
qncle pendant une année, et qu'il reviendra prochainement;
il lui raconte également le combat contre Galaad. Puis il
retourne au château où il avait laii^é Tristan ; mais celui-ci est
déjà parti il y a quatre^ jours |H)ur la Joyeuse Garde, où
cependant il n'arrivera pas de si tôt. car imc aventure l'en-
traînera jusqu'à l'exlrt^mitc du Sorelois, où il restera en prison
pendant loo^temps; ensuite il tombera malade *.
!. l>'um! seule «U^iplie ^y vers).
?. De m. ri5'J!i; les autres : lancUfvt.
3. -UIL; — 336 : .///,
r (V m. l^ntilK Slitis au lieu rti* la remontue 6ur In inaUdie de
■- fi les autres ilutuitMit rînierpulatina suivqnb» : (i! fin mis
rt pui$ l'en asta Pal., U botu chrvalùrrs sarrtKÎnâ, cil qui Si
Ufoçti ' Ut bcste glat.,ei pour Vantour de c.£ qu^ je nevom ai pas
détint ■■' _ :r„n la h. g. e$t, U vot dcfijurai <je arfjidmH tout errau-
ffiMU sanx nul ddai. L'estoiré dist gw ta &■ g. «voit UsU de serpent,
LosKTU. — Tristan. 19
— 290 —
. Lettre d'Unut. iÛ8. Quand Iseut voit quo Tristan ne vient pas, elle fait une
Icltrc qu'elle charge un valet de lui porter; il a 1a bonne
chance de trouver celui qu'il cherche dorntant près d'une fon-
taine, ii l'entrée du Sorelois. TrisUin , qui est accoinpagué
d'une demoiselle et de ses écuyers, se réveille et lit la lettre (en
vers) d'Isput : A vous^ amî(s), ami verai^ elc *. 11 dit au valet
de l'accompagner jusqu'à ce qu'il ait pu faire sa i*éponse, car il
s'est engagé à aider la demoiselle dans une aŒaiiFe.
4U9. Ils s'approchent du château de Bcauregart '^, ainsi
appelé à cause du beau coup d'œil qu'il offre. Avant d'y
arriver, il faut traverser un poutft rcxtrémité duquel se trouve
une tour; là se tient un chevalier de Gannes, qui ^arde avec
Jîmilîn gnrdani succès le pont depuis deui an». C'est Clatidin^ le fils du roi
uSL^n.''" f^»a"^'»s Je la Déserte \
Le chevuliiT A 410. Ou reucoulrG un chevalier porlânt un ecu d'argent, qui
at»ftuu pai"(Iuu- ^^'^'^^ Tristan; ils ne s'abattent pas, et Tristan refuse de conti-
^^' nucr, parce qu'il tient à ne pas être blessé à cause do la balaillc
(|u'il doit prochainement soutenir pour la demoiselle. « Trop
d'excuses \ « dit son adversaire. Tristan se f^che, mais refuse
toujoui's de se battre; l'autre s'en va vers le pont.
41t. Le chevalier de la tour, Claudin, fait mettre une bar-
rière a l'entrée du pont, et un yalet explique au nouvel arrivé
(24400 : — chaça la b. (jlaiUxant] . xi eom Je votu dirait mamtcnanl.
L'istoire disi qiw la b. y. avmt, etc.!, et te col avoU rie d une baie que l'tn
apr.lc Douce 'var. Dûlcr; IttS. *i HOO : Dotor] en son langtnje. et te Oin m^ttii
ele d'une beste qw l'en apele tieparl. «t les piez avoit ele d'une bute yue l'tn
apels cerf, et les cuisses et ta (jeue avoit ele d'une bcsl^ n\tf l'en apelt
Îj/OH, ri quant ele alail, il issoit d« son ventre 7. ii trt's granl gtatis-
scmenl comme s'elc eust dedens lui truiqua .XX. broches i..X. hr. 99, a7,
34^^}. bc tel façon «toit la b. g. Mes a tant leste ore ti contes a parler dé
Ti\ et dt Pal. et de la b. g. et retorne a parler de la roïne Y. Quaml
Iseut voit, etc., comme 757. — La descriptiou da la b. g. $. pourtant
été donnée <léjii pi"** haut (v. § 71 a).
1. Lie m. t25y9. — .•! vous Trislran, ami wraS, etc. fvnr, vrai), |«s
autres. — A v., 7*., mon amis m'ai:, etc., Î4400.
2. Beaui:esin 757, nms plus loin Hmuregart (§ *40).
3. Qui déâliérita. ajoutcui 757 et liTiUO, lo roi Bun de Benoic,
<tin5^i coin nom avons tout aptrrtement devisé en son \nostre I ?599| livre,
..ri comme on \wul If voir <lan^ 1»^ livre de Gautier Hape, qui dirent
If? siAgt» t\o (lauups au poitU que U rois Ban fa deUeritis, et donnf* grant
partit dofi exploild que (it CUudiu, — Pour le noslre livre de J2599,
cf. p. 36. note ; le $on l. da 757 e»i probablement uue fauio.
— 591 —
quelle est b couliime. Ayanl accepté la joule, le chevalier &
Vécu ilarçeal est ^Mivei^é avec son cheval et lomlie à l'eau; il
ea sort, grAœ h U force de sou cheval qu'il prend aux èiriers *.
4 là. Puis c'est le tour de Tristan; son cheval u'6tan( point
babilné. comme celui de son adrersaîro, à sentir le pont trem-
bler sous lui, la partie n"est pas égale. Les deux chevalière Trîswn
fl'âliattent l'un Tauire; les cbc^3ux tombent dans l'eau, et
Tristan aussi; il s'en tire en se cramponnant au cheval de
Cbudiu.
tombe
à l'eau.
U3. Le chevalier aux armes d'ar^i^ent revient au pont et force
Claudin à engager un combat où l1 commence à avoii* lo dessus,
quand Blioberis survient: Claudin s'excuse alors auprès de
Tauire chevalier, en se dodaranl prêt à reprendre la lutte
quand il aura dtifendu sou pont.
Blioberis est épuisé; il a été rudement blessé, le jour mémo,
p?iT Arthur le petit, fils du célèbre roi. Il est abattu par Claudiu,
et son cheval lomïje dans l'eau.
Blioberis.
k
414. M.aidtoiiv'mt le chc-vaiior aux armes d aï'gcni insiste
lur avoir sa bataille. Mais Claudin s'excuse : « Je nai plus
hore x^olenté de conbatre-y les nombreuses joutes que je viens
de subir doivent me permettre do m'en dispenser pour cette
fois, jo L'autre s'en va, en le traitant de couard.
^15. Tristan, qui était resté spectateur, adresse à son tour,
Claudin la môme demande que vient de lui faire le chevalier
k l'écu d'argent et reçoit la mi*oie nîpousc, « Kn eflèt, n dit
Tri&tan. en partant : « ce fut plutôt le courroux que le désir
de me battre t^ui me fit faire ce défi ; nous nous reverrons
peut-être, n
416. Tristan ne veut pas aUer au château, ot la demoiselle
l ■ dans la forél chez une d;imede sa famille. Ils TOient
li - x\ le chevalier à Técu d'argent» qui a également évité
le ch&teau, parce que, comme le dit la demoisellCr il a aucune
acoiniance en la forest ou il vet ".
1. De m. 12599. — L^s aulrM
î. De w. iî5îlQ ; — les auUes :
U i'en rW tout di^^Àirmml,
: aux crins.
il a ai la forât aucune fontaine ou
■^^ 292 —
Htiioh-Hointle- 417. Arrivé A l'hôtel, Tristan apprend par sou hôtesse que
'**" 'a demoiselle est de haute lignée, fiUe d'un cooile iiui est mort
erni»nisonné sans avoir partagé sa teiTc entre ses enfants *.
moi sou e
Kllc avait éU3 chassée du pays par sa sœur aînée, amie d'au
proiu chevalier; poor rcnlrei* dans son hcrîtagc, il lui aurait
fallu un champion qui triomphât de t'ami de sa sœur. Cet
ami étant mort, la demoiselle déshéritéo était allée se plaindre
auprès du roi Galehodin ^ de Soreloia; mais elle avait été
accusée par sa srt'ui" d'avoir empoisonné leur père. On lui avait
alors permis d'aller chercher un chevalier qui pût la défendre. i
Un valet annonce que le repas est servi ^, et l'on soupe. ^B
Lo chevnlier h 418. Etant monté à sa chambre, Tristan, avant de se cou-
répara! 1°'^*^* "* cher, commence une réponse pour Iseut. De la fom^lre, où il
s'est placé, il aperçoit tout à coup le chevalier aux armes
d'argent, qui se désole tout seul. Tristan se fait armer et court
h sa rencontre; il le trouve à une fontaine, où il se plaint dL»
Ceai Palâni.'f.le. ses peines d'amour. C'est Palamède. Il aperçoit Tristan; ils se
disent leurs noms et se menacent; mais Tristan, voulant tou-
jours éviter d'Oire blessé à cause de la bataille qu'il a entreprise
pour la demoiselle, quitte son rival sans combattre et renlre au
château. Le lendemain, il termine sa lettre (en prose'), et la
fait porter à la Joyeuse Gai-de par le valet d'Iseut.
410. Celle-ci est désolée d'apprendre que Tristan ne revien-
dra pas eucore dt; longtemps. Trois jours après qu'elle a reçu
la lettre, elle va, avec sa suite, se rafraîchir k une fontaine oii
elle a fait dresser un pavillon.
EreceiUeui. 420. Erec — par une yrace qui lui est particulière, il n'a
jamais dit un mensonge depuis le jour où il fut armé chevalier
— arrive et cause avec Iseut. 11 lui raconte cûn»raent un jour
quil était avec Pcrceval, Sagrcmor et Gninglain '•*, le HIs de
Uauvain, dans la forêt de Brequeham ^, ils avaient rencontré li,
i. Au milieu de ce récit, 12599 (P* 501) pr<56eme une lacuae qi
attend jui^qu'iiu lai chanta par Trittlan chez Hrf>hu». vuy. § 53H.
2. Var. fautive : GalehoU ; cf. S iU.
3. Au lieu de ccUo aouonce, 757 ioditpio une lacune de txoii
lignes.
4. A vous, ma chiere danu y., etc. (757 : A v., ma danif ehû
Yselt, L-tc).
5. Vor. Giiyan.
6. Var. Brtquriwtx, Brequthen.
Trtîfftn r(*H-
^ .i 1 in-
itia
fille du roi de la Cité vermeille avec sa suite. Sa^omor, qui
avait à se plaindre de ce prince, voulut emmener Ja daaie ^i
CamAaloth. Là-dessus LaUiilIc; les quatre compagnons tiirrenl
ou cbassèreol les dt-fcnscura de la princesse, fl S;i^Temor
allait remmener, quand Tristan, (jui se trouvait dans l'escorte.
l'en empêcha et les akitlil loiis quatre; puis Porccval, en
_ se battant avec Trislao, reconnut son épce, et tout finit pour .^..^
B le mieux. On était allé ao divertir chez Sa^remor dans son c\\\-
H teau : Tristan était parti au bout de deux jours, mais Erec élail
^^«8lo quinze jours à cause do ses blessures. —
I 421. Gauvain arrive et demande à voir Iseut. Six chevaliers Amvoe acuau-
lui défendent le paîssayc, mais il s'en rlcbarrassc. H hait Erec
et en veut h Tristan, qui TaTait humilié récemment devant
Lancolot. Il 'voudrait, pour Ifi cmtrrmt:r df Tr.. qu'Iseut fût
une des dames les plus laides du monde. Il dit donc à If^eut,
sans la saluer, qu'il a vu des dames d'une beauté supérieure à
la sienne. Erec. qui était allé se faire armer, reparaît: ayant
blessé et désanjonné Gauvain, il s'en va. La lOto de Gauvain
est demamitfe en vain par une demoiselle, dont il avait tué le
frère, qui cependant lui avait cric merci ' ; c'est la demoiselle
qui raconte à Iseut ces événements-. On soigne et gutîrit
Gauvain, 3fh a tant lesseoreli contre a parler de luictretome
»
»
I. Mais ilan.-* ','.'2, f 3l."i. la main posl^ripum (cf. § 29'> omIi'i a
ftllr-n-, en olïarant «t on sun.'liargwint , tnut ci' pa^tMi^ si ppu Hatt^'ur
|Miur Gnuvniu : m violenctf est <lue à ce qu'il uf veut pa? *lro rrcminu
Umt dit suilfî. n Ut' jimlt; avt-n: Ertt: quu puur l'éprouver; Erec el lui
ff'ajiiitlfnt l'un l'autri* ; Gîunaiii st* fait coniiaîlrf et explique svs pruci^
dés. On lui fait ft'tf. — I/inUTVi'nlion «le la deraoist'lli.' e*l suiipniiiét'.
î. Mais «laij!^ !•'> iiutn'" rrr*s. la lU'in. uv li's racooti.* p«?.
3. Maië li's aulrL'i! : Mis a tant... rfinrne H ctmtfs a.. Galaad. U ban
f/iiToiiVr, pour comptrr [ajouH* 336 ; UÔ, nusj>i, «loiiuo quelque» mots Jû
tnuisilîim) partir des advtntures qui[t) lui attcindrent dt puis qu'il se
parti du cttastel Blanor de Gaunes (vuy. § 4l)Gl. ou il laissa mnns, T. m
ta ciimpaiçfiit de Uyn.^ le quel rstoit leam deinourés pour les btrce^lires que
fHess. Gaload lui nvoH faites, Ofinme le conte txtus a devisé sa arriéres. •—
En elTi'l. 772. 'JT. 319, 101, 758. ÎUOO, 'J9 prêtwuipiK ici, aau»
«Tcrtir, une lacuut* Ati l'épitiode il'Erec el de* pwjiiii'ires aventures Jt»
(îiiluul et J'Eupèae (757 seul Jouue l<iul cela); ila ne reprïmiieiit que
là m'i ct»s dievaliers rencuuirenl la (ItMiioinelIc lraîlws?e (voy. § it!).
33^ ilonue, uu indiquaul la «u{>pro8.siua, xxu abn>|tfi^ altéfé, ponr
lequel vuy. % 437 a.
— 294 —
7S>7iErecBuchâ-
loau d'Enldc.
425. (757, f 179 a). Ercc, ayant quille Ueul» reste quatre
jours chez un chevalier son parent et arrive ensuite, si oom«
l'aventure le porloil, vers la fin de Norgales H près do Sore-
loys. 11 sarr(*te à un cliAieau qui a Pair tout désert, comme on
en voit en temps de guerre ; Déanmoiû&, il s'en fait ouvrir la
porte. Au moment d'entrer, il voit venir deux chevaui portant
une bierc chevalerescc. Deux écuycra la suivent, qui lui
disent que le blessé qu'Us apportent ainsi est un chevalier
errant, nwui prodomes.
<less6
G&lftad
par Brehus.
i23. On
Honnc de
i'^.i. un soigne le blessé, et on désarme Ercc, qui s Otonnc <
ne point voit- d'hommes dans le cliAtcau. H ho i-ensei^^no auprès
d'une demoiselle, r|ui lui répond, maUo et pensive et en bais-
sant la t(ite, que les trente preux cbevalior-s du chAleau sont
tous morts; il ne reste plus que les valet^^ lesêcuyers et pocre
gent du chastel, qui j^'aident les murs Jour et nuit. Ërec ne
demande plus a la dcmoi&cle de ceste fiouvefe-^ il voudrait
savoir (lui est le chevalier blessé et va le voii*. Le malade est
très grièvement atteint; les écuyers, ne voulant pas découvrir
son nom, parce qu'il a l'habitude de garder rincognito, se
bornent ù dire qu'ils ne pensent pas qu'il ait orendroU en cest
mondi^ Jllf. chevaliers vieiihrs de lui. Alors Erec, plus dési-
reux encore de savoir qui il est, s'en va ôter la bousse vermeille
qui couvre Vécu appuyé contre le mur et reconnaît l'écu de
Galaad, Lesêcuyers lui racontentqucleur maître s'étanl endormi
le jour même près d'uuc i'outiiine, un chevalier élait survenu;
apprenant [>ar les valets que le chevalier dormant était celui qui
venait d'abattre sa devant ks deux chevaliers des pavillons, U
s'était prccipilc sur lui et lui avait porté uu grand coup de
lance, puis s'était enfui effrayé, lorsque Galaad s'était mis sur
son séant *. Galaad s'était fait transporter au château. Les
écuyers suppoi^enl que ce traître chevalier est Brehus .sans
pitié, et racontent que, quatre jours auparavant, Galaad avait
trouvé dans une vallée Brehus en train d'enlever une demoi-
Bcllc, dont il venait d'abattre le chev.ilier. Elle implora le
secours de Galaad, qui en eut pitié et qui, api*ès avoir vaine-
ment prié Brehus, qu'il ne connaissait pas, de ne pas inquiéter
Kl demoiselle, l'abattit et s'en alla. Brehus l'aN'ait suivi pour le
menacer d'une vengeance prochaine.
1. Une attaque de ce genro do la port de Urehus contre Gal:ud
est mcQtiomiéo plus loin, voy. § 473.
qui
■ silen
0
— 205 —
424. Au souper, Erec trouve la ImïJIc maîtresse du château,
qui est cepontlant aussi triste que les autres. Oa man^'o en
silence. Iji ohâielaine fait des excuses dit son peu de gaieté;
sait bien, liîl-elle, qu elle devrait honorer un tel chevalier,
5 cUe est la demoiselle la plus malheureuse du monde. Le
souper fini, Ercc, plein de cx>inpassion, lui demande la cause
de son chagrin, en lui promelUml de la secourir de son mieux.
ËUe raconte qu'elle est de lr(s haute lignée et très riche, mais
fortu)\e, la maie cose, lui a port^ envie, et de toutes ses nom-
breuses possessions il ne lui reste maintenant que ce château.
« Qui donc vous déshérita? — Un gentilhomme, parent du
roi de Norgalles et le meilleur chevalier du pays. II avait long-
temps été le corapiignoM d'armes du duc de liuiscam, mon pi^ro,
et seigneur de cent ch.1teaux el de six cités. Ce comp^tgoon,
Aftpelé Sennhar S très riche lui-m^me.pnnf au derrain gtierre
encontre luon père et avint cinssi un jor qu'il ocist mon
perr. Puis qe mon pcre fit ociSt nttnest un mien frcrc^ bon
chevalier et de grani af&rc, qi reco^ninença guerre .1. hnc
lens niè$; mes après [a]vini par pechié qe Senehar tocist ./.
/or iiexvnt ./. chastrl ra rlevnnt, et ensint avint qe mon père
et mtm frère furent tjcis df ceste guerre, Seuuhar inc priva de
tout, excepté de ce château; mes hommes m*at)andonncrent,
et les chevaliers qui ra'élaienl restés Sdèles ont tous péri pen-
dant le ?iêL'e du rhiteau, dôfeudu dès lors .seulement par les
écuyers, les valets ei la povre gent de eest cJtastel, qui est
assailli prest^ue chafiue jour; Je sort qui m'attend, c'est de
perdre le peu qui me rc*ie et de tomber entre les mains de
mon ennemi mortel : voiU des raisons suffisantes de se désoler;
aussi ne demandé-jc à Dieu qu'ime chose : la mort. »
■\-2S. Erec, 1res ému, la console el lui dit. eu faisant allusion
k Galaad, ipi'il y a tout près d'eux tel chev:il)cr qui pourrait
iiieu au^ues tutstivement mètre conseill en cesl afere. Le len-
demain, il se faint q'il ne soit mie bien haitie: et reste au
cliAteau, partie por la pitié q'il a de la deirwisele et jmrtie
por ce q'ele H sembla trop bêle et trop avenant. Le nom de la
dame est Enide^ et fa mouiUier de Erec. Celui-ci raconto à
Galaad, qui va mieux, Tbistoirc d'Ënide, et les deux chevaliers
décident de l'aider de leur mieux, d6s que Gaload sera com-
plètement guéri. Enidese rassure un peu au récit des merveilles
de bravoure qui rendent iliusti*e le nom de Galaad.
757 : L'histoire
d'Eaide.
1. Ati>!Û Srnchar; une foi» Srnfuar.
— 296 —
757 Brec ftu 426. Un jûur, l'enncmi altamie. Erec veut sorlir. Galaad,
uno sortie t ,. . . ,^ , . ,. .
pour jouier qui csL encore au lil, lui représente ({u on le tera prisonnier.
oveclesenne- ^ jg sortirai par une porte que je connais, répond Krcc, et
je demanderai des joutes corps h corps, k la guise des cheva-
liers errants; s'ils sont tant soit peu courtois, ils ne me feront
paH prisonnier. — Mais ils ont déjà assea montré combien ils
sont peu courtois! — C'est égal, j'ai trop envie do sorlir, u — et
il s'en va par une fauce posterne qi ovroit devers une fontaine.
11 aperçoit une centaine de chevaliers, dans une plaine, devant
la 7nestre porte. On vient d'envoyer dire à Enide ilo rendre le
château; sinon, clic sera bientôt tart au repentir. Mais la
présence de Galaad a fait reprendre courage aux aââiêgds, qui
rerusent de se rendre en disant que, sous peu, ils seront déli-
\Téh et que, si leurs ennemis en savaient aut.'int qu'eux, ils ne
vioudi-aicnt plus jamais devant le chillcau. Ceux-ci, ne compre-
nant pa» ces paroles, tiennent tout a gab quant qe il dient.
Le père et le uia. 437. Cependant, Erec s'avance, et son écuyer crie : « Voici
un chevalier errant! Qui veut jouter? » Un chevalier nouveau
va se présenter, mais son porc le retient en le priant d'attendre
que les autres, plus expérimentés que lui. se soient ossayés
conU'C le nouvel arrivé, qui doit ùWe très bon chevalier pour
les provoquer ainsi. ÏAi jeune homme sirrile, son i)èry* insiste.
Le nis lui reproche de vouloir |sa honte; le père, tenant lou*
jours la bride du cheval, répond qu'il craint pour lui, qui est
son fils unique, et lui ordonne de laisser commencer les autres:
« Si le chevalier errant est désarçonné, vous pourrex voua
essayer après. » Le jeune chevalier se rend cnlin, et les autres,
qui étaient restés «» voir l'eslrif del pera et del fiU. choisissent
.A. des pîu^ preudomes de hr compagnie pour jouter : il est
renversé moût feloneusement, aux applttudissèmeuts des gens
d'Knide, qui regardent du haut des mui-s. « Navais-je pas bien
raison de te l'aire céder la joute? » dit lo père du chevalier
nouveau à son Gis, qui répond qui! peut maintenant jouter en
toute sûreté : « Si je suis dé3ar(;onné, je n'en serai plus désho-
noré. » Le père le prend encore par le frain, mais son fils dit
que plus on le i*ciienL plus il a envie de s'essayer : a Cette
fois-ci personne ne m'en détournera! » Le père pleunsfiere-
mrnt, lui reproche de ne pas en user avec lui en fils, lui
souhaite bonne chance et le laisse del tout.
HS, Le jeune homme tombe de cheval, blessé à mort.
\
— 297 -"
Galuad eateod les cns de triomphe : un écnycr le met au ffût. 757
Très chagrin de rester ainsi au lit au lieu de so Liitlre, il promet
de se venger de Brehus, s*il le découvre, ainsi tpie le mc*rite
un tel liiiltre. Il a toujours peur qu'on ne prenne Erec.
Celui-ci jotite avec un iroLsième chevalier, dont le cheval ne
couroit mie xi droitfmeut corn il vousist. Il est renversé avec
le cheval, qui s'enfuit vers la fonîl. Erec lui dit qu'il le ferait
prisonnier» si les autres étaient moins nombreux.
4S9. Voici que Senahar. dépité de voir désarçonner ainsi ses t^nahar et «es
chevaliers, s'apprête lui-tui'mo a jouter, son frère parvient h SJ^Jl*^ '*'
l'en cmpôciîcr en lui rcprcsentani tout ce qu'une pareille déci-
sion aarait d'imprudent, et Senahar envoie à sa plac« un cheva-
lier, qui est abattu, mais non sans avoir blessé Erec (*( costr
setK'Strc, ce qui décide celui-ci îi renu*er. Les gens du château
le reçoivent avec effusion; ils U vont ahorant corne se ce fusi
./. dame Dieu.
430. Les ennemis se désolent, surtout de la perte du jeune
chevalier, le plus noble do tous ; sou père déclare qu'il ne veut
pas survivre à sa norreture. Senahar et les siens se retirent, en
se proposant de pi*endrc une terrible vengeance, et suivis des
cris de joie des gens ibi chAleau.
On soigne Erec ; Galaad se fait fort de guérir vite sa blessure.
Les habitants du cbâleau servent désormais Erec a^es plus q'il
ne font GaL, car il cuident veraicment (fil soit jneillor cfieva'
iier; on le couche dans la même chambre que Galand.
431. Ils sont prcaïue guéris tous deujt quand arrivent, por ^benï^ufioT
Uerhûrffier^ BJioberis et Hector. Et jo estaient îeÀenz traitez tor.
parvJts qe Erec voloit h'ntde por inoitlier, ot elU^ s» atendoit
hfien fl mont en estoit lie. Quant /i dut cornpaignoHt hébergés
et désarmés, ont appris par uite demoiselle qu'Erec et Galaad
se trouvent dans le chMeau, ils en sont enchantés, car Gai.
désiraient il a v&dr sof touz los autres chevaliers del monde.
Sur leui' prière» la demoiselle les conduit à la chambre des
deux chevaliers, qui sont en train de jouer aux échecs, déjà
assez Ktiéri.s pour porter les armes, et molt sciUrefont <jrant
joie. Erec se dit qu'à eux quatre ils pourrout faire merveille,
en parle à la chtltelaine et lui recommande de rendre hon-
neur aux trois chm-aliers; chacun les rc(;oil en ctTet de son
mieuXt si bien que Hlioberis déclare n'avoir jamais trouvé si
eortoise gent eom il sonL
I
— 208 —
757 Galaad raconte aux nouveaux veuus comment il a été blessé,
et Hector devine aussitôt que c'est Brehus qui l'a assailli ; puis
Galaad leur fait part des dangers que court la châtelaine.
^MixlenUaider " ^^^^ devriez l'aider. » dit Hector, et ils s'accordent à ne
BnidQ. point se séparer avant d'avoir rendu sa terre à la dame. Un
valet annonce que Seuahar viendra à la nuit assiéger le châ-
teau avec deux cents chevaliers.
433. Senahar arrive, en eflet, dans la nuit; les gardes des
murs rai)er(;oivenl, et Ton échange des cris de déG, delpis q'ii
seveni dire. Avant le lever du soleil, le chAteau est cerné. Les
quatre compagnons, ayant enttnidu la messi^ montent sur les
murs et regardent les tentes de Tennemi. On lient conseil.
Galaad s'en rapporte à Blioheris qui. dit-il, a plus d'expérienc*
que lui. Bliotieris est d'avis qu'il faut aUuiidrc jusqu'à ce que
les ennemis se mettent à tabKt; lors<|u'Us vntendront au men'
gii'T^ les (juatrc sortiront ; les deux entendront au ferir ça et /<î,
et les deux autres s'en iront au pavillon de Senahar pour s'era-
]iarer de lui, ce qui ne sera pas diflicile, vu le peu du valeur
de ses gens.
On approuve ce conseil, et on va déjeuner; les gens du châ-
teau reçoivent Tordre de suivre les chevaliers ipiand ils sor-
tiront. Galaad et Ere*' devront s'attacher à pren<ire Senahar, et
les deux autres, avec la foule du château, iront courant par
i'ost por vietre /wt a dncon^twe.
On eitrpiYod
Senntiar l'tHOD
artnf^e.
i33. Un valety venant du dehors, annonce que Senahar est à
lable et que les ennemis sont h moitié désarmés. Les compa-
gnons sortent en armes avec tous ceux qui peuvent porter
répée. Ei-ec envoie deux valets au pavillon de Senahar :
« Ferez sor lui tout mainte7iant, leur dit-il, si qeje conoisse ii
qiex ce est. » Blioboris et Hector jettent l'épouvante partout
dans l'armée mal préparée des ennemis. Galaad et Erec courent
& la tente de Seuahar; les deux valets vont droit â la table, et
se fiûrcnt parmi tout a cheval ainssi com ii cstoiont. Senahar,
cITaré, veut s'enfuir, mais un valet qi illec estait et qi le haoit
morlehnent por S07i père tfil H avait mort le frappe par der-
rière et le fuit tomber à lern3. Le valet veut le tuer, mais Erec
le lui défend et lui ordonne de le mener au château ; ses hommes
prennent la fuite sans essayer de le détendre. Le carnage est
considi^rable, car on a trouvé Icsennemis sans armes : on en tue
et prend tant qu'on veut; du château, tout le monde accourt,
et les gens de Senahar sont massacrés impitoyablement.
P 43i. (
— 299 —
lOM
431. On veut motire Seaahar h mort, mais Galnad, 71 anioU 757
/)!>«, dit i|u'ii est irop l>on chevalier, et pour l'amour de Galaad
on décide «lu'on le tiendra en prison perpétuelle; en effet,
Senabar ne quitta plus sa prison.
Enide fui ainsi délivrOe. Des assiégeants, vingt chevaliers
seuiemenl échappèrent, ayant eu la chance de trouver leurs
chc\-aux près d'euj. Le frère de Senahar s'enfuit dans un de ses
I châteaux avec un compagnon
435. Trois jours après. Erec épouse Enide. l-es trois compa- Er« énoi
gnons aâsislent aux noces * et restent encore trois jours. Après
leur départ ils trouvcnl, à l'entrée d'une for^t, une croix de
pierre, ancienne moût durement, indiquant trois chemins
diEKientfi ; on s'embrasae, et on se quitte. Hector prend à
gauche. Galaad U)ut droit, et Blioberis k droite. Si ko des*
partetit atant. }fcs niant lai^e ti ctmtes a parler d'eh et
rtiorne sor mons. GaL pour conter partùs de ces aventures
(fol. 184).
436. Galaad est fort triste d'avoir quitté ses dcui chers GiUod trouve
parents. Quant vint entor hore dt? none, il li avint g'il trova
une fontaine et un chevalier dormant illec sor son ^cu et près
fi!o lui son escuier; si dornwient amdui. Galaad s'approche
doucement et re^pajxle le donneur» (jui avait àu^ son heaume;
c'est un des plus beaux chevaliers que (ialaa*! ait jamais vus, et
estait jone enfant a mcrveillez. lialaad en parle h ses écuyers,
qui lui disent qn'h en juger par l'armure, le chevalier doit être
de Gaule* >* Je voudrai» qu'il s'éveilllt, dit Galaad; si che-
vaucherions ensvmitlc et aprmdi'oie q'H f^JSt. » En effet, le
cberalicr se réveille â l'inatani même, et Galaad se retire
immédiatement , tje it ne ti tornast a annui. L'autre le
bUme de s'être embalu sur lui pendant son sommeil. Galaad
a'exCQse poliment, et le chevalier se déclare satisfait; il lui
demande i]ui U est et oii il veut aller, en disant que lui-mdmc
e»t un povre chevalier cstrange nouvellement venu de Gaule
pour apprendre la chevalerie; il voudrait donc un compagnon
ffi ne fust iiùe de trop /tante chevalerie et qui par suite ne put
point le dédaigner, ol)sour ronituc il est et peu sachant des
arrnes. Galaad répond en souriant qu'il est compagnon de la
ToMc Ronde et chevalier nouveau 11 refuse de so nommer ; il
I. iJtuM VSrcc et Enide «Iv Chrétien t\e Trrjîirs il m» w» irouvc nucunc
— 300 —
757 n'esl pas» dit-il, gramment ahses ne conneiiz par sa proesce.
L8 chevalier s'en félicite cl propose Je faire roule ensemble.
Gahiarl accepte, en disant que de Gaule viennenl les bonscheim-
Hors par Hattirct ei Jui demande sou nom; l'autre ne se fait
pas prier : il s'appelle Eugène *.
HS"*f ^' ^"' ^^'^' ^'^ paitenl; au soir, l*hospitaIité leur est donnée par
ensemble. un vieillard, dont les dcui fils haïssent les chevaliers d'Arthur
à cause d'une vilenie que Gauvain leur a faite. Un valet
annonce que cinq chev.iliors, haïs des deux frères, seront dans
peu devant le château. Lea frères se font armer sur-le-champ,
malgré les instances de leur père, dont les plaintes touchent le
cœur de Galaad, qui part, accompagné d'Eugène, avec les deux
jeunes hommes. Galaad ne prend point part i\ la bataille; il
Luue contre veut voir comment liugène s'en tirera. Les trois chevaliers
cinq chcvaliera. triomphent des cinq, qui leur crient merci; les frères veulent
les tuer, mais y renoncent sur les instances d'Eugène, lis
blâment Galaad, mais Eugène le défend.
438. Au château, aussi, Galaad est traité do couard; il
n'en fait que rire, et Eugène prend encore son parti. — Un
t. 1)0 celle rcaeonire dû GAJnad avec Eugène, ainsi que d^s évèoo*
mtïDis qui précè<lent dans 757, 336 donne une rédaction abrégée et
Dvidonimt'ni alt(^Tt>o (cf. J lîl, note). Comme 772 eic, 330 possA à
Galaad (voy. ib.], mais en pnure^uivaut aiiisi :
Ri^dactinn
330.
de -137 îl. En crstr partie dist If amtr qur de puis que mess. Gai, sr. fu
partis dr mi'ss. T. et de bynad.^ qu'il chn^aucha niaintrs jmtnurs une
hnire avant ft aultre arrierr, et sachifs qur il fist mainx yrans f^s dr chc*
vaU-rif et maintes ffrans inrrveitlrs ctunme celui qui avnt force et harde-
mmt oultre mesure plus qve chnalier qui a celui lemja fuKt ou royaume
d^ Logrrs ne en Inut le monde, mes pour ce que trop Umyue chtae terutt de
ra&mtrr mot a Pwt tout ce qu'il fist par le royaume dr Log. et em pluson
attitrés Irrrw, et par aventure pt/urroit aucunement ennuier a ceuls qui
ccsttii fonte orront, s'nn passe k transtalrur asses briefment. Et dist que
mess, ijal, ehevauchoit .1. jor par devant le chastel Enyde, et lois tit uni
moût cruelle bataille assés pris de cilui efiostely et estoit celle balattk de
erulz du r.hastrl e.t d'un chevalier de celle contrée, qui avvii non Faudar *,
te quel citevatirr avoit assrmbUr grant foison de chevaliers en sa amipai-
gnie, ft estnit wnus courre sus a ceuU du chastel Enydr pour une haine
mortelle qu'il avoit a niti.
438 a. Galaad s'arrôte oi rcganle. ïjcs- gens du château, bien mnin«
nombreux que leurs unnemiB, onl le desBOus malgré In Bpcourfi qur
leur prt'tL' un chcvaliiT (étranger, qui élail arrivé avant Galaad, Ce der
l. Poor cv ùota. wj. |>lu lotn, 4 Hl . v>{«
— 301 —
vaUi ayant reconnu l'écu blanc avec la croix ronge, on croit à
une contrefaçon de cet écu célèbre, et les deux frères parieni
le leudeiiiain, avant Galaad cl Eugène, et les attendent dan&
un fourra, décidés à enlever à (iabiad son écu el à se venger en
môme temps de ce qu'ils ne les a pas aidés la veille.
Les deux compagnons arrivent, et les frëres se présentent.
Galaad refuse de jouter ; Eugène intervient, el les fn^res leur
permettent à la 6n de s'en aller sans encombré.
Galaad promet maintenant à Kugèoe de ne plus refuser Les
joules aux chevaliers qu'on rencontrera.
Ils Font halte k une fontaine, où Galaad s'endort. Arrivent Eugène jout?
Lancelot et Keu. Eugène veut réveiller son compagnon, mais avec Lanceioi et
les écuyers l'en détournent en lui demandant s'il a peur des
deux cheraliers. Alors il se tourne vers Keu, qu'il abat. Puis
Lancelot et Eugène s'abattent l'un l'auti-e, mais Eugène est
enfin vaincu, et Lancelot part avec Keu. après avoir refusé une
nouvelle joute. Eupène s'endort, de très mauvaise humeur,
contre Galaad aussi, donl rinacLion œmmence à l'imporluner.
439. Réveillés, ils reprennent leur marche el arrivent au Gaiftad ei Ed^
pont de Claudin, qui, après le départ île Tristan ^ avait fait Su°^po!5"^de
inscrire sur un gros bloc placé sur le pont que Glaudin avait Ciaudiii.
abattu vingt-quatre che\'aliers de la Table Ronde ' et plus de
cent autres chevaliers.
1. Voy. § 415.
2. Leur» noms snnt êaumérés Uvain de Lonoft ot Gûheriét tU Con-
eheu ) figurant, Tristan cl Palnixiéde aui^i, bieu qu'ÎU D'&ieot pas dit
leur 000) à Clauilin : le [>aftsa^f. uura été emprunic tel quel à un
roman biographique sur ce chevalier).
nifv {iot(>r\ieDt, &auvf> le «hevalier et bat K«udar avec see geoâ ; pois il
se ' ■ ■ \i forêt. Lp chevali'.»r, désireux de le connaître, lo suit iM
le ~ r'iniu à uup fontaine. Il lui dit que, blesst^ comme il Ve^l,
il r pafi> swi\î 6Ï ce n'était pour savoir qui il est. Galaad lui
diM nom. «I Jp suis un chevalier titranffer, rf'pond l'auire,
u: '-e ; ceux qui me comiaissonl m'appelient Kngmet. » Pui»
n.ti itnmo iiu?3i. parce fpie le chevalier s'oiH tant iratrillU dé
trrnr après /ut, et fhircc qu'il l'a vu si vtûllaut. Ëugt'ues lut demaailf
bamblooieot m racconii>agner, et Galaad y consonc. Gomme Englue»
est rorUrmeol ble^é, un vu se loger tlaud un ch&teau. où Engeuthi est
soigni^ par un chevalier iiui promet de lo guérir dans quinze» jour».
Gui. veut rester avec lui pendant ce temps. — Pour la suite, voyea
il, note.
mm
— 302 —
757 Galaad prétend n élre venu dans ce pays que pour éprouver
Ctaudin; c'est poimjuoi il ne veut pas céder ta joute k Eugène,
((ui sonlient qu'il y a droit, étant meilleur chevalier que »on
compagnon, et propose de le prouver eu se bailanl avec lui.
Alors Galaad lui dit son nom, mais Eugène le traite de fanfa-
ron et s'élance vers le pont. 11 ett aLiatlu. Puis Galaatl Iriompho
de Claudia, ((ui promet de ne plus garder le pont.
La stolue de
GoIobJ.
440. Au cbiVleau (Beauregart) on admire GaJiiad, et on lui
érige une statue en bronze. Lorsifuc, plus de ceai trente am
après la mon d'Arthur (C* 180). ChaHemagne eut conquis
l'Angleterre el qu'il eut vu les images et les inscriptions attes-
tant les hauts faits de Gal&ad, de Tristan, de Lancclot el de
Palaraéde, il ne put s'erapucher de considérer Arthur comme
un roi de très povre sen, car avec quatre chevaliers comme
ceujt-ià il aurait pu subjuguer tous les royaumes du monde '.
On peut trouver cela dans l'Histoire de Charicmagnc, 71 ''"^'
a Ais en PicharUieala chapelle; ilUc devise une grande pj: 1 ;
des merveilles que ces quatre chevaliers firent en Logres, ci
Charlemague lui-mAmc eo Ut faire un gros livre ; 1.^ on lit que
Les épées do Charlemagne emporta d'Angleterre les épées de Thstin cl de
Palâmèdo! ' Palamèdc, iju'il avait li-ouvées dans une al»baye. Ou les com-
para A celle de Roland, el on les éprouva. li'épée de Pala-
mède fut jugée meilleure que colles do Roland el de Tristan.
Charlemague la gai-da pour lui-même et donna celle de
Tristan à Ogier le Danoys ; c'est avec cette épée que le Morhout
avait été tué. Ogicr la trouvant trop longue et trop lourde la
fit raccourcir^ ce qui lui valut le nom de Cortaine *. Tout cela m
trouve dans la Vie de Oharlemagne, (jui dit encore que dans sa
vieillesse Charlemague, pendant ses repas, se fit réciter par un
clem les aventures des quatre chevaliers; il plaignait surtout
la mort de Tristan, qu'il trouvait sans pareil et supérieur à
Galaad, comme, il préférait Palamède à Lancclot, je ne sais
pour quelle raison, car l'histoire du saint Graiil ne dit pas que
Lancelot soit moins digne d'éloge que Palamèdc ■•.
l. Un "ÇiAAnngp 8(imldable ne irouve dans lo préambuli^ du Guinn
Ir Courtois; voy. P. Paris, Mss. fr. \U, 58. — Plu» loin (Ji 5:i'2 ,
dnns 772, etc., Chorloroagnc Tait i'rigor une statue on l'hunuLMir iji*
Gnlaad .
?. Co pA;isage, UQ peu changé, so retrouve dans la Tac. Bit., p.
392; cf, S 381. uoti-. — Pour l'épée du TrisUn, voy. Fr, Mi
Tr.. 11, 165 83. elHagcn, Minne^inger, IV, 578.
3. Ce jugemeoi porté par Gharlemagao est évidemment l 'invention
391*
ichfl.
k
— 303 —
VU. GalaAd ^ reste quatre jours au château, parce qu'Eugène
avait été blessé [lar Claudin. Au cinquième Jour, ils partent
et rencontrent une demoiselle qui avertit Galaad du danger
qui le menace do la part d'Assanon {Àssahn, Àssanor),
le frère de Senahar, dont Galaad avait vaincu les gens devant
lechAleau d'Enide. Depuis celte victoire, Assanon a fait t-pier
GaJaad : il connaît le résultat du combat avec le cbcvalier du
pont, et il sait que Galaad va combattre le géant de la Montagne
noire, comme Galaad l'a dit l'autre soir. II a rassemblé <]ua-
ranle (var. onze) chevaliers, avec lesquels il attend son etinemi,
dans une vallée, pour le mettre à mort. Eugène, qui n'a pas
encore recouvré toutes ses forces, décide enfin Galaad à retour-
ner, ce qu'il fjiit bieu malgré lui ; il rappelle comment Tristan
et Dinadan vain(|uircQt les trente chevaliers (voy. S 108). Mais
la demoiselle esi une traîtresse qui a été envoyée par Assanon
lui-même pour faire tomber Galaad dans Tembuscade.
44^. Les deux compagnons rencontrent un \icux chevalier,
qui les avertit de ce qui les attend. Eugène veut retourner et
refuse de suivre Galaad, qui persiste k marcher tout droit. U
engage vainement sou compagnon à suivre l'exemple de
Lancelot, qui n'avait pas craint de combattre cent - chevaliers
L'embust^g
des quarante
. d« que-lque rédacteur désireux de motiver U préférence que*, dans le
[ fttman de Tristan, ou w crt^yail obligé Je donner a w h<*ms.
!. Ici Ifs aulre« mss. n^prennent ie tovu* do 7->7 ; vny. M21, note.
33G (pour O! qui précède Jann nv tu»., vuy. § 4:<>( a ; Aussi eommr
I je vous cntf 't^noura GaL, Ir l^m chrtalirr. en ceiui ehastrl par l'espocr
dr .XV. jtiuis rtitirrs ptmr tfuir cotnpaçtiif a Engentt, qui n'estnit mif bim
nisiés de cAfiYiwc/ii'«r. Et quant ce vint au .JP jour, ^w Kngmet fU
auqv^t tournés a guaii^on, iU » partirtnt de Uans et rencontreat la
ilcmoiftt'Jlt: iraitrfKîîe, elc. a>mnip 7.*(7.
77Î, U", 349. 101, 99, 758. 24ÏU0, après la ktosbc lacune non indj-
^jué*» |Voy. $ M\, noto; : Sne/ste partie dit ii omtrs que .XSHII. (90 ;
.IiIti.\Jon demoura Gai. m cet efuutft [sur lef|uel on ne donne pas de
tWtails), por ce que Eu^mes (iniroduil aiu.ii sans plus; ^-ar, Bi^tnes]
n'estait mU bien aisitz dr chrvauckier. Au vint et einquiesme (.JP. 99)
I jtr u partirent de Uenz t»L rencoalrent la liiun. iraiiressc, etc.. comme
ii3U ftl 757. (99 8uppriint.« d'abord Ku^^ne. pour eiKiamolcr la lacune,
puis le Cail pr«;ûJK' port à la conversiiiiou t«>ul sou»Iaia un
336ot 77*i,etc.,rpprr«iaisonl !(*« r^Tnarquei-sur-Sonaliar, d
dar ISanar) dans 77^ {Sandar lh%^ Sa/dar, Sadar 24i00, Saimiitr U9,
Faudar j.Ui. cf $ 437 a, Savar 97. \0{ . Saurar 349;; cod fréro :
Àuanun {A»sovm 3110, Àssalon ?4400) ; la victoire sur Clandin c»t men-
ikoaaêe aufiisi : la Kuppressioa o$L donc maaiJ^esu^,
t. Oau cents 7Û7.
Cnl.iiif) ri finhin
tiitnpniiunnés
Ureliu».
— 30i —
pour venger ï'cnlèvemont de In reine Giienièvre p;ir MeleAguant,
et qui les eût tous vaincus, s'ils ne l'uesent pai-vonus à tncr son
cheval.
^'^'^. (ialaaii»i|uitl<i par Kug^no, Itic Assannn ol Irionvplte de
BCft chcvalict-s; un d^nlre eux le suil ({uand il pari, pensant
rabutlriî. Beuversé Jui-mûnic, il invile Galaad à venir se loger
chez lui. Celui-ci accepte et accompagne le nouvel arrivé, (jui
preud la i-ésoluliou d'emprisouner Gaload pour le livrer au
comte de HuigeJian ', doul U avail lué le fils. Ils rencontrent
Brehus, le cousin du chevalier qui vient d'inviter Galaad et ifi
s'appelle Dahin (var. ûctijm). Brchus, apprenant que cea
Galaad, fait promettre à Dahiu de venir chez lui : il dira à
Gaload, que le chdtcau de Brehuts est le sien. Galaad Ica si
donc chez Brehus, (pi'il ne leconiiuît point, et ce dernier U
emprisonue tous les deux, car il n'y a pas encore uu an Dahin
avait voulu faire tomber Brchus dans une embuscade. Us soui
enfermés dans une fosse profonde; un des valets de Galaad
réussit cependant h. s'échapper.
444. Tristan est resté dans l'abbaye d'on il avait envoyiî sui
lettre à Iseut ^.. Le lendemain, il se rend h l'endroit Dû il doit
combattre pour la défense de la demoiselle déshérilée. La sttur
de celle-ci est arrivée avec un chevalier qui défendra sa cause.
Tristan envoie son t'alel prendre des renseigueraents; le nics-
sagw revient et lui dit que le chevalier est Palamùtle; do
mùme, le valet qu'envoie celui-ci reconnaît Tristan Cl en pré-
vient son maître.
CombRide Les deux champions se présentent devant le roi Galchodiu.
Tristan avec Pu- f^g combat se iirolonee; il arrive aux deux advei-saires de chai_ _
jlçmoisollo dés- ger d t'pées : Palamede ayant porté uû grand coup a rnstan^l
qui saute en arrière, l'épOc de Palamède s'enfonce dans la terre
ju8f|u'â la garde; vivement attaqué, il est forcé de la laisser \k .
puis il renverse Tristan et s'empare de l'épée dont avait ùié tué
le MOrhout; Palamède la reconnaît à la brèche. Tristan court
aloï"s prendre celle de son rival. A la fin, Palamède lîoramenco
à se lasser. Tristan lui propose d'abandonner la bataille, en se
faisant fort d'arranger l'affaire avec le roi, mais Palamèd(|
refuse avec indignation. Enfin les chevaliers spectateurs crieni
t. Ià: comte s'appelle Baijurham ilann 33t>, Bayujufhavi dan* 77Î,
97, 319, Mil, 758, Drangehain dans 24400, BagurJiun. dans 99.
2. Voy. I 418.
lu^ritée.
^Êim
^^^B
— 305 —
an TOI ae les séparer, ce que l'ail celui-ci en prometlani d'ac-
coraraoJer l'affairo des demoiselles *.
Tristan prie Patamèdc de ne plus le haïr si fort. « Mais,
répond Palamède, j'ai mainte fois mis de côlé la querelle qui
est eiure noua, et vous rcconimcncçz toujours. » — Ils mangent
dans la mt^mé ëcuelle. Tristan reste une semaine et deux jours.
Palamède, dont tes blessures sont plus graves, ne peut partir
qu'au bout d*un mois et trois jours.
44ô. Tristan dirige sa marche vers la Joyeuse Garde. 11 Tristan dmnri-
quilte le Sorclois et entre dans Je Norgalles. Malgré ses écuyers, îî?°paî'iSa-
il va passer la nuit chez un chAtclain dont il a tué le 61s. Son oM^
hùUi demande n une demoiselle, qu'après la mort de son tils il
avait envoyée aux renseignements, si ce n'est pas Tristan; elle
veut pas le perdre et répond que non. Mais un valet qui
it assisté au combat de Trist.in contre Palamède te reconnaît,
et le chiiclain force la demoiselle ile confesser la vérité; puis
il fait prendre Tristan, pendant qu'il dort, pour le mettre à
mort.
Palamède, ayant ([uitlé le roi (jalehodin, marche vers le ponl
où il a été désarçonné par Claudiû, atin de venger cette honte.
Il arrive au château où Tristan est emprisonné. Le cb&telain,
croyant qu'il fera grand plaisir à Palamède, lui nicoute com-
ment il a pris Tristan, Ku cU'ct, Palamède en est très content :
après la mon de son rival il se fera baptiser, et il pourra
irer au cœur de sa dame. Mais le lendemain, quand il voit
er Tristan à la mort, il se sent pénétré de compassion, et se
dit qu'il ferait mal de ne pas délivrer un tel chevalier. Tristan
le prie de porter, après sa mort, son écu et son èpéo à la cour
d'Arthur. P;ilamède tue le châtelain et délivre Tristan; celte
victoii'e lui est facile, car tout le monde est sans armes. Puis
il part avec Tristan '. Us descendenlà un château que le roi de
Norgalles avait donné à Gaheriet, dont Tristan revÔt l' armure
blanche.
446. Eugène, ayant quitté Galiad avant le combat contre les
I. On peut comparer le comluit d'ivain contre GauvaJa pour une
dfHUOÎJelliïdéshC'ritéedaDH le Chevaiierau tyondeChrétieu [v. 4703 ss.).
î. Cette histoire Je romprisoimcinent do Tr. diUivrc après par
Palam. jm» n'irouve dans la Tav. (Ht. (cf. S 4*J'2 liii, nule), où Mt racoulê
aut«t ip. -i^4-i55) comnicutTr. tua te lils {Lucanoro)de sou hôte, après
avoir été incité 4 joulcr par lui ; cela peut être une inrcntiun posté-
rieure.
lÂssm. — Tristan. 20
— 306 —
quarante chevaliers, marche loul seul et assez mécontent de
lui-même. Il rencontre Gaherlet et Sagremor. Perdu dans ses
songeries, Eugène n'entend pas crier Sagremor, et est renversé
par lui. — Il leur parle de Galaad, qu'on va chercher à l'en-
droit où il a vaincu les'quarante, mais personne n'y sait rien
de lui, et Eugène en est très atïligé (P 201). Les deux compa-
gnons * se déterminent à s'en aller en quête de Galaad. Gaheriet
refuse la compagnie d'Eugène, qui pourrait leur /aî7/jr comme
il failli au meilleur chevalier du monde. L'ayant quitté.
Gaheriet et Sagremor font fausse route et ne trouvent point
Galaad.
lugèneenquôie Eugène s'en. va seul, demandant partout des nouvelles de
aa . Galaad ; par malheur, il ne s'approche point du château de
Brehus. Ayant cherché en vain pendant quatre ^ jours, il trouve
une demoiselle qui lui dit que Galaad est le prisonnier de
Brehus, qui a l'intention de le faire transporter, à la nuit,
dans une autre prison pour rendre impossible toute tentative de
délivrance ; indignée, elle était partie pour trouver quelqu'un
qui pût le secourir. Elle s'arrête avec Eugène à une fontaine
où Brehus doit passer. Elle raconte qu'elle a été envoyée par
sa sœur, que Brehus retient chez lui malgré elle, et qui,
ayant été très bonne pour Galaad pendant sa captivité, doit
êti-e délivrée par lui des mains de Brehus, s'il peut sortir lui-
même de prison,
ialaad délivré Enfin Brehus arrive ; craignant une embuscade, il se sauve,
par Eugène, poursuivi par Eugène, qui aperçoit six hommes et trois demoi-
selles ; il comprend qu'ils emmènent G;daad, et il le délivre.
Les deux sœurs se retrouvent, et tous vont se loger dans un
château voisin, dont Eugène connaît le maître; là on fournit à
Galaad tout ce dont il a besoin. Il raconte que l'un do ses
écuycrs est mort et que l'autre s'est enfui; (juant à Dahini,
Brehus l'a tué pour une mrole qu'il H dist ^.
Arrivée de 147. Claudin arrive, et Galaad lui permet d'être leur com-
aaudiD. pagnon. Ou part.
Galaad choisit le chemin du Sorelois, où en ce moment il
y avait plus d'aventures à chercher (jue daus les autres états
d'Arthur.
1. 757 ouvre, ici uno lacune qui si'arrêlo à remiroit (lù Eugène s'en
Vil seul.
2. .xl. jours 772 et les autres [sauf 3'il), (jui porto AT).
3. Quant à Dahim, dit 757 en f^aufanl le reste de la ithrase.
I
I
' — 307 —
On Tcncontre Tristan ci Palamède qui vont vers lo pont de
[Claudin pour se vonger de lui. Ils reconnaiasenl ré<:u de Clau-
]din. Tristan cl lui s'abattent l'un l'autre. Tristan furieux se
cipite sur son adversaire, que la chute a étourdi» lui arrache
l<}te et jette au loin son heaume. D'autre part, Palaïuédc
abat Eugène, qui s apprOte pour le combat à l'iîpée. Cependant
Claiulin, étint sans heaume, se retire, poursuivi par Tristan.
Galaad représente à ce dernier que Claudin, ayant la t^-tc
découverte, doit ^'tre considéré comme désarmé, et l'invite à
fSC battre avec lui-môme. Tristan accepte.
448. Ils se montrent à |>cu i)rès égaux ffaiiâ le combat ; toute-
fois, les spectateurs trouvent que Gala-id a le plus bel: ain&sinc
nevêtpas de la baciaillcde Pa/.. qui triomphed'Eugènc, et qui,
voyantque Tristan a le dessous, lui propose de se tourner contre
Eugène. Tristan fatigué se relire un peu. Galaad en fait autant;
il voudrait bien savoir qui est son adversaire : ce ne peut être
Trielan. dont il a appris l'emprisonnement et qu'il avait Tin-
lention de délivrer en entrant dans le Sorelois; il ne sait donc
qu'en penser. — Maintenant Palatnèdc défie Galaad, et ils se
battent. Tristan se tourne vers Eugène, que bientôt il laisse
épuisé. Puis il veut remplacer Palaméde, sur qui Galaad gagne
du terrain. Celui-ci leur reproche cotte lactique : il est indigne
de se rcnjplaccr ainsi, dès qu'ils se sentent fatigués, contre lui
qui est seul tout le temps. Il les prie d'attendre que l'un d'eux
aoit vaiucu; alors l'autre pourra se battre avec lui après, ou
bien il les combattra tous deux à la fols. Tristan, qui se doute
que c'est Galaad 'f prcud la bataille sur lui. Cette fois, Galaad
le trouve bien meilleur ; il se retire et lui exprime son étonne-
ment ^ En ce moment arrive la pucelle qui avait fait délivrer
Gnlaad de la prison de Bi*ehus, ut :l qui Galaad avait promis un
<^on, qu'elle rcclanic & présent. Il veut terminer le combat,
mais elle ne le lui permet point ; Tristan y renonce également,
à la prière de la demoiselle. Galaad ne veut pas dire sou nom :
« C«la ne presse pas, dit-il ; quand nous nous serons rencontrés
1 . CHte rpmarqur> est tlono^ stinlement par 757.
2. Maw 772. 97, 349, 101, 758. 4140». y9 : Âmhedui tsloiml ptaln
4e haiàit proaet, mh a ta fin rte pot durer T. , car Gai. If m/nmf {auqua
Î7ÎJ fl sa TolmU, or ça or la, si /lum ptm d'eurf l'eliit mrnê jutqu'tfi
se la bataWr rûsi fifus Uifujuemmt duré. — 33fi : — dt haule
*l rtovt ftwirnt forer ft hardeitirrtt . Si arùit que quant il: te
nt C'imbùtu$, que T. te o ^.
ûoi it couja recciiu ri donnas >j:^ ,i-
Combdi--. •;•-■
Tnslan et il».-
t*iUaai''do con-
tre Gtla*d.
336
— 308 —
une autre lois, notis nous feron» conuaUre. » Et il jartavecla
(iumoiscllc, Kugèno el Claudiu.
757 449, Tristan el Palaméde causent '. Tristan ditquesesfoi'ces
ment U pouoit piuM Tnaintenir l'assauU. Et de i'aulre part , Gat. esloU plus
iravcitlié que mrsticr ne lui fust.
1. Pour Ifs avi'niiiro& <|ut suivent, lo L«xte de 757, aiiqnel 104 viea*
dm bieut6t se joindre (voy. § 45U] a été abrégé par les antres mss. :
449 «. 336, r* 170, [iour«uil aiusi (aprrà le départ di* Galud avec
Eugène Cl Claudiu) : Le conie dit que mons. T. et Pal. se partirent dn
,111. chevalirrs et chevauchèrent tant qu'ils trouvèrent ./. chevalier d*
Leonofjs^ ieqvel se mtH en hur compagnie, et depuis chevatu:hrrent eut: Jll,
tant qu'il: tnndrent seur le ru de unA fontaine ou Hz truuiercnt .t.
dtsvaîier qui atoit assisprèsde la fontaine et la chantait H doutcanail ti *i
77Î, etc. 449 b. 773, «7, .U'J, 101 (après U? dépari de Galaad avoc Eugt?ue
pl Claudio *) : Tristan i-l Palaméde demourerenl moul esbahi. Triftau
ne pout imaginer (jui est le dievulier. « Le coonaissoz-vuus? » demande-
l-il à Palamèdc, qui répond eu «ouriaut <|u'ils unt voulu « é]>uiiM?r la
mer » en essaN-anl de vaincre co clievalt<:r-là. « Vuus le c(>iinai:4iH*2
donc? — Oui, et vous aussi. Or sachic: que c'est misire Gai,. « El
Tristan n'apa» de peine à le croire : Reul, Galaail aurait pu se distin-
guer ainsi. 9 Bien avom esté deeeû quenottJtne îecoçneftma^ di(-il. — El
que ferons-nous? doinamle Paliiméde. — A'of« m<mtentn , fet mis. T.,
et cheviiuclxeron ensemble^ s'il vous plaist, tant qu'aventure nous départe.
I 07, M't, ]01 Notui rctoamemna & Trlitin ci aux ij-ut rberallen qol f bilrut «vm lui. —
Triiuu it'a pcMirUiit qu'an mrI n>iDiKi|[Duii : PftUntètle i eu Ifole mw. M rtppmrlxml donc (et
du l«!X(f de 7b(t. 34400, Vif i *OT. ci-<lesai>lu.
758, etc. ^^^ ^- "^^< 24400, 99 (après lo départ de Galaid ftvec Eupèm» ei
Claudia] : Mais a tant laisse ore li conter a parler \d'eus el retorne a parler]
de Tri. el des deus chevaliers ki avoe^j lui ctieeaticboient . fin cesle partie dist
li contes, et la vraie cstoir9 le te4tntnn>/ne. ke rne-sire Tristans el H chevaliers
al'esctivertnelet Pal. checauchment ensembl[e]. et s'estoient acompttigni
d'aventure. Si tour avint K'il ctievaucliierfnt . C///. joun tuus entiers aow
aventure ttvuvcr nule ki a tvnter fâche. Si lour acint d'at^nture au noo
vismr jour k'il vindrent pur devant un cfiattei ki estait apeUs Castimu
103, Huslicien. 440 d. [-c ms. 103, f" 339 n, el Verard-Janut. ayant raconté \r
départ de I^ncolot, amené à la «luyeui:e Garde par Tristan (vtiy. § 394 ,
notf'),pa.sspnt lonlsnhilemenlau dievalier à l'écu vermeil, eu donnant
untOJclequi e.sl, essentiel lemcnl. celui de Rustirien de Pîjvh (les niMi. 340,
1463i35â ;pour ce qui précède dans HuBtiden(voy. § 62S]. La rédaction
deRusiicicn est un iihréf;rédeceUedu757, avecun épisiide déplus qui,
peul-êlre, a été supprinn^ dans 757 : cf. § 466, note. Voirn le texte de
10J3 cl de Ruslicien :
'En cestepariie dit Iccompte que après le tournoiement de Lovre^ep ' avait
l. Uutldei (*co, ^ n b) : ffitr .ttU. m«vt \apri» a (te Hrk$ U«») ivumwni'iir ««( fu
tim
IB
— 309 —
ont augmeotë dès qu'il eut Jevitu* qu'il sa battait avec Galaad.
Palamètle loue Tristan aux dépens île Galaad el maudit !a
757
nemgnt qu0 c'csUiiit .A grant detiuit de le oyîr *. Apercpvnnt 1»^ 33G
valiers tl so fAch'* et W» MUair de n'être atn»i embattu éiir lui.
hr^pood cuiirtuiscmi^nt, vx le chovaltor se hi^s^ ndimtûr; la suite
ÏQ8 757 et 104. voy. }[ 453.
I.'UU (v*r. 3 <U) M'crt jmM dduj.
— Ci eût/ je bien, i fet Pal. lU parleut et intirLhfut huJl jours Mm ttmi- ^i «te-
vwd'avpotun'i*. Au nfin-ii*m»' jour, i-utnuit' iUiravrifîrul uue belle fortl,
PU parlctul df loufor el d'envotseùtt el eu tmiant (ialaaii. Pal. ir regard»
9t voit .1. chevclier qui cttevauchoit après euls en la compagnie d'un escuter
teuUnunt^ qui li pûrl<fit son eseu et Sûn glaiee.. Ses escus esloù verviata
a ./. lyon d'argent rampant. H estoit montes auques durement, air U Jor
dnani s'estait eombatu: a Gahrriet, le frère mons. Gauv.^ par rrieicognois-
s, fi s'eatoient durement enlrcgrevé: »u rt'slp. il aviiit d^jà »?tt' blossô
■ lirrhuit, (|tii l'itYml frappi^ d'un Klaivr. |iftidaiil qu'il donnait priv
Bfr fontaine. Le num de ce i*lifvnli>'r l*sI Brunor Ir doit '. /( iVn
! droittment a la court te duc d'Antebouir (v:ir. Anuebort] '. ou itaroit
I. BftjiiH duu 771 -, mv llm ilu wm. Dur main vatXirtarm m mriAnné m BMto : ^ÂM^mUtt
éf tmtÊiiÊ pr^êr* tt d^htr4iment ptt U vàïtt, n» ^tnUtrtaU VKMmn ftimmlé Matf wnil
1. lUU ff • 1- ->
ffion;.. eUe /y criui chastei kt clusi quant Gai. et U'jors et Perc. i furent "W, olc,
etupriionné. Lff trois chevaliers reiirxmtreul une ileoioiselle j^orUinl ud
é|wrvier, etc., tuul k fiiil comme pluï loin, où t»^t racrmlt^e lu destrui>
tioudu Château félou (voy. $530i; ici, cependant, il u'y a pan d'iiL^crip-
IJou, et lecunslrucleur e*t appeU' Galanatar. il\Mjr]77'2, voy. p. 312 *j.
Nos trois ï'appriKlieut, et quant cil du cfiastel virent Us .///. chevt^iers
près de ta porte, ki moût estaient grant genl , si envoient duska ^l. rhe-
tôliers a leur tn<ontr€ p</ur eU retenir. Les trois s'exliortiut muluelU*-
lUftOl; Tristan aliat eepi cheTaliera, et, avec ses cumpa^nons, se signale
I. 0)a«*<Uu tn.aa llMdHeetor «I IMBOgii. lM«mnHCnoM 4« Q«l. ml Id Boboriet
I -uns dus meiUâurs chevaliers du monde ou royaume dé Logttt , na rwt ns 103, Ruaiicien.
oit son nom. à'f portait ung escu vermeil a ung Ujon d'argent rasnpant.
U l'i^ipeltoit on le clievatier a l'esai vermeil. Si afint que ung varUt que
Tristan avûit envoie aprendre nouiielles du bon cfiftfatier a l'eicu t^ermtit
rira a la Jogeuse Garde et fro'iiyi Tristan et Patanvdf-< et ung eheralier de
JAonois, quiaxtc Tristan demottt^it. F.tquanl lerarlet fuleamvenu, its'en
1,-1, ./ ^r I ,.. I .. ■!•.'. / 1 f.--,, ,.|„£ j„ ,^|. 4- » ... I tp,
-,-. d'armrt, .-•■.
OM. ï^^ fui-». vriitii'î-K--
tâ MTi Jifl;«J /Ml eut
a l'efU tf
r. W m /■'
— 31Û —
lyj demoiselle, qui si iost vint, Tristan repousse ces éloges avec
modestie, et contredit Palamèdc. qui se refuse à croire que
ITi, iMc. emprûK une balailie pour desfendre J. ehevclier de (rauon, n comme ii
ranta dfcissrra ça avant. Paluniède et TrisUiii s'arrêtent, ho chexTiliiT
1rs atti'inl ; fin si- .sainr. PjiInmL'dn, \iiyant que c** ch«-'VrtliiTrst3ron( rt
parcreit et birn fitrni de iouz membret vi qu'il chevauchott a grant mer-
vcUle bien a manière de bon chevalier, cnmprpod qu'il *>sl de haut afaire,
et désire mnul durement a savoir aucitne chose de son eitre, si qu'il tel
peilst cof/noistre. Il lui ileniumlu <innc sim nom, ni;iis eu vain ; il iii^tsste : '
« C'«hI parole, gastee, a dit If* chovulittr. Palamède, irrité, veut j»»uU'r;
rautrf répond «lu'il n'en .i pus piivii», étant blessé et devant subir pro-J
diauifmonL un comhftt. Mais l'alumode n'en démuni point, est désar-
çdiiné rt su pilme. Tristan veut lo venger, ot le chevalier a l«?au refuwrj
In joute; il nbnt lo chrvftl de Tristan sans renverser !« cavalier, guar
v\U. T. neiti/it iex chfwtiers i]ue l'en p«ft#| aisUtmtnt deichevaudiitrA
. iMc.
;ï ce peint qut' k^s ueu8 du cbdti-au su d<'inandfnl s'ils unnout puint drs
ilialdr.'', siirlis d'iniCrr. Quant le chevalier a l'escu vermeil voit tfuil »ant
auqufs esba/iiy il quillo furlivcnicjil ses compagnons; — maintenant
conimn 77*i, otc, voy. p. M'S. — Un \oil que 758, f!tc., ne. font
qu'abréger II* texte déji'i raceourci de 772, etc., en (lubliant de pn-înenter
lo cheviiUtT (le r.énniiiti. ipii apjmrail subiltimentpluâ luin.
Tïusti'îicn. vint vers Trintan et sagcnouUe devant lut et dit : « Sire, je von* appnrt9j^
nouvelles de cepourquoy vous m'cnv^iyastes. Le chevalier ei-l Ui(j<' a guatr
iïCMM pii:4 [propres 1 ÏO^l de ey. et s'en ea ' ;i .ludpbourc pour faire Uflê\
batailk dctxint le duc, pfur ung chexaUcr fjuiest apjiC-lU tU traxsim (Hus4.. '.
à Aud. au duc pour faire une bat, pour [par i 103) ./. ehco f^ui de (r. «al
appeliez). aTrisian, encbanlé, annotiee àses bûtes gun intention de par*j
tir pour aUeindr*! le cbevalior, acwpto leur offre do l'accompagner el,|
le lendemain matin, ils quittent Isoul et s'en vont, avec troift écuyen».]
lU arrivent enfin dans le royaumi» de Norgalies, où ils apprennent de
nouvel1ei« de l'ineonnu : celui-ci chtrauchoit devant futx eftviron si^
Ueues, en sa compaingnie deux chrvaUiir.t. Bt se aucuns mf deviandoi'en)
qui itz estaient, je diroie que c'estoit mestive Yvain^, /il: au roy Vrien, »È
Girel ^ de lauibale ^ Le conte pa^»e au chevalier avec ^6 compagoau^j
llfi arrivent devant un château appelé ilarpinel^. ets^en aiment a Aude
bourc pour faire la btitaille*. Btsai'hif-sqtteen celluictiastetdeifiouroient^
jusqties a t\wdnuH»^ chevalier» de grande valeur, qui faiftaieul honte
3. ^ IV Ivalti. U tiU U.l.
8. :•* !•» ■ f^thrt-itt,
K J0MMNi< liUU
' ''4
... . «ti
' »■ , '^ ».rM.( <.') .f.i I ,n-<i-fiirf_ et ■A.MfKr'A.tM'Hi ■ft^-anXT'
I eie.
.-.. Chnr/Hnr/ (.-t Ï7J ; p- SU). _
< ilrt iiU-itut drçil n ^Ntftf^wrc {rtt. HeiHétb . ÂMtbmrt). îm OH l« *••
— 311 —
Galaad soit le meilleur chevalier du inonde (cf. § 495). Puis '^
il iaWie PalamHe à venir avec lui  la Joyeuse Ganle; ils Tristan ei Pala-
oublieront leur rancune. « Vous allez recommencer, » dit mhîB.
Palamède, mais Tristan promet de ne plus se courroucer» et
PaJamède lui déclare i[u'il n'ira plus jamais de compagnie avec
lui s'il ne lui tient parole.
Palnmi'ilc veut ntiirs se haitrt' h tVpiif, mais n'en Hrsistr quand Ir» ch*»- 7TJ, etc.
VAlirr lui dit i|u'îl no peut pa^ k «-Jiusf* du oumliiii qui Taiiond. Kii
rpTunrhr», i'alaiiiéde lui d"m.indo un don, cVsl do lour pnrmotlro à lui
Kt h wa eitai{ia^'n>>u di* uianbnr htpc lui, « tant t/H^nrtnture nous
dqnsrtf^ u nt il respont ijue cr. ti ptaiat frùr/i. Pni» iU vout li Tristan , qui
rvnumtn a dirval, quand il lo.-* voit vt'iiir, Trislau ol Palnoimlt'
dpiRMnik'nl purdim ou diovuliordo l'avoir as^illi fotemeixl; il lour |iar-
fliiiiiM- <'f .lit ipjc cetto «vt-nturo no lour fait puinl tioote. car tnainUt
/' ■i>it -/. cftrtatier tU pvvre nfatre abat ./. bien preudoma. —
Il ri n'orwil mit aU granment i/u'il encontrent ./. chivatier,
d >■! ormes; cil ciievaiifr eitoii de Léonais et estait apeU: MoréM ' .
Il 4.>.iM jiiittë snn (liiy? pmir s" inottro ouqur^tj* ile Tristan, car trop le
éetirroit a venir puur ta grans bieru tfu'ii en aroil niz tiirr. Il nliliont dt*«
trois rompugnims (.1 porinÎRsion do niarolior .ivor oui. // ti demandent
de ion estrr, et il leur en disi ia vérité, msûn il no jiarvioni jutH à It^ur
tttro il ' t'tta tant 'nie ytus n'en p^oif. Tristan n(
PaUn :: lo uuin du chovalior à l'^ni vornifiil,
r ijuïl Ai vtuU aicr cniyrt euUyits'ensue/frent,
■■■rf cnmp.ignons arrivcdi à uno ItoMo |iluino, au milieu
de Uquf'Ilt-* f.nt uuo rucUi- tvjinne. f tu- rvetHeitie nient hatite. .-umii>nlôo d'nn
chAtettu oxirêiuomL'Ul fitrt. Los wi^rat-urs ou sunt iroisfivriw, qut avaîoni
I. «r 1 4M. — m r«pp*iiii id Moné».
ttdesplaisin * auK pa.<>ttant«. Douu» chi^Taliers ifnfVnt, dcmandooi à itof 103, Rufttklon-
IroU h'ih Biint thovatii'iv ormatis et, sur uuo rôpim^o (ifHmialiro, .lf«
d^fitmt ', Bninttr ' »«• dislinpim : il on nlmt qualro. dont doux «oitl lut^.
Inîn M liui^rol on aliaitonl. ohaain qualn* *. 1^'h douzi* itonl litialoniiial
Vitoru»', «urlmU pur ta liraviinro do Bnuinr, dos onii"ini*, i|i.inln«
restait œurti: «tir la plaoo. Surt un ftrand nrimliro do cho^^lir^r^ dn
cWriwiti: il* [nnivaiont lnon Airo quarauto *. I,ps trois cumpaîîuniip nr»
^ ■ point, ol uno Intlo pi-nildo sonjjatro, ffr;l<'f â riiirn»jTiblo
pr Ilruuor '^ les a^o^si'urs s-nul ini*' on fiiito. [.os Viiinquoups
•'m wim , lri»*= fntipu^. ot les cbevaliorn du oh.^toau unionnoni nu
champ dtf bataillo, où il!:i tnmvout murU huit do liMirv ramanidos. 11.<
1rs i*nlon-pDl. en menant ei çnwi deuil qu'nn nVAtpu cntfoilu (Hou
Uinmnt *.
Ixa tniis cumpa^moQs nh^vauchont tant fM ^r ehemin te* aporta
IM tmb mQ)|u|nMu maidt a/Ai>»| ^jrtaMf ff»frv »/t du b»N
' 1» M't« iu«r t>la*aeer)mtiM'UW
^titnitor d>u« 41», (M.
:ilU/4*nTi |tt»«.
— 3Î2 —
757 Ils partent en parlant de Gniaad, que Tristan tient toujours
potir le mcillour chevalier du monde; Palamède soutient qu'il
eût eu le dessous si la demoiselle n'ci'U arrcté le combat. —
Ils arrivent îi une fontaine oii un chevalier Idessû est soigné
77Î, ctc, déshérité leur p^re, qu'ils tiennent en prison ; ÎIk ne craifciïrnl ne liieu ne
honif. fte liflnt h In toivo du chAtoaii. H foiii u\n clicviiticriç orraiitt* et
niix ()amo»i du nt) ntimt* dn Lo^rcc UmtrK U'^ rriiniili'*^ i*t tous li*!^ drpïlet
pûssihW, 01 sjHH'ialompni à (■('lix.de la iniiisnn d'Arlliur. Dix rhovalior*
«0 lifnnftil loujoiirs dt'vanl la \>orU' pour arn-lor Im poifsnit», Haini U
furt(*n*88t' il y vu iiituitranlrqui, au lH>suiu, virniif^nL vn aidcntix auln*.
I*ps prisniiiiiiTy siiiU prtî,s«'ijU's aux Iniis fri'ri's : se ce cstoit damoiseU
qui [eut a priaicr tk OiauU, il gaoifut îuit Iroi o tut, et puis la metoienl
hors dit cliaslei tout a pté, et li chevaliers qui ta eunduivjit extoit aeii.
(^uuiit aux chi'valiors ilf la maison d'Arllmr» lU Ifur font cotipi-r U
l^'^if, fil les autres qui dé celui hostel neftoiêul faisaient fuster par mi la
vilU {et puix mètre hors det chastri Uml a pié 1 1 tout désarmer. Le clitlli*:iii
a nonï i*fiarpitiet ' ; dtfpuis Mt>pl ans It's li-ois Irtrc^ inainliruniMil ces HeJt-
hiautez^ que fonml cc8ï>er lîalaad. lïoliort pI Pt'n:i"Vid, et re dmsre li
contes ra avant aprrtement en nostre livre, aj(iule772) '. Le* i:fim|>.-tfMii>iifi
I. Ij- (Fiir..-- i."ri. Ui.. -lin. 5M \y. \*. HO).
I. Cl- ;T'J, lainriiii*i*i>nfti%|i>nnvt-. ' 'V.
Ob rtniii' li'iti 1$ .'r.«i M.l, — nui* 11" I Mr.
(▼.p. ai),j,. - . ,1. .- I--.. , rri'ntilcinfiit, h ce que le j.i--.b,'. .> * ■ i....>..i -.n-lc l9
TrfMpi» fftom, çonunr unna l'niiiwvaont par 157, «le. (vajr ^ ifta).
103, Husticien. ii la fïraitdo pI 1ii'11c> Tuur du pin rond ; r-I avait devant umj des plus
beattx ;h/u qui fust eu monde [un pin qui estait le plus bel du monde
Uusl.)'. C('ll<* loiir ("St. hal>iloft jinr unij des meilleurs chevaliers du
monde pour jousler [par un [chevaluT qui psI le meilleur JnunUeitr du
monde Hust.). Tous Il^s jours il l'ait snsjR'ndn* au pin ^ un ^cu. que les
passant» nt» pniyout alialtri' sans jouter «'ni*nile avLi* k* rhi^valit'r; vnîn-
queur, il suspcuf] l'écu du son ailvcrKuirn au piu vt y fuit inscrim 5iin
uom, et faisait pendre Us eactts aux karneaux de la tour et dit {et puis si
le faisoit pendre a .1. des carnious de la tour cl ditoit Hu!it.} qu'il iimin-
licudi-ail cette coutunit" jusqu'à ce (|u'][ fùl dosart-nniif^. Cidu durnît
dôjà depuin Heise aus^; [tentlant critr pôriodi* oui rtr r(*nv(*nir!t d(*u\
crnlsr.li«valiers, il<int le.st^rus pendent aux cr^ne^iux. Lr»i trois nrrivrnt,
et appronnont la ruulumt' parties leureii taillées sur un marbre qui vAl
à cMê du pin. n r,ei}uel ile nous aJiatlrtt l'tk-u/ » du Ivnin. Hrutior
refuse en ili^nt qu'il a tant ailleurs a faire qu'W ttii lartle (qu'il a moût
affaire ailleurs, cl qu'il lui t., Hust.j ilV-tre la tenu. Guivret sedêi:lnrp
alors pr^l ajouter. <« Seigneurs, dil lirunor, je ne pui^ re.*ier ici, Kir
moult me hasle ma besmngne. <• Il s'en va. Guivret almt l'i^'u, est défié juir
> chevaljerde la tour et défiarroriiiépar lui. Ivaiu essaie ili* |i* ve«f[er r
il est renvtfr!<é aver îiondievul. Les deux camarades laistie.ut leurs iVtuh,
se nomoieul et rejnif^ueul Bruuur, qui a vu leur défaite : a Jit vui?,
leur dîl-ilf que [aventure -m faull {pas t03) par irn I4ri3) vovs *. —
I , pour l'i-phoOr il»' la Tour du ptn nmA, f f. f 4IW, Dofe.
i. A .1. p'u AKi, ja;>.
tl. .f. MOM li<U.
4> Duu UO, iiti, U ne illt pM orU, (tikU ImtT «laowDdt l'IU ont penln lem tva%
■
— 313 —
■par ses écuycrs; son écu, de couleur vermeille cl orné d'un TSÎ
llion (rargent rîtmpaut, tst suspemlu A un arbre. Près de lui ^^lécii'vJrrat'il.
Ipleure une liellodecnoiselte, accompagnée d'un rilain nain.
ivnni >»n»«I*»moipelle qui fnit grant 4euit. KIU» viontd'^tre la victime
UPS -, fpii onl tiit^ son dii»valîpr. ft prie les nouvpaux voims
ie r- -liais Tristan Hit qu'il n'on pont V'tr*' qu<^l)OD , tH pile lt\s
ijuitu*. — lis luoni qiKitn' ri nhationi six i\f> dix chpvftlipr?. Puis sori'-ni
quarante. ï,p ohevalÎT \ IV-nj vermeil »«o *ignaIo tl'iino manit'n'
itity ni f."fi rohjct ôc l'admiration de TristaD ci lU.' Paluniéde. qui
lisiingnriit furi d*.* leur cûti'. Lvi qiiulre cuaipAgnufit* gagat^iil du
Irrrniii sur IVMincuii. I^ cheval inr à Vécu ^ormeil ndiiiirc Tristan H
l'itUnttHJo. qu'il croit bien capable» do vaincru les quarante >>au>; uidt>
ltiC4lDe. Il voit quo les ppu* du château n'ont plus la force de se dd'fendre.
nr Ie« deux chevalier» loti onl tiuil cstoutoiez qu'il It^tr vouMrnl guerpir
f«. El gitant it voit (tttuf fft, il sf part de ttt meUff au jttus t/uoiétncnt
fii'U plut * , rùmme cil çiti ne vousist en nulle manicrt que U cumpaiffnan
tcogneiitunt et pan-e qu'il voulut l'vitor tout mfschief. â cau*o ili* <a
iMitaiUf}. ajoutent 97,319, lOIJ *, et pour ce s'en vet it of<^nt are. et^
tnoine ûrte tui it>n ncuier: i\» s'enfoncent dan:: une fi>n>t vnisine du
[lAlrau, et n'orent guerfi ehnauchié qu'il alaindrent JI. chnutliêrx
rraru rfc ta meton le roi Artu.^, et se uiijt U cArfd/wrj a t'tseu vermeil ^n
}àr eompaignie; c'c^t [vain, le 'fil» d'Urieu, et Guivret tte Lambaîe.
ïiffti " tUftftrfi (te f*t mellee- ii chevaliers û l'etcu rtrmttl. Tristan vi
' pa* aiK.Ti;U!*. Tridlau, a\ec laide de Falaniede
-, nu't Ith» ennemi* adeicanUture. cl l'alanii'de
neut qu a f^i .i eniptjcher Tristan de péut^lrer dauK le
ku. *M*'., — lit cuttiim* 757, etc. 'voy. § -157]. — On
fm\ par la suite lifcurer, dan» 77*2. etc., desallufiioiiïiudei^ traitfi»ui>-
^rioiés dan- ee« m»^. [iar i^uile du mauvais raccourciBrictnent du le\io
757; aiiwi ^i itî5, 4G7. (71.
Il a dï^jit eit^ dit plu** haut qu<? 758. ?4400, 99 pn^senieul an U'^tte
fcl abr^g^ de celui de 77?, qui mu le meilleur desnif^s. de sa famille.
7TÎ. etc.
I. A >Értir (Tic^ MTDrd «ver 7
' ÏL TW.alc.. tw «funiirtit |hu 'Ii
viijr. p 110.
. ne w inutv* ((M d*B« 'ïf
\Ah^iu * , ainsi V4nt:s ou-nuttyi. ■ A l'bùtel d'une veufw t03, Husticien.
> dame iMW, il rteùWTent (reeeureut 1 Wj3 orenl :Ut»,
■ In partent (en ri-merciant iK-ancoup ceux qui les uni
Le colite retourne a Tristan et a -^vs compufj^nons
•ura pn.% \d. mie Hunt., gramment \V 3U) que
•n le chevalier <Ie L»'iinoi> arri\énMil devant le
iiu'l '. dont les clievaliera. ^* pr(*pH*.ant de veupi^r leur
/■■ Hur len nouveaux venusi. de^ceudenl tous, leur de-
i'iU sont chevnlierf ernmls et , Palamêde ayant répondu que
Sent, ff( sachiis {st j. HubI.) tjw'il: eitoient bien cinquante che~
i, TrisuiQ eu abat au premier poindre xroïs (quatre, 103), el
, K Ht léypsAul wm kt deux (1«m Uo. »&».
757
Lâchelf^ de (rau<
vaiD-
— 314 —
450. Lorsque ce chevalier voit Tristan et Palumèilc, Il monio
'a cheval inalgrtî sas blessures, r^ir, dit-il h Trîslan, il est ilu
devoir d'un chevalier errant de joiiler avec lesohcvaliors ([u'il
trouve. On joute, fil nos deux compagnons sont dés.ir<;onn(^;
Tristan veut se battre api*àsà l'épée, mais y renoncJï quand le
chevalier dit être trop Taiblo pour continuer. Gauvain. ((ui est
.Hurvcnu avec Gaheriet, invite alors, malgré son frère, le che-
valier à jouter. Celui-ci s'excuso sur ses blessures; GauvaïD
insiste. L'autre l'appelle mauviis chevalier, mais Gauv.iin
demeure inllexiblo, renverse le chevalier et est assez lâche
pour lui passer, à cheval, deux fois sur le corps. Tristan, inJi»
gné, bh\me fort Gauvain *: pendant qu'ils discutent, le cheval-
lier, qui s'était évanoui, remonte à cheval et abal Gauvain,
mais il ne lui rend pas la pareille; il ne veut pas rabaisser sa
ehetialerie. Gauvain reproche A son frère de ne l'avoir |ias
vengé, mais Gaheriet déclare qu'il ne fera jamais une vilenie
pour qui que ce soit. Gauvain s'en va, H Oaheriel pmposc
une joute à Tristan et à Palamode, mais ils n'acceptent pas. II
dit son nom cl celui de son frère, cl indique comme .sa desti-
nation le Cfiastel Lande, h Moi j'y vais aussi, » dit Tristan,
qui refuse de se nommer cl qui, À son tour, demande en vain
le nom du chevalier blessé [1* 207).
451. On se sépare. Tristan A Palamède sont logés dans un
^ château que le roi de Norgallcs avait donné à Blioboris. On
I. Ici {Qvant m. Tr. voit cesl oulraiffe, tflc.) se ti^rmint» la grauili*
Innini' ilc lOÎ (viiy. p. i'2â), i{ui suit iIiin'iiMvjtit \v fcvli- «h» TTiT
lliisticieri. XViliini.Vie quatre. It* chevalier t\o Léoniti*- h fei t-^alcaiiMil Irt.^ Itic
nos tinis font prpuvp d'une liravoun» mirai-nlfuaf, ntnntjinimi'niTri^tj
qui csl adtnin' par sr-s cuni[mgU'inï* commi* par les rnncmis ' . Cpii\"-cf
soûl mis en ruil*>. et sachiét qu»^ Trîsitnn sr futt tnix dedrns tt chastft Oi'rtp
fliiir « tir. f)tst t'atamedti qui te détint"*. I>'5 rhmalinrs friUrpiDcl,
dont douze gitiii m<irt8 dans \a bataillo, ont uin»i t^*.i' vaincus par .If,
fois m ung Jowi tt bien ont aelteU (iU ont chiormfnt wluU RuHt.) lè
bonté qu'ils faisutoitl ua\ plissants : tl ne srraja mais {j»ur Ifust.) ^u'it
ne hur souvicn^tifi di? IcurH viiiri(pi(>urî^. Qiw ww diroyejef Tri^lan ette>
tûmpaingnons «c partirent d'iliueq, las et travailli/*. etsê mistrent auch^
min et chevauchierenl tant que leur chemin les ain«na{aporta R\iM,)decani
une grant ' tour. — A p.irlir d'ici, il y a acconl coni|iU'l. avec 7 j7. i■^c^.
I. V%j !(■» entuunU. wntntncnt, Mn. "IQ
3.fUi|«Tr. it tH'uloiî m*Hrt litdtHi leck i* nt fait V . v«i »* /Ml Utiâiiiai*^ Ruai
W«t« dcctf» IDH.; ivy. % U7.
757. I«.
Le clierali^r i)o
LétiDOift.
P
— 315 —
cause . et les genâ du chilloau préLcndcnt que les chevaliera de
1a liipxéc dû Ban sont les meilleurs du monde. Un chevalier
inger qi laienz estoit les coQii-e<lit. Selon lui, Tristan et
mvde leur sont Ineu suptirieurs; si, dans ce chàleaii, on
préfère la lignée de Ban« c'est qu'on est dans la dépendance de
Blioberis; et s'adressanl aux doux chevaliers nouveaux venus,
il les met en demeure de lui dire lequel f;st le meilleur clieva-
lier de Tristan ou de Blioberis. Tristan opte pour Blioberis;
l'autre ne comprend pas ce diro : après les exploits de Tristan
au tournoi de Louvezerp, où il a complètement vaincu Pala-
mèiJe, Tristan doit être rejjardé comme le pi*emier. Ce discours
d^plail fort ii Palam6de; il demande au chevalier qui il est.
M Un chevnlier de Léonois et un des hommes de Tristan, u
rC'poud-il. Alors il est à son tour accusé de parlialittï par
Palamède, mais 11 ou appelle k l'opinion commune, et se
contente de dédarer i|u'jl préfère Tristan k Galaad, qui est
su|>érieur h ceux de la lignée de Ban. « Et quelle est votre
opinion sur Paiamôde? — Je le hais, car il m'a fait un ^nd
déshonneur. Tristan aiu^ait di\ le tuer, parce qu'il a eu la har-
diesse d'aimer îsout ; il n'y a que sa pilié et la bonne cheva-
lerie de Paiamôde qui l'en aitmt emi>^hé. » — Tristan fait
l'éloge de Palamède, qu'il compare h Lancelot, mais en le pla-
cent au dessous de Gaload.
452. Ils restent sept jours avec le chevalier de Li^onois, qui
C6t blessé: ii doit partir avec eux, mais il ne sait pas leurs
nome. Au huitième (dixième, 104) jour, Tristan et Palamèdc
se promènent sur les mui-s. Us voient sortir de ja forôt
Claudiu , Cngène et ensuite le chevalier à l'ècu vermeil , (pii Le chevalier A
u* une vallée avec la demoiselle: il joute à contre-cœur l^Vaii!""
avec Eugène, qui est abattu, ainsi que Claudin. Maintenant
Trisiiut, Piilamède et le chevalier de Léonois se font armer et
courent après le vainqueur. Il ne veut ni jouter ni dire son
nom, car, à quatre jours de là, il doit combattre un rhcvalicr
très renomme, au Ckasiel estroit en NorRalles. On cause; selon
le chevalier, Galaad et Trist;in sont supérieurs à Lancelot , et
il donne la qualriiïmc place à Palamèdc. Tristan lui propose
de marcher ensemble, mais il refuse. Les trois compagnons
rentrent, et s'en vont le lendemain vers le Chastel eslroit pour
voir la bataille.
-15a. Le chevalier de L«*ouois, craignant que sa présence ne
^(u les deux autres, demande et obtient encore une fols la
T, «M.
Ivain t't liui-
vrol de Lnm-
biltt.
— 316 —
permission de marcher avec eux. Comme ils traversent une
belle Ibrôt, et que Tristan, plongé dans une douce raélancolie.
pense A Iseul, ils onteinlenl chanter. Us descendent de cheval
cl se laissent guider par la voix, jusqu'à ce qu'ils arrivent à
une fontaine, décidés il ne pas déranger le chanteur qui s'y
trouve; c'est le chevalier A l'écu vermeil, qui exprime enchan-
tant SOS peines d'amour : « Vos qui n'amez traiez mw
ffU5, n etc. *. Ayant chanté son lai, il aperçoit les chevaliers
et leur demande ce qu'ils lui veulent. Tristan répond cour-
toisement, et le chevalier 5'd/i vci - ancqrs repairont tin
CGiTOs qt^ il avoit. Il r-efuse toujours de dire son nom, et on le
quitte, Tristan et Palamède se rappellent l'avoir vn quelque
part.
45 i. Us rencontrent un chevalier chasseur, qui leur raconte
qu'on va célébrer, â un cbAleau voisin, la fête annuelle dite
d'L'ter''; or, comme les chevaliers errants ont fait domtnaye
des chevaliers do cest pais et intis s en aloieni (jabanl, ceux i|ui
y viendront pendant cette lète seront forcés de jouter avec dix *
chevaliers sous peine de laisser leur cheval et leurs armes; s'ils
sont vaincus, on leur fera beaucoup de honte. — Arrivés à
l'hôtel. Tristan et t*alamèdc voient venir le chevalier à l'écu
vermeil, accompagné de deux demoiselles et de deux cheva-
liers, Ivain et Guivrt't de Lambate, qu'il avait abattus après
que Tristan et les autres l'eurent quitté h la fontaine, et qui
avaient cru que c'était Tristan; l'inconnu leur dît que non,
mais en refusant de se nommer. Alors ils s^étaicïlt décidés h le
suivre ju8<|u'à ce quils pussent savoir qui il 6U\l, et l'aulre
leur avait permis de lui tenir compagnie, tant que cela leur
plairait, en disant qu'il ne pouvait leur défendre les roules. Us
passent sans descendre devant l'hôtcI oi'i sont Tristan et Pala-
mède. Tristan dit avoir vu Guivrel se disliniiuer dernièrement
et promet à Palamède de lui raconter plus tard cette aventure,
quand ils chevaiiclicrout eascmble.
455. Le chevalier à l'écu vermeil et ses deux compagnons
arrivent devant un chiteau où ils rencontrent un ra/ff qui leur
déconseille d'approcher. Un ancien chevalier d'Arthur est lo
i, 104 '. Trahes vous lai Qinn'am» mi>, etc.
2. Ici 330 rejireml le Wxle de 757, 104 ; voy. p. 309.
3. Vterpandroffon 3.1G.
4. Ikuw 757 (tnuifi plus loin, j) 467, dur).
2
— 317 —
maître de a» cliAlciu, qu'il inaiolieut maugré le foi de Norgales. 757, iw. S3a.
Il arail étô condamné à mort avec son frère, à cause il" un
crime fpi'ils avaient commis; son frère avait été tué, mais le
cbÂteUiu s'ét<iii enfui cl avait juré, avec sa Tamille, de se ven-
ger sur les chevaliers d'Arthur. Il y a soixante chevaliei-s dans
le châieau; le passage s'appelle le Ticspas felon^ le château Le Trépas félon
Harpinel et le chitdaiu Harpin le rowje, d'a^lnei!^''
156. Les trois compagnons, cependant, ne veulent pas
reculer. Des soiJEante chevaliers, il en descend plus de vingt.
Le chevalier à Técu vermeil les défie, abat le premier, Aganor
le petit , et tue ce qui reste des cinq neveux d'Ilarpin, qui
l'attaquent. Ivain et Guivret l'admirent et vont jouter à leur
tour. Ivain tue un des ennemis *, Guivret en abat un autre, et
Brunor'^ en renverse également un ^. Ensuite ils font ensemble
une pointe^ sur les gens d'Harpinel et aballent chacun son
homme. On est émeiveillé de leur ln*avoure : a pièce mes
n'obUeront il ceste jornce; tuit qoi se tiennent et tuit mu
devant la porte deî chastel, et vont li uns Vautre entre
regardent. « Nous pouvons nous en aller, » dit Brunor ; et lors
s'en vont outtre. Au château on est confus de cette défaite
honteuse, de cinquante^ chevaliers par trois. Uarpin le roux
n'a pas pris part aux combats, parce qu'il ne pouvait se battre
avant que tous ses hommes fussent aussi corne a ouUrance, et
ce avait il juré por Camar d'une donwisele ^. Les trois s'en
vont tout joyeux ; mais les vaincus font grand deuil de leurs
camarades : ja en porruit Ven mettre. XIL en bières'^ cnr les
âmes en sont parties des cors (les âmes estaient ja des corps
parties 336). Les trois continuent leur chemin, lr<^ contents,
et dient entrelz que se les .U.** chevaUcrs [jl^ devant i pas-
sèrent en eiissent autrctant fuit, cilz pa^snge^ ncfust mie tant
rêdnlt^z Citi/i i^ rstijît »*' xi pi^i ideux ^^.
I. CouruMoii ilajiei 75T.
î. Cf. p- 3!l, 0*3.
3. ÙetLC 10 t.
4. Vnf empainlel'Ù.
h. Soùnnlf lUA.
6. tf^mf 330. — La rnman|ui> nVst paj; (lans 104.
7. Ja en porroient melre en b. l'û ; ja tej povoit t'en faire itutlrt cm
336; bien an peut l'en mètre ..Xff. dedenz tn h. lot.
H. Trwt. eï Pal., cf. |§ 450, 452.
9. SeHautreqilftl.
10. Cf. iL'nkitde 103, RusUcien; p. 311. 313.
— 318 -
t»". m, 33C. /,57. Tristan ot ses compagnons quiUent leur hôtel. Un
valet leur apprend le danger qui menace les chevaliero en*anis
au chAteau d'HarpincI, de la part d'Harpin. Les trois com-
pagnons Roupronuent que le chevalier à l'écu vermeil et les
deux autres ont passé par là, et ils veulent y aller à leur tour.
Us rencontrent une vieille dame, la belle-mère de l'un dés
chevaliers de ce château , elle vient de voir sa lillo et a remar-
qué le deuil qu'on faisait des chevaliers morts. Elle cherche
vainement à (l*5tourner nos trois compagnons de provoquer
les lyens d'Harpinel au moment où ceux-ci sont lurieux de la
défaite qu'ils viennent de subir. Ayant appris par la dame les
exploits de Brunor et des deux autres, ot en parlant du cheva-
lier h lêcu vermeil, les compagnons prennent la direction du
chAleau, oii ils arrivent aprùs heure de vespres *, et où Toiï fait
loujonrs grand deuil. Le garde, à la vue des trois chevaliers,
sûiuie ilu cor; on montft aux murs et aux l'réneaux, et on se
Tnsun oi ses ^^^ ^^^^ maintenant il faut i*éparer la récente défaite. Des che-
compaçnoas valiers sortent, décidés â venger leur honte ; ceux qui sont sur
^'^ uàrpfiier " ^*ï® ^^^'^ crient aux trois compagnons : « Mal vieii'jnez^ sei-
gnorSy » et leur prédisent '•' que mal jour leur est venu, mai»
Tristan et Palamèdc ne s'intimident point. Ce dernier ^ propose
au chevalier de Léonois de ne pas prendre part h la bataille
contre les cinquante chevaliers d'Fîarpincl : Hores * refuse avec
indignation. Les ennemis se sont arrêtés au milieu de la route ^.
« En avant! ^ s'écrie Palamède; passons à travers; il n'y a
point de danger. » Les trois font des merveilles de bravoure.
Mores lutte tant qu'il peut; épuisé, il se retire et admire les
hauts faits des deux grands chevaliers, qui â la fin triomphent
des ennemis; pieça mt)s nv sera jors tfue ceux-ci ne ptaigyient
celte jotirnee '. Le.s pleurs et les lamentations auraient empêché
d'entendre Dieu tonnant. A la uuil tombante, les chevaliers
d'Harpincl .se retirent dans le château. Tristan veut y pénétrer
pour les poursuivre encore, mais Palamcd^ ^» cet aviesuré '*
1 II estait ja auques Utrl 757.
S. C4.'Uc prt^liction, avec lu remarque suivaaio, n'est pas daus 7ô7.
5. Dmis 336, c'o?i TrisUin.
4, Ijc num du cbt-valior de Léunois, vyy. $ 459.
6, CetU> romarquf manque dans 7ô7.
6. Or tost, aor euls 757» sans ;ilus*.
7. AV seraj. q'ii tie s*en plaignant 757.
8. Pal., ct*i arn. ch., jusqu'à : Pal. le fient, etc., manque dans
[bounlon],
9. Dameiurés 104.
é
*
— 319 —
chevalier, le retient * en lui représentant que ce serait de la
folie et qu'ils ont assez fait de vaincre cinquante adversaires.
Tristan, sans Técouter, veut soi ferir dedens le chastel, mais
Palamède le tient au frain toz dis, en déclarant qu'il ne le
laissera pas entrer, et Tristan y renonce enfin, à regret. On va
chercher un hôtel. Tristan '^ déplore que la nuit soit venue en
aide aux agresseurs, qui sans cela auraient pu être tous mis à
mort. « Certes^ dit Palamède, ih peuent seiirement dire que
maul jor lour est ajornez^ don je vous di bien quejemais ne
serai jors que il ne lor soveinqne de nostre venue ^. — Si je
pouvais croire, poursuit Tristan, qti'ils fussent prêts à recom-
mencer demain, je les combattrais de nouveau. — Oh! répond
Palamède, ils ont trop souffert de la part des chevaliers errants
pour en assaillir de sitôt. » Tristan parle ensuite du chevalier
à l'écu vermeil et déclare qu'il désire ardemment le connaître *.
Ils continuent leur chemin, en parlant de Brunor: ils passent
en revue ceux de la Table Ronde dont il peut être question.
Palamède ^ nomme aussi le valet à la cotte mal taillée, avec
qui il dit s'être battu en Sorelois et qu'il considère comme égal
à Lancelot. « Ce ne croi ge pas, dit Tristan ; que trop est Lanc.
bons chevaliers et de haute prouescc ^ ; » il avoue cependant
avoir entendu Lancelot appeler cet inconnu le quart " cheva-
lier del monde . « et por ce cuideroie ge que ce fust cestui ^.
— Certes, ce dit PaL, si croy je ". n
458. Ils arrivent devant une grande tour'o. « Ici, dit Pala- un exploit de
mède, je défendis une demoiselle contre douze chevalieis. après l^alami-de.
i. Ici 772, 97, 349, 101 , 758, 24400, 99 reprennem lo texte de
757; voy. p. 313.
2. Ce pas^go, jusqu'à l'endroit où Tr. parle du clunalier à lécu
venn. manque dans 757.
3. Dire que J.jour félon leur vint hui ; si chiercment sont chaitii's que
pieça mais ne sera jour que de chevalier errant ne leur souviengnc
336, etc.
4. Dans 104, 336, il dit q\iO, coûte que coûte, il veut le cunnaitre
avant quinze jours.
5. Tristan 757 {faute;.
6. Cette remarque de Tristan n'est pas dans 757.
7. De m. 104 , 33G ; — 99 : un des meilleurs; 772 et les autre;- : H
plus preuz.
8. Cette remarque n'est pas dans 757.
9. La remarque de Pal, n'est que dans lOi et 330.
10. Pas de tour dans 772; var. : une tuur. — A partir d'ici, 103
et Rusticien avec les imprimés donnent le même texte que 757, etc. ■
cf. p. 314.
— 320 —
le tournoi de Louvczorp; Técu que je portais était btanc. »
TrisUin le raille en l'acousuni de se parer des plumes du jxion.
Au soir, ils sonL logés par un châtelain qui, apn::» avoir jadis
couru les aventures quand il ûtait chevalier d'Arthur, s'était
enfin retiré, ayant perdu Je bras gauche dans un tour^
noi. Il leur dit que le chevalier à l'écu vermeil et ses Jeux
compagnons ont passu devant le chdteau sans s'arrêter. Il
contirme aussi le récit <le Palamède : un chevalier portant un
ccu blanc et blessé était resté quatre jours dans ce rhAtcau ;
après lui il en était arrivé un autre avec sa demoiselle. Lo
premier venu se plaignait fort de Tristan , qui Tavait honi.
Douze * chevaliers, parents de l'hùte, étaient survrnus, et
Lielyu. parmi eux son neveu Helyas'^, qui avait été armé chevalier
par Arthur. I^ demoiselle lui plut, et quand elle fut partie
avec son compagnon et avec Palamède, — le chevaher qui
était venu le pr<^micr, — il essaya d'enlever la dame, mais
Palamède le désari^onna avec les onze autres et s'offrit encore
h. combattre à 1 epéc; l'un des douze accepta, mais ^ il fut ren-
versé, et Ton se quitta.
439. L'hùte se dit Incapable de reconnaître ce chevalier,
qu'il n'avait pas vu désarmé, k Est-ce nu do nous? » dit
Tristan, mais l'hôte peut affirmer que ce n'est aucun des trois
compagnons. Puis la nouvelle de la défaite des cbevaliers
d'Harpinel est rapportée par un valet Ix l'hùte, qui engage nos
trois chevaliers à so nommer. Seul, le chevalier do Léouois
1. rnrfic 758, 2U00, 91).
2. Ainsi i04, 330, 103, Rustiden ; — /ie/yw 772, lOl , 758,
2U00 : Uelies 97. 3^9 ; HtUczer î»9 ; Uyîtu lUI.
3. Aiii8i737, Ifli,33f>, 103 (Vernrd, Jaiiot}, Husiicie^i. — 772,97,
319, ItH ubrcgcnl : rhôlr' tlofeml l'cscrimp cl pormot an vainqueur <ïc
s'en aller avec ses cornptignous sans encomhro. Puis arri\(? un vaicl
qui annonce la dofaitn sarvcnuo à liarpincl. — Dans 758. îiiOO, 99,
il y a un« confufiion de la victoire de Palamède avec la diTuite à llnr-
pinpj, nom que ces irais rass. ne donnent pnint. 758, 'M i(H) disent : La
nuit si'pare les deux CDinl>atUuts, et ils vont se loger dan.^ un château
qui était près iViUucc. Mail li sires de laiem lour dût [2-^100, plus
clairement : l'Iiùle dit îi Tri^t. et à Pal.), quant il tes vil (reuiitrque
crronde de 758) : u Je uc vous coanaissiai» pa» ({uand \u\is enirAles chcx
moi; maintenaot, uu vaiet oie dît que c'est vuuk qui fïloji ia discon/l-
iure (aie. sauH pri^ciscrK i> l'uin il les prie de se uoininor. 9U ; « Mais «.
dit riiAle^ ayant nieulioiind l'escrime des deux chevaliers, c je ne $ay
pas comment ils se cfurvinnl (/'l'Ur^uM en avant (altération grossière du
texte de 758). On me dit c)uo vous fîtes* cela », et il les prie de te
nnnuDcr.
— 321 —
i^pond à cet appel : » Mon nom est Mores K dit-il, et je 6ui9
tout récemment venu en Lo^res pour apprendre usage âcchc-
vaierie. n U se déclare hors d'étal de pouvoir satisfaire la
curioâilé de l'hiMe tjuant aut deux autres, dont il loue la haute
ciievalerie, puisque ceux-ci veulent se dissimuler. — o Ce je
est'iie en vitsire point, dit l'irite, je ne tendroie en tutle manière
hr conpaigaie^ et fussent encore plus ptimanz qe n'est U rfiis
Artus, — Cela me plaît pourtant, » répond Mores.
460. Cette nuit Tristan est effrayé par un rêve : il lui Rôv» de Trla-
sernble voir un oiseau f|ui, venant en Logres de Cornouaille et *****
|K>rtant du feu dans son hec, euijdit de flauinies toute la con-
trée, s'empare de la Joyeuse Garde, enlève Iseut vers li mer,
s>nvûle ù. Cansaaioth et abat la couronne de la Léte du rot
Aribur. L<n autre oiseau ariive, et triomphe du premier, qui
est poursuivi par Tristan ; et tant fesoit quil l'ataignoit, et U
7isea,r tornoit sor lui et h ferait qe il [le] metoil d'un cop a
iort(P"216 h).
461. Le jour suivant, lorsiiuc les trois compagnons vont La Tour du pin
partir, le rbiUcIaiu leur dit qu'A rentrée d'une forôl voisine il "*^^-
y a une l)elle tour, faile^ nontelement et appelée la Tour du
pin rond •', ou maint * un chevalier preiuc, puissant et excel-
lent youvieeur. Ce chevalier fist .1. veu, a une Qrani feste, a
flusd'un titt ^, car il dist ^ qu'il pendvoit s'tn fscu au pin ',
|u'îl joulerait avec tous les chevaliers puissants qui ahaUmient
Técu et qu'il maintiendrait cette coutume jusqu à ce qu'il trou-
vât son vainipieur. Ola dure depuis un an et plus ". Des che-
¥31101*5 de toutes parts sont venus et ont été désart;oanés ^. « Que
tsfits diroîeje? M^yut en tj est venu, se Ùietvr tne doint bonne
I. Jf. da Hlu 104. Le Dom roampie dans 33f>» HutvticÏMii. — Cf.
p. 311.
i. Fennee 103, Huifticien.
3- Vaf. I la Tour au pin.
4. 2*fmorït 757, !04. 103. Ruslicien.
5. Plunn d'unanaeompU 104, 336; pi- ad. an entier Ru^ticien; pas
dedat** daiie 103.
A. Fitl faire, aurugrant ftsir, itajaun an parn, rin «scu. f(dtf<l, etc.,
77t, tt7. 101. Sh^K 'J'.l. 758. 2440ti.
7. Pin roont 103. ftiKticina.
g. t'n (in entier \î^\. un an fnlier ft p!ttf 336; îaisemoi/ 1463; Jn«
tffu 103. 3tO, 355: dans 09. — Ensuite 103
çt Ku^tiuf^n : «» V"'u- ur, etc. «
9. CeUA phruAO manquo dans 757.
Lû««TJi — Tristan. il
— 322 —
CûDveraotiûii. adveiiture; plus en y est venus de cetti, et telle a esté s'avm'
ture par la grant force (/u'il a et i?*)r la bonne chevalene tic
lui que encore nen y virii Juil '/u'il nabntist '. Par celle tour •
passerez ifo«j, hien le sç^y^ et a celui pin que je vous di pour-
ras vmis i^eoir Vescu pendre pour q^ii maint chevalier ont esté
iriez et vei'ij oing niés ^; telz l'ahatoit tfui puis en estoit viltaim
nemeni abatun. Se vous celui chevalier poués abatre^ je voué
pronxet nue vous en conquerrés }tris et los *, ce vous di je bien
C4'rtainement: mais tant vous di je tjue ja pur le ehex^alier flê']
la tour ne strés arTestés se votis l'escu n'abatés * a terre, ni
se vous a Cescu touchiez, a la jouste estes venu et a la bataille.
Le chevalier n^areste nul chevalier trespassant se ih ne lui
font rergoigne. u Puis l'bôte Ifts |trie ftncore île lui dire leur
nom, mais Tristan lefuse toujours ". L'hôte se rdche : o Voua
ôlcs le plus vilaifV! "^ chevaliers que je Ofujucsmés trouvasse^;
jo saurai pourlaui vos noms bientôt, et pour cela je veux partir
avec vous. — Comment vous y prcndiez-vous? — Jo vous le
dirai, pour vous vexer '•* : -Je sais bien que vous irez vous battre
avec le chevalier qui, étant un si bon jouteur, vous désarçon-
nera, mal{i;ré Li pruuessc quo vous pouvez avoir, cl Icra ins-
crire vos Qoms sur vos écus, qu'il faudra lui laisser pour t-tre
suspendus aux crf^ncaux de la tour'<^ ; car c'est ainsi qu'il traite
tous les vaincus. J'apprcmlrai donc votre nom sans vous en
savoir gré'*. » Mais Tristan ne se montre point effrayé :
1. Ain*i 'S'àCy; et, PSnoulio.Uwïiïuit, 758, J04; deint^me les aiun-îî, «m
manquent cepcuilanl les mots : Qua v. dir. je* et : Plus Jo cfni suol
venus.
2. Par celte tour... jusqu'à Sf votts cflvi chm. nuimnji» dans 757-
3. 340, 356 : Par qtti tant de cfirvaliem sont abalus et honnù ; 11);^,
WCt'A : Pour quo\f plus dr drux am chevaliers ont esté mis a terre |rf
hunis 14t73).
4. Conquerras honneur Ruslicim. — Ici Thôle demande Ipurs txams-
dan? 104, 103, Rui*ticifn.
5. Ici, don» 757, l'hiilo deinaiidi? Itîuis noms.
6. L'(*piwid(.' «uivant se Iniuvi; ftURsid(in> U Tav. Hit.; cl. \u 141.
7. Un des maïaa rourlow 757, 336 ; l« mainx court»iK \i\'\, riit^ncicn.
8. Oncques veiae ' h"! .
9. Pour tsow V. mauqu» dans 97, 101, 349.
tO. PourMre,eU:.. manquit dans 757.— y9, WT, 101, 349aio«»ent:
il a bi(»n abattu cent chevalier»; 77?, 24400 : deux Gcat£; 758 : .U.,
fauto pour ,1^ ,
1 1 . Savoi r hon ffTrf 9 7 , 1 0 1 ; savoir nul gré 104, 34 9 ; vré ne grâces
757 ; j'appr. v n,. et si ttti sera mir \ne fi mie I4C3, ne l« xaray mi>340.
355) par \yoslr9 vattnté ne. 1 1)3] par vostrr cvurioisie lUd, RusUcii'u.
— 323 —
« Chevauchons * donc, dit-il ; je vous promets de me garder
autant que possible d'ôtre renversé par le chevalier. »
462. Les trois compagnons partent et sont bientôt rejoints
par l'hôte, qui est accompagné d'un valet'-. « Vous vous travail-
lez (var. lassez) par noient, lui dit Tristan . car nous n'avons
pas Tintention de jouter à la tour. — Se vous acestui point me
gabés ^, répond Ihôte, ne me gaèeroiz pas en .1. autre lieu *, »
et bien une lieue emjtesche^ l'hôte vet tôt adès ramponant
tnons T., [et] T. nes'e [n] [et se solacier non et rire'^.
Un valetj parent de l'hôte, apparaît et lui annonce que ie Le seigneur de
seigneur de la Broche^ ^ son ennemi mortel, se rendant avec ^ ^^
six chevaliers à la cour d'Arthur, approche et va venir sous
peu. L'hôte, effrayé, veut s'en retourner : « Ores estes délivré
de ma compaignie, » dit-il à Tristan, en expliquant tout.
Celui-ci le retient, et pour lui faire peur, feint d'être très en
colère contre lui. L'hôte, qui est au désespoir, passe des
menaces aux prières. Cependant Tristan, riant sous son heaume,
reste inflexible et ne lùche point la bride du cheval de l'hôte.
L'ennemi arrive et veut se ruer à l'instant sur l'hôte. Tristan
lui fait observer que son advcrsaii'e est désarmé, état qui l'obli-
gerait même à le défendre si un autre l'attaquait, m.iis le sei-
gneur de la Broche persiste, et une bataille générale s'engage.
Les nouveaux venus ont le dessous, et Tristan fait jurer à leur
maîti*e de vivre à l'avenir en bonne intelligence avec l'hôte,
qui maintenant est encore plus désireux de savoir qui sont ses
sauveurs, continue à marcher avec eux, bien que Tristan l'en-
gage à s'en retourner, et déclare qu'il ne quittera pas Tristan
avant de savoir son nom, que celui-ci refuse toujours de lui dire.
1. Lacune dans 103, Rusticien depui»; chevauchons jusqu'aux mots :
car nouît n'avons pas l'intention.
2. D'un chevalier lOi, 772, 97, 101, 3i9, Dî», 758, 2-i40U.
3. Se vous gabez^ vous ne me gaberoiz mie longuement 104. — 340,
355 passent, après cette phrase, aux mots : Or estes wus délivré de tna
compaignie.
4. 103, 1463 : {lieu,) En telle manière vont partant par te chemin.
Quant ils ont chevauchié grant pièce, bien une lieue anglesche, ainsi c^mune
je vous ay compté, ils mncontrent le valet.
5. Et rire manque dans 772, 97, 101, 99, 758- — 104 : fait fnrs
que rire et soulacier; 349 : fet se soubzrire non (sans et rire] ; ■MiOU :
fet fnr q\u H dedur[e].
6. Delà terre de la B. 336 ; de la Roche 103, Rusticien. — Par la
iiuite, 757 porte plusieurs fois : le seigneur de la Mote,
Ou IrouvE* LuD-
DfllOt,
i(»3. Oq trouve un heau cleMriiîr, et Ton «e sépare pmir
chercher le maître. Tristan trouve le chevalier donnant ; il ne
le t'crorinaîl pas tout d'abonl, mais Palamètle lui montrant
l'épée, il voit que c'est Lancelot. Quand celui-«:i s'c^t réveillé,
ils se font connaître. l,ancelol et Tristan conihlent Palamt-de
de compliments'. Il rivalise avec eux de modestie : « Lorsque
Tristan, dil-il, s'est distin^utl par un exploit, il se fait souvent
passer pour Palamédc, dont la gloire a ainsi été exagérée con-
sidérai demi^ii, » el ce qu'il disait là éUiil bien vrai. Uincelol
vient de Sorelois et s'est chargé d'une affaire iiuportaute, qui
le contrainl à voyager tout seul. Il peut donner des nouvelles
du chevalier à Técu vermeil; dernièremeal il lui a vu abattre
trois chevaliers.
Un oxploil
Guivrut.
464. On aperçoit maintenant le chevalier de L<^)iiois et
l'hôte, qui viennent à eux, et Lancelot pan, en prîaniTrigtan
de ne pas parler de son arrivée dans le pays.
do ^65. Lorsque les quatre compagnons se sont remis en route,
Palam<!:dc rappollc à Tristan la promesse qu'il lui avait fiiiiela
veille, à UiMe, de lui raconter au trait de l'histoire de Guivrei*.
El Tristan raconte : « Je revenais du royaume de U Tarn
foraintf , où j'avais réglé les affaires d'une demoiselle, pour
i*\ller en Logres délivrer Ijiinctilol, eraprisouné dans un cliâ-
tcau d*où il oc pouvait sorLir^an; grant force de chevalerie; â
cette mi5me époque jetais en grande colère contre vous. Arrivé
dovaut un chAteau, je fus défié par un cbeviilier. .le te tuai et
m'endormis apri's d.ins la loriot avec mon écuyer. La, six ^ che-
valiers, parents du chevalier tué, me surprirent iM nrcuuuc-
Dêrent pour me livrer au père du mort, mais Guivrct 1»
prévint, en abattit qualie et en tua deux': comme j'étais
blessé, il me lit transporter à une abbaye on il me laifîSA. Je
me demande, continue Tristan, si le chevalier h l'écu vermeil
est venu par ici. » F^alauièdo répond tpie c'est probable, à en
juger par les traces de chevaux.
I. Ceci n'osl pna dnns 103, Rusticien, où Tristan et LauciMnt
cnufipnt seuls juMfu'à ce que I*ulumo«lo «H le vM^. di» Lt^noift vifunoni
à eux (v. ci-aprê») : il a'ust pa» dit tïxpri^ssômont que l'hôte \em a
quitus.
î. Voy. S \^\. — 773^ otfi., iibatitumPiU de m^'me; cf. p. 313,
3, 757 : -J. (au lieu d« .Xff.; voy. la noiosuiv.j.
é. 757 : il alidi dix des douze el ea lue deux.
" ■ ■ — -
— 325 —
4G6. Les compagnons arrivent à la Tour du pin rondV Un
t'ofet messager les avertit que s'ils abattent l'écu suspendu au
pin il faudra jouter avec le seigneur de ta tour. Il raconte
ensuite <|u'en se reposant sous le pin^ il avait vu trois cheva-
liers a'arrôter pour regarder Técu; l'un d'eux, qui portait un
écu vermeil avec un lion d'argent rampant, s'en éuh allé en
disant qu'il n'abaUrail point l't^cu, ayant trop allors^ a ftrre^
L*un de ses coinj^iagnons abattit alors l'écu et lut renversé par
le chevalier de U tour, ainsi que l'autre, qui avait voulu
le venger, a Tous les deux, ajoute le vaUt , sont ï>ourtant
renommés à la cour d'Arthur; je vous recommande doue de
ne {las suivre leur exemple. « Sur la il«mande de Tiistan, il
leur apprend que \e% deux chevaliei-s désarçonnés sont Ivain et
Guivrei de I^nibale *. de fort bons chevaliers. « El le troisième,
dit Paiamédc, était-il Ik pendant la dôfaitc de ses compagnons?
— Il éuil assez près \to\iv les voir dé*iarçonner» mh onc^fues
n'en fixîO semblant, ainriVn alo oultt'e *. » Le x^aUl se relire,
et Trisian demande ; a Lequel de nous abattra l'écu? » Le
chevalier de I^onois en obtient la [>ermission : il est renversé
|vir le chevalier de la tour. Puis PalamMe et re dernier s*al-
laj^ueni si violemment que la secousse fait tomber morts les
deux chevaux; le chevalier est tué également. Palamëdo, Mort <la cbpvn-
grièvement attcini, reste avec le chevalier de L*îonoi8, qui est ÏÎJ^ nto'*roa2L
hles.^ iuissi, dans la tour, on TrisUui les fait accueillir en mena-
çant la ch:Uelainc de la mort; elle dit qu'elle baissait le che-
valier mort, qui avait tué son père * et son frère. Tristan veut
rester aussi, mais se rend entin aux instiinccs de Palamède, après
r^Tûir prié de venir à la Joyeu.^ Garde quanti il sera guéri.
467. Tristan part'; il emmène Tun de» écuyers et laisse
ta
I wimn
1. Cf. s 461.
î. Sota .ievarU} cri arbre 104, 336, 1U3, H(i3, 3J6 ; i.m5 un arbre
veixin 340.
3. Jr * I |ue dans 103. 1 4e3. 355.
4. Il Kusticicn, les jmiu^s de Hrunor «l cotnpaguon» à la
du jjijj luuil liirmi'nt un t'pi^od*» ;»iitVia! {v.ji 410 \\\. l\ .«omblTait
inie 75". «tcainiit stipprimôivt (>|ii?<><U'. que, (•t'iMniilaiii, quelque
eocnpiUieur, ncontnni de nii^moire, a \i\i fuhriqurr il'siprrà li* n'cit
Dût p:ir T# rflM "» *1nnn('. ci»n)me ou U» voit, )I;iiis. HuKlici(*n aussi.
Ml! — Au lieu de Guivrol, 24400 dcril Guinira.
— '!« haut : Vrien et Gahtriet.
5. Var. : tat. Pic. — Oitltrt sa voye 103.
6. 767 : S" . u frère.
7. n u'e»t plu^ iiuesiiun de l'hôte.
— 326 —
Trtsian se si- l'autre avec Pakmèilc; puis il chan^je soa écu el en prend un
S"chevaiierà toul noir *. Il désire rejoindre le chevalier à IVvmi vermeil pour
iv,cu vermeil, assistera la liatain»' ijiril doii soutenir. Il appri>che dcl chasU^t
rret. fjxû H (^stoit enseigniez, on on célèbre lafâlâd'Uler^* el trouve
Ivain et les autres. ïvain et GuivreL adinettenl Tristan pour
compafjMion ; le chevalier à l'écu vermeil ne dit rien ^. Tristiin
leur parle do la mauvaise coulume du cbâLeau> oii il faut 8e
hatlro avec dix chevaliers. Le chevalier à l'écu vermeil voudrait
éviter toute hataille. — On an-ivc :ï une aiguë où il y a un
pont; du coLé opposfi se trouvent deux des chevaliers; »*iU
sont vaincus, lo» autres leur succéderont. Tristan dispense le
chevalier à l'écu veruïe4l de la jouti?, se dit pojt à se délwirrasser
lie ces deux et lesrenverse daus l'eau, où ils se noient. Puis il
prie ses compagnons de lui laisser l'alTaire pui3i|u'il l'a com-
mencée: il est heureux de pouvoir se signaler devant le che-
valier à l'dcu vermeil. Il délie donc les chcvaïicrs du chAleau
de choisir les meilleurs d'entre eux; il triomphe de ceux-ci et
se lance ensuite parmi les autres, qui étaient au nombre de
plus de soixante. Ses compag^nons lui vionnnnl en aide : ou met
plus de vingt ennemis hors de combat, et on chasse le reste. Us
s'étaient bien battus avec soixante-dix ^ chevaliers.
Ivain et Guivret, étant blessés , restent dans une maison de
religion; ils sont donc forcés enlin de renoncer à suivre le
chevalier à l'écu vermeil pour apprendre son nom.
nrunor cl Tris- 468. BruDor^ et Tristan partent ensemble en ^Mrdant l'ia-
ensembltv**"'^ cognito. Ti'islan se dit un chevalier df pauvre affairtf. Brunor
raconte t|u'il n'a élé(iue trois l'ois à la cour d'Arthur : quand il
fut armé chevalier, ijuaud il re<;ul l'honneur de la Table Honde
et quand la quête du saint Graal fut entreprise. « Vous avez
donc vu Tristan, i[ui y arriva à celle dernière occasion?
demande son compagnon. — Non, répond IJrunor, je ne
faisais pas allention & Lui , parce (juc j'étais alors très malade
1 . Var. : loul rtouw(.
2. Voy. S h'^k. — Dp même 772, etc.» 103, etc., bien qu'ils n'&ieiil
pas eucor*' parité île co chAieau ; cf. p. 313. — I-e nom d'Dtnr [Vner
75T nVsi [iji- (Janf. les nutrcçi ms».
:i. Ainsi 757, ini,33fi. Oans 77-2,97, 3i9, 101, 75S, ^UOD^Oλ. il
ilit ijiin noin bit plaît liîen. Dnnit tll3, Riisticion, il lui dit qu'fiyaii|
cbi>vaucli'3 par le p^iys, il doit couuatm* a\tc\inc avtntuve,
4. Vw. : cinquante, tin<iuank-Uix {.t.; ./jp.J.
&. Le chLH'alior à VéiM vermeil ue se aummc lui-iiuVmi* q
pluttl&ra(§ 480).
tf^
— 327 —
(ia.r suite d'une blessure. • Puis il donne des détails sur
la baiaille qu'il va livrer. Deui comp;^ou8 de h Table
Hou'le donnaieul côte à c/jIc près d'une fontaine, cjuand uu
chevalier survint el tua iàchcmcnl l'un d'eux, qui «^Uiit de la
lif^née de Ban. famille que le meurtrier haïssait uiortellemeni.
\ji ronipagnon du tu»'* ayant Hv Morn-M^ d'assassinat et mi» en
prison, un d<'s membres de la lignoo s'filait <Migag<; à prouver,
au bout d'un mois, que cette accusation était fondée, contre
Brunor, qui avait pris le parti de rincul()é. — Tristan trouve
très probable que c'est Lancelolqui s'est chargé de la défense
de son parent; Bmnor, cependant, ne s'en inquiète point.
469. Brunor mène Trist^iu vers un bûtel « où, lui dit-il,
rons pourrez voir une belle demoiscllf ijiii chante fort agréa-
Idement el joue de la harpe si babilemenl que ce T., qi (I. cui)
tout aeit orejidroU qe Ujs U mondes prise , tmoU la aoe harpe,
|7 TU' sernit gaires plus pn'xiez tiv lut t (f* 22.'ï). Ils sont bien
reçus par le rMtelaiu, dont Hrunor a jadis sauvé la vie. Sa
6Ue, à la prière de Bmnor, fait apporter sa harpe, iiu'elie corn-
fnence a nteviprer si l ien corne rlc If sauoit ftrre, tm teîe
mani^'e qe les arnU'ji tlesus respondaint a celé dnoz par
droiu concordance ei par droit son de musi*ju£. Elle demande
ii on veut le lai qe T. /ist ou des tatjs Lanc. ou relui 7e ma
ime ïs. la roîne d^ Cornoallefist, el déclare (|ue. quoûiue
ne connaiss;int pas encore laujour. étant pucelle. elle préfère
leâ lais de TrisUtn à tous les autres. « car », dit-elle. — et
Brunor est de son avis — « personne ne sait comme lui trou-
ver Vîuv ni les paml(»s. » Rlle aime surtout le lai qu'il avait com-
jMwé après le tournoi de Louvezerp ; le Hecort (var. Laî) de
Vic-foire. n C'est là un de ses meilleurs lais. » dit TrisMn. La
demoiselle le chante très bien : Aprds ce que f ai eu victoire, elcJ .
Puis Tristan exécute le Boivre amoureua: : La ou Je fui dedens
la mer^ etc. ^
470, Pendant qu'il ch.'»nie, Dinas. le sénéchal, arrive.
Tristan le prie de ne pas le faire cx)nnaîlre. Il refus/*, de terminer
son lai. Ï«T demoiselle devine que \t\ chanteur r»si rrislJin, et
Arrivée dr.
Dinan.
I. Manqui* xVau» 103, comme ilani» Rustidru, qui uv donne JamAiK
tic Ui«. Apr, cetf.jc euvictnin: llU \~quc feue. 34y);Jff oy v. 07. Apr.
ehw keaic. 758; A. c, q. j'ai hett: r. 34400; il. c. q. jt ta v. 99; A. e.
gwoir. 336. Puisque foi v. 104.
t. Pour II* Boivre afwmmw, ipii manipie (iaiiï: 103, cf. ^ 80.
Nouveau rt^ve
de Tristao.
Brehus.
— 328 —
le dit» amis ou ne la croit pas. Dînas raconte h TrisLin que,
pour l« revoir, il a quitté ]a Coraouaillc ei ensuite ta Joyeuse
Garde, où U avait promis h Iseut de ne pas retourner avant
qu'il eiU dos nouvelles de »:elui qu'il cherchait. Il avait reconnu
aussitôt son ami au Jeu de harpe. Quant aux choses de Cor-
nouuillc, le roi Mai-c a envoyé une dép'îclie h ses ennomis, les
Sennes; Tristan et Dinas n'eu voient pas le motif. — On va
donuir.
Wt. Tristan voit, dans un nouveau rave, la Joyeuse Garde
et Iseut brûlées par ïme flamme venant de Cornoiiaille, et luU
nn}nie abattu par le roi Marc, qui lui arrarJie les br;is du corps
et le cœur du ventre. Cependant il ne s'épouvante gwéi-e de
ce songe; U sait que M:irc n'osi jtas assez Tort pour faire la
guerre en Logres, comme le i-eniaiYiue Oinas, à qui il raconte
ses deux rêves le lendemain, quand ils se sont remis en route.
472. Dinas a déjà vu Brunor, mais il ne connaît pas son
nom. A la cour du roi Marc, racouLc-l-il, lininor, qui gardait
lopins strict incognito, avait vaincu trois' chevaliers, qu'il
combattit pour la défense d'un chevalier accusé de trahison';
puis il avait triomidiéde vinj^t chevaliurs i|ui s'étaient mis en
embustuidc pour le luer. Soigné dans nue abbaye, par suite de
ses blessures, il fut pris par les hommes du roi Marc, quivou*
lait le mettre eu iirisan, niaifj Dinas ont pitié de ce pn^ux che-
valier et le délivra sans être vu par lui-même, qui n'apprit le
nom de son libérateur que par les marins qui le passèrent de
Cornouaille ou Logrcs.
'i73. Kes trois coinpa.i^nons se re|>09enl à nue fontaine ^. Sur-
vient un chevalier qui s'ari*êle prr'S d'eux sans saluer; il dit les
connaître, se déclare leur ennemi, mais i-efusc de leur apprendre
son nom. Tristan devine que c'est Brehus : a Oui, je suis
Brehus, » s'écrie le nouvel arrivai en s'enfuyant à l'instant,
suivant son habitude. Brunoren est désolé» car il hait mortel-
lement ce triste personnage, qui lui a fait beaucoup de mal :
ainsi il l'avait cruellement blessé un jour qu'il l'avait surpris
1. Quatre DU.
S. 77Î, 97, 101 , 349, 758. 244uO, 99, ne parlrni pu» de trnhiïion.
Cf. le r<''rii dilTéreuide Bninor fjj 483), (joi ne dit rion dt^ sa ditlivranc»
par Diimi*.
3. L'épisode suivant du combat do Brehus contre Gianûn mnnquo
— 339 —
endormi. Tristan s'ùtoone que ce misérable soil encore en vie
a|tW>s toutes les horreurs doul il s'osl rendu coupable; plusieurs
riievalici-s, el parnû eus Galaad *. d'après ce que TrisUiu a
entendu dire, ont été attaqués par lui de la ni^mo façon que
Brnnor. « Si j'avais le temps, dit celui-ci. je me vengerais. »
Tristan se dit, pour sa pArt, moins irrité contre Brebus, qui lui
a donné l'hospiialitô et qui sVst montré très poli pour lui.
H Bab ! l'ait Brunor. r'esi qu'il avait peur de vous ; vous ne lui
en devez aucune obligation. »
Mi. Arrive (jau\*ain cberriiant Brebus, de qui il a A se
plaindre. "Brunor le reconnaît pour celui (pii l'a renversé
tâchemeul au moment où il était épui&é de fatigue-. Tristan ne
lui dit pas que c'est Gauvain, el Bruuor, pressé par son atîaire,
ditl'ère sa vcngean:^e. Tristan ayant déclaré que Brehus ne le
cède pîis en bravoure à Gauvain et que ces deux sont aussi
bien faits pour se comprendre que ta félonie el la trahison 3,
Gauvain le déHe sans reconnaître ni lui ni Bruuor. Tristan le rîauviin M^nr-
désarçonne, rengage à se cxjrrigcr de ses gravons défauts et lui ^Tpiiun"^
déclare qu'il le priverait de son cheval s'il n'éiait le neveu
d'Artbnr. Il lui indique la direction qu'a prise Brobus, et
Gauvain s'en va à sa poursuite.
175. î^»s trois autres se remettent en chemin. Trislan
apprend maintenant ^ Brunor que c'est Gauvoio à ijui il a eu
air;iirc. « Comment! s'écrie Brunor; ce serait ce héros dont
lout le monde a laot loué la courtoisie et la valeur. — Oui,
répond Tristan; c;ir il est bien changé; à présent, c'est tout le
contraire V u Survient le cheval de Brehus, les brides outre les
jambes. Tristan le (ail prendre et mener avec eux.
ihns RuAtidon rt 103, mi les compagooDs orriveni immédiatement au
lieu du combnt [cf. ^ 47S).
». Cf. §V23.
î. Rucomé (lanit 757; voy. § 450. — Le» mst*. ipii ahrôftcnl à ce
rioniier endroit re |)roilui*ent ici la romanfiir »\\r l'attaque de Guuvuiu ;
cf. p. 313. — Dans 772 (f 289 c), In main c.»rr«ciricc (voy. § 290
nute) a altéré t4>ul co pai^sajte si peu It itu>ur pour Gauvuiii, jiistju'aux
vnou : Urehus vient d't^trcdésarvounépariinelipvulier qtii.t^tc. l84"5):
(iauvain et Tristan, dit le eiirrcetfijr, jtiuicnt vi\ fiiisanl prt'uvo tous
lt>.s dpHx d'une égale bravoure; enfin ils se reposent; Ontivain dit aon
nom, pl Tristan jette ses armes. Aprè«uii peu de conversation, Gauvain
B'eu va.
3. Cf. ^ 37
4. « L'ftuienr du roman de Tristan poursuivit le xn6me but [que Tau-
vuin coDiro
Drefauft.
M.Tuiitrîa (lu
— 330 —
Brobus vicnl rt'Ûlre désarçonné par un chovalicr qui Tavait
trouvé près d'une fonlainc. « Ramenez-moi mon chevaJ, dit-il
au vainqueur; cela est de voire devoir, puisque vous ôtesclic-
valicr errant, litre qui oblige à faire toutes sortes de courtoi-
sies. M En ce moment survient Gauvuin ', ce qui fait ^and'pcur
îi Brchus, non pasà^uise de la valeurdeGauviiin, mai.s parce
qu'il est à cheval. Kn effet, le nouvel arrivé u'hèsiLe pas à
Combat diGau- galoper contre Brehus, qui tue te cheval. Le cavalier tombe, et
Brehus lui arrache le heaume. Suit un combat à l'ôpée,
Gauvain a beaucoup de difficulté à se couvrii* contre les
atUujues furieuses de Brehus, tout en étant, on ne saurait le
nier, meilleur escrimeur que celui-ci. Le chevalier qui rc^'ardc
voudrait bien mettre tin à la bataille, mais il iic sût comment
s'y prendre. G'e-sl le tils charticl du roi Marc, Meraugis de
hii'tlesguez'^', pour des détails sur ce personnage, on pourm
consulter /a qrant kstoirc démons, T. ^.
476. Surviennent Brunor, Dinas et Tristan. Ils regardent le
combat. Gauvain, qui se sent prés d'âtre vaincu, bondit sur
Brehus, l'enlace dans ses bras et le jette k terre. Déjà il va le
tuer, quand Brehus, lui envoyant ses deux pieds en pleine
poitrine, le renverse, en recevant entre ses pieds l'épéc de son
arlvci-saire, que celui-ci a laissée tomber. Tous les deux se
relèvent; la situation de Gauvain est devenue cxtrimcmenl
critique. Brehus, se rappelant leur ancienne compagnie d'ai'mcs
du temps où Gauvain était eu (luôte du vainqueur de la Dou-
loureuse Garde *. se diiclare pr<ît h l'éparj^ner. à une condition :
c'est qu'il portera son Ocu « sens dessus dessous » à la cour
d'Arthur et que, chemin faisant, il dira à ceux qu'il rencon-
trera qu'il a éiù mené à outromce par Brehus. Gauvain ayant
refusé, Brehus s'avance pour le frapper, mais l'autre fait un
saut Je côté et donne un violent coup sur le bras de Brehus,
dont ]'(ipéc, volant à torrc, est ramassée par Gauvain. Brohus
leur du I^ûcoïot], ni alla infirao plutt lotn, en dénaturant le caractère
roiittaort^ dt^ Gauvuin au profit du hcrros (!(« la Comouailln. n P. Paris,
Rom, fk (. T. fl,, V, 153, noltf.
1. 773 [cf. ci-dessu») remplaça ici Gauvain, dont lu nom est etTac^.
par ûrianl des Itles.
2. Var. Merengis. — "57 une foi» : Pioti^fues.
3. Upremift livre de mom. Tr., 33fi ; If Uvre dâ Tr.. 772 , 117, 349,
101, «9, 758; rifudu uiul dans 24400.
4. 772 attribue a^la également à Uriaut.
— 331 —
saisit celle lie son «adversaire, un présent d'Arthur, et presque
aussi bonne iju'EscAlibor *, Peu après, Gaurain lance un coup
forniiflalile, '|ui faii Priser l'épée; il ic pri^cipitc alors contre
Uivhus pour lutUîr corps à corps, A la (in, celui-ci a le dessus,
el Gaurain tombe. Brebus l'aurait lue ^i Merau;;is n'était veau
lui ôier l'épée de ta main. Brehub en appelle aux autre» :
« Moi. rtii>on«1 Tristan, je dois tenir pour le» »Tjm|iagnons de
la Table Ronde ; tout ce que je puis fn'ut pour vous, c'est de
TOUS rendre votre chL'val. — .ïc réclame au moins l'épée du
vaincu, n proteste Brehus, mais Meraugis la lui refuse, et
Tristan, tout en donnant raison à Brehus, aime mieux rester
neutre : <t Ge endioit de vwt\ dit-il, nd in'eti entremeirai Ja
entre tant de preudomes CAtmme ci a. » Brchus s'en va , en
remcrriant Tristan. i|u'il appelle le meilleur chevalier du
monde, et <>n menaçant Merau^is. Brunor rejoint Brchus, qu'il
essaye vainement de décider h lui dire le nom de Trisuin ; trop
>n chevalier pour fiuployer la force contre un adversaire sans
i. il laisse partir Brebus et retourne à ses compagnonSv
477. Meraugis donne son cheval à Gauvain, qui part avec
lai, en pleurant de rage. Il sera mis a mort par Gauvain, deux
mois plus tard, comme on le trouvera dans le livre de Robert
de Borron.
Branor, désireux de savoir le^iuel est le meilleur chevalier
de lui ou de Tristan , aurait bien voulu changer ses armes ytonr
provo<|uer ce dernier à la joule, mais il n'en pourra rien être
avant qu'il ait soutenu sa bataille.
478, On arrive au Chastel estroU, ot\ la bataille aura lieu ,
le lendemain, devant le duc de liand^borc ^. Le chevalier
Défitio de
Caut-aia.
l. Var. Ssealiboure('t]. — TT'2 n^dil c«pcniUi)i pus que Driant l>ùt
tvnse Ju f«i Arthur. — Cf. !*• Lawtht {V. Pari», Rom. <ir I. T. ff., U,
2^ De tné!ne104, 33G. tiauiUbaurc i>t Audrh(Htrc 99; Audebourr. 103,
Uusiicipji {cl. it44*Jdi; inauipip doiiti 97, .U9, lOt (cr. U9b); fitoebourc
772 {ci. ilt.|; BrUbimrc 'Itii, Btihehourche 24400; Diubfrgo^ Ùubergn»
Ànduîltrrgho i\At\^ la Tar. Rit., où l^-inrolot, étant en nvontures, trouva
Ilrurirjp. qui lui n»prorJie lu morl dp son frûn» Banifl ; iti; s'jiccnnlGnt à
- ; iUrf a milraiiOT dixjimrïi [ilu? lard. I*iiii? Rninor vu à la JnynuBf»
t^J/*, nû Trisijiti cons*-'nl à lui pr^l^r ses armos : rnsuilo il rrtonmp
i>l ne lut avtf I..niii:i.'lui. qtii, voyant If"* armps di' Tristan, crtut avoir
aiTurr H lut. Jiruiior revient à U Jny. G. et dit qu'il A ou un cttmhiit
avrc uti clit'\-ulier utrungor. Mnis LanotMot vrut » vengPT; la suit*
coinni«> lUnfi 757, voy. ^ 48'J.
— 332 —
accusé de trahison est le frère du chevalier à l'<!cu vermeil. On
se loge chex un vavasseur, qui va se renseigner à i'hÔtcl de
Tadversaire di^ Brunor, el apprenr! qun cVsi Laacelot 71 la
bactmlle devait fere,... et il avait amen^ en sa compai'jnie
Blioberisot Heelor; loduo l'o/iore de çuaîit que il puet. Brunor
Lapccloi croit cependant no nord pas courace. Lancelol, de son côié, envoie
devoir cora- 1 . .- p j 1 . • . /a • j-
bftitreTrisiaa. un valet s inlormci' du nom «0 son antagoniste. On indique
Ti'istan au messager, qnî le reconnaît, cl qui rend son maître
très chagrin en lui rapportant c*«tle nouvelle.
Tristan reste avec Brunor, quoique craifjnant que Lancelol
nes'on fâche. Il se propose de s'éloif^ner le lendemain, à l'insu
de tout le monde. Il pit^te son écu, son heaume et son épée à
Brunor, qui, pendant la nuit, veille dans uue église, avec
Dînas et Tristan. Celui-ci se fait armer, le lendemain, de
manière à ce que personne ne le reconnaisse, el on va à l'en-
droit où le comliat doit se livrer.
Cimbat de Lan- 479. Par courtoisie, le duc, seigneur du pays, dispense
ch?'vaUer à Lancelol de priiter le serment qui, gt-néralemcnt, prWdail tes
l'écu vermeil, liatailles de cette nature. Brunor se signe et se recommande à
Dieu. Tristan le met en champ, el la lutte s'enj^age. Les deux
champions *V/i7iv;>or/^/i/ à la terre et s'évanouissent; revenus
enfin à eujc-inémes, ils commencent rescrime. Le combat est
long el terrible. Brunor fait preuve d'une grande hravoure.
Lancelol. qui a reconnu lépée de Trislan, nién;ige ses forces à
ce point qu'aux yeux des spectateurs il p.isse déjà pour îivotr le
dessous, lorsque la bataille est arrêtée par un chevalier qui
vient révéler lu vérité sur la cause : « J'arrivai, i*aconle-t-il,
avec unconipayuon d'aruics, à une fontaine où dorm.^ient deux
chevaliers ^ Mon camarade tua l'un iVeun et m'emprisonna
ensuite pour m'emptîchcr de le perdre. Ayant recouvré ma
lil>crté, grAce au secours dune demoiselle, je courus ici pour
dénoncer le coupable. » — L'assassin, un d*>8 xr^'^uds soigneurs
du (lays, se voilà la fin force de confesser son crime, cl est mis
en prison. Brunor quitte le duc sans vouloir s« nommer, en le
priant do dire an chevalier accusât dont rinnoccnce vient d'être
prouvûc, qu'il pourra le li-ouver s'il se rend vers la .ToyfuA*!
Garde
J. Voy. S 46Jï
— 333 —
480. Tristan reste * plus de huit jours ' avec Brunor, qu'on Tnsiiin n»îi«
soigne dans un hôtel, ei envoie Dinas à la Joyeuse Garde con- Jk*U **"*"^''
soler Iseut en lui assurant que son amant rentrera pi-ochaine-
nemenl. Il continue a tenir compagnie au chevalier à Vécu
vermeil, dont il veut absolument savoir le nom; il s'est aperçu
quo l'iaconnu aime par amours^ et il suppose bien qu'un
tel chevalier a mis son cwsr en haut leu et qu'il doit aimer
une dame comme Guenièvre ou lâout. Brunor, pendant sa
convalescence, joue de la harpe cl chante des lais ^ toujours
ioconnus à son compagnon, qui lui demande entin poun^uoi
il ne chante jamais de lais de Tristan, « ja esloieni il si Aon, ConversatioD.
ce disoient plusors qenz. » L'autre répond qu'il a, quant aux
lais, le mâme sentiment que {>our les armées d'autrul, qu'il
n'aime pas à porter si elles ne sont de son Roiit. Il reconnaît
devoir toute sa renommée à son amour. Tristan le questionne
sur ce point. Le chevalipr lui demande s'il aime. « Oui, n^poud
Tristan ; je ne cuit qe en nostre têtu sou/f'rist [a] tant chevalier-
par amors comme J'ai soii/fcrl; ce qui me soutient, c'est la
conscience d'aimer la plus helle et la plus noble dame du
monde. — Dans* kg ras. nous aimons la niéme personne. —
Biih! chacun cruit aimer ta plus belle. — Mais la mienne l'est
réellement. — Dites son nom, et nous verrons. — Quoi!
découvrir mes amours! L'en le me porroit atorner a vHoniet
et par reson. — Ah! vous n'osez pas? Votre dame ne mérite
donc pas vos tîloges. n Ils s'accordent enGn k se faire voir leurs
dames Tun à l'autre.
^81. Dès (jue Brunor est guéri, ils partent ensemble.
Trisliin rappelle la convention qu'ils viennent de conclure :
• Soyez trauquillc, dit Brunor; vous verrez celle que j*aime;
chevauchons maintenant c^/Ze paî't, car il me l;irde de nie rap-
proi'her de ma dame. » Son compagnon chante des lais ([uc.
pour donner le change à Brunor, il prétend avoir appris en
Cornouailte par Tristan , avec qui il a passé, dit-il, deux * ans
dans ce pays. Puis la conversation tourne sur l'escrime et le
1. Dans 1o3. Trit-tnn, nninnr et Dîna-* rentront immiMiAtt^imnit à
la JoytMJsit' GanU* i « Noti^ iu> nou« occuporon!<, pas de leur \u\BgB ;
ce p4>rait trop longue malière » ); RuHticien f^iii d'aecurd, sauf pour
Dimu^. voy. § 487, uute.
2. Var. : huit jours.
3. Var. : Jilf. lait et dons ehaaa fcoafuÂioa avec douse).
4. jywft772, 97, 340, loi, 758, 24400, 99.
^^
— 3:^'» —
jeu «i'échecs, el l'un et l'autre se diseut (lasséj* maîtres dans vea
doux nobles nrls.
482, Ils s'approchent de la Joyeuse Garde. Tristaa, recon-
naissant la conir)i*% coiniirend qu'Iseut est In dame du cheva-
lier à r<Scu vermeil. Il se dit que. si elle l'a trompii. il f'oc^irra
.,et le chevalier autressi ', mais que, si celui-ci aime comme
Palamède par cxempLef il ue lui fera aucun mal. D^jàon peut
voir le château, et le chevalier avoue que \h se trouve sa dame,
qu'il dit aimer eu tout bien, tout honneur. Tristan demande
des détails; on s'arrôte, el Brunor raconte :
CûBunoDi Bru- 483. <x A rép0(]ue où Tristan était emprisonné en Cor-
nor s'éprît nouaillf, avant sa ilOlivranoe par Porceval le Gallois, j'en appris
la nouvelle par uu chevalier de Cornouaille, que je rencontrai
en Logres. Je passai immédiatement en Ornouaillc pour déli-
vrer le célèbre héros; mais personne ne put me reni»eij:ncr
sur l'endroit où on l'avait enfermé. M'étanl rendu à la fèie
commémorative de la mort du Morhout, célébrée dans l'île de
Saint-Sanson, je vis pour la premi^'re Tois la Iwille Iseut et on
tombai auisçilôt amoureux, à ce point que jo ne pus m'emi)tl-
cher de la regarder sans cesse pendant les jeux d'armes onlre-
pris h cette occasion solennelle, auxquel.s prirent part le séné-
tlial Dînas et les auli-es chevaliers présents. Le roi Marc me
lit inviter par un valet à jouter : je refusai avec dépit. veJté
d'être dénmgé dans ma contemplation. I^o lendemain, les
choses se passèrent de même. Au roi Marc, qui m'envoya cette
fois une demoiselle, je répondis comme la veille : « Encore îus
mfi prie nul por qije feïsse d'nrnu-s. » Marc s'adressa alors à
Iseut, qui envoya — à contre-cœur, car elle était fort irisle •
— une demoiselle me prier de la part de la leine et des autres
(lames de rompre une lance. Jugez do mon bonheur : jo me
tins pour riche et mieux payé que si le roi Arthur m'eùl
donné sa meilleure cité. Je gagnai le prix de r«tle journée,
malgré la présence de plusieurs compagnons de la Table
Ronde, qui étaient venus pour délivi'or Tristan et parmi les-
quels se trouvaient Gaheriot, Hector, Lamorat *. qui, cepen-
dant, comme plusieurs autres, s'abstenait de porter le^s armes. Je
1. Mois 77Î, 07, 349. iOI. 758, 24400. 99 : il tt saira (tnir
crime); 24400 ujoutc : tlrs'en rq)wilir<2U.
2. Car elle ne Mvait rien de Tristan, ajorne 757.
3. 104 ; Li moras du lauUs, fauie pour : Laiziuraz de Gaule.
■
quiiiat la coiir luflTveraenl et ^gnai lu mer, où, jiar une yisf,
je me fis passer ouitre, et puis ni en alai a an henniftige ou
je avoie geû dclz nuiz devant '. Le troisièmo jour, m'étaûtfait
inviler, de ta même façon que la veille, à prendre part auj
joutes, je lus de nouveau vainqueur dans le tournoi; mais
lorsque je voulus partir, le roi me relini, et je consentie a rester
quelque temps k la cour. ApW^s sept mois de séjour, je fis mes
adieux à Iseut* qui eut la lionté dem'acccplcr pour son cheva-
lier, eu tant que l'honneur de Tristan n'en soulTrirait point.
Le même jour, Dinas fut accusé d'avoir tué un chevalier, et,
se trouvant être blessé % ne put soutenir le combat à outrance
nécessaire pour prouver sou innocentée. Voulant taire plaisir
à la reine, je me chargeai de la défense du séurchal, et je fus
vainqueur dans la lutte ^. Je quittai la CoruouaiUet où je ne
suis revenu qu'une fois, sans trouver Iseut, qui était partie
pour le Logres; je passai dans ce pays, et. ayant appris qu'elle
était À la Joyeuse Garde, ofi son amant ne se trouvait pas en
ce moment, j'y allai la voir pour me faire dire par elle-mi^me
sa vrjlonlé V Elle me reçut avec bonté et me lit loger convena-
iilemeni dans le village. Depuis, je n'ai jamais eu le bonheur u voui sllfr la
de la revoir, mais nous voilà déjà tout pn.V» de la Joyeuse . revoirai*
Garde, ou j ai I intentiou d alK-r, pendant I absence de Tristan,
saluer celle que je n'ai cessé d'adorer, et A qui je suis redevable
autksi de la gloire ({ue j'ai pu gagner, car sans mon amour pour
cUe je n'aurais jamais acquis la répuiatiou de grand cheva-
lier. 1)
Tristan lui demande s'il n'a point eu d'Iseut des Êiveurs
plus marquées : — « Non, est la réponse; je n étais d'ailleurs
assez renommé pour «jipirer à cela. Je finirai probable-
it comme lelils de Hoiïl, Kahedin *, qui morutbien par lui
(Iseut) amer, et encoreen sai (je hion le laiqe il JUtd^ S'amor
a sa mort, ou comme cet autre malheureux, qui eut le même
sort, Celices *^, parent de Galehoul, et, pendant deux ans, mon
t. Var. : Is tcir {la nuil] devant.
2- Au lieu de ceUt? remarque, Il>b mus. des fiunillp)» de 77t cl Ul" 99
iNiitem : ■ Diuas Ht moi, uou» m* nouâ étious point vus saiu araiure,
car iti SL'oéchal avait été, jusqu'à mou dt^part, m la ^n de ComoaiUe. u
3. Oi> oela Uioas u'avail dit mol (voy. J 472).
h. Var. : ionptfsir.
5. Df mémi» 104, 33fi; cf. S 100. Les autres: Naninut: ait$*i 772,
uù il y a uuc coufii^iou à celeodrail.
6. Var. : CiUsa, Ceiittu.
— 336 —
compagnon d'armes. Ce fui lui qui, {)Our la preiiiiùro fois, me
parla de l'iacoiuparable Ijeaulé d'Iseut ; plus Uird. les louau};o9
qu'il avait l'habiludo de prodi^'uer partout à sa daaie lui
valurent une terrible bataille avec l^incelol. » TrisUn insiste
pour avoir cette histoire, et Binmor la lui raconte :
Combat di« C&- 48K Celîces avait vu Ineut lora du combat de Tristan nvec
ilîncelo?"^'^* Galehout, dans l'ÏIo îles Géants, romlmt qui fut arivl^ par le
roi des Cent Chevaliers *. Puis ii avait passé en Cornouaille
et s'était distingué au point de rendre Brunor désireux de sa
compagnie. Un jour les deux compaj^nons firent halle à une
fontaine. Lancelot arriva, et sans les connaiii'c, ?e reposa aïoo
eui. Celicos ne l'aimait point : il no lui avait pas parduurié
d'avoir été la cause de la mort de Galcbout *. a Quel est le
meilleur chevalier du monde? lui demunda-l-il. — Il nVaquc
quatre chevaliers qui compleut, répondit Lancelot; les deux
sont parfaits, et les deux autres nv sont mie de celé bonté.
À^'ant tous il faut nommer Tristan ; après lui vient le jeune
Lamoral; le U*oisit>.me est Palamèdc, et *lel quart ne m?
demaviles mie, ar je ntf vous en diroic riens ■*. — Fort
bien ! Del quart me sosfoTai Je bien a ceste fois, car je le
cuit bien (var. auquos) connoistrt't » dit Celices, eu l'fn- •
géant ensuite h. nommer les plu^ belles dames tiu'il ait vu .-
dans sa vie : « La plus belle, répondit Lancelot, c'est la reina
Gueniùvi-c; la seconde est Iseut de Cornouaille; après ces dei
viennent Heloine sans pair * et la fdlc du roi Pelles, » M&il
Celices n*a(V,epta point ce jugomcut. « Comme Tristan , dit-il,
est le premier en chevalerie. Iseut est la ppomière en beauté. •
Lancelot prolesta : « Vous ne dites mitJ vérité, « [et] cil ir*-
pondi qe si fesoit. Et en lele manière conimetiça la mellee de
euh deuœ, dans laquelle Lancelot aurait eu le dessous si les
combattants n'eupsent été séparés par deux chevaliers do la
Table Ronde, qui survinrent.
485. Tristan et Brunor, arrivés à la Joyeuse Garde, se
logent chez un vavasscur ^ Tristan ne se fait pas désarmer; il
1. Vov. § 4L
S. Dana le Lanc«m (P. P»ris. Rom, lie la T. «., IV, ;i48-350}» il
est raconté que Galplioul, cntyarit t^nncnhit mort, en niRurttl» chn^io.
3. La tiernière phrase manipie (Uns les famillp« tla 772 ri de y9.
4. ManiiuR dana 771'. — 'JT, lUl, 'i^'^. 7ôS, 1*9 ; tîrlame fsîimt sur-
nom) ; fnutc ilans 24 100 : lu irui-siemoest Ilelaino, In HHu du n)i PcIIm,
et In quatrionip la roioe d'Orcanie.
5. Cf. 8 371.
I
— 337 —
dil k Bruaor qu'il ira au chAtoaii trouver un de ses ami.s, et il
C4>url embrasser IseuU Elle lui apprend (|ue Dînas et Dinadnn '
Tattendent depuis quatre jours, et (fu'il les verra bientôt, lors-
qu'ils seront revenus de la chasse. D*accord avec son amant, Trisun et ImoI
Iseut envoie un valet inviter Brunorà venir la voir au château, r/""^ ^*'°'î^
rwt . 1 ■ • . \ I .• I Urunor a la
Transporte de joie, le bon chevalier peni conlenauce : son Joywuse u&nto.
trouille est tel qu'il veut courir chet sa dame sur-le-champ, armé ;
le valet est obligé de lui rappeler les convenances.
486. Ayant fait toilette, il se rend au château. Pendant qu'il
devise avec Iseut, on vient tout îi coup annoncer Tai-rivée de
Tristan. Bruiior, cousterué^ veut se retirer, mais Iseut ne le lui
permet point. On jugede sustupéfailion lorsque, dans Tristan,
il reconnaît son compafînon de voyage. « Rtes-vous venu pour
ma honte ou pour mon honneur? o lui demande Tristan, qui
voudrait lui Taire peur. Lics deux chevaliers se retirent dans
une autre chambre, et Briinor déclare qu il aime uiieux mourir
que d'abandonner son amour pour Iseut. Tristan ne lui en
veut pas, maintenant qu'il connaît et admire tes hautes qua-
lités de son hûte, qui, sur la piùère de Tristan , dit son nom ,
qu'il disslmulaitdepuis si longtemps : Brunor le noir, le i^aht
à la cotte mal taillée *. Tristan , fort content de donnei- l'hos-
pitalité à un ai renommé chevalier, s'empresse de lui affirmer
qu'il ne lui garde p;is la moindre rancuue de son innocente
rivalité.
487. Dioadan et Dinoâ ^reviennent de la chasse, et Diaadau PlatMotenes de
lémûïgne sa joie de revoir Tristan, qui lui dit, en lui indiquant l'in**»"'»-
son frèie Brunor : « Conn;ussez-vous ce chevalier? — Oui,
réplique Dinadan, il n'es$ mie granment plus sage de
vouSy car auqut^s estes an4ui d'un sen; je m sai le plus sage
eslire de vous deuh. — De moi, fait Tristan, vous pouvez
dire ce que vous voudrez, mes de cestui laissiez ester le parle-
tint, qe vous n estes mie son pareill. » Dinadau répond en
Duriant : « L'uti sa'je vet Vautre hcntf et H u/u fox ne blasme
mievolentùrs C autre ; se je fusse fox aussi corne il esty aussi
I . I^ irrre de Brunor, que celui-ci avait fait prier, par le duc de
Handeliourc. de venir ïr rpjnindre k la JoyeuseGardo; cf. $§ 47ft, 479.
î. CF. !^ UiS, nute. — 104 l'iippello Bruruhorz.
3. DiiiAw manque «Uns 7&7, 104, 33G. — Diniis i^tail arrivr iloU7<*
Jourii auparavant . dit Husticion, ttans explication. — Daûd 1U3, Uina^
xnixe avec TrivUu •■( Brunor; cf. $ 480, nute.
UWBTU. — Trialan 22
■
Arrivée de Pa-
Inmôde.
— 338 —
grûnt pris «w donisnez cimi vous fêtes a lui; andotts voum
eonois dusques es cucrs, » On rit et lu joie est grande. Tous
les ImbitanUs tic la Joyeuse Garde honorcni beaucoup Dînas,.
Dinadan ei Brunor. IseuL raconte comment Gauvain ', i'ayant.1
oiVcnsée, avait été vaincu par Krcc. Tristan promet de se ven-
ger, s'il trouve Gauvain per a p0i\
i88. Trois jour-s '■ plus t.ird, au soir, après souper, la con-
versation roule sur les Lons chevaliers de la quête. On parle
justement de Palamède, lorsciu'il arrive un valet, qui dit ï
Tristan : n Sire^ Pal. vous salue, et ^ (757, f* Ï45 c) si
vous mande par moi qe il vcfuira a cestsoir kerbenjier avec-
quez vous en ccst chastel. » Airissi come il parloient erisamble,
alant fj roiw venir a la porte Pal.; maintenafit qe il
fu descendu en la corl^ ez vov^ J. autre vailet qi vient devant
vions. T. et U dit ; « Sir$^ bones nouvelles vous aporte :
sachiez qe Pal. est ceenz venuz; jV est la jus descendu en
ia cort. » Tristan, Dinadan cl Brunor courent le recevoir, et
on lui fait fêle. Il reste à la Joyeuse Garde, et, tous les jours,
les amis aloient en bois et en forfst por euiz solacicr. Mus
atunt Icsao li cont<'s a parler de tos euiz et relorne a parler de
mons. Lanc. et de ces frères^ qiremés estoient el champ tievant
le duc de HaudcborCx en telle manière corne vous orrais.
!. 772 remplace el iillère, assez sollemonl; cf. § 4îl, noie.
2. TroU jnuis, lt?8 fflsi*. do lu fam. d»; 772.
3. 1(13 (Vcrarti. Janot] et Ruslicii'n poursuivent commo 757, hq
abrégeant le récit de l'arrivi^e du Pulam6do : // ne dftjioura pas quatre
jours tjue Patamtdti oint et Uynadam, le (rhc lit- flrUDur (103 : ^vé
Palamedri et Dt/nadan vindrent], (inuide joîc. Itz aloient tounjours en
forest ckucier al déduire, mais a tant teisse te compte a parler d'eux et
retourne aparter de lancetot el de ses frères (310, S'ià : en forest el en
chace, mes atant kssc ores li contes a parler d'etts et retourne a parler de
Lanceiot du lac et de tous ses frères). — Dans l'Mi-l, îl y îi utio lucunr
depuis la liu du conibai de Handebourc jU8<|u'à Lanceiot cûosulUinl sc«
frères; §-189).
772, 97, 3V.», tôt, 758, ÎUOO, aussi bien nue 104 et 33fi, au lieu
de donner l'arrivé do Palaincdo el les combats de Tristan coulro Lan-
crlol, passontît la itLMivranve de Palamûdo, emprisonné, selon ces mamis*
crils, tt la Tour du pin rond; voy. p. 347,
99, f" 663 d, comracnct' par suivre 772, etc., mais uprirs l*w mot» :
Tristan trouva Palamède délivré (voy. p. 348), ce ms. donne le^coinitats
de TrUlan contre Ijincelot . comme 757, qu'il suit ju^qu à la j>ocoDde
r<5couciliation dos deux chevaliers. L'arrangeur de 99 parait avoir en
fiouâ tes yeux le» doux n;daetiinLs, t|u'il souilt; pnf^omldn siins e:iplu}uer
la pri^senci? do Palaméde, qui doit prcDdrt; part aux coniliolii, — Pour
la Tav.nu., voy. § 478, note.
^
— 339 —
•489. Lancelot, blessé, est soigné dans le château. Leduc de Cuiére <le Un-
Handebourc fait couper la iéle à l'assassiu. I^nceloi cl ses '^'xrisSn*"
frères retournent à ia coup: il s'imagine toujours avoir eu
Tristan pour adversaire dans le combat singidier. Arthur et ses
chevaliers ont déjà entendu direqu^il n'a pas eu le meilleur du
la bataille'. Gueiiiôvre, afiligée de ce qui s'est pass^^, mande
l^urelot, (pli vient avec Blioberis, et leur exprime son resseu-
tlmcnt contre Tristan. Les deux frères tiennent conseil avec
Bohort cl Hector, et on résout d'albsr le lendemain à la Joyeuse
Garde pour meure à mort celui qu'ils considèrent maintenant
comme leur pire ennemi; ce sera partie égale : quatre contre
quatre, puisque Tristan est avec Brunor, Dinadan eiPal&mède^.
Pour ne pas être reconnus» ils d<Scideul de porter des armes
rt devistft'nu'nt •'. 11$ s'en vont se<Tàlement, de grand matin,
"^sans écuyer ni compagniCt et prennent leur poste dans la forêt
voisine de la Joyeuse Garde ^. Deui chevaliers de ce château
Tiennent à passer. Ils sont vaincus par Hector et Bobort, qui
leur enlèvent leuw armes cl leurs chevaux ^/irfwp»* rf^ Tristan:
a Oîtes^Jui, s'il veut venger votre honte, quil vienne à nous;
nous l'atteodrons. n
490. Tristan, apprenant cette nouvelle, croitque c'est Brehus Combat de Lui-
ct se fait armer à la hàle. Ses trois bûtes s'offrent à l'accompa- THsiarTà la
gner : a Le fxlz au roiMeliadus de loonotjs ne veult ^^compai- Jt>yeuse Oarde.
ffiîie por (faire chtn^alierSy v rt^pond Tristan, rjui sen va grant
aleiire vers la forêt. Les autres le suivent néanmoins : a On ne
saurait vous laisser vous battre tout seul avec un tel preudomt
que Brehus, » lui dit Dinadan , mais Tristan est trop iriez
pour se prôler à geu g'it H die ^\ Ils arrivent près des ennemis.
Lancelot se réserve pour adversaire Tristan, en désignant
Palamède à Blioberis, Dinadan à Bohorl et Brunor à Hector.
S'éUint menacé de part et d'autre, on commence les joutes :
Lancelot et Tristan s'abattent Tun Vautre, Hector et Brunor en
font autant, Palamède désarçonne Blioberis, et Bobort ren-
\, CeUo doraiéro remarqua manque dans 757.
î. Il n'est plus question dr' Dia.is ilnns ancuDc des d«ax Torsions, et
un n**^pliqii'^ pas rnnimimt Lanfeintet ses frênes oui appris In prfeo-ncc
dr Ilninnr lin IlinadHn et de l^Uméile li Iri Joyeuse Garde.
3. •-/1MO3, d«ruùe«m.,dMNem«U 99, dîMTW 340, 355:
— IV ■
i, A d-rmittntf 'J'j
5, AV i/ifrl 757.
6. Âj9Unnt^iO, ^hh. a jtu SS, ÎAt^Z^jMwr faire attention à etaiùZ.
— 340 —
verse Diaadan. Suil um? bataille h IV-p^e, la plus elTroyablcj
qu'on puisse ima^aer ; aiimin îles corubalLanm ne cède le pas
son adversaire '. Prévoyant un lugubre déiiouomfînl, lesécuyers
de Trislan vont h la Joyeuse Garde prévenir Golislant ', le
chevalier qui sire estait ^ del ckasUl^ car mons. Lant-elot li
avoil balle a (farder , et moût de bien voulait * à Lancelot, ainsi
qu'à Tristan, jtor Camorde miss. Lancelot, qui prié lenavoil ^.
11 arrive au lieu de la bataille avec douze chevaliei'&. trouva les
combattants Tort lassi^s, reconnaît Hector, son tion ami cl com-
pagnon, avccqui il avait été nourri, elle blAme de lutter contre
Trisun, l'ami de Uiacetoi. Hector lui demande de ne pas inter-
Réconciliftiion. venir, cl lui dit que Lancelot est prissent. GolisUiut va alors
adresser des reproches h. celui-ci ot à Tristan, qui, apprenant
qu'il s'est battu avec son meilleur ami, jette le peu ijuL lui reste
de sonécu el court acoUer I^ncelol, qui $e guenchist ''. Tristan
s'afienouille ', rend son cpée et se déclare vaincu : a Je sui
Tristan, le vostre cfwvalicr et le vostrcchier ami *. » Lancelot
lui ayant reproché l'airaire de Handebourc, Tristan s'empresse
de dissiper le malentendu; alors Lancelot, à son tour, jette
son ccu cl s'agenouille aussi '*. en rendant son épée. Sur l'ia-
yitalion de Tristan, tous se rendent à la Joyeuse Garde, où,
après ({u'on a pansé leurs blessures, ils vont présenter leurs
hommages à Iseut. Au souper, Tristan taquine Dinadan, quia
le visage enllé el mange peu : « Dieu soit loué, lui dit-il, que
i. Ici 99 : Tristan setirast i^oUntien arrière ponr savoir qui est son
advcrsoiro Pt pour rfprendn^ haleine?, car il a. perdu liii ^ing; mais
I^ncolot IVn fimp^hc rn li? serrant de près, el Trielan su déTend si
bien que eu rt'eit se vierceitte non.
2. Oans la Tav. Hil.y Golislant et LaiHris, les doux vicarii df* la
Joy. Garde, vienuont Ëiau>$ (Sire appelés. — Golatan lU^, GoUsiatit 99,
Coiestant 340. 355. Ce per^ouuage, meatiiiuiié ici t^eulemonl dans uo?
msB., t'ai plus ramiLier à la Tav. Hit., (lui l'intruduil pour la pnnuiere
fuis (p. 35-tJ à l'occasmu du d('|iai-t des aniauU pour le Umriioi de
I..ouvu/.erp, sann prêcii^er le?: fonctions qu'il remptil. Dans 12599
(vuy. p. Hîb) ligure un certain Girarl de Gamaalolhf ^séjournant n la
Joy. G. pour defeiuîre Iseut.
3. Kstoil sirr 10.1, U63.
4. U-s autres : baillié en garde et {car 103) mouU grant bien vouhit.
û. 9'J : ds vont à la Juv. Garde **\ iimntenl: mt chisUf que Ir chevoiùr
gardoii de par monsieur Lancelot, <jui riioult Iwj voulait grant trien^ aiiitti
qu'à Tristan, pour leurs amours d'entrr ï/mcelot rt lutf.
G. Sangatichistlh7^leguanchist*J9, 1463.
7. 757. 1*63.
8. 767, 99, H(>3; les autres : Tristan, levostre chier ami.
9. Le mot autsi manque dans 757, 103.
nous ayons eu votre secours dans la bataille d'aujourd'hui ; sans
cela, nous aurions été vite vaincus. — El vous, rifwîstc Dina-
dan, vouscrùtes trouver Brchus et dites que le fils de Meliadus
pouvait hieu aller tout seul contre quatre chevaliers, mes ^ bone
aventure doint - Oies au fih le roi Ban de Benoic , qui vmi$
n hui^ tenu a^ frain : contre lui seul vous avez eu bien
besoin de secours, — Vous vous ôtcs montr<î fort sage, dit
Palamède à DinaJaa, d'envoyer chercher du secours auprtis de
Golislaat; » Uiuadan excite la ris(ïe gtînérale en rappelant h
Palamède cominenl Bliobcris la tenu, cort ^ i>endant la mêlée,
et il se défend tn^s bien contre toutes les attaques. Lancelot et
ses frères, étant restés à la .Toyeusc Ganle |>endant un mois ^,
retournent à la cour, accompagnés de Tristan et de ses hôtes,
qui désirent voir Arthur et ses chevaliers; ils sont bien reçus
par le roi, à qui Dînadan raconte ce qui s'est passé.
I.O coule pasftt* ii parler dune moult"^ balle [et riche I463| aventure
tfià atint a i\&r.en) altui temps en (\nr. a\ la court du roy Arités^ ainsi
eomme (var. ijvej roui pourrez air j/oy aprèi (var. oir en arantj •.
im. Arrivi^ k la »»ur uup dami' plniiK^' (lan.s In doijil. Klle monte LaflUeducomte
un piilefnii. et avait devant lui* une eliartte atourrue moult richement*^^ *** Norgallo».
que deux palefrois menaient ol (pii \H\rW U" chevalier lue rA:pmm«nt.
Elle va H'a^vuouilk'rdrvanl Arthur, imî la fl^t taniost drecier en estant**.
Elit* i^o «hi la titJp d'un rirlip conitri'^ de Nor^allnï el dr U strur du roi
liadcina^ru du (îorrt». Son pérfi, avant di- mourir, la marin avpc Anumt
Un'*. Quatre ans phis lard, Irois cuuiiîuti de la danio, Meloaf^ant,
de U«idem.igu, Anjoiuirej** el Elys*^, frère du diTuier. réclumèrcut
1 . Mes a tv fUmie Brehus fans pitié, anfois fu le ftts au roy B. 99.
2. Dont 757.
3. Ce mot n't^l pas dans 340, 355, 99.
4. Var. au (en) fraing.
&. Tenu et jnaiiirié 340. 355, lui A «M maùtrt 99. — 103, 1463 :
il TOUS a assor. mnntn^ i-a tinnié.
6. ris rcMeut tant roinmr vous avez oy 340, 355, qaî u'ont pourtant
mentionoi^ ipie le séjour est d'un moi»;
'>9 ; ttr nWtnc tfi ttjrrti.
urt. »* eomr rouâ 0rTwii 7h1. — L*^i4KMSe nirsat ■« MtrawC q«c4AM
b<' ■■'■■Xit puMDC à rkbrioir* da U DnovWIc InireÉtl/ de
Tr-' Uiai'pTMWna tonil 4lMiSB boonlon; cf. In ninU
•1^ ' ' t'M — UaM 90, U6aU« mw^Hturr nt lurif^rk U
t' < ; «IK •« rvpreml. «pria U Ursne tc(. Iti.), Ma
B < p. U».
imiati 109.
I j . v«nr.].jiQui . l0»x. rmilM iiottr fiM^u (rf. | 5» a. MU) i la Q «un M
1 I >3, Jmamt, ttat rowi. Mn JUi U mi<i(( aoin manunUdëUM 140.
Ift.iga ./Ml**.
— 3« —
tcrr43 d'Amant, qui rofusa oi fut luê. Les
om^iart^i- dt> lu torre, la vouyp liv cita devant II» roi de Nurf^alk'K; Avaut
ubtODU quarante* jours puur prouver sou droit, i>lU> élail ail(>o à la cour
d'Arthur, pn Dniport.iiit Ip curpg dp sfjn mari. iVrc^^val s'olTit' à dtîfpûdre
fa cause ol pari le Ifodcmain avec la v£?u\o. 11» '^oui attuqu*^», dans
la ktrH, par quatre clinvalir*rp envoy»^ par Mï'Ioapuaul; Pi-rcoval
irioniphc d'eux, »t ou arrivn h la cour du roi de Norgalli^, r*Vidâxit au
cliillpau di» V Orgufilieusr Garde '. Trois jours apri's, \c conilial a lieu
devant le roi. Lo chevalier qui l'appel devoit deffendre * vient avi^: qua-
rAnte ^ chevalitTs; parmi fux se trouvrnl le-; trois cousins, qui avaient
eiUU qw Anjomirti fcroii ta baiaiiU. Pereevalusl vainqueur. ArKondres.
einpriâoun*}, n'est pas mis à mort, âur la prière du rui Biidemagu. La
dame ayant ainsi recouvré sa terre, Pcrccval retourne à lu cuur; il
évite de parler des exploits qu'il vient d'accooiplir. mai» uu de «es
écuyer» révèle tout, et Tou fait grande f^te au preux chevalier. Met a
tant laisse ti contes a palier de cestui affer$. et pattcra H maistre d'une da
plm biellels] ao«titure4 du mond* et de* {^Hn^/nor, ettfi con vous pores Hoir
6/1 avant K
Guerre entre los
ruoi.v o«..» .w- ^^*' ^^ ''**''' /"""'"* ''•' '• <'""'' î*** entre ' U roi d' Yrlandt et le roy
rois^dTriandô («*' 757) de Xorgalles aisjU '^ trop duremerU giranl discort pour l. efuutel
et _do Nor- gui mnrdtùsmt a l'un et a l'autre, car [et io3| chascun U vouhit avoir
jM»ur soij. {Or avint qu'ilz se defftcrent 103, UGSJ cl encommencierrnt "^
uni! moult " grant guerre, et ' chatcun manda [ptrs et loing 103, !i63)
a toui IM amxx que il teur mn W"l aidiri*'*. Il mandèrent a ta court a» roy
Artm; car le roi dp Ner^llrs <':*l du lij^iiafi*' de Itan, du rùti' de tsa
mète, et pour ce maftda il a Lancetot^* (du lac I03J que il lui vctiist
iiidi(v a tout sonitovoir Le roi d'Irlande, qui avait nom le Morliout, eu
luénioirede sonaieul tu(^ parTrislnn, e>!t le neveu "d'I-itMit ; iU'adroH^J
donc ù Tristan pour «voir du secour.*, Liw doux firands chevaliers pri^-*
vienuent ïeur» amis ; Lancelot est secondé par sea rrt'rcs, ses cousins
I. lA amvpillrut chatM IIAS.
t. Qvt ht kaiaUle Uerott faire Ili3.
.1. l'iMUt KWl.
4. Alliai 1 163 i a parler d'cMlt «t r»lomr»r a parlrr ((nno Je* '/*IU« atffltirtu 4n mvmét,
^mi Inn atlrint, fi cnmmi' roui jtoMrr»! tilr {el tntfndre\ f/ry a/irri MO. it>b -, a pnrtwr tU
PfrrKn*t ri rf«» aulrrt ri retourne a partir de Trittan «f de LancttM pintr compter ung
çrant mulîaieHt f m ir ntyt entr ruts, r»m/ iviu portai uir |iiA.
h Do mime 7.^r.||tll rrl.rtMiil Iri; L-r n. m, iiule, - 103. ^ lllfi .1, ol V*r«r.l-J-"i.i il..>M,-r,|
MQU » c«t ctniniil giKliiur» iiioU iiir nuire ltfr>t% : F,a c. p. dit te couplé ^m* ..
TtutaM et Im net lot or fut titè wn4 Iftapt a In rourt U loy .'■'H* aprit la t
Joyeutf f.iintr, frUtait. <jMt latrntirrÉ nrulutl rtir lu rnfptr lirait, pnnt eowjt^ "» "v "*
/MHcetot el 4ti autr-tt rumpmmynfitu, et te mitt am cktm(n tant fuYI rint a im Juy«it««
Garde, to OU il trv%'« ytrult.ijui ^rant ja^ti granl ffttti lui fitt , ri aloit TriMlait ntfttt*
en boi$ et en forrâtt, el anut monlt twii Irmpt. Si avini tu criltit trmpt tjar rntrr le ra^ de
Sarffntti «i If tt>g d Irlande atvit unr f/ntm ilutorite. eU-., omir»" ilnn» Iimtiif'icn.
r.. 7j7 plus lirliveiDtat . nrotent guerre p<iar .1 f:ha»iel ^ve rft«ir«n •■nlr'H orotr Or «l'fnf
tf'il t'itndirrttf ntt el mandttrent por Ion amli v'ti/] Irurt i ■rrr. Lu roi ds Xot-
Itklleirtt 'lu liicnnca J» llui, clf. ■— HlSi - ont eti'i'Httle^tnefj' '■ . ftcteitoit atcaiu
pour .1. rliailei i." chAlcAD oit aunimtf .ttarckot dmii la vct>i i r p. 'H%.
7. Commenctrput 1(V3, HU.
il. tfoult ounqiM d. 108: MNMMr. Çhwre UU.
t. DoHi n».
m. IIAB fl ctinitrum fatt uit etfbrt pour mler priitdrv Itt cMailitt*i, etthmituiu M««4r. «tr.
— lO», cotniuii Ti>7. pMM; au roj je Nurf:&Ut». <iul rst do LlgiiAt;^ île Bjin
II. Oublié 'luu 7t»7
11. UtastN d. I4M. — 7^7 : le roi d'irl. . qui Ml l'oocle d'iaeut. t'iAtvm», Ht.
^
d'IelAUMlol.
'— 343 —
fliRvalien» ', pq ttmi oinipianto fort httt
ftppri'Dunt i:tflii. Trislan, di» smi rCiU\, maiulc scsnniis pinir iiu'ils aillent
.»wc lui stfiiunr It^ mi illrlnmlo. El sachirs (vratfrnent 757) t/ue Tristan Kouvelle inirol-
[■«wif fa cetuipoint T.Î7 - grant haine sor mnns, Lancelot, et c'estoit avrnus ^^^ ''** Tristan
por « quti atott 01 dire t/e mons. Laiic. avait dit paroles wm bien rouiv-
nahta ' de la hatailU qui avoit «le entfrlz a ta Joùmie Garda : p*iur ce *
disi a suy meismts iju'il ^ roudent a cestut point qu'il H tnostrc aperteinant
quilne lui revit nui bien. TrÎÂUm n^uiiit niirnnl dr rhrvatiprs quo Lnn-
cptot, c'est-â-din» cinqtiaate *, ci il? simt do prnnd** rnnnmmw; nnus
nommf.'nins Palaïuvdi? *, I»' clicvalinni in rtAu* ninl tailItV ', Gabpricl,
frcrc de Gauvuin. Ouivm df Ijainlmln *, Ernc, Dînitd.in ". Ils voni
trouver le nn d'Irlande, tjui est a un [sien 310, 355, 103) cftastei situé
à t'\t$u€ de ia iei-r»**, et se cftinpont avec le roi et TrisWn rlev&nt le
chAtt^u disputt*. où D« tordt» pas à arrivtr, avec Sfin nrrai^e, Ip roi do
Norjîîilli'», *ïui, au bout de quatre jours", envoie BliohorÏR et un cheva-
lier de Notules annoncer une daiaille pour le lendemain, dans le cas
où le roi d'Irlande n'aliandonneraii pas le chAteati. Tristan rf^pond, sur
ï'ordri' de son parent, qu'on s'est d^cid(î pour la bataille : ■ Demain,
ajoute-t-il, Laiicflrit pourra me imiiver ofi rhcmp, rnr je ne suis venu
que [Hiur le cnmhaiire, lui qiiï \int à la Joyeuse Oarde m'a«snillir à
l'imprnvistp; mait je lui fait assavoir que je te deffi. Demain, je ne
oï'altafiueraî qu'a lui. » Lancelot, recevant ce message, déclare
qu'il inetira au bas*^ l'orgueil de Trittan ", Sur 5on contueil. lo mi**
fait former quatre cor^s de Itatiillc. de imis Ci-'nlfc ehe\ii!iersrhacnn'*;
lui-même en conduit un**, et Lanc«tot un autre, où t-oat nin^"^* ?e«
cinquante chevaliers. On se met en marche, Laneeloi et w Kanni^rt^
en it'U', pour aller à la reut^jutre di't* fîvu* du nii d'Irlande. (%'u\-ri s**
çunt ammg<'i* absolument de la mt?m«' fa^on que leur« ennemis; il&
snrltfut du eamp. et Tristan s't'laao' rontre le? chevaliers du lignape de
flou : lui et IjiuceloL brirtent, en joutant, leur» lance*) «ins s'abattre;
ei. au milieu du carna^. ila «'attaquetit /iront a front avec fureur : les
Cûoibais au Perron UerHn et à la Joyeuse Garde ne furent noiant («n)-
I. Alairi I iU ; àua 737, Il nmMrqar car In iiutisuu de Laneelot msaqH i MO, au. tOl :
Il WÊk WÊtonAé n*r *n eomêttiÈ tt Ir ^ l.. . n .., ,.-.n », -",.i {toH\<i%) Ufua^t
I, HUO' ■'*»■ l^'l t'^'*^ -J«a- ' qu'M raMcmhlA hlen riv-
^■■■ti liiiiW iliimlli I ■ fHii I ' r. S<0, ItU {<fil| aurnn^
ifAr9h mom himh coutwmhtt ï*;, — i.« hu n" . j" :■ riwBt 7*7. «.«(tHijar Ip.int
T^M nuC aon eoarMMbl* : D*«|«rt« le t>rall T<St>^u'1u [ <.4Ucrlot k> v&nUll lartoat
é'swlr à pn pr*i ntsrn TT{«t>t] » U ioj. Uard«
S. OMIa iAÂm in '
4. Âll^lMSiV" «IffH^l/hMiMiKl/v, If nthiittuttn. ». UO, «M-
%. OuarmmU Jb: . ' «nU pinn loin.
«. âoBUdce «juuu /^ll»w^uI. «a) Rwixiot 4. 109, 7^7 : m «lUrnler tM. te txtt r«p«a4«nt Hfm-
I m filu Lmii. dtnt u tuulilc : immarut 49 Caun** {failli poar t. <r« <;iiliu} t cf. l» iiMw»,
izni.
T. ItfS kluulc S*«T«ffl0r
t. aïO. U»: 6'a4(tWfl <( /;'! VrM if^ £afl»4dte. Oolvret 4« t. maaqa* 4. 7&7.
• ^''''••>" 1 " X r- te rJiev. fc u «oUc m. t. dasg KM. 146*. — tau U> rMk4e M tef.
i ».' .1,
t<> ■ ' hr 4m Xar9i$Umë H«i. Ulat «» la tinmf Urr» |U.
II. ;^, >.^. .' >'^ '"-xv lW iiiutn Juur* tii luttmilt f» uettaml»*, tt t'as m iv^pu* de put «l
a'««tr* te l«iil«tu4lu, le ml de Ttitrgkllcs fatt funuer i|iutrv b*uiltiitis, sur U odomU de Lui-
1< ^.ploM 140, U&.
U- en l« tout le IcndeoMln. «Jouieoi &4p. tMk.
11. lin liilMlilliiM p«r iM |<r^iur«Uri Au nil <l'lfl«B4«.
tftt iM tretM rmf*, etc., pu doas 7»7 ■
I«. O étriu'r 7)7; U reflUfiue nuUMine «Uns 103, UOS.
— 344 —
lia ociml'ul
siDçuUer esl
décidé.
twricwltf; rtiAcun doux »e. dit qu'il sera di^slionor^ ii jamais s'il Rsi
vaiuctiici. et c'est bien mortel baiaiUe '. « Vous avi^ devunl vous cpIul,
dil Tristan, qui n'esl pas venu vous assaillir en repost, si eoiiu rotu
feistes lui i\ U\ Joyouso Gardt», mai» qui vnus a aunonr*'* maîntos fois '
qu'il vous i^iinliatLrail en ceste bactailU mortel '. Dt'londox-vuus cj»mmc
voui* pourrez, (tar TrisUiii voubnieltru à mon j'i( oneffues * puft — Vetz
ci Laitcdoi^ répond l'aulro, qi pou prise tus menaces, ainz vous fera acha"
ter chierrment vnjtre sorcuiftaucc ^. i> [U reiiretiiu-iil la lutte ol «î
lialKnit avec uno iVftnIp liravoun* ; à la lin, \e» lorces leur font défaut, pt
ils seraient niorts uius deux «î le» pan'iils di* Laucclot n'élsicut vpdus
eeUpart . ce que voyant, les «min de Trisiaii se liaient d'y all«r, et le
combat devient de nouveau pênèral, sans qtie le* uns puissent gagui*r
de t4?rrain sur les autres. I/tt|iproche de la nuii les force île cesser; un
se retire, et on enlève les cadavres pour les enterrer. Des pariisatti< du
roi de Norgulles, cent clievaliere sont morts *; leurs ennemis ont fait
une porte encore plus considéraMe. On se reiMise pendant quatre jours.
Le roi de Norpalles. voulant éviter un nouveau massacre ^. fait )ircvpn-
msr par deux ** clievalinr^ un coml*al sin^ilicr au mi d'Irlande, pour
arranger l'allairi'; celui-ci. tout en accejjtanl, dit qu'il a encore besoin
de se reposer '"'. Tristan alors ât> met avant et dit aux me:tsa><ers : n Vous
voyeïs bien que le roi est tnqi blessé pour soutenir ce comlmt, mais il
eu cbargera un de ses hommes, et ce sera moi-mùme; seulement, je
ne me battrai ]ias avec votre seigneur, mais avec Lancelut. ■ Le ruî
d'Irlande y cousent, l'I les parleuieutaires relourueul â leur camp. Lan-
celot, le cuer enflé et plain de mautalcnt^ »e déclare pr^t, et accompsiCDe
le riii. ipii, avec vingt'* chevaliers, va an milieu des deux r-amjis pour
acrranter* ' la bataille. Dt'ux chevaliers sont envoyés [mur pnnenir le rtù
ennemi; celui-fi vient avec vingt ehevaliert* et Tristan, àipii TjinceUtt dît
qu'il veut savoir dera bfmche meisme &"i\ est vrai qu'il l'a ainsi provoqué *'.
Sur uno n^ponse affirmative, il se déclare l'ennemi mortel de j;on ancien
ami et exprime sa jide de devoir le combattre à outnince. a Je ne
demande de vous se baclaUe non, répond Tristan, et je veux qu'elle »oit
iixée a df*main '^ — Vous vous montre/, biiMi désireux de vous battre
avec mon frère» lui dit lli'ctor. Sachez que vous ue seres pas longtemps
en vie puisque vous ^les devenu notre ennemi. — 0\i\ j'ai petit jtaur
(et doui\r]û 1403} de vostre lignage, k Hector veut répondre, mais Lan-
celol lui ordonne d'être en paU^*. I>cs rois déclureul les furma1il<>s
remplie?; Laucelol et Tristan se donnèrent les gaines de la bactaJlc et
I. r.«Uc demiferc phnwe tD«ai](w ilaoi T&7. ID9.
S, PM ncaatâ. 3lalnl0i foii awanw 4mu 103.
t. VatUi nuoqoo d. 7)7.
4. ttHv^tM nuiDiiW d. tiîl .
b. Félannie 310. Abi, IIM (rtfJ t*rnu4im»tt \«i].
(t. BCani|ue 4. 767.
7. tteoi 7)7. ce WDt IM mcsucen qui aiwnl qae le ml i «tte InietlUm.
H. Çuo/r-R UM.
i. Lgs mcaMitcn, rcruHM prH ^t leur miiitre. dl«cnt - • Le roi d'Irlande ne posm perter 1
tnoei JOMia'k uu mon t « 767 : U m P«ul («■ A«r« ; toa : poi «neort^
10. Tn-NMTI.;.
II. Var. ertanUr.
l'J. l>ao» 7A7 II lui ilMiMUtda tont slmplimicnt h'U t'a bit.
H, CflK ï*i«nui' «le Tr, ir«it fMU U«D« 10.1. ou e'cjl L*nr«]nl qnl dit . - J* »eu», ««. m
14. Liitireloi ne ini Un»* li>3, MO-l — 7»7 ; Mali U T<>.t 4» Norgaift «n fritt a pvrttr a
roi 4'S'rUinde (puar AcrMnt«r ta twtiUlci.
»
— 345 —
^p^l^mt a l'andemain *. On *t» j^jKirc; tnui In mondo pst
lrf<tHon»é •)(* la b:Uu.' tiiuiu(.'llL> dus ileui hôroe, qi touioient atre si
jfrans (l>ons t03) amis ^.
1- Et ta rtmHrmt a (. TiT
t. Id D'J rvt<rrnd j[tf4« la Uaisc (ruy. p. Sl|, iutu|. Le Heit |irabftMcBi«Dt pmUrteurqM
dARiKK-inr (^ *7>i.i-... .1.^ .,,.r,,.ii^. K..»i.iii. . .«.,. Tri.i... -( t,<iaeclot Ml txwocaap pîw
taB|rq<w«tat de R"-' n« ^ » . -
Ot •. Blàabab i» t^U>t, la Tciltc du comtul ^ = U>nu>at flO-
tlrtiriHr*-; H !'■ Mttif . . i la monito IMTM *u ttiw. gulier.
»-*tii fi 'i.c .-.. i.-,< . i-. i ,,.|i, DiuidKn ounv avM
P" ••' ' i-ii >.l df c*Kt» «vvDliira, MiM
F^u i. r In i.:..-7L.ii — ,: ■ ma tic Boui. — Uaii
jt»:.- r- -i----- — l!^■ . «ib- snltl^. . «t Triataa
I •':•"■ ■'■>. «st demra tvtaaiaé
■-'■-■■-. / mt»mu d« e*n^turtt
|ir I.: 'Il-, ,' Il » Uaio%ii4a fcd'Mitm
|<tir> ni' ri <i I '._ L- |uv ;Ljr wu esuumc. giuat a luiu-miate, poonnit-il. LunloC
:-:, :t. :. tnil :i.] fond, pslMe, MM »*èlr» C"^ renseicoi aar hc» riiU, U art rrati
i;uir I ÎA J' ^ïnv MarUe, — Mal», dtt PalBmftdc. il jvjÎi tmit iifn ilp rnoa en nnlatr,
'i; iiir vku» rirki eoabalto. — Titm, s'il ia'>v»lt ^ /lianf, II n'eût pu
.f- ,''.ii-r iM *p[«ravc«, MRS «'mfiirtncr mieai t - : vn. »frtr Linne). fe
•-XtnpcIU.' ds ïlotrv-nwnB, j relllr tunu U nnlt rt »■■ ,'i . _.^. . .nnlt« de cette eh»'
K Aptte oa paa <1é wminKll, Il COUnd U mev^ ri rvumrae arer Km fn-rr a fcMrj lofu. na
t te dut oKaffirr mm ptià. Trtitoa. ftrcomra'i»' «tu rhrrmller à la rv>tl« mal taitlic, va ^c«Je.
cal Ydlter, •■ owRi^retRittfDittw ta t — '^^ - ■■-x' cfwpelle. Avant iWJcaiw- a fan lofU,
n OlMiM Mir U MprrtM dMVal qw te r»l i \iiaai et va ik IVmlrwiii <ta mmlMit, o»
IadosIoI arrira peua|>r«aj looa 1^ drti^ ' <i.:i><*a de Iror* amla, et nn« roalc nnin-
Ifcnw 4* «iwctaicon ratonre la t>U- i damlr pcMua>- la cbfMea aiwl laid et
OklfMOI la eoUfV d*Ajtbar. Le M: nrc nmmitei partUwa ao mldeNorRallca
M «Anjaal preadre I« «enuvol *!■ ■> Tn'aroinrf taie promiiti qwnt In
9m%tet fMrrut çecît» . U veut |nT>)v^«cr • i.>n i liNaer le clialiiaa de Marrer,
oanft do la Kverre, eu pn>inrtUnt de pardonner, i > ^ «wfmfM (4 rfawiofw «n^
lai a fuu- Trtatan pmtr-«t<' un ^■a. mèli le rai lui fol» rtraadlié aa armuraenni
l'«iUie4anMafeai,«tM )<:r«aMt«iim]r«ï;n)rler le uieaaice. Ui«l«lelCsfvaUM, Tttranl
«TMdMKtokwrf'^' r«aimwiUUU.raaaallaU>edotellUlrevandK.pwiab«
■■■■fan I * Je ttfM: 'itlcao aa rai ■l'Irlnud-' . s'il rrronnaît publiqoeiiicnt que J'en
«bla MstllOM itruiffkuùi:. . 4>liit-«l rff«iM.»nr - .irat aadfnaamli
«BtraMcn okanp lUtriaeal lettre laneee. te Ix vttEot l'ab l'entra
•ftalMdwvam. doTenuk eut d'ane Inntnir <-- :..,i^i niou Oe d<n. lU
aacatfantla InCte^r/p^; la fatl^nr !.'« ' i"-e*r. Lca aaeMaati eoat éoMr-
T«i]Ma4«(va« miaiiitr* moi r^relllr. ■' uni. IcromliaL reprend: • C r'f
trttp M.our,./ ...i. .*..;r ..,■., » 1 1. ..— Tilt^uS «IH 4e
pw»a«' •iiLaueclOt,
>« •«*• > kfttâ ém
'* "•■ ■.! eacAatnv
'.) btmtUra
r .'tf FlVaj*.
'■■ ;,iu*.
^..-.n-M- - ,,Jft«
■"!' ' .'.-ee;
/ 'rr : Il r«Ul raliicTr.^er r« ^ueit» la MiepMrf fefe^f
' r .m--- i|.i^ Trit[;in a l<! dcftnu, mate le cbemller fc U
«< - * ' I, dlUll. en a fait auUtit
n .. r . , 'rinlIOi. laqOJct -Ip l'a{>[M-
f' "'- '."iar« t^oasd il c«ral>atiAit
u-: . ' utùOaul tnHti, ruciilc flB |*u i«our «ulr norl
If !■ ■'!•>' \ ■:.-■ \ If. . .ire k bout, «t fait iJvqvtJr enr lai dr grands
o'ij-j T iri •> h^ -, j ... (iieitr. Il lArtwra nu m^-i»* I-- "■- fut* éint otttrr
lB»-Hitau: r< «era i.. . :mi davulr i^\b un tel >■■ i dp TriaUti
«WMpfcttoeBl <]tt*il 1 - . .■«. Oa»Dt k le taf-tv^ii» d>- < r.«fia dll ni>
raM^varrr 1(11 *>loit' ' -• .tu mutut-ntitu ........ i... .n.'^liHiokla&t
ifftvalamé n..>iiiipiM romme^'a iw I* «fdant la >m taille
d'AodHMitn' Ot>«ii<l' - Tri«tanet d'aaaiilrereornie lui^métoe
k Cmmi; TfMati -w ■ -l'^L M dierontbKMpalBt,
<a>4<»e Ile akai «mu <
Aaa»(nM>it,afau \rtlnr |Mir MMBcUkr laa
4aHrala. Ar«Maivrtt "^ -ivi •■■ îli-^--. i .-^ rbfvallert. aeaconpa*
KDaa»,Malp«|«waï^ ^r '<■« cAr/NiM». j • <ii raawpafaant aanere
lael Maé» <to Jillgae. Il t* mtt parmf !■■ , ■ < luinp eft a*|«re les ooca-
tlBOT Ladaus rola /terra' •>!*/>'/;'/, et u^tirnin lca liUme. as uam d'ArUnr, d'avoir permit.
pOW Bft «OlMirtax dlftteaa. le cuotiMl de eva deax ffnads cèeralicrt, aaVMl Arthur n'earaU
— 346 —
Réconcilitliod. Oravint (que \Q3,^i4&Z) celui jvr wiwimm que la bactalU fu aonantm
{commcnehk t03) \que 340, 355) moM. Gauo. vint ', ge li ruù Artui i
avoitmnud/pormetrepeientr'elz.AccompAfin^dvilfuxcojïls^ ohevalirrs,
il s'en tint entre l'un champ et l'autre^ et fist commander aux àrux rots
do venir lui parler. Il laur ordumie, dt? par Arthur, dp poaser la guprn',
S0U8 peine de perdre loiir lorro. ^i dose jinj-tfoUT dt'vanl lui dan* un *
inni8 : celui qui a droit au chllti?au en sera le jHtascssfur. Le* mis
ohélasput, et chascun t'en {re]tomcrfnl en lorjHnsH\\nr. a] toute lors gent .
Et mons. O'aumin hiasmt \moul\ * mous. Tr. et rnuni. L. de ce qu'il
avaient emptise \lû] bactalle mortel ^ entamhk. Puis s'en ala mom. Gau-
ivim dedens " le ehastel. et le /Ist garder de par le rotj Artus, ri puis il
retuurneà Camuulolh, nù il rend cumpte de sjti mir^jun il Ariliar ^ , qui,
comme toute la cour, est vivemeul étuané d'apprendre que Lancelot el
1. t'iit nrJiJrr Oauvatm. Car la ruy ^. lui (1. ri}at0lt euvog^ lOS, Al tint mênmiùfmar
CffVnifH, QHf li r. t ki amit m. 1463. nue li r, .4. y mo*' tHtofi ^wratl MO. Wk
S. C*nt 14(1, aitS ; rtnjl 100.
t. Quairo lOi.\ie,a,*.L M, d-dtaoïu.
4. hit moHi ntiwi a 14t9.
5. La hntailU run rnntrt t'amtre 103, ruprit f^rtmtlt •■ , , ,■ i i
iant'Jit. Vit)', ci-'towiu. Dtttia lu 7Vir. 8if., Iltvloi kI l.muvt i a^
«u la JvMoiu cuQtro TrUlui duu U kdUllU, |-r<ivlciiUGal .'. ' : l^
mettre Itn à 1a guem.
s. Orctrni Jusqu'à ri jrtU* muiiiae (1, 7&7.
7. luutm lo;}, U neoatc «nsii (|oe l'alhlre tortoiuéf, TrUlui et P«)udMc «Uitat àUét k ta
Jojr. tj«rd«.
{wicoflunti pour un roytome. Il leur r«procti« d'Avoir viiAi l<!va Mnn^nt 4e I» Tahl« Bonde «a
wmiTTmnt ijae deos oamiMpianit f-r baUluoni, et Iriif ordnnne. ile par Arthur, de fMire nmrr te
i-nnihat et da lai IhTcr Ip chit«aa xiont qn'il le alonrc k rrltti k qoi Arthnr l'soconlrm. Va rui
d« Ifi-fEiilIra veut ■Virm», m&U Qauval» r«ri»o i]f l'Acoulcr, «n )'«dr«fla«Dt h ArUiar, (jul doit
vvnir bli-nti'it, et In» niU ^r .l,Vî-rrtil (in"'U à i>l>t'lr A itraiide jwlnr, Oaiiraln iihlteiit il" l.ïti.Tlut
«t de Trhtan qu'il' i : i i>atnin«. Il fait l»Ror timt le inonda duo* U^ tf < 'i
rliftteac. on r^wn .i ■■ pcïiir i» ml AriltUT, qui vlvadii iLaa^ cinq ^ six j i '
romlMttjtnt* «ont • nit pttr nnr lettre tia (î&uvAln , Artbnr tmr* ilix . ~i
[dus Urd : Il m *oyji4;t: Itutcnieiit \iaat loUacr le teidpi de ga^lr aux daux blaaéa. Il mootic au»
inA»Dl»nli!Bt(!nl «ii d« a'iaiLniteniiiil 1411'avpc ['alaiDfcda al QauvAin. La jour d'aprèa, il Ikit r«all
d«wil laJ Ijinrclot, Trlutaii et 1m deux rnls. et bUme cm deratan d'arolr «DtMprla lUio goem
norteUa miu le lui foire savoir, ds •'étro parjorta tmran la Table Ronde, d'avoir, pour i« tlrtr
ifairalra «ux-m^nief, bit ront'hattrc i outrance l«i doua f lolrc* de la T*M* Hoiid», k laqatlle U
randrall mlrax • tt'*f ''<^aj | ut | fuaift Jnmai$ nn et tout tjvanlqmt romt mvit futt fomém m
ubumr, * eiila II a>lrc«»e dc« Tr|irud>r» k Triatan et k LaocâlM. i;* dernier lui racMlc tout «
«lUJ «'«al x»iaé I In inirm* avait rouia»iieé â mUM du 'thUlefla, «t W deni ti.ii«aralMt Méaeeoa»
TU» )air Wuraami*; le roi d'irlntida u<r pouvant, tilené, saium^r avaut un moU le r^-i^'--' ->■ -r--
lîCT i»r»ptia4 par son rival. TrliUn i'«n était fait rlitr^r contn' l.am'Clot , <)al »> \t
ieM|Mr. lUplMMant que c'euit bkti le àMt de Triitan. U imilienl août quv 1« < . -t
a au ralaon da lui r^der le nimltat * «a |irltTC. et nlga «a'ArUmr «raorde k dUtrjia a rc iiriMre
on bien iai> U UUille nrcmmtnet. EnMiiteTrUiaa,|toar «•|iiMt0M',ra|)p«11«eoBuaMM Laocaloi
l'a aU««|ii< Uf^TV'incnt |ir«« 0* la jnxr^'H' Onrd«i U aa ddrlan frtt, )«( am^l. k mntottraBM
saeoilda ItalH. Ijtm^loT lui rvprorti
«■ lien de ae meltro k In dl«|icMi'
prMndra le contraire. Je aula itj'
ann çatpr, iiu» Triatan rat vmpr.
mande ralkmcde, no\ ilunnv rni><
fittil alm« le plii» au mon-ti-. tx |>
Uertor, et parvWot fc le ntm ' ' r
rtàU iUhx. qui onqtttt j-ui- ,
Jamm* fail ( Sur la dnir
■mpagné DruDor et dv
>i. cacnpainm d« In 1
. ^iffrerifr fifir mn» ■ •
: ■,'■!; ■>1iii-ri / . n
j te Trliutt .
Il api^rll' I.>>
' '" 1 I'. ' ^iit piwf eeii'
'!« atiQ anirar*
- si Tim> oan
■:-Il, fil K-tinl
LancpliM "t Triabiti iirirnt Atlitur <U' iiif-tvirr uitami*!» facorti >1ea lient thu <i<MUt an eUi4t«aii,
pt de paidonncr A b>iu Ira iviinfa^ons fl« In Table flonde qui unt e*té en rejte bci<ii|ra« , li
mnapiit Ft oriltioue aux roUdc *^ tiiiuver devant lui, dan» riuiilrr tn<d«, A CiUiiMilolh . Jlu<|ar-U
Ir rtulU^ti d'iil etrv (lanltf pnt llauv^ln. ■.•■ lendfmain. Arthur rvpttrt [Mur CainAAlotb. TaotcIM,
TriitAn et tiïHti le5 aatrca d* U Tnblc Buodf *e lamettcnt à In i)Urti- du Ura^l t:i aptfi ^at
auijMira Tritiatt ruii 4»m«urÀ muc purt a In ^iittlf, U â'r.n rêlaurna » ta Jn^ttur tittrde, 'i
lnUtmatira ru ffraiit /ogr «t grant lifti» par ayvttn Inmjii m-r^un la rofitr l'seutt. Ptlb k
«oau paasa à Unlaad, ijul r«nc<aolrD l>aUuiird>- U 4K4|.
1. Cf. ta rérUde U récnadUatlon Oaiii MD, SU, d-duwoui.
waî^vaîpn^fÏÏTVprii» un combai â outrance, rt moût en parlfrfnt^
H uat et ti autre de cestechotf^. 1^') : Ortonui U mestre auHerratn ^e son
ticie, par ce qc c'est ia gretgnor mrnxiU i]i avenist a celui ten$ l'sir). Mè$
a tani en Usse ore: li conics a parler et retomera en une autre manicrt,
493. I.itrsfjuc (îiiuvain es^l j«rli iipK'f avoir /d« la comorde, TrisUta
M 9*^ CKOipiignons, ^tiuit rvslès dix jours chez k* rtû d'Irlnmio en grant
feUê H en grant Joie^ s'en vont, arcnnipimints bien trois lieva p&r le roi.
Tristan rentre seul, le lendemain, à la Joyeuse Garde, où Tristan renireà
il reste un mois avec Iseut. Un jour arrive un niess;»ger, qi ^Gârdo.**
dista mons, T, : « Sire, /et ï7. Pal. l'oits salue ^ et vous prie
qe vous Le secorez, car cil d'un chastel qi est a deux jortiecs dé
ci l'ont enprisonné, et en prison le tienent; et por te qu'il ne
U est pas avis q'il pc'ùst. estre délivré si ftar vous non , por ce
I
1 .n^mUM.
T lUHabÊaaouatietltTriHam yoarpUHrftdnsmtaiMilf Parcev»! (cf, |IM) t Im <lms
marm sus. d* mwariw, MOl S&6. twsaatM a'MJbotû catuMst Arttor ifaonrttf» Iw dans ualk
tfit. W , d llui— i) r Kt mmUt «a p^rtùient pmr tante tu rtMtrt. Oaeniml «le» illi»iiiél« Il f
IwvpM. tt lenl lUelJH» fsm -u'timr» yranUMiir r ■ •»»! t* fm'it *mrt mit pttix
wmtrfmlKdeu^. Il iat miad* A te onv daCasml": . -mit avccjale. Ai>r^ le n-pM,
k m la niiuinll #• «M cteMftrtf. ofe lia noCMrt <lo .nluv aaaii. Mtn w f^rl» Le
rallc««ançe « r«BjDa*r«aiUiA.l>f*tkBrl|K«d «n buai 'l'u/if ^iuhI pitrr lu r*»'/ -fr/tre» J&&^ i
■ Je ne «Minia rlu vntta nAMor ( ■! J*»! M trnU rantn Ltarelot, «Tnt pour pttrtia
fiV J< itmir Ay rfrfr- tfw'il Jrr<ii' irfvf Jtfr» l'iu'i' 'l'i-U .-titn l'i'f Jt nt-iv. ^ùul J» cntf, »t
cvnBff >'«y pmf <(r tMl m Mm
nm i rfonf >' di «ini « I*m Ira
)9mrt il# •d T - tn* • i^[icvl«t
«i»a»mi ■■ - Jp «««fl r'-' ' 11.
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' ^M If rvp itar< ilflirr«§ 4t prttQtt, maiê
:r fié'} ifu.'f. l*uu l'.i V'- -i»ri',. ii'.k|.)UK
. eXuai (luirv.1' U
^ " . ilhti)l4>i. _.. : ... „ . , . . ;!iit.
ilv liiS. ■ imnir drs rcnwniiKs anr UqoAle
VV. IM M.
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«aJOlIlrllrtliriii nnniiir 1 rr«N
«la Of^l. k Ml* laiprbniV [utr
IHlui û f • '" ■ -
rtdt Tri-tjiii '.:
dM l«te. P U2
Triatu, dfiirar.
MdtOrMli viry. I «M.
lljj Pn;» U /flr, rtif {uue à Prr.-^^al, eo
3. Ici 773. 97,319, IDI, 758, 24400, 101. 336 vieum'ot xejuûidreà
757 ifS. ^ 4Krt, ntilp) : Pal, v<t% salue et vos jtrir <pie wus le srcaurr:, car
dt del pais ou ruuj U Ussaalrs l'vnt emprisane : c.-à-il. les tiabilants de la
TiHir du pin c<*tKl(!i4Kf>), conimo k* dit 101; carcit, etc.. mauffuedans
24400. — (»our yy, vny. ^ 488, uuU'.
— 348 —
vous prie il qe vous l'aitlies detivrer^. » Tristan, por la grant
amor q'il aitoiia Pal., part le lendemain. En tel manière con
je di demora mons, T. avec la reine bien .t. mois-; adonc se
parti de la Joiousc Garde por délivrer Pal., mes a celé Aor«'
q'il 3 (i) vint la le trouva il délivré. £n celé voie ' se eombati
mons. T. por la dame de Noant en Ifumbellande'^ encontre
Galaad, et de celé hactalle distrent cil iji veiie ravoient qe
mons. Gai. nen avoit mie le meillor^\ En ccle saison se com'
bâti mons. T. au roi Artus meesmes par mesconnoissance ; en
autre leu devise lot cestui conte, mes or lesse a parler del roi
Artus et retornerai a mons. Gai. por deviser comment il se
combali a mons. 7"^.
Gaïaad ren- -i9i, Grant picce ap7'^ ce qe Gai. se fu combatu encontre
«m^ro aia- „„^yjj p ^^ ^^^ manière corne nous vous avons devise ça
arrière^, avint que Gai. ckevauchoit ./. jor par une forest^, à
l'entrée du Norgallea; il est accompagné d'un seul écuyer. Son
écu est tout blanc, sans la croix rouge 'o. Il entend •* une demoi-
1. DÎUographie dans 757.
2. \<S\, 336 : Il demeura qx^atrf jouri . 772. 758, 2U00 ; aru« la
rotnf, mèjt ilseparti^ etc., sjuis iudicaliuu de temp(«, 99, 97. 101,349:
Tant deimmra cûfiime je voits ay dit, mr; il se départi^ t<lc. — Dans lO-l,
Tr. ftmmt'tii' tant de chevaliers cûmnie it tiplut. Bmnehorz [c.-à-U. Uru-
nor) et Utnudau prcuiieut cuiigô ot s'vu vuot chez leur père, le boa
clievalitïr Aans peur, roi d'Estrangorre.
3. Dpm. ll»i. 336. inaitquantil 77?, elo.
i. L*'8 ri?mar(|uea suivanU's ne se irouvonl ijut^danft 757, 104, 336;
lett aulreAm^!*. pas^fntâ Galaad, qui rencontre l'alanu^de (§ 494).
â. 8ic757; ladaoxtde yorhomÙellandfMii: tatiamedeyaharrs3dS.
6. Ici 336 ajonu* que cotti> iMlailt» valut plus de ^luire k TrisUn
qu'aucune autre; depuis lors on no fiavait loquet riait lo meilleur de c««
deux cliesaliers.
7. 101 : ret. a motu. Tr. por deviser commfnt it li avint après tU xu
aventures aprh. — 336 : rr.i, a mons. GaL, et dirons en tel tnanirrr. Et
cesmss. p;i5seiiL à Gai., qui imU'ud chanU-'rladpnn)iin»lli». — Des aven-
tures supprimées auxquelles ou lait alUisiou ici je n'ai Irouvi* aucune
trace ailleurs. Quiuit au combat iuvulontairo de Tr. contre Arthur, oa
vuit que 757 on auuoiicfî le récit, qui aura disparu dans une lacuno. Les
mots qui connnenceui la laisse snivanu» doivent se rapporter nu der-
nier CôuiUal L'outre Gnl.; ou les rairacherait nvoc moiu:^ ilo profiahiljté
à celui que nou« avons vu au § il8.
K. Pour la dame dr Naharcs ajoute 33G.
9. Ici les textes se réuui«spnl, cf. ci-desfius.
lu. Celte rumarquc mauquo dans 77'2; les autres : Son écu était
couvert.
11. Il n'est plui- question de la demoiselki qui tétait venue le chercher
(voy. S m).
^
I
k
— 349 —
selle qui chante ei uiu> autre i]ul crie. Comme il va eecourir
celle (lernitïre, il esl arrôlê par Pa,l,imt'iî«, qui le prend pour n le ïff^ndpour
Keij (f* 251 c); li Sfiu*scfw.r li avort dite une vilenie celé *^*"-
semaine meesmes et i^oiant T., et A'ftr poitoit a celui point J.
autretel esca corne fèsoit mons. Gai... Pal., qui por tioutancê
de mons. T. n'osa main mètre en Kex en ceUti point, force
Galaad de jouter; sans être (iésan.'OiiQés l'un par l'auire, ils
brident leurs glaives. Palaraède est désolé : il avait promis k
une deiuoificlle qui se plaint non loin d'eux de lui livrer Kcu
prisonnier. Il veut se Italtro i l'tipée : m La coutume m'en dis-
pense, répond Galaad; car je n'ai pas élé désarçonné. » Pala-
raède s'en va à conlre-copur et eu lui lançant des invectives.
Il rencontre Gauvaio, A^rravain, Monlret et Ivain. Gauvain lui
fait apporter une lance pour jouter. « Maint chevalier errant
sont, dit Palamède, gui coiilent le baslon dont il sont batu, »
et il renverse les quatre chevaliers, l'un après l'autre'.
495. Ayant avisé Galaad. qui s'était arrêté pour regariler,
il le dé6e, croyant toujours avoir aflaire à Keu , lui donne sa
lance et en prend une autre h l'un des chevaliers qu'il vient
de renverser. Galaad lui demande son nom : il ne voudrait
jouter ni avec Tristjin. qui esl compagnon de la Table Ronde,
ni avec Palamède, qui est si brave aux armes. Celui-ci se
nomme et insiste pour avoir sa joute : il esl désarçonné, et le
proverbe (|u'il vient d'adresser aux quatre désarçonnés lui CBt
renvoyé par Mordret, qui s'en va avec ses compagnons. Pala-
mède, furieux, court, l'épée à la main, après Gala<td, qui lui
représente tout ce que sa conduite a de peu convenable, et,
pour l'apaiser, lui dit enfin qui il est. L'autre réplique ^ :
f . 77? n Kiin de dp pas faire abattre Gauv&in ; cf. § 396, nute.
2. 104 el 3UG dunufni cette ni^me ajKwtrnpht» de PalomtHle ; cf.
I 41A. Cependant, an milieu, 104 pri.Wnl« une lacuim qui sf> termine
ail pdKaa^* riû il osi dit que Marc, ayant enlevé ÏJ^eut, conlitmc à Tai-
nwr malgré le mauvais: semblant i]uVne lui fait (voy. § â34J. — 772
(f" ,H I a) el les luitri'K niss. : Palainwlc, apiimnant ipu» c'est Galaad,
jpUr **)n pi'ii cl s<in hi\aiimf% prêsonto son épôe a Galaad el se déclart*
mUr^. Gnlaud n'acoepti' pas et ilemaudi! un don. m Tuut ce que vous
indn*3!. rninmd Palainedo, fon srvlement crafien devfnir. — Ifonl vous
mant çr a Dot, frt (ixxlaad. — Et ge vous suivrai . » frt l*a\ A tant se
dfpartrnt ; Ji l'm ret Pal.^ ma a tant teae art li contts a partr-r de lui et
rrtonu a nionseign. Gai. En crste partie dut li contes ifue ijunnl mitira
GaL, libonsch((i{iUcrt. ir fu partis d^ Pal., il etin^ucha tant par tes jor-
nea qu'il vitit m ta Forrst gaste [la Giut€ Forcst 336) . Il renaiiilre Lancielut
et Perceval; puî» 772, etc.» intercalent de lung« morceaux de la Quests
— 330 —
K CerteSt je tieng a fol et a niées loz celz qi vous dofient tel pris
eom il vous donenl. Je n'ai vu de vous rien de très étoonaat,
cl vou» oe valez ccrlaineuïent pas Tristan. Je ne vous lais-
serais pas pjirtir sons haUilIe si je ne nie sentais l'uiUc après
un combat que j'ai eu dernièrcmont avec Bliotteris, mais gare
à vous, si je vous trouve une autre fois! » Et Pal, s en va
d'uM. part, et. Gai. s'en vet de l'autre por veoir dont li criz
estait venus q'il avait oï , mes tie Irova rient safis faille a
cele foiz; assez qist, mes riens ne trova ^
Épisodâa de la ^96- Galaad '^ rrucontre Lancflui uL Percoval tk^vant la niuii^uiiDpMe
fjueste. d'une rrnciuse^ les ilcsarmnne inus Irs iIpux , et s'en va, poursuivi par
eux.
497. Lancriot arnvi* à la clmprllt' tiù, .^tmimeillanl Pl ctimmc para-
lysie, il sp liiissi? prtîndrp! snu cheval el st!S armes i«u* récuynr du cho-
valiiT malade. Ij*:^ Iroh mtits. Un ermite prÊcho longuemRUlà Lancelol
(la parabolo dos trois scrvileurs).
408. Pcrceval rt*Uiurue auprès de la reucluse, qui est sa lanio;
ancinnne rt'ituî de la Ttrre foraine ', elle s'étaîL eofuie, eraignautuo rtij
ennnmi, Harlan * ; son IïIb Diahil ^ wx chez te roi Pellett. Elle appreud
à Percuviil la mort de sa mért> H lui raoonie l'histoire tin Graal.
Percvval i)art pnur sp nuMtre :i la disposition de Galaad; *a Uuile lui
reiMjmmandr* d'aller au chàtpau de Gut *, et de U, s'il le Taut, h Gorbeuin.
499. Ayant trouvé Mordroin (autrefois Evalac) allié et bleiu^é dans
un inoulier, Perrcval, attaqu»^ par vingt clievaliers et secondé par
Galaad , re^lc dans une prdfiinile triRli>*»o, priv d'une roclic, au milÎPO
d'un pay^afip désnrt. Tcnlatinn par le dinide, sous forme d'une joune
fille; le cheval noir; le lac. Porceval tue uu &erpoQt et délivre un
lionceau. Vid^ion alléf<orii]Ue, oxp]i[)uéo [»ar un perfionuage arrivant ixit
une nef. Nouvelle tenlatiuu par le diahle-deuioi^oUe. 1a* ciel envoie
enfin une nrf à Perceval.
du saint Graal (vov. § 49G], à la suite de ceux que nous avons déji
vnîs (cf. § 398 a).
I. Ici 336 passe au teilp Je 772, eic. : Et por ce m laiiXf te conU
aparlcr Jfcrt(fma/icr|(î|, Ktdit tecontf gueqitant mMj. GaL. fr biin eke-
vatier, se fit partis de Pat., il renronire Lancelot et Perceval.
7^7,^252 c : El por ce en fesse li contes aparUr H dit q'il nr demora
pas granment rfr tens aprt^s ee qr il oï dire tje ti rois M. avoit assegié tr roi
Artiu dedens Camatoth, A partir d'ici 757 douuc un Uîxie ubréfri- iprnu
retrouve dauH 760 et i463; voy. $ 534, note.
3. Lm iFpIlodM ■ni\-Bi]ta anot li)t(<rctlt^« dans 172, 87, Btf. lOlt H-^ } i>^,
bom).<VBp<r<* I* f^tttr truriilvnll, |i. tH ta), <l<ip| In trala «l «a ç kh
I OH»»tt . Jerrt oattt. l» m'tilo l» Tur. Rit., uu le r4ell dl la *)>i .:. ■,^. ^i.cioà
U IWIUM c»t ih\*nw Ia «rruT de Teivcrnl (]■■ tVl)
« Pc m TM. -mm , nrrlan w. Uerlam H«"lt ^7. »I0. 101 \ Lut/rm »«, U*im. 9«M«r.
h. OtnetH [BtaHctno]. Tar. tlit. U- (mmo n'est pu QaiiS la Çneête,
I, Co li4(Kl( Ctrvf «9| <i*tr. Çutitt.
— 351 —
5Q0. Lancflot iftiiu** rt'rmiUfi^*. Il Lruuve Vcnnite qui pleur» ta mort
de é*m omu[iAf[nnQ cl a>ujiiro le «Jialile pour avoir dec dtîloils sur c«tl«
mort miraculeuse. .Scrnum «le l'ormite au profil Ae Loncclot (la parabole
de* noces du fili» ilo IViu^torour). Rt^ve inyftUi)UP, expliqua par un autre
t*rœil«. Lantîi^lot est vaiiicn dans un tournoi allt^gnrii]ue. Nouvelle
visîoD. Il ri>^tp triiiiomincul nu n4>uv^ de Marrom. iu> n^comniandaot à
Dieu '.
TiOl. Bohorl lrioniphi\ aprùs plusieurs vi:^j<>us. di^ Priadan le tiotr'.
Lîon**l pn <'h**misfi, Itattu; ta pucoUe, l'ormitp. Hohfirt retrouve Lionel
PTi mort. Encore le diaiïle-dem<iiseUo. Apn^s tjne Lionel a
lut ait, les deux frères wmt «ur le poirU de se laltro. quand le
I miervîeut et ordonne à Bubort d'aller à la mer. où il trouve Percoval.
502. Galood arrive i>oodani ce temps li la fonluine qui bout*, où
l'aïeul de Laiicelot avait fu la u^te iraticlu^e pendant qu'il buvait . iia
tèle et son corji» fur*Mit enlevéi* et enterrf^ par «on tils, maigre les lions
ganlienit. Galaïul termine ItM avenlnn^ du ccttc> runiaioe eu pimaui de
l'ORU, après quoi il va chei un ermite.
II rencontre ensuite Hclam le hianc *, qui conquit Rome. Ce che- Helain le blanc,
valier est le fils de Robort et de la tille du roi Braiigitrre, épousée par
Bohort â Tépoifue où il vainquit dans un fçrand tournoi arrangi^ dans
la terre du roi. La princesse en était le prix; en outre, Ie« douze
chevaliers qui s'étaient distingués le pitw après le vainqueur devaient
être mariés à douze demoiselles par Veleeion Vord^iinncf 33fi', du
tuiiqueur. Bohort ne voulut pas de la princesse, mai» elle 6Ut oble-
nir sa compagnie, d'où nai[uil Helain, cumme nous le dît rbisbûre de
Lanceloc ; pour l'histoire d'ilelain, on [kîuI consulter le livre de Robert
de Bornon. — Helain joule avec GaUad , qui ne [tarvicDl pas à
l'abattre; une voix leur ordonne de ^ S4$|>an*r.
503. Gâlaad ;irrive à un cliAtoau où se livre un grand tour- G*i"a'i trouve
û ^ et dont les défenseurs ont le dessous. Il se r.inpe de leur un tournoi.
lié et renverse rudement Gauvain^ qui comprend, comme il
Tient de le dire â Braodelis, qu'ils ne pourront rien faire
I Id n« aetil (laatM. a« P I^ le Minre d« nftqv»tii «t €}Ut%at <iai, dau U Qu^ttt «ami,
|r6cMe («• ivraum M floti(« t rf. r-nnlviU. rtxs{atn vn.
t. un «vbodle i^t I 1 M«, MU)* «d. Mt» doDMr dr d<H«Us nu
RMtet S 4»ti4è tk9 •m<rt , fU-ii U ',fuf>tf .xU ii'cK poorUDt pM racooU. — Om« u Tae.
ta., p.4i4, (tel. ilétiim u corps qui hrulDi pnli nasdAmolMll* leeùadaltu iMrd di la ner,
9« Il tro«v« ptrMVkl rihahûrt.cr. i :>ii.
4. Ln rœaoU* an$ Helain n'ttt |a« diu t» Qméat*.
5. Nous voyons, par la présence de notre héros dans ce tournoi, que
le roman de Tristan reprend ici aprè^ les épisoiies intercalés ; cf. § iue.
— Brandeiis ne tigure pas dans {nQurste, qui. naturellemeni, nednnne
pa« Triîitaji mm plus, et qui. après le lourncii, raconte l'arrivée de
Galaad chez rermito; d. § &1D.
6. Auâsi dans 772, où, k partir du f^ 339 c, une autre main com-
mence; cf. S Î96, note, et 529, noie.
— 352 —
contre lo bon chevclier, dont ils ool reconnu Técn. Hector se
retire : il ne veut pas se l»altro avec son neveu. Galaail trouve
Trisl^in, et le hurle du cors et tle tescu si durement qu'il U
fet flatir a terre, puis .s'en passe outre. Il remporte une vic-
toire complète sur. le parti opposé et part ensuite ruiiivemenl.
Gauvain, gravement blesaé, reconnaît la vérité de la prédiction
que Lancelot lui Ht au moment où Galaad retira l'épée du
bloc ^ ; il est soigné au cbÂteau, d'où il no sort qu'au bout de
quatre mois.
rristan et Ga- 50^. Tristan court après Galaad, avec qui il voudrait faire
ln"eSfe.''°'^' connaissance. Il ratieint à l'entrée de la forêt d'Ancore"^, et
s'étant nommé, le prie d'accepter sa compagnie. « C'est moi
qui devrais vous adresser celle requête, « r**poDd Galaad.
Tristan lui demande ensuite s'il a vu, avec son chevalier, la
beste glatissant, dont Gauvain et Gaheriel lui avaient parlé un
jour qu'aventure les amena oisemble. Gataad répond que oui,
en lui racontant ce qu'il avait entendu dire de ce chevalier,
qui est si preux : u Quel (lommage qu'il ne soit pas chrétien! »
dit-il i Tristan est de sou avis.
mède.
riB écotiieni les 505. Surpris par la nuit, ils trouvent une ancienne maison
mour de l'oia' tie forestier, inhaliitée depuis lonjfiemps; les murs en sont
auques dérochiez. Ils se décident «i y passer la nuit : ils seront
toujours mieux là que dans la forint. Pendant qu'ils causent,
désarmés, de ces choses dont, plus leur estoit , e^est du saint
Graal et d€s îjranz merveilles du roiaumc de Logres, un che-
valier arrive; il se désarme, ayant lui aussi l'intention de
coucher dans la vieille maison, u Sire, tenez vous cot, dit
Tristan à Galaad; si o^rron l'estre au chevalier; car il ne
cuide pas que noussoion ci (var. : soions si près de lui). » Le
chevalier, a.ssis sur son écu, coumença a penser durement, et
quant il ot pensé, il ijela ./. pleinl de parfont cuer ; aprHi
coumença trop durement a pleurer et a feire si grant duel qu^>
cil qui iescouloient efi estoiefit luit esbahi. Au bout d'un asses
lony temps, ce chevalier se met ik parler ; il exprime ses peines
de cœur et déplore qu'il n'occupe pas la place de Tristan auprAs
de la ]>clle Iseut, qui, dit-il, a assujetti tout son ôtrc ; à la fin ,
il s'endort. Galaad dit : « (listes vous onques si fol chevalier
1. Cf. p. -ÎSi-îHî.
2. Ânchore 758, 2440U; Antorr 99; Aurore 97, 349. lOl; Enloivrt
336.
— 353 —
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con cist est? t Trislan répond, furieui r « Il ne connaît pas
encore aussi bien sa folie que je la lui ferai connaître avant
qu'il nous quille. Mal lui prendra de cet amour, (|ui lui vau-
dra la mort, s'il n'est compagnon de la Table Ronde. » Gal;iad
n'ose blâmer Tristan, qui, par égard pour son compagnon,
s'abstient de counr tuer tout de suite le chevalier. Se ileman-
dantqui son ennemi jxiut être, Tristan s'endort. Mes ce ne fist
mie GaLf qui prie Dieu, jus(]uc vers l'aube, de le préserver
du péché et de lui accorder de voir aucune chose des secre:^ du
saint vesseL Quand il s éveille, à l'arrivée du jour, il voit que
Tristan dort encore. Le chevalier — c'est Palamëde, portant
un écu noir avec un lion d'argent — est debout, très vexé de
n'avoir pas été seul: sûr qu'on Ta écouté, il prend la déci-
sion de s'en aller au plus vite. Dans la semaine, il avait
passe devant la Joyeuse Garde, oi"i il avait vu Iseut, et tantost
con il la vit, pour Ui grant biauté tjui en li estait Varna il
iuhnt de si tfrant amour qu* il n'amoitautretantsoi neautnà.
Il e$t afIUgé ce[>end<)nt de se savoir beaucoup moins beau que
Tristan ; il se console en pensant à sa prouesse aux armes. Il
part, rencontre Habc le renommé, l'abat et prend son écu
en lui laissant le sien.
506. Galaad n'a pas voulu réveiller Tristan avant le départ
du chevalier, atiu que celui-ci ne fût point tué devant lui pour
si povre acftoison con d'amer la reyne ïseult. Trislan lo
conjure par la foi qu'il doit à son père Laucelot et aux compa-
gnons de la Table Ronde de lui dire les enseignes de Técu du
chevalier et par où il s'en est allé. Galaad y consent à contre-
cœur. Il ne veut plus accompagner Tristan, qu'il quitte en
disant qu'il a affaire ailleurs.
507. Trislan rencontre à son tour Hahé, est trompé par Técu
de Palamède, qu'il porte toujours, et le délie. L'autre, qui a
reconnu Tristan, a beau lui crier de s'ari-étcr : il est désar-
çonné et blessé morlelleraent; non content de cela, Tristan
veut lui couper la tête, quand Habé lui fait savoir qu'il est
compagnon de la Table Ronde, et une explication a lieu. Habé
a passé la nuit dans un château voisin , avec Oaheriet. Son
écu, emporté par Palamède, était d^anjent a une teste de ser-
petit. Survient Gaheriel, que Tristan prie de faire soigner
Habé et, s'il meurt, de le faire mettre en t^jrre benemle^ coume
chevaliers erran: doit estre ; car lui-mâmc n'a pas le temps de
Lôssm. — Tristan, 23
llabtS
le renommé
tu^ p&r Tristan-
— 354 —
rester avec lui. 11 part. Gatieriet aurait e^ajré de venger son
compagnon si Tristau n'eût été do Ja Table Ronde. Habé
meurt» et Gahcriet le fait enterrer au plus honoreemeju qu'il
j)Ot ; l'épitapho dit : Ci gist, Habez U ronoumes, j/up Tristan^
H niez le roi Marc, ocisiK
508. Tristan rencontre Dodinel le sauvago, qui lui dit qu'il
vient d'ôtpe désarçonné par le chevalier que cherche Tristan.
ënRê^winhoi Celui-ci atteint enfin son ennemi dans une vallée. S'élanl
wniMs'^ Paia- ^^^'tu l'un l'autre avec leurs chevaux, il-i commencent ensuite
mède. rescrime. Survient Blioberis, qui re^rde le combat, admire<j
les deux chevaliers, trouve probable, à cause de leur prouesse,
qu'ils sont de la Table Bonde et résout de les st^parer. Les
deuA combattants, se reposant après le premier assaut, sont
émerveillés de la bravoure qu'ils ont trouvée l'un chez l'autre-,
Tristan est pourtant moins lasssé que Palamèdc, qui se
demande ai son adversaire est Galaad ou Lancelot : « Si c'est
Tristan, se dit-il, j'ai eu tort de le combattre, car j'aurais dû
m'en abstenir pour l'amour d'Iseut, n Voici que ISlioberia
B*avancc et leur demande leurs noms. Tristan, tout en se
fj^chant de cette intcrveution, consent à se nommer et pardonne
à. IBliobcris dès qu'il a appris son nom. Palamède, s'étant
nommé, rappelle h Blioberis qu'il lui a sauvé ta vie dernière-
ment, lorsque les deux frères de Gauvain voulaient le tuer ',
et le prie de lui rendre le service de décider Tristan , avec qui
il ne doit point se battre, A laisser lo combat. Mais Tristan est
intraitable, quoique Palamède lui-même le prie de cesser le
combat, et veut se ruer sur son rival. Blioberis intervient
encore : n Or 7ie cuitlasse je viie que vous rcfusfssii^z ma
prière, a Tristan répond iiu il n'en orroit prière de nul fioumc.
Alors Palamède s'agenouille, se déclare vaincu et rend son
ôpée. Tristan, ne pouvant plus Je tuer sans se parjurer,
d'après la coutume de la Table Ronde, abandonne la bataille,
maisenmeuaçanlPalamède, qui répond humblement: «Quant
vous m'asaudreZt il m'en pèsera, n Puis Tristan se tourne
vers Blioberis et lui fait savoir qu'il ne l'aimera plus tant que
par le passé : « Si vous n'étiez de la Table Ronde, li maus en
revenisl seur vous. Si sachiez, s'il vous mescheoit demain , il
1. CeUe mon est anDuacée au commenccmnnt do notre romna;
voy. § Î7.
2. Gela n'a pas été raconté.
— 355 —
I
^
W
nt ni'en peseroit poinL » BliolKiris se dit très fiiché d'avoir
encouru la colère de Triatan et s'excuse sur l'obUgation ^u'U
avait à Palamède. Tri^Lan, monté à cheval, avertit ce dernier
qu'il se battra avec lui h outrance au premier endroit on il le
trouvera. Palamède répond <]u'il éWierade son mi»»ux tout com-
bat avec son rival. Tristan part. Païaméde, ayant beaucoup
remercié Blioberis *, s'en va également, et les trois chevalicrâ
suivent chacun leur chemin.
Tristan arrive au château de Sagremor — présent d'Arthur
— Cl y passe Ja nuit. Le lendemain, en sortant de la forêt, ii
rencontre I^mbègue, qui lui indique un château où la joute
est de rigueur, et où il a été désarçonné lui-même; il dit être
k la recherche de Blioberis.
509. Tristan se rend à ce château, qui est superbe et rfra-
cùz sus una eue reide et parfondt*; on y est en fête, le roi
seigneur devant être couronné le lendemain. Dans des pavil-
lons se tiennent Jusqu'à dix- chevaliers, qui attendent les
chercheurs du saint GraaI. Tristan s'approche rêveur ; il songe
toujours â l'amour de Palamède pour Iseut, ne aventure ne li
estait mes pt'eca avetiue dont il fu si iriei coume de eeste.
Arrivé aux pavillons, il est abordé par un chevalier qui|
apprenant qu'il est de la Table Ronde, dit haïr ceux qui en
sont compagnons. Tristan l'abat mort et tue ensuite un autre.
Le roi en^-oic son frère inviter Tristan à dire son nom. Celui-ci,
ayant refusé absolument, voit prendre son cheval à la bride
par l'envoyé, qui commence à le mener vers les pavillons.
Tristan, le voyant sans armes, le laisse faire pendant quelque
iemp6; à la fin, impatienté, il lui dit de Iiicht?r prise : «r Siuon,
je vous tuerai ; si sera In honte moie, et U dommages voslres; »
Tautre n'en démordant point, Tristan lève sa lance, et le tue
après lui avoir adressé un dernier et inutile avertissement.
Alors le roi envoie plus de cent cinquante ^ chevaliers, dont
quinxe sont armés, h la poursuite de Tristan» qui en abat
quatre avant de briser sa lance. Après qu'il a fait des mer-
veilles de prouesse, on lui tue son cheval , et il reste à pied
eoDire plus de cent hommes; il est enfin près de succomber,
%. On pourrait expliquer la conduite de Palamède en cellf occasion
fêx ozie prunitisj^.* douaée à heui de ne point combattre TrÎAïao; cf,
i4. uot
^r
Die).
Combat Ae Tris*
tan conlro
ceatcinijuttnle
cbevaliera.
î. Var. mille, dix mille.
3. Cmt cinquante dix IbS [ttLUUi].
— 350 —
quand viontîi passer Palamède, qui rocoannlt son rival, Tadmirc
cl se (lit que ce st^rai! une lAcheié de ne pas faider, malgré la
haine ([ue lui jtorte Tristan ; car touz U mondtfs sevoit empi-
Hez du la mon a si preudouuie. H alxit le premier qu'il ren-
contre el donne le cheval à Tristan, qui rcoonuall celui qu'il
vient de menacer de la mort. Malgré tous leufs efforts ils
auraient été, à la fin, tués ou fails prisonniers devant ce cbA^
Palaroède et teau de Hopart ', si Galaad n'(îtait survenu. Il ne tarde pas à
TriïUin 3OC0U- gecourir les dcuï chcvaliei'S et triomphe bientôt dcleurs adver-
rus par bii- , .. . , ■ i . i, , • .
luad. aaires, (jui prenucul la hute. Le roi sort, plein d admiration
pour Galaad, ordonne à ses hommes de cesser les hostilités, el
les trois chevaliers traversent le chAteau kuis qu'on les arrête.
Quant il ont l'cve passon, Tristan exprime à Galaad sa recon-
naissance, el Palamède les quitte immédiatement. « Qui est-il Y n
demande Galaad à Tristan, qui lui explique tout ce qui s'est
passé. Galaad approuve ta conduite de Palamède. « mais, dil-il,
je leplaing trop durement rfa ce qu'il n'est crestiens. — Ki qi»
ausi » fet Tr. A la nuit ils vont prendre leur lo^s cher la sa»ur
do Dodinel le sauvage. Ils font route ensemble pendant trois
jours. Tristan soulFi-e beaucoup de ses blessures; un autre,
étant dans le même état, n'aurait pu supporter comme lui
Triatan reste les latigues de la chevauchée. Au quatrième jour, il est obligé
bnye "wesfé' ^^ descendre à une abbaye, où un vieux chevalier, qui le
soigne, lui fait remaniucr que ses blessures sont dangereuses,
parce qu'il les a trop portées sans regarder, « Oh ! répond
Tristan, li cuers me dit que Je n'aie douté de rtiort. n (îalaad.
qui ne peut rester longtemps, le quille au bout de deux jours,
Aveniurca do 510. Galaad arrive chez le roi Pelles, qui célèbre l'annivor-
(Jûiaod. saire do son couionnemenl. Un enchanteur, dont Tari t'aii
défaut devant Galaad, est forcé de conterson histoire ; Sarrazin,
originaire de Berbana, il avait été baptisé par l'ermite Nascien,
et s'était plus tard fait serviteur de Dagon, le maître des
maîtres des enfers. Il est emporté par les diables. — Etiezer,
le fils du roi, part après Galaad, dont il désire éprouver U
force; désarçonné deiuc fois, il retourne sur ses pas.
Gbes un ermite, Galaad se confesse*, puis il part avec une
demoiselle (la sœur de Perceval , 1^ 356 b), qui promet de le
mener k une « belle aventure >». On traverse la forêt de Caîeise '.
1, Ainsi 336; Uchastelde la pari, les autros.
2. Var. Catiat. Dan& la Qtteste (cf. § n03, note) , OaltinH nr «• cnn-
fease pas ; après avoir lravcr«^é la forfl , iiiipiîlée Ctietibe^ ils arrivonl au
k^i^^^^^^^^^Li^
— 357 —
Une cousine de la demoiselle recouvre la raison par la seule
présence de Galaad. On rencontre Bliobcris et ensuite cimj
chevaliers, ennemis de la lignée de Ban : Caillas le grand,
Scnelas, Baridan, Damas, Oamadas. Combat; les cinq
tombent mortellement blessais.
A l'hôlel, nos voyageurs trouvent trois ùères : Amant,
Gaenor et Harpin. Une jcimc fille entacluîe de lôpre est guérie
par la haire de Galaad.
511. Bliobcris les quitte. Les trois frères attaquent Galaad
par jalousie; vaincus en un rien de temps, ils se battent après
avec Âcourant et Darubre (f^ 357); le premier sua*orabe, mais
Darubre tue les trois frères.
La demoiselle et Galaad arrivent à la mer, où ils trouvent
Bobort et Perceval *.
château do I» demoiftello et trouvoiu le londoxnain, à la mer, Bohort
el Perceval {voy. ci-après),
I. A partir d'ici, Ifsmsa. poursuivent comme la 0ii«s(0 (cf. ci-dessus),
que suit aussi la Tùv. /îil. (voy. § 502, note) (l'histoire de Tristan
reprend au § 516) :
512. La (lemoist'Uc et Galaad s'embarquent avec Bohorlol Pprcoval, Kpisodos de la
eion arrive a, un Hi'u dAicrl H stiuva^n; là ou trouve une autrr» nef^ QuesU.
symholisnnl Tt^gliso et accessibU- seulL'mt'nl à un croyaui parfait. On
Piun? dans cntlc ne/Mon y trouve u» lit l'tuue fip6e (description commo
dans !a^urit«). Dos Ifiurns qui «• trouvent sur lépco diseut : « Pnr-
«onnp ne m'unipuignera, sauf un seul, u Pcrcfival et Bohort ossaienL
en vaiu de l'cmpoifrucr [cet essai seulement dans 336 el la Qutsie).
Alors Perceval et Bohort prient Galaad d'essayer', mais il dît* qu'il
veut voir toute la manière de l'^pé»*. Il trouve d'autres leltr»-» : « Que
personne ne s'avise de nie tirer, s'il ne Rail mieux frajfper que liw
autres; sinon, il est un homme mort, el cesie chote a esté esprouvee. ù
Boliorlet Perc^?val »untintimidô»< par o-'diff'ensnX rf'uoneeut a «'essayer'.
AlortsIademotHelleleurdit ' u Li Irairr^M^rradsà tou» sauf iiuo seul.
et si vom dirai * comttuint il $n nvint , n'a mir encore moût lonc tens *. 8»it
l'hiMoire de Lamr'' et û'Urtain. MaiuienauL Galaail veut essayer.
« Attendes, dit la demoihelle. que voui* ayt^x mieux examiné les mer-
veilles de cette épee. n Un voit des lettres ^ur le fourreau, et on s'aperçoit
1 . Dans V9, Ils liU dtaent ; • Viia» nrbcvf rci c«lt« rVi» * Lcn nalra tam. ^]aat«nt : - Piiiiqn'Ui
n'Araient, (lbrat>iU, i<u Ir f'iiro enx^m^niBS, ■ hUm une mU Mtil tmmttti MOlMntnt ditn 3M.
9. VU n retKoM» Nlun l>i;>«v «t voli it'antrc* IcUrei. sse, Çtw5t>) ■- U tilt voQlotr Totr il'nnlTM
mervelll".
X. Ii«lua y renonce éfCKleucot, aajl. Çueti*.
<. 0«n< 9'i In cnmiMifpiini <U*rnt rata : \m\i U t)ain[>lvUr : < C'est nati «hn», ilIt-HlG, gui
Mliléjli «rrivi^. ■ t^i tUt iN«-(int« l'Iiislnlrv ilv LAv»r ut -ITrlulti.
i. Si r«iM dirai [otmmrHl US], earjê focfair. itmdrtHt, ntc. s;, MV t «f r «t. e»mmt^nt Jr
U irnp )0|, 7&8. ittoti. El il roMa dirmf «nmI coMne il tm ariHt 19«i «I m reiw dtral d»n-
mrn( t(r(i a':, ^urUr. "
A. Il r a lonirt«tfii>s, VV.
7. Auat /jimArrc. -^ I.nbrau MU. t.ombnr. fittrUr , ttret ttt LamtfVr *J , tHV ; tnrmi «t
Lawbar toi ; l.an»r UV : Lnnar {htran vt /./im«nr7M, 344(H>.
^ ?58 —
guB [es rengcs sont de chanvre et très (iiibles; oo lit les kïUres, q^
dïwnl : « Le porteur do cette épée doit être meilleur ([ue les aut
iiommcs, et les renga doivent élre changées ]>ar une vierge, fill
do roi et de reine. » Sur la prière do Perceval, Gnlaad retourne Véji
et trouve de nouvelles lettres *, qui disent : « Qui plus me prisera ptus '
1 trovera a blasnuT au grant bfsning. » La dcmaiselle dit alors' i
Perceval : « Mon frère, cela est déjà nurivé, si vous dirai quani tt ft-
quri gent. » Et elle raconte l'histoire de Vhle tornoiani (Niificion; le r<4j
mehaignié '.) « Kous voyons donc, disent les compagnons, que
lelires n'nrapi^hent pas d'casayor l'èpée. o Ils regardpni In ht, dont le
troi$ fiissiaus avaient chacun une couleur particulière; li contes fOTft|
une digression pour ouuk ou donner l'hiittuîro *, qui est racoat'
comme dans la Quate.
513. Le« trois compagnons, ayant regarda la nef^ le lit et les troiâ
fussiaus, relèvent le drap et voient une couronne d'or, au dessus de
laquelle est une belle aumôuièro. Là dedana Perceval trouve un britf
qui expose la vianio'e dts fussiaus, comme le conte Ta devisé. Lors dist
Perceval : « Il faut aller chercher ' la demoiscHe qui ces rengcs cAan-
gera; saos cela on ne pourra emporter l'i^pée. — Ce sera difficile,
disent les autres; nt^*anmoius nous nous inellrous en quête, u Quant ta
damoiself qui srur Prrc. estuit * l'entendit , elle dit : « Ne vous esmaies. ■
Ello ouvre un escrin [coffre, Queste) qu'elle avait apporté avec ollc. Ëlto
y prend des purle-i^pée, faits de ses cheveux, f[ui sont merveille
ment Ik'AUx; les ayant substitués aux renges d'étonpe.elle dit le nom <
l'êpt^i ; l'espee aus estraiiges rcngrs. Quant les .l!(. compaignon ouïrent
cette nouvelle, iUea ourent grant joie '. Bnhort pi Perceval prif-nt Gabiiul
do s'essayer pour avoir cette épécsi d(Vsir(''e en Logres. « Si j'y /aii, dit
Galaod, elle ne sera pas à moi. » Il l'empoigne : it<>s doigts passèrent a
l'encontre l'un l'autre. «. C'est donc la vôtre. » disent si*s compagnons,
Galaad la tire et l'admire. Et ta demoiselle lui oste celle qu'il avait eeitUe
et lui ceint celle aus estrangrs renges. Elle dit que maintenant il ne lui
chaut quand elle mourra ; elle est la pucalle ta plus bnureuâe du monde,
car elle a fait le plus preudomn^e du monde dtevalier, co qu'il n'était
t. Oatu M U ICM tronre miu tUe [irlé «le lUiarehor.
1. Alllii SSi; et U i^rtte, anla dknii In ntitrM : - Je VTMKtniU. dll r«mev«l k 0»Uad. <._
TO«a |sl«tcx eMU éiféUt niftli iMliitcB*nt Je om* •l<>ti<- plu« toub cngt^er A U inadra. — r.'mi
■ne cboee Mfik •rrlvée, dit U dnant*» lie. el elir rviintr l'hUtok* d« Vltit tnrnoUnA. — W :
• it «oailnH qn voui prinaiet cette t\'*^ • « A'*» fmti. dit GifaMd, fitf J« m'fn ^ohMc. •
• li adtint. * fait la cfamotffUc, — t>uii l'IilHolrc fk 1 Ile.
-1. L'étKMiUHdfiM^^T^npnMnLsiriiKiQatite-tiuAtr* («iaqHiite-lialt, T1l"*)Til rr^llt t»M<W
4. P9. tout roart : SI toMi dirai romtnrnl.
h. AlR*l aSC, ftol (mrti> enativctni^t flal.u>d itu Ikn d* Pfnwml, et la Çuinlf. Mftl« Tli ttlat
Mitrr» (aaui Ih Tar . mi ■) ■■ l^n 4ltt pfrrrral • Hlçti s«.'ll li»0*, ijul DOQi k pcnnît •!« »oir d« ||
ban!» merrelUt-9. • /.f rampaigmtmittfiit autreUl. torw dit ta ttamolirtf n fiai. • ''flr: mft ,
etftr ftjitf î .■ F.t »IIc lai ilU <ju>I)« l'a .itn<<n^ kninv) d<^ r«tt« ^im~-«, iiiril faut iiii'll tiamyr «IJ
IMHt U titvT de U Kstnc, il m le bon rliertltar qai tomliien Ici avfiittirr^ ila ■•ufcm Gfti«l4
•yaill (Ut oofnnwdoir «e» enin|txi;noii«, qnl ne r^xlouint p.i^ ttrc r^|><'« rt l'-tiliBirv. • Milt t.
BVM|st «Mran un* cfaciM. dit U dcmoLsvUa -, ït* rtnif^M «int trop inauvaivra, m rO Arr«[( rfijt]
tim'U e»uri*nt qa'eta totent rfmufripnr filt« dr roi finri-l^. EU* Ut ft-ni ifé la thntê ^m'ft» t\
ptià$ ekitr* dtMUt fwl ,' poL» elle ilvlt m»tre tr aan a rtxtr atprf. • ElU Iput dll que efUA doRUiV» J
toile Mt dto-mtaie «t tire le* rcnjfi d'un rctuUt qu'elle purl» na kkIii. airrtN qu« Piim««l ft 1
dltiiBlI faot ftll«r rlicfcbcr fttle demoUctla, bl<?n <|ii'iU i||ncmrtt ou «Ile Mtt, rt » qanl (^tl,
r^t">nd 1UC Dira Ury midsr» cdiqiik dluhitode. Le remiilnrvinciit des rtn^tê r«c<mté odium \
U {>««#(>. ^alt« ri-deSMlu.
, li. liAus U fjiietit et d , 381, elle • cat Ml couaaitni aa mumcBt Ae l'emtttniaenwnl.
7. CatU miMnjue tnaniiae dini U (fntitt.
— 359 —
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phtsC «ram d'avoir m." •. Gftland s -on chmalCerpcrar
toujours. Adont la dw'- r dist -. * i 'leurs, dis ory mH
nnu pifii^ vota de ry par^r tt airr en vnstre afatre. m Et lors yssrnt de la
nef et vùnnait a Èa roche. IVrcoviil dit À Galand ipi'il mmercirra tou-
jours Dieu d'avilir pu issist^r li une «i Iiautr «ventur**. Et Utrs vindrtnt ou
Intr nef rstoit; iUrntrnnt. LiMont « /im ou voiU* , qui toît tfs oui etton-
gnifj de la rtèchr. Et torsatint qM ta nuit tturvint. lU se domandenl l'ua
à r«utrv it'ili «uut pr^s ûc la terre, ut pa^eut toute lu. uuit »imh l>oirQ
ni manger, car ils n'uul i>a» 4i* viande, gi trur ovint qu'il arriverrnt
i'êndtmain a J. thûitei que i'tn appflte QuarUtom (Carchelois, Quetlr;
ChttrteUa, Tav. KL), ittstvit m la marche d'£«coc«'.
514. Cn feuver vient leur demander qxu ils sont; appreuaxil
i'ilti appanienueut à la maison d'Arthur, il lea quitte aprL^» leur
•r dit qu'tU sont arrivi^s pour leur otalhmir à ce cbAteau, car on y
i II* cht'valier* d'Arthur*. Ils* eniendenl ?ouner uq cor. Une
dcmnts<>lte vji.'nl It'ur poser lu mùmn qut^Ubu quo IVTuyer, el lea
prie vainement do roliiunier. En ce munient, ils voient vonîr par la
mettre rua jui>4{u'à CX. {.X., Questr) dievalicrs, qu'ils metlrut en fuite.
îé» chileau apparLÏPnl au aimte ilemoul ^, emprisomit' par t^es tmis
ftjs. iju'il avait voulu rhaiiser piuir venger leur sœur, déshonorée
H tU(>« par eux. ÎJ*^ trois cfimpaffnons triomphent de tout te monde.
Le cûmti*, qui est mourant, engage* Galaad à aller gu<^.nr le roi
inejiagnié.
Ils parti*nt et voient un cerf blanc conduit par quatre lions, symboli-
sant lu Cbri»t et les quatre êvangi^lùïtcs. Pcrceval prccul l'ancienne
ép£e de Galaad *.
^ ép^
^H 515. Us arrivent au chiUcau où l'on demande une écacUée du sang
^H d'une vierge pour en guérir la chûtelaine de la lèpre '. La iœur de
^H Perceval »e eoiunel voloiUaîn?menl à ce traitement, et meurt après avoir
m
' r^<iaMtm d« MS. Me. (voy. «1-4«wbi) : U «ItmoiMlU «jut 4oiiii« t Yif^ te
•'f ê»trn»e*» rven.m BMsnw M éarie ■•■ ToUe; ilon Ita trate mnimsu*
tht. On s'nvfr'i r-t i.aaw«ri». Oalaad • nvt* dl domlr M ta eaacte nr !■ Uu
,n<i II Vrt.'Mk. éftHi t en btenltHa 4e TcnAniU oâ vi a«fta trmv* la tiImmb. a
fmthf, dl «rrlml à a<i --uiMÉlvtiMat haute et wa verte d'vtirM i M pl«4 <l« rcUe
tndHU» RllcrçOiTCtll Wt. -r ■ r"rtt r^lph'-. Iti-lrtl rV^iUi* lU- J^ITHilcm II i«Att fié
cipMéftBfréa*lkS»cr |Mi / >u;»tu»r i U
•'» |MW mMf« iifte ar%» «MM ftn> p-
'i<vwi «I rBcuiibrht i<' ^ui;» -m iii ^ U tl«n>.i4*^U, «lUt >iU ^m
I rm dont »llc nul pifra parler. Initji lli oooUantai i rrrtr n
. i-eU» mpariu 4f*^Kt mm ehoMtel fmi teoit imi Im mer 0* diAtcM
« In riir. Aif : V. rl-0«MQD, U l'on jTBtttent. MtlDWiksot 11 y a
«*«« «isa (IM plu
...I ,i.-.-.,.,.. ,1 —..,-,..1 ^n écQ MVpnyé k l« porta a'aut
- 1M ebmlle» d'ArUiiu â Mfh
'ive à Cardwli^t.
aiat *lmt leur 41f» qs'on a'aaa
' viMvau 4w cb»v«UOTi «I daa
•3, Ttentwntà leor raarunti*:
M^nt ciH on raiic. L^ rniicas «pptflUat aa courte Ilcr-
.' ir la .Iriiint*! llr. |1
3ï(l et U QucâU.
4 ira.
ft. nui» 772. etc.. Il pne il'ftbard u «nnne dt taira awDrflTa % ArUvr le Prf «idbw de
LaOnatot pemr (Iucu]*vt«
t. CflUe nu«n)ii« nii«i»iii<- -Un* UO.
7. Ui ■riBiHWBiw. du* »*.>. t* ïtl. WM Uraiw inl Snltaa pMMp* on roà 4«nuade paritoa a
fmiMaé i ««y. ï 13S, mA«. — P»ar I» ctàtKma, crf « ».
— 36U —
chargé Pcrccval do mc^lLre son corp;» sur UDe ru/' qu'il relrouvAri à U.
oiU^ an Sarraz, el de rviilerrvr là au Palais esperiteL Elle prie ies corn-
pagnuas de su tiéparer dès le ieudeniiùii pour se retrouver plus tard
clit'i le roi mo/ia^m^ *. Samurlest veii|<i*eparuno fumiîdable tempête.
UuhurL parL en poursuivant un chevalier qui, lui-m^me, poursuit un
autre cbevalier blehué. Perceval et Galaad ne séparent eiitttiile daus U
Turt^t ô'Âube.
Ici loK m.ss. passent à l'histoire de TrÎKtan (cf.g 511, nûttt) : Mis or
ksu U vontc-1 a parler de Perc. et rrtournr a Gai. ptmr conter comment U
H avint au retour qu'H /izl u roiautnr de Logres et couinent it dtlîvra U
roy Artu en sa venue ci (var. en] la terre de Logrti des Setnes qui venu {
tstoienl par te cnnseit tr roy JV. de P., et devise t'cstoire par qui conseil it i
vindretU a câst point. (Cette dernière phrase DiaDipie dan^ 'S'Sfî.) — La
Questc, où manque le nom do la forèl (Aulte), pa^i^o à Lancelot, qui
trouve la nef ponant le corps de la so;ur de Peroeval, voy. § 532, note».
— Pour 757, 7fiO, 104 et U63, qui présonteut un texte abrégé, voy.
S 534. note. Pour 12599, cf. § 297 a. Voici la suite d'après 772, elc. :
Invasion de
Marc avec les
Saxons dans lo
Logrcs.
616. Le conte dit que le roi Marc avoit bien oî dire que
Trislan 6Uît arrivO en Logrcs avec Iseut et qu'ils étaient
installés à la Joyeuse Garde. Ayant pour Iseut trop d'amour
pour pouvoir Toublicr, il en estoU tant a maleise que nus pins.
Il eiist rnainie foiz mandé au roy Àrta qu'il li rendist Yseult^
mes il ii'osoitt connaissant l'amitié d'Arthur pom- Tristan;
il'ailleurs, Arthur u'aurail osé le faire pour ne pas se brouiller
avec la lignée de Ban. .\insi, Marc a vécu sans Iseut pen-
dant deux ans; il hait fort Axlbur et lui nuirait volontiers. La
nouvelle lui arrive que les compagnons de la Table Ronde
sont morts à la quitte du saint Graal. Sur le conseil d'Andrel,
il propose alors aux Sesnes de marcher avec lui sur Arthur,
leur ennemi mortel. Les Sâjne^ acceptent, arrivent en Grande-
Bretagne, a f/rant force ite .7fl«-s, et cheminèrent vers Sytieiloc\
Marc et les Cornouaillais arrivent au môme port que les
Stvft\es. Ayant attendu jusqu'à la nuit tombante, les deux
armées marchent surCamaaloth, où on espère trouver Arthur.
1. Ditn* 772. otU i¥4->Mntnnfi'l(t h Qui il'ftll«r mucbI k CMn*«|nth, car * Jrttit a prant ^têotM
guf roiu r'çnlrz it tiu. • Dr iaCn)« 1m utnc, amutii», lu f^utUt el U l'ar, tut., qni futrn
U KtiérlMtn tl« Pelln «voy. < &e9|, lolvtr ûa reiUi d« U qséte flU llraal, et duuiui amuta rinvaalo
âm Uiirc (••■t. In milv tulTMitc),
1. .Mnuquo dans 336. Synedec \i7 , 349, 101; Sinedù* 75S; TVnl.
21400. — Oann la TVir. Hit, 'voy. la note précétlenlo). outre Marc el le
roi des Sanes, \g6 rois de Ouaia/jnia et de Sobois (Sorelois} prennent port
à riuva»ion. Ueut est eulevi^e pendant une promenade au jardin, et
apràft une forte bataille, uû tiolislaniel I^auiria penlirent la vie, pui&
envoyée en Gornouaille. Braugain, se voyauL toute ^eule à la Joyeuâe
GardJe» en meurt de douleur. Puis la Tav. Uit.^ p. 477, pae«e on abro-
geant au siège de Camaaloth; voy. § 534, note.
Bolcvement
d'iâeut
— 3GI —
Après sii jours de roule, quii jw» firent vilennie ne Uiduret
les envahisseurs arrivent, un samedi soir, à la Joyeuse Garde.
M.irc y entre avec cinq cents cfaevaliers; les portes sont
ouvertes jour et nuit, les habitants ne s'attendanl pas à une
Mtai[Uo, et Marc s'en ala tout droit la ou il cuidoit (fue la
ret/ne ïseuU ftist, et la prist a force la meesmes ou ele tjesoit
en une chambre o <jrant compagnie <U daines et de datnoi^
selles. Après il fist meitre le feu en la vile» et peu échappèrent
au massacre. On be remet en route après s'ôtre emparé de tout
ce qui a quelque valeur; Marc ne demanda riens de tout cet
eonquest qu'il orent fet, car il avoit la reyne YseuU; ains leur
dist : m Or pensez du chevauchier jusqu'au roi Artu. » U
espère surprontlrc le roi, qui réside à Camaaloth.
517. Arthur est fort triste, car il sait que plusieurs compa-
gnons de la Taille Bonde sont mortâ, et Û maudit la quâle du
Graal et celui qui avait juré le premier de renlreprcndre. Un
vaUt arrive : « J'apporte, dit-il, de fâcheuses nouvelles. —
Si la en apportais de bonnes, fait le roi , ce seroit fnerveilles,
car il a ja grant tens que je noî nouveles $« maies non. » Le
messager, qui est parvenu à s'échapper de la Joyeuse Gaiiie,
rapporte ce qui s'est passé. Défiolé, Arthur déplore Tabsence
des preudomes de la T. H. Lors saut avant un comte d'Irlande,
frère d'un compagnon de la Table Ronde, DucadesdeGarlot^,
U encourage le roi : « Vostre meson n'est pas remese seule ^
qu'il n'i ait encore des meilleurs du monde malgré rabsenco
des compagnons de la TaliIe Fonde. » Le roi se réconforte et
mande ses hommes; au bout de trois jours il en a réuni plus
de deux mille a armes et a chevatts^ et d'autres a plentè,
518. Au quatrième jour, à l'heure de prime, deux chcva- DnutUef<i siège ^
Uers annonceul au roi, qui est dans sa chapelle, où il vient '*•-' '^*™'»*ï»">'
«l'entendre la messe, que les ennemis sont tout près : « Jaeti
U ci .X. mil tous jnontez. » Le roi fait former dix eschieles^
igage ses gens à se bien défendre ans couine nçai lies ^ se fait
armer et arrive au champ de bataille arec denx centii cbeva*
tiers. De toutes parla, il voit tomber morts ses hommes; déses-
péré, il s élance dans la môlée et fait merveille, mais le nombre
des ennemis est tropgntnd. Marc réussitâ blesser et à renverser
Arthur, qui est dcUvré cl ramené à la cité par ses hommes.
1. Var. Ihicardet de Gaiùt,
— 362 —
La perle esl considérable de part el d'auli-c, surtout pour les
Cornonai liais, tlont il y eut t<inlocis qu'a painneen peùst en
sanoir le conte; pourtant los Sesnes et tes Cornounillaîs sa,
consolent à l'idée qu'Arthur est blessé k mort. Un ouvre le
siège de Cain;ialoth, oii l'efîroi est i^and !x lu vue du roi blessé;
heurousenient. les médecins se font (orts de le ^6rir pro-
chainement. W(\ï a tant lessc U contes a parli*r ireuls (ou- et
retourne a GaL
Gûlaad trouve 519, Galaad ^ ayant quitté Perce%'al, trouve, trois jours plus
pataiiièdeet ' l^rd, à l'heure de prime, deux che\*alier? qui se battent dans
Esclobor. une vallée au/fin^s jmrfoïide; un autre chevalier regai-de la
bataille. Ce sont Arthur le petit, fils du roi, et Palamède; le
spectateur est Esclabor, le pôi-e de ce dernier. Au moment où
arrive Galaad, les deux combattants se reposent. PalamMe,
qui a reconnu l'écu de Galaad, dit h son adversaire : « Si j'étais
aussi bon chevalier que celui qui vient d'arriver, je triomphe-
rais bientôt de vous, quand môme vous auriez te pooir cnc-ore
de tiex .UïL chevaliers con vous estes. — Pas possible! —
Certes, si ferait tiens . V, Allez donc, pour vous eu convaincre,
provoquer ce chevalier, de même que vous venez dem'assaillir
moi-mJ5me pour savoir lequel de nous est le meilleur chevalier.
Contre moi vous n'avez point encore eu le dessus; vous avez»
au contraire, plutôt perdu que gagné. Lessie:; donc ceste
batmlle a tant, s'il voxis plest, et montez et voits alez essaiera
lui. a Arthur y consent, .sauf à recommencer la lutte avec
Palamède à la première occasion venue.
5*30. Galaad, voyant le combat Bni, s'ca va vers Camaaiolb.
Arthur le suit, ainsi que Palamède el son père, pour voir de
cet chevaiier abatre l'firgueil et le bohan. Arthur est abattu
avec son cheval par Galaad, qui reprend son chemin. Pala-
mède fait remaniuer à Arthur, qui s'apprête à poursuivre
Galaad pour se battre à l'épée, que si le chevalier ne Ta pas
mis à mort, c'est par courtoisie^ et non pas à cause de la
bonté qu'il aurait trouvée dans son adversaire, et il le hldme
d'attaquer ainsi les passants : » Il faut croire, lui dit-il, que
vous portez envie aut bons chevaliers. » Arthur s'en défend :
il est chevalier nouveau et a besoin de los et de pris, et an
\. Ui sa-ur de Porcovftl lui a dit d'alior aid^r h» mi Artliur; voy.
§ 51ô, Qotc. Daus 757| 760, t463 il culond parler du »iog<', voy. § 534.
note.
«. 363 ^
chevalier ne doU ni rofiis^r la jdutc ni se reposer, mes f^e tff»
sa joiÀvenle dvMC ihnt il soit loez en aa vietlece. u Cest voin^
fet Pal,, inùs toutes voies ne doit il fere vUennie pour riefkit
puw qu'il est chevaliers. »
Arthur aueinl de nouveau Galaad, qui, fâché d'iJtre arrdté. Je
renverse eu lui donnant un grand coup d'ép(îc sur le heaume ;
puis il s'éloigne. « Or tne dites, fait Pal., vous powriâz vous
acorder a ce que cils chevaliers soit li mieudres ctufvaliers du
%onde? — Nanil, certes, fet À,, car de meilleurs on î a; ne
fU m^mmes ne servit pas itardis de dire ce que vous dites, —
Cm$ voirs^ fet PaL, car s'il fesoit loerie de soi meesmés^ nul
U orroit dire q\U a honte ne H tournast, mes pour cff, sHl
%*estHit, ne remaint mie qu'il nel soit, et si est il sanz faille. »
Mais Arthur ne veut pas le croire avant d'avoir éprouvé encore
un peu ce chevalier. « Eh! suivez-le alors, dit PalamôUe, et
vous ne me tendrez pas a mençongnier hmjuement. — Où
liez-vous? — A Camaaiolh ; on m'a dit que Marc et les Sesnrs
"asïièf^enl le roi Arthur. Et je aim tant le roi Artu que m4)i et
mon père li alons aidier, et je sais bien que ce chevalier y va
aussi pour l'aider; si vous ôtes ;\ Caniiuilolh le jour oîi il arri-
vera, vous verrez si j'ai menti : il se battra seul avec toute
l'armiîc et fera adont toutes les merveilles que onques cheva"
tiers ftfîst. — Puisf]ue vous aimez le roi Arthur, plus de ran-
cune entre nous! » Et Arthur le petit propose daller ensemble
à U cité assiégée. Palamède accepte en disant qtu de sa
^^lompagnie est il moût liez,
521. Galaad, suivi à son insu par les trois compagnons, Galud vndorml
arrive, sur la roule de Camaaloth, à un pont gardé par Guin- "^cJj'ngiïio*'
glain, le fils de Gauvain. Ayant peu dormi do la nuit, Galaad
s'endort sur son cheval et n'entend pas le cri de Guinglain ,
qui l'abat. Il tombe dans l'eau, d'où il parvient à sortir. Guin-
glain lui rend son cheval h condition qu'il ne passera pas sur
le pont. Il y consent, étant pressé, et passe par l'eau. Arthur
ïe petit, voyant tout cela, croit avoir la preuve de la couardise
de ce chevalier que Palamède a appelé le meilleur du monde ;
celui-ci est lui-mâme très étonné. Arthur attaque ensuite
Guinglain» qu'il précipite dans l'eau avec le cheval, et qui, ayaal
saisi un fust , se maintient jus(]u'i ce qu'on puisse le secourir.
Ijts trois compagnons passent outre. Arthur dit toujours du mal
du chevalier, que Palamède défend de sou mieux. Au soir^ ilsse
— 364 —
Galaad délivre
SyiDftu.
Mort d'Ansel.
logent chez \mc dame vexwe^, chez lai^ucUe Galaad estoil
rcmt'j également. Arthur, voyant ce dernier sans armes, avoue
qu'il est li plu^ biaus chevaliers dei monde et ii mieuh tait»
liez.
522. Au malin s'en partirent de henz et clievauchierent
ta7U qu'il vindr€7it a Vabaie on Symeu, li j}eres Voys, etstoit-
en feu et en (lainheen la croûte desouz la chapele, et ot demourè
en tel douleur et en tel desirece dès le tens Joseph de Barhnacie
jusqu'à lors, si con li contes a devisé^. Celte aventure doit
âtre terminée par le meilleur des chevaliers , dont le nom est
inconnu aux moines de l'abbaye. L'un d'eux sort, demande k
nos quatre s'ils sont chevaliers errants, et leur donne deà
détails sur l'aventure ^. Galaad cnlro dans la croute\ il l'ait ses
prières, et le feu s'éteint. La voix de Symeu le remei-cie et
conte la vérité de son estre, ain.si con Vestoire a d^visé^*
Galaad trouvera Moys dans la forêt de Damantes^. Sous la
la}7ie ils trouvent le corps de Symeu fortement brùM. Galaad,
qui ne veut pas qu'on lui fasse féie, s'en va, suivi des autres.
Arthur lui-môme commence à croire que c'est bien le meil-
leur chevalier du monde.
Ils trouvent, près d'une fontaine qui souî^doit au pié d'un
sicafnor, uti chevalier blessé mortellement, te Je suis, leur
raconle-t-il, Anselt compagnon de la Table Ronde. Je viens
de me battre avec mon frère Sinados pour une demoiselle
que nous trouvâmes ci devant et que nous voulûmes posséder
tous les deux. Je coupai la tôle à mon frère et emmenai la
demoiselle jusqu'à celle fontaine; n'en pouvant plus, je m'ar-
rêtai et lui dis que pour l'amour d'elle J*avai& tué mon frère et
qu'elle serait la cause de ma propre mort, ot j'ajoutai : « A
« mourir vom estu4!t^ car je ne voeil mie que ja fm% autre
« muirent pour vous. » Lors Ireiz Vespee et li cuidai ta t^fstc
colper, mes elle s'en foui. » Ayant terminé son récit, il meurt.
Galaad i>orte le corps h une maison de religion, où les com-
pagnons restent ce jonr-la pour enterrer Ansel.
i. Var. une vieille dame.
2, L'épiaode de Symeu précède, dans la Quale, l'arrivi^c ilc Gai. et
de ï'crc. àCorbenir; voy. Fiirnivall, p. SSA et cf. | .'»68,notB.
3. On voil par ceue dernière remarque, t]ui manque ilang 336 , que
\e& 8cril>os copiaionl servilement la Queite.
I. Ces remarques ne «ont pai^ dans la Quesie.
5. Cf. la nolo ci-dessus.
6. Cela manque dans la Quesie,
CoraouaiÛe.
— 365 —
523. Le lendemain •, comme ils traversent la forêt de
Caniaalolh, ils font rcûcontre de quatre Sesnes, qu'ils tuent,
et d'un Cornouaillaia de qui, en lui acconlant la vie, ils
obtiennent des renseignements : la situation d*Arlhur est fort
mauvaise, malgré le secours que lui a porté le roi Caradoc, qui
est venu avec une assez forte année ce jour même; une bataille
est Hsée pour le lendemain. Pal. saut dont avant et demande is«uieaTo^fl
des nouvelles d'Iseut; à son grand cba;n*in« il apprend par
l'homme de Marc qu'elle a été envoyée en Cornouaille. Le
Cornouaillais s'en retourne au omp et raconte ce qui lui est
arrivé; on déplore la mort des quatre Saisnes^ qui étaient
riches et noMes.
Lesijuatre compagnons descendent à un ermitage situé près
del'entrée de la forêt» âi une demi-lieue de Vost. Sur le conseil
de Galaad, on se décide à attendre, pour att;iquer Tennemi.
que les assiégés fassent une sortie. Celé nuit pria moût Gai.
nostre seigneur qu'il meist c^nsîfH u roiaume de lAg.\ si le
roi Marc venait à triompher, ce serait grand dommage, car
sainte église n'estait a celui tens tant honorée courne f/i la Gr.
Br.^ 7i« u moTuU' n'avoit pas adont tant de bons chevalins
caume ilavoit[encelui roiaume].
531. Le lendemain, ils partent après avoir entendu la messe.
Arrivés dans la plaine, ils voient que les gens d'Arthur sont
sortis; le roi Caradoc. leur chef, se distingue. Les quatre
^arrêtent un chevalier qui se retire grièvement blessé. Il leur
pprend que l'année d'Arthur a le dessous, étant inférieure
en nombre. Alors Galaail : a Fewn le bien, dit-il, si leur alons
aidiCTt et se nous ne somes que AU., nostres sires sera ^ U Galaad exclut
quarz en ncstre compagnie, qui plus nous vaudra qu6 ne ^^lii%'ôi^S^
feroient cent mil ^ chevaliers. — Coument? fet Pal.^ ne Marc.
tournes JilL? — Sanit, fet Gai., vous n'estes mie de nostre
Cfynxpaigni^^ puis que vous n estes cresiUns. — Non^ fet PaL^
or querez qui rousalU, car je suicilqni ne vous fera se nuire
non^ puisque vous m'avez ostéde vostre compagnie. » Lors se
totirne devers le rog àfarc et deffie son père et Gai. et Ârtus le
peiiz et tou% ceus de la mt'snîee te roi Artu. « Puisque vous
n'avex pas voulu me considérer comme chevalier, » dil-il à
Galaad, « je tous montrerai si je le suis ou non. a
1. Le lendeinain, pas dans 336.
2. Var. fera.
3. Vw.cctW.
-~ 306 —
DâfaiU) des Cor-
Douaillai» et
des Scsnrx.
Marc attente A
lo vie dti Italaad
et de Ktran.
Gnlaad abat, h la lance, deux cents cbcvaliei's; Arthur et
ËscLabor se signalent égaloment. et k eux trois les compagnons
en irebuchieTeiU plus de dcujc mille '. I^ roi Marc qw\ Ie«
prend pour des chevaliers de la Quête, amenés par le hasani,
se dit qu'il faut avant tout se débarrasser de si redouUililes
adversaires; il se lourne ver? Esrlabor et l'abat blpssé, avec le
cheval. Voyant cola, Palamède n'y tient plus; il s'élance contre
Marc et le renverse. Il est sur le point d'être tué, r^uand
Galaad intercède en sa faveur. Tout fuit devant Galaad et sa
merveilleuse épée ans esirancfes renges. Arthur le petit est
enfin convaincu et admire le grand chevalier. Marc cl les 5«9n«« |
sont mis en fuite; jamais il n'y eut une défaite pareille en
Lx)gre8 : trente mille hommes et plus y moururent.
525. Voyant que la victoire est remportée, Galaad part et
entre dans la forôt. Le roi Caradoc le suit et le prie de retoiiraer
pour aller voir le roi Arthur. Gala;id. qui voudrait garder le plus
strict incoguilû, s'excuse sui" une affaire pressante; il consent
cependant à dire son nom. Caradoc le quitte après lui avoir
présenté ses bons souhaits.
Le roi Arthur, ayant ainsi manqué Galaad, fait venir les
trois autres. Il engage Palamèdeà se faire baptiser, mais celui-
ci refuse à plusieurs reprises. Le roi lui demande des nou^-elles
des compagnons de la Table Ronde; il est très content d'ap-
prendre que son fils, Arthur le petit, a fait preuve d'une
grande bravoure dans la bataille. Mais la reine a beau se ren*
scigner sur Lanceloi : nos trois compagnons n'en savent rien.
Au bout de six jours ils partent; Palamède résiste à toutes les
reqtiêtes de ae faire baptiser, bien que le i-oi lai offre Camaa-
loth en récompense. Il quitte ses deux compagnons pour re-
prendre la quéle de la beste glatissant.
526. Galaad descend à un couvent, et estoiml cil de leenz
(l'ordre blanche; les moines sont charmés d'apprendre qu'il a
pris pari h la l)alaille. Arrive Faran le noir, Je la lignée de
Lothet compagnon de la Table Ronde; ayant appris le siège,
il était parti pour aider Arthur et, renseigné par les moines
sur la défaite des ennemis du roi, il converse avec Galaad.
Arrive ensuite le roi Marc, en fuite et escorté de dix ^ cbeva-
i. Dp même 97, 349, 101. (7(n9 cents 336, deux cents 75S, trois cents
24400.
2. 336 : -VL
— 367 —
' liers. 11 De se fuit point counattrâ et se tienl à l'écart. A l'en-
Irée de la nuit, il regarde dans la chamhrc où sont lea deux
I chevaliers, W vit par aventure pfirulrea un^ couhmhe l'escu
\Galaa<i. Ses hommes lui pro]>osenl d'attaquer leur ennemi
I desarmé, mais Marc préfère se venger d'une autre manière. Il
envoie un de ses chevaliers demander à qui appartient cetécu :
« A moi, répond Galaad ; pour coi le demandes vous ? — Pour
avoir rhonneur de la connaissance du meilleur chcTalier du
monde. » Gai. a honte de ce qu'il le ht- si durement ; si se tcsl.
Le CornouaiUais revient à Marc, qui, voyant que les deux che-
I valiers sont blessés, — Faranaeuderniàremcnlune bataille—,
leur offre un boivre excellent, dii-il, pour les blessures; c'est
du poison qu'il a apporté pour Tristan, qu'il n'espère plus tuer
que par trahison. 11 a fait chercher son neveu en Ix>gres. |)ar
plusieurs messagers, maisils n'ont pu le trouver, parce qu'il est
encore malade des blessures qu'il reçut le jour où Palumôde et
Gulaad le secoururent ^ Les deux chevaliers boivent le poison ;
Faran ca meurt, mais GaLaad ne s'en ressent point, et la ouil
\ se donnait^ vint un hom si grans et si biaus que testait mer'
veille, qui Vapda et lui découvrit la vérité sur ce likhe atten-
tat. Galaad, qui ne s'éveille pas aranl le jour, ordonne aux che-
I valiers de Marc de lui indiquer le roi, qu'il ne connaît pas, et
comme Usrefuseut, en abat un d*un coup deplald'épée. ËnBn
und'entreeuXt qui n'aime point Marc, le montre à Galaad, qui
force le roi de tout coniesser et (ait connalti-e sa trahison aux
moines; il ne veut pas le tuer, poiu* l'amour de Dieu et par
égard pour son ran^. Marc part avec ses chevaliers, et Galaad
fait eoieiTer Faran. L'abbaye, dite jusqu'alors d'Uterpeu-
dragon, fut nommée dès lors la Merveille Galaad, Celui-ci
part le lendemain et i-eprend le chemin de la Ibrùt pour
apprendre des nouvelles de Camaaloth [t* 381).
ô37. Il fait route avec un écuycr qu'il rencontre '^ ; c'est le
Gis de FroUe, prince d'Allemagne, tué par Arthur devant
Paris. Le jeune homme veut être armé chevalier par Galaad,
mais il dit de gros mots à celui-ci quand il refuse de jouter
avec AgravaîD, qui survient avec Gaheriel et Mordret, et l'on
Htrc part,
éparnul par
Gua&d.
1. Voy. §5119.
2. Cetl« r4*nL*untrp a'esl pas dans 101, 349, (fui disent^ peu aprè«,
qu'an des écuyera de Galaad ipiilte «ton service en l'accusanl de cttuar-
dise; plus loin [% 552), ces ms^. aUribuem pourtaat i:ala au dis de
ProUe.
-^ 368—
Golaad iraiié de croil Galaad couard. Peu après on rencontre quatre chevaliers,
couard. j^g jj.Qjg fj^p^a en désarçoanonl trois, tandis que Galand
engage son adversaire à renoncer à la joute; il est traité de
couard et fortement yalfé par tout le monde. Au château, où
les chevaliers descendent pour y passer la nuit, lia disent leurs
noms. Celui de Galaad tHonne les frères, maisAgravain leur fait
observer que maint homme sont apelé Gai., et que l'écu qu'il
porte ne prouve rien du tout. On admire la beauté du prétendu
lâche, et on trouve qu'il devrait être appelé biau mauves. « C*j
Galaad que nous voyons ici, dit Agravain, est le pire de loi
les chevaliei-s, tandis que l'autre est le meilleur, » el de cesl
parole se gaboieni txiH fors GaL., — qui est vexé, — et disoienf
que trop aMoit bien dit Agr. Une demoiselle exprime également
ses regrets de voir ce couard si beau , et on s'amuse pendant
toute la soirée à railler Galaad, qui plusert pesiblcs et a7nem~
rez que nus autres clievalters, et qui prie beaucoup Dieu dans
la nuit. Le lendemain, ayant entendu la messe, il apprend ai
frères, qui avaient l'intention d'aller aider Arthur, que Mar
a été vaincu et chassé; on se détermine alors à reprendre la
quête du Graal, et tous vont vers le royaume de Teire foraine,
où cette quôte sera achevée (P 383}.
528. Galaad quitte ses compagnons à un carrefour. Mordret
représente à ses frères, qui en sont bien d'accord, qu'ils ont
mal fait do ne pas 6tcr à ce lâche son écu, qui ressemble par
trop à celui du meilleur chevalier. On rencontre Oauvain ,
Keu et Brandclis, qui sont également en route pour Camua*
loth, avec l'intention d'aider Arthur. Les frères leur disent que
c'est inutile, et Braadelis voit ainsi conlirmor les nouvelles
qu*un chevalier lui a données hersoir; les nouveaux venus
reprennent, eux aussi, la quête. On leur fait part de la
couardise de Gai ;iad, et toussent décidés à lui enlever l'écu,
dès qu'ils pouiTont le retrouver. L'occasion se présente immé-
diatement après, mais Galaad les ayant tous désarçonnés ^ ils
comprennent que c'est bien le bon chevalier à qui ils ont eu
affaire, et ils courent après lui pour lui faire agréer leurt
excuses ^. Gala.'id leur pardonne Tnaitt debonairement.
i. Gauvain n'est pas renversé daiis 772, nù roparaîl ici utif main
postérieure qui efface ou surcharge pour sauver la rf'pnution do Gauv.
(voy. §§ 29 1) , note et 503, note). De môme, ci-apK»s, Hector dt*Û4»,
non pai» Cïauv., maift Agravain.
2. Fin de 1a lacune de 99 ; voy. § 515, note.
— 360 —
520. Comme il veut los quiiter, Hector des Mares et Meraugis ilocior dâfio
d« PorllesgU'^z survienrienl. Hector salue avec joie GalaaJ, qui «^"I."?- ^£."^
- . ,. , 1 .. ... , vongCT la mort
se mit dire le nom de Mer:iugis, (ju u estime beaucouj». d'Eroc.
Meraugis, plus empariez qu'Hector, ayant appris par Galaad
<|ui Bout les aulres chevaliers^ remercie Dieu d'avoir trouvé te
déloyal Gauvaiu, sur qui il veut aussiliM ven^jer la mort
d'Erec, et ausi flhl ihctor. Ce dcruier va à Oauvain et le
di'fie pour avoir tué en trahison Erec. le fils de Lac. Uauvain,
qui esl rudement blessé, fait valoir le compagnonnage de la
Table Ronde, qui les empêche de se battre : Hector pourra
Taccuser a la cour d'Arthur, «'il veut. L'autre iosiste, mais
GaiivaÏQ déclare quVlanl blessC*. il a droit à quarante jours de
répit, et qu'il ne seroit terme d'apetor qu'après ce laps de
temps; s'il &e souslrait alors, sou ennemi sera autorisé à l'as-
Stiillir armé ou dt>sarmé au premier lieu où il le trouvera, sans
être blAmé, selon la coutume du royaume de Logres. « Mais si
vous mana-pioz ici, ajoute Gauvain, je vous accuserai à. U
cour d'Atlhur, où je vous sommerai de comparaître dans 1a
quinzaine, dedéloyauté et de parjure, » Hector, se voyant obligé
de différer la vengeance, s'en va, en priant Galaad de le sui^Te :
« Il ne faut p;is rester avec ce chevalier déloyal ; ntw ne pour-
rait demounr eniour lui r/tiî arnfnder en fmiil. — S'il a
meffait, dit Galaad, il se regardera mieœ une autre fois. »»
Meraugis déclare que. seule , la présence de liabiad Temiiéclie
de venger Erec sur-le-champ.
530. Galaad, Hector et Meraugis s en vont ensemble. Lea GoIa»!. itet^ior
'■ ' Miers «t;iienl partis pour aider Arthur; ils apprennent
[> il que le i^irgo eft h'ni , et tous les troifi prennent le
chemin de la Terre foraine. Après quinze jours de marche, ils
arrivê-iït devant Ih Chaxtol feîon. fis rencontrent une demoi-
selle qui va à pied dans la plaine en portant un épenior m^
son poinij * ; elle lâche en vain de détourner nos voyageurs de
s'approcher du chAle<iu, qui avait été construit par Gabanasar,
de la lignée du roi Priam ' de Troie, après la destruction de
celle ville. 1^ chAtcau était habité par des Sarrazins, que
n'avaient pu convertir au christianisme ni Joseph, ni Josepbe,
I. Nuuâ avoQ» (léjii vu, au | 449 c, le début de l'épisode* du Cfa.
félon iUds 758. eUOl), W; cf. pour 77*2, |>. 3!3. Gel- épisode a proba-
' ' ici. vti la snitiKtiltitiiin il'ltfclor tH de Meniugis,
l<»nigrnphf précvd-'tit, a Hoburt el k Perccval,
LôsBTu. ' Tristan. 24
c<tXf(>:raugisaa
Château léloo.
— 370 —
ni saint Auf^uMin, et qui nvaiciil su se d<!readre coulrc le roi
Utei-peiidnigou r-l le roi Arthur, sou fils. On y tail grand mal
aux chrclicirs; fiiirpùm, le cliAlelain, t'.ûl mourir les clieva-
liors et retient les dumoiselles ([uî toml>cnl dans ses mains;
malheur aux passants, qui se laissent altiror par une inscrip-
lion trompeuse, pratiquée i\ rel elTet.
Los compagnons entrent-, ils sont d'abord très liiea reçu»,
mais, pou après, oa les attaque à Timprovlsle, et on les
cmprisunuc. Gaload passe le plus de la nuit h prier Dieu.
Dans son rOvc il voit un hel homme qui lui dit : « Domain,
tu seras délivré, car /*' hauz int'sU'es a oie ta priera^ ei tu doi«
détruire le chAteau {PHarpiOa et remettre en liberté les prison-
nières. M
Dc»trucU(>n du 53 1. Le lendemain un oi-aco éclate, ol la tour où sont
cnrcrmés les trois (compagnons fen^U en .11, parues paru
mileu rfd haut Jvsfjut* a val, ai >pie. Vune moitié versa a destr
et l'aulrea scnestrc, sans faii-c de mal aux prisonnière, qui
pilmont d'épouvante. Revenus à eux, ils remercicut Dieu cl
sortent. Une demoiselle leur fait ravoir leiii-s armes. Ils ma»-
sa(!rent lc.s païens et miUtont le Feu i\ la ville. Au milieu du
cbAlcati se trouve un donjon qui sert de prison A plus de cinq
cents demoiselles, i\n\*n fesoit ouvrer d'or et de soie K Trente-
deux en ont cessé de vivre, par suite de retTroi que leur avait
causé l'oraj:©; d'autrfîS sont étendues sans comiaissimce. et k
trois chevaliers les croient mortes : ti Oivits ait merci dé
âmes, dit (.tabiad. — Am^n, » font H compaignon. lors tes
vont par leenz dri'rn/it en leurseont et les ascnrent. Les pri-
sonnières s'îigcnouilient devant Galjiad, leur libérateur. Il l^ur
demande comment elles pouvaient savoir qu'il les sauverait.
Elles répondent que la lllle du roi de Norgalles, cniprisouoi!
comme les autres, le leur avait prédit avant de mourir, mai^
elles ignorent d'où elle en avait tiré In connai^nce.
53^^. Le lendemain, les trois cbevalicrs partent. Lesiufiiiéles
qui restent dans le pays se font ba[Éliscr. Deux cents demoiselle
se rendent chez Arthur, qui est uiaiutenant guéri de sa blc
sure ^t et lui communiquent ce qui s'c^t passé. Le roi, ayant
envoyé les demoiselles dans leur pays /ors cWc5 . m /»;/«///<! ^wi
0 la rejjnc voulaient remaJioïr^ se rend au chi'iteau détruit, ufi
1. Cf. nie (les Pucolles dani^ Cbn^lioo, Chnatiir au lyçn^ 5186».
2. Vuy. S 5IS.
— 3^1 —
il (ait venir des charpentiers et des maçons ; son intention est de
remplacer la population infidèle par bonegent. Mais deux mille
cinquante * des nouveaux habitants meurent subitement, et les
autres s'enfuient épouvantés. Arthur comprend que le ciel s'op-
pose cL son dessein et, laissant le chAteau gaste, il se contente de
reconstruire la tour^ mes guanque li oum'ier i avaient feit eti
.XV. jourz fondait en une nuit. Le roi risqueune troisième ten-
tative, mais une voix lui prédit, une nuit qu'il est dans son lit,
que cette tour ne sera reconstruite qu'à l'époque de Charles,
roi de Gaule, qui, meilleur chevalier de l'Eglise qu'Arthur, et
descendant du roi Ban, convertira le peuple et régnera sur le
Logres.
Au matin, on vient annoncer à Arthur que ta tour est tom-
bée de nouveau. Le roi abandonne la partie, fait mettre par
écrit tout ce -que lui avait dit la voix, et fu mis celui escrit
en la mestre eglyse de Camaalot; si fu puis gardé jusgiua la
venuede Charlemainne, qui conquist Engleterre et maint autre
roiaume^ si con la veraie estoire le devise (f* 388). En eflet,
Charlemagne ayant entendu parler de cette tour, après la con-
quête de l'Angleterre, résolut de la restaurer pour l'amour de
Galaad. Il y réussit, et, se l'estoire ne ment, ne trouva l'en
puis en sa vie quil onques feïst plus tors en toute la Grant
Bretaigne. Puis il fît faire un chevalier si ricfiement ouvré con charlemagne
Venpotmieuz, et li fist feire un autretelescu et autretel hiaume ^^'' faire une
\, , , J ^ . . „ - , statue représeu-
con Oal. ot portée et fist feire une chaere a or quon plaça au tant Galaad.
haut de la tour, pour servir de siège au chevalier représentant
Galaad, et fist desus lui mettre ./. arc volu, que la pluie ne li
peiXst seurvenir de nule part. Cette figure est si solidement
pratiquée qu'elle ne tombera point à moins d'être abattue par
force. Elle tient à la main une pomme d'or en semblance et
en sene/iance qu'il ot esté touz li mieudres chevaliers du monde.
.. Enmi son piz ot une pierre si merveilleuse que quant il
estoit bien oscur tens^ adont la pot l'en veoir de demie jour-
née loingy tant jnerveilleusement 7'eluisoit la pierre. Cette
image demoura en tele honeur et en tel haiitesce bien .ce.
anSf mes puis en fu ostee par les ^natives rois de celé terre ^
qui vindrent a povretéet avoient par de faute "^ leur chevalerie
entrelessiee ^. Mes a tant le^se li contes a parler de cesteaveu'
ture *.
1. \&r. deux mille soixante.
2. Var. par leur defaute du tout*
3. Cf. la statue de Gai. mentionnée dans 757, § 440.
4. Et retourne a Lanc., car grant pièce s'en est teiis. Et 772, etc.,
— 372 —
TriBt&n apprend
Ïu'il a perdu
sent.
retourne
ifion pays.
533. Galaacl ot ses couip3p;aous arrivent .'i l'abljave où Tris-
tan était resté pour faire soi^'nor ses blessures K Ay;iut appi'is
par eux les tristes nouvelles do la Joyeuse Ganlc, il se pâme de
douleur et a une rechute dont il ne revient qu'après un dtmi
an et plus. Les trois compagnons le <|uitteat au bout de
quatre * jours *-
531. Marc, s'enfuit en Cornouaillc avec une trentaine* de
chevaliers, le i-esle de son armée ^.
racoutiml, d'iiprùs la Quctlt ((T. § 515), couimvut le ii\A envoie à Liin-
cclot (voy. § 500 la nef portant li* L*or|>s (iu lu sa-ur dp Pcrceval. Lanr<y-
lot iroQvt' le roi Gtiieiganiin 1319, 101 : Gaït*gttq*ic; 758 : GaUho»
ditis; ?U00, 99 : Galfsanti», 3J6 : Gates Gûuges; 97 : Goleigangurt ; pas
uommé dans la Qufsli^). Il part, et quanl it ot tone tfm par la mer
gawTi^ ..i7 avint un loir par nuil que la nef arix>a deltx un* fur^H. La
Qiteste (Fum., p. '2?'îj paf^e ici à ta rnncontre de Lanc. axpc Galaad;
voy. g 551, ïioit*. Mais 772, ptc, font maintoaaui arriver Galaaii cl en
compagnons à Trodroit où pst Trii^tan (§ 533).
\. Voy. §509.
2. Do mémo 97, lOI.SUOO, 99; troUJ. 349, T58; Au«>. 336.
3. LVpisodf^ suivaut mariffue dans 9i9, 101, qui passent au voyago
do Tristan [% 535).
4. Quarantaiw 99.
h. Ici le t«xlo (le 772, etc., se rencontre avec celui de 757, qui
donne du l'invasion , d« si^gc, etc., un n^cit abrégi^ dont dmuh «von
dôjii ciU" Ifi début au § 495, non* (Gninad enlvnd dire qu'Arthur i
as>.itV'' l'itr Mim^) : Le roi Marc tWait arrivi.^ avt^ Ici^ Sesnet ot li»* Cor-
nouaillnifi. Il alla à la Jovrusp (Vsirdo do nuil. s'empara H'Isout. qu'il
envoya imniiMliatonicnt ru Coniouaillc, aynut peur de la p*'rdrft «in
Logre». Il attaqua ensuite .\riluir, le battit, parce qu'il avait un bien
plus graud uitmbre de riirce;;, ovrasKié^pn dans Camaalnth. Arthur fui
navrf.3 et dssconfiz pilrment, et /Ist hgier ses gens rntor la eitf. \'n'\r, pour
lies dêtaiU, le livre de liob. de Buron, car il devise lot mot a mot, el por
ce nel voill jV ;»aj deviser en calui livre. Ualnad. qui se tnnne alrir»i tm
Nfirgates, retourne immédiatemonl, rt il chevaiicha lanl qu'il troupapal.,
Bsclaltorel Artu le petit; avec eux il arrive à Camiuiliuh. Carorloc Hrief
liras fair unn sortie, mais il aurait t'tè battu Mms Palamédcet (înlnad;
ce dernier ko signale au point de mettre en fnile toute l'armr'e du roi
Marc, et part ensuite furtivement. Marc s'enfuil en Ci»rno»itil!e avei;
une vingtaine do ohevaltera, etc. — A partir do là, mi^mrloxl^ qoe
773, etc.
A 757 vient se joindn' h^ ms. 700, qui, après avoir parlé de la dou-
leur qu'éprouve Pnlainède à Ut Joyeuse Garde (voy. g 38 V note)» pour*
suit ainsi : Sih or laisse ore li contes a parler de Pat. et retnrne a pari ~
de mons. T., et deviserom rr\ i/uet manière it inomt. Or dist li cimt«s qn
il ne demora tnïc grament ijue li rois Marc de Cornoaille aooil assegié ti
roi Arlitsdedcns Kamaiot , sans doute li ruii Marc esloit venus au rniaumt
de Logres a force de gent, ulc>, comme 757, jusqu'après le renvoi à
— 373 —
Les Cornouaillilis sont très atDigés de l'immense perte
(Vhommefl qu'Us viennent de subir, mais Marc se console h
l'idéo d'avoir de nouveau Iseut auprès de lui; pourtant il n'en
a i]iic le corps, car le cu'ur est avec Tristan. Istnïi pleure tou-
)urs; (>our Marc elle n'a i(ue vilaines paroles et mauvais
•semblani; cependant, l'aniourquc lui porte toujours son mari
ne peut s'en affaiblir ', cai- il n'y a rieu au monde qu'il aime
autant quMscut ^.
UeuL irritée
contru Mftrc.
Hubert de Buron; 760 ftoureuii aiasi : Aetlui Irrrru que li roù Marc avott
en tel mainirrc asscgii U ntù Artur tUden: Kamalot, Gai. en hoi parler.
Quant il toitijiié ceetloit veriUs^il dtl ffu'it ledetn^eroit, cil ontj[ue\s putl^
rt maintenant le /Ul au chemin, et tant chfvaucla qu'il trote Pal. el
Kstanbor rt Artus te petit, te /ils le rois Artiu, rnâint con je vas ai conté.
Celui jor issi urs de la cité li roti Karados Brief Bras, hIc.^ comme 707.
qui esl {tounauL itoul à iloniuT une viiigtoinr au lieu H'unp tn^nlaioB
de chovaliers acaimpafçnnnt Marc en fuite. — Pour la manièTc dont
est prtivrnu Gftla:ul, cf. § 519, note. — Quoi qu'en diiw 760, ce me.
n't Dulleuieul jiitrli' <ïc la rcncoulre de Gai. avec Pul. et \(^ autres.
Loms. 1463, P 87 d, |>usiictuut subitement des tiveutun^ de Guiron.
Segunides, etc. (tmv. Jj 628} nu sio^r*» do Camaaiutli par Marc : Or te
taUt li contes de cist dui et titrne oimment ti roi iVarz asseie Kamalot.
Or dit U contes (/tte li roi hSarz avait aixegie U roi Àrttu d&lenz Kamaaloth ;
sans doute^ li rois Mari estait venu:, olc, itl>i«n[umeul ronimc 700, avec
1« n'uvoi â R. iji* Ii<irruu ei les mou : entint con je v^ ai conte ; le U;xle
^ ce m», est ^uivi jusqu'à la fin de I iGlt.
Lacune dan» Hi\ (v. au $ M):* et d-apWy*), pi dans 12599 {v. g§ *I7.
&38, nou*}.
La Tae. Rit. (vuy. § 5lfi, unie), a)iri>ge légalement, mais en difT^^miit
on peu du récit de 757, etc. : Arthur ej^t aide par PalamiHle, Mcrdrei
et autres Gal.iaj) pus nununi^). Tris^tau est renseigné par l'un des mes-
: euvovês de la Joy. Garde; il a abaudounè la qu^le du Graal et
rveacontrc le messajfcr apri*s s'^lre mi» eu chemin pitur revoir Iseut.
Puis sa rencimlre avec Keu et DtKlinel , etc., comme 757, voy. | 53."i.
Pour 103 (VtTiird, Jauolj, TresBJUi (Uuulop-Liebreebt, VEncyciopxdia
Britannicait vny. [>age 347. TrïstAu y retouruB eu Dretague, et le
récit de An mort eflt donné comme daus la version des puèuies, quoique
le m9<. ait annoncé le dénouement ordinaire du roman en pntse (cf. )j|
191 ; 270,. 0*tte partie tinale de 103 a été publif'*e avec de^ remarque-:»
d&n^ la Rûtnania, W, 481 f(&., par M. Rédier, qui démontre que 103
fît Eilhart, en ce qui concerne le récit Onal, remontent à. une ttourcfl
commuue, qui était iJêrtml ou une version voisine de celle de Réroul.
Je renvoie à re travail pour les détails, eu me bornant a citer des
variautv$ données par bw imjtriuiés \535 a»*,).
t. Ici n'prend 104, apre^ la lacune.
2. 757, 760. Iii4, 1463 dirent ici : Ou comprend le désespoir de
THsiau. quand il apprend lu triste nouvelle. 11 part, el un jour, etc.,
comme Uw auin-s. — Pour ta Tav. Rit., voy. ci-dessus.
— 371 —
535. ISnfin gu(^*n, Tristan part el pt^nd la direction de ta
.Toyeiisc Garde, plongé dans de iristes pensées. Un jour que,
dans cette disposition d'esprit, il marche parmi une fon-sl ', il
TriBiûn port pi rencontre Keu et Dodinel, nui viennent de la .ïovcuse Garde,
et Dmlinol. Tribtan est renversé par Kcu, qu il n enlcnd pas crier; ce n'est
pas, dit-il, la première honte que Keu lui ait faîte. Il cbarjre
le sénéchal de présenter des amitiés au roi Arthur, el ajoute :
« Si, avant de quitter k* Logrcs, je trouve celui qui parla le
premier de cette malheureuse qu5te du Graal, je le lui revau-
drai, et je vengerai sur lui la mort d'Erec et de Lamorai. »
Trois jours après, Tristan se repose près d'une fontaine,
non loin do la foret de ûian^-. Arrive un chevalier, portant un
écu vermeil; quand Tristan, qui dôcIinG la joute, s'est dit
chevalier de Cornouaille, son écu, qu'il avait suspendu à un
arhre, est jclé dans la fontaine par le nouveau venu, qui, ayant
l'cfusé de le ramasser, est désarçonné. Tristan prend Técu
vormcil. qu'il jette à son tour dans la fontaine, et s'en va ^.
53G. Il rencoDlre une demoiselle* criant au socourH : atta-
1. 104 : la fortM (U Dardoinne.
2. la f. d'i'jvc 77Î, ii3C, la f. de ta Joie 757; pas di". nom 4anii
^VtOO. ni dausiA Tav. RU.
3. Ici 99 rtbiôgo; voy. | 538. notn; peut-étro le cnpiate «-i-il 6\é
itdné par lo pyu do placo qui lui restait ilu volume.
4. Dans la Tav. Rit., celto <lfmiMSpnci .ipporieÀ Mftm, do In pari de
Morgain, le glaive dontTr. avait tiiô IIuQe&oQ (cf. {| 191).
KÛ. imprimas. 535 A.TrisUn (v.p.3731, rcv<^nuâlacourcrn(iMftJCflraV4''ii Petîto*
Bn*Ui^ne, parle û Runalen * lies nnioursqu'pnLretifni celui-ci HvwCaryw)-
lain ', la Toninio du nliAtolain Redalix. Un juur rjuo lo^ doux nmiït 3<>ttt
h laclia^sAo, fa/lto^npportn à Ruaalpn, do In part do Gnrgoolaiii, 1>m-
prcinte en ciro do toutes les clofs du cliÂtouu ; lr« tondoinaiu , Tri»^t«Q
fait venir Gottdri*, un /h'ro do Nnutt» .■*, venu de Nicole \HniT t'aniourdf!
TriRlaQ* : « GCro k (wwri, • lui dit-il, qui de moi/ tient ung ehditti,
ni.' me suri pas connue il le devrait; c'est pourquoi les guetta du diMtel
m'ont envovL' le* sfaulx do toutes las (wrtoft dos loun* oi dos iorU}-
reft.se», » et il charge le eerruriordorairodcis clefs.
Ln révolto du
corolo Umoy.
I
53C a. Après la mort du roi HoCl de Karahôs^, llrnoy *, le comte de
T. Viir /IiirviUiii VenrO ut Tmas iD^Jnon : RNni/tnii Janat toiijnitra . Hunaltmt, — Cm
! >i.itt «uTittUiié h KâticNlia. ilMi u mon « ék fMonU» plaa haut iTuia le rumia m
.11. inrliiuerilt, V«r»ril, lantit,
é. t litliuL
i. I- -, Jitftnt,
», r. 1. . .. ir..!,.,n,- ,l.i-i» V,.r»f.! ,l«n.rt.
8. 0« mrnir \mr .
r. ^ x*nxx <l'Ui 1 .- : iinelqan ntwnnrrlqementi t*. «In ftlUniivni,
cninmp lOS U ne pcti... i--" "' - '- ' ...i . tleii, «1 il 1m rvmplMcv (ur dM rMnarqilti «nr
TrisUti.iut ne [x-nt oubltvr tMiil Ul>lua4ff, el qu'Unii, «.o mouHot, oonjorc <lc proliffwltaulut.
fi. Truffli Trrwjin.
— 375 —
quée par un chevalier, elle s'était laissée tomber; puis, voyant
son frère, qui l'accompagnait, désarçonné par ce chevalier, elle
était remontée à cheval et s'était enfuie, poursuivie par l'agres-
seur, qui est Brehus. Celui-ci arrive et est renversé par
Tristan, qui lui ramène son cheval. Le chevalier qui vient
d'avoir son écu jeté dans la fontaine survient : « Il n'est pas
possil^le que vous soyez de Cornouaille, » dit-il à Tristan . qui
sourit sans répondre. Brehus promet de ne plus poursuivre la
demoiselle, qui les quitte.
537. Brehus invite les deux chevaliers à venir passer la nuit Tristanchez
chez lui. Ils acceptent ; le nouvel arrivé espère ainsi connaître
Tristan. A. l'hôtel de Brehus, le souvenir de son amour est
vivement rappelé à Tristan par les sons d'un lai chanté par
une demoiselle ' ; c'est le lai qu'il avait composé quand il se
trouvait avec Iseut sur le vaisseau, pour aller en Cornouaille -.
i. Dans la Tav. Hit, ils trouvent dans une tour une dem. qui
chante *Wu.\ lais.
"2. Le Boicre amoureux, cf. §§ 80, 409.
Nantc?, lt*vo l'ôtendard ilf la révolte. Ilest fait prisonnior; les Nantais
sont mis en fuite, et Tristan assiège la ville de Nantes, qui se rend;
seul, Corbd au court menton * résiste dans une tour située hors de la
villo, A l'assaut, Tristan reeoit sur la tête une grosse pierre lancée par
Corlu'l, qui lui fond ensuite la joue * avec une autre pierre et l'abat
dans le fossé. Tristan fait alors miner la tour; les traîtres sont pendus
aux portes de Nantes, et le comte ^ est mis dans une éternelle prison â
Karahès '.
537 a. Un jour, après sa giiéri.«ion, Tristan se promène au bord de LVpIsode de la
la mer, avec son neveu; il se souvient de la reine Iseut et exprime le folie,
désir de la revoir. « Ce sera facile, dit son neveu ; car vous me ressemblés
mielx si>t ', ad ce que vous extes tondu et a la playe que vous avés eu
visage '', que nul homme qui soit. » Le lendemain, Tristan fait tailler
une gonnclle d'un lait burel, prend cent sous et voit ' un vilain qui
t. L'i'oc Trewin.
■i. Ce mut R rt '• snat '■ iL-iii:) 103.
3. UtJ jMirte gijfujr Ix^nur (/ufiii). Ver., Jiin. «lonncnt l.i mûmc fnate; cf. p. 311, note 12.
4. Dans Trcssan, Tristan perti connaissance, et Run.ilen crie k Lestoc qM le corat« t'rnots est
mort; Lcstoc S4' renil, et Bunalea lui cunfle le eommamtfmt-.U de U ville. Tristan est siiign^
par M femme, i|u'il rend enfin parfaitement beureuM (ile mf-mt VEn'gel. Hrit.]; par suite de
cette imprudence, ses plaies s'enveniment, et on déseipère de sa guérisou. Pour la suite, voy.
f bii a.
Ou ne trouve pas ilans T^o<l^.'ln, mais bien 'l^ns DonL-Ut-itr et i'Eneyct Brit., répisode sai-
Tant de la fdio, pour Ic'iucl voy. le travail de M. Lut<>sla\t-âki (Rom. XV, bll ss.), gui montre
que lOS, et'., et Eilbart ont suivi ieî une source csmmune. Ptutr cet épisode interpole, le texte
de 103 se troavc imprinu- d:tn« le mi^me travail. ave>- li^ variantes de l'imprimé île Ri^ucn ; la
pins ^mnilc i>artîe du texte de l'imprimé de IhHO I.Mirh>-1 le nmri est donn.^par Fr. Michel,
TriM'an, U, 23i ss. Je no rcK'rerai les variantes dont |'ai pu m'a't.surer dans Vcrard , Janot et
Micliel Le Nuir. qu'en tant 'iirelles différent de celles de l'édition de RoaeD.
5. C. ro«* stmblei m. rttre sot V., i.iil.
R. Cette explication manque dans V., J.,mal9 se trouve dans M.
7. Et s'en part et voit V., J-, M.
— 376 —
Trisian recon- Tristan, voyant l'autre chevalier sans armure, reconnaît Hector
SÔb Mûris. ^''^ des Mart'Sj qui le console beaucoup. Brehus apprenant le
nom d'Hoctor. son ennemi mortel, se relire et consulte la
demoiscUc qui vient de chanter et qui est son ara.intc. Elle
suppose que le compagnon rl'Hcctor est TrisUin. Une autre
demoiselle vient prier Brehus, de la part de Tristan, de lui
envoyer celle (jui sait chanter et jouer de la hari>e. Rrehu»
consent; la pour l'empôcbc de se venger d'Hector.
Nouvenu Ui de 538. La deuioiacUc chaalc devant Tristan le lai d'lE>eut :
TriH an. U soleux luist et de i s et btaus, etc. * Elle parvient à lui faire
dire son nom, et lui demande de chanter un lai. TrisUin dît
en avoir composé un, comme il traversait un jour la forât de
Hautone -; il le chante : D'amour vient ' wioi» cJtant et mon
1. Voy, SOI.
2. Utf. de Haut 700, 33(1, la grant (tn'fsi de IJunt \(\\ , un* fot'cst,
^ans num. les autres (lacune dans 14C3i.
3. Amors revft monr/i. e. m. p. l'tl .
(luno \iu& inaKSUe. Il va ù lui et tui touU * ; puis s'en ta toute la marine,
tout nud: pies *, la machue au cvi ^. Au i»orl, il trouve une nef qui
fî(oil a un{; bourifois de Tinthanei, fjut .\'rn vouinit rater en ^on jtais '.
IVisiait prend fc$ dfnifU et tes ivtnvtençu a jetter partout en sotoU ". he>»
marinf> lui pprmcUvnt rjy sVmlmrqiir-r, ri on arrive « Tinthimr»!, Le roi
Marc (5tait vonu jouer et eshanoicr * au port. Ayant pris un fromage
dans un tonneau, Tristan saute û tnrrc; il fuit i>nir au rcii, qtii g>n-
fcrmo rfaas le rh&titnu et repanie. avec lî^eut. le fini d'iiue fen/tre :
« Quête ftomhle. lui riil-il, de la reine Iseut? — Certes, fait le fol^ i«je
gejoie uitr nuit avec fiHc'\ elle me renrlraii nm misou, rpie j'ai perdiio
pour ell«. — Ou fu[s\ tu néf — En Aiijiflelerre. — Qui est Ion ]ièrcï
Dng rourhin. — Et ta mère? — Une luebiK ; num jn'Tr m'envoya cha'*
pour te lain» cncu. ■ Un ril. Marc mlniel »n eluUt'itu le (inj , dont les
8ailli(% iRinuspn!.
ô'ÏS n. Un jour, e<imtne In rni ji.iue aux êcl"'*'» avec un (:lK-\iitiei\
Trifilan r<'frarde |onfnii'ni''Ut In reine. F.lle le fnipp** «ur le ani on disant :
« Fot , pftu r i/uoi me regardés *voux ainsi *'^T — Crrtrs.damr^fait Tristan,
fût suis je* \ voilà hnitjourK, pour l'iimuordr vous. Je voua prie, uu
1. ToUiit a.
H. /». «■*» II* »iw= p4f4s V.. J.._H.
I, tl : ti tan tal.
i. M tr>"j>. ■ n ^ft' ri,,tavel,V..l.. «.
ft. T ■•.ut illéigtttapitrlomttH»., V..J.H.
e. / f , , J. «.
T. >r . ■>,htuttctllty.l>, M.
a. r# V.. j 11.
I». ft. : rtf/ai^i'r.
lu. Aitui auui«uc ilaia V..i4. M.
II. CêrHé^ftUHKdume.r,*^. \..J.,V.
— 377 —
plor^ etc. * — Brehus est heureux d'apprendre qu'il donne
l'hospitalité à Tristan, qui a, dernièrement, empêché Blioberis
de le tuer *. Il promet à ses hôtes de se nommer quand ils
partiront, et les traite fort bien : c'est la première courtoisie courtoisie de
qu'il ait jamais faite; cependant, le motif qui le pousse est Brehus.
plutôt la crainte que la reconnaissance. Quand les deux che-
valiers ont pris congé et qu'ils sont déjà sortis du château , il
leur dit son nom, puis, immédiatement, fait mettre une barre
devant la porte. Il leur fait savoir qu'il ne les a si bien reçus
que parce qu'il avait peur de Tristan, et qu'à l'avenir il évitera
de son mieux celui-ci , aussi bien que les autres compagnons
de la Table Ronde, ses ennemis mortels.
1. Par ce lai (cf. Wolf, Ueber die Laù, facsim. VIII) reprend Icms.
12599 après la lacune; voy. § 417, note.
Il a été dit plus haut (§ â3ô, note) que 99 abrège un peu ici; voici
comment : Tristan, ayant jeté l'écu du chevalier dans la fontaine,
arrive au châtean de Urehus et rencontre Hector, qui veut s'y loger.
On les reçoit bien. Il y a là une demoiselle qui moult bien harpoit,
Tristan dit avoir composé un lai, .qu'il chante (D'amour vient mon chant
et mon plour^ etc.); à partir d'ici comme les autres.
*2. Pas raconté.
nom de Tristan , de ne plus me toucher; car le boire ' que vous et lui
biitos en mer ne vous est pas si amer qu'au fou Tristan. » Iseut se
retire, et ordonne à Camille, sa demoiseUe '^ , d'introduire le fou dès que
le roi sera parti pour la chasse. Tristan vient, et Iseut lui dit : « AmiSy
or me dites qui vous dit que Tristan m'amoit ' ? — Vous-même, répond
il; do cela n'a pas * ung an. » Il se fait connaître, mot au doigt un
anneau ([u'elle lui avait donné quand il la rendit à Marc et qu'Arthur
en fist la paix^ et il lui ^ disl qu'elle ne cretist de lui chose que on luidmt
devant *, selle ne veoit l'anel. « Je vois, poursuit-il, que vous avez
maintenant un autre amant, » et il se plaint de la manière dont elle l'a
traité ' : n Et certes je suis a bon droit clamé fol *, moi qui ai quitté
mon pays et que vous faites battre la dehors a ces paulonniers '. » Iseut,
convaincue, l'embrasse plus décent fois, et il *^ elle. Elle lui donne
robes linges et dit à Vut/ssier de faire un lit au fou quelque part. Si lui
fist dessoubs umj degré en ung anglet d'un potj d'eslrain et de deux lin'
dieux que la rn'yne Iny donna ' ' .
I. /.« b. amoureux V., J., M.
3. Camille ne flinire qn'Si l'emlroit pn'wnt. Drangsln ^tait mtve ea Lconais;cf. p. Sut.
S. V., i., y. : -4my, gui routn dit que Ttittftn m'aymef
4. Pas n'a u. a. V., J., il.
i. Xi tut d. V.. J., U.
8. Deraitt in.inqiit! daQ!i V., J.. M.
7. Les mots ; Certes, dame, il tn'rMt mouU bel Jus<]u'îi je ry ja telle heure {r. Laloslawski),
maoqaent dans V.. J.. M.
8. Et-fol munqae dans R, mais se rvîronve (saos Et) dans V.. J., U.
». ^ cet paut, ta dck. V.. J., M.
10. Lui V.,J.. M.
II. Ce passage, depuis elle lui donne, etc., manque dans V , J., M, — L» coi^e de Fr. Uldiel
s'arrête ici.
Oeon.
Hureles.
— 378 —
539. Les Jeux compagnons quUlent Iû Logres et entrent
dans le Norgallci;. Hector cherche toujours & consolej- TrUtan.
5i0. A une foniaine iU Irouvent Geon^ avec cinq compn-
gnons et dos daniosi on Ice invile h jouter. TrisUin iriompho
de tout le nmnde, mais Hector esl à l;i fin iiésarronn*i ei ïAe^é
par le jeuno flerelcs -, le meilleur chev;vlicr liu Norgallcs, inii,
ayant poUmenl invité Tristan ajouter, est ù son tour renversé
1. Tar. Jean; li> miin mampioilarut 33ti.
*i. Viir. UerUs^ HorcUs. — hn Tav. Itit. alUirt' a»B nnms.
lort do
RunaUn.
b30 a. Mure est ui.-iiuU» jtar Arthur il Ctinlucl, a]tn^a ftun tl<Sf>art,
Tristan vu chu'z Isrul. L'uyisicr ' s'isii .'i|rtîrçoii, rogarilt' par udp cro-
vasiio du mur et, l« Iciidâmain, aTortit lou chambellans. r|ui st' pnipoHoul
cr.t)>ast(*r iitii t'Sjtions dons la cbamlire' *. A la auit. Trihian dil à Ii>oul
(pj'il faui y'i.*n aller, car il a vu Vuyisifr çt le chamliellan causer
ouflemble. Isuut lui demanda un don , qu'il accorde : s'il meurt * ou
qu'il ait mal itf mort avant elle, il doit se faire metlrri dans^ un» Mf et
apiiorlM cliitx «H*! *; la moitié do la voile sera lilancho. pt l'autre moi-
lit* noire; si cV'sl la mort on mal rfr mort, le noir doit(<tre rais devant;
s'il l'si hiim portaru, le blanc sera devant, ot le uoir derrière; elle t«n
fora aiitam, « s'il avitnt de moy ain» que fie t^ms. a ÎU n^'omUrMi-^nt
l'uu l'aulrt-'', \tl Tristan rulourut? à Kuraliè* nvr-i: un marcliaud do ce
pays. Ia*s cliauilicllan^, ([uï n'ont pa^ fait proiidrt' Tri^ian, crai^m^nt la
co1i>rQ dû Marc t«t sa dotormiDeut ii (garder le ât^cret.
5iU a. IJ n jour (|uo Tri^iian ot Uunalen sVnlrctienninu du lour^ voknUs,
Goudri, \c j^orruricr. upporle le» cU'f«, t|UL' Tristan noua toutes cMcmbta*
a"^ uf\g tas df. XMjê. Le>4 deux amii- parlent [M.»nr IcohiUeau de Bf^dalm. ijui
est 11 la chaj>se. Us ouvrent toute» les pories rt tixmvfiit Gaiifeoliiin
dniifi fn i.hambrc, qui rsl couverte do j«>nc5 el garnie d'nnt- liflle tour-
linr. Hunalco commence la r.cmvprsatiiKi avfc won amante". Tristan
sVbnirne un peu, prend une poifint'-r dr jomi:s, se couche sur l'herlte»
tout envers, et commrnche les j'mes a lanchcr et atachrr m la courtine l'un
dedetu l'autrt^. 7'oul ii coup il nniend le mari qui rentre, et avenii son
ami. IU partcDl. Bcdalis, inquiet, mmace sa fpinmc, qui lui dil tpic
Ruualeii, itecondi^ par TriBlun, lui a Fail violuoci*, pI va, avec mb
bommeij à la poursuitede» deux compogiionA, qui avir rii- ]a
i'orèi. Uuaalen, ayant tufi Auihon '*, pat lui-mOme bb par
Dodalii^, el Cadio, le frère" d'Authon, lui cuupo U tru- in-iaunsi
If» parler.
' l'i.
-^ "'f*-
, I.
t'K lUut V., l.
I. L
S. I<
a. i>
I. I'
». Il
*■ t ■
?. /il ^ , I
M I.M TMl*" •le lt>a (*'*y- UMI«n ne ■* retroumit |w« iUtt« W, i
9. Tr. t'^luiitnv Ub ttvt et ruminent* hà jtitrt, e|i-., V., ).
10. Var. ÂnthtfH ; «iMl pnrtnat V., t-
II. l^ f om^fTNffii , V.. J.
— 379 —
par lui. Geon prie les deux chevaliers erraats de rester et de se
nommer, mais ils s'en vont sans vouloir faire ni l'un ni l'autre.
541. Ils arrivent au pied d'une montagne au sommet de
laquelle se trouve une tour où naguère, dit Tristan, il y a eu
un fâcheux passage. Un géant, Lucanor * le grande habitant la Lucanor
tour, tuait ou emprisonnait les chevaliers «{ui passaient ; quinze
compagnons de la Table Ronde étaient déjà dans sa prison,
lorsqu'il fut enfin mis à mort. Hector, devinant que c'est Tris-
tan lui-même qui a tué Lucanor, parvient à le lui faire avouer,
et ie prie de lui raconter ce combat, pour l'aider à oublier un
peu les douleurs de sa blessure. Tristan consent * :
542. Ayant beaucoup entendu parler de ce géant, et étant
parti pour se mesurer avec lui , il trouva Dinadan , qui avait
également l'intention de combattre logeant, et qui devait com-
mencer parce qu'il était venu le premier. Lucanor, qui se
trouvait être sous sa tente, dressée auprès d'un arbre, fut
1. Var. Lucan.
2. Dans la Tav. Rit., qui adéjà raconté le combat (voy. § 106, note),
les Jeux compagnons rencontrent une demoiselle à qui Brehus vient
d'enlever un écu qu'elle portait à Lancelot de la part de la dame du
Lac {cf. l'histoire semblable de l'écu fendu, § 37). Puis Tristan quitte
Hector, qui reste à l'hôtel; pour la suite, voy. § 544, note.
frappe par Bedalis, à la hanche, d'une lance empoisonnée, dont le Tristan blessé,
tronçon reste à la blessure. Il s'enfuit à Karahes.
541 a. Bedalis et ses hommes, craignant ta vengeance de Tristan, Bedalis et ses
s'embarquent et arrivent â Caussie*, une yslc belle et noble, close de hommes pirates.
mer et de montaingnes ', uù ils se font ulages. Les barons marchons
de Costentin, de Flandres, de Sessoingne, de Normendie et de par tous
les pors ^ se réunissent en Cotentin pour se consulter. Sur le conseil
d'un marchand de Cotentin, Guiffroy *, on envoie une nef bien garnie,
que les pirates ne manquent pas de poursuivre; on réussit à s'emparer
d'eux, et on les fait passer au lil de l'épée. Ainsi fu le pais délivré de ces ^
ullagues larrons de mer.
542 a. Avertis par Tristan, ses hommes trouvent le cadavre de
Runalen. Oargenlain entend leurs lamentations, accourt et meurt sur
son amant inanimé; à leur enterrement, l'archevéïiue cAanfa la messe •.
Parmi les médecins de Tristan, il y en a un, Agar ^, qui retire Ir
1. V«r,, duaa 103 : CatiMif.
S. l'ne brtl' itU. dote de montaignet, V., J.
S. Lft h. m. dr Flandre», dr Constantin, de Soitiaii*9n»«l df .Vorm. wriimUsent, etc., V.,J.,
4. tieoffrog V.. J.
b. De* vtUigur» V.. J.
8. Chanta mttte V., J.
7. Ançar V., J.
— 380 —
appelé par Dioadan; au lieu de le reBverser, le géant le saisit
par les bras et l'enleva en rroupe. Tristan lui cria dos'orrOter ;
il ne parvint pas à rabattre, mais lui donna avec l'épée un des
plus merveilleux c-oups iju'il eût jamais assrntts, et fit voler la
tdte de Lucanor, dont tous les prisonniers turent ainsi remis
en liberté.
SolernR.
5'i3. Hector (;yl tiùs youlVraiu cl rcsic à l'hôtel, OÙ Tristan le
quille au boni de trois jours.
futt de la tance. Pui:^ ;n*i5t lauhin de l'auf tt le lie sur la }ila\fr aaruplus
faire ' ; il rla]irlie le saii|( nu moyeu <i"un cinjilniro cowipust* Je jta tU
plainttàn et d'achr. ri de fanoul rt sel ' ; In jnnilM* ' Jtn lent plus nwinî que
\a> mé'JetMn de tlu charbon. Vn iiutrt' nit'dtTiii pfiiivn', fniin i^mcmlu Jt^ to»Ie»
L_i j^ Salcrpc, fiiii ri'mfirfpior que /« jambe est ja toute pleinru de feu^
rt s€ le feu passe Ux fnintte. nul n'y pouroil mettre conseil jairioù *.
Mais ses collègues le fnnl chasser; Isuul lui dmin»' on marc d'argent tt
Ir vesti bien et aj/pareilta ' et tui donna beau patefroy •. Li*s autres mwin-
ciiis, voyttiU qu'ils jwmlcut. leur [«'Im*, aliuniloiiuent U p-irlie. Tri-sian
|)i*nsL' alors à Iseut, f-ou amie'' , il io nippolli? qu'il avait en la ville vng
jriCTi compère Hiarinc/" , unmmé Genrs •. Il le luiiiule o-l lut ilil, on |>ro-
nn-Kunt de marier richcmeal^u Ulle /seul, la lilUaiIe de Tristan, (l'aljpr
RU nornoiinille avt>rtir Itieiil, dont îl lui remet l'nnneuu ; s'il piirvieiil à
l'nmener, la voile de sa uer^era hlîuidie; sinon, la voile sera noîrt».
Mort d'Andrut 543 a. Gcnes nrrive en Cnrnouaille soûl» lUimme*^. Iwul lu Toit
ctniitod laeul veuir, lui dit riue, le leiidomaju. elle veut oter en gibier '* ol lui doniu*
w» mstrucUous. Marc elanl piird pour la cour u Arihur, cm va a m
chasse, bicut prétend iju'un faucon, qui vient de preudre i^un estior, eal
allé s'asseoir 8ur le imU de la nr/'de iieDi's: elle i>'y rend avi'C Anilivl.
Gen<% U fait eutrer pur la plancliR; Androt, voulant la hiiivre, enl
aliatlu danf> l'eau par O^ne», d'un coup d'avirnn. U se cuidoit atrdre
pttnr soy relever '". mais (îenefi le frnjipe une seconde fois pt rntre ilanH
le vaisfleau, qui couri au large Andrel se noie",
I.V., J.,i)ul a'ant |vu t-uini>rU Ipuii /Mulrtn d* t'auftr Iga oirxt /i/jyf tnitJ plut.
V.Lm (ngnmicnLt do l>m|>IAirc m«iii)i»BBt tl*n» V., J.
t la Anfirb* \ ., J
4. .Vni n'f fiourrott Jajuait mfltre ranifU m tui//r tnanUrt V , J.
ti. f.t app. iiuiigur lûii* V-t i-
n. t êtç. pal. V., J.
7. D<n<t TT-mn.iti II »'nfU «Ir ta Mmmrt r«ctM pcr TrUlun k Xnuti» (nij. | USii.anltt. c'«l
tit ' l {irtiwr tu tmHin il'lwiil U liloniles ptllTrtifiiB iaHk kM
I r lU |>IU«. >ontcot •■«'U «Hnitu im meMgW W CuntPiulDa.
avoc liones.
'^cUtMtc V.. J.
.MiVi.lv llffi.!* it. Crn"iiii]1Ir, Trii-(»!i fil IT5i (■oiirittli »lii»I
(
11. ÀvfiWer T.. J.
Il- ie c. pmnttr* a ia pttawhf V., J.
U. ihnt iRinurt il'Amlr«tttau« U» «ulr*» ««ntona, roy,p, ïui.
'.ifrKii» *- lli H*
'(«11"» IHTir* l'ItN
-II 1> tUlto. ro» . ^{~
— 381 —
544. Tristan * gagne la mer, trouve Sagremor et s'embarque
avec lui.
545. Ils arrivent en Cornouaille et vont chez Dinas -. Iseut TristaactSaffre-
trouve moyen de recevoir Tristan, mais (0* 2G0) pour des Sin'ar"' *^*'"
1. Dans la Tav. Bit. (cf. § 5U, note) , après que Tristan a quitté
Hpclor à l'hôtel, Lancelot y arrive et apprend par le malade l'outrage
que Brehus vient de lui faire (voy. il>.). Il jure de le mettre à mort,
part, rencontre Brehus, le tue, prend ses enseignes et va à son château
pour délivrer les prisonniers. Il se repose au Perron Merlin; Tristan
survient, prend Lancelot pour Brehus, et un nouveau combat au Perr,
Merl. s'engage. Puis ils rejoignent Hector. Tristan part dix jour:* plus
tard et arrive à un palais, où il ne trouve personne; il prend place à
une table bien servie, tue un serpent qui apparaît et délivre de sa
prison la demoiselle Bima. Puis il gagne la mer et trouve Sagremor,
qui va avec lui chez Dinas en Cornouaille.
2. Cf. le poème italien sur la mort, mentionné par M. Rajna,
Scella di Curiosità letierarie, 1873, p. lviii-lix.
544 a. Tristan *, devenu trop faible pour observer lui-même, sur le
port de Penmarc, les vais.-ieaux qui passent, en charge |sa filleule. Mais
il a éveillé les soupçons do sa femme, qui force la fille de Genos à
tout avouer, en lui rappelant qu'elle l'a molt souef * nourrie et en mena-
çant de la chasser d'auprès d'elle, si elle ne lui révèle la vérité,
Iseut se désole : « Qui aurait pu croire, s'écrie-t-elle, qu'il en aimât
une autre que moi? Mais ils n'eurent jamais autant de joie l'uu de
l'autre que je leur ferai avoir de douleur '. » En ce moment, elle voit
venir le vaisseau portant une voile blanche : « Je m'en vais, dit-elle à
la jeune fille; et toi lu resteras ici. n — Tristan est à bout; il n'ot ne
e/itent, maïs toutcxvoies appella il l'abbé de Gandon *, qui devant lui estait,
et moult d'autres, et leur dit^ d'envoyer son corps, quand il serait mort,
au roi Marc, avec une lettre attacht-e àsonépi-e et un escrin. Sa femme
arrive et dit qu'elle a vu venir une nef, dont la voile est plus noire (|ue
meure *, Tristan se retourne et dit : « lia! doulce amije, a Dieu vous
comuuznt; jamais ne me verres, ne je vous; Dieu soit garde de vous. A
Dieu t je m'en vois '. Je mus salue. » l/)rs bat sa coutpe et se [commande a w . . •p-î-»-.,
Dieu. Et le coeur lui crevé et l'ame s'en va. et d'Iseut.
545 a. Iseut, la reine, aborde et s'évanouit à la nouvelle de la mort
lie son amant. Ayant repris connaissance, elle entre dans la chambre
de Tristan, qui est étendu sur ung aes^ et le lavoit et appareilloit la con-
1. Ici reprend Treuan, cf. ci-detsos.
2. Souffmrnt V.. J.
3. PeDt-vtre. dit Treunn, eorlwge-t-eUe an jiUisir il K venger dea deux amants, h^-las! qui
ne sont déjà plita qu'amis.
4. CaHdon, V., J., jdris loin.
b. Et m. d'autre» ouMIl' dans V. — J . : fa. de C. et d'autres qui dtrani tuff ettottut rt I. d.
e. Qoe nulle meure, V.. J.
7. Dieu, Je m. r. J. — La cibitiun 'Lins Daal.-Llehr,, p. 8-i, comme d-nns Tressan, qui tw
donne pas les mots Je m'en roii, sauf la phrase Dieu soit garde de roui, qui mnnqoe; après
eowunand il r s an tiret. — Dans Tressan c'<at la Olieule qui, sur l*ordre de sa marraina, eont*
le mensonge à Tristan.
ptaîls^nSu^onsiilier le livre de Lucas ddCait. Elpor ceqé
cil le devise si clercmeni, iiH voill jo pltts deviser en mon
contt3, ains torne tant com je puis sor la fin de mon livre *,
1. IX* même 104 (sauf pour le nom, qui est luea d* Cronl), {3599
{Luee dutt Gant), t>t 336 \Litet de GatU; — cf. le prologue). Dans 760,
Utia, 772, 97, 3i9, lUl, 758, 2SiOI), 'i'J, ou ae trouve ai ce renvoi
uiciîltf uxaiî^t) ^ur la Hingulièn* brit'vt'lé ilu rtjcil, un pt»u plus rl^tAÏlIc
iliiDs la «pult* Tamia Ritofuta, t\\\\ noiiR dit (p. 404) fpj'Iwut laiïpn porte
nu*» Tristan puisse alU*r |:i voir ilti^'Uiitt! en domoisi'llp, pl U13 amants
pnK^cni i|uairf jouniû*^ plt'iiioe t\f bonh*»ur. A la cinquirme nuit ils
Puni chacun un r^'V(> alli-poriquo qui pri''S'!fn^ leur mort, mais tout
«mi^rsau lionht>urdu moinfni, ils uprt'cii ^«lurif'nljKiînl. Le lendemain,
cumini? iU stutt t'Hâoinblr, jouiiut aux ikliecK et chaulant h rni-vuix un
souaol (pi'l8Cut vii'ut de composer pour Trislao (Wap"t' cA'io v'ô riv*^
duto, 0 vita vtia, etc.), Andrct \ioiit ix paâsor; il entond cbanlor, recou*
uail la voix du Tristan et l'^iurt avertir Marc, qiii, furioux. HaiâitMtos y
peu&or le glaivu que Mvirgaiu lui avait MUvuy^ (cf. § 536, note), s'eo va
ref>ardt>r par un»? fenélrt* ^'rillee Ht voit TrittUo, qui, vêtu d'un potu^
point Jo («oio, était inchinaUi ai giuoco (degii scfuicchi, ujout*.' le m», do
Kifuooj ch'fgli fœtn» con isotta, io quale vuiUq gU diUltava. Mure, plf>in
de colère, lance le glaive contre son ocveu et le blense net /ianco dot
laio trtanco. A [tartir d'ici, atmme It^ mss.
Malory (cf. § 3S!), note) : Parmi It'jt chevalierii de In Table Rondo qui
ttsae de Montrelki * . Iseut Tait ti<rfrf«r la chambre et tombe ^^vnnouip sur
le corps de Tri.-ttoa ; revenue, elle lui lasta au patix ^ fit a ia vainne, VL
tUt : « IhuU amy Tristan..., or ai perdu * ma wir et rua ptine et vtfui
pffrdu *. Et... puisque l'amour ataté enlrcv*>ui et moi a^ ta vie, bien doit
(Stre a ta vwrt *. « Lors l'etntfroûe de sca bras outre ton pis si fort 'pirlU
peutt ' ci se pasme sur le corps rt /«■/« u)m souipir *, et te a>eur lui part,
cl t'ame t'en va*. En l'bouneur deTrislau, on érif?e iino Ih»Miî croii :
un chevalier la ({anie, la renouvelle tous les ans et m tient bonnr rentr,
et s'il ne le fatsoit, il penlroit sa rente*''. i.o corps est omliaumé, et te
U» corï»8 en- cousirent** eaung cuir de crrf, et ïseiUtrn ung aulrr^ puis mlslrcnt*^ te*
voyiVs «a (^r- devx corps m ung totmel*^ en unentf, qui pari pour la Cornouaille
noiwille.
1. Monf$met\ . s t MontetlTnaein.
3. -iux ifruU V., J.
«. Jy)e p. V.. i.
4 Ttui mft pat tt lûutt ma patnt H mm pfrdu T., J.
fc.jrn V., J.
0. EUrdoit bien titrt « I. m. V., j.
7 rditf rftmme «IU f«ui V , i., de ai&mc Diiiil.>Uahr.,<9nIX4uQnf U fluil* tnttt pair ronj.
K. f:r ijfttr n. i H itp tvr I r. V.,J., l»onl.-IJrI>r.
». Tf- i'-..** pÉrtë 0« 'li-roWrMdlv . - , i.rti le ridi
>)•< In n " , Mion II iMiiluinr qu'on ' tUm4«U
T4t'lp H' ■ rmcf 'f" T-l«r.i'- p"'"'''"'' f- ' ■-'• «tbu*é«i
ft U irar ,<TrIit
navTi> «1 t Ift
l.rt.'Tk' ■ ■■■■...■ ■■■, U»
•t. . t, SUT leiJUd il t'CUil4I\)Ut)AUUl.
1;, />! >tiiti«J: M^rtflf V , J.
1S, r<mfrc«ii V.. i.
— 383 —
5'iG. Un jour *, Trislan, se trouvant avec la reine tïansl'ap- Tristan mortel-
partement de celle-ci, harpoit un lai qu'il avait composé -. w^Marc^^^**
Andrel l'entend et va prévenir Marc, qui blesse mortellement
Cïîsaient, par «les manipulations, dt* gumr Sir Urre, sont l'riamus. qui
fut crystned jiar Tristan, et Bellangere le beuse, le lits d'Alixjinilre lur-
phelin. qui fut tué par la trahison de Marc; et* roî tua, avec un plaivo,
aussi Tristan, comme celui-ci jouait de la harpe devant Iseut une
remarque sur la mort di* Tristan et d'Alixandre se trouve aussi à la
p. 4T8i. Grand fut le chagrin de tous les clievaliersdu leni|ps d'Arthur;
la niurt de Tristan et de Lamurat furent celles <jui éveillèrent la plus
grande douleur. Bellaugere vengea son père Alixandre, et Tristan tua
le roi Marc iif\ et Iseut mourut en (léfaillaut sur la jioJtrine de son
amant, et tous ceux des gens de Mare f|ui avoient cunsenti à la mort
de Tristan furent tués, comme Auilret et beaucoup d'autres. — Fin du
Tristan de Malory.
ï. Le beau récit de la mort des amants est imprimé dans V. Paris,
Mss. Fr., I, -200-208, d'après le ms. 101, comparé avec les autres. —
J'en résumerai les traits principaux avec quel(|ues rcctilications-et des
variantes de la Tav. Rit. et des Due Tristani cf. la Préface, p. xxiii .
2. Due Tristani : Tristan est bien reçu à Tintoyl. Un jour, dans
l'appartement d'Iseut, il joue de la harpe, et elle chante. Puis ils s'en-
dorment sur le Ut. Andret les épie. Une voix d'ange se fait entendre,
prédisant la mort « du bon chevalier ». Iseut se réveille, prie lïioix que
ce no soit ytas stm bien-aimé et se rendort. Andret prévient Marc,
qui court à la chambre avec une lance empoisonnée; trouvant la porte
fermée, il saute sur un palco à guisa d'una caméra, et di rimpetto al
Ittto dclla reina ofi unantiporta ditavoie. Delà il lance son arme contre
Tristan et lui fait une grande blessure sopra le natiche ; puis il se sauve.
Tristan extrait la lance et cherche à rassurer Iseut, qui panse la bles-
sure. Il monte sur un cheval que lui amène Gouvernai, et tous les
deux s'en vont au château de Sagremur. Les médecins ne sachant c]ue
faire, on mande Iseut, mais elle ne peut venir, étant enfemiée dans
une tour par Marc, qui veut l'empèclier de guérir son amant cf. la
Préface, p. XXVI). I^e roi, chaque jour, se renseigne sur l'état du
uialade et se réjouit avec Andret, taudis qu'Iseut se lamente ; il s'émeut
pourtant eu apprenant que son neveu est mourant, et va le voir,
mandé par Sagremor, que Tristan a envoyé.
54G a. Les m.trins arrivent au port de Tinthanel et trouvent une
petite vielioti- \ descendue des montagnes du bois; ils lui disent qu'ils
apportent les corji^ de Tristan et d'Iseut, et lui donnent dix sous pour
les garder; puis ils s'en retournent dans leur pays.
Les Cornouaillais accourent, aux lamentations de la vieille. On
construit une chapelle, et on y garde les corps jour et nuit. Un ermite
envoyé' pour avertir Marc, ipii est à Canluel, rencontre à Cachmis * le
roi, qui retourne ', et lui dit : « Qui jtrend le deuil * o ' son caur et
1. rue rir.itU V , J.
-t. f.'a eh'n'*, lO-i: le nom inan(|:ii' d:iQS V.. J,
A. Comme prÂient •l'.Arthur p:)ur I-M>ut, M.ircipptrtc nii m linnoiiart.
I. U* taatK en deul n'ett pu tlana V.. .'.
■>. £iiV..J.
— 384 —
Trislau d*uuc lance empoisonnée qiie Morgaia lui avait doaaée *.
TrisUin, ne |»ouvant atteindre Le roi, qui s'est onfui, st rend au
cliAleaii de Din;is. Les mt^decins ne savent que faire, el le blessé
souffle honiblemï^ut ^. Iseut pleure et se désespère; elle est
décidée h ue pas survivre à sou amant, Marc voudrait voir
Tristan avant sa mort; il s'attendrit au récit des soulTrances
de son neveu et se repent de ce qu'il a fait. Iseut ne désire
que la mon et se livre k sa douleur, sans se soucier du roi;
quand elle sait que Tristan ne vivra que trois ou quatre jours:
« Qu'il meure, s'éarie-t-elie-, quand cela plaira à Dieu; je
l'accouipagiierai : le jour ofi il mourra, je me tuerai 3. «
Tristnn fait h\l Tristan, se sentant près de sa fin, désire parler à Marc,
°"*oncîe.**'" M*^'*' ''onsidi'ire comme moins coupable qu'Andret. Un messager
!. Voy 8 191.
2. La TtK. Rit. dévelop|)« ici — au lieu do parler de» ooufTrAiicos
du malmlp — los snirr» fâchmisof: d(> la mon do Trii)tJin, qui i^tait alors
à l'Agi' do TrpnuvU"ois ans, deux piois ol troiie jours; îl mourut au ïtoni
de dix-huit jouri»,
3. Dan» la Tav. R(t.t qui abrègu un pou. elle dit cela devant le roi
et lea barons.
wur(ett ' yir, it 3g pari de fiigu et donne son corps et son atn^audrabîc. m
Marc, avant tout appris, dôcluro que IVistJUi lit* ^^tu pas triiiorrf daus
le payn *. Quand il est urrivi^ lui port, Ifs Curnuu;Aillai& lui crieotde
preiiflre tout Irur avoir ptuir mettre a honneur en ierrc ' relui qui It*s a
(liMîvrés du servagr. Al(trs Marc vn ouit pitié! *; il ouvre i'escrin ei fait
tire a t'archevcsque ^ tachartre qu'il tnmvr dedans, ot dans laquelle mq
uGveu lui dit la vt^rili^ sur Ir pUiltre ; <• 5irr, pour Dieu, ni rfiiordf»
mùon te j'tn puis mais ', sefay aymmfc ïseuH, quant j$ fay fait par
force, n Marc n?grcttc qu'il u'uil pus su vf\a nuparavaul : « Je la rûim
ainchois celés et consinlus (ju'ilsf ftisl ja parti il** moy ^. ■ Il Taii pnrter lff^
Marc fait onler- corps à lii* chapello cl (Milencr si rirhfmrnt comme U appartimt * a si
rer lea corps, hauttegent. dans deux CLTCucils, l'un de valcfidoinc m l'aulrt! du» beril *";
Ini* amant* roposenl chacun il'un côté do In chapelle.
547 a. /'^n'fitt** déclare vouloir resioraux tombeaux, où Marc fuit fain»
1. Heurt yp^ V, J.
I, Dftai Tr«^«Mi(i. Mnrv'. Aii-ti-m <!« uVoir titi*l4eiil éull KllAe MJaIntiN TrliUR, M«MahU
iits H Pfi -itrrt , (ju*[iit nrrlK' le T^U^ona- n ne i-«rmfi i
'-.niAls ayjrilliiL) lettre, ilonl IccotiUuaMl rotuRtfl 'IxMla
iicr lea anuuta iitec pnm|M.
.14 Uaus V.. J.
. J.
„ -1.1.... V j,
I, iej'tH |)»it M, V.. J.
,1 Jn jNirU* lie mn\f V., J.
nniHk pour ;
qu'on en 1er r
t. I
«. ■'
8. l ■ ■■ ■-!
«. '.H
?..:■■
9. Appartenait V., J.
10. ttrielW. i.
11. /vrNM Juoti 09rnu4\vntit, plm loin pmtu. da ptiviiituisv a'« in» eu tn^nllciiid
(lii{Mi« le pMMS* oâ II ^> «vee Tr. eo lïuramuUU, nj. | Û tef. t xi)
^
— 385 —
C8t envoyé ', cl le roi vient, ti-ès chagrin, avec sa suite. Il
pleure. Le blessé veut se mettre sur son sOant -, mais U est
trop fuible. a Maintenant, lui dit-il, votre joie est complêtCt
puisque Tristan est venu à sa Éiu. L^bcure viendra cependant
où vous ne voudriez pas l'avoir tué pour la moitié de votre
royaume ^. a Lo roi ne se sent pas la force de répondre, n Ne
pleures pas» mon oncle, reprend le malade, mais accorde&-moi
la grâce de \*oir encore une fois tseu^ ; c'est Lu deruière requête
que je vous fasse. » Marc y consent aussitôt, et Iseut ^ vient.
548. Tristan n'a plus la force de se dresser à Tarrivée de
celle qu'il a taul aimée. « Hélas! dit-il, votre venue ne peut
me guérir *. Tristan, votre ami, est mort. » Iseut pleure ^ et
1. Dînas v» Ini-m'^mp porter c* messnge, dans ta 7iip. Bit.
2. Pardons Iji Tav. liU. où Trisl. nr failqup si> lamenter,
3. Ici. dons la Tav. flU., il purdoiino à Marc et ohiioni de lai son
pardni) Mari: lui fait la ni^tiu' quf^lîon que, )>1us Loin dans le^ mss.,
Iseut (Faiil-il que vous nioiirii-zY) ; puis TriMnn te prie d»? faire venir la
Bine, »?i Mure envoie dntiz^ harons h\ ohercher. Elle prie Dieu do ne
I lu laisser vivre si Tristan doit niutirir. I^ mahule retrouve un peu
dp force à la vue du désnapoir de an bico-aimée; grâce à cela» il vit
trois heures de plus. L'immcase douleur quVprouve Iscul la consume
inu^rieuroment sans paraître aux yeux. — Les promiores répliques des
amnnls sont comme dans les rm^s.
4. Elle s'évaQouit à la vue de sou amant, ot prie Dieu de la laisser
mourir avec lui, Dtu Trùt.
ô. CF. la Préface, p. xjtvi.
G. Â l'idée que Tristaa mourra per la tardanm del suq aiuto , Uw
Trist,
Iseut vient.
un hahitaclf pour lui, et où il est retrouvé (jatIp fidèle chien lleudent*,
qui commrncf a fairr ri forte fin ijur chasatn w mervriHoH '. Poriuis,
qui reste Iti avec le chien, Kins boire oi uiauger^, mande de Léouois
Gouvernai et Brungain *. Du tombeau de Tristan pousse une ronche.,,
qui aliit par demu la chappelU^ rt eUscrndoit U> InuU de la ronchti rur la
tomltr YseuU et entruU dedeiia^. Marc la fait couper Lrt^is ^ii.«, mais elle
repousse toujours le lendemain. Cest miracle esloil sur Tristan et sur
YseuU *. Gttuvernal ei Hranpaïn s'en vont avec Heudenl et Perinis, et
txsijuirent ensemble tant tjtie Dieu las vouit prendre a sa part. Si ^ face il
de nous! Avxen * !
1. téeu4n«\:,i.
1. yrm ttmuTtUittit V . J.
l. Çkmi fc wianf^r tuAoqOe <Uns V., J.
i Cf [t. Ml».
&. TreaM.» >llt hritreniptii (rooTemifl r{<^ pIi-mTf wtn Buitn et «ott fttrt, finâin, It fldda
kT9rli*t. fÂT^ie le l»3i>«-An dp Tit*j dt la Immbt J'
4, TVMua : clU iv|inawe Utaif^-.- >'ir tur tritT, -ult à Ion!
jmmmUmtfemr. Fin neTroMO. — 1.> >* revoir* dau- r«j.n. IVS.
r. .thut V.,J.
«. Jmem Bsuiue dau V., J. — td asUveit IM, V, j., Dn].4Jcto. H VBnetct. Srit.
tourra. — Tristan. 35
Heudent
soupire ' « Trîsiaii , dit-elle, mon bel ami, est-il possible que
voiis soyez près île mourir? — Oui, il laut que Tristan meure,
lui qui avait tant de force. Voyez mes bras * : ce ne sont pas
le» bras de Tristan, mais ceux d'un homme mort ^. Tristan
penche vers son dd-clio; celui qui valut tant el fut si redoute
de Tunivers entier est mort, u De la journée, il ne dit plus
rien ; il a presque perdu la vue.
Le lûndomaiD. ^'*^' ^ l'arrivée de l'aube, il prie Sagremor de lui apporter
son épée et son êcu, pour qu'il les voie une dernière fois.
« Hélas! s'écrie-l-ii 5, mon épée, que ferez-vous désonnais?
Maintenant vous allez quitter votre maître ; jamais vous n'en
aurez de si bon, et à l'ax^enir vous serez moins redoutée qu'au-
paravant. » Il ditàSagi-emor ; a Aujourd'hui je prends congé
de la chevalerie, que j'ai bien aimée et honorée; elle ne sera
plus honorée par moi. » Après une pause : « Sagremor, il
faut que je vous dise une chose; je ne puis m'en empêcher.
Voulez- vous entendre la plus grande merveille du naonde?
HéLis! comment le dire? Voulez-vous entendre la parole la
plus honteuse que Tristan ait jamais dite? » Et il se lait, puis
reprend : « Sagremor, je ne le puis plus dissimuler : je suis
vaincu M j» Il pleure, k Sagremor, dit-il, je vous rends mes
1. Ùua Trist. : Vuici la lële, les yeux qui vous regardaieat, ot les
bras cliepfr v(tstro sennlio solcvano coHtrastare. — La Tav. Hit. jin^w nu
lendemain. Trisitan fait udc !i>nguo prioro et appelle ensuite un arclu*-
v^quc, iIl'î) i'vê<pios. des aliltés et des p^Oi'rius, qui élaîeut venus le voir
do tous le-îj pays, et se. ciMift^sse à eux. Pui* il prie Sa^îremor d'apporter
son i.^cu, son hcaumo et son épéo, et de dominer l'épde. Il la regarde
letidromcni el lui adresse la parole.
2. Ifeut sY'vimnuit de nouveau et appelle la mort. Elle examine la
blessure et y applique des méilicjtments, mais en vain : le venin a déjà
pa.><sâ au cœur. Le lendemain. Tristan, dont la voix commence à
s't^C'indre, essaie rie consïfder Hf-nl, lui rappelant que tout Hrc doit
mourir. Puis il k* tourne vers les autres, en implorant la miséricorde
de Dieu, et prie Ba^remor d'apporter Vécu et lï'ipt.^e.
3. La Tav. liil. ejâ^eDliellenieul de uiAmo , l'ordre des rt^pliques y esi
un |jou changé. — Dm Triât. : «i Ûh ! mon é\}éc, que je suit< aflligé de
le quitter si Lût I n Sagremur la remet dan» le fourreau. Tristan du, en
jtleurant, qu'il a trouvé son vainqueur : « leeul, s'écrio-t-il, tu demeu-
reras défiormais sans moi ! n l.'ieui ue peut répondre. Tristan reprend .-
c Puluni6de, uuh iuiuiîtiéït mtut Unies; Dinadan el met! autres amif«. je
n'uunti plus le boiilieiirde viiu» rovoiri » 11 se désole su rtiiutdi- nuiurir
«ans bataille, dans mu lil. ViÙB il cbarge Sa^çromor d'apporter IVpêeel
lécu â la cour d'Arthur.
4. Sur celte exclainalion, la T'ai'. Bit. fait de louguee et fastidieuses
remarques.
— 387 —
armes, je vous rends ma chevalerie. » Et il le charge de s*iluer
de sa part Palamède, avec qui il ne se battra pas *, Oinadan.
qui ne l'a jamais tant gabé comme il se trouve fjabc à présent,
et Lancelot, et le prie daller présenter son épée et son ècu à la
cour d'Arthur. Il baise en pleurant la lame et le pommeau de
l'épée et l'écu - : « Oh! pourquoi dois-je mourir si tùt? Adieu, Tristan dit adieu
ma bonne épée ; je vous recommande à Dieu, car je ne pourrai ^ ®°" ^P*®*
plus vous regarder. La douleur faitéclatermon cœur. Sagremor,
je vous baille mon citer et marne ■'; honorez-les comme moi- ^rdoMe
même, si jamais vous avez aimé Tristan. » Il pardonne au roi à Marc.
Marc *. Puis il se tourne vers Iseut : «Que ferez-vous après ma
mort? Est-il bien possible qu'Iseut puisse vivre sans Tristan?
Ce serait comme le poisson sans l'eau ou le corps sans l'âme.
Mourons ensemble, ma belle et douce amie! » Iseut, dont le
cœur est près de se briser ; « Mon ami , c'est la chose que je
préférerais à tout, mais comment faire? Si vous le savez,
dites, et je n'hésiterai point; s'il sulhsait de la douleur, je
serais morte plus dune fois, car je crois que jamais dame n'a
été si ailligée que je ne le sois encore davantage. — Oh ! ce
serait une honte si Tristan mourait sans Iseut, nous deux qui
avons été une chair, un cœur et une âme. Et puisque vous le
voulez, nous moui*rons ensemble ■'. » Tristan adresse un der-
nier adieu à ceux qui l'entourent, et prie Iseut de lembrasser,
pour (iu*il meure dans ses bras. Il l'enlace en disant : «A pré-
sent je ne me soucie jms de la mort, puis^jne ma dame est
l. Cf. ^ 50f*.
*2. Ici, it panlonne à Maro dans les Duc Trist.
3- Yar. vion c. cl vies aru^es.
4. Dans la Tav. Rit., il lui n déjà [liinluimc' (voy. § 5i7. not(^). La
convorsatidii sulisf'qiu'ittr n'y ditltTc pas lii'iUK-niip. l.«Piit tmiiltc ;i demi
morte. Tristnii purdomio «Mn^nn' une fois k Marc.
5. Due Trist. ^ où cette rnnwrsatidii des amants fsl dunnée ossen-
tiellement comme dans li*s m.-s. l'uis Iseut, qui n"a jdus la force do
parler, .se rend, avec liouv.'rnal ol Hraiif:ain, à l'éjîlise île Notrt'-Damc
pour y veiller la nuit, espérant ohtenir ainsi de Dieu la vie t](^ son
amant. Lf hMidcnuiin, Tristi^n se confesse devant rarchovêque. « Oh!
mon Dieu, s'éi.-rie-l-il, j'uunpioi ne m'avez-vous pa.« pfrmis d'être à ta
conquête du saint. Giaal, m-' laissant mourir aussi jeune sans Jiataille? »
Il se ilemandi' ce que fait en ce mument Lancelot. et se recommande à
la pitié dr la S;iinti-Vier;;t'. Il veut que Gouvernai et Pranpain se
marient euM-uiMe «-l fioiivernent le Lénnois au nnm de son lils Trixtano
il giuianc, confurnirnieitt au testament qu'il fit dans l'Ile del Piotlo
(cf. la Prêt'., p. xxiii ; il donne à Iiranf:ain sa terre de Bdrossi. On
lui met à la main une chandelle allumée; tout le munde pleure. Tri.staa
adresse un dernier adieu aux assistante, etc.
— 388 —
avec moi. » l.n serre si fon qu'elle étouffe S et uu xnômc
Mort tin Tristan moment il expii-e lui-môme. Ainsi moururent -, à cau&e de
et d seul, j^^^j. .jjj^qjj,. mmucl, le meilleur chevalier fors Galaad ^ et la
plus belle dame fors Guenièvre ei la fille du roi Pelles
4
S50. Gr&nd est le deuil du roi Marc et des Cornouaillais;
ecux-ci •"' rappelleiii les scnices rendus au pays par Tristan,
dijut ou wi devra plus espérer le secours contre les IrlandaiSt
ni contre les 5ewies, qui viendront sans doute venger le dom-
mage (ju'ils souQrirent en CornoxtniUe ^\ n'a encore mie lonc
tem. Seul Andret est content. Ses compatriotes le haïssent à
mort, et dient qe encore vendra qi vengera la mort de T.; il
ne puet autrement estre '. Li rois Artus n'est mie morz^, no
i'.Udeîa Tah. ite., t/i l'amoientcom c'it fusl hr frère charnel '*.
On so porte vers le château de Diii.is, et, en contemplant les
amants morts, il dient que c'est la plus grande merveille qe
ancquez mèa avcnist en nulle region^^^ quant li uns est fine
1. La Tav. Rit., qui parlu à iilusicurs reprises du grand alTaiblisse-
meni d'Iseut, fait ici remurrpior que les nmaiitsninurun^Dl nrni pas j*ar
suilt' dVtreiulP im de fitri'u. mais ptr debolezza et per proprio dotore;
Itieul Diuiirut uu iuslaiit avant Tristim, qui aurait pu vivre une heure
depIuK, ir'il u'avail vu raurte relie qii'il aimait. — Due Tritt. : Il bacià
la reina^ et stndo ambcduc abbracciati boeca a bocca gti usci l'anima det
corpu. La rdna vcttcndolo morte nellc sue braccia^ per t'immenso doture
cite n'hebbc^ lecrcpo il ctturr, et mofi in bracd" a lui,
2. Comme nuus Ustonsou livre de. la Grant estoire 104.
3. Kt Lanctlot ajoute U 63 . Galaad, le fils de Laneetot 7(30.
4. 33(> : la plus belle dame du monde san»; ]Aa». La fttUi dt Ptllet
miinque dan.s 12d',ï9, 104 t,>t dans <t9, qui abréfie ces remarque». —
77'2 : ta fiUe au roi, puiii une lacune, qui lînit à l'endroit où Bantaliel
trouve le roi Arthur; § 557.
5. Ce passade, jusqu'aux mots : SeuIAndrcl, etc., manque dans 09.
8. Ou royaume de Logres y?, lUl, 349. 758, 24100.
7. il ru p. e. autr. mauque dau» 336, 104, dans S4400 : 7*.; or
le mrait U nn Artu atos Irt cimpnignon de la T. li. [sunif plu»], dons
758 : T; cetera li rois Arltis et li compaignon de la T. R., qui moût
amoienl 7*., et dans 9!(, où manque le pa&.stgc entier, ju»4fu*à U dient,
8. Li rogi Artus el ccuU de la T. R. 97, saus verbe; la même faute
dan» 101, 349.
9. Cftarnet munquo dans 7f)0, 14G3. — Due 7rist. : On prédit que
la vengeance sera pri?« par Arthur et 9C» chevaliers, H cla ifçui dapoi.
10. £n n. rrg. manque dans 1463; 760, seulement : que c'est une
grande niervcille.
— 389 —
por Vautre : bien ont mostrê apertement que * Camours dont
il s'entr'amoient n'estait (var. n'ert, ne fu) pas a gas ■; tant
coin U siècle durera sera parlé ^ de ceste amor. Et dient li fol
et li sage * [que] c'est amour et passe amour ^ que (var. com^
car) de T. de ieonoys et de la raine Y. de Cornoalle ^.
Le roi Marc, qui est si dolanz qe pou q'il ne muert de dou^
lour'f fait transporter les deux corps à Tiniagel, et dit qu'il funérailles,
les fera enterrer ensemble, puisqu'ils ^ se sont tant aimés l'un
l'autre^, car li uns ne pooit^° sanz l'autre demaurer^^, [en)si
estait leurs cuers [et lor volenté 757, 1463) ensamble. Et por
ce q'il s' en tramaient tant en lor vie con Je vous cont^'-y les
fist le roi Marc mètre ensamble^ por qHl fussent en^^ lor mort
aisié{\Ar. a aise), aussint con^^ il furent en lor vie '^ Les funé-
railles ont lieu, avec pompe, dans la jra/i^(var. maistre) église
de Tintagel. Marc fait faire une sépulture si riche et si mer-
veilleuse '*^ qe devant n'avait esté nulle si riche en CornoaiUe,
1. 757 : apertement a la mort q'il s'entr'amoient. H en sera puisa [si]
grant tens com H siècle durera parlé de, etc.; 33G : apertement comment
il:: s'entr'amoient sans nule fainiize; tant comme, etc.
2. Gabene 97. mieagas 12599, 104.
3. Parlerait on 24400.
4. DUnt bien tuitque 97, ICI, 3iO, 99, 758, et dient toz que 2U00.
5. 336 : ce fu amor; 757 : ceste amor pass^eom; 24100 : cest amor
est plus que amor, de Tr. ; 349 : amour est passe am. ; ! 2599 : li amor T.
de L. et de la r. Y. de C. fu amorsetplus que amors; 1463 : ce dit amor
et passe amor; 760 (liourdon) : parlé decest amor et pas amor,
6. Que T. et Y., la royne de C., maintenaient 99.
7. Cette phrase manque, ici, danii 99; que plus ne puet 33G; 104 :
qui tant est dotenz^ sans plus.
8. 12599, 336î 104, 24400 ne donnent pas le motif suivant.
9. Comme vous avez o'y ajoute 99.
10. Po:e)t 757.
11. Ne nuit ne jor 760, ne nuit ne jor ne nulle hore du monde. Et s'il
n'estoient tozjors ensamble^ {enjsi, etc., 757, 1463.
12. Comme vous avez oy 97 ; la phrase manque dans 758. Comme vous
avez oy, sîestoit leur roulentéet leur cuer ensemble, et pour ce qu'ilss'en-
tr'ameront {l. ^erent tant en Uurz tie'i., lez fist, etc., 101; la rai^me
dittographie dans 349.
13. A lour mort 758.
14. Aussi ainsi comme 97.
15. 99: L'un ne pouvait demeurer sans l'autre, et de si vraie amour
s'entr'amoient que le roy lez fist enterrer ensemble, ainsi comme Hz esloient
ensemble en leur vie.
16. Et si merv. manque dans 24400 ; et si belle 99.
— 390 —
U lomijcoa- ,,^g puisne fu mes >, fors seuUmmt celhd^ Galehôut =.. ; celU
tombe do Gai. estoit tôle d'or ^ i^t pleim de pierres précieuses..;
/*( sachez f/fl ci! Gai. fu princes et roi (var. sire) de .XXfX. *
roiaumos, et U ama tant Lanc. rju'à la fin il mourut pour
l'amour île lui. Au pied Ju toml>c«iu ^, coustruit au milieu de la
superbe éprli&e de Tiniagel"*, le roi fait placer rïeux iuia^es'
représeiUitnt uu chevalier et une ilamc, droites, de cuirre^
erUregetee^^^ aussi gratU(ï.rjranz) corne ./. home^K Le cheva-
lier, qui est si bien ovré qu'on le croirait vivant, t^toil jta**
main senest7-e^'^ devant (var. sor, an mi) son pis tote close,
aÎTissint corne se il teiiist les atacfies de son mantel, et le l/ra7
destre teixoit il tendu vers lesffejis; et tcnoit en celle main /«-
;jt(i''' tonte nue, et c^ estait celle espee meiames dont li Morhons
fuja ocis^^. Et ou plat de Vespee avait le rof/ fait faire Ictros
[d'or 336) qui disoient ainsi/ : « Celui en qui main je suis délivra
jadvt le rof/aume de Cornoaille du servage o c-elni d* Irlande
par .1. coup qu'il fist de moy sour le MorhoU d^frlande^'^. » St
t. Si rielie ou roiauuie de Log. ne dt C, n comme jd eroi tUt, ne
depuis ne f\alut grant tens aprh 1251*9.
2. Lo<t rciiiarqu<>s mr (inlclinul manquent (Ihos tOI, 13599, 3Ï&.
3. Estait d'argmt 9y.
^. Vtnut-huU'M, !01, 3VJ, *!UOu, dia:-huit 7&8. quinze IW.
5. En celte tcpuUute 1259!».
6. Cello r<.'Dmri)ti(' vif ni plus luin <lAa« 33fî ; voy. ci-ftofisun-
7. D'or et d'argrnl et de pierres prcciouscj Ifl4 .
H. Con 'hl, eurnt tt03, cueute TlîO. HnnteS'tntng. mauijUL' dao*
75fi,'irUHI. rfroilM-ft/ime manque duos 104.
9. Ouvres 'Jll.
10. Aussi homr manque dani^ 'Jy. — 33*'» : Lt"» ima|;t*s sout «h»
cuivre mtregetlés et très tfien dor^-$ cl avssi grant commelnt'j .1. iunnttie.
11. Trri. ff 5rtm. 700. ICT». *n« ra. H63.
12. Var. : sainain.
13. Une fjp«;ur.. in4.
U. 00 t (nue), c'iitoit la tignifianee qu'il avait leM. o.; '}khOO:{nw),
en signe quitot le X. 0.; 07, 349, tOl, 758 r (nu#), et esUUt pnur signe,
d^nt li AT. fu o.
15 D'apri't 330. Dans 101 l'itiaoription *ur \v plai d'éïKlie r^9t *un«j
ciinrue ; De reste cspea fui occis li yrans Morhols d'Trlandr, et cr oftrra-
lirrs qui gist ici, pur cu\i] ces iiiiaifl« furmt ainsint faites, fitl aprtes T.
de hoenays, U /iz au nubte roi McliwiM, ft cit délivrai Cnmunitte dou
granl sfirttjfjvd ïrlande. Dans 757. l'ipseripliou *iir If^jilaur^piV parai!
avoir été supprima' , ce ms. pas^e dos mois tt tf-noil en cftte nusia fcs]>et
n Et aroU fait frre H rois M., tHc, — 07.10». 310. 00, 75H. U\i)i) :
letm qui dittiient {]w ce estoit T.\Ci'st) 'fist T. 2fc400: — 90 supprime
lu reaU* du pussîijpi vu piissaul ici à Sayninior; — M63 ; lettre d'or
tnmi tt pis qui disaient T.; coaruHÎua dans 760 ; tettrts d'or enmt le pis^
— 391 —
avoit * faii fere H rois M. letres (for en mi Is piz du chevalier
qi disoient : T.; li autres yrnafjes, qi >sstoit fet en Sf^mhlance
Â' feme [dame t04). avoit {aim 10») letres onmi U* piz ' qi
diioient : Vs. \ Et {bien 104) sachiez qe Von ne peiist^pas
trover a celui tens en tôt le monde ^ JI. ymages si bien fêtes
qe 6 célU^s] ne fussent en^iore ' mieh " [faites 104).
551. Sagremor, portant l'écu de TrisUn, couvert d'un drap ^Jg^'J^^^^gJ
de soie batu a or^ et l'épf^e suspendue a son col, retourne en ivcu et lépée
de Tristan.
ft avoit Mrt qui disfit : T., li autre : 7., H âothifs, l'ic); et en fautrt^
qui faite tstoit en innblanci de fernmt (var. damr), etc.; dans c«8 nus.
nous avoop probablement ici un hourflon amcn^ par les deux ditoient.
— Pour 12599, la 7'cir. Mit. et IorZ/mt Tr., voy, la noie ci-apréa.
1. 104 piiur^uit essentiellenieui comme 757. Mais 336 {après l'io»-
criptioa sur le plal d'i^)ti^) : La daiiw at^U une touronnt tn sa UsU fcf.
'Î4i(l0, plus loin, § 580], et avoit son visage, tourné drv«n H cttevalier ût
te regardait en manière de dame très dotante et triée par umbtant, et avait
tes .If. maint croisiu seur son pis. f'ui^ vieui la remarque sur le lom-
lu, qui vif-i placé au uiîlif'u ib* la âuiM^rbo t^glifte de TintAgel. Pui^ ;
> deiu imiifîCi^ scttit si liimi exéctiit^ûs quc' t'en nepeàit pas a celui temps
9uter .if. ijinages si bien fais que eeuts ne fUtient enccre mieuîx.
^Bagr<tmor, etc.
2. Ou pu 97. 101, 319, 758, 24400.
3. Que ce fjtoit Y. Irs m^mes, sauf 24400, qui porte : Ci gist T. ^
97 pa.sse ici à Sagremor.
4. Var. fnutive : puet,
5. Manque dans l(»4, ou monde 101. 349. 758, 24400.
6. Qe-mielz manque dans 101. 349. 758, 24400.
7. Encore tnanrpir dans 1463, 760.
8. 12.599 renverse les phrases ni prtSsente, à partir de l'onilroic où il
est parlé pour la promièrft fois des deux imapi»s, un textr pnrtictiUor.
qui sp retrouve rn partie dans 24400 plus loin, là où ce ms. donno
une seconde description du tombeau (§ TiHO) . Chactino d«_« deux ima^ccs,
dit 12599, purtail letre au front Utillie de fin or; si disoient les ons des
Irires : T.,H la autres : Yseit, etsaichicstiuet'ennepwt fl. pot o\i peilst)
pas trover a cet tens deus ij^nages tant bien faites queceU[i\ ne fustront
asses »ii(i: ; elles gonl si bien ext5cut<^-*^ qu'on les croirait vivantes. Le
chevalier tenoit satjuiin sentitre. etc., coraroe757, jwsqnn isiTi/M «/ci»;
12599 continue ainsi : Et tenoit esi «Wr main une espee toute nue, ei
avoit au brant de l'espee script un taj/ qui fhjnas li seneschal avoit fait
por T., et disoient les lotres en tel manierr : « Seignors hnrons de Cor-
nnailte, Qui tant detitraates ma mort, Morssui; mèsain: qur luem Igrant
24ïOft t^ns attte Ptorerts [vous 24400) T,. qui r%t innr:. Rom Mareh,
■ U si fort. En euida mou/ {e. muelz ' m faitle;
S' ,ui tl. ançois que) yranz tens [cxit a/r En plo-
rrra for descvnfort [in phrait tl par d. ?410U|. *• Et en {'autre ymage,
qui tant ettoit nche qu'tU] n'est home qui dire le sciitt, avûU un tay escript
enmi te pis gui Uynas m^smes awrit fait por ma dame tsett autresini ;
— 392 —
Logres pour aller présenler ces armes à la cour d'Arthur '.
Débarqué, il prenJ le chomin de Caniaalolh 'K
lîpîsodDdp la
(I Amis T., QUI je amoie So: (I. Sor) tout et (I. loxaceus] qui sont (I. furmt)
au tiionde, Se {Et I25fti)) vostreoorsmorut por mot, Porvos morut YteHl9
btundc. \!ioi\ Mardi [Lirai M. 24400) ruida prous faire {farprotu !2ri99)
en [a 24400) soi^ Mais ainnçois que Tyntaot fùndc S'en claitnéra U fMaiÙ
roi. La niort .T. le monde affontte. )< Si eUaient Us d€\a i/mages ausi
grantcom J. {\.te)eftevatier, et l'autre comia dame awU fMé, por quM les
yviages estoient faites. Sa^'n'iimr, t'tc.
Dans la Tav. fîtt., t'inmKî' l'ôtninine tient une Qeur À U main , car
Isnit fut lii Ili.'ur du niotulc; il y a iiussi d(»s (^pitnfdif^s indit^niiDl l'Affw
dos deux rtm:iuij» : ukiiIs nel CCCLXV/ff anni^ ils ôuient n»'»,«. Tristan
nel CCC.XXII/l anni vl Iseul nel CCCXXXVIf anni. Une vi^nt«, donil'uno
dos moines jiousiBC du cœur de Tristin et rnutri' de colui d'Iwrit, pro-
jotlc son ombro &ur les deux inia^s Irombiuaisoii do la version de 103,
voy. § 547 a, avec œlle des ituircv msa.); cette vi^ne porte de»
raisins de trois Mpèrcs, rcprt'-sentant Ii's tre nature dcf iuuanl«. — Lo
deuil à la cour de Marc est décrit n p»;u pn'ts de même que les m«j}.
décrivent le rtouil lï la cour d'Arthur plus loin, | 570. PuisSa^remor
porte les armes en lA>grns.
Dans les Ouc Tristani, Marc fait eut<^rrer les amants dans un magni-
fique tomlienu, avec c{>ttc iiiâtTÎption : Questo ^ il premio cht l'atiiore da
à suai servitori. Sur la tombe est repri^sent<^ un bateau an milieu de la
mor, sans avirons, le màt brisé et les voiles baissées, avec une inscriiH
Uon expliquant rallêgorie do cotte barque d'amour. — Kindu premier
volume deiî Due Trisl.; le lomeseamd contionl l'histoire de Tristan fiU,
Tristano il giovane ; œ sont, â c** qu'il semble, des inventions mudernos.
1. Comme le lui avait demandé Tristau avant de mourir.
2. Four la suite, daus 767, etc., voy, § 568. — 33G, 97, 349, ICI
(lacune dans 772), 758, 24400, 99, reprennont ici les aveiuun» de la
qufîte du (iraal :
Galaad, ayant quitté Tristan (§ 533), arrive — il n'est plus ques-
tion de ses duux compagnons, Hector et Merauf^is — à une chaprlïc
où il s'installe pour dormir. Une vnis l'éveille et lui dit d'aller ù h mer,
où il pourra trouver une aventure ngréalile. Il obéit et trouve le \Tiis-
wau où sont le corpw do la so-ur de Percevnl et Lancelot ', qui attend
la venue du bon chevalier, selon la promesse du prudliomrae. Galaad
se tiipuo el eutre; eanj* le reconnaître , Lancelot pense bien que c'est le
bon chevalier et lui souhaite la bienvenue. Il» se nomment, caueeul •
ot SI* raconlont leurs aventurcis: ils en irouveiit d'ailleurs beaucoup peo-
danl leur voyage; souvent aussi, ils passent devant des Iles qui ue sont
habitées que par des animaux. Enfin ils arrivent au pied d'une mon-
tagne ' où ils sont abordés par un chevalier jportant de» armes blanches
1. Dém 9V. '"i i.'(i(nincac« kl 'un* |ju>iine, nous doiib reirouvoo* avtc L«tim>lol cbffi le ml
■'«wbeor. v<>«, l'Iuft ■•«m. i ■^Ml.
3. A iMirtir <J1''<, tnut * '"'1 comme «LiiuIb (^y\tt {of. p. il'i), Jn*<)n'iin iU|k«n il* nal.
. 1,1 .i'ii> 'i;, une «<>ll iltife lïnbind dit «iirtlr de la ntif, i|iil «'t>lul)ruv liiitin' liiU-rii-iil â<rtt
) ,.) fl)u'r(iilt ttn(*h<'i*l lilam*, «Uiu-M k un xfiiri-. il itnf t^Jlf p ■ ' ■' 'Hè;
, , f(tm qu'il Vint n PattUttir oit it rtty» Mo'Jniint çUoif U Ir ua A
la cri ,!.■ nin.rlii* Cl *•* KWVn lliII(îtMniH «MC llll , jUKJU'i CB dH"» TOlC. Wa s- —• - -'-■ J« •*
bM vo «hvillcr tus ormct blADvliès, mewiiit an climl IiUnu «m dêttrê, (>«t^.. cuma *M rtft.
— 393 —
pt nit^oant un cheval m destre. Il dit à Galaad . de par lo haut maître,
de monter sur le dip\al pour aller au hasard des aventures. Galaad,
ayant pris congti dt* Lancvlot, dont h* vaUooau est outrumi^ par lu vent,
dcsc('Dd â UDO abhayi; où il trouve Murdruin, i[ui meurt dan» st'S hraa.
Galaad cbes
Dedoin de la
If arche.
55*- Deux jours plus tard il arrive, un soir, à l'hôtel d'une dame
txvtv, fjui \f reçoit bien, il la voit fort tristt^ et, plf^in de compasfioD. il
lui offre son secours de chevalier errant. Elle lui dit, les napi»f's loviies,
que luin fn'*re l'a dfshfritee par sa fora et sans raison^ et qu'il a tué doux
de ses fils, bons chevaliers; elle craint que, pour avoir m terre tout
entière, il ne la tue elle-m^me avec les deux jeunes fils qui lui restent.
Elle n'a pa?! ost^ aller demander du secours à Arthur. Son frt're, ipii a
l)e;iucoup d'hommes, s'appelle Betloin dt la Marcité; il réside au chÂteau
deïi Marche, siiué sur la rivière du Toivrp*. h^ lendemnîu, Galaad s'y
ind, sans .ivoir pu entendre la meîise, faute de chapelain. Une demoï-
lUe lui dit qu'au château le comte est en train Je jouer aui <k;heca
conirt la dainoiselle tli^ye^. Guluad entre. Ou lui tieut l'étrier, car oa
fait bon accueil au\ chevaliers errants pour l'oinour dtr liodiucd le sau-
vage, qui est le parent du sei(fneur. tialaad w» fait indiquer le comte,
s'avance et le somme de rendre en qu'il a eulevt^ ii sa i^oiur, sou& peiOB
d'une guerre à outrance. Le comti! te tint a fol et a musort; il lui
ordonne de sortir, en aftirmant i|u'il ne céderait poiut, quand m^me tous
let^ chevaliers erranttt l'en prieraient. Galaad le délie; le comte, qui le
vuit tout seul, le laisse partir. Ils'arrêi«à unefdj^f ^afMc/jequ'il trouve
dans un boschel, et ko promet de ne pas quitter cee lieux avant
d'avoir reudu à la dame sa terre. En ce monieul, deux chevaliers
viennent vers le château y chercher l'hospitaliti^ : ce sont Tiohort et
Perceval, qui &Vtuient renci>ntri<s pur hasard, tîalaad leur mctiute ce
qui s'est pa^s^, rt ïh dèeidfiil ùi* l'aidera assii^jîcr luchAteau, qui iwl
déft'udu par plus dv. trois cents chevaliers. C<»mine lee dt^ux cnmpa-
g:nuns dr.';c(!ndenl et commeuceut à faire uue autr«* loge, a lanl a wus
venir vrrs euLe un escuier, monU %eur J. granl cheval. 11 rivimnaU
Galazid à son écu, s'a^eiuiuilU' i>l demande un fton. Galaad voit qui»
c'est le fîls de Frolle, prime d'Allema^'ue, celui uiéoie qui l'avait Samaliel , te Ois
înjurit^ récemment*. Il lui accunle le don en ajuulAut qu'il ne di-vrait 'l*^ FroUe.
pas le faire, ayant été ainsi traité. L'écuyor implore r^n pardon. « Oh !
je le pardonne, dit Gahiad,, ^uor se tu me fris viltenie, fUe ne fu pas
mnije. mii teua. n L'autre demande à élrt* aruié chevalier par Galaad.
C4'lui-ci consent : « Mais , dit-il , il faudra attendre jusqu'il ce que je
puiftst^ trouver un cheval et des armes. • Scnialicl reste donc avec Galaad
et ses ajinita^nons.
553. Trois chevaliers snrteDt du chAteau pour sof eMbatrt; ils sont
■rtDé«, cor à cette époque teaoit on a viUenie quant J. etuvaUêr ehevau-
— Mf cl loi fal*rot y7, fiMis en iir*«eaUnt oivt l«<Rn« 'l«|iuiiliirrlftf«dcX.'n(' et<le Oal. k U
■tODtvfiM Jttsqn'k rarrivta de er dernier k rAfihaTc iIf Mir^lnln ^ 'r.^ M f (inn 'tinDl IkrUtrc-
nent qu'on Inniirc U cbaraUer UUbr. que i'i <'. '''T^lnàUi t At
U 11 nUminv k L«n(rlut, ijul t'alUii'1 <Ud^ 'tltunr fnU
l. /t-,fr^l,,-r Mir.- ..il' :.-'* v'p"-.-: n-..i(rtL-T.;- ■ :, ■]» tlrtUAn.
— ■ .1 * -. -iiiH-f lit- l,.u.'|.it, gulafritvé
C '.niii«* AsnAuUavnilraU..*^- Ib.
3, Hota t.foa* erUtuauictl td tmc cu^uc faite Xiat uu rooiait di ebeirmlerl*.
). or i tn.
— 394 —
choit saiu arniet. Bobort ubtient la pennissioD do se charger de U
liataillo. Il abat deux des c-hGvaliers, nt permet à Samnlirol, npr^s qup \&
troiftiùme a priii la fuite, do prendre les armes et le cheval ilo l'un des
ctievuliors renver^^és, Gal»ad promet au jouae hommo do l'anner cho-
valier le laDilemain mutiu. L(!« deux désarçonnés soqi renvoyât au
chAteau dire à leur seigneur, de la part de Bohort de Gauncs, qu'il
sera mis à mort s'il ne rend la terre de sa sœur. Ce message iritimide
le comte; il s'imagine qu'Arthur a envoyé loâ chevaliorK pour prundro
parla la guerre. Il les fait questionner par un vaiet, qui, s^e disant de la.
maison d'Arthur, obtient des confidences. Le comte, apprenanl le nom
de lîalaad, a grand'peur. Il sort furtivement avec deux cousins, à une
heure tardive et par une fausse poterne, afin de tuer les chevaliers « si
aiiemeni que nuls forz now .///., rlii-il, ne /* sache, «espérant ainsi évi-
ter la vengeance d'Arthur. Mais Onlaad ne dort pas, élanl en train de
faire ses priiVos. 11 aperroit le» trois, les abat, blesse grièvemen» le
comte, qui se pAme, lui arrache 1<? licaunn' et lui porte des coups dans
la l^lfl, de manit_V4> à y faire entrer tes matlle.fi de la cùi/fe. Le vaincu
lut crie merci et dit qu'il lui sera avanlaji;eux de le laiftser vivro-
Gaload comprend que c'est un haut homine^ et pour ce fait il innblant
qu'il le hee mortclment , si li dist^ aussi comme par orgueil : « ÏHmoy ton
nom, ou tu es morsl » L'autre so nomme; Gala;ul lui faii promettre
d'ob^r à tous ses ordres et le mène aux loges. Les compagnooit du
comte s'cnfoDCcat dans la forêt, n'osant rentrer au château sans leur
soigneur. Galaad rt^voillc Bohort et Pcrceval , qu'il charge de conduire
le comte chez sa sœur, et les quitte, après leur avoir indiqué leur che-
min : « Je veux m'en aller pr^ di cy, en aucun tiou, dit-il, avec 8ama-
liel pour le faire chevalier, x Bohort et Pcrceval se séparent de lui h
regret.
Samaliol cl
l'ôpâe de son
père.
554. Galaad se rend à un ermitage connu de lui. L'ermite chante la
mf>sse, et Sauialiel est armé chevalier; il est de si haute laitle, qu'à
l'hAtnl d'Arthur on ne trouva pas do chevaliers plus grands; il acquit
plus tard une brillante renommée. Il fait viuu d'égaler eti bravoure
son père, et quitte Galaad, qui s'en va chercher, comme d'habi-
tude, les aventures du royaume do Logres devant être mises à fin.
Et tant qu'il lui amnl^ .!. jour, qu'il enconlra Samaliel en uru valUe Le
chevalier nouveau, fortement blessé, lui dit i|u'il vient de se battre
avec Ivain, qui l'avait as.«:aiUi et qu'il avait laissé dans un triste état.
Pendant leur combat, une demoiselle avait emporté l'épéc du pêro do
bamalicl, qui avait reçu cette épée hersoir et l'avait suspendue h un
arbre, où elle avait été trouvée par la demoiselle. S'élaut séparé de
Galaad, qui lui recommande de faire attention à ses blessures, il se
met à la poursuite de la demoiselle.
555. Galaad va trouver Ivain, à qui il veut du bien à cause de sa
bravoure, et qui reconnaît l'écu de Galaad, pour en avoir entendu
parler. Celui-ci, l'ayant conduit à une altbaye vuisiue, oïl un vieux che-
vaher le soigne, resleavec lui pendant quatre jours; Ivain raconte qu'il
s'est battu avec Samaliel pour veuger Lucan le boutillier, qui avait éié
renversé par le jeune chevalier» doul il loue beaucoup la prouesse.
556. Samalicl mUnpo \a J(.<[UoiM<l)o «H lui ttalî
nïpnac<*;ï. rc|nS.'. quil ;ituch{» aux ar'-ons. An f^oir. il arrive ânnp mai-
son où p'osl lopi* Ken, qui r^t vivement étonna do lui ^wr i>ortcr dpux
iypôfM, ct^ta nVUnl nulloincnl ordinairp, oxft>[ili* [»ar siiiu? d'un va'uou
~i'uo fi<'rm''nt . «mtrfinent. un ch"-""va!ifr port-ant dnix ôp<5es devait sou-
air le ciinilial dviv deux cht'valJHra V Le «tinéclml le quostionno,
f/UiJif 1/ oii in/i ptiini 4f parler. Sam&lîel lui t«xpliquc tout, et , lorsipie
Kf'U lui .1 apprih la criutumo, il fait vhmi do porti>r toujours
deux ^p^s, puisqu'il sVj^t ainsi trou^^- le faire ^ans connaître l'usage.
<■ Voiîâ uu vœu daugcreux! ■• dit Keu. Sam&liel lui demaude
iou nom ; Keu »ti nommu et ^e dit OfUipo^çaou de la Table Ronde,
fionialiel. enteudant parler d'Arthur, bâissu la tèle et soupire. It dît
iïh qu'il e6t le fil-t de Frulle, le prince d'Allemn^^e, tué dans une Ile
■devant rari.»^ par Arthur, qu'il diût, par conséquent, hairplus qu'au-
cun ature. Keu lui fait eavoir qu'il compte di'feudre sou seigneur contre
sea ennemis, et Taverul de {ireudre ganle à lui quand il sera hors de
l'btjtel. Kamatiel accepte ce dï^li. Le lendemain, il va entendre la
xne!4!te, car il mène 1res bonne vi*< di.'piii.s qu'il est nhevalier, et il ne
voudrait tuer p'>rsoQne, âauf le roi Arthur. Il part ot atteint Keu, qui
rufieud pr('<K d*? la route, et qu'il reuvi>rsi> asvc ftou cheval. Il arrive
Wiituite à reulrt'e d'un Inturg et se lojLre chez un forestier; hlesgi^ il a'y
fait «uipiier piMidiinl un moi». Ayant repris su marche, il reucoutre, uu
jour, liiitu'riei ex tiiflleL, quiit'irritt^nt â U \'Ue de.s deux i^ptkïs; iUstiul
désarçunnés.
..- o , , . , .,., T iT Bamaliol
,->rii . Samali'd commence a devenir célèbre en Loprcfi. Un jour, au éptivuc Arthur.
commencement rie l'hiver, comme il chevauche dans In forint de Camaa*
lotb, il trouve, à une fontaine, un chevalier endormi et accompagné
d'un M'ul écuyer. C'est le roi Arthur, qui â'esl ^aré à la chasse.
Apprenant iKir l'écuyer le nom de son maître *, Samaliel rend grdces à
Dieu d'avuir trouva son ennemi et s't^^rie : « On aie gt dahtz m je m
renché la mort mon père qu'il oeist\ » L'Aïuyor, effraye*, eaMJe vaine-
meot de réveiller Arthur, qui dort profondèmeol. * Ne lue paa le roi , ■
dit-il â tSiimaliel, eu «'agenouillant devant lui, » carte lu l'oeis, tous
H mondtt U hUumrroit «t diroU, qttant tu airoM n preudoume oeù,
qu'après m mort w «iroîrj hanUmmi (te parler contrt chevalier. * A ces
mow, Samahr'l d-x-^-iid, frapp»^ ; il regnrili? Arthur, et réfléchit sur Ia
parti à prendn-. Kiilin it se fait connaître, renonce à tuer le roi, dont il
»e conipntc de prendre IV-p^^e, eu lui laissant celle de son pire, et s'en
va. Animr. apprenant tiMiiccl.i. admin? la g^nénisilë de Samaliel, et
fia meUrt en tscrit ctau a^nlurt u grant livra des aantura. Le cunte
revient à Lanceloi.
5.*if$. Quand Galaad, &on llii^, l'eut ipiitté, Lancotot' arriva dans la
nuit il Corbcnic, chiltoau invisible à la plupart des chevaliers, et
construit par l'eucbauteur Tanaburs. Lanceloc ne réudsit pus à pénétrer
daaf( ta chambre du Graol. Hector des Mares arrive, mats les portes te
1 . a. I ».
1 M ^filt In Ismne de m-, wj. p. Et»,
* ' 't. — VànhitOa L»ac k Cortecfr flM rMoaUe «aHMlun ti OMKe, lurtai
riuinu. — uv Kprud aprt* u tMcuoÊ (voy. f. (M, imU), m ibIBM do rlell4s
Lancelol À
Corbcoic.
— 396 —
fprment, ol il ii'ust pas iidoiis. Dësetfpér*^ d'nvoir él6 ainsi iraiu^ en ph?-
iH!fDct5 lit? Lanc(*lut, Ilt'clor quitto le cbiloau * ol rencontre Oativain el
Galteriol. Il n^pimd à tmir salut eoume courvucies. Gnuvaia cn»u ipio
c'tidl pimr l'amtmr d'Erec*, qu'il a tué. Gaheriet «lécido Ih-cUtr à
rftcontur su nn-saventure, etleconsnlo : «i AHpî: vous roijosur, lui ilit^il,
dans uiif forlen«a6i» voisine qui appartient à une mienne parente, el
tttt4.Midûz là que je soi» do retour de Gorboiûc, » Les deux frères partent,
ol, lorsqu'ils voient Corlieuic, Gauvain prie Dieu de l'y Inisf^er trijuver
moins de déshonneur que ta dernière fois*. Ils pénctreut jusque devant
lo PalaiK uveutureuN, U)ais ou ne les ailinet pad; une demol»elk* leur
dit qu'ils nonl pai;, djiiit- celle quête, uswhî servi le Seinineur, el, quand
iU e'éloij^nenl, les dume» el le» chevaliers les yalNsnt de ce prompt
départ. Ganvain est trt«s vexé; il maudil le château et voudrait que la
foudre le détruisit *; son frère se voit forcé de lui rftp;ieler que le «aiot
(îraal s'y trouve, Gauvuin propost» d'abandonner la qui^teetde retourner
à la cour, muis Galieriet fait observer qu'aucun des compagnons n'est
encore reutrè et qu'eux-raiVraes ils ne pourraient le faire sans honle ; il
cttnseille d'aller en aventures pour encore une année ou deux : ils
rol^unieronl <|UHud ils t^aurout que les cumpagnoas cummencrnt à
rentrer, l'eudaiit ci;tte conversation ils reucontrent une demoiselle, lu
Bti'ur d'ivain i'avoutre. Elle re[iroclie à Gauvuin les trahisons et hts
méfaits qu'il a commis pendant la quête. Gauvain traite cela de
caluuiuiet!, et Guhehet le croit. I..U demoiselle entre au clidieuu, et les
frères se séparent , Gauvain nu teiuint pas à revoir Hector, i|ui le bail.
Îï59. Gaheriet rejoint Hector el lui raci>nle ce qui s'est passé à Cor-
huutc, d'uù arrive maintenant I^ncelot, qui désire ennAuIcr Hectnr. Tniift
leji trois partent enw=tmlde; Gaheriet ne peut se décider à parler à
Hector de Gauvain et d'Erec. On rencontre In htate glatùuant
et Palamè<le, qui la dia^ao depuis quatorze au*;. Il renverse Hector, qui
l'avilit pmvoquè, et Gaheriet, mais Lancelol el lui s'olmtlent l'un
l'autre avec les chevaux. Palamèdc oblioDl la permission do les ([nitUT
sauî« cumltat ultérieur.
Palamâde 560. Il arrive chez Arthur, à Camaalolh. On le prie taiu ' de ise
hnplisjé, cnmpa- convertir el de devenir compagnon de la Table Ronde, qu'il se hut
^Rnndifet cl^p^ ^"'*" baptiser dans la mestre ajlise de la ville. Puis il l»rêlo le senm^nt
cheur du Graal. ■!•■ ''* Table Ronde et demande, en dan, la faveur d'aller chercher le
GwaI ; ayant fait le mftrae serment que lea autres chercheurs, il se met
en quête le lendemain.
561. [| atteint huit chevaliers de la Table Ronde, prés de Corbenic.
A un lUirrcfour où iU vont se séparer, ils voient venir d'abord Galaad.
qui t<c rend à Oorhcnic pour le saint Graal, puusfUÎ par le Ciel, car
autrement rui seùst il, et puis un autre chnvaliex, qu'ils tie rtvunnaissent
■- h lu eoiir d'ArUinr, rt retotirne k V <
. {cf |>. art», nutc), eiitulu k 1* i' '
I Ml'i), et cuftn Jt l'atihayr '
s. ItAiu 779 tfftiçurf et ctMnjt«in«iit, oimmn d'orilMuirr, pfntr dlwnliwT nsuv., of. $ ïH. luilc
5. AU'Ulvo <i<ix ov^'iimnvuD rnconléi tUbt le Loiteelot (!•. e^rls, fi. d, (. T. A.. V. 3&a «.j
4. T73 - M tiMUiia l'tMiirit At m [wl«uno«>.
6, t« ticlX i)u b«i>Uinc il* PaI. asl on p«D déUr^iUtn W.
— 397 —
point. C'est fVrct'VAl, qui venoît par Ule aivnture <iw vrnmi Gal-^ ai
ijuaml Um^ les cbuvatiors jrnfrceounoùic/if , il te font Joie grant,
Paloniètlc donne dus miavL'llr'A du Ia cour et U-ur ai»preiid sùu Iwipli^iufl.
Graadt! joie. Us arrivoul à Gorheuic ; au poal^ un trourc um* l«*l!e nef,
Btînêc a emporter le Graal *.
562. Galaail fM^ril Itï rui Vù\\ù& avec la lance eangtaoïe; rapportaul Gui^nson de
cette lanc«^ diius la sainte chambre, il v trouve uu homme maigir et Pelles,
déoûluré, qui implore !*on wcoure : trois *c<>uleu\n*5 loi pendent au cou.
Ga);iud Itrs t'ite ; l'humme, ainsi guéri, meurt uu nn/i» apn>». fui» douze
dent uisi^l les, pauvrement vt>ïufs, ï^upplieul Galaoïl diî les délivrer, eu
qu'il fait en lec menant hurs du paluii«. Rn^uile il ressoude l'OpiV de Galaad reiai>ud«
Joseph de DarimucJo, entre, avec le roi, dan^ la sainte chambre, uù une Tépôe.
musique divine i^e fait t'ulendre <'t oii ti*ut e^L lumière ut itarfum. («alaad
voudrait y rester toujours, maïs une voix lui fait savoir qu'il doit ptir-
ler le t«aial Gr^ial à Harros. Il prie >on aieul de lui expliquer ce <]un
sont le Graal et la lauce qui luiigne. Le roi y cuustïut : « Mes Je sai
bien, dit-il, que nnt$ le sarxs numl bien, mh J« U tvui conférât, pour ce
qur les gens ne le sevent pas tuit. o El il racoule commeut une femme
gUL^rie de cécité recueillit le sang du Christ dans uu vase; j>uis le
Christ apporta ce vase et la lance dont il avait été blessé à ra.s»embbVî
des disciples , le jour de la Pentecôte ; il donna le vart* k JoMiph , qui
l'apiiorta en Bre(n|;ne. uû il était resté peudaut di>s siècles jUK4|u*au
impti du roi mehaigniê*. Pui» Galaad demande des détails i:ur l'homme
X couleuvres et les douze demoiselles ; lU étaient du nombre do
ceux qui n'avaient pas voulu croire au (îraal; une voix avait pn^lit que
MoYâ resterait en l'aUe tU la sale périlleuse*, dans uni* cave do feu, et
SjTueon (Symeu) dans une autre eave de feu se trouvant dans une
abbaye à trois journées du Camaalolh, ipit; ifani^^ ' resterait au juluïs
ei porterait les couIouvT<*a, et que les douxe demoiselles seraient fouet-
tées troiâ foi«i pux jour et par nuit; tt>us strraiunt délivré.* parGalaad.
puuitiou eut lieu en Cleucide, aujuunrfaui Galles eu GrandtvHre-
ne. — Galaail repousw; les caressée de sa mère*, puis<|u'il doit
porter le ^^aint (îraal. Bohurt arrive, et lui, Galaad et Perceval
portvnt le Graal à la nef, s'embarquent et partent.
563. Palaroède^, ayant quitté Corbenic, descend à une fontaine où (Vimbat de
ivent Laiicelot et Hector. Le premier dit à son compagnon i|u'il Polamède contre
'^udrail i^pronver ce chevalier dans un o^mbat à l'êpêe, comme il a Lancolot.
dt-mièrement • appris à eonuoitre son habileté à la lance. Tl envoie
Hector inviter courtoii;ement PatamiMie à la bataille; quoique ^'Lonn^,
celui>ci accepte. La lutte est rude; Hector voit que Lancelot a le plus
1 Abu U Çtte§ît ivoy $ »M. aolel, 0*1. et I*«tT. urlrtnt i Cottwfilc «rec lluborl. qa'lti ««t
rr — ■:••" •■■ rrr c« qui «ntt, le téfit àtm «v^oemeiiU et Iwr ordre dWftrtot iUh U Quitta («f.
I >r M.}, q» panJl inlvrv U far. ffi(. (p. 4*4 m ; cf . | ftl&, Bolef.
> '.«i»r«'. dAsa bikini f:r<ta/(>l«hat). — Duu»!», l01.lMé*tecfMiiti4*U pMrt«eM«>w«
anla.
ï LMnoau de S)-meao et il« MÛUmI n« anot |>m àua 849, lOI.
S. %atU duu U Ov^jU (Fnrnlnin, p. 319).
T. La Qtintr nrotiaiM k docnter la «rtntom à» Oftlud st •!« Ha dMX cantpagiwaa, qol
■niToitk Sami; el|Aff7.
B. Va;. I »M.
Agravain.
— 39S —
bel âe kt bataille, mis nen mie de viout. Pondant que les deux cunitiiu-
lanl» m rrp).>soiit, Palami^di*. so rloutaul qui' sonailvprtiairo («81 compa-
gDOa de la Tiiblu Uuiido, lui udrc>uë« la parole d'une \oïx devenue
rauque à causi^ des coups qu'il a donnés et reçus , el lui demande i^on
nom. Lanoelol avouo qu'il n'a commencé cette baiaille que pour epmu-
\cr celui qui, comme iJ le sait maintenant, est un de* meilleui> cheva-
liers du monde. Palamède. apprenant le nom de Ijancploi, se dt^clare
vaincu. H lui dit qu'il est devenu compii^non de lu Table Ronde. i A
l'avenir, ajoute-t-il, prenez ganio d'assaillir Mjïi'ronieni des clievaliert
que vous ne connaissez pas. » Lancolot lui pri'SL»nti* sog ("xeuses. pjla-
miîdc raconte comment ils avaient été jusqu'à duuze cumpa^uons cliez
le richâ roi /'«cWr et ce qui s'y était passe. Lauceloi et Hector pleureut
à cbaudus larmes à l'idi^G de ne plus revoir Galood et Boborl. Lauculol
et Palamède foni bander leurs ptaius.
Dfincontrede ^^^' Palamède s'en va, grièvement bless*', il reucuutrcGnuvaia * et
Palamëdo avec Agravain, qui Kaoient plus tnortelmeni Pal. que nul autre. Gaavaiu, le
Gfluvain et voyiuit chevaucher avec diflicultû, comprend qu'il n'estait mit du tout
sains. Il le montre à Agravain eu disant ; a Vuilà le chtev^liL-r que jo
haiEt plus qu'aucun autre et qui plur tu 'a /e/AonlD. — Etauireîtlvousdi, n
fet Agr.^ qui exprime cependant la craintn que lui inspire ce preux
chevalier. Gauvain lui assure qu'il n'y a pus de danger, Palami'<li<
étant furtement blossé, et les frères le provoquent au combat. PoUmùde,
plein de respect pour son serment, denmndo à Agravain si dos com-
pagnons do la Table Ronde peuvent se butlre par tnaltalent fnn» t^c
parjurer, a Nenil rctr, réponJ Agravain. — Ihntcst cfste joutte reinae,
car je suis maintenant conipagnon. » Alons G»uvaiu tant devant ft
dist : a Ihxi Pat.^ ce n'a mestitr; certes, vous estes a la mort venu:, yiM
nus fors Dieu ne vous en paurroil garantir. » Palamède objeclf qu'il na
pas mi^ritt^ la mort vers Gauvain et fait valoir encore sa qualité de com-
pagnon, mais Gauvain s'écrit? : <■ Se vous voulez, si vous de/l'endej, et se
vous ne voulei, si vous lasies ocirre^ car a ce en estes vous renui sam faUU l
— Dans d'autres circon^ilances, répond Palam^dt*, je ne craiudrius
point un combat, mais pour le moment je uc pourraie paa bien me
dt'Xeudre, parce que je viens d'6tre blessé par Lanceloi. Bl nepour^uant,
puis que deffemire me convient ^ je deffendrai >na vie; et se je muir a tort,
que qu'il aviengne de non cors, noslres sires ait merci de m'aous, se lui
ptestt V Et, portant la main à l'épéu : u Or vie n/jtie avant, dit-il, ctluide
ivjuj qui premier se voudra parjurer ! » (.^auvain .s'avance, en répétant :
<t Ce n'a meslier, a lu mort estes venus^ si m'aiit Dirus f •> et il lui doune
un si gnind coup sur le heaume coume H pot amener de haui^ rt Àgr.
tefet tout aulretet; si l'asaiitcnt en toutes ies maniera qu'il peuent rt le
gricMnt a leur pooi'r, et il se de/fent moût duretnmt, sehnc ce qnit puet.
Mais ses Idessures ite rou\reut, et lu place eï^i bientôt tninte et rrr-
meitte du sanc qui U ehaoit ; à la lin li cwrs cl toutes les metuffres ti fait-
tirent ; il yuerpi les arçons et vote a terre ausint con s'il fu,it mor:. Gau-
vain saul<> à terre, lui arraclte le heaume et va lui couper la tête.
Agravain lui cric : « //o i merci , frère l ne U feitet plus mat que fet H
atKm, qu'il est mors sans recouvrer. El je ae voudrais pour l'icn au
I. pvii m, Mordnl lui ui nbiUtorii et % vit, nvto,
Mort dB
Palamcde.
^^'ton dîr que voue eu&siez Ci^upd In t^t« à nn m
_ Vi>AMU-f>n! oou? avons trop fait, — Eli bien ' fniisquo vous np le
Toiilcz pas, jo ne lui cou[>orai pai> la U^te, nièi ainsi ne me p\ut il
«$chapcr. n Et tors li toHlieve le pan du hauberc et li boute i'espre u cors.
Et Paiainfiies, qui se soit adont férus a mort sanz restorancf. gietr. un cri
tiwitl angoisseus et dist aprh : a llaf Jhtsu Crist, aies merci de moi! n Et
tort i estent de Vangoiste qu'il sent. Gauvaio, voyant que c'est o^ chose
4e lut, romoulo à cboval ot dit à sou frôre qu'il» pouvont partir : « De
cestui souma nous asseùr, qu'il ne noia fera ja mes honte. — Alons dont.
ri'poud Agravain, puis qu'a est ainsint avenus. H m*enpoise, » Dieu*
m'aist, car il estoit trop bon chevalier, et cestui doumaçe sera mauveisetnent
retUtrex. ■> hvs dt'ux frères s't^u voul.
565. Lancâlot et Hector, qui viimnent ù p&ssor, irouvoDt Palaniôd^
mourant; hors d'eux, il» se lasent cheoir seur lui ft eoumcncent a feirt
.!. dwl si çrant et si merveiUeus devant, con s'il vHssent tout le monde
mort. IHilamMi' sefforce de tout sonpooir tant qu'il les puet veoir. .. Et
lors li atendroie le cuer axsts plus qu'il ne feisoit drvant, à l'idée de
quitter ta compaçnie qu'il avoit trouvé m ces .IL preudomes et en mains
autres. Il le» prie de ne [tv^ l'oublier et dit à Lancelol qu'il est riiomme
du munde qui lui a été le plus cher après Galaad. « G'efti Gauvain,
[K)ursuit-il, qui m'a lue, sanz reson , Dieus li pardmnt, etjesi fat; »
i-timme Agravain n'a pa^ cun»L*iili à sa mort, l'aloniéde ne veut pas
qu'il .«oit de riens achoisonnes . Il le» charge de ^^aluer le» cttm])agTiODS
rbftz Arthur. Puis il bat sa courpe en pleurant, prie le Christ d'avoir
pitiiî (II' lui, demande à la mort pourquoi elle est venue si UjI et après
redist : t lia ! Jhesu Vrist , père de pitié^ en tes mains cornant je mon espir, t
et lors met ses jnains en crois scur son pis, et tnaintenanl ti part l'orne du
cors, si que U dui compaignon U virent trespasser m iiem parûtes; tuule
la nuit ils so livrent à leur douleur.
566. Le leadetnain arrive, par hasard, le vieil E^clalior, qui s*6xtL- Baclabor meurt
Uouit à la vue de son fils mort. Hevenu à lui, il prie Irs deux cum*
pugoons de transporter le cadavre dans une abbaye, lui-m^me étaut
trop faible; Lancelot et Hector font co qu'il leur demande. Apre» leur
dtqiart, KïfClaiior, dont l'amour pour Palamcde avait étcS plus grand que
our 80S autres fils, fait faire, dans l'abbaye, une niapnifique lanie d'ar-
pni, «ou» la<|uellc son fils est entend. Ijîs moines dt^siraut prati(]uer
«ur la lame un brief en manière d'êpitnphe, avec des lettres d'or,
Esclabur obtient d'eux le don qu'ils feront le« lettres en se servant de ce
qu'il leur enverra le lendemain. Il part avec un «'cuyer et, ayant passé
U nuit sur une montagne, il su désarme et ordonne à l'écuyer de
porterson heaume, qu'il lui donnera rempli de sang, il l'altbaye, où il
dira aiu frères d'érj-ire les lettres avec ce sang. Il ne veut pas «urvivre
là Palamède, car, dit-il, « après la mort de si glorûus chevalier ne sigra"
fdfXLS con fu ffion fils ne doit vivre inellart si foible ne si mauves con jt
sui. u II di^siro qu'où mette son corps prés de celui do stm fils, c non
mie avec lui, carje ne xui mie dignes d'ejlrt [avec] si bon chevalier con il
fu. a Puis U t!e trauHporce bt poitrine avuc une telle force que la pointe
de l't^pt^ !>on â r«.VhiDe, giete aoant son hiaume et refùil de son sanc tant
eon il meesmes puet souffHr. il donne le heaume plein de son sang à
après avoir
fait enterrer
Palamôdd.
— 400 —
lycuycr, qui, tous esbahis de cette tnert^lU qu'il voit, s'en va le jKirlflr h.
l'iilihay)». in'i on ext^ciib* lue VDlontéssuprt^mes d'K^claJMir, — Quaud lo
rut Arthur upprïl tout ct^la, il fudoleru inenvillcmemcnt ol dût qucja
a Oieu ne ptvllst que Gauvain \ ses niés, revenist a Katnaatot.
Mon d^ Galaad 567. Galaod, Percoval et Bobort ' pagoont, avec le saint Graol,
ei da PurcevaL Sarraz, où arrivB également la nef <\Mi porte !r* corpîi de la scpur de
PficevaM. lU porlt-tit It^ Graal au Palais ctprriUl cl enterrent le coq>e
dv la morte. Miracle du perclus. Us dt'poiteiit te Graal devant le ?:aint
sit'içe pri^paré par le selKUour p(»ur Juwph. Le n»i Escuranz les fnil
emprisonner; apriw sa murt, Galaail e»l proclamé roi. Joseph fil* appa-
raît et lui fait voirciiGu les mystères du Gnialj alors lialaud prie Dieu
et meurt. Lo Groal est enlevé par une niaiu et emporté aux cieiix.
Pereeval se rend a un ermitage voisin de la ville, il aieurl nu bout
d'un an et den:t * moi», et est enterré, à o'ilé de sa nœur, par Bobort,
t[ui l'avait suivi ^aus abandonner le e^jsiume mondain '.
56ft. Un jour que Safj^remor^ chevauche dans une fortît', il
rencontre un chevalifîp^ armi? de loules pièces. Ce chevalier,
qui vient de la couf", qu'il a quittée il y adeus'^ joy^g^ raconte
h Sa^Tunior qu'on est bien triste ciiez Arthur : le roi a élé
très affligé par la nouvelle de la mort de Palamêdo, de Badc-
mngu, d'Erecel de beaucoup d'autres compagnons de la Table
Stgremor. Ronde. « Hé'.is! s'écrio Sagreinor, il sera encore plus désolé
de la nouvelle que je lui apporte, m et il nomme celui à qui
appartenaient l'écu et l'épéc. Le chevalier raconte que Lance*
lot, Hfxlor et Blioberis sont revenus de la quôle du Graal,
que plusieurs chevaliBrs de la lij^'ni^ de Baa ne sont plus eu
vie et que le roi est désespéré de toutes ces morts.
36!). Ils se quittcnl*^ Sagrcmor arrive h la cour un luadl
matin. Le roi est surtout allligé de la mort de Palamède; on a
I. UtirdTPt. 773 K i Ml).
?. luiiiUci ilM nvei)tUT«& de b Quettr iet. ut | 663).
X. Uftii* U Tu*. itiT. p. 1Tb, lUtrouTcntee VkliMau h Oarbcnlr.
4. La Tiir- IJt , ([oi mlTtgt ce qui pr^cttle : i/Nrti'rr moli.
ti. Iri l« rmtan rcUiunir ii Stirromor en rt-piunt. en partla , et qui a-nit drjk 6U itll (là MB
Vojfnft* fvof. S û:>I) ; S«4;rcuii>r »'ciDt)aniU«. arrive en Li^grcf «I ic "11' ■ '> ! '•■■" ■'"'■• '"* pfui
hii*Uremeitt if H'if paurrott h Oafliulatk. t*n Jour, il trouve tin ebe« .> -M da
771, «br., trrcncatitn lie atMTUui «Tcc «lui <Ie 161. etc. — l.a r^irr , .-r de
Ikiltart, i qui ktIcui «umI \h TonUtD eycUqoc dB TrUUo «firto 1Vi->t--^>^ ù< .-«k>c«iu<* <n>y.
S ft7l.
6. Cf. § 551, note,
7. Dana lOi seul, il chevauche pantii' te ^rant cité d' Allie.
8. C'est Keu le sfSnédia! dan« la Tat. flit., p. 509.
9. Fin ilu m*. i^DUO, dont les derniers feuilletii ont été enlevé*.
10. De mi-me 760, 1463. Douze les autres.
II. Ce que dit Ilr.-tkelmann sur la conversation do ooft d«ux
(Zt\t$chrifl flir deuische Phiiotogie, XVIXI, 86J, repoms sur uoe erreur.
— 40J —
appris que Sagrcmor (Slail allé en Cornouaille avec Tristan, el
l'on espère recevoir par lui de iiunncs nouvelles. Il prie le roi
lie faire assembler tous les compagnons de la Table Ronde.
M AssenibUr? fet H rais; certes, je neîporroie fere, co^ plus en
sofU mort d^f .xi. en ceste qufsie ihuloreme, qui dit maie
heure fu commencée^. » Cependant il fait sonner le manuel ^,
signe de réunion. Les chevaliers viennent, parmi eux Lance-
lot, qui pleure la mort de Palamède.
570. Quand Sagrcmor a tout raconté, et qu'il a présenté f - ■■
l'écu et l'épéc^, le chagrin de la coorest immense *. Lanceloi,
qi tôt enrage de duel, dit tôt apertement qc dès ore mes devrait
bien tout ti mondes finer : 4 Puis r/e U bon T. est mori, et^
ioU chevalerie est morte. » Cest doUtrde la mort T. fu main-
tenu ./. an^eii la meson le roi Arius. Arthur fait le Lai roy.il sur
la mort de Tristan. Lanceloi fait également un hi ", de mOme
que plusieurs autres chevaliers et la reine Guenièvre. Et (sachiês
que 336) chascun [jor, quant il ^] fesoimU te duel de T. [et) ^
I. Ccttf n^plique manque ilnns 758.
î, Var. ntaifnel, mattiel, moiener.
3. Dan» 9'J, la fin est uu peu ehang^pi : Lo fleuil oM prand; Arthur
je pUinl «mèronicni, 1^^ nutros aussi, uouimmeul Lauwlol. 01 i\» sutu
mois avant d^ se n^conforter. Chaqup jour %ionnfnl de tristes nou-
velles deciJiDpagnon^ uu's pomliint U qu^Uv Lancolot aurait bien voulu
aller vongor Tristan, mois UuenièsTe lo lui il^fend. — Fin du tus. 99.
4. Fin du ms. 760. dunl If drruier feuillet n'ejït qu'un fragment
dA;hir(*.
5. Et n'est que dans 757. — • 104 : puisque li boni T. «1 mort; touU
alerté ejl morte, puis que fpu» que) mêxiira T. est mon.
6. 104 -.un an ft un jour, « corntnr nottrt livre dient. 101 : fUstbien
tinUnue <n la m. 349 : 0* Inngiienunt maintenuf. en la tn, 97 ; Cat
oleur df la nuiri T. [rar^ trfjp est maintenue m la m.
7. Qui. «joute 104, fU apelrx Lnii de plour; nuanres Brunétiors li
oirs an flsi un autre ou royamne d'Eiirnngnrrt, ^uani il oï tes novetts de
(|A »»wrï mon toinçnour . T. , qui fu t apctr: Laijt tanz joie ; meinle chevalier
»n( tni (fjinto ^Aideolc pour madame Gue. an fist ./. lai)^ lequel eU
Lat de jritié.
8. Qit'il I4(;.1.
9. Frsoifnt ducts 'M400 ; fasoient duel, et ti tay atoitJU r«ccurdé^ et
nfiturçoient Ui dehttrs, et por la détour de mon tcingnoiér T. il n'ai nul
r qui ne pourtoît robe noire, et luit cît qui estaient a la court dou roi
fArtus, et de celt delor vindrent les robes noires tout pretnirrement 104. —
136 . \lts tais rec'^rdfs). Et avec ce tous ctuts de leans portèrent robes
t. Et d'iltuec furent premierenimttriHtvees tes noires rotes. — Î4100 :
rtertnt <utl) li cJirvalier de la T. R. un am entier robe naire^ a de \a
furmt premieremant Irovee Ut robe noire a porter, pour l*ttmor3 de ta
mort T.
Lôscm. — Triiian. tS
Vu de
j.ri!-
:icour
d Aflliur.
tjeuil à la cour.
— 402 —
estoienl li lay recordtiz ', {et ï463, 24*00) por celé doulor
portèrent iuUcW de la cort robe noire^, {et 1463) de }a furent
trové {en) premièrement.
Epilogue. Axsez* me siti {of 757, 1Î63) travailliez de cestui li\>re
mettre afin eCasseï i ai entendu et longue euvre ai achivee ^,
la Deu merci, qui lou sens et lou pouoir m'en prestai. Biaus
dis et plaisant et delitaubles i mis ^* partout a mon pouoir por
lesifentix homes soulacier et lieduire '. Et * por les biauœ dis
qui i S07U, li rois qui est ores sires de cestui pais en fut moût
liés^ quant li livres fu fuis ; il ai bien lehu et relehu Contenez
ment don livre dou chiefen chief. Et por ce que il li est bien
avisque il ai plus trovê du latin ou livre (L au lii^redu latin)
que luit li translateur de cestui livre n'ont retrait &r\ langue
française, pour ce m'fl il requis par soi et par autres^ et par
sa bouche^ pur ce qu'il ai trouvé que assés (vai*. moules) choses
faillent en cestui lii>re qui bi&n i seraient convenaubles a
i. y? : eJtloit î$ lay r'ecordt.
2. 1463 : portent tuii crans de lac.
3. \ar.Ilobes noires. — 77i;,3iy, 101,97 : roftfr«7ioir«[r. dr ru»ir 97,
— dans lOl, une ciiûii i«>sU\ricun' ainU*rcald ou surcharge Ira mois tt
furent) Irouvêes premicremcnt. 7r»8 : robes noires premièrement.
h. L'ôpilnpui» (lu pritlentlu Elic de lîorron, dunnû par Itîs mss. !04,
757 (cf. Iliichi'r, ie Saint-Graal, I, !6U), liG3 «l 760, ct^minn un pnul
l'untrevoir par U*s (|Ut:l({uei>niuU(luderuit!r feuillet dccems., se trouve
tV'tlement à la fia du 336. voy. p. 407. Lu Icxie de 10 i, qui est
plus (îtendu, a éïé publié piir I*. ï*aris {Mss. fr., 1, 137) , Uucher [le
Saint-Graal, I, 38) ut Wolf ({/ffwr die Lais, p. 241 ;; d'ftpii's tui lu». do
Viouue].
h. Lonffuemcnl i ai entendu et l. ovfe ai aehevil b1 ^ 336; tontjuemant
hi ai auutndxjts et longuement uvrê{e) et Vai achevé I4G3.
ti. Ai [mis] por (1. par) tout 757, 1 403 ; fay mis a mon p. 336.
7. Por tes g. h. — déduire mancfue dans les autres.
8. 14G3, 757, 3J6 : El p. L biaus dis q. i sonl . que (<t 1463. d gut
757) li roi Ilenrins (var. fhnrri, Henry) d'EmjIelerre a bien vefi de chief
en chief [et] en voit encvre savent foi; rom cil qe forment s'en (*'• 757, 330)
délite [se 757] m'est {il 336] avix que parce qu'tt \a] asses plus trouv4![r) au
livn du latin que aux li traslaUor de cestui livre et vont encore met en
lentjue franchoise {»ic ; i. avt*c 336 et 757 : que luit ii translateur (i/i«2n(
li t. 757, faute), de cestui livre n'ont retrait [en ont tret 757) en langue
française], m'a il requis el prié por soi et por autres rf por sfs lettres et
por sa bouche, eic. — 757 : mes il requiert et prie { , lacune indi-
quée) et por autre rt por ses ( , lacuiiL' iridiquëo)el)Wr jû toicAc-. i*lc.
336 : m'a il requis par soy et jtar auilrui que ;< lui voulsisàe translater
cestui livre, lequel j'ay tramlati eomtne pour mon seigneur. Kt pour w,
maintenant [^uf] la froidure de cestui yter, etc.
à'i porroient mie dtisdrfiMis ", 7144 je
autre fais mv trtnHiiUasse de faire un autre' livre ou toute la
iiu)itié (I. matière) fut contenue qxti en cextni livre faxtt ^. Et
je, t^uisa prièrent son commandenieni n'oserai mifl trespasser,
ii promet hten en la /in de awh« mien Uvre *, comme a nvofi
soiwjnour droittirier '», que tout meintenant que lagrant ^froi-
dure de cestui yver sera trespassee et fious serons en la douce
saison que ion apele le tens de ver ', Je *, qui ado7\c me serai
repousez " après le granl iravail que J'ai ehu de cestui livre ^
en tout cui ai demoré**^ au mien escient ctnc ans tous entiers
et plus, si comme je erow", si que Je en ai laissé toutes les
hautes chevaleries dou mondeet tous les antres qrans desduts^
me retorncnii adont sor le qrant livre tfou latin cl selom les
autres qui estrait sont an la gentil^^ langue françxtisc, et de
ce que ^^ je verrai que il faudra, si lou voudrai amender. Et
sehm ce que je trouverai du grant livre dou latin ferai je
un autre grant livre t<yut entier, ou quel je croi bien acom-
plir^^ toutes les choses que messires Luces de 6'an('^, qui pre^
mierement fut comme ru: terres et ordenerres de translater de
latin en français les grons livres de la Taable Roonde^^, et meU-
mement je croi bien touchier sot les livres que maistres Gau»
Kpilo^c-
I . Q'il m convendrcU rnetrt 757 ,- fiu en^rt vendront a mettrt 1463,
fautes.
?. Porroit dès orem^ 757 : pooient désormais 1463.
3. Ou toit conttnm tôt ce qw en cat [livre] faut 1463,757.
4. Pronistdeta fin de etsiuitivre 757;Miiui livre UfiS.
5. Droit, pas dans \&» autros.
fi. Manque (]. les auLrc«.
7. 757 : la Maison dtuerie; 1463 : ta saisons <Favrit.
6. Quêodûne 757. Et adont 1463.
9. Rep. J.pou Ihl, aucuns ptrirepousés Md'i, rM seray J.poi rcp. 330.
10. Après le grant iravaill de catui livre qe ftt ai ai ùemoré J, an
trUUri ai \aitié totcs chevaleries et tos nuirez iouUi:; me relorn. sor le
livre de latin rt sor les a. livres qi trait sont en fronçons 757 ; (cestui livre]
ri 7u# je ai demorés un an cnl., si que je ai laissie:, etc, {comme 757),
14G.1 ; [cest, t.] entour qui j'ay demouri . V. ans entiers , si que je en a^
iessié toute chevalerie et tovl aultre soûlas, nu ret.^ i^tc. (comniH' 757)336.
II. Un an tût entier Isaos plus), les aulrea.
12. Cf mal manquo dons les autres.
13. Bt proverai de chief en chief, et de ce, etc., t463, 336 , omuaion
dans 757.
14. Oujeeompilerai (cmnpUral'lhT, ZZ&)^té!Hexplû(sttoieeqwi^Gtjc,^
1463, 757, 336.
15. Lueesdet Qait 757, lueesduQaut 336, 1463, cf. le prulogut!.
16. Que premieretniint ciimmenfa a trtsletitier 1463, 757, 336.
Épilogue.
— 401 —
tiers Maup ' fisi^ qui fii lou propre ' livre de vionsoingneur
iancetot don Lac; et des autres gratis livres que messires
Robert de Berron fit voudrai ^ je prendre aucune flar de la
matière, et don grani livre dou latin voudrai je prendre lou
soutill entendement, et de toutes ces (lors ferai je une corone
a )noti grani livre, en tel manière que li livres de ynonsoin-
gnoiir Luces de Gant et de maistre Gautier Maup et de mon
soingnour Robert de Berron , qui est mes amis et mes parens
dutrnex^ s accourdcront au mien livrées) et li mietis s'acordc*
ronl (1, s'acordera) en meintes choses as lour, JÇt je, qui sui
appelez llohjes de Berron, qui fu angendrez don sanc drsgen'
tis paladins des Barres^ qui rftj tout tens ont esté commen-
deour et soingnor d'Outrer en Romenie qui ores est appelée
France, tout c-e que je n'ai mené a (in je voudrai mener a celo
autre fois, se Dex, de cui tout li bien viennent j wu» [donne
tant de vie que je le puisse failre a] ma volonté.
En la fin de cestui Ui^re merci je tant comme je puis mon
soingnour te roi, cui hons je sut liges^ de ce que loo et donne
pris meintenant a cestui mien livre et de ce que il a pleii a la
soe sovereine majesté d'ouir et de reciter te grani ordenement
des translatcmens de mes livres; quar se Dex ne m'en cnst
domié grâce, je ne fuisse mie dignes ^ ne ne sui, que je de si
grant emprise m'osasse C7i,ire7nettre comme de translater de
latin en français si haut ei si mervollieuse histoire comtne est
celle de la grant Taafjle Roonde. Et por ce que fempris si grant
hardement sour moi, veuil je prier a tous les gentix homes qui
cest mien livre feront devant ans lire ne conter que se aucune
chose {/ ait a amender par la grant mesprisure de moi , que il
le me pardonnent par lor grant gtmtillesce.
Au de/inement cestui mien livre rent je grâces et merci a
noslre soingnor de ce que il m'a donné seilr entendement et
force et pouoir de fenir si honoraul/lemeiit et si ordmeemcnt
quea cfiascun gentil homo qui si ententivement l'escoutent lire,
cestui livres qui est fine plait et plaira tant comme li mondes
t. Map li63, 33G; Gauticrs mts 757.
2. Primier 1463 ; la pro]>re livre de latin 757.
3. {LivrfdeLanc.\,et M. H. de Boron,etje méismes, quésui apclis Uetyes
de Boron, toi tjuc nos n'avon nutUs af/in, je acomplirai, se Des mes dont
tant de vie qw jf pefase celui lit;re mener a (in. Et je endroit moi merci
moût, otc, [cf. ci-ilessûus). 1463; et maiitre Rub. de Boron [et 336] tôt
ce qe nous n*avons mené a fin. Je acompHrai, elc. (comme 1463), 757,336
\je fintray la, te Dieuz^ etc., 336).
■_ 405 —
durrai; U quer est appelés ti livres don Bret. — Fin du ms.
lOi. — 1463, 757 et 3:î6 ai.rc^'ciU la fin de cet épilogue : Et
jf endroit moi (cf. ci-dessus) merci moui te roi Henrinc
(Nenrri, 757; Henry d' EngUlerre ^ mon seigneur 336) de ce
que (qu'il 757, 336} loe le mon {{, mien) livre et de ce que
[q'il 757, 336) /( done si grant pris[donne pris 336). — Kin
desmss. ! 163, 760 ei 757, — 336 ajoute enroi-e ceci : En la
fin de c^ilui mien livre merci je nostre seiijneur^ le créateur
du ciel et de la tctro, de ce qu'il m'a donné pouoiret force de
finer U livre du Bret.
571. Les mss. 77?. 336, 97, 349. 101, 758. 24-100, après avûir Rohôrt rftïimrnil
parlé des rottrs nuira (vuy. p. 40?), s'occufwot de Buhurt (cf. § 567), ou Ixgres.
([ui quitu> Sarraz l't rcioiimt* en Logres. Dans \&Qu«sU (et la Tao, iïil.,
p. 47()), il arrive îmmtMiaiPincnt a la cour ilArthur, mais flan» les
uiauusfîhts* il ilfîgccnd à la mairan d'un forestitT ' où êlait dett-
çentlu également un che\*alier, qtii raconte qu'il a vu le roi Arthur
, Caniaalulb il y a à peu prô>i sis Csppi, 772} jours, fju'il a {oîas^ deux
Cfnis clievaliffâ \grant quantitf 33G) t\c la ligné»; de Ban à la cour, oii
on cruil Bubort, Pere»^val et Galaad mnrts pondant ïn quOïo, qne le
UfTr>n-M)d de Gauvain (Mordret, 772, cf. Jî 558) et d'Hector osX ter-
IJné iifUctrllfinenl, Lancclut ot le roi le» ayant r(?coucilit*8, et que los
IHirenl.^ d'Arthur comptent lui dênuaccr les amuum do Laocclot avec
la reine Guenièvre.
Ijs loodoniain , Bobort arrive à la cottr ; oa le reçoit avec joie , et U
l.temm.;: JcBotertàUuoBT.
S. A ptrtjr '1 rr «*m 1m urtn» nu , dim In^nrU nom
fOMU ftaltfKT 1 «rmin (rof. ii-4CMaaaJ. Utnli» qu* ti4AO,l4lU
CB t'dcaapaal t>rjtix->ci' ic fuliiirL cl de 1a i-uur. ncunu Intuc— mmil» (aerretl» Umn motr*
Diau «t niiuiUn t% U mort ùe e* 4«fiU«ri à 1» Sa ««t Inuml^ cnmm* duu 7&> {roj. |4ttk
lot*), U Mort jtrht. Voki t'uulrM d« la dernière partie de lUùO ;
vavasseur.
S7! «. Bohort. do retour en Logrcs. se loge (0* 187 d) chei un vavas- Bohort
«rur. Au Koir, apr^'^s le couper, «on hôte lui demande qui il est : « Un gôé par un
^cbvvalirr errant, rt^^pund-iU quia longtemps êu> en quête du saint Graal,
tengué ru rnt mis tui nut fait don je fusse si iûJ corn jr suiûece que je viê
''ïui mis an cesthéstf; Iteneoit soU ti houre que je y antrait. — Ahl mais.
dit li^ vavHsseur, il y en a d'autres qui e'en plaignent de ceuo quête, »
et il maudit Gauvain. qui la fit entreprendre, car tant do preux cheva-
liers sont raorifi, et la maison d'Anhur e&l devenue pauvre et triste à
ipff de Uquêt*». Bohorl. effrayé, demande d(<s nouvelles de la cour à
_ I hi^Le, qui dit y avoir été il y a à peu pn*^ un mois . et qui raconte
que Lnnrçlnt, Blioheris et Hector sont rentras sains ot saufs. Mois
B4khort msDfpie, ni on craint qu'il ne lui s^oit .irrivt^ un malheur, dns
autre.-t pnrentt la (piête a enleva juitqu'à huit. Le roi Badema^ de
Gorre, Croc et Palamêdc ont été tué» par Gauvain. Cependant tout
n'est encore rien : le meilleur chevalier du monde, a cui Galaail ne
'.prist^ n'esiete plu». Bohort ne comprend pa? à qui pense :!^uu hôte,
qui lui demande : a Quels soûl donc le» Iroin oieilleurs chevaliers de
— 406 —
tiApport de
Boborii la cour.
raconu? ci» ifui lui ont iirrivi. I.t* roi fait lumclior par iVril lec avenluras
ilo la qu^tc flu saiul (àraaL (Ici finit la Queste). Ri quand \<* roi ot ce
ftt^ li dist : u Sfigtusur^ gardis entre voua tjuanz de tws compaignons noM
Mans prrdu: en orste questt. t On trouvi! qu'il Po mariqin.^ cinquanlo-
tnns • par conlfi fait 3'.U\), et de tous ceus niavoit ./. srut ^ qui m fust mort
par armes. Lt> roi avait i^nlj'-ndii romontr* qiip Gauvain en omit ùHt
pJuseurs*. Il lo l'ait veuir : « Jo vou« |ino, lui dit-il, pur lo -lennent
quo vitus me fik'S quand je vous armai chevalier, dp ri^pondre aux
ijrifstinns i[U(! je vais vnus poser. — Sire, fct misira Gauvain ( Ip reste
manqup dans 772. qui linit ainsi; — 336 Pt Ins nutros eontimipnt :|
« vous m'ov^s tant mnjurf que je ne latroie en nuiie tnaniere du
monde que ^ je ne h ww deisse , et /)ut ore via i/rani hontn *. ■> Lt> mi lui
demande combiru il pmisr avoir tu<5 de chevutiors ppudant la qutHe.
Gauvain haisso In \Hp vers terre et pense moût dttretnent "^ . L« roi
insifitci : u Jv voux ie savoir, on dit que vous en avez tant mis à tnnrl
Gauvain con- que c'est tnerveitU *. » Gauvain avoue alur« en avoir tud trdutp-truis*;
fosse 8P8 ossas- c'est arriva par mr-xelieance el par son peckié '**, dit-il, ei non pas parce
biiuits. (pj'ji ^j^-j meillour chevalier que les autres. Le rr)i reprend ; « Avftt-
V0U8 tué le roi Badomagu do Onrre? — Oui, et jamaiii je ne mcftui» lani
reppoti d'une choHP que de cette mort, n Arthur lui dÂ^lare (|n'il a hien
r:ii!iou de «'en d^oler, » car, dil-il, plus est mon host^t etnpiriés de sa
I. rrffSU ST. JIV. ICI.
9. ToHE ritotéitt mor^ par itrmt* BT. MV jdAahlrallB •Uoi loi). f( lU tau* rtutx n> avttt
mir .tilt. ■!■•' toui n« fussent au>r« pitr ttnnra j SM.
ù. fHt* raN
I. 97, 119. lAl ' m ai«(t «WfS n€it ; Mit : m «noU «f ei« ta grftçnruT partit
S. n , H9 : qns J« ne laHssp)mir pomr rticu ifUê , loi niv^jtntUrouSÉaroteairtpanrn^ii
ftM.
K. Hfa honte UT -, er tfttoit na konfa 101 -. ■<• f'fttoit ma mort on ma k^nté H9 1 aie >r
e'rstnit ma çront hou", it erîsnrtir que vnijurâ a rhrraltfr arfiil»! TMt.
7.9', All>, loi : FI mous tiutiratn jMnif Mo ficttt : 7 Ut : uNi) pru.
ft (^ue rv n'fi !•■ mm-ftllf ngiiTSA. JL'«<t ft 41miii/ fNr itNU t^Hfittt «««éK mft*97, S4>, lOt.
V. yfaJf 0:, loi. M9 Pii-kltlt 7t«.
10. • C'mt xrrivA, non itu fwr nui ehévaleri; Mtais paT mon freiné ^ 97. M», 101 ; — lU :
jisr Mr«-*rriit«p, fui lAiinui piiu j«r moi «)w nt au oonpiiDoiu.
'24U)0
l'univppîi? — Le meilleur, c'est iTalaad. — Bah! ce n'est pas l'avL*; de
tout le monde; ilyenaqui aj<8Urnnt<iu'it y en eut uude la même valeur.
— Et qui est-ce donc? — Jene vous le dirai pas encore: nnramea-moi
hw doux antres! — Après Galaad, c'est Lancelol du lac. — En non
f)es, huinai alUz rous fors de voir .' Ne vous souvient-il point du tournoi
de Louvezerp? Qui en fut le vainqueur? • Hohorl avoue que c'est
Tristan. <t Gh bien ! dit le vavasaeur. Tristan f-e montra n cette occasion
supt^rimir â Lancelot; il est meilleur chevalier que lui, et pourquoi
alors ne le nninmez-vous pas avant Lancelot'^ » Bohort donne raison à
stm hAin, qni prétend ensuite que Lancelot est inf**rieur aussi ft Palft-
m<'tlp, ce dont on aurait eu la preuve dans ne m^mn tournoi. Cette foi."*
n*>hnr[ routredit énerRiquemenl : a II n'ynqnn troi!4chevnliprs7Mron(ii>tf
nn hal pris monteir : Galaad , Tristan et Lancelol,.. ri de toi atre tous
taisics ' l*alanu'de n'ap|tniehe \uii de ceux-là. n I/hrtIe lui demande «on
nom en disant qu'il e-^t sûr de l'avoir déjà vu quelque jwrl. Hohort «e
nommp, et le vavaiiReur loi dit un pleurant qu'il trouvera la maiftOD
il'Arthur bien changée et plonfïf^e dans le deuil, un y pleure la raort
de Tristan, Rnnonci*.« par Ôo^rcmor : tons aoni v^tus on noir, a lu
I
— 407 —
personne gu'U n*e.it des .(IL mriWmrx qui en la guette soient mors *. » Fin do Is <raMa
C^sU parait dist le roy Ariiii du roy Bandrmagm de (hrre^ dont mcssire (la (îPAal.
Gauv. fut assifs pltts a mataiM qw drvant ^. Si se taist ort le conte <i tant
des afcnturtsa du saint Graal, que piu% n'en parole, pour ce qur bien la
nvons menées (sffin , ne il n'est nuù qui aprh test conte * m petist auttni
choti dirt, s'U ne voutoit mentir *. I33G * ajout? l'optlogufî il'ilcliis vuy.
au g 570.) Pin des mss. 336, 97. 349. 101.
I. Fmpir. é» ùt nnrf d* Iml fM ((M froU. etc.. TMj ra^ i/amoM m»fft l»t mUni éé i&tm»
mmtai* «}.iiit»nt yT. M9, loi.
^ ._...._.,.;. --(1 , gf fi frtj^i -- -ii tl r*i>U ^*f ' ~ ^- ' -n ilu raf^mt» éM
La, "ti air»* v" '' ""'" " P^'*' ^ *"iV limmmr-
»r.. -lài-ftTTl [I. t.:- , M M RI . 'liWnMlt, OOOtflM
3i4^wi, :.. .; [.:4«^nTAr i-so-: Tj-'U< mimt o'>nin)c Jan^ v. l'ar.i , tiow^. 4. l- T. Jl.,
V, U1 m, :*■ méAu Ajriuli> r^pilojroe aarllAnUet Hjtp.
J. Aod' • nracai 9 /ta fu* a/trit et troitt* n'e* ponmtif ikulz ri«U 4if*
fM'fi R^ nr nF-jt yl. .it'j . lui im^n'^it fi esterai.
I. I>« m. le au. do UaiiB nrtt., Efitrton IM, cf. Ward. Cota), ef AnMJww, I.MS.
maingvJ'nl anlrc pici *. wm c»( lyui annâge de duels; cha^pc jonr, It S4W0
riimira de pnmr, ils font apporter l'tfpi^c ol V«*cu de Tristan, duvaot
lesipiels ils s« li\Tent à leur douleur. Boliort se lamente de celle inurt,
fkil, avec sno hAle, vie grands <^li>ges île Tristan, et part le leDdemain,
sans vouloir consentir ii rester quelcpies jours de plua avec le vavaâSGur
573. Bntor Aourv de vespre il reocoatre un chevalier quittant un
cbAteau tjui est 8itu<* sur une montagne. Ils rc saluent. « Qui est le Bohoi-t .L-vonili.»
seij^neur de ce ch:\i'*fni? demande Buliorl. Le c.hc\'alier n-pond en uàdciogu.
pleurant : « Le ru ii, b et luireccanmandede ne pas y entrer,
parce que le» che^ Mit* y Boni mallraït^H depuiït la mort du roi.
Bohort se dil qu'tt li seroit atorn-eit a mavistie-^ à lit cour d'Arthur, s'il
rnculait. Il y va donc, roalfîré son (V:uyer et malgré ud autre chevalier
qui le rencontre tout près du château. On sonne du cor; trente cheva-
lierif !M>rtenl et marchent sur Bohort, i|ui a pris «a position contre une
éfïUse, le d08 appuya au mur. H refune de rendre iie« armeft. Pt la méléo
B'en^a^, Dohort se signale tellement que eos advertiaîres m voient
dans la n<^ce«;âit>^ de tuer eon cheval. ï\ est fait priAounier^ uiaie on ao
veot pafi le meitn* à mort a>ant de savoir sou nom; il le dit en mprî-
mant ses regrets de la mort de BademajLTi. Alors on lui fuit des t-xcuses,
et un le Mii^^ue; étant resiù dauH ce diÂleau plu6 de qut[ue jours, il se
remet en chemin et arrive à une fontaine qui est à deux journées de
olh.
^73. Là il trouve un chevalier perdu dans sa rêverie. Il est pile et Bohort trouve
,. ,, , ... j . . -, u I . un chuvalierqui
maigre, vêtu d une robe nnire tote denrte, nn-pieds, sans cheval et sans jg désole.
armtaî, sauf l'étMV; ses larmes tom^MMii dans la foniaine. Bohort des-
cend dp cheval et va le saluer r « Sire rhevalier^ liex vos sal ! — Je oe
liuis plus chevalier. — Oh ! si^ viiu? i^Ij-s toujours ehevalît-r; tout votre
chagrin oe p»'ut vous l'rapi'clhT île I^Hre, puix ^ur ihw fust [es] ehefoUer.
-— Des ayde^ lire vessal! corn itvts are parlez sainement ! Pour Twieunt fut or
ai SaUmont pttur dire une si satye parolte. Avez t-oi ore tant panceil pour
mettre avant yeestui ditf Le rot de Norgalle-i n penlu sun royaume : le
teuex-vousi toujours pour roi malgré cela ? Aoi abaitu a dechessiel n'est
U Xof^faereitttminmàtn.UnoUàtM. VSniu tm JM et MirùM,r ltJ9.
— 'i08 —
Conversation, mie roi, ne twme viorl n'est pait home, ne fal: âonnier n'est pail itonier;
do nn^m*' un chevaliGr suns houopur u'esl pas chfvalîpp; ol mni je suis
d^^ahoDort^ Hpîm rifi= vilj, plus honit, plus failit , ptw nerrant ci plus
mouvait quf nrfutonque chevalier. Voiis-mômo, jH^asPï-vous Hrr che-
valier xîa vf^rln dfts arnirs ([Hh vous ]»ortpi V Vous ^(es aussi bi^ri Héshouorf
que moi, ot se je voloie bien dire voir de vostre eslre, je diroic to: plaint!~
vianl que vox esteit d« chnatier Dangueneit ' , a je cuise, se iieje me consant
{[. consaut), que misire Uangucnei soit wstrt muedre eompaint et que vns
porleit arme pur anvie de lui a por gamingnicr si hal pri$ corn H ait
gaiaingniez par te roiame de Logre \ » ii ces moU:, il se tait pI continue
à (if livrer à smi chagrin. lîohorl, dt'?iroux de savoir cpii c'pst, lui
dpoiandi' poiiniuoi il pleuro. « bant chevalier^ je ploure pour mai
meire que n'est jnirele ; je ptuure pour ce que h fotz an ligne partmiant a
qii'il me vigne si ivoir, car se je or ne phresxe, vos qui exteit campainl des
fols ne f\tsiez pait si aresteit. Et qur diroic je f Je ploure pour vos faire
museir. Vos aijr or birn responduit f — Vtius pourriez parler plu* cour-
toÎHniDont ; .ippiirt'innieiit, vous ùle^ un chevalieryaiTwwiir, — Série, gai-
bcuur fu je ja très boin, tozH mur.dre qui (ut az inonde^ un tenip futja;
bien savoie gaibeir saut doute a fuh a lai^r, mats desorinaii est It «tient fait
a et venus que li gaibrir mï gaibeit plus que nul atre, car j'ai ('\ô gobe par
celui contre qui je no snuraîfs me dcfcndro, » nt il prit» Itohort dp
pasBc-T son chemin, « car bicnsaiche par vérité que je oins tant tai conipa-
gnie queje te vodroie muelz orendroit .11. jornec aiutu) de vioi que ee que
tu dcmoresxe cil une soullehouredejor. — I)iu^s-mni Vdtrf nom, et je m'en
irai. » L'autre répond qu'il a nom honit. recréant a mouvait : i le
gais (|ui m'a gabè a di^slionon^ tous : I» li boin an stmt deveniu mauvait,
el je voudrai» binn gaber à mou tour relui qui nont* a gah/s ainsi; il
Oât vrai que pour lui |i; dommage ne serait point ausîiï faraud que U- mal
qu'il m'a fuit. — Vous n'êtes pas sage de Idànior ainsi Dieu. — Pen-
sez do moi tout cc^ que vou» voudrez! He v^slre pris ne de vostre lot
amanderoir je or mon j*etist n el il ri-^^Wîle ses ^'riefs contre Dieu, en
pleurant fort. Didiort demeure longtemps sans parler, (^coulant Ie«
plaintes du chevalier; enlin il dit : « Je vos prie por lie^ que vos me dites
celle ptrde don vos foj plaingniez si durement. — Kant rus por Des me
re&Ures, or feroie je moin por vos que je ne feUse devant;.. Diini m'a
perdu; je ne veux plus être des siens; je n'ai plus cure de lui. n Boliort
le c/mjuro nlorn, par ee qu'il aime In jdus, de lui dire la cîiuse de son
chagrin, en lui promenant de l'aider de son mieux. " Mais \(iu» n'y
pourrez rie», est la réponRe, à moins que vous ne possédtex le secret dfl
roijsusciter un mort. Dieu, devenu homme, re&au^cita bien Laxare, mni^
il n'était mort que depuis quatre jours; comment alors puurrier-voue
rendre la vie à celui que je pleure, qui a ce«5i'' de vivre il y a d«^jii InuR*
temps? — Au moins, dit»ii»-nioi qui est ce mort. — Vos m'aireis tant
eonjureiz que je vos an dirait partie, » Il fait aa.seoir Dtdiorl el couli-
DUO : tt Dieu criSa un homme qui fut la lumière du munde; il ^tait de
lignf^e royale de tnte jwrf, plus l»eau que les an^cs, bon, courloi», che-
valier parfait, reniporUint le prix d'arme;» partout, .le me mi» en qu»Me
de lui el eu*' le bonheur de le inmver; n(»us étions ennemble jusqu'à Id
matie keste du saint Graal, par snile de laquelle une dame, aimée de ce
clievaU^r, Tut enlovrfo. Il la rejoignit, mais Dieu, por destrutrt tôt le
U urMKtarAlArthiir, voy^ ra, loi, ni.
— 409 —
mondt, soufTrit que Itï roi Mnrc» U Hesloias, li plus citaiti, H plus noiant
o li plus oocirl, le Trappa, par irahiâon, d'iino litnrfî oinpoi»>iin^e ; il
mimrul rto «• coup, qui fut bit*n le ci>up Je noirn morl. île mnn? abaù~
stmanX ; jp dirai ménii» qiip c'est par en\ie de sa haule choMlerie que
I>ifU n permis- sa mort, o
574* Bobortsoit alurs que c'est do Tristan que parle le chevalier, et
il exprlmp lui-m^me sa doulcnr. Le chevalier enlcDdanl prononcer le
nom dn TrisUn, «*• lais** tomber û terrr. Bobort le relève en pleurant Dinadanyeui
el reconnaît enfin Dînadaa, que le chagrin a rendu méconuaissuihle; il venger Tristan,
déclare vouloir lui tenir rompapni»» jusqu'à ce que sa douleur '«•> «oit un
peu apaJM'e, et sp ncimnie. Oinadan lui dit qu'après un moît* de «'•jour
k tacHur, il était parti quinze juur? auparavant : il ûo (wrtera d'année
ni ne nmnii'ra à che^^l avant tl'tHre arriva en ComuuaJIle et d'avoir vu
la si^puUure dp Tristan, et il vengera .sa mort sur le roi Mure '. « J'au-
rai;^ Hé heureux, dit Uohort, de vous aider à accomplir cette vengeance,
mais il me tarde de venir à la cour et de revoir mes proches pareuls ; au
roidni), je vous prie de laisser votre deuil ; » mais Di nadan ri^poud que c'est
im|Mtfl<;ihle. Il charge Bohort de présenter ^es amitiés à U cour, et lea
flfux chevalier? se séparent; Dinadan dit qu'il ira passer la ouil dans
un rrmitafie où Tristan et lui ont souvent cmiché, ei Bohort va pnuidre
son logis au chAteau de Kcu le sénéchal. Il part le lendemaiu et arrive
~iD àComoaloth.
li • la iffCMirr
laubr reniu.
à w..
v«ni^ I
rt-i - . ■ - .1
A» 1« fni|>fMT kU ■
lUal lie Ir tuer, ii
àa (Vl»>Mink-r; le* ihIik i>ji<xi-r,iL<:ii. m ^* Lurur. \rUiiir ni-xinn
«amr* . al M.irc Mt lai [vinloDoc. et cvliii>fl •» avenir» générau i t
Mtl<ncr U bleanirc ttc Uak, l'enfenaetit (U&ku&« nf«aB brat<t u- ■
btMid«lruua, ta lui Oinat i|a'U doit gmtcraoa lunrr* nrart, poîMiu n .
M Pf f»Tit uanMttrt i «n baHancnt fc U Mi «iMnidMil n mlfanB^, a i *
Bnailr-<I'~3T ait:'-^, tt in-url dUiMU. ^ Aithar n'en retname «pria avoir >
Hto i te flair, «jovia la Mari Jrtu.
lyy ~-atÈUt d'uBe naniàrv lUB^mite dana l« <Xfrain tnnr— an ^ c*«9l «a
*f*»>'' 1- —du ma, »«t,^ Win (rdj-, pourcc m»., rappcndlr») :
SU c t« ml nniinrt. qnl avait «W k t'mtanmetiX •)« Laacetol. dont U fc^t fait feinter U
■:'.i-fiJL-l!l 'Irin, rrul->i! fl
, pul« n»ti [i.u «>iii nrvvu.
1 ■ f, 'irrM n T pauc aT>- «ah
'ii>«M« <t« Laucvlot. 1«
rut Varr ft Im >«iom.
. ■■- la rlll. ■>:'_< Il riM«
.■irrt.itu.tl le, il vt iU>^<.tïiit ItnailAg^ (■" - - • '3
i4o a'avattrtf et ni tnpyt l« prunlrr. dm i
'nr^Utf du Il<na«« 'le Dan , qal </l«U 114. , . l. .Ic4
'1er ea t«rrf mn«MTr«<r;Ua TfnunrDt <l<*ftnt rormiufe :
n. — tt l« ma. SaU en aluutant cet ^fdUignt -, .St iV»
■ /..'.- .,..-1....- .. — , Un jfia^ tau atirii,
'■- in firM.t ,%\.-. pt </•
. par*. ■.- n-i \l..rr ,li- ...■.n,
beat Mnt rnoTta il }r a i>ltu do M>|>t
«rm,
_|t|ti
Di1<
— 410 —
Bohortàlacour. 575. n flcsccnd à lliôU^I de LanoploL, 01 on jupe de la joie itëc"
Inqneile on lo reçoit. Quand le rni Hait i^up Bohort est arrivt^, il I0
mandp '. Bohurt le rpnsoigiie sur la fin clo Oiilaad et d? Porce^'al. Le
roi, afllip^, lui parle ûc la mort de PalumiMlo et de Trisian t'i fait
l'tMogo dfi rcdeniipr; il pleure el dll quo c'est. grAce aux prpux clievu-
liorA do son hôtel qu'il n'a pas déjà perdu sa coumnne : n Aiiii^i, Lan-
colot arrangea t'ull'airc de Giilehout; a.yriii Laacelot vint T. an mont
oitct ; il fui la Qeurdo la chevalerie «on f Galaad, qui pocdernorait entre tuu.
Lorsque les sept rois m*attaquêrp.nl — le roi de CarmeUdt* (ms. : Term.),
le roi Brangorre et les autres cinq — à l'époque oh LanceluL éLaîL dans
rXlede Joie, tous mes hommes m'abandoDOL-reat, sauf ceux de la Talde
Ronde, et je fus assiégé daos Carlion : je croyais tout perdu ^ quand
Tristan vint en Logres pour me secourir et euira dans Curliou '. Alors,
reprenant courage, nou^t fimeft une sortie; la bat^iille ilura tout)* la
joumfve, san.<4 beaucoup de perte de notre côté. Le lutidetnain , Trtsiaa
sortit k notre insu et invita leif ennemi» à jouter : il en dt^oarrouua Aotito
(lesraeilleurï^, et aprt^s cela personne n'ot>u se me$ur>*r avec lui. Ensuite
il s'ofTrit à combattre deux ou trois h la toits ; le roî Orangurre et les
rois de Garmelide et de Norgalles accepti-rent ; iU furent vaincus et
ctintilituéfi prisonniers, l^is, apré» une nouvelle sortie, nous mimes les
ennemis en di^roule, grAee â la hravoure de Tristan, qui, œ jour-là, me
6t vêrital)lement roi, mais à. l'Iieure qu'il est nous sommes tou» niortA
avec lui, et je peux bien rendre ma couronne avant qu'on me la prenne
à force. » El le roi et Lancelot avec toute la cour, autrefois si gaie,
pteureul vl so désolent.
576. Dioadon va se loger à l'ermitage '. L'ermite ayant prononce le
nom de Trisian , Dînadan se donne un grand coup de poing en pleine
poitrine, et lui demande pourquoi il a renouvelé sa douleur; puis il se
redonne uns atre wp don poingne an mis le pis, a puis mal dit Dex a tes
te «lonrff. L'ormile le blAme, et dit que Tristan a mérité son sort, à
cau.'^e de ta mauvaise vie qu'il menait. Dlnadun, furieux, (ire son épéc,
chasse son hOte et ferme la porte siu lui pour qu'il ae rooire pu, car il
n'aime pnit sa compagnie.
Dinadan en ^"7- ^ lendemain, il part el ga^ne la mer où il a la chance de trou-
Cornouoilles. ver un vaiss**au faisant voile jHJur la Comouaille. 11 y rencontre un
cht'valier dfhaitiet qui va en GoraouaiUe voir son frère, el qui permet A
Dinadan, <iu'il ue prvnd pas pour chevalier, de faire la traversiHs avec
lui. L'on arrive â Tïnlagel.
578. Mais les Cornouaillais n'aiment point tes chovaJiersde Logres,
qui les ont déshonorés maintes fois; ils arrêtent donc le chevalier et le
mènent devant Marc, qui lui demande comment il eut lurrlttnant de
venir an Cornuaiîle^ »achaul que les Coruouaillttis sont le^ ennemis mop
tels des habitants do la Grande-Bretagne. L'étranger dit avoir ahs
lument ignoré cette haine, mais Marc le fait emprî&onner quand mi>me;
on ne s'occupe pas de Oinailan, qui n*,i pas l'air d'être chevalier,
t. t'arrtvde et le rapport de Boh. iomI donaii «owi plu loin du» 1* mt^ «uj f 3 Ml , 'Oti
«tcf.ltli.
t. Oi ne tTDUTc «XKUM Inc* aUltvn d« mi uploiM <1« TrUt«ft-
I. vor $»;«.
— 411 —
j!^avM3?3f7*îui *"^i sur î^ porto, voit paftfi«>r Dinadtui H ttii
I ufTri) riio^ptUlilé. Il pleura avec lui la mort de Tristan, <?t raconta que
I Marc regn^tit' sou neveu , iju'îl a Jil iiu'il aurait mieux aimt^ ponlr^ lu
liontiit* lie son rnyaiimiL' avec la ri>im! Iiieui, comme il comprfiul main-
Iti'Uiiut rju'il a honit luuL l'uHiviT» en iisi^^siiiaui TriaLaa. et qu'il a
Igraiidiieur qu'Arttiur nt' viciiue prtrudru voujcesucc. « C'est eu qui
l-pourrail tieu arrivor, t, fait itinadan, et il répèiu devant le vavasseur ce
qu'il a dit à Bohort et h l'erniite, f{u'il n'e^l plus chevalier après la
mort de Tristan. Après qu'iU sa sont de nouveau livrés à leur chaf^rin,
Dinadan se nomme ei déclare <^ire venu pour voir la tombe de Tristan,
[Son hôte lui dit que Marn vient cha/jue jour pleurer prte doc^tetomlM^
[ainsi que les autres Comouaillais, et que le roi a fait un lai qu'on
Ltppelle U Lait de dueU; etuicun maitin le vaii kerpeir devant ta stpuUe-
f <ure, et lu U atre plourt communemant, antrvnt que li roi herpe te tait.
|d'niitrr» barons de Cornouaille ont également comp^tst* dus lais en
Finèinnire de c^tle mort. Celui qui su dûsole plus que luus, c'est Diuns,
hp sénéchal, qui a fait un lai raeneilleux. L'h6le offre des habits à
[pinadan. ipii déclare qu'il ne changera pas de costume avant d'avoir
] vengé Tristan.
580. Le lendemain, ils vont à la rnaistre eslitt. Description du
ttomheauV Dinadan ioml»eà lerre, anéanti par la douleur, il se déchire
^vi&a^*, se donne un coup de poing dans la poitrine, et désire que la
le frappe devant la dernière demeure de Tristan. Il évito copen-
1 de se faire trop remarquer, non qu'il ait peur de la mort , mais il
né mit ftM nu>rir devant orn qu'it fieUt oy U lait que. li baroni (U Cor-
nuaitle aooit fait por la mort de T. Au reste, comme tout le monde
pleure devant ce tomlteau, ou ne prend pas garde au deuil de Dinadan.
581. A l'heure de fnm^, l'église *e remplit de chevaliers et de damen,
jour se trouve ùltv l'annivei'saire de la di^faite du Morhout, et la
jft féle cJiramt^morative de cet événement se célèbre, depuis la mon
Tristan, dani^ la cathédrale, et non plus dan.s l'île de fîaînt-Sanson.
[ÏjO n^i Marc arrive, imploré; il est décharné, et ses cheveux sont tout
blancjt. Il adre.«so aux deux imaf^ repré-^entant les amants des discours
ns lesquels il se roprnehe vivement sa félonie et sa trahison. Il Mo
;a courouucet la place sur la tète de Trislau en s'agenouillant,' enlîu
s'assiffd et fait dirci à son harpcur le lai qu'il avait composé en l'hou-
etir de son neveu : (font grant duel: que a: curr me dent Mai complainte
\fair« covient , etc.. et le deuil reprend au point d'empêcher d'euteudro
Fël« rua6br«.
1. t44M. qvl ^n baot ,'( i^"\ rft •rarecffd »tm Im mat. Ot m CuoIUa poor cMM daicrlplfoo,
k4eaiMldd'âprtel«Unt- .. 3M. UM. 7M. It&M r DtawUfUftTW Hn tM», «tR
I nfltat. «n'ilcUfmi ' *>tei1 lersai. al u miUM (1« faïQMlle « 4imm l«
rjfcipiHhiM iMiimw! QUI ' Un coaMndrei loM MOK^al U TorainA dtaitmt qw
^mùt n n'y ivftii cti va Lugm* uu *i ruiK tumbcaoi mai celil de OAidun. \n pM 0» oe loa»-
l«M «p iTMvritt d«ii crtutfM InusN. cluu«w 4* l» telUa d'an bom»*. éeni l'nc refHmatu
m cfar*»lict. ti hfi a 11 fnltmuiit tt n nmttlJrmant frMffflrl qn'oB le oroiMlt vlnBL llUent
1« n^' f ttnitf iti Mr«fr*e île iohx mamtfl. L*
krai m çtitf main uni! fift* tnli mur, tt t»
'•r'o' ^ta le plat. Uuc * bUt fkln «les Icnre*
ir.t • e'ast U nèim LU qM doaiM It^M
:-iot •or U tMe une tnpfrta coarnaot d'or
T.. ■ ' 'i^ tua BUntoui: a t'tUrt autl» fraoK dcnu
•Urr, «I a^-i ■ rifU giM âitotr tille paroUt * Ami» T. v**
'*, t%t , *U •-. ■ ÙTOU «n mti. l§ ftont Utrm v»' <C*Mte . T., m
n( §ittrrrn i*:irf ,jn in\: u irtint fui tHid* . T — lin de la de»crl[)Uo&..
JiP^ônnant; \o roi Marc, u force lio s'éKralignyr, se meMÔûnî^HwîS»
on «ftPR, et Dina<lan ne refait mie viaimirt dueh. I*uis Uiiias prend lit
Imrpo, raccnnif ot dit &*»n lai : Tnste, dûtatit, comance m(mt plaure ; A iw
ws mervilliet se je ptourr, oie. , apr^s quoi recoinincnct.' le ilrtiil, qui dure
ju&qii'à l'heurp de noné; alors le roi Marc ropr^ml »^ cuuruime ei liaÎMi
la st^puliuro; les auti-cs ayant t-uivi eoa exomplv, il s'cu va avec
bommes.
Prépanitîfa do
guurrd.
58?. Le Tavassfîur dil â Dinadan rpiR tf* roi vient ainsi manifester «a
duultmr \c» trois jours dr la fùlo. Dinadan est fort (^tnaiié de irouvpr
Loat co duuil l'h Comouaille : il avait cru Marc liât et jotant. A l'hctirp
dn vâjinw, il rentre avec l'hAte.
583. Dinadan se tif^ndrait pour honnit^ si, à l'exemple dn Marc p\ An
Dinas, il no faisait un lai sur Tristan. Il se mot à l'cnuvre, et, bieotût,
son lai est compusi^.
5R4. Le imiBième jour, à la tomlie, quand Dînas a rliant«< le »tnn,
Dinadan s'nvariCLM't lui prond la harp4>, dont ÎI «ait fort bien jtiuer :
déjà avant dtt connailre Tri.siau, qui lui eu a beaucoup apprit), il i^tail
iri>s avancé dans c*^X art. Il s'atcsic^l par terre, [trl-f. du roi, qui no h
reconnaît |Kiiui et tt'étunne comme tout le monde. Dinadan accorde la
harpe, regarde la tumbe et se met â chaut^r en pleurant : Awt que tvtf
i<nt m'aloigne, A ma dolor croiste et ejlongne, etc. Le roi recunuait ontin
le chanteur, dont Taccouiremenl modoHte lui fait pitié, car il i*ail ipio
Dinadan ûtail un des chevaliers qui plus eorloiermant te tfruiit attês an
robe; la pâleur, la maigreur i|U*on lui voit après la mort de Tristao
(éveillent aussi sa comp:i<'8i4>n ; d'autre part, il n'a pntnt ouldii^ 1m
mauvais tours que Diuadan lui avait joués en Lopres, à ]'ép(H]ue ofi il
y était allé iK>ur tuer son neveu ; et comme, depui^ la mort de ce seul
défenseur de Marc, plusieui-fi de t^es barons guettent l'occasion dn l»»
chasser, ce duut le ruinété informe, il st.* dit, en vuyaot Diuadan. quo
c'est lia, pour lui, un eunemi de plus. Il w promet doncde l'emprisouncr
ou de l'expulser d(> Gornouailte. Mais il ne fait seniblaut de rieu, em-
brasse, eu pleuruul, Diuadau, lui tt^moigue Ka doul(*ur de la mort do
Triatau ei, toujours en pleurant, le mène avec lui au palais.
5S5. Dîuas salue avec joie Dinadan. le conduit à son h6tel, et loi
recommande de èc tenir sur se!« Kurdes contre Marc.
58H. Le roi uiîinde et connulie Audret, qui lui couReilIe de faire
chasser Dinadan et dfl mettre eu prison Dinas.car, « dit-il . le s»^n»^cbal,
tnuten étaai voire homme lipe, futancontre vous de ta cfsi fait. * Cepeo-
dont Marc, qui ne veut point que Diuadan lui échappe, ordonne à
Andrel do s'emparer de tous les deux. Celui-ci obëit et part avec qtia*
rante chevaliers.
587. Dinas, pr(?vcnu par un chevalier qui lUail auprès d'Andrwle^
qui aimait heancoup le w^ni'chal, se rnnd, avec Diuadan et cent chôTa-
liers, ù l'hùtel d'Andrel, rennnce a y entrer, cwuinie la l(mr en est trop
forte, et sort de Tintngnl. Il se retire à un de ses ch&leaux, — pas k
I
*
— 413 —
celai oùTrUun moarut, mnh k un autn*, qui n'fstoit mie moin fors,
car dtpuis la mort T. .wint fûUtc ai'<Ht U rvi Marc rendttj a Dynat tos ces
ehaatiais, plus par pmiur fjueparanior. Oc là, traprès Ip ninspîl dp Uina-
dati, on fora la guorrct au roi Marc, en ctimpUnt sur l'a^âUlnuct* iki»
liATou» nii-cuntciiU ; en eflVt, U uouvellt* di' U dcnûérG déloyauté du
roi a (ail quitter son parti û «oîxautc hauts baron».
588. DiuiLâ hésiU.* imm uù pou à guerroyer coulrv son iu?if;neur, mais
Dinailan pronoatu! devant les baruii» urj discours dans Inquel il actru.se
Dioad do poltroDDorie. et lo^ engage vivement à commencer la guerre :
« Je vous aiderai, «'écrie-l-il, et avant trois mois Marc sera obligé
d'abandonner sa lerrel ■ Les barons l'approuvent, charmés du recours
îo chevalier, et prO-teot serment; on devra se r»^unir au Château
ainsi ap[)elé d'un Itarun do Gaule qui l'avait fait construire.
589. Marc, averti par un chevalier et encouragé par Andret, ras-
semble des tnmpes. Mais il a les esprits contre lui, et son année est
battue. Il ne peut même pu.» retourner à Tintagcl , le pa^sago étant
barré; il s'enfuit vers la forêt' et. quoique vivement poursuivi par ses Marc en fuite.
cancmifl. il réussit à gagner une profonde vallée, où il pk'ure et &c
désole d'avoir perdu eon royaume. Il se dit qu'on le cha^era de terre
on terre, parce qu'il a tué sou ueveu : « C'est moi-mérae, *'écrie-t-il,
cl non Triiftau, que j'ai mi» â niuri ! » Ne voulant plus chevaudier, il
laiâse sou cheval s'en aller, sa^-i-ied à nuefunlaine. a tient ces .11. maint
a soi fac€.
590. A l'entrée do la nuit, de bruyants hennissements «o font
entendre dans la forêt. Le roi a peur, quille la fontaine a se met devant
1010 roche an \me essnmbre: il n'a plui* ni tance ni é^K-e. et son heaume
est resté â la fontaine, où arrivent i»eu apnS* deux chevaliers , qui f-e
plaigueai de la grandi* p<;rte que, eu jour même, la Cornuuaille asubie,
sur le champ de liaiailln, grâce à son roi/ir/on, le meurtrier de Tristan.
591. Marc, les voyant endormis, résout de s'esquiver et d'alIiM" au
boni de la mer pour trouvt^r un vais.seau, Jésintnt pa.^ner n'importe
quel autre lieu que la Oirnonaille. II s'éloigne limt doucement, trouve
son cheval mort et marche toute la nuit. Arrivé à la mer, îl voit par
bavard une nef prélc à partir, se fait conduire eu bateau a ce vai5*eaa,
qui quitte déjà le port, y entre et y trouve uue fuule de voyageurs qui
«*en vont en Logre# iKmr éviter les horreurs de la guerrri : tous w
lamentent du grand malheur que le pays \ient d'éprouver par suite de
la désastreuse bataille de la veille.
1^692. On peut juger do l'elTroi de Marc quand il se voit ainsi entoura
ses ennemis mortels; quoique se (."oùan/ de son mieux, il t-st reconnu
et menacé de mort. 11 letir crir niercit k plusieurs reprises, pleure
très fort et tant an fait (/ua U aquant an on pitiet , por ce que lor sire
«fiffii. Uni genii hons s<iutient qu'on devrait plutôt tuer son eiiftint q«(î
son seigneur et, snr son con-eil, on décide de retourner en Gomounille
pour livrer le mi à la merci des grands barons.
1. OmoM i» T0W. BU, vuàï, Mmk OÊmlt lim t^itt. 9, 4B».
Marc oxposé
daus uni} Ile
dôsorte.
593. Cet ttrrôl remplit Mort do lU'scspoir ; « Tuez-moi plutôt sur U
champ ! 8>crio-t-iI ; si serait ma dalor finff. » Il avoat; avoir mrriii' h
mort, parce qu'il a luy Tnslaii. Sos pleurs oX «ws lanien lai ions mmlovfTnt
eucore la pitiiS des vuyaguurs, f]ui Hedi^l*irminc'nl enlio âabaailimner le
roi dans uun ili» iubaliîli^ ilevaul laquelle on passe. Marr. nn rst tr^îs
content, et Uf vaisseau retourne en GttruouiiillL', uù l'ou se fclicited'ètre
déharransd do cv. coupable roi, et dieni tu que an tel tieu i'antpuisi ilaler
H vue malle honte li puisse avenir.
594. Oinas refuBH la txturoune qu'oa lui oITre, gI propose de s'adres-
sor au roi Arthur aGn iju'il leur douue uu souverain. Ou charge do co
meesa^o un chevalier, ia[n\dunas, qui part avec dix gi^aliUhomnics.
595. Marc altead la morl daus soo île, en so répétant quo c'est lui-
méme qu'il a tué, et nou Tristan. Le lendemain, il voit la mer forte-
ment houleuse; il ne relire un peu el adresse uu discours à l'ucéau, lui
demandant si sa rage vient d'orgueil ou de courroux. L'orgueil, c't^tde
la folie : lui-même, ayant tu6 Tristan par orguuit, a été fortt'nietK
bumilid. Lo courroux, c'est encore de la folie : lui-mûme aurait .sujet a
BO courroucer, lui qui est à présent tout à fait dêsbouoré, mais la mer
uo doit point ètro eu colère contre lui, « car nul ne s« doit coresier que
moi $or foi. n
596. Et il apostrophe ainsi la mer toute la journée. A l'approche di*
la nuit, il voit venir un bateau, qui se ferii a terre aike prhs de lui, si
durcmant c'aipoc qu'il n'eit los dtbrisiez ; un homme y est coucIk^, la fm
contre terre. Marcprani la corde don baitel, a la tire si duremant a
si qi$il tire bien la moitiez don bailel a terre; si l'ataicîie adonc a une
roche qui iluec estait. Il entre et trouve l'homme vivant, mais il avoit
to$perdm tos le joru a U memore a lo pooir dez mambre à la suite de
l'épouvante que lui avait causiSe la tomiante de la mer.
597. Le naufrof^â, revenu à lui, passe la nuit saaa parler; le lende-
main, il dit ^tre un pécheur du royaume de Logres, aux environs du
chAleau de la Cairiere^ emporté par la tompi^to jusqu'à a;tte ile. Marc
Si* donne pour un chevalier qui en a tut^ un autre sur le vaisseau nù il
«0 trouvait : a Tout d'abnrd , dit-il, on voulait me mettre à mort, mais
on se contenta enGn de m'abaadonnerdaus cette ile. » C'est, raconte le
pi^cheur, Vile redoutable^ nommée piu* d'autres VSspraeve Utrrpandragon,
parce que ce roi y fit une grande pruuesse deux ans avant sa mort. Le
roi Marc dit se souvenir vaguement de cette histoire, qu'à mi prière In
pécheur lui rappelle ;
598. 1 Aujt temps d'Ulerpeodragon, un géant doué d'une force pro*
digieuse habiuiit, dan» celle lie, une belle et forte tour dont vous pou-
vez encore voir les ruines; il avait enlevé une demoiselle noble du
royaume de Norgalles , et atre mainie avait il ancorc avec luj. Dans \ca
nuits sombres el orageuses, ce gt^ant allumait du feu nu haut de la
tour, attirait par là des voyageurs qui étaient en péril sur la mer et les
mettait à mort àleur arrivée; de là le nom de l'Ile redoutable. Uo jour,
le roi Ulerpendragoo fut jeté par une tempête près de cette ile; nevou-
— 415 —
Unt point manquer l'occasiou de onmbattrc II* K<^aat, il aborda , revétU
le« année tpi'on tn>uva dan» 1i' viiiss(.*au, et fondit ^xir If mnitsin*, que,
dv^ tntib cciups^ il tua; un mnssnr.nt ensuite les autrt'ç, sauf la tlcinoi-
icWtf, et on di^mulit la limr. Le roi Ht venir la tête du gôout l'U Lojçrcs ,
|u>ur qu'on admir&t ra bravoure, ou trouvait ccpeudaut que c^t eiploit
avait plutôt été dicté par la Folie. •
599. Le pécheur console Marc, Teogage à compter *ur Oieu, qui no
\e3S oubliera puiot, et lui donne du pain. Le» doux compognonâ d'ia-
fortune restent en^mble tuuie la juuruée , ili^ n'oublient pa& d'aller
voir loâ ruines de la tour. Le lendemain, le pêchcor part en emmenant
Marc, qui entre dans le bateau en se signant.
GOU. Quel voyage pour un roi t Le pécheur ramo, ot Marc l'aide de
8i>n mieux; au 6oir, iU arrivant au cltâieau de la Cairitre. situ^ sur le?
cimûoit des ro>-aume» île LojffOJii l'i de Kùrfrallw. Le p»^chour loge cbei
lui M&rii, qui M)uirre de se« blessures et envoie .^>d hôte au chitcau
truuvej- un mi^eciu. Le fdgneur du chAteau fait prupo^r â Marc de
rester uvt'c lui; o^lui-cî accepte avec emjiressiîaient- Ou If »uigne, et,
grâce aui peines que se donne le sei^Tiour, nommé Hamedont, le bLessé,
qui ne veut rien révéler de son estre, est guéri. Ayant plu à llamedont,
il est gardé chez lui comme son compa^an.
601. Sur ces eutrefaites, Bohort arrive à la cour d'Artlmr', «ù ou Lacourd' Arthur
port* toujours le coslumo noir en souvenir de Tristan ; pendant l'aniiêe pleure Tristan.
lie deuil, le roi n'alla jamais à la chasao ne fframmant ne chrvacluàt ne
ne fil samblant de lieue. Chaque malin, à la rentrée de l'ê^tiâe, tout te
monde, y compris la reine avec le» dames, n'assied par terre ; deux che-
valiers, ayant api>ortê l'êcu et l'épée de Tristan, montent &ur un eiêge
luiul, celui qui porte répéo la tire ot la montre, eu nfcitanl le lai sui-
vant : Signor, saùs, gardes, vees Le brant Trùtant, qui an cat atis^ etc.
Atnrs *Ylëvent des cria de doubnjr, et tous vuntj en ])leuniiit. baiser
!e jioniracau de I epéo, ainsi et»n ce fust uni saintuaire; l'autre cheva-
lier 6to la housse vermeille qui couvre l'êcu, et le montre, en disant le
lai qric voici: Signor, iv« ri û miraour Qui don mande fujai /twttr, etc.
L' iops reprennent. Ensuite Arthur ?e levé, va devant l'écu
g% iplainte par soit. Et sav:h%et que celle complainte estait faiU
sanblancr de lait, a de dit a de champ, et estait diliee en tel tnaniert i
t guf j( vott que defineir Covient mes ftnt a deciineir, etc. On pleure;
Lancrlot prend la place quittée par le roi et dit celai : Ami, qui dé tott
6ontei( Àvies te mvnde j»rmont(it , etc. Puis c'c^l le tour de la reine
Guenièvre : Signor, vtes si uns «xcu Su taM œme ces sire ot veeu^ etc.
Plusieurs autro!» récitent des lais, et Blioberis, Ucclor des Maréi} ' cl
Gafaeriet disent leur« complaintes.
GOï. Qohori est tréa ému. Arthur avait composé auHsi tui lai à l'oc'
casiun de la mort de Palamède : c'eist le Re^frai de Patamides ; a par ee
que vos sach ùl quel li tait jut, le tos devuerai je tùs plainnnT\ant a dirait
en tel mùttiere : Per d'jlour fait *na eonpiainte | Ùonl j'ai le cuer paille a
l. Cc(|ikla<lOk^ti>ncoat^f voy. |(7»fter. H604rteir
a Ma. atettr ée Motm,
— 416 —
iainU, Ole. Main Lanc. an fit un:atrt Uùt, tmut bien dii^quifut ajtelte^
k floitre di Pat. Cu dauil dura Lion une tLauée entière
Le corps de ^^^^ Arthur fait transporUT à 0.imaal(ith tH di^f»09fir eplftudidi'raout
Piilamëde Irons- dans la viaistre l'gltse, nommt^o Veglùif de S. Ettcnne*, le oofps r!i* l*al;i-
portéÂCamaa- nii\lp'. Il voulait faire lovor aussi, de Cumouaille. le corjis île Tnéinn
pour Ur pliippr à cMé Af fion j:rand émule : aiuui tout K» monde vifo-
drtiit À Camaalulh voir le; tiimbr'uii dos deux meilleurs clie\ii)ii>n$ dM
monde; mais ce projet n'oul pus de suite, le roi aym» apprJK à oiîi
époque ÏM le fait de Lanc. et de tu ro'yne Guenuevu ^. Depuis que PaU
lui'de, mort, t*e trouvait û Caïuaalotli. Gauvaiu ne vol onque puis tt<
antrvr : par là au r(n:unnul qu'il avait tUL^ II* ciJUdin) cbt.>valjer, ce dont
il (j'tilaii toujours dèfeudu Jusque-là; bL'aucoup Iti prirent en Imiue h
cause de ce meurtre, et notamment les membres do la lignine du rui Iton.
GÛi. Hobort, e'iîtaut repo&é quatre jours, est prié par le roi de
raconter* les aventures qu'il a eues pendant la quête du saint Gnuil.
comme la mort de Peii:eval et do Oatuad, et l'aventure « cl atfaiui^e
range a de la serùulz Perxeval y«e iluec fut ", ansi corn on le m'ai a/rUe: ».
En ce moment entre le elenr qui mol par éerii les ]nor\eilleu<ieii aven-
tures trouvik's par les chevaliers errants, el Bohorl raoïnta tout ce qu'il
t>e rappelle.
605. Arthur rente à. Camaaloth pendant trois mois. Marc a quitté le
cliAtcau de la Gairiere pour se rendre cliez Arthur ol lui crier mereit. Il
a liDO grande confianocî dans la gi^iièiitsUi' bien c<jnnue di* ce pnnr,e,rt
espère qu'il lui donnera œun boin oonsoil nn sa povrelHt.
60G. Les chevaliers d'Arthur, fatiguoj' de réterne! deuil, ou cniipormt
des suites fâcheuses pour la ronommiV* do la cour, ol représentent au
roi que, s'il a perdu de brillants chevaliers, Ijincelol lui reste A\fC
Bohort, Hector, BUoberis et d'autres : qu'il cease donc do su Uvnir
chsgi'in, et qu'on aille dès le lendemain à la chasse.
G07. Le roi y cousent, et Ton va cha«»er. Un cerf entraîne u>ut 1«
monde. Blioberis en proHttî pour retenir Lancolot, à qui il veut dini
une parotle : un peu indis^posé la veille au s^oir, il s'était courbr |Hiur
dormir « an une des chantfre Ia roi si priveemani que nul ne m'i savtfU
leant »; aiiii-i il avait pu entendre tme conversation d'Apnivain avec
Mordrel : les deux frères comptent rtWéler h Arthur Iiy amours de
Lancelot et de (îucnièvre. Une guerre, dit Blioberis, serait très déplo-
rable: quinze cbevaliers de lu lignée do Ban simt morts peiidanl lu quête,
et on no pourra plus compter ni sur Tristan ni sur l^alaniédi* J^-incrloi
confesse son amour pour la reine ; cet amour (pii déshituon? la lign^»
est dû, dit-il, aux enchantements de la dame du Lac; au resie. la
1, WnnMMtraoTcinisttfchiiniw.
9. Vox. i M«.
•. Dm Toit qM DOtrr imnRCdr ne w seal pu II «oonge âa blra imuiNirtat la «adamA*
Trtotu à OiiBUloUi. comma II rkut <I« le tUn iM»ar PsliuiiMe, 4mu l'iJiKatton «vld«IU« <to IMl
MitiMiitrer dau U eftl>lt)ilo •t'AtUiiiT
4. C'eaC {oiur 1b dousUmc fub ilaaa ce ma.i Toy. g 6r& et et. |g «01 el il*.
a. c(.f aiSH-
— 417 —
guerre ne lui fait pas peur : les ineilleurs chevaliers du monde et du
royaume de Logres se rangeront de son cùté. « Mais si le roi vous
surprend? — Je saurai me parder, comme je l'ai fait jusqu'à présent. »
A ta prière de Blioheris, Lancelot promet d'être prudent.
608. Arthur, mieux monté que les antres, jirend les devants sur eux
en poursuivant le cerf, qui so jette enfin dans une fontaine; là il est
tué par le roi, dont le cheval toml)e mort d'épuisement. Arthur sonne
trois fois du cor, mais à la place des chevaliers, qui sont trop éloignés,
arrive le roi Marc, qui, traversant la forêt jiour aller à Camaaloth, et
entendant le son du cor, espère trouver quelt|n'nn de la cour auprès
duquel il puisse se renseigner; il n'a d'armes que sou épée. Les
deux rois se saluent sans se reconnaître. Ayant demandé des nouvelles
d'Arthur, qui se nomme, Marc se jelte à ses pieds et implore son
secours : ses liommes, dit-il, l'ont chassé et lui ont pris sa terre, uni-
quement parce qu'il avait tué un chevalier. Arthur, ne se doutant pas
que c'est le roi de Cornouaille, lui promet de l'aider et veut l'amener à
Camaaloth, eu le prenant sous sa protection contre ceux de la cour dont
le fuyard dit être haï. Marc ne se nomme qu'après que le roi Arthur
lui a garanti qu'il n'aura rieu à craindre en Logres, fût-il son ennemi
le plus mortel. Arthur, très vexé de s'être laissé ainsi surprendre,
recommande à Marc de rester dans la forêt, chez un ermite, afin qu'à la
cour on ne le tue pas. Enfin les chevaliers arrivent ; Marc se fait passer
pour un chevalier étranger, et Artlmr le conduit à l'ermitage.
Ce jour même arrivent Landunas ' et ses comi)agnons. Arthur leur Marc restauré
déclare qu'il faut reprendre Marc, malgré tout : s'il commet eucore des P*"" A*"'""^*
trahisons, qu'on le mène prisonnier en Lopn's pour être puni i>ar Arthur.
Landunas risque en vain une ohjection. Arthur dit qu'il fera savoir sa
volonté aux Gornouaillaispar une lettre {[ue leur apportera un chevalier,
accompagné <lu roi Marc, et Landunas retourne en Cornouaille, où on
s'afilige beaucoup de la décisitm que vient de prendre le roi Arthur.
Au bout de dix jours. Marc repart donc pour la Cornouaille; il est
accompagné d'Ivain. le fils d'Urien. Ses sujets le reconnaissent, d'assez
mauvaise grâce, pour seigneur, et lui, de son côté, prête le serment de
les bien gouverner.
609. Dinadan. désolé d'avoir ainsi perdu sa peine, et craignant la
félonie de Marc, retourne en Logres. Il prend terreau Chasieldont Port
et se rend vers le manoir d'un chevalier, son parent. Il descend à une
fontaine, où il s'endort ; dans son rêve, il se voit attaqué et tué par deux
bêles féroces : il se réveille en sursaut, très effrayé, se signe et prie le
ciel de le protéger. Au soir, il arrive chez son parent; c'est Ârin, son
cousin, qui le reçoit avec une grande joie et à qui il raconte ce qui s'est
passé en Cornouaille. Dinadan est toujours chagrin, préoccupé de la
mort de Tristan et do son rêve, qui inquiète aussi Arin. Il ne croit
pas devoir accepter l'invitation de son hôte de rester avec lui quelque
temps : on ne dira pas qu'un songe l'a intimidé à ce point. Il part deux
jours après. Arrivé a demi jornee de Camaaloth , il jireod a son conduit
une demoiselle qui attend, à l'entrée de la forêt, que quelqu'un vienne
I. Voy. S594.
LosKTH. — Tristan. 27
— 418 —
qui puisse raccompagner. Elle dit être partie de Norhonberlande pour
la cour d'Arthur, a6n d'y voir son frère malade.
610. Un chevalier les rencontre et dispute la demoiselle à Dinadaa.
Après avoir vainement décliné la joule, celui-ci laisse courir son cheval
contre le nouveau venu, ([ui n'est autre que Brehus : tu li livre gue de
l'Uloire don .s. Graal paroUe font mansiont de lui, ...et por la grant viUH
nie de lui an parolle tu li livre qui de la halte istoire don .s. Graal sont
extrait. Ils se désarçonnent l'un l'autre, puis chamaillent; tous les deux
sont aike d'une force et voudraient liien cesser de se hattre. Brehus se
retire peu à peu vers son cheval pour y monter et attaquer ensuite
Oina<lan, qui, comprenant ce manège, court monter lui-même : a Vous
savez plus que pain manger, lui dit-il ; mais cette fois-ci vous ne
m'attraperez point. » Bn?hus renonce alors à la demoiselle. Dinadan,
ajtprenant le nom de son adversaire : « Quel diable, s'écrie-t-il, vous
fait donc vivre aussi longtemps? Je regrette bien, ainsi que tout le
monde, (pie vous ne s<iyez |>as mort! « Et il veut reprendre le combat
pour venger tos le monde. Brelnis lui fait dire son nom et l'accable d'in-
jures en lui renvoyiintsaiiueslion: t Quel dialtle vous fait vivre? Voxfust
tos jor, Dtjn.y dnlaiit, chaiti, noiant , couart, jrngleir, madisant, inapar~
lier! Ont^ue, voir, n'oiy si honie latigiw cmn la i^ostre! Les iirud'hommes
monrcni, el vous, le maiiviiis. survivez toujours ; ce ext damage por tos le
monde, griynor (ju'il n'est de mnil » Dinadan, tivsen colère, exige un com-
bat, mais Brehus refuse : « Bats-toi avec tuu écuyer, si tu veux; moi, j'en
ai assez! »
6H. Survient une dame avec une grande suite; elle désire savoir
pourquoi les deux chevaliers se sont battus, leurs noms, etc. Dinadan
lui expliqufî tout. La dame saine avec joie Brehus : c'est Morgain , qui
l'aime, jinrce qu'il hait Lancelot. Elle le prend à part et se plaint de
n'avoir pu ironver un chevalier assez courageux pour avertir Arthur de
sa honte, Ions craignant Lancelot; « mais, ajoute-t-elle, il mevieuiune
idée: si je chargeais Dinadan, (|ui s'en va à la cour, d'apporter au roi, de
ma part, une lettre dans lai]uelle j'ai tout révélé? » Brehus l'approuve,
et elle donne à Dinadan la lettre, qui, dit-elle, lui a été remise par un
chevalier de Norgalles jiour qu'elle la fit parvenir au roi Arthur. Elle
ne veut pas se nommer et part avec Brehus, qui refuse définitivement
de se battre avec Dinadan. Jlais la demoiselle fait savoir à celui-ci que
cette dame est Morgain, et, arrivé à une vieille maison déserte, Dina-
dan, qui se plaint à son écuyer do se sentir indisposé, descend et lit la
lettre : A tog, roi Artu, qui aignour Es de Bretaigne la grignour, etc.
inadon mortel- G12. Bendanl qu'il maudit la mécliante femme, Agravaiu et Mordret
lement messe, arrivent; ce sont les deux ennemis mortels de Dinadan, non pas qu'il
eût mérité leur haine, mait par la grant ftllonie qu'il avoicnt hcrbergiel
an lor cucr. Ajqu'enant son nom, ils se retirent et se consultent :
« Voilà une belle occasion de nous venger, dit Agravain; la cour le
croit en Coniouaille; nous pourrons donc enfin punir celui qui nous a
si souTent di'shonorés. » Et, malgré les instances de son frère, qui
craint la bravoure de Dinadan, il délie leur ennemi. « Qui ètes-vuus? n
demande Dinadan, cachant son iu(|uii'tude. « Al cop resevoir le sawreit
— 419 —
roî, réplique Agravain; montez! ou jp vous frappe sur-Ie-clianip. »
Dinadan se !^CDt gagner par la colère, munie et dt5$arronne J'aburd
Agravain, puis, en rompant son glaive, Mordret, apré.-! quoi il part
avec la demoiselle. Lorsqu'ils sont arrivés eu vue de Camaaloth,
Dinadan, repris de son malaise, descend pour se reposer. La demoiselle
ne veut pas le quitter; elle lient à la main la lettre (|ue Dinadan avait,
laissée pour jouter. En ce moment, les deux frères reparaissent.
Dinadan, averti par son écuycr, monte à cheval. Fatigué conmie il
lest, par suite de son combat avec Brelius, il ne peut longtemps sou-
tenir les coups que lui portent à la fois ses ennemis mortels. La (\?moi-
selle et l'écuyer regardent en pleurant ce combat inégal. Dinadan
commence à reculer; les agresseurs, se disant qu'il est a//fj, l'assaillent
de plus belle. Mordret le suriirend enfin a la traverce, le tire par le
heaume et le fait tomber de cheval tout étourdi. Agravain saute à
terre, a lor souHete a Dyn., après lui avoir arraché le heaume, lepant
é^nt haber, a U boule Vespee on vantre. Le blessé jette un cri , se recom-
mande à la merci du ciel et étend ses membres. Les meurtriers parteut
en disant que désormais Dinadan ne leur fera plus jamais honte, et
vont prendre leur logis dans un château dont Arthur a fait cadeau à
Ivain, ûls dUrien.
613. Us rencontrent Hector des Mares, qui vient de ce château. Une
reconnaît pas les frères, «pii ont changé leurs armes; eux, de leur côté,
désirent l'éviter, étant en mauvais termes avec lui, et quittent le
grand chemin. Hector s'en étonne, soupçonne qu'ils ont peur et envoie
un écuyer leur demander qui ils sont et pourquoi ils se sont écartés de
la route. Us disent être des chevaliers de Xorhonberlande. qui ont voulu
se sou.'îtraire pour cette fois à la joute, et Hector reprend sa marche.
Agravain et Slordret arrivent chez Ivain et lui racontent les amours
de Lancelot, inconnues à. leur hôte, qui en est très fâché, et déclare
qu'a moins d'y être forcé, il n'aidera point son .seigneur lige en cette
affaire.
Hector, attiré par les pleurs do la demoiselle et de l'écuyer, vient à n^^^Han
Dinadan, qui se meurt. A sa prière, on lui raconte re qui s'est passé,
et il se reproche d'avoir laissé échapper les deux chevaliers; apprenant
le nom du blessé, il éprouve une vive douleur et se lamente : « Petit de
tant aveit durcit après le vostre chier ami monsignor T! n Quant Dyn. ol
parleir de Tr., i7 ofvre les eulz et exprime sa joie de voir Hector assister
à sa mort ; puis il dénonce les deux frères et prie son ami de le faire
porter à la Table Ronde ; s'il succombe avant d y arriver. Hector priera
Arthur de l'enterrer à côté de Palamède, son ancien compagnon.
Hector le fait conduire sur ime bière chevalerescf. A la nouvelle de
l'arrivée d'un nouveau mort, le roi .4rthurest aflligé. Lancelot descend,
et Hector lut dit que c'est Dinadan. que Lancelot embrasse en pleurant.
Grand chagrin à la cour. Hector dit les noms des meurtriers, porte
Dinadan à la Table Ronde et lui dit qu'il est là où il avait désiré venir.
Dinadan regarde faiblement les assistants et dit qu'il a maintenant ce
qu'il veut. Il recommande son âme à la grâce de Dieu, engage les
compagnons à prier pour lui , demande qu'on le mette à côté de Pala-
mède, se signe, se recommande à Dieu, en pleurant, et meurt dans les
Dinadan.
— 420 —
bras de Lancolot, qui lo maintenait dans ce moment suprême *. Grand
deuil. Le lendemain, à midi, Dinadan est enterré à c<)té de Palamède.
La nouvelle arrive an château d'Ivain; Agravain et Mordrain pré-
tendent être les victimes du mensonge et de la calomnie.
614. Au bout de quinze jours, Arthur est décidé par ses chevaliers
à aller chasser. Lancelot, que Guenièvre a vainement tâché de consoler,
est chagrin et distrait à cause de la mort de Tristan et des autres. A la
chasse, le roi s'écarte en poursuivant un cerf, et rencontre un écuyer
saignant et Tuyant un chevalier; il le retient, en promettant de le
protéger contre celui qui le poursuit et qui arrive aussitôt; c'est Brehus,
qui vieut de tuer le frère do l'écuycr, un chevalier qui était son ennemi.
rthur apprend Après une joute indécise, Brehus apprend au roi que la reine le trompe.
38 amours de Arthur se loge ensuite chez un vavasseur ([ui , sans le connaître , lui
Guenièvre. raconte les amours de Lancelot. Le roi rentre à Camaaloth, où les
chevaliers de Sorelois et de ta Terre gasto envoient lui proposer un
tournoi contre ceux de Xorgalles et de Northumberlande. Lancelot
refuse d'y aller; le roi fait venir Gauvain, qui lui conseille de ne pas
provoquer la lignée de Ban.
i fontaine qui 615. Lancelot part secrètement ])onr le tournoi, et trouve â une fon-
pe guérit plus taiue S<'gui-udes avec une demoiselle. Celui-ci lui raconte, à propos de
après lï^mort l^*^unt*ii"'i q"'"" roi païen de Camaaloth, Camaalis — de là le nom de
de Tristan. la cité — avait jadis défait l'armée chrétienne de Joseph et de Nascien
et chassé les chrétiens devant la Tour aux Géants, située près de la fon-
taine, où l'on v(nt aujourd'hui une autre tour. Un coml)at singulier
entre Camaalis et Xasoien fut lixé. Viw- voix dit à ce dernier d'enfoncer
son ghiive dans la terre : une fontaine jaillirait, qui guérirait les bles-
sures jusqu'à la lin du Uoi aventureux, mais cette vertu, la fontaine l'a
perdue, dit-on, depuis la mort de Tristan; c'est une des merveilleuses
aventures du saint GraaI. Cependant Lancelot lient l'engendrement de
la beste glatissant pour plus merveilleux encore, et Segurades le lui
raconte, à sa prière :
tiistoire de la La Qlle du roi Ypomenes aime son frère, qui la repousse, voulant
\"besiel%lfs^- B'*"'*^'" ** chasteté pour jilaire à Dieu. Klle va se tuer, lorsque le diable,
tant. ï'ous la forme d'un bel honmie, lui (iromet de l'aider si elle veut lui
accorder sou pucelage; elle y consent, aime désormais le diable et liait
son frère, qu'elle veut mettre à mort. Le diable lui conseille de trouver
moyen d'accuser son frère d'avoir voulu la prendre de force. Elle réus-
sit, et le roi emprisonne son iils. Les barons le condamnent à mort, el
la demoiselle exige qu'il soit livré à des chiens c/famez de. VII. jour. Cela
est exécuté, ajirès que l'inculpé a iirédit (pie sa sœur mettra au monde
une bête dans le ventre de laquelle glapirtiut toujours des chiens pour
rappeler la honteuse mort qu'elle lui fuit subir. La demoiselle accouche
de la bête; ses dames en meurent d'épouvante. Le roi la force entin do
tout avouer et la fait mourir. — Segurades est blessé ; c'est pourquoi il
était venu à la fontaine. Les deux chevaliers passent la nuit dans la
tour et se séiiareni le lendemain.
1. Cette mort <le Uioftdnti, de la iiinln d'Airravaio et ilc MurJrct, annoQC*!e «laaa les mss. de U
TL>nlon i'yrli(|iic(roY. | 'ib^), est ntcoiitdi- iculcmeiit dans ?ilUO.
— 421 —
616. Laucflot tnmve uno tlonmisello qui so plaint do la coiiardipc
d'un dps clipvalirrs d« la maison d'Arthnr : it devait IVjidUscr. ci elle
s'était hrouillôe avoc son père pour l'amour di- lui. Elle se rendait au
tournoi avec sou fiancé, quand un chevalier les renc<mtra et réclama la
demoiselle, qui fut lâchement ahaudonnée pur son compagnon. Le
nouveau venu se voyant n'jioussé par la dame. lui avait permis de
s'en aller. — Lancelot lui dit son nom. Pcuaprès. ils rejuipuenl ' le che-
valier nui venait d'être refusée: c'est Lucan le Imutillier, nui a chance f'*°celot, Luca
«es armes. Il dispute la demoiselle a Lancehtt et joute avec lui. Lan- fort.
celot enlève Lucan hors de la selle, le jette par terre et s'en va avec la
belle, qui lui dit que l'autre chevalier s'appelle Erdoant le fort.
« Oui, dit Lancelot, c'est un chevalier hien couard. >» Itientôt ils l'at-
teigneut. Erdoant . voyant que la demoiselle est maintenant avec un
autre , a le courage de la réchimer, Lancelot feint d'avoir peur, refuse
de jouter et propose de la placer entre eux aliu qu'elle choisisse.
Erdoant accepte, se croyant toujours aimé. Elle choisit Lancelot
et .^'éloigne avec lui. Erdoant les poursuit : Lancdot refuse toujours de
se hattre et laisse Erdoant l'inmener la demoiselle, tout en ne les quit-
tant pas et en .<'amusant de celte petite comédie. Survient Lucan, qui,
ayant appris par Enloant re qui s'est passé . se dés<de d'avoir été
désarçfmné par un chevalier aussi poltron. Il rt'clanie la domoi.-:elle;
cette fois, Erdoant refuse, mais il est renversé. Lancelot intervient et
abat Lucan.
617. La demoiselle arrive avec son prot(»cteur, au Chaslel gai^
qu'Arthur avait donné au roi d'Irlande, nommé le Morhout. Lancelot
y a été déjà, et on s'y loge. Arrivent aussi Erdoant et Lucan. Uincelot
prie ce dernier, dès qu'ils se sont reconnus, de ne pas h* faire connaître
au tournoi. Lucan h' lui jiromet et dit à Erdoant qu'ils ont été désar-
çonnés p?r le plus grand poltron du royaunn* de Logres : Lenadus le
eouarl. Erdoant a entemlu raconter comment ce Leriadus avait été
(iechevauché jiar la demoiselle chenue dans une grande fête célébrée à
Camaaloih, et il pnniiet à Lucan de li-s venger tous les deux.
La denioisirlle raconte à Lancelot que le roi Arlhur s't'tait logé chez
sfm père, qui, ne le cruinaissant pas encore, lui avait dit la vérité sur les
amours de la reine. Lancelot déclare «pie la perspective d'une guerre
avec le roi ne lui fait point peur. Le lendemain, ils parlent, suivis de
Lucan et d'Erdoant. (jui provoque Lancelot et est renversé par lui. Au
soir, ils arrivent à l'endroit du tournoi, où Lancelot réconcilie la demoi-
selle avec son père, qui était également venu.
Gif*. Lancelot ne jirend pas part auz respres du tournoi. Le leniïe-
main. il -^e range dueùté dt'S gens de Sorelois, et .\rthur en fait autant;
les adversaires ayant dahonl résisté avec succès, furent complètement
vaincus le lendemain, grâce aux compagnons de la Table Ronde et au
roi Arthur.
6Ï9. Le tournoi fini, on retourne àCamaaloth. rt quant H voit Arlus Retourà
fut venus a Camaaloc, a il se fut rep'iseit une pièce dont tcvip , il fist crier Camaaloth
]. Id denx feailletl d'ane i-critare diflvrcnto.
— 422 —
unz tornoiemant an la plainne de Vincestre. Maix atanl se laisse or li conte
de cest chose, a commance a retorneir a parleir comment mesire Boor con-
tait a cort lez avanlure qu'il avait reiiz an la keste don .s. Greal * , a eom-
ntanl Agrevaint eseusait mesire Lanc. az roi Artu dont fait de la royne
Guenuevre, a quant Agrevaint ot rancuzeit la royne, li roi lez fit gaitict
parAgr.^ elAgr. les apiait tant qu'il tcztrorait ansanble... H ^in-^i, succinc-
temoiit, tout lo rrstir de Iti Mort Artu t^sl aEïiicxr'^, jusqu'au iiassapi.' où
Laneclnt trnuve à l't'rmita^e Hliohoris, rjui deinorait leanl tôle sa vie. Et
l'arrarificur du uis. -4UHI turmino on renvoyant, pour tout ce qu'il a
raconté ici, au livre où la mort du roi Arihur est écrite^.
]. Rai-niiU' fli'iiT fois tli-jî: v..y. f;j :i7.» et «ni. — Il p«t poMililf* «jne îiïno reproiine ici, en
rabn^giMiit, K- t^-Mi- il,- ï.j.-*, .m l.i M-n r J,tti ïuit inimi-'Ii itffinent les repriK-lit;* alrCMjv^ par
Arthur il iiiiuvain 1 \>iy.f &7I, fin, tio;.-.
ï. CumiTiP liant P, l'.iii^. /tum. rf. /. T. i(.. V, 332 ss-, et l'imitrimé. — l,n Mari .4rlM «e
trouve iijniit.v :iii»-i iLiri-« 7-'i.-i vny. ( :>7I. Un, iin:i>i, oii elle {Mniit moïnt «br^-gco i^ue <lnns
SI4(M>, ctiliitisl,! Tuto/'i liiloiila (vi>y. $ :>; I iiot«-).
3. Il y n tiiiitc n])i),-miirti <|iii* l.i v.rr-i"ii i'>c.i l'ic dfiiin.-iiliiii-eâ In mort du roi Marc, jwit avant
U Mort trtii, (MUiiiif ■laii'* l.i Tuf. ISil. <'f. i; ,>rf, imto), loit ji|>rt», comme dans le ma, 'HO (cf.
I r.7!> n) et dans le .U<-WJm iod. G. l'.itis. [l. LXI, Llj.
APPENDICE
LA COMPILATION DE RUSTIGIEN DE PISE * ET LE
ROMAN DE PALAMÉDE.
6Î0. Rulirique du début ^ : Ci commetice le livre du roy Meliadus de
Leonnois, qui fu père au bon chevalier Tristan^ neceu au roy Marc de
Cornouaille, et premièrement de Brannor le brun, qui^ avott .17. vins
ans d'aage*, et comment il vint^ a la courl le roy Artus et amr/ia une
noble demoiselle avecquej lui, et comment il abati de coup de lance .XII. •
roy* et tous les chevaliers de la Tab. He., ne oncques ne le parent remuer
de selle. Et parole après du bon chevalier sans paour et de Guiron le cour-
toys et de Ariokam de Soissoigne, qui estoitjaiant, et des autres bons che-
valiers qui a ce temp^ eslnkni et des diverses aventures qu'il trouvèrent et
achevèrent a leur temps en la Granl Bretaigne et en la Petite Bretaigne.
Préambule^ : Seigneurs empereurs'* et princes et ducs et contes et
barons et chevaliers^ et vavas^eurs et bourgois et tous les preudommes de
O'stui monde qui avez talent^^ de vous déliter en rommant, si prenez
eestui* ' et le faites lire de chief en chief; si orrez*^ toutes les grans aven-
tures qui advindreut entre les*^ chevaliers errans du temps au roy Vter-
pendragon jusques au temps au roy Artus, son fîls, et des compaignons de
la Table Reondc**, et sachiez tout vraiement que cist livres*^ fut translatez
I. Cf. lesrmuinm» k la fin de I'Aa%Ta^. Pour les manas^riti (310, Ahb, 1163, »A7 i. 5(78-),
et les imprimés [\>r.ird . Janol). vor. la VTt'Urf, f 1-2. et ^ fi-W. l/analystf «t ilotinife. Jusqu'à
riaterpolation du PtilimèUf (v. | It-?^>|.f1'aiiri-s840, ci>m]Mré avec Ira nntrea.
t. Cf. P. Paris. Mis. fr.. Il, 3VJ; 111, ■'><>. — La ru)iri(|Ue m.iniiue <t tns 1163.
3. Cf commanef Vi/ttoir^ tte M'^ti rtut et de t:]fri>n U courtoi* et du ehfralier tans
paor. Et parti prrm emnent le mettra fui If lrnn<tat i dr Branor Ir brun, le rirt r/ieralier,
^ui, etc., S5A : c. c. rht/tfoire de t.tfroit te eourtoi*. Et parte, etc. icominc Z'ai), VcrarJ.
4. riut de eêHtan* d'at«ie., 3.'»S, Veraril.
5. Lfqutt rint n la ronrf itu roy trliiM a eomtwy ne d'une dnmnitelte arec tui,tfHi rnrnyii
ton rartet a ta court jiour xmroir x il y aroit huIz cheraliêrt qui roulMist jouxter 3.V». De
m. Yerard : acomp. tt'uue damiy^etlt pnur n'etprourer a l'encontrc des jeune* rtfralirrx a
Mcaroir tel quels t<toie»t Ir* plut yaillanx ou les Jeune.* ou les rieulx; et comment il Itt fist
par unç sien rarlet dfffier de par luj.
«. Atfatitt te roy Jt-lu.* et Mlll roy» et t. l. rA. de fa T. H. de coup de lance Ahh, (jni arrêta
iri o*ttp ro'jTiqrK <-t en itj ntte nui> autre airiADÇLiiit l.i viotiiro tli* llraïuir sur le* rhrrvuliers de la
Taille Ronde. Ver«r.l ; i/tiatorze royi qui et »a ntmffai^ni' eit'tient, piii», a\m% Innce, en ter-
minant la robrîi|Uo ; ht truiffe ledit tir rc •!' pluyi-urx'jra'tdrt ad 'tUfiures qui jitdis attrindrent
avjr cheralim errum.
7. Cf. P. P.iris. .Vvc. fr.. il. 3:.5.
8. S. e et nii* el ;ir I l>iS. «. e., royt, prinret, d'icz, eontet, bar-mt {ch-raliers Verard'.
viceutr*, bouriffoift et Wr. l-ni^ li-i pr. 3.ï;i, Veranl.
9. BaroHZCiiui.er 1 Itia.
10. Tat.rtdetfr:,:,1,. Ver.inl.
II. Bnuman*. /.rifn': r'\tity cy H^A. Verard.
12. .(i r /rooT»'.» ll'M, «ifl. piirtie de fiiuf. XerarA.
18. .4dr.j'idii aur Viîr.ird.
It. l'tetp. et du roy .1 . *<tn /S/;. Et *nichez Virant.
1%. Cestug l.dii. Verard i erstui rum<tnill*ii.
— 424 —
Au livre monseigneur Edouart * , le roi d'Engleterre. en cellui temps qué il
passa ouître la mer ou service nostre seigneur Dame iJieu pour conque$ter
le saint sépulcre, et inaistre Rusticicns de Pise, le quel est ymagines yei
dessus ^, compila ^ ce rommant. Car il en translata * toutes les merveitteuses
nouvelles et aventures qu'il trouva en cellui livre ' et traita tout certaine-
ment de toutes les aventures ^ du moj}de, et ^ si sachiez qu'il traittera plus
de monseigneur Lancelot du lac et de monseign. Tristran , le filz au roy
Meliadusde loonnois, que d'autres*, pour ce qu'ils furent sans faille les
meilleurs chevaliers qui a ce temps fur>'nt en terre *, et li maistres en dira
de ces deux pluseurs choses et pluseurs nouvelles que furent entre eux*^
que l'en trouvera escnpt en tous les autres livres**. Et '* pour ce que le
maistre les trouva*^ escrips ou livre d' Englderre^ si metraune grant^ ^aven-
ture toitl premièrement, qui advint a Kamalot en la court le roy Arius , It
sire ^^ de Brctaingne.
„ . j j u 621. £n ecste partie dit li contes, ainsi comme la vraie histoire le tes-
nor le brun"! " moigtie, qu'Arthur pst ii Gamaaloth, un jour de Pentoc6te**. A sa
cour il y a Iieaucuup tlo grands porsonnagos et maint preudomme^ et
proprement des compaignons de la Table Reonde, comme le roi Caraduc,
!(' roi Yon^'' d'Irlande, le rui de VEstroite Marche, le roi do Xorpalles",
le roi ù'Oultre la marche de Gallonie*^^ le roi des Frans, et tant des
autres que bien y furent .XIIII. roys; Lancelot, Tristan, Gauvain, Pala-
mède et Lamorat^" y sont (également. Après le dîner apparaît un che-
valier de taille gigantesque, conduisant une demoiselle qui porte un
riche drap d'or et une ctjuronne d'or, et dont le palefroi est couvert
d'un riche samit vermeil jusques aux talons; elle ne semblait pas chose
[dame 9'JJ mortel, mais chose^* cspirituel. Le nouvel arrivé envoie un
de ses truis'^^écuyers à Arthur pour provoquer les chevaliers à la jout« :
I. Odoard 11C3.
s. Imag. detonre l{fI3, qui kqI donne c«tte InuBCi dans 3&& et \>rard, II a*cn est pas pvU.
R. Ciimjiitr HKH.
i. Trenfaite 14fi8, car il translata ihâ, car d'icfHui livre au roy Edouart d'Jngleterm
tran»/ata il Veranl.
6. Tout. If X très mrrrrilltuse Horelles i/u'tl truevf m c. I. rt totet le grei nfneu r art-nfurt»
MRS; tout, les mrrteilleusn et adretiturez 350, t:ml, les merr. adtanturet qui sont en eesiml
I. Yernrd.
«. Les grandes nr. 35S. Et traitera tul[7\ son meemant (aie) de taule» les jrraits or. du m,
1463. — Veriird. gui abrt'ffp le reste du pruloguf, ne dimne \a» les cxpHrations suivantes.
7. .Vèf si s. liC3 : et sach. .H5&.
8. <,>ue de nul autre H63.
0. Que fussent a tour tem enterre 1468; qui a ce temps riraient Z^h.
10 Qu'ils firent ens iMO. l'bt*. nnur. miiRqiieut dans 3A-V /'/. ch. et pi. baitailles 1463.
II. Que ne trueveret e. en trestaus l. a. l. I4f.3. en autres livrin Sbb.
12. A*f innn<)ited. I4G8, qui.Hvnntff metra.Aonnv un mot ilIMblc (atésT); 3%b ponrsnit ajosi :
{autrez lirrezi et atisxt d'autrez de leurs fait, de quay n'est nulle meneion qu'eu eestup Urre,
£M'> Partir d'ifi Verard est d'nrcnnl} raeompte première ment le maitire d'une merreiUruse
adreature qui jadis adrint au roy Artus {eu la court du r. .é. Verard | . par unçjour d«t
prnthecouste en sa rille de. Kamalot (au il ettuit, arumjiaignié de la plus grant part de set
barons et çentilt hommes Ycrardj.
13. Truere 1463.
14. Crandismes 1483.
li. Sire de Logres et de Or. 1463.
]A. Ot épi»<Hli.\ qnl a éb5 utill9<< |>ar lems. !i!l (fofiHTc, rf. p. 3(1. note), fnrtnr aoail lefoml da
poème en prcc inciycn pulilié, d'après vnn di-r Haften , dans Kr. Mirhol, Tristan , II, 371 as.; cf.
i-î-de9ium!i- 3f n'en ni paît trourt^ trace nlllcu» ; lur Brnnnr, cf. | tiSO .i.
17. Ce nom manque dnn^ 30.').
18. 14R3 ajoute : le ri>l de N'i>rli<>l lande ; U'J njout? : le nd de Norhelnnde et le r»l R.idemaga il«
Oitrre.
19. !>3 : Oultrr la mer de Caltnnur.
30. ti» duiiiir au Ik-u de I.ininrat : Dllotiori?, Daliort, Hector.
tl. Mais espirituet, Zh\\eTxr*\,
tî. /;«Hj: MO, 3»&. Ver.
— 425 —
le vainqueur doit possédor la demoiselle. La cour est vivement étonnée
do cotte audace. Palamède sort le ipreniii-r. avec la permission du roi.
Le chevalier lui demande ^tm nom , dit qu'il a souvent entendu parler
de lui. et déclare qu'il ne veut pas d<* rnml)at à l'i-pi-e s'il parvient à
désarçonner son adversaire : « Je poserai, dit-il, cette mt'-me condition
à pluseurs de leans '. » !>ans daifrner jtreudre une lance, il renverse, par
la force du choc qu'il produit, .successivrnienl Palimn-de. Gauvain, à
qui il demande son nom *, Limurat ^. (Taheriel, lïohort. Ivain. Sajrre-
mor, Blioheris, Segurades. Saphar, Hector. Guivrct de Lamhalle *; de
ces douze chevaliers, neuf furent pravement hlessés ''. La cour est
émerveillée. Tristan sort iHiur venper ses camarades. Le chmalier lui
demande qui il est. l't lui dit qu'il aurait évité de jnutiT avee lui, si la
demoiselle ne l'avait oldij:é di' se battre avec tous les compa(:nons de la
Table Ronde, mais qu'au moins, pour l'honorer, il prendra une lance.
Tristan est renversé et blessé à l'épaule pauche à li'iiaule. 9y'. Lan-
colol s'essaie ensuite: ajqm'uant sou nuui . le chevalier dit qu'il désire
depuis longtemiis se mesurer avec lui. et que, pour le cnuihattre, il
prendra une lance, i-tiuiuit* tout à l'heure il l'a fait jpour l'amour de
Tristan*. Lanc»*liit prie à son tour le chevalier de se nommer; celui-ci
répond qu'il lui est p()Ur le moment défemlu de dire son nom , que
Lancelot saura prochainement. « mais, dit-il, vous net il. n'en avrés
guerez preu quant ce xera' . » I^ncdot est renversé ; à la cour on le cntit
mort. Maintenant, Arthur ilemande ses armes " ; il veut jouter, inalf^ré
Guenièvre. qui meuact' de se tu*'r s'il ne renonce pas à aller a sa mort^
et malgn* tous les autres^. ïj^ rois*" et les hamus se font l'jîalemenl
armer et montent à chi'\al jiour suivre Arthur, qui s'avance tout seul
vers le vainqueur. A la cour, on prie Dieu p<uir le roi; Guenièvre se
retire, désespérée, dans sa chambre, où ses dames la consolent. « Etes-
vous fantasme ou enchantement ? » demamle Arthur au chevalier, en
menaçant de lui faire honte et deshonneur**. L'autre, apprenant que
c'est le célèbre roi. répond : « Vous auriez tort, car je fus grans amis
au roi Uterpendrapon. votre père, et je lis jadis plus pour lui que pour
aucun autre chevalier de son hôtel. Je vous aime assez pour l'amour de
lui, et je vous rendrais volouliers mon épée si je pouvais me dispenser
do la joute. » Arthur, pensant que c'est aucun ancien chevalier de. eculx
de la maison de son père, lui demamle sou nom et sou estrc : « Mate-
rnent, lui dit-il, m'avez ci moustré que vous fussiez amis mon père et le
mien, gui estes ci venus pour mon hostei mettre a honte. — Quand vous
I. Duo» 99. U [irie Pil.. <i celui-ci est renvera<î. de ne lui ilemamler ptui rfr mn ettrf.
S. Mais 'isns 9'.< il tuï •lit ; > Si Je n'avait runnu rutri» père, }ti n'auraif ikih pris une l.iii» prtnr
TOTis abattre. ■
S. Le rheralier à U cotb* mil tiill^. au lieu «le Lnninrat, djni 9^, iiuî p<)urtAnt iatrmluit (ilus
loin ce diirnier, ilunt Ia oiurt a <>tê ncontve plus haut <Iaii< le m«.
4. Gaherift de !.. .îirt. aiô. V«r. — 99 iMrto rfr /.amft'ii', avoc liu-une indi'j'it-e du iin'uoin.
i Furent dêsarfonnéfl par Vaneifn rh^tatifr i^^^, AUh, Vei.
G. Cotte •lemicre rcmiiniue n'nt pandARS 9'.*-
7. 93 : .V.iii r<)Mi n'rtKrei gairrt apria <iti:in* e< sera, -il'*, 355, Ver. ; .W«i* dr cf voui Hg
ares gnrrfi de prea.
9. L» ptêmo çrec. (|iii commence p-irl'.ipparltîofi ^In •'Fi<>v-:ilierîni'->nnu â la cunr, atTrele môme
fond que RiMticiea, laiis dilTi-r^' pir K*i iPtuli ; -.ûn-ii ii.ileh xit J-mte apr^f «ivivaiti, et Lui<>'lot
olitient de Trltwn la p.*riiiissi.i;i de Jouter av.int lui. ^rtliur se pre^-'ule aprî-. e:)T. inai-t 1 1 Joutti
n'a pu lien. PuU le v.iin'(u«ur, ifii a'.i v-t-ilu ui dire i>a n<im ni dôo-iut-rir son visige. seo->urt
la demolseUe; vuy. cl-dcunua.
9. Dans 1483, 99, il Jure, arec colère, qu'il ira Ji')ater.
10. Um .XII. rois aift. Soi, Ver.
H. Dau 99, il nemtiiaoe pis, et la r-pliquc da chevalier cantmcnee par iei mntt : Je fas, etc.
— 426 —
sanrpz le fel, votre hniol aura honneur et non mie honte; quant à mon
nom, je vous lo ft-rai (■ciniiaitri.' sous |n?n, n et il s'oxcuso di* se dissi-
muler ainsi. Le roi s'élnigno pour joutor; son îidvorsaire l'abat avec la
lance iiristî en sou honneur, et le blesse enmi le pis. Les spectateurs
croient qu'Arthur est tué. (lauvain , Lancelot, Tristan et d'autres (les
autres, 340, 'i^h, Ver.) chevaliers s'empressent d'aller lui 6ter le
heaume; il ouvre les yeux et exj)rinie sa stupéfaction de la prouesse
incroyable de l'inconnu *. Puis Garadoc va jouter, richement acesmez;
il se nomme, à la prière du chevalier, qui, encore, ]jrend une lance,
surtout pour rendre honneur à Arthur. C.arailnc, lui ayant indiqué les
autres rois présents, (pii , dit-il , viendront jouter à leur tour, est ren-
versé et jîrièvenient hlessi'; ensuite est désarnnnné le roi Yiiii^, et, tjue
vous en diroicjel Tous les (piatorze rois eurent le même sort, et plusieurs
on furent blessés. Le vainqu<'ur drmoura puis une granl pièce, mais
voyant (pie personne ne se présente plus pour jouter, il ûte et donne à
l'écuver, avec sa lance, son éru , tpii l'st pins grand de la moitié que
ceux des autres chevaliers , et estoil mipartis de blanc et de noir [et de
/onc340, 3n5, Ver.]. Il va deviint Arthur et lui ilit qu'il n'a pas porté
les armes depuis quarante ans, qu'il eu a lui-même cent vingt^ et qu'il
est venu ]iarc(^ qu'il di'sirait éprouver, avant sa mort, les chevaliers
d'Arthur, plus renommés qiu' le-; antres, et savoir li quel estaient meil-
leur chevalier, ou li ancien ou li nouvel. II ajoute tpie deux cents cheva-
liers d'Arthur ne seraient pas capables de soutenir une joute avec les
deux chevaliers de jadis, llerlor le brun, li ainznés*^ \e meilleur
chevalier de son époipie, et ^ son lils, liG3), Gakhont le brun:
« Voireiiient fu cestui le meHl''ur chevalier^ du siècle a son temps^; des
autres assez ne vous di Je mie, >jui furent plus nouviaux'^^ et des plus
anciens, comment fu Phehus, rjui de haulle chevalerie pa^sa '.pa^se 1 i63)
tout le monde. » Il refuse encore uni' fois de se nommer, et répète qu'il
mandera son nom et son estre assez tost'^, et qu'il est l'ami et le bien
voulant lin roi. Il exprime ses re}.'rets di^ ne i)Ouvoir accejiler l'invitation
d'Arthur de rester quelques jours à la cour. « A'ons nous dires, lui dit
celui-ci, liquel furent bon chevalier anciennement . » Le vieillard s'en va
avec la demoiselle. Arthur et les autn-s se font soigner. Personne ne
sait rien sur le vieux elievalier ni ne peut imaginer qui il est. Comme
le recommandent Tristan et h's autres, Arthur fait mettre par écrit tout
l'afferc de cesle aventure, sans connaître le lu.mi du héros; m^s le livre le
nous nommera ci après (f" ■{]. FA sachiez [lot voiremant. 1463) que ceste
nouvelle [et 1 iG3) aventure, qui'^ veull {lousist 14()3j regarder le
temps et les aventures qui avindrcnt par le temps*^, cesle ne serait pas lie
I. 1.0 rciti- (le If^jiiîtinli'. il m*, ni', c-it ii'T.ln ilaii" mn' Lh'Hii-, «|iii va ju«|ii'.i h cinvcrMllon
dp IIlil''>^■vi^ jivnr l- ni il" N tj illri -t 1. m .l ■• av i:it l<- s.i'.inil onin'>;it 'le ro dernier ïtcc
Tristiiii; viiï. Il, -ili.
a. l '.•'■'■ ;ii''iti' : i.xji fil* i.li'isi:,! :ii.>it ; |i'i.. v' ,t A-;rii..ini iVn ■("■»(■, ijui fut «Ii-sarçonn»'.
S. ./ /, :i.>;i.t.;i .1- \ V - N.-r. . -■x x- .-v
4. C' iihit m ii;)iT.''l.i'i-! I iO;. - I'.itu ; ^1! :is, ,1. Jï C3l', fillt a.
r>. Vit. : a.i'- '■•■>'■> ■'■' /■'' '■ .■(.■ ■■■- . ■' , .■■■■
fl. ] i'i.i 1 l'un- <,■! ,' r if.n .-(.■* f.i ■■■ I -i ' ■ i r-hfitilirv da^rn-i' nilnri, liirn (f mritlor dr
fo; /.■ i-.(7<- Il >n-l I- i:.
7. l îti-î : If '■'■; ''' ;C '/'* ■ f"'''iif 'Il s il'"" n-iiir , f^>•. — Ver, : ftiii furent fie phis cirant
reno II. 'f ''f * I-!"' a.ii'--,i , .•!.■.
«. /■;,■•')■■■, .■'..■ •■ '■'{ iT.i- .'. •■•i".iiitii> iii'.s.
'.'. f^fiii luiniiiic ilms -iO
10. finir a II-»*, m- urnul ;'.1« 1 IC-, Ir fi-ii}ii ilr rr^'c, \n.
— 427 —
mettre en escript ou chief de cestui tivrej pourcc que teiz nouvelles sont-
escriptes en cestui livre aprcs eesle* qui furent assrz devant, mais pourcc
çutf maistre Hustidem le trouva '■ ou livre au roy d'Enyletrrre tout premiè-
rement et tout devant en fist il ehief de son livre pource qu'elle est la plus
bette aventure et la plus merveilleuse qui soit escripte en trestotts les rom maiis
du monde.
622. Le cimtetlit qu'à la cour d'Arthur «foi't venue ttne damoisel le tle si Aventures de
toingtainc terrecomme de Ltstinois, etavoit demuuré ala cort le ruijArtus ''anor.
bien ./. »ioyï, et lui demandoit tousjours aide. Eilee^t fille a une veufve^
dame, gui fu suer a mtms. Lamoral de Lislenois. Sa nuTO l'a envoyée
demander du secours contre un ])uissaut comte*, leur voisin, qui, à la
tOte de quatre 'cents chevaliers, les assiège* dans leur château depuis
un an. Bien qu'Arthur ait promis son secours à la demoiselle, celle-ci,
ayant vu la hravuure du vieux chevalier, quitte hi cour, sans prendre
congé, avec deux valets, ses comi)agnons, el rejoint cet inconnu. Elle
se jette à ses pieds" ; ému, il promet de l'aider. Elle lui expose l'alVaire :
« Je suis, dit-elle, la nièce de Lamorat de Listenois, qui moult fu bon
chevalier, [et 14G3) celui Lamorat se mourut avant que Vterpendragon, le
roy*. sans laisser d'enfants; ainsi ma mère hérita de sa terre, qu'elle
tînt lun(:temps en paix, mais, tout dernièrement, un jeune comte
voisin, fort ]tuissant, lui a pris toutes ses terres; il nous assiège, avec
quatre cents chevaliers, dans le seul château qui nous reste, cl nous
n'avons que cent chevaliers. Le roi Arthur m'avait promis son secours,
mais j*ai jiréféré le héros dont j'ai vu aujourd'hui la grande prouesse, »
L'inconnu répète qu'il lui viendra en aide, en ajoutant que, depuis jdus
de quarante ans. il n"a porté les amies et qu'il n'avait volenté de plus
faire d' armes : Lamorat de Listenois était, dit-il, son lion ami. On arrive
en Terre foraine, où l'on reste trois jours. Le lendemain, après (jue le
vieux chevalier a laissé la demoi.selle qu'il avait conduite à la cour, ils
gagnent le Listenois et réussissent à entrer dans le château assiégé. La
châtelaine hlâme, devant douze chevaliers, les plus 5a^f5 du château, sa
fille d'avoir amené co vieux au lieu d'un champion comme Lancelot,
Tristan. Ganvain. l'alamède ou des autres bons chevaliers de la Table
Reonde jusqun a .Ml. [chevalins, liO-'î. La demoiselle rassure sa mère
en lui rai.'onliint commen! elle a vu leur hôte désaremmer plus de trente
des meilleurs chevaliers d'.\rthur, et l'on va soi humilrr devant lui".
JjC lendemain, après dîner, le vieux chevalier se fait dire par la châtelaine
1. Cttle* qui rntujfrcnt q>ii furent. Ver.
9. ftellr n«î3.
4. IKins le poèmt kt**''. Ost l>; r>i ili.-» Ont Chevari»».
&. llfl-ï; — les «ntr<?* ■t'<r)iii>nl. ji-i cl, cl-i;>r.-<, oitui cent*, malsqtut» conta, k 1» desrrii'tlun
d: Ift Ij3l;iîi;c.
<. t)li'« fl li-iir< i-rr.t .-(i vi',i-r'<, a' -'iin 1 i':J. cf. ci-il.-<«.nii.
T. Daii« te r viii- i:r-v, i-f, [-'.'x^ !.i i:, >•'.> »'.> Iji'ï-s.- iiu vî>ii\ <!i.n;ilJer sur \c conseil fl'Arthor;
Icï détail* fciir ;.i il.iiii-;- V.f uv - v t j' t«.
». ./i . t" r'i;, l ' .;..-,; ..- .. ,..,(./,/ f.i.m.H 1,1. l/uf-r. l'i h-, 1 (H3.
;t. DiiH* Ici- '.■:ii- ■-■^." :. ^i :-. i.: ■ i ■ ; '.•: t ■-: r ■■:;;.■ |-..i7 . ■' l-- * -lii -Ii'i*.-iti: il iiVnvi.i*- |>,is
de inM*ii:", K «. >:■, :. ■. 1 - •. l::i. .iv.-- I - .i-itr.". I. •r*-\'i-' '. ■■. .i-^i-'-ir- n-U •.•■■■• -lif !■• V"''"- ■'■'
tliompïr*'>'. lu vi -i\ . ■■. r ni.- !- I ■ .r l ■-.■.:-,.:.-.■:., r . ;". ! > m ■■ ■ i ■ ; - ■ r. ■ '■ .1 -ii liii.
il rentre cJi r. lui *.-.- %.;;;..> .i ■ ;■■ -r it • ; ■ '!ii;. ■:!>.* .il 1 :ii -, , ■ i.- ■; ■;.■•■.! . ■ ! i i -n -t'Ue
aille i 1.1 ri.ur rv;in-î:ri' K'ilti- m r-i Mttiir t'/ ••;ï-i/xt;0/ •■//■ ■/ /.' F. ■ : ■ ' ■ a
nDltli>->Ie r;i.' iitcr ijuc le vù-u^ i-lK-vjlii.-r a |-T»iiiij c:'. i j'i t-'i .-n.i:;t 'le ■(i^.tu-r ;.i t- ir . — I iii
da [kieme fn'cc
— 428 —
que la domoisoUe lui a raconté la vérité r[uant au comte, (pii poursuit
uno cause injuste, et déciilo qu'un sortira le lendemain pour livrer
liataille. Il envoie vaiiieiuent un valet inviter le comte à cesser les hos-
tilités, et la sortie a donc lieu le lendemain. Le vieux, ayant attendu
que tous les ennemis, (jui sont au nombre de quatre cents — deux
bataillons contre un — prennent i>art au combat, les met en fuite; le
comte est fait prisonnier et , sur le conseil du vainqueur, marié à la
demoiselle. Ge comte s'appelle Guiot, el le nom du cliûteau assiégé est
Belloe.
Après un mois de w'-jour, Vancien part. Il rencontre, dans une
forêt, Sadocli, qui avait coutume de poursuivre les chevaliers errants,
il triomphe de lui et de ses vingt chevaliers. Puis il rencontre un vieux
chevalier et sa femme; Karados, un chevalier, a enlevé leur fille. I*
vieux clievalier' l'atteint, est vainqueur après un long combat et rendia
demoiselle à ses parents. Il les quitte le lendemain et rencontre un che-
valier, mené par quatre clievaliers, et sa dame, qui supplie le vieux
chevulier d<^ leur venir en aide. Il tritmiphe des quatre et conduit ceux
qu'il a délivrés à leur repaire; chemin faisant, le chevalier lui raconte
queieji quatre étaient ses ennemis mortels, ipii avaient tué son père mru
nulle achois'-m. Le lendemain matin, le vieux chevalier s'en va, avec ses
écuyers, a leur hostel , où il est bien reçu par sa demoiselle. Cette
demoiselle est la soMir de Sigurades (var. Sigurant) le brun et nièce du
vieux chevalier, et tout ce que vous avez oy advint au viex chevalier a ccst*
fois {['" \0]. Or vous trult compter le tnaistre qui estait li viex chevalier et
dont il fu ne:.., C'est liranor le brun, oucle de Segurades le brun. Il
est le chevalier le ])lus élancé de son époque et un des meilleurs; il
appartient à la puis.sant(i liguéi» a ceulx de Brun^ dont on parle dans
maint livre; de cette lignée était le célèbre Phebus.
Itrauor, rentré, envoie un messager à la cour d'.\rthur déclarer qu'il
n'a voulu ([u'éjirouver la force des chevaliers du roi et voir li quels
esluient meilleurs chevaliers, ou H ancien homme ou /i nouvel : il s'appelle
Branor le lu-un, le chevalierau dragon, et est le cousin d'Hector le brun.
Grand étonnenient de la cour, où on l'avait cru mort depuis longtemps;
(ui l'appelle maintenant le meilleur chevalier du monde, et le roi fait
ajouter son nom au récit de sa victoire.
62;î. Ce furent les derniers hauts faits d'armes de Branor; mais a
tant laisse li maisircs a parler de mons. li. le br et veiUt retourne'' U
maiitre Ituslieiensa acompHr- son licre des merveilleuses ^ aventures ' de
tous les bons chevaliers dit monde et traitera premièrement de point en
point sans riens adjoustcr 'ju'il ne face a dire setonc les fais qui en ce
temps advindrenl des "' barons d des batailles el aventures qui aventureuse-
mint advindrent, des batailles et aventures qui furent entre mons. Lanc. du
lac et mons. Tristan et (1. de) Loonnois et viaint auti'e chevalier, ainsi
comme vous orrez ycy après clerement, se il vous pîest a l'e^couter [V 10).
1. Ii-i iliint ^:i:i (f* fi), reiirisp tic quolriu*.*^ vpisodcs du rnmbat des chcv. d'Artb. contre Bniur
[1 fiMlilk't,^ ; tiiii-< mnm|ili- iruti fciiîllrt.
2. ./ rominl'-r 1 Ifi;». au roitiplir ^ir>j, u romptir Verar<l,
3. Itf tr«'\ iurriiltfiifr^ llUB.
4. fiut adiindrent a pliisieurx l>ont rAiM-u/ffri durant la rie du roy .4rtu$, et tratc'er».
Veranl .
b. Di'i hatnilift rt arfntiivfx i/iii furent entrr mimx. Lanr. el mont. T. de L. *15, Veriri;
et traitent tôt priaiieremvnl Urt mrlle[e\.* et mal ri>illan\e]e.t que furent entre m. La»e. ifM
lac et de m. T. Ig fii nu r. .V. de L. (nans |>lu9), 14ti8.
— 429 —
Or dit li contes que monseign. Tristan^ te filz \le] roy Mel. de loonnois, estait
venus ou royaume de l^tgres nouvellement en cellui an meïsmes qtiil avoit
pris a femme Yseult aux blanches mains. Si chevauchoit parmi une forest
qui estait toute la greigneur du royaume de Logres et la ou on trouvait plus
d'aventures. Monseigneur Tristan chevaucha tout cellui jour sans aventure
trouver ne homme ne femme ne maison ne recel. L'arrivée do la nuit le
force à descendre prés d'une fontaine où il s'endort, et où arrive Pala-
mède ', qui se couche sans voir Tristan. Entre ces deux héros il y a une
grande haine, datant de leur séjour en Irlande el née de leur amour
pouriseut. Palamêde, ne pouvant dormir, commence à se plaintire de ses
peines de cœur. Tristan se réveille et le défie; ils s'abattent l'un l'autre,
puis chamaillent jusqu'à ce que la lassitude les oblige de se reposer.
Survient le fils de Lac, lirandelis, qui leur demande la cause de la
bataille; sans réjiondre, ils rejirennent le combat, mais le nouveau
venu les sépare. Tristan déclare que, seule, la mort pourra le réconci-
lier avec son ennemi. lirandelis, ayant réussi à leur faire promettre de
ne plusse battre de la journée, les quitte sans les connaitn». Pulaméde
propose à Tristan de fixer un rendez-vous ou pltis desvoiabte Heu pos-
sible, où, sans être dérangés, ils puissent coml»attre à outrance. Tristan
accepteet laisseàPalamède, qui connaît le pays niieu.v que lui, lesoindc
fixer l'endroit. S'étant engagés à se trouver au Perron Merlin à un Jour
nommé, ils partent chacun de leur cùlé ; Tristan se loge dans un cou-
vent de nonnes, connu de lui; Palamêde va chez une tante. Au jour Combat de Tris
nommé, Tristan sp rend au Perron après setre confessé et ayant entendu ^'^^ contre Lan-
la messe du Saint-Es|>rit. Mais Palamêde, qui est tombé malade, ne jHçyUn.
vient pas. A la place arrive Lanceb)t, qui est en aventures. Après uu
long cnnibat, tes deux amis se nomment et* vont ensemble à l'hôtel de
Tristan ; cliacun a plus de douze grandes blessures. S'étant fait soigner
pendant un mois, ils partent pour aller à la cour, et trouvent, le lende-
main, dix chevaliers gardant un pont qui est de la Marche de la Gaule.
Tristan obtient de I^incelot la bataille, abat les dix et délivre trois
chevaliers prisonniers, Ivain, Sagremor, Agravain. Lancelot envoie
secrètement un valet annoncer à Arthur qu'il amène Tristan. Arthur
avec Gauvain et cinquante autres chevaliers va au devant d'eux;
on fait grande fête à Tristan, qui reste un mois et devient compagnon
de la Table Ronde et de l'hôtel du roi Arthur. Comment:'' Le livre n'en
fera ci mémoire .0* 1 i . Car bien le moustreray en avant ^.
6"2-S. Tristan quitte la cour pour aller en quête d'aventures^;
Lancelot olfre de l'accompagner, mais il vent voyager tout seul. Au
bout de six jours, marchant dans la Périlleuse Forist, il lomlif sur trente-
six chevaliers de la fée Morgain qui emmènent iirisonniers Uinadan
et Do<linel le Sauvage. Tristan triomphe des trente-six^ el délivre les
]. Pour répis»)'le suivant, voy. fl Cantarr di Tristan t t LaiirifloUo. p. par M. Bajnx, SceltÀ
dt Curioiità, lS7:i Ict. Hum., IV, Il2i ; Je cnii*, rutitrairoment à M. Itajna, tjuo IVpisixIc <lc
Rutkien et le |>cK'uie re(n<<iit«iit à une suarrc cummune. — Cf. le coiiitiat 3naloi:ue ilaus li'M'J,
oô c'est Agloral qui s.-[>art.- Tr. et I.,inc. (p. TÎ2),
3. Vcranl : fit puis t'en alitrtnt en uny moitat'eie qui prit d'illrc tsltit ; gairis. Ils vont k
la coar d* .Arthur, mais a tant se taist le compte d'eulx et commencr cy a parirr des faiti de
Cjfrom. le Courtois. Dca avuntures tirées du Patamid/r oecupeut en ciTct presque Umt le reste
de l'imprimé ; on commence par U victoire de (îuiroDSur le tK>n i:bi:vjliersanspeur(cf. p. tâu-l).
S. Promesse non rê^lîséî. — Cf. US -^^i '^^^'
4. Cf.Tressu, toj. su ^ 237.
». et. i 108.
— 430 —
(Ifiux, ù qui il refuse de dire son nom. Ils vont se loger et restent
huit jours ensemble. Lorsque Tristan est gut^ri, ses compagnons le
quittent pour aller à Camaaloth. Los chevaliers de Morgain vont rendre
compte à la fée de leur défaite. Dinadan et Dodiuel retournent à la cour,
m'i Arthur fait coucher par écrit cette aventure. Tristan se loge chez un
châtelain dont il avait tué le fils pendant son combat contre les trente-
six. Il est reconnu par une demoisolb* qui l'avait vu à la cour d'Arthur,
et on reuiprisonne. Palamède arrive ' ; voyant son rival qu'on mène à
la mort, il finit par se dire qu'il serait indigne de laisser mourir ainsi le
célèbre héros. Il le délivre, et ils se logent tous les deux chez un vieux
chevalier (f® 171. Puis parle le maistre d'une autre matière qui n'est peu
du livre {qui ne est pas d'une con eest lîG3), et veuU orendroit parler de
Galaad.
Galaad. 505 Cpiui-ci s'était logé chez le père de Dalides^, amoureux de la
belle Helaine del chastet du Plain. Le jeune Dalides s'en va après
Galaad quand il part , le force à jout(?r et est tué ; son père, qui , avec
douze chevaliers, l'a suivi pour empêcher le combat, arrive trop tard.
02ti. Palamède et Tristan quittent leur vieil hôte, trouvent Galaad et
se battent avec lui ; il leur reproche de l'attaquer tour à tour'. Crai-
gnant que Tristan ne soit, de la lignée de Ban, il arrête le combat : tous
se nomment et vont se loger ensemble. Un soir arrive Bannin, de la
Bannin. lignée de Ban; il était tout récemment venu en Logres et ne congnois-
soit pas gramment de chevaliers de son lignage fors que par o\r dire. W
leur raconte qu//elys le roux, devenu l'ennemi mortel des chevaliers
errants après la mort de son neveu Gaulas * de liojemont, tué par les
hommes d'Arthur, vient d'emprisonner Lamorat et Blioberis. On va les
délivrer; puis ou se quitte. Palamède et Tristan vont à la Joyeuse
Garde.
()27. Bannin, Blioberis et Lamorat rencontrent Erec et sa femme,
qui se rendent à leur château de lielloe^ présent d'Arthur. Erec ab:it
Bannin et Blioberis, mais son combat avec Lamorat est bien plus dif-
ficile. Enide fait enfin connaître son mari , et les trois chevaliers sont
hébergés au château. Arrive un valet qui va à la cour d'Arthur
cherclipr du secours pour Lionel, emprisonné au château à'Adimpons
par Morgain^\ laquelle veut venger la honte qu'Hector lui dist jadis.
Tous partent pour le remettre en liberté.
Le chevalier à G"28. Quatre mois ai)rès le tournoi de Louvezerp, arrive en Logres
1 écu vermeil. |,. chevalier à l'écu vermoil ; pour la suite, voy. au § 449 d. Après la
n'con("ili;itiitn iléliriitive di' Tristan avec Lancelot (p. 347), les mss. de
Rusiii.'ien, en passant a des aventures do Perceval, donnent la conipi-
lalion suivante :
G29. Joute ^, devant un pavillon, de Saphar le méconnu avec Perceval,
I. r.f. f ii.'>.
a. r. 1 tM'i-'>'K-s suiv^ur.9 te rctrdui'iîTit lUn-i n[ni>riiilii do Jimati cf. cl-dcasouB,
3. 1:1. ( l.-i.
4. ■/■" .'Il , iw;o.
b. V' ■'//, .,.,; lie.-!.
6. Lrs •'|)i>T>di's <;iiiv;i;iîi «fintiiiis-il 'I ins k-s iin|irim -i ili> J unt (.-f. i-i-dc<i>U'*l, et <îiî VerarJ»
r^Oi 60 coin|>léteQt l'un rautre, J.i:ii3t, abxu Immiiit te texte du t'iiLimiJe {ci. |j G33, a.), pour
— Î31 —
qui, ensuite, délivre Sapremor, que Brehus faisait battre par deux
serjanz. Guerre soulevée contre Arthur par Galehout le brun, qui, sur
la prière de L.incelut, devient l'homme lijre de son ennemi, et bien
furent* entre la royne Genièvre et Lancelot aucune chose de laquelle le
maistre ne fera ore mention, jwur garder Vanneur de l'un et de Vautre'^,.,
et bien sont autres livres qui le comptent en autre manière. Un nain
implore le secours d'Arthur pour <on maître. Hahes le renumnié, qui
avait été vaincu et einmein'' prisonnier par Palamède, parce qu'il
s'était obstiné à chasser la brste glatissant. Le roi envtiie Ivain diro au
chasseur de la beste de laisser Hahes s'en aller. Laniorat, qui hait
Palamède, s'emjjresse d'aller se haltre avec lui ; ils sont séparés par •. . .
Ivain, et Palamède obéit au mi. Seyurades le lirnn^, quitte le roi Urfng efde Gui-
Leodagan de Garmelide, va vers le pont fiardé pour l'amour de lui ron.
par Galehout le brun ^, et triomphe, devant une chapelle, des quarante
OUDcmis fl'Hodoris fvar. Hoderis]. un chevalier qu'il preml sous sa
protection. Le lendemain, il renverse deux fuis Galelumt, qui envoie
Girart (var. Girant, le barbu, an Val Ilruii pour annoncer cela aux
habitants de Vile non sachant, où !i' messager arrive en compagnie de
Hub.u)an le brun. La joie est extrême chez le i>ère de ti^e^'urades,
Hector le brun , et celle joye et crlle feste dura bien .XV. jours, mais a
tant laisse ores li contes a parler de Seguradrs, et retourne H viaistres
a messire Galehott le brun et a Guiron le courtois du Bois verdoiant pour
compter une belle aventure qu'il leur advint. Ils rencontrent Lamorat île
Listenois (ceci se retrouve dans k' ms. :i;V2r) ; v. § IJIM h;, (jui désar-
çonne Guiron. est lui-même renversé par Galehout et a le dessous dans
le combat à l'épée, lorsque survient b- roi Meliadus, qui, les ayant
séparés. V(»nl se battre avec Gab'hout. parre que celui-ci lui a fait un
déshonneur. G lehout triomphe de Meliadus, qui le quitte d*' tnule
querelU' debonnaireimnl. Le \ainqueur. dvshaiiicz , reste au château de
Itertlielais. tiniron va au Royaume sauvage, triomphe devant le château
appelé Berthelais. du Imn rhevalier sans pi'ur et s'enjra^e, comme lui,
à tuer l'un ib-s deux géants qui. tenant le château f« serrage, venaient,
tons les ans, enlever des jeunes gens. Ils sont vaiurjueurs et parlent.
Guiron, dissinuilant son nom, est attiré par une demoiselle, qui
s'empare de son écn, chez \v châtelain Poupart, se voit forcé de se faire
passer à des .H'ciitiircs ilii pfL'Miit paraîïniplie. itni. ilît-il, <-^iit cruMrc iii^ilitcs, ri>rnnii'iii'e par l.n
il^hlte lie (Inleli'iUt par Si'jiirclcs et iiniir^iiit l'umiiif 3^'> ins<itr,tiis aventures <]« (iiiirun aver
le bon f"Iiev:ilivr s. p.. niiip-'Iant turm.v* ilms Veninl "nit îm-- 'Im- J.iin't, ini l'Hi piv.t- au
S4*jour inactif 'l'- Onir.iii ;)ii Val Ilrnii , en irir'I.mi ii;ir ■lUtr,ii-tî"ii l.i pIir.KC 'I" traii- linn de
Triii'*!''!»' fcuji|Ti!iii'- '/■;-)*>■* '/•'•■ i:i/r«% f fut p'nlti tt-' lu ihiani '••'!■ •i"- l'a mit ••mpriMimaf ;
pni« r.<nitii<- ;.').■. j'i-i, lavr.- ï.i v:. i.-ir.- -le f-if:r fies -iir Tr.«t.iii •■! !•■* aiitri-* : ii'i ■>iipi>ressi<iii
de J'.'i'i*«Ii* di- li . :: i., 1)111 c-r ■Im* V.i.isl, et y\->:vjr :t i'aiTi^i'-i' du nain 'Jt ttU'Tre de
nal.-h'iii! i-*t *i!|-;r;n:."-'. .■■■ '(i-.i n'. iir-iliv |ms |.' T' l:clfiir d v f.ii ■■■ .illu^i 'lil; pu ■» io eomtiat
d<- ('.T^-iM-.,! .- .|,;i.- -.1; 'iir
.'t 1) d
'..iri!ii'<' de ^ .r'-.iM; ('■<'.> : -'L"i.ii-e 1
lie ne i-i* re^peeier
.1: ■■■ !..•■! '
--■rp .■• !...:;i»-r.M :---!e-l.'.;
■'r'i' :pii-. en suîv.ii t
r..rlrede^..:. lii^.lrM-
Il !■:!■-. .■
îi.. j'i- .'i' "1 ■! i' l'T d-' Il m; h: l'î i".':)!;'
.jrri in* p -uv s.-i-..iirir
1. H f 3 ifl. ;.-....
2. M-'i. f- f« e.n-f m. :i
;■' ; (te !■ «
■lis jv .11; 11.'. :■■ M ;;a li>, ii'ii ir .:;vc 1.
'■tl* .' Il- ' s ,i;t t' tl't
.:i.' et I-iiltiau ■;■ i;JS .
3. -Ml lirii d- <:■':•. 1 :-i
r.i.- .■!■■• .
w 'i.tlt nit avoe (-in'i
ehevalÙT-. 1'.:'- ■ ■• !:i- >' .
rtefi.ilii l .n.i'it l.i d 'i- ■
4, (;-iTi:rii'.- ii-:ii V.: - ■•;■
:■! ■:-;-■ 1 1
.!-■ M r.;
■ r i- -.r. •.
1 ■•■'!Ti:. . ■•■ -1 .■*. ; , -.1 .N ' : ■lue Vr "•
.■:■!.; .::ii- .";. -■. ■•.:,• ,;■■ ■! :■ ! ^i ;
; '. ■-. .i-.n ;<v.-i,tiires
-. !■■ I r: i: e:i futur
pour m.i»>;iifr l.i ;,i !;■■
fetrnuv.uit d.iii' !■• iii-i, '"T
I. ■ .■ ■!.;
' :i . .|i;j !j .::. .i.-:., -. 1 ■ 1- -i il ', -';;. ay.i
-.-■1 d--. /J("„f •.■
:.: e:.te;: M pirict de
Setni^A''^*' ^ cliarite ite l.i d-.fiiiti; du p >iit p.'^ir î.iir^- ■* 1
— 432 —
connaîtrn' et se rcmï, en laissant l'ôcu, aurai Brun. Là il reslfi long-
tenii)? sans rien faire ; pourquoi ? Trop serait longue matière a ramentevoir.
Il part avec lo roi lïohort do- Gaunos, qui survient, désarœnoo, près de
Carniolidc, dans la Forest gasle^ Escanor de la Montagne el, blessé, est
stiignw dans un couveut. Duliurt, chevauchant en Soreloïs avec son
frère le roi Ban et Lamorat , Meliadus, Lac, rencontre un chevalier à
l'écu (r()r. ([ui l'abat avec tous ses compagnons. Lamorat et Meliadus
se mettent eu quête de lui, ot rencontrent d'abord, dans la Plaine attx
noi/Sf Guiron, guéri et cherchant le mt>ine chevalier, puis Lac. Us f(tnt
route ensemble, trouvent leur inconnu, qui n'est autre que Galeliout,
et, trompés par son écu, le prennent pour Ilcnor de Norhombellande, un
très mauvais chevalier; Lac jette l'écu dans un fane, où il est ensuite
précipil.!^ lui-même par lo chevalier, qui s'éloigne sans vouloir jouter
avec Meliadus (le même épisode dans 33^5; § G31 b). Peu après on
le n»trouve : il abat Lac et Guiron. Les compagnons retournent
au château du Fort Trespas, où ils avaient laissé IJohort et les autres,
qui vienruMit de partir, et \v récit passe à Segurades le brun, le clie-
vaiicr au dragon, vainqueur dans le tcmrnoi de Vincestre; le maistre
vous fait assavoir (lu'aucuii de ceux qui l'attatiuérent — el parmi
eux Lancelot — ne put le renverser. Avec son écuyer Golistan, qui
hait Tristan, parce que celui-ci a tué son père, Segurades, ne voulant
pas rentrer oncur(ï à Vite non sachatit, se met en aventures dans le
Logres. Accompagné de Dinadan, il desctsnd, dans une forêt, chez des
vilains, qui les îiébergi^nt chacun dans une inaison, les logements étant
triqi jietits pour les abriter tous deux. Dinadan fait violence â une
pncelle^, et est surpris et malmené jmr les vilains; Segurades survient
enlin ut le délivre. A une fontaine on trouve Lancelot, Tristan, Gauvain,
Paliunède, Ken. Segurades les abat tous, sauf Umcelot, avec qui, dit-il,
la dame du Lac lui a défendu de jouter, Suit un nouveau morceau
détaché :(ïn/man^, leiilsdeGuiri>n, rencontre, ])rès d'une fontaine, Arthur
avt.'C des chevaliers; il renverse Keu, Amador de la Porte, Gaheriet,
Hector, Gauvain, le roi Arthur, Blioberis,Galehodin letiallois, Saphar,
Ivainet Lancelot. Palamède, qui avait tout vu, fm2»UJc/ii£3 dans la forêt,
se propose de venger cettt' honte d'Arthur, qu'il vénère ; il atteint
Galinan et le désarçonne tel atourné que ja mais ne ferra coup de lance.
Mais atant se taist li contes de ccstui fait et retourne a parler de l'ancien
chevalier (f" 7'J c ; 355, f" G i f) ; jmis, après une lacune de trois lignes :
Explicit li rominans du rny Arlus el des cftevaliers errans. Ici, 3r>5 pré-
sente un intervalle de trois lignes, suivi de cetHs annonce : Ci après
commence li lurez \\. livrez] du roy Mrtiadus^qui fut pe\r€\s Tristan, el de
[nterpolatîon du Qni,.(,n /(, courtois et des chevaliers de la Table Roonde, Et ce manuscrit,
o ami e. ^^^ ^^ j,- ^ après la rubrique suivante : ('/ eMroit commence le livre de
Meliadus et de Guiron te courtois et de Palamedes, intercale presque toute
la ]»remière partie :'cf. § fi3S) dn roman de Palamède avec le long pro-
logue du soi-disant Ilélie de liorrou ^
1. ennn le m*'. -iS'ih .'(" l-'i ( ss ; c(. S '1^1. n.), rcît .ivonture» ^mit rncnnMea h Dimnin, qui arrlrM
(111 rhAtr.iii OH flli'n tint i?ii lieu. — Vcninl, tmiir ne [las rottrudiiirc Jan'it , fait arriver OuiroDi
5ii>rti ili> )irid<>ii, clict U.maiti, .ivi^t- iiui il est vaimiunitr (I.iim le toiiruiH du chAtena de* Dcdx
Sd'iirs ii-r. 1; B3-.').
2. Cf., |>i)ur (.-et driicKiK' et le suivant, I.i r<iii][ilI.-iti()Ti <lii ma. I'i599, p SI9.
3. Ca-i l'iilso'le se r.Hnmve k lu 11» de. l'iiiiitrîiii- rit- Vcrnr.l (v. g 037 bi, et, aTCc dea ddtailt
<llll'<.-rc»tf. (l.'inH ii.'iO, R;'.-J% If G.1i>, ii.). — Pour (Jiilinnn. v. ^ FtHl, n.
4. l'uur lii dutti ;c<>:ninr-nLH:meiit tlu \iii ' s.), du l'alamc-U, cf. Ward, Catalogue af RotnaneeM.
— 433 —
La brève analyse dp ce roman , ilonn«^ dans la suite, otii hasC^ s.ur Manuscrits du
355*, crtinpar^ nommai rem pnt avoc Ips qiiatontp antres manii'inritfi i!*» Palaméde.
Paris. Dv C4» manuscrite, oxiùh se trouvent à la Bibliolhùque NaliMnaJe :
338 (anc. 6959; cf. P. Paris. Mss. fr.. Il, 345; comnu'ua'mcQi du
XV* siMel, 350 fane. 6970; ib. 367; xm'-xiv» a.], 306. 357 (anc.
6976-7: t*. m, 61; wv* s.), 358. 359» 360. 361. 365. 363 (auc.
6978-6983; ib. 63 ss.; xv* b.), 5243 (Nouv. Acq.; fin du xîv' s.; dea-
sinp coloriôs du xv* s.): troie appartiennent à la bibltuth^uo de
rArwaal : 3325 («ne 218 B. B. 1'.; xin' «.), 3477. 3478 (aac. ÎÏ'J
B. F.; comm. du xv* a.).
338, 350, 356.357. 3477-3478 necontîpnnpnt que U pivniiére par-
tin du roman, ainsi que 359-360-361 , auxquels font suite 3r>'2-363,
qui. seuls, mms ont ronservi^ nu d^nuuemenl, faliriqué sans doute à
une époque postérioure (v. J 638, dorn. note). 35fi, rangé ù tort par It*â
arrnnifc'urs ou les iicribes avec 359-363, et, dan» leur seconde partie,
3325, 5243 contiuuaeni dt!« rMaciious particulières (t. ^ 630 a,
631 a. h).
i)m familles nettement diftiactes sont Tormées d'un câté par 338,
356-357, 3477-3478, dont338, tuul en étant consiajument d'accord avec
let) autres, auâsi pour des faule&, ofîre parfuis des divergence» peu
importantes, et, d'un autre c6t^, par 355 (340) avec la dernië/e partie
de 357, 3478 (357», 3478"; cf. § 635, n.), qui ne dilÏÏTent de 355
que par de menus détails. Kntrfi c€i> deux clatineA, plup prtr« de la
aeccinde, Replace 350, dans lequel a éit> annext» un morceau du romau
des Prophetits tU Mtrtin (§ 638, n.); à la Tamille de ce manuscrit
appartient la première partie do 3325 [cf. |63Û, n.) et, 80QibIo-t<il,
de 5243 Icf. § 631 , n.), fragment qui pri^scute de petitct» diiTérenc<*i« de
Qui '■<, et dont le classonicnt e(>l rendu fort difficile par de
Al. i.icune^. 359-3C0-36I cuu^tiiuent une aous-famille w ral-
^Mftcli'Lal ^ J38, etc., malgré quelques croi^tenieot:* a\ec le texte de 355.
^PlpXie Palaméde des mits. de Pari^, loin d'être te roman original, se
compose d'un vaKte amas do pièces et de morceaux. Ou s'y beurte à
de grave» laruir^- Hloie, §§ 633-631; le cbevalier â Técu d'argent,
§ 635, n.; I V (137 , le Morhout, % 038, n.) et à de*! ruccour-
cidafmems i- ■ '-^ Ae^^tnfanea de Guiron. tetouruoi d Hencdon,
% C32, le manqui» dt' la fin cyclique primitive, annonctV au § 638); de
plus, les scnbe>i-arrunpeun; jwiraissent avoir afTectionn»! le système ijui
cortsiste à souder ensemble deux textes difTérent.(i (cf. les notes aux
$1 639, 635; une fois noui; voyons même, au milieu de la pro«e, un
morceau rimé ; $ 63 1 , deru. note}. Dans ce fatras , dout je ne saurais,
avec mes mat^^riaux défectueui , rcconstniire par le menu le fond pri-
mitif, on distingue au moins une idée conductrice. L'auteur a voulu
avancer au premier plan des héros qui étalent les pères ou qui pou-
vaient apparaître comme les prédécesseurs des célèbres chevaLier» que
le» nimanï cuuraiii:^ de la Table Houde avaient depuis luagtt;mp9
rcndns familiers au public. Kn déroulant lei? préludw de l'hisioire,
t. M«. «i. pn«r Ir utrr, t. Ift. rt % «39. Le rtiintn k M tic bonne btnrt dtvtatf eu drttt iMitMk
lWUl;«<u
I. 110 '
fin <— ttw de «• H'wnnafe, ni (Um SM ni 4saa 140.
Ulsmi. — Triitan.
">tnr f '■ppeUlt peui-eir*
'.t.
- -irilciikdiadai.B.),
nctth cÂertÈher, Il n'«ait
28
— i34 —
(bvouuo iianalo. do répaque illustrée jar les corjiihdof) ordinaîraa de
la cour il'Aiihur. tioirt^ prot^alt'ur, cdiunie les |)4>èteïi cvi'li<)UL><; ùe l'&n-
lir|uitô, avait l'avauta^ de |in*»ontor nu loctpur des aventurt^s cl dfiê
jit.*xek)[iiiagu8 qui m recoiumuiidaieQl {mit Io cïmnuc de la uuavea^uti^.
Au iiremier rang du cos prijcursours , florissant pondant la promit^re
pCTÎudu d'Artbur ou ver* lu Pin du règne de sou ptVe Uterpeudragou,
août placés Moliadus, Uuîrou ', Uanaiu, Lac ol le bon chevalier fiauii
peur, rival deMulindus, tous iuférieurB à un êmiiietit héros di^funi,
Galelioul le brun, fils de feu Uector le bruu, dont il était le digne
émule, et père du jeune et vaillant Febut*. D'autre9 réi;ils sur le;*
UrunB se trouvent dans 35Ô (§ C3Û aj, daiL^ les coinpilatintis de
Rusticien (v. § fi21 sa, p. 431-î) el do 1*251(9 \v. p. 219j, ain«i qu'.'
dans les i^raphtHM de Merlin (cf. Additions, § 038, n.); on y an?!
en scène, outre Galohout. les menilirns dune branche latérale de la
Tamillc des I^runs, Hector, Branor, et surtout Siguranl (ftejturade**),
dnul aucun ne figure danii k' Patantède de» niss. de Parii^, ni dium la
rédaction qui fomie lu seconde purlio des fra^ineuts 3325, b"M3^. —
Is'otrc roman repose, eu partie, sur les données des /ïurM antérieuni, que
l'on ue manque pas do citer (voyex, par exemple, au § G31J.
Je joins à ces remarques, pour les quinze manuticrils du PtUauU4t ,
un »cliénia. dont la précision, nouimment en ce ([ui couc«*roe la place
a$«ignée à â243, pourra sans douiu être augnieutèe par des rMclierctim
plus minutieuses.
I L«priawuW,il»t!tlâult{|'BborilUclUtliis,Psltr<>aifi-iV(>A •■ " i'- r:i..>..>>iri.
7. Le StfgQrxdea et li^ Oitlehiiut des r^man^ iintt-riPtini nuiil -
i). L'tiUloIr* Oom|>U1o>les nmtt* «l* tr>iiivrr.ill njiniti'v 4u i
m», tlo Tarin, k e» Ju^o- por le «InfQlltrfirolofruc dUl ypr^cJ. ■ i . .. . .1 ..i. . ; -l'i
par U. llnjtiA 'Un.t U Hon>aniit. IV. J<Ib. Nout lia Murliitu, ar«c ivaiit-^ur, «tlrilutr
j'un «tyli- as>uréc«Dt, k l'auleurdc i^ire mnMn : fXt poï'riitiliiHPiiBï.iMr rr-)iii.ri
riial'ilQitn ((^uèffilo de tescoofrèiv-
ilxtii un /'piloirue In ftverttneiiD
plulûl ) voir l'^vâUl-pniîi-M il'iin--
ri'<l*cLi'mh Uititulci-
Kv>>lr|trnt«nnx tiitr ' '
[Hir ili*i Ic^n^itlLif'-"- :
to|il0f iitr L'i' ■■
fiamttrt. Irtr :■■
omiri-
lliiU-, —
llittit If ■ . ! .
m«UDD. llU>.-tic II »E
\uu erreur ou \hit lr.a'l •
itMlerelut'Ci.
10».
• lU le» Irai*
Wn.
. (tna,
iiifitr-
fllTuri!!!! lia rciinJtu «Ti,
- , . - . -lin rK«tnpUireOii/'ti'.i .-.- ..- , isiiaUï
«ntiDDcéu dam ce tommalrt dc uaible, pui plui uiw relli't il« :iit3-i)im et de* mu. A»
niivii-'lpi^i roinnnt<>r nu l'alamidr ryrllqMC , vu Ir rnxni|ur it'aUiu^loni k U quOtp dg Gnu] «AU
V - ' ' .-t. "i tM\. — i'uur en rcrenlr »iu Bruni, ••■) pcoi m dMunn'Ier ti rnuleur lU
ntll In rantr» »iir la bmirJie Intcnlr, «ill i|ric re* «otite» faiwi^l eHruri' p*il
lU'ili jlcut éif6 invtmU'B t'Ius iar<I, Ou '»lBn, Unit **ii Iw 0'nnnif-.^nl, r'i-t-tt T">tnl
•■■r, oti n-t-U pr\fiTi* le» r»i«T»er k lasuitr, à ett; ■
■ 'ï rf.-.' : t.'ir Ir* Hnins flWvi^.?!!! il'tirr innr.r ,
ivi
■ Ji.ll liJiu i-iHifu*..jj ik l un I -lii
iflV* r« 'lïTiiU-r KptiUl iJUr : i> lie
.■fir.i, (1 nti I.'.-. i:'iii. Hii;( . _ i.iilriiB
• n* Il }- rit B<>o*t'iit aiiKiiv- iluifiiii ilit ((m d*!
'■t ijf-lS. leb'^'MtP'uialt; d'aprtsk tgxU, d'ail-
, 1. ^:. ■ -11. île ses vusAUt,
'_ 435 —
Si: «♦— ivirnn
*t;n-
K
1
. (i|i>, ; 3;.7-.^I:B3
ftiïi (pr- pt — *»« (I* Pi
Les vieux impriin*''.< qui si? ratinchcMit à uotre roman n'en donnenl Imprimôsdai
ae lo oionvaii que nctu» viiyuns inlerjiolé. plu? ou moins coraplvte- fontèd^.
eûl, AU milieu des niss. de nusiitien ('355, 3i0, 357', 3478^). Kn
Vt. leséilitiuus <le D. Juuut , .Vetiadus de Uormoys, ParÏB , 153z), et
A. Veranl {Gyron te Courtois, Paris, viTtu iôOI, selon Urunet) — le?
,ulrt>s u'cii paniisseiit pas ditTiTLT essentielleinful — no sODl aiilro
lies*" qu'une ropruducUon du («le entier de ces ms^., coupC» en deux
1 r^'parti sur chatiue tmpriiu».*, niairi Odèlemenl t^uivi sauf <ju*'lqup«
maiii^nienls cip^r^'s le plus nouvent pour conihler des lacuueh. (Joiiut
mua a peul-éJrecnusnné une fuis (v. jî 632, n.) des épisodes inauijuaul
laus It'j* mRs., tandis ijue Veranl, qui copie en |j:»^nt*ral ^7ih n ton et à
avers, parait avoir ajouté de ?on chef le^ détails i|u'il douue «ur
«ini^'matique chevalier à l'ècu d'artîont, j| fi3fi, n.) Le Meliadus ^ qui
l'imvn' par Ii» prologue et le comniencenieut du Palamède, fi»rnjc le
lupplèmrnt duG»iron, qui débute par le prL'oinbut» deRui^ticten t§6?0),
trécédi" d'une Orvise- (peu ancienne; des armes de- Utus tes chevatiers de
Tahlr Ronde. Les rédacteurt de res r*dlliuus ont évidemment consi-
lérê tout le contenu de leur modèle, qni a été 'iïfît, ou un ui?. irè»
fÎHiD de 355 (340), cumme IVruvre du compilateur pisau, dont ils
avaient lu leprolojrue et l'épilogut* (§ Gt3l. Gelr» explique la sult^tîtution
levw'parM. \V.inI Cataio^juc offtomances, I, 3G(i) ilu mtm de Husticien
ceJui d'Iièlie dans l'avant -propos de l'iniprinu' île (jtilliol du Pré, sult-
ituliou qui ai^ retrouve dan» Janut ; no6 éditeur», embamu^és de la
eniinn du faux Hr^lie de Bornia. dont le Palamède avait éLê m
uchement interpola' dans 355, ont cru tout mettre d'accord en faisant
isparaitre le nom d'H^lie et en attribuant la partie interpolée, aussi
lieQ que l(^ rpstit, à Huàtirien, dont iU suppriment l'éptloirue, remplacé
ns jjinot par le r(V:it \\f* la mon de (M>n héros Meliadus. — Le rumau
titulê La triumphatttë rt vrtitable hittuire^ etc., Au prince Me liadxa . et
duit de l'espn^rnol par le chevalier du fllergé Hoyal 'Lynn. 1534,
Serre de 8aiiirie Luou»;, u'u de commua avec le i'aUn'ûde que le nom
Meliailui«; les aveatures qu'on y prête à ce roi paraîâSK^nt être tout
fait moderno!)'.
Ht «ut fDAOïiMTiw 't tui tmtiriaié* qui ne m troavcnt pu hu bibituuifsina d« pmru,
I %'èX im cMmiucr dr i>rM. >e m» liorM à éanutitwt «a «« J'ai -wm ellM Amo» le* oia-
1 1» ixNn 'II" tiitlp'n -m <1f MfllaulTn i rv< tltrr^ — mrt/nit le rtmiln' . cf r^iUngVc dt
llana xagr.- 'tmlkunif
|m I)"- --iik, . un i l'idtttuce a.iUri, :.i}| , «n Ji llodèm
iiQf, / eûdiei fr. d*Uài Mr^- ««M. £*f^n««. M,
\ Ailuflw uâ« •(«^rlpitoii il.! e« lr*^itn<l, ditnt lequel H RCromMl nmiM bu *pl*wl«
ftifcmWf, la pnici>B(n< it« 1I«1U4«» »vw le cfatTtlkr de CHBulotti c(- f «Mj, dm k
— 436 —
I^ss oKtraitB du Palamède dûnnés dans Dunlop-Wilson , Btslory of
fietion, 1, 188, 233, pepoeent sur les imprimés de Galliot du Prë, 1558,
et du Verard de 1501.
Jo passe maintenant nux analyses.
Début du Pakt' ®^^' ^ Palamède, après le prologue', commence ainsi (355, 338,
mède. 3177, 356, 359, 3325, Janot] : Ik grant valeur (et 355] de grant puis-
lODinê (décrits par M. V,»xA . ralaloçHf af Homaneifi, 1 . 364-371 : Itu d» ce* nu», rarironlo
M»entl«ll«DUit svcc k Paiamede ilo .\^lh . l'aotro, qui ilrtrute an ralli«o do récit <«it k Gairat^
I «a&, 0., |«r le clMToUcr * Vérà ml-p&rti , <\Mm Jn\ clc . k »f>pr>H-])e da tM pnor }* bori de
naUun,4 U7}. deux fe VonUet^rf, J«iv>h. OtUfrl. lur^wltiuri pomt» rurttuj 4t rtrnt 4m /V ,
Vil, IA;, Ib9)i la premier coaiaivncc psr lu •IHmt un [>«ii ctuui)CP 'lu i'nlamrHt. m»* irnr le*
vftriuitctMlOiNntà^UlillT UMpareattiMirei l'av<>nMnwnt it'Arthiimt (lié à ''^'- ' '" ' vtl\ ;
l'an Wti Iw «VtrM : l'an 8. Le Mcnad il/tnitp par In b^xts \\a\i que il<inrient i-|i|-
aode de la oiort d'Abealon : cf, fi 6U. n.i au IW de la tant^ /IN* Satn. lire /: . \<iw
arani (huI^ pltta han( dn aocond ma. d« Mn<l>-n«, d«s troin >!« TiiHn ri iir- ■•■lui •iv ttiniK.
— Det ImptiBW^. le .WeftorflM de aalUot du Pr^ IIAÏS) a ^U mentlnuBé ci-dMaïu. noii* nmitrt
•iiBt dtéf, eu uatR, le fîuirofi de Jehan le PrtUcL Mldinl \r N.iir {nitnm. il<i -ivf ■ l tm auir*
de Miebtlk N»lr(lfel9), imU du tradBrU4>Ra lUIientMi du .V«N«ifwi (Venue. i.litx-,
IU9-C0}. M du GKlroA (Part*. Calderlo-CUadlo, IMS; im)>rifl)d «nr l'nrdrt. .nit>
touvrai^de Taaai, Hironr U cttrttn CFlonoce. 19U). <Un> lequel ^«t pul'li i. um
tttUciiM (cf. Rajna, failli dfW on fur., intn^l , M-&t|. ne m'a pasétè ac««i4thU'.
1. Le prolofoeeit Imprima, d'^ptca ï3ti. dai» i* luru \Mtt. fr., ii, au ai.) Mqale«tdWfh
UT, Ml aptMuUent an d^il du n>man;cf. l-i~aIlrl^*). <lan« tluclirrif Sainl-nrnûl, I, l&d). v1.
d'apri» on m», de t«D<lrca, daua Ward lf'<irn/u<;uc of tlamanc*i, I, 8iT&] ; tf Die», ^*t «'a
«Cmiw jwtftr cl eiifrlN cf mémoire, etc. *> pr^-Ami'uU, |<rtVédt- •!'«» autre «lai» un m*, de Tnrta
(vny. p. 484) . maiMttie h. 333b. i IW. 'U^nt li>4 |>roriil(.'n fi-iillleb •lùi éUf ciileitM. ci au fna-
neniasiX (ri. p 4il9}; 1m autres co ntîTcol le im^me t«-<le qun UA. mail un» la 1m-iiim dl
wm de hotfert (cf. <1 l'ari*. Vfrlin, I, ixxiv i l«^ duii^nteilta tklti dam lialhot du Pr* , tt.
Ward. »Wî. c* cl-de«Mui. « rcnoiiTcot dant Janot). 0» virra répéter. p*r la suite . le« rewToh
k ■ mon livre da Bret u \ttrHl Januti et à Robert de Dorron, <• nioD compagnon. •
néductioa de 358 ^Oa. Le ma. 4A8.qai noointoatem^DD mnTceaii d'uitf v«r»lon d'AventnRSdeaDlron et dM Dntna,
diatinct«dn l-alamHt.i\m\t\nt:if>in\ dn traita roinimtni avecrc roioaD.»ec«MB|>Qtilctleui paf-
Uci difTéiantr^, dout U Jiutafiosition n'ral pn* rliiiremrnt vxallqafa daaa le nUBOtmi. \ji pre-
iniferr c)t iluc cttruuliiue d'Au|cU-teiTr lnr>'Kiip)«'tr, qui rewemttle fort à Mlle dvot M P. N*:>et ■
puUli* drt<*^lniltïdttn^ Ip BvUrtin dr ia <neirté dfg ane. tf^tfS fr . IS'S, p. IW (cf- \Vafd.
Caialogut', SIA, '2V2\. Oébtit : Jn tfmjtt ifHt U prfu HereultM el Theteut rtçnfrtttt m 6'r«c' M
tttait jmft dit pfMptf li'ltratl iing nommé Jan . qui fut l« tmuirm' aprrz Jn*%r . atar% fitt
rfgtaftt en Sirte ut? 1res pulitant my nainmi' bn>diriAt- vkmt rn«ulto le nVil de l'arrivé
d'AlMne avM ne» «ixurt eu Altiion. Ce conte , qui se tnrave itnlAment dnuA «iz taM. lalina da
MaWc hritannique (IntltuW Dt oriçine ffifantum ; inpiint^ dan* VRuiugiui» //iiloHnrwM; cf.
Ward, 108 m.), et dont Dom aroita auisi une trailorlion en vtrt françola {M. iuhftial . ^irr.
rÊ€UêU df rantft. Il . SSl t ("-f- WaH, l'.*S|. lervilt quclqnofuû de prolngrw A VIUstAHa f#9Kai
SrICansiitr da Oaufrcl du Uunmoutti |v. Wnrd, 34ti|, et précnlMlt souvent, eu maulÈrc d'luln<-
dlHftloa, Ica cbronlqtua d'Asglebrrre Irf. P. Mrrer. p. lU aa.f Ue pr^eate. poor (vtte til»w»-
rlcMa, dea d^talla que Je u'ai {«a retruUréi aitlour»; alaal U rui t)tiMlU-la« Ar ^"rt>, t^.trr
d'Albloe, de aea treute-troU •«ittn et de tea Uuls ntr«a, 4pouH d'abord la rt;.
de rAIrenue, It^utl iiruif nom Jlbama. pula. aupcaeriveinaot . JlfiiiialHe, •
Le chroniqueur, a'êtant borti^ i dire, quant à ta défaite des Kr^r.i'. . qti'ftii:
domina^ aux i:«iaaai> et aux Irlandai». lia hirent vaJacai par V-
dtt crontequr* de t'iilt d\il(non . npth'lM! Orande-lireU(ae, ' i
par F.nfiMl euit a nom v4nçl*-lfrre, MimmœvonemMyttn-''
en la cronteçug de Brnelv* l€ porrei p(u$ nmpl'menl rtvir i f XJ <| -, auit uuc ntWi^u*
anoiinçAtitlerfeU — tton duané; la dernière cotnnn4> du ^ n d m re«t<>« tilandi? — de la naU<
■asec de DmL, qui. ajvit Wé Ma p«r« par metrhUf, l'enfult en Or^ce et j dericut d«r dea
TroTena.
C« T^t, anaunr^ aeulemoal daca U pramlire partie de it>», flgnre dan» la «cconde . qil OMh>
tient lemmaadoOiUruD : le rMacteur, qnl, tunten cltaul OaiiUcr d'Otfonl ir' -.^ " '. ■"<>-itf\,
QtilUe VJtittoHa de Oauft^I. a Jufé eooTenable de faire procéder ton anarj* < ! Tou-
rnant la chronique dea premlen roia d'Anf[leten«, proeM< oontre lequeJ >rii ' l'ao-
tow du prologue de Turin (yojr. plna haot} Cett* aeennde partie de »be (<ninT:><- j. ■■ . .> i r- \s a,
apr^a une fTMde mlnlsbire. par ea prolufctw, dmit le dtbut est luiprimi^ daua lieiiale. Cabinet
det ,Va., I. H7 T .frt evmmmcrmnt dw rrfKffiir rfti Mif* Je Brvth . tfHfwe/ (I pl'ilAt autfne(\
pur l'ordi/KHa-' • mteiçarvr tM\fi, dvf de ttaurUm.to^
a4fo*iite*tpf ' •'") prêtent rolumedu no6te ttrrede
lu r«M« /1f«>i(/ , ■ 'Utet tiei rogi, pnttcet et fSri-Qh*rtrt
anirrei nnmniri ou ;i nA, et fu (•yci.-ia! ,lu no&fK et rvHlant fktTulier f;t(jriiH (i
eanrtoU. duquel nou ' raronler tat fait, proetstj et ratUanm, et rniitment:eroni
atitit comme rn iMi! ■ .',iMr a ramenlevotr tt deurtprt en ^(■lf/ f« roMmcNCfoirAr
ifM m^nulme de tu Gfani Biel^égne, «wf arei êtt An^lettre» opprllee, tt île ««vii |wi
reyntrvnr o« <|J( royan/aw el de*î«*/J /Mrr«( rxlratf /a rey fiAer/irn^ra^en , père du mif
— 437 —
grant fnroùc/ïrtf, et ptain de fjranl déduit et de tjrant .tuiitas
|« degr. liedutt, etc.. 359 ,puûsùnc4, degr. enwt^eHre plains, de
r. diduU, d4$r. «. 3325; d* gr. vatmtr, puissane*, déduit, et degr.
j <t ptmtymn mmttw rey» *t priutu it cÂrtitUm itmmmtt oa àét Uvr* 4» U T»Ur
f BmnéS.Ut filitf m*«fi.iA f ..,..' f,,-Ji..n lUimn,/, pTtl.,vjf>t. --' .f..f ifi"*:.,ii'. a«» e tit ».••• >•!>
mUlf i' 10-
,U*c " . - .
flrr'
ri le.
oattT-
*fiii .
If
rrnlwrr-i qvi fadn adtîniirtitt aspr^s d'trrmi:
f qn'it app^tl* mm llvr* île BrstA, tkUM [f* lH) k QnltiH)
.1 étall i)r u nuUnn do Vruurr et )» flli d* LrttOr 4* la llmhtae. ao ilM
t U mén tQ BHttmt
n-ax,
^a Hcrtar
inivra OniM, Mloa SU , doBt iw bdicàiisB* M Minl ai
nftJibo«i
dottndant
Smtot, k Bt > '
Etlkla (TirtN d'Undorl
I
IlKtor. KrMwr. ■ndkastt
van «rneclor Md'EItelû, IpaoM» d» L««kir
Oatcnn
|T=
— 438 —
Soutaj Jaiiol) fu le roi Artui, qui tiionUt sur Ip tnVie iroi:* (quatre f.*nl*,
33'2ri)ajis après le cnicitieraeiil tlo Ji^sus-Chnst. Hon père et prêdé<:e*-
seur UlRrpRDdragon avait mis Un au inbui que ïo royaume de Lofrres ,
comme tout l'univprs jusqu'à l'Indo, dvvtùt à l'empereur de Koma.
caitt"- "
r»HI--;t -
(fcl -■; :•
l« ri'rll
p«ur e:
par II* ■■-!
Vftn ■■.-
niie 'm1 1-
"HirftirtlTrniont. Oilehoul»» dtrtlnr
, 11^ A nu «rbrr. In < iMVAlirr, ;^ i ■
,-. t ;,..,!-,■.[ ;. rm l.i-adaqau
) I. rui dans un
H'if, i>'iiir l-i .,.11^,^ 1.
iomUM
r.-,r, (n
l'iMil BU <>«nriL 11 «U v.iiH<)iicur cl, v1i>a U <~"'
La «ont tiia* '
•r \ *nt . Hl'i I
tur nn aatrt irlMralirr t'
lier Util prar fi (.«cour i ^
HwbT Ubmn. m, nvix:
tiqiurant. qiit on lu rerKOTmi. ,.
p.»3). elrvtuununt ««M Im ni> '-
chef Oolrrxi, w hm KViv l'il MH-
coscnihlr. lî
■liatW le* '
tliils »i-riti.' i
le n>i. U11 lie* ■mil rt» (jBlleirrhlln n mi
^riftOAl, >)ni .'^l f.ii .fil !.;■>*, cl une .
rti>al let trr-
l'alinor et <
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tHnmph* (Ir Katinr . )ltt ilkcrù. «VAnt m l'> iln^iiM i-ônirr in "htteUtn et tti Imminei 1.
eilsoifif ilaii* le aixntir i]ii nnn ' > ilc U KuerteJ'.VruVatil. icr.ntrue *•
(>uni)l«. nhouilD fAlMDl. Il irl.i ■■ AuM t* Fof't Ufifobie M Wmn ,
à l'hiM"!. UaiiTtlti. nvpi- i|ii| |: 'm un rUlVraH .iti !'ciii rVtt xdRiq
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• 4u t yj diiiitul <ri en iU't (Mi» ya'W rt^tuttl ru tlrd«f AuHMl«f ■'
. i Lniuvr nulle part U «liu.
de P«lBnii><le.
— 139 —
L'otnpire, affûbli par la papauté, était tombé eo décadeore dès lo r^goA
do Constontia (Auf;u»tin, 355 ; Auguste, Janul; la Démarque oiani^ue
. dnn? 359), ei Ifc» Houiaiiis reiiuncerent â punir !l» Lojçrwf, où tu ^loin»
ikif»arile d'Arthur attirait tous les bons chevaliers, hc pavs Fut libre
l^qu'aus temps de Charlemaftne, qui le conquit avec 1*^ ri>«U!de TAu-
rietCTre, et qui déclara qu'Artbur avait vraiment eu cu*r d'enfant, lui
'qui, a)*ani à «a disposition tant de héros, s'était conliîulé d'un polit ^^ "^^"
coin de terre au lieu de subjuguer le monde entier. A répitque du cou- *^]£ p.u'm.u»
Hfonnemenl d'Anhur vient à la ronr de l'empereur * de Rome, faisaol
artir du tribut, EscJakir', un gentilhomme païen de Habylone, &fté de
" trente ivinfît-cinq. 338, 356, 3477} ans. avec sa femme, !*on fr/sre et
se» ;d(iu7.r, 3325) enfiiuts, dont le préféré était Palamede, qui porte le
iDom d'un sifn aieul. Kticlaltor sauve la vie de l'empereur ^ittaqiié par
l|p II'jd du palais, et gafiue aiutii les bonnes grâces de Httï maître.
hArrive un messager qui , ayant rapporté cummeiil le» niij< Ban de
■'îipiioic ^ii'i commence 350) et Botion de Gauncs ont rendu hummage
À Arthur, tandis que leur ennemi Claudas de la Déserte esl resté fldèlô
â Home, raatnle Taventure du perron et de l'épée ( renvoi à KobtTt de
Born»n, c'»!Sl-à-dtre au iterlin\ survenue au rouroniiement d'Arthur,
qui A fait la Table Honde, dimt tes chevaliers sont au nombre de cent
I eiuquaiile (cent un, 359 ; feuilIeL* enlevés dans Janol). I.es euuriisan»
romainj), jaloux d'Esclalior, lui tendent une embûche, tuent ptu'uiéprise
srin compaftuou Gratien, le neveu de l'empereur, et imputent ct> meurtre
au Babylonien; le vrai coupable, Lxiee le grand, est enlin di^rouvert et
exécuté. IVaccord avec son frère Alphtaar [Arphasar 356, 3177, 35(>,
Rafasar 3325), Esclobor, ayant obtenu In permission ih' l'empereur,
part arec sa fomillo pour h* T^ogres et débarque en N(irhoml>er]aiu]e,
^|>ri*s de la cité de LoneQÏni 'L/tneylnys 3ôf>, Lnfneffloi 359, Pmgrn 33^5,
[J'wy'oy Janol, yeetiffjloi ^^'k"»'. Aidé de son frère, il triomphe de deux
aliers de C^niaab>tfa *, qui attaquent le n^î du pays» Pelinor [var.
or), chassant ilans une forêt. Le rot promet d'épargner les agre»*
(; aelon la coutume, il m» p*'ut n.tmpre une iwin^ilb* promesse'.
mois pins tard, les Babyloniens quitu*nt Pelin*»r, et, après
BOrs aventures qu'on p»>urra lire dans je livre du Btet, lU arnvriil
aloth, cité qui. étant particulièrement aimér d'Arthur, fut, pour
fwttn raison même, détruite après sa mort par le mi Marc; ïlobort d«
' BoiTDD, II tmm compagnon n, commença a dirt m son Um de
CPlle destru'Mioo, ainsi que de la discorde d'Arthur avec ta lignée de
Laoovlot (c'est-ii-<Iire la ifort Artu *J. msii a cestt fois m'en taira» dujqws
%, 9mg émtyuiSê ma etl tmvtnm, nanti, no^iarat dm» IM, isiwi,hla nllt. «6 en l'es
t. aarw^ pv ci par U, le loieutuiv.
a. ul êftwâi te iv»n»gai kUi çtmw. Aat). toi ^rtwtt Jt niwyipw— Itmata tmntmft
1 rtrit iwiu «te fntillvu.
P a. OMWii. «lOBteDt IM. tm Cb(!BM 4*9S »t4«) . i|aJ «tam iBtqBTtu Uatp» d'EMUor U
IlSEMd. dr IrataM, 4e Hordr«t. il'Afnvianrt de Calinm le Bok 'v''. -'•'^ fnttr. dvoot Ia Puo*
~ ' I da Mb. «Uiuu tjuicelot. Ueewr. Kliiiberk, kcn, Artlii^r '.t Uk par r>*LuDè<lr,
imat, d**» Mmp iW Unce 'cf. poar cet tflaoAt p, <3X) ; ' 1 1 i^ii'aii mimde U tt*7
!••, — ■' — '*•■ •»-^'-- '• '■•limèile, iMunint, tà,^.- . ^ <murn it i» fomatte 6r at
f Aani--' 'jmuit utre qw Triatan. tMtmt» nm^ncat» dvif U
•••Dn<: , -ili n noBiMil, 0««*il> m fit m* triste répatatlnn. lui
qBl,Mn>iiT:i<4Ti^"m>-iii.ir. u'^z\r a vruinr, «VtMit looatr^ Bltofal: cecluafmtM 40 ctncifac (Bt
. le fnli du dMcrIa qvu liprooTa de voir u glotM wjwUnle dit tanialM, Titeo cc Falaafcl*
t. Id Wtt, na !■ nlle da f^ S ne tfvn, par ose &iite de rtfllirc, qa'aa ^ Cl. et at
BMAqMM la iBolB mon rompaymon , Miaulé de* rcmar^ne* qal tt TetMTMl dana bb laa. d<
— 440 —
a tant que point virn^ne du deviser. Nus voyageur» soot biiin reçus chez
le roi, où loul le luunJi* vifiit ù'i'trc (li>uU)un?us<*ineiil iinpres^iiiuiii'
par la mort *iv Ni.'slor fvax. A'rt-ior; 3^'2b : iie$tor)ùfi. Gaunes (ju'avail
lut', par un nmllieunnix liasaril, scm propre frère (til^, 359, 350, 3;i2â)
UliolM't-is, «c ainéi que jt* l'ai rapporté dans mou livre du Bret. m
Arrivi^ à la cour d'uufl nr/", qu'Arthur dit avoir déjà vue près de la
Douloureuse (îarde a celui point qu'il tun Brun le fchn; sur cette ntf&c
trouve un chevalier qui, ayant envoyé un natn demander un e.heval.
di^tie Icâ preux de la Table Ronde, âoulîent un rude combat avec
Bliol>i*ns, accepte l'hospitaliic^ du roi et est ree<»nnu par une demni»»ille
pour l'ennemi d'Arthur, le roi Plmramnnl {Feramont ^243} de Gaule.
Blioljoris fait le récit de la prouesse de ce prince u lu cour du ruî Dan
de Denoic, qu'il avait vaincu. Arthur raconte comment le Morhoul [te
Muflotk ô'M3) d'Irlaude l'avait délivré, lui Arthur, de la prisuu du duc
de HaudelKiurc en triompliant de trente chevaliers. Un nieïy*!i(rer de
Gauni-s annonce la ujurt du lils de Phammont dan» une expédition
cuiilre Mau ; puis un chevalier vient pour tuer Arthur, qui est sauva
par Ganvain, chevaliemouveau à celte éjH>que et dëjàlré* renommé. Le
roi pardonm* à l'jigreKt^eur et raconte ensuite cuioinent le Morhout
l'tait venu à la cour déguisé en demoiselle. Convers^aiion sur le roi
Meliaduii. Meliadus de I^^onois, tirillant Iiérosi. qui fii. reculer, par sa Itravoure,
l'armée d'lJterpendm^)n iissiépean» Phnnimonl ; Meliadus est le père
de TrisLan, dont nous verrons, dit le romancier, mainte merveille.
Pharamont part sur sa ncf(c^. l'analvïse de Dunlop-WÎIson, F, 191 1 et
arrive au chÂtcau de Tranin [var. Traxin, Tarsin, Trart]^ pore de
ScHurode?, qui était nncj^re damaùtiaus; il triomphe du châtelain et e<l
il sou tour vaincu par le Morhout. Sans se connaître, les deux cheva-
liers âe racontent des aventures : comment la femme de Pharamoui.
enlevée, puis rendue^ par le roi Ran, et pluR tard ravie par le Morhout,
ipie le mari, désarçonné, n'osa allaquer, fut ensuite abandonnée par
vainqueur, hiertsé par un archer, cummcnt un che\"alier qui, orîginai;
de la marc/ipde Gaule et du la Putilt^-Dreiagne, doit à sa ham« valeirf
le iturtiom de Saru Peur, et qui. dau6 le seul château qu'il possède, no
reconnail aucun seigneur lige, reconquit sur le Morhout uno demoi-
selle que celui-ci lui avait prise; comment Meliadus el ce bon ehevahiT
sans peur, se jalousant l'un l'autre, se batiirtMit d'abord sans résulut,
puis fte rencontrèrent, f^an-t armure, dans nu tournoi, où Meliintus eni
peur et évita la joute, après (pioi son anta(ionii*le reçut d'Ulerpendragon
le royaume d'EsIrangorro. -^ I* Morhout, amant de la femme de
Trarftîu, tombe entre Um rnaiiis du mari et est délivré par le bon cheva-
lier Bans \^\xr (cf. Uunlop, ib, *].
631. Meliadus ayant en\c\6 la femme de Trarsia au Morhout, celui'
ci se mol en route avec le bua chevalier sans peur pour aller au tournoi
Liiftilres ( Waril, sue} i U rvmmacier promet de compléter U Voit Jrtu , «t ft«aa oriraie q<M 1«
pand roi aurait bu(nlll<^ tct ennctnii. il TrUUui et PalninMc, tlt^tk morte, camiM • §ê Koi értt'
trrHl ; «vnitsul pu lui venir en kMc — l^r<gne iAoa ûaO, <jiiJ rcpruatl *o rulHett d* r^piuda
lie In n^A ■- rmir rNnmnrr Of U .Vort Jrlui, cf. ) C^.
I. AjMtt*i: !.•)'- '■ ■ '^ ■• ' ^.Ir tiK- Li «lc:t ' ■" "' -li't.iHt i Vttf itfmtA^m
wllu rrra»t fut lu < -, • Mclladu- . iDilrr In r.irtkiaottJ^
aplirfnd ilai» un < .nt poiirrlcLi r le psitsKp du /'mw
p*riUnêj, %^t^i yttt jcj.^ criw.uicri i>ii runiaiMit vetig«r leur i>^tv . ir «cftut Brun, toé ptf'
UterjMtndn^n .
— 4U
jtlean Un Pin du Gfont l'oln' le» rois de Norhomlipr- Aveninres du
lundi' cl d'Irlaiidiv lis rfiicuDlrcnl GauvaiD, dout la force dut Uiiksit Morliom et du
apn'5 i'axsnublre d'Arlliur avec GaU'Iiout', et Blinheri», (lui, abatlii!* sans peur
|)»r 11' Iwn ilii'xulifT. intuvL'Ul, le Inidemaio. Keu l'I Sagremor; cph
ilfmit-r« jionl t'galciiiL'nl rt»u\ersè* par 1»* in^nif, qui suniput avec Ip
Mnrhuiit, et qui niruiiU* par quel in:ilhoureux quiproquo il d«>viiit It*
nioiirtner il»» s»ia cunipngnoa d'armes Lamorat de Ij«ienois, fitTe de
f\>liiiur et. i:omtni' lui. iWn d'un Pcliuor : Lamorat, rfîtouroant. rodf-
mpnl btt.'S9^, apr^s avoir tué l'un do deux ennemis d'Utcrpondrafçun,
H |»urtant les armes du mort. Tut n>neontré et mortetlemenl Ide.^é par
si>n ami, qui U* prit p4tur irelui (|ui veiiïut de ftuecnmlier. I^ tumlieau du
e(<l«ltrL' heni!» m: Irouvi* dans une hellr; clta|udle dmant laquelle uu
|taA«t* ; «ur la tomi»e est plarrc la ntaluc dori^e d'un chm'alier armé,
aviv une m.-^cripljuu im v«n*. Le jour :mivant, Gauvuin et ses compa-
^'m)tLs sotii aliaitus à on gué pnr Arthur', qui, étant parti clandestine-
ment |Hiur le iiiurnoi. ^'e^^t engn^ê â ^rdi*r IVaiir jui^u'à ce qu'il MÛt
vaincu. Peu apr^s sur\ient Ksolahor, qui, depiiiti rhi arrivée ii lacour.
li'i'tail beaucoup diïttiufnié: il est renveri^é |»ar le rui aim^i que le Mor*
Ituul. qui arrive aviv le ï»on l'hcvalier sans peur. Ce dernier abat le rui'.
I Va pM y\v% Ma. U >mi \nbur «Mi OMit'«l>. an i
jrtnit-'' -"■■' '-'-'■■■ '- '^-' -
/ V
I dh 4M il M bon eltf f»ller Mwnlt
11**). <;r, »ur ; ■ i-,
[>r<riiTcr u fiifve m tiunt on c^i^x T^m
Mint ilcmcar^n l>l&Brli',i >e
■it 11(1 fr.ltK" 'it >I'uiir f' 1-
«rwr /M|rf-<, (êic d lv*iii,ii«U |>iliuB it*i (intt n-irgaJat» Je nicboru* «rcjuaMrr Ira* MpitlcuMtst
Ui
I , Muf l'ont 4ucU|U«^ yuliila il'iui inUrM «p6ci&]
Lac, Brrbiurt U r^»!
RédaclioQ de
'~ UII'UIC l iWVBllfC tf Ikl'l. il 11 I' 'l
um u caUiv d« u •UiiiP. v>mi1 i ti
■^<- BranUs* iuiqa'lk l'»mr^ -îr- u
LStBTB. — Tr'ùtan.
. urf/ta-
. «lâoilc
. ÀC ÛKlllUil
— U2 —
qui 110 porini'i pas i|u'uo n.»lit'um» le vaimiuciir citromp tl<*R»nn(««r *!«
pont, 1.0 bon cbevali<?r avaiU raconté a Artliur ctunnifut il i-ut un
iiudveau L'Oniliai iuilvci» avec Meliatlutt itpn*» li; Iciurnni du Cfuutel
ancien va ïrlaniic, va, sans su laiwiT inlinmliT par um- inscnptii>n
riniêe, cl lnujuurx ac-cuinpagiiû «tu MuHiuul. à tu Haute Garde, <•{ jutiU*
hrillamniiMit ilcxaiil a* rhilli'au, noniino aut^i^ la Drjulouri'iise Ganli> a
k l« FouUlBc tlu Pùi. «uuiurt «lU rcHcantnt de l>*Uincilr nv.-^ f ••• -^ ,.;........,,......,.
TrxUn. ftfiiil iitwnutu 1» tf«t'(«/i-»iri avire (aéi, llii^l «Je i: -
IKirt* DU tira d'axnr nil llfMi rcrtnril. pr^n-l t-n tanauit Ir.i Jm
In attltT ù Uiiuvftf Hriditi' • - ■ . ■ • -■' > -.un j^nj arriTi- r- ii. i. i" - m
<Mfc-A(i ilv Li'Uterc)'. '•*■ 'I 'I I Alli'<riil <li' Ltitaonln, "Il l'y f: '
tiiilUentic uii otnlut l'im ; "H i-'-nt"? [wulri. rt^f-tt^fir «I» le
iJc U Doul'MrrtiH.- UnrJc.
HtiricitM »uj<ru. Iiui» un i ti
lira tli'OT If'^l*l^t ;',Tr tF-'f'.
(f-1l
ki>ll|><.
it II b
liât ■■. .
un» (H'itr l'i ItfhHtiu. ii>iiF»it fi liaiiriiii 'oiiiltiui ■•; a [i»«i' -
vftTUACDT, f' lfi9, leur fait Ir xv<i\\ <li[ ciiniltAt de Ouiroit, >l< i
(rf. HUi I». 438;. (juJrou nc«nu; il Damli. i ..jimi. ;>i i.:.i m n
Nn rtuivtUvr iMin et lAiil , et qu'avait )t'.
mnUen liberté t CDnJKioii de coniliatti
du dél«lU sur »<m ciaiirUotincuicul [mi 1 ....•.: -:..■...-,- -^ ..
le nuir. pruclw? pareul du g^nl Candi>c Ue la U(»lsurt<itte Vnur. et ^
rftf V'fmbtt. 11 arrive «vec Doukki ii uu i-bateau oii U tout |>iiii.
ftlMlti-iit llrrliti* ul Lar ijul soûl firrri» île s'en iillrr <i«li>ii la > '
(f* I9i)v-n «ugrenlr iXe sa défaite |*af ua |>elit chevalhcr. '
eiiaulle Ciimrrwnl <',iilrT<it. ijn'll m- i-'.nnuH^it pe» rtn-iH*"!, -
(lotit II- t» fi I :u%Uril '.Il
à Mili Viur • ' ' "iiatitMt <U- li<
[ur VUrjltli'i 1 ■■ liV r,itr(:r -.
l>«lliM di' r.i'tir . I \-'\ .1 (.iiii.' II. ji'i
tUnakii, re dont Giilruii ne Mit lii'ii; ii
sli m<>la (iitrrclA atwrniir cx)>lii^ttl>j^ t\.i.
allldi'i (l'EstaDur. (jul lei iiSAMllInu'.. iwuiuul '
ruiiLTvnt ■'<,'«»-> 1 tl tuiil riHjtc uvc n\\ I,a>-, .j
do la Uflul<)ur«ii*c Oardv, r<sri>tiiiait U i'I.iltn' i.
tnarit, k ecieiidruil. lYUtit mil ett n'.
Hvburt, l.4[nor.tt et >lella>iiu, ot arant r>
l^r rii--'"r,i,i il,., ■1,11,. !.. 1 11,1,.' ,,v..,
ijur •»
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t-'éUlt d'il).
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rt iftie 4e la • H'iii n- ~ v n'i . '■ iii:i.ri.i.i :, .
nittn, (tulniii II! '■•lurltiiï, lut fiit doint^ di- nu'
iTwmj»^. inal^ nr tit ^k* !,■ iinm di; iiJiL'Iitiui i
jicUf i, . . ' . l'f.^n*!! l'un I ■
lin II' . r.'frrcnf^, n<i
tueur I I ■h-if.-.îr.- rr
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d'Vr .^ J\i u). Cl r-iruuu viuinti.!, m-i^..^ .l^><.^ •im
tfWK I , <!, iiyaiii renrenii' Lniuoral, [>4ri>e lut^ ««-liil-cl a<
cmul: - i:- Icf. Huaticiou, p. t-lll i,iilt >li >'I II ' . i>\ >i 1 .
Mutra i.tUttHj, IrouT^ut Kco hiewé i r
vtnyt rtievalieri de I.oiivcre|>, dotil l'ai' .
cùuiId de Datiain, avait (-^^b)(^ a^rrtl: -
IdrMt' Icwuécbjl lui tieut eu aldi', rt 1» vmtct *"nx :,
(Uitetnent; r'cfll Ir nil Liodapiui ileCnrtiurlid? i:<idv<
Ikr ann» peut it»ei' L«t et IJr«lm». Unir ■. ■ i,..iii ., .,. .
■AmI l>éod>C>iiii ((ui Vent fnit rlinvallrr > |utr m)U aim
•lie e»l In •'"'tr du ml I,™th <\u irmnle . > r te toi d4> N i
l.éD>t - ^11 de U'>Tm', . iic*iihrr rnni»wni à M-u.- 1 J-..IJ-..?, ri «.- rptii;.»!
euniti iir vulr le cbaiDpifn de t* diQKuiu léM d«ux rula tant rouH
— U3 —
C4U^ iKh CrUtf coatuineïi qu'on y «vail «^lahlies pour vengjer uu aocirn
wigDeur tui* par Ult^ri'**"*'''**^'^" ; si^lim Merlin. coneuUê par le iwn
chevalier sad» |Mîur — cumme ccJui-ci h- raormie à un r^hAlMain — chez
Pitlînor, imniLMiatemiioi apK*« la mort de Datuir te htond, frèn» darmpc
Ae ce roi. la Douloureuse tiartle sera «Mnfïuiîip par un seul chevalier, da
mt^ffle qu'uu autre délnrera la Cornouaille du (rihut irlandais*. Le
chételain entretienl noe deux '.'urnihifcnniis de Mi'li.iduit : « Tcml rér^ni-
meot. dit-il. je trouvai uu clMwjiIier qui, perdu dan»î ses rêveries, se
Ift'- •ner par mor *aup protester; cinq autres 'ce sont Arthur,
(1.1 1, que nous renc^mt rames, me foreêrent à lâi:her prise.
sur U pra-iT ile mon priMuinier, qui renverra d'abord Keu d'Estraus,
m!r\*»nii. of puis les cinq. Il ne ti'attnquu point à moi parce que je
!'■• de mort à l'époque où il tua mon pnreiil Detis. n —
M' * outre uu chevalier nouveau, s'amuse à faire le polLron et, Biplolts de Uo-
diuiD uu eiiàieau où iU logent, queî^rioune i'tl•^te, yaimon |var. Maimon, Uadus.
iVayiipnO, Kurlelum chevalier naus peur, son grand conrnrreni ; la riva-
lité df ces d'*ux liénis fvi nomparahïi* à rpllr dn Trinlau '-l de Palamêde,
dont le niulif prma|ml éiail leur amour pour Isrui. Meliadus, qui dit
purtor les ariues depuis quarante-cinq (dix-sept, 338, 3b0) ans',
rnconie conmiem uue fois, ayant altattu le roi de Norgalles et non
nevt'U Edran, et ayant tutf le géant Varmon, il dêisarroiuiu te boo rbe-
v»lier sans peur el [.amoral de Mîdenoi?. Ses auditeurs le traitent de
menirur. Le lendemain, \aimon part avec pes liiMes pour le tournoi.
5(pi; ,1,. v-.irte un instant |HuiraIlt'rspfonrjr Arthur, emprisono^ avec
s»"- ■df'jmr II- nuk'hant /.'œr/r de pierre. \\ les délivre en trioui-
ph.ini .H- vni^t cliovaliers ù l'i-ndroil où Arthur lit ensuite cnnslruim uu
chAtrau en l'httnneur du vainijut-ur, dont lu statue d'arpeui, placée èur
la nt^ùtre tour, en surmontait vinf^t autren t*\\ cui\Te, rppn^pniaiit des
vaincu* qui reudt'Ui leurs éjn-rs ; d(.'ux eeiiiji ans plus lard, l^harlemajcue
fi' la couronne de cetii' nuat^e, qui n'avait pas de pierre»
pf ■ T uiif autre d'or el pamio de pierreries, el le chAteau fui
h* rrc que h' |?nind empereur aiTrancJiit '. — Mctiadus
r»'; '!esdeniule«;t rencontre Mare •.fVroidoConiouaille,
t fjwMtnt (t4. V PmrK Itvm . il« /d T A , I. IM «■.>«! Triiltt || S»).
X. i:&«ntlw iMiutoui k l'flffr itr «lli-sri^ 4» (Ut. JaooI : rlnd-jvpt 1 MO ; Inila: US :
X- £» ilfflt <1«" r* si Tli-riT -■>(.(. ,1t. I* fi.«u-rlr.' rif^s^i Itettsila» ta •1f«»->Qt Ae TrtU*H, nu'll
IfOV^e*.)^); I ,ril
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— Ui —
qui. après a,Voir lue Tristan, atteignit no âge coosîdt^raMo. n'a cocore
qun tronte ans ; il est vpuu pu Ijjpres pour lâcher lïe tlôlivror sun pays
dix if rani servage (VlrUiidi'. Mcliadui^, uytiui abattu GaMuain d'ËAirAD-
gurru, s'ëloigue Iirus(|uemonl, frn vain chi*rchê par Marc. CoiiV(>r»atioa
à lu cour sur Motiadua, i]ui roroit à l'hôte) la visite t]'Aithur avec
Gauvain ol autres, reiiwntro Pi»lin»r de Li^ti?nois avec Prrcrvat. le
meilleur des chevalier» de ce princp *, apprcud d'un vimut chevalier.
cuniiaiiê!banl Merlin, la prëdîctinii du doviii rplmive à la bUp«<rioriié de
Tristan sur son [H're. et, [lour montrer sa ftirpc, porte un t^norrue bloo
Lfl tournoi du <le pierre, qu'il d^pow- d«ns une *^gli*<^ '. Uiins le grand tournoi du
Pin du Géant. chiUcau du Pin du géaul •', où Itli^dtcni* «'Ul. le prix des wsprers^^
Meltadusot le bon chevalier sans prur#f diîiliiiguenl ; h» troisième jour,*
ce dernier blesse gravement son rival. Plmraraont retourne en (jaule,
en faisant un crochet sur le Léonois. Melîadus rencoriire iviîpor et
apprend par lui qu'Arthur avait couronné comme roi d'Esii '■ ' ■
bon chevalier sans peur; celui-ci, qui a été l)le>i»ê la veille, iif i
chaiU ver» «ou royaume en guise de chevalier yrraut. Meliadut le detn
et triomphe de lui. IVliuor, qui veut tuer le mcui'ïrier de son frère, efll
(•Kt empi^ché par le vainqueur et retnurne en Lislenoiti, où tient de
naître son til;; Lamorat de Galles, qui mourut jeuue. as»a86inf' par làau-
vain (cf. § 307). — Meliadus tombe épenlument amoureux de la remc
d'Ecosse, et, soulTrant de *es peines de cœur, il retourne dans son pa>* .
de L<>nnoi&. Etant l'homme le plus habile de l't^poque en fait de cha
stins et de jeu de hiype, il exprime ses aspirations amoureuseii daaft un''
RMâCiion de
l. Qtil, (MMiT r«innnr «le IdJ. «pi-clft <Iii ooni de PerçevKJ vn ilc seaftlii, dont Rohert d« lkirT«a,
QauUitr Mal' *t '■ >**'' 'i" ''■■(iil >.Qt s.Fir.^i.t yirlt.
i. i'tnuir ■ . oloc. l'»UnUa,(:)«ii>nii. Riait- ClMiil
et Itninor •< '
9, Au mil.i <: Au>|.; p«Meif< tb ut h une «ulrc r«4iirUi|
préMaU* furt luv»m|>l^;«iuviil: oust. miiiI>U'.;->1. uiin «ult« <lel^ell( >le 3AÏ&(t «SI aj. La «ol4|
I Ml t'. DrcJlUii quitte IJtr i lyMirreMp I-nur all« »'^ntnrm^r *nr If c^fv^liiT ijtit KMt r^^r,
ilD MWitwl |Miar In ic«it> *1>; lu nouUiir«n5i- fîKTile. Kri!
lac, tiff fipvi la rvnwlsiier lur leclMiniiton , 'Hi\ mi |> .
■tne lattà pour k» iMltlE-int* dp tn 0 l'iInTirontr n jfli'
L-ouvreicp <ilf m rMi|>lr iloalilr -i.
Htlynanl tlri flft |»riii)p| , pt <!'
petKlJint UM partit' i!c ii,.i^s( [',.-
cbeTalItr Hua pvMT. ■■ ■■ i 'it Uiu\ rt^i.
avait ceaaé, ci U >'qnc|jo. Sl-^i i,
a*«nparer de [jic Cl lir.i (liilmn n . h
(1« t« UxalmtrvuRe liurJci U- utucatrv fui tué {■4r l'iuL-tii, •jiii <:u «:'v<l^-t la UU * i:4[i(ikbh)(k
(!■«■.), t>AnAlii, Uuiruij et Lénlngatitrinmiihitit île «li chcv^llpM iI'E»c«mir. rt trtiu*ent Hlloberta
• Tci^ Breliu*<lan> ua ctiit^Ad ou It faut Jtnitcr pmir vXrv iofy- |la^,|. .irliiti«>' " '"'■■ > ' .■.i.»-»n
romnirut 1« rai Ktonain île Caniielldr, njant tttmrti, on Joiif dr rlituiM , :i
rn ioo mari tilc«»e par *on wrr, venait ïl'arroïKlKT «*nnt U terme. U ■
p^^eet l'rnfsnt ilann un rliatrAO m la ilnme mnarui, nulitn! Im v>:" ■
^pnas fpi^lt et vnln<)alt l-tentùt aprH dan» iin tournai. Puiir ne pn<
ti» ebcvaller Ju piiv» » en viutinra, pr^tenilit *trB r4'lHl 'itil »t«li i
aulu de U tille du roi , tn>lii II Itit ili^flé i>i Vai psr le mi valniioeiir, i}-:: <.
vrvr R»ona)n, emprlMinnô {wir »on trvTr ' l.»r.) ArinliAii et l.fci|]afn>n trrm. -i|
eettc année mj'me. rt une femmi-, \\r*. flm-un i 'in ?>iltri> ^nr nn mari 'itii '■
Itxii farre l.i d^tnc de onnfcciwr ijn
pcnilaot iju'll iltirmalt, et le mn:
)m>tfli«ni ilu {K>nt lie pierre lu r*,
dMnolacKe ll«v llnUiéuil--
ehff aller <le la luur Mtic 1
Hirtlcni'^-iil ri .li'\Ar.;'
ren-ii'
>»4".,. ■■'■.-■-:. .--
■W Umu. a «4, 41(-il, (i< r« d»«Mtl ««il* cAM«t «tt«Mir. £tt f*ii« a tUu <!• ftilii, Nmiv. Ao^j.
— 445 —
lai V <Tu'il fait chanter par un de ses inttmeiii, devant la grande dame,
aune cour piénière tenue par Arthur *. Peu après, il y va lui-même;
ayaot fait monter un géant, venu pour se mosuror en force avec les
hommes de la Table Ronde, sur un énorme l)loc de marbre, le Perron
a lajaiande, il porte et jette ensuite à terre le bloc avec le géant, qui se
casse le cou ^. Ses amours avec la reine sont découvertes par le mari,
qui, sur le conseil de son parent Arthur, part pour son pays afin d'y
faire bien garder son épouse. Meliadus le poursuit. Ses amis ne par-
viennent pas à lui faire entendre raison : il enlevé sa maîtresse et Guerre de Me-
i'emmène avec lui en Léonois. Là dessus une guerre formidable. Les liadus contre
alliés de Meliadus sont les rois Pharamont, Claudas et Marc, qui
viennent le rejoindre au château à'Hanthone '; du côté du roi d'Ecosse
se rangent d'abord Arthur avec ses fidèles, parmi lesquels se trouvent
le Morhout et le bon chevalier sans peur, puis les rois Pelinor, Urien et
enfin les rois de Norgalle-s, d'Irlande, de Galles, de Norhomberlande ■*,
de la Gîté vermeille *. Meliadus. dont les quatre corps de bataille ne
peuvent à la longue tenir bon contre les huit de l'ennemi, se voit à la
fin sur le point d'être fait prisonnier ", lorsqu'il lui arrive un secours
le roi d'Ecoase
et Arthur.
1. Parce qchii, le royal trouvère voulut imlniuer qu'il eumptMitlaistifr tout aulret chani. Le
Ui, qui débute ainsi : Dame, a roui eettui lai amant (var. manl), fut le premier t-hant^ en
karpe, et derant eetui n'aroit auquel lai esté dit. ne ne fu puis j'U'IQ'sux temps où Tristan
eoiniaeofa d'en composer. (Oi-aprèa. cependant, Ueltailus, dans 3ôd, etc., eu fait un antre, et,
pin loin , aux §s' 6ii. t>i7, le lat des Deux amants est attribué à Guiron)
S. Fin de 3&»Vauqael fait soite 360.
ft. .\prës Meliadus . Tristan fut le seul qui pût soulever le perron, auquel Arthur avait fait
ajouter le poids en plomb du géant.
4. jiuthonne 8&&, jinthoiine, Jauot , Jttchone 3&0. .Après qne Claudas loi a- parlé de la pro-
phétie de Merlin au sqjct de la future gloire de Tristan (cf. ri-deuus). Meliadus voit, dans au
rire, aon Sla tuer par Marc.
ft. Le roi de Norhomberlande, arriva au camp, a'insbille sous un t>eau pavillon dont lui avait
Jadis fût cadeau Esclabor, le p^re de Painmê<le, qui n'aroit encore mie treize (trois, 338, 3&6,
3477) ans. (La remarque sur Palaméde manque dans Z'M, 36(i^
C. Arthur prononce une allocution diins Uquelle il rappelle le fait des Troyeni : Meliadus,
comme Jadis Hector dans Truie, est menacé par son Acliîlte , le bon chevalier sans peur, qui est
dtfort.
1. Darts 338 , 856, 3477, 360. vers la fin du récit de l'unique bauille que donnent ces mss-,
le texte prosaïque est continué par on morceau en vers octosrllabiqnes k rimes plates de dlx-
hoit lignes. Ce morceau, présenté avec distinction de.s tiirncs par 338, 360. et dans une laisse
spéciale, mais sans distinction des lifmes, par 3ï6, 3477, se trouve au milieu de la descripUon de
l'écrasaote attaque des gens de la Table Ronde et commence ainsi, après les mots (les iustru-
mcnta de guerre font un bruit tel que) on u'i oltt mie Dieu tonnant (que c'estott grant mer-
vtilles de les ojr'r 360) :
{Et 3477) Il roit Metf/adut oy (1. o() la noise.
Dont au ruer pou {point 338 , aucun poi 360) ne grant n'en poite.
Car il a le curr detirrant
D'avoir hounour [D'onneur aroir 360), ce ra querani.
Et le cort fort {Et tort fort 356) et rolentieu
De bien faire, s'il en roit lieu ;
Carten ib6,3il7} contre lui roit Vaatie (/"«an^c 360],
Et il tet que il a [t>onne 3M) amie
Bêle et bone (Bonne et belle 3477] et dé cran' lignage {Et belle et de gr. t. 3&6),
Et quant tant ett et belle test belle 36fi) et tage.
S'il ne fait tant qu'il toit plut preut
Que nui dei autret et plut preut {plut teurt, 360 ; ce vers manque dans 3477).
// ett (yerf 338] dont honnit et perdus.
Se et là [rit lui 360) failtent tet rerlut.
Qui le reltt Ion afflchier
Et ta grant lance paumoier.
Bien diroit : •• Cil qui l'atenilra
Onquet jour tel fait n'cncharga {ne ckarga 360). •>
Pnis reprend la prose : Meliadus se tance dans la m^lée et fait merveilles. — Je n'ai
pas trouvé ailleurs dans lo Palamède d'entrefllcts poétiques de ce genre. Le prosateur nu
quelque scribe- arrangeur se seraient-ils amusés h fair^ di-s vers ': Ou bien aurait-on inséré dans
notre romtn nn débris duo itoême sur Meliadus '' Uu bien encore. uurioiii-nnu5 aiTi>>re à une
mise en prtise incomplète d'une version qui aurait été rimée dès le prinWpe (cf. le Cuiron en
Tcrs cité à U p. 43i» ?
— 447 —
li32. O ht»ros, — ce»i Guiron Uhr. Giron, Gyron,Gnron) le courtois, Guiron le cour-
te chevalier à l'écu d'or, — après avoir été, à l'âge de quiuze ans, le ***^^-
compagnun de Gatehuut le briiu, qui esperoit grant bien en lui , toml>a ,
par mauvais barat (par fraude et barat 3G01, entre les mains du géant
luce, qui le retint jusqu'après la mort dUterpendragon; il recouvra
enfin sa liberté, ayant combattu pour la femme du monstre (cf. § 634),
et se mit en aventures sans connaître ni Arthur ni les chevaliers
de ce roi. Il triomphe de sejjt géants, parents de Luce, de chez qui il
ramène une demoiselle captive à ses parents; là arrivent Léodagan de
Carmelide et Ariohan (var. Haroan, Ùaraon) de Saissonie, qui sont de
la famille de la demoiselle. Les trois chevaliers, sans se connaître, vont
le lendemain en Léonois assister à la guerre. Meliadus est délivré, sur-
tout par la bravoure de Guiron, qui désarçonne le chevalier sans peur,
Arthur, te Morhout , Blioberis, Gau\'ain et bien d'autres. On fait la
paix : la reine d'Ecosse est rendue à son époux. Guiron et ses compa-
gnons, étant partis furtivement, rencontrent une messagère envoyée par
la nièce du roi de Xorgalles, une dame de Xorhout, désirant le secours
de Léodagan contre deux cousins qui l'avaient faussement accusée
d'avoir empoisonné leur neveu dont ils convoitent la terre : ils espèrent
ainsi s'emparer aussi de celle de leur cousine. Léodagan, rais en garde ''^odagan et
par la messagère contre les trahisons auxquelles il s'expose, quitte ses
compagnons afin d'aller combattre pour la dame à Hetin {Hecinj, à
l'extrémité du Norgalles : « Là, dit-il à Ariohan, vous pourrez me
retrouver. » Mais, emprisonné jiar trahison, près de l'endroit du com-
bat, il manqua le jour, elce fut Ariohan qui le remplaça, ainsi comme
vousorrés ci avant (lemprisonnement n'est pourtant pas décrit ; cf. p.
448). Ariohan, s'étaut séparé de Guiron, trouve mort son cousin, qui
vient d'être attiré dans un guet-apens par une des sept demoiwdles
traîtresses, qu'Escanor de la Montagne a envoyées en tous sens pour
venger son oncle, tué par un chevalier errant ; d'un ermitage voisin,
Toncle d'Ariuliau, Sagremor du Tertre, anachorète et ancien chevalier,
vient prendre, pour l'enterrer, le corps du mort , qui eut nom Sagre-
mor du Tertre deveé. Ariohan, ayant desconfis d'abord diMix et, quatre
jours plus tard, cinq chevaliers d'Escanor, et emmenant prisonnière
la demoiselle traîtresse, dont il confie la garde àsesécuyers, va se
faire soigner dans une maison de religion, et se remet le lendemain el
chemin ou il baoit aler. Le conte pusse à Blioberis, parti de chez Aventures de
Arthur pour courir les aventures du Logres, II tricunplie de Paridès v i-a'd*iVet
l'amoureux, déguisé (?n demoiselle armée, et amant de la dame Despi- Gauvaio.
teuie d'amour; quelque temps après, ayant rencontré Meliadus, <jui,
guéri de ses blessures, était parti pour cliercher son libérateur, il se
(il ■iriTc à l'endriiit uii est I& demoiselle), >tc.. v. p. 410, et suit le texte de S3ft, 33» Jusqu'au
départ d'Ariobm avec LêDdagxn pour la Carmelide; ici J.ii)ot contioue ainsi ; A la conr d'Ar-
thur on est longtemps sans rit-n fatrf, après le dciKirt d'Arîiibaa.)asqu*à cc<iue sen^pand partout
le bmit delà bravoure d'un rbevalier à Vévn d'ur, Guiron iv courtois, tcdu Donrellement en
Logres ; les cheratiers partent pour le trouver, ainsi )li>liadus awvc Uauvain. .\rttiur fiiit
proclamer le lournnl d'Ilene.|on, dans leitricl fui vain()ueur (>ain)n, qui on partit furtivement
et i'acompaiçna -lo Usn.iîii W. ronx, t>ou chevalier, gui fut le premier à savoir le nom de
son compagnon. On pmcl-imu un nouveau tnuruot. tjaimn va à Malciiault. Suivent les aventures
do Meliadu.<) arw Oauvaiu ranmtées comme dans ^ihi (vov. ci-dessons}i Janot auMlfait allu-
dOQ k leur empriumnemnit chez E«canur. êpiMhte qui n'est pas donné dans l'imphmé : il ne
p«nrient donc à iiiaïqurr qu'à dirmi la suppression en faiï.int K^rer Ueliadns et (iauvxin parmi
ies eberrhcun de Guiron. l'oar la suite Janot concorde avec -iîi et les autres mu. Sur l«
rapport des deux versions, voy. ci-ilcssous.
mnt, vnmmo lui, en i]ii^-tP do cet incnnon. Da trouvant i^.nsuii»* (^an-
vnin, (|iii , lut aiii4»i, iJierrlm It^ otirviilitir û Tmi d'nr. Ayant i^ecotiru
iiitc tJi'S (loiiioii^^Hr'ç ii'IC»!anor, itu'ullnî] iiinr Lambe^ues dr la Forrst
csirangf, IfS troijî cjtmpagnon.* w liiiswnl m^nor par cIIp au rliâu>au
ihi gt'iint , tiù , aprôs uni? \wv rt'yislanrp, Gauvaiii M Rliolioris sout
laits prisoank'rs, du ni^ine que: M^liadus, qu'un fuil tomUcr, eu
feignant, Jl* fuir devant lui . dans un»? ffi!î.v rouvprl4\ — Guirun
délivre la dmuoisellt» de Larqniman (var. Laijuinani), qup v»»nl de
luor I»' m'ant Trwlrt U? in)ir. ot nirl à uiurl le monsln.' lui-même npré-s
avoir \uincij trois de sob houinics. Au hmit dp c?* exploits, Arthur
HG projwfli* d'arranger un lourmii (Miur faire la connaissance de re
faiiH^ux luTOK, qui attaqui* t-iisuiti» le? ceu» du ch&tcau dEscanor, **l
vainqueur, coupe In br.is au ^t^anl, qui tnVnfuU, et diUivn* Mrlindu» avec
les autroît pris(tnniers; le lendemain, il part, atvdiupaficné d'une demoi-
selle qu'il a l'ail flurtir de la prisiui de Tnidet, AmfAidf, aniuated'lîmanl
Ac la lattde i'A cuusiui* île iMnaiti U roux, l't'poux de. la dame dn Ma'
Guiroa «t Da- laaui [mxt. Silatoant^ hlalehauli'. IlitaiTiveMlaudullrande Danain, qui l»f^
nnin fjijt i^. curupa^çuiui d'iiruies de GuinMi. En ct.ite partie r/iii li contes que li
mis Artus et li chevalier de ta Tabk lUninde pnstrent un taumojrment au
chaslel de Hemtlon . pource //»« li chevalier arfnturrus aloient plus celé
part, pour trouver h rhfralier a l'e-icit d'or ((iuinin 1. Kt [la 356^ fu li
toitmoiemens {fait 3ti(l) . Danaytu e-^tint maladrs et navrfs^ si n'i f>tU aler ;
il edl le •ii^ul À qui le lirillant inctuitiii ait révi-lé mm nom. (îuinm est
vainqueur dans le luurinii. Arthur et s»-» pens étant désfdés du t'e qu'il
.s'en ejpt allé si quotirnent ', tiu uouveaii tournoi — au idiàteau det^
IffAix Saun — est pruL-lamè, pitur l'allirer, enti-e les rois de Nnrhnm-
lierlande eL de Xor}:;altc*s. Guirnn va à Matuaul. où on lui fait bon
aer.ueil. Ia: rtV*it (lasse à Artohiui : un va nous couler conmient il til
mourir la demoiselle pour voûter son cousin -. (trdist ti contes que puis
que Anjhoan sefu partis du roy Leodayanlen tel tnanirre comme nous avons
ça en aniere devix^, il arrive à l'endroit uù il devait mettre h mort la
di'moisvllii ^ ; il 1a fait, mer par un de se» ikuyers, tout ainsi commt ti H
I. On tnil qiio le Wttmui d ll«f>«iluti Ml «bnlfit <lttlu ilM, «te. : Il vn m1 il* nwme ite aft& M
J«Bfti (r. fl-ilt^oim < rimftrlm-* pU^e U m^^tti-iii Ou i>>urjQul a|>ré» lerebdtr dv LA*<la(ftn a*ac
Ariotiiiu Ml l'.uriiicllilc.i. rii» Inin, Ifc «ii Mrlûittu^i'anverM avk Oanvain, fif . (cJxlrohMU.oB
i>. ti> illt 'l'iL- >li>-it 'P tiiiriiiil ivKr. /lait'lum, Hfi*edHW\. le n»i <l«r T(i)rttulla m éU InrMnir *■
roi lie ^'|ll(■lM■t,. -:,n;.]r
7. i>oir —
>, iHinr riti.
tliia* !■<■* m*-'
V'ii", l'Uii lie tiuUTuiu] 'Irliilli -"
l'cu<iirlaiL>iiDPni<til (1* [.<'iwl.%f;nii i' , , ■
marlfettr, MaU ruc noavpU*! reuc'^ttrt! «lu fctitce «luuu A\ti le i
comlwl il iMilnucE i|iic cT!ut-vt *n suuteulr c>L liivralicralilalilr <•'■
t-'- '■■■■ ■'" 'iTitMLeuf. i" *»l» i«irnt h i-r"'"' ■!■' ■ i-"<i .!.- j. j .1
iffu parlti ilu rai/ Leoitar.
iiiik li:» iu*<. •!•.* l'iifii. >!•- '
.*.iB. S80.
> l»r^c^lt? •Inu &lLâ. clc., nmii *ert<inK ittillgda U'AdiBfttnt
-iir'fjMll .r..l-"ril IIIK- |i.ii,l.-!Ir rrii.'..t Hc- -l'Vrii.tuHi a-e-
qiu'liiir^ lililU ilv Li
,.■,1. -'m-, .u ;iifl, r-,
Kvuir quiU^ û rdUf tl'Artluir: Ik cuuiImI ■itigttUer rnUc 1« |>riixv do S«\ona <\ MclliillU,
— 449 —
avoit promis, et st» reml en«(Uite ver-^ Vissitê de Norgailc* pour rcjointlrp
I^otlnican, rnmmp l'rluî-ci li^ lui avoil indiqué au il(>p.in. Il arrive au
chltTAu ^'Hêsan [tJelan 360 i le jour même où \e roi fut omprisonné,
ainsi comme jr vous a*/ conté ça arriéres, et le remplace dan» \c combai
singulier contrp U*i dcuï cou»n& de la d^me de Norhout- Il PSl vain-
queur el part, suivi du «eigneur de VSstroite Hfarthe, qui olaient la
permiKsion di* l'accompagner, cL qui, >îur son ordrf*, va délivrer lo roi
t.<!odagan- Cplui-ci, ayant rap(tf^I('> avt>c dépit la irahifton de la domoi-
«elle qui l'avail fait jf^tor en pris<in. rinourno avec Ariohan en Carme-
lide. Le cuott? rt.'>ipnl ii Meliaduit, àOauvaiu t*t u&UulH.>rig, qui, guéris
Aes ble^sitrefl qu'il» avaient n$r;uea au (!li&leau d'Escauor, sont rejoints
par Lac ' ; celui-ci leur parti* d'un iocoonu, qu'A sua <^u d'arfÇLMit. M/u
msirt iaintur€ , il a cru recoanaitre |>our lu boa chevalier «ans peur, et
qui a triomphé de ({uarauie adveruire.« auprt>s d'un pont du sîoreloiB.
Lesquatrevovu^urs partent uji^iiihle pour aller au tournoi du château
de« Deux 8npur». Ils tmvenceut une forvl dont la vue rappelle k Gau-
Tain sa victoire sur Htiiadel de Nnrhnnilterlantle, à Htiotieri» la honte
que, uprê« avoir ren)}M>rté le prix du tournoi de 5afrir, il avait suhiede
la part de son hôte, qui, en li^ d('*surrunu»nt, l'enipt^clta d'enlever sa
femme, et enfin à Meliadu.« conunent, vainqueur dan§> le tournoi de
landfmort arrangé par les roiiï de NurhomberUnde et de lîalle.*, il
avait été indiKUeaieiil trompé par uu lecfueur de sa deinnii^elle : oa
Iniitre ayant aubÀiitué ses armes à ce)lR6 du \aiaqueur, endormi prés
d'une fontaine, le mi fut contraint de pnnidre la place du misérable
sur la charretlt* du di^shonanur. Après que les héru^ de ces avenlurea
en ont fait le rétût à leurs compagnons de route, on rcucuutre Heliadel,
qui abat Oauvain, et qui e«t à S4in tour renversé par Mehadu^. On
laisse ài'hûlel Gauvain bleâsé, et ou arrive à l'endroit du tournoi '.
633. Guirou, qui, pendant sou séjour à Maloaut, a résisté aux propo-
sitioofi amoureuK>8 du la femme de son ami ^, va avec lui, incognito,
au tournoi , dans lequel ils Bont vainqueurs. Danaiu part , eu confiant
non épouse à Guiron, pour venger un coiuia, le chevalier de la
MartMchiere, tué par deux frères de la Terre foraine. — Lac se sépare
de Meliadua afin d'aller enlever la dame de Malouut revenant du tour-
La dame de
Maluaut.
I
4nM« a* aatal 4k Trlim oosfrc Hclfu Q «TS). panrrmli Ua Mre da Mt de l^utnr da
fmimmtâê^ «A !*«• moit aoawM dt «es Ucox ranuasM naonrciéa d« noMiu «MiriHim, n ta
dMOrfvtkia de U ipMm À* IMiadm «««a l« M d'BctMM MX l*eA>t «TsTOIr été ibréc^é «Un
SIS. «w. D'omt p«rl, eMnua»rriuaKBl>lHiiplnlMntMBHilinparMtMd«IM.MC-.«lasi U
prcnUn appcriti»* de Gilroa l« cnonoto, m, frmmién rwaaimtn me Ousfat la nmz, wa
pWBritu cxptoàu, ««1 k flnmt Uot «damt k u amt d'ArUiB, «t m «aile par MwllidiM.
ttmvkUl, aDotMrli ; N-ilMH MMi H9» iMOiA neotlc Im nulbwm d« 1» dana de Muttaut k paa
pria canma UM. XI «enll m moiom pMaibU «M «tentne dM den Tviloai. «Btn kavuUw !•
ftvcnoit tiuauit ealtii dut SM *> matM aliiffnU>r ponmii narqoM an trall d'Halao.
r*(ffcMMBtut «M vwtle d« U rddwIfM ortslMirc. qol, «rant ànmi U capUvlté dm Mellada»
flU, eu.) fft 471» mil 1« roi d* Ldorudi m mrpon «rac Oninn. unit amanite ruaott 1«
«■/lnwid«<«.iwraUeri'cf.a3S.<tcJ, — Pgv c« ^ nM. tooa t« nn. liu paUmiUw oSntAlm
m/êmm ftmd.
1, DnaSy;. Jari»(. IM, MO. U« cmlttoniiu^nani «oitlide U prtsMidTMwMrwiBt UêUian.
OmivkIb '- '•« troll mot - iillnbcrk. CmI prabablentort «n nele d'aam
rMMXkHi : Dan nn« m Watt de Bon*. V« le CnUMWM dA09 909. ««I
ploa likii: Lit >>i. > 1 iv>rnHi« le irnltl/iiiii fr*Mn"'T.
' r c« deru)«r |<r. p Ul|,
U" ^ rcovolc Ml Ottéron, M
S. La OfMi dost crci nt prtiwaw fluu Im one» MOiitte Mvuicr one Ueooc utclesae.
L*>MTM. — Triiian.
29
— 450 —
Loyauté Je
Guiron.
n>ii uvec vingt-^ix chevalier», iruiron, qui a *\es soupr-oos» lf)»uil; g<to^
par l'obscurité (te la nuit, il tait hulieû une fontaine où arrive Lac, qui,
80 cniyant seul, |irofm' dn.» plaintnit d'amour, et qui , ayant H'*i«6 suo
voifiin, lie (ronvemation aveo lui : san.s In corinaitro, il lui proftow
d'assister, le lendemain, au iner\e!llpux/«t qu'il compte f mprenrfre pour
sa dame, et lui parle do tiuiron, qu'il porte auï nues: u mais, ajouto-
t-il, un jour cet incomparable, à la cour du roi de Norhombcriande ,
sur la rivière de Surne, laissa — chose iuouic de lui — emmener
ftans veu^i'auce la dame de sou compagnon , un beau roiiord , par un
petit chevalier. » Put» Lac veut ruconler un exploit de Guiron. Celui-ci
no coui^eut u bouler r|u"iiprêtî s'èlre amuBO pendant quelque temps A
faire eurifier son iuLerlocutcur [lar des lâarcasmes et a\<ûr rî aux êcUlA
du déli i|ue lui lauce le narnileur exaspéré, dont il éveille de uouveau
la colère en prêtendaul ne pas avoir i»ten entendu le commenconieal
du cimte : a C'est, lui dil-il, ipie je vuua suîh inft^rieur en inleUig«>nc«
comme en toute autre cbow?. M L'autre parvient ealin à débiter son r<*cjt* :
il avait vu Guiron , qui s'était «ouidi-nii li la joule avec le petit chen-
lier, conquérir la dame du couard d'iibord sur le seigneur de lEtlra^t
Hlarche avec ses trente homnie^i et ensuite sur lui-même, qui avait prt>-
lUé de la losiiitude du vainqueur pour t^siiycr de lui <iter In datne '.
Guirun sait, dès lors, que te rapporteur est Lac. Au point du jour, Im
deux chevaliers partent ensemble et gagnent la route de Maloaut, où
ilit ii'arrétent pour attendre la venue de la belle dunie, qui a pa$cé U
nuit au château de ia Hoche; au moment où Lac, uyaut triomphé de la
nombreuse suite delà femme de Oauain, veut emmener celle-ci , il eut
nideoietil abattu [tar Guiron, qui s'en va en conqiiignie tlu U daaie et
arrive avec elle à une fonlaioe. Déjà il e*l sur le poml de céder aux
charmes de ta belle châtelaine, biriique son 6pèt\ qu'avait portée Hector
te brun-', tombe par husurd dans bi foiKauiei il tti raumt^se et lit, en
lossuyaot, l'inscription gravée sur le plat, ptiur l'achoùon de ce même i
Hector, et rappelant le premier devoir chevaleresque, la loyauté*.
Désespéré d'avoir songé un instant à tromper son ami, il se tran^perr^;
il 05t empêché de se frapper une seconde fois par la dame, qui ><e lai*ii«
tomh(>r sur ses bras. Avec un dernier otTort il retient kid ^]iv<* , que
vont lui ôter un chevalier de Maloaul qui survient , et qui ».'éloign«
après deux tentatives inutiles. — Pendant ce temps, Danain, ajunt
trouve un chevalier dans un pavillon où arrive Henor de la Seivc, uu
beau couard — tou» W» deux ont été vaiiicua autrefoi!i« par Dauaîu —
rejoint U*s frèreis de la Teri-e foraine; il tue l'un ei envoie l'autre,
nommé Arem, ae constituer prisonnier chez le père de leur victime.
Informé par un valet de la tentative d'enlèvement de Lac. il s*
lance sur le» pas de celui-ci , qui est emprisonné, avec le roi Phara-
mout, chez Ikinitiain torgufitlcux^ c^jusin de I^rehus. el , après avoir
écouté le récit menNonf^er que lui fait un chevalier de Camaaioth, tntuve
enHn su fennne à la funlaine avec Guiron ; il fait lraut«porler sou ami
au château de Mutonnl, ei lui pardonne le» intention!» coupables que
1. et. DH»tpp>WII»o&, I, VUt-6 uit II ml dit, «vu p|u« d'Mprit nwt irexAetH<i<le. qur t,m
cbërdn H gnfpt^r 4u wmpi, lAn <|0« «n iirnjpti or «ulcni iiolnt <l<>otii*« pàt Qulroa.
t. Dm ntd» MiDb)«bla« tar le bMo Koartl UoKftrde U S«Itp i-^f, llenor de NorbntnbcrUfidc
f. tfl) M rriroavrni ûam U sali*.
I. Nulle tmt\ Je n'Ai tu ei|iliitiirr ■<iMuaM-Mt Vi<itér il'llwlur « truuve (t«u U pw— ina 4<
Odirotti tv Aviihn ailebouitint !■ Inl « tniniial»r .
— 451 —
Guîrot] lui avoue. — M*«liAdud élnui rrsié au ch&i^au des Dtiux 6<£urs
4pnr4 avoir été <]ilitto par Lar ', y cnus^* avec Heiyan ' U brun , qui fait
rôlog« de «on ancii*n uuilre Guirun, et qui, à la itrière du roi, lui
racoute cotnmpn( Oalchout le hrun, avec le<iuel le jeum: (luînm s'cuit
MHpavjnit^. lun^ un gi'-Aniqui, a^iint eiileviii IfMir ilemoi^HIc, avait
suite vaincu Guiroii . «^t cumiiirni uu pt^u avanl sa m^rt , caust^ par
lie de reilréniit^} du Norgalloft, dmit il était amournux, ce
V iiiiut r*»nvcrsrt, aprits le tnuruoi de Rohestoc, où il avait é\jê
M' - .. -1 >[ue (îniron. qui fut oMi^i^ de se faire soigner (Uin« uu rliÂ-
I. m; ^^ itild* fît le lion chevalior ssiti* peur dans la Ùa^u foresl et Ips
f< 1 son ennducteur lé^itiniR une deuiuli^elle pnur laquelle
il- IiAtIrt'. MeUndiis drcido le ci-devant f>cuyBr de (àuiron
à re»l»^r ptituCf une joura*'i» à l'hotol. et. le leudemain, met sur le
lapis feu Ilt^lor U* brun, |K're du Gatehuut. Irlelyan rêpét« ce qu'il eo
a eulcudu diro enOrcanie : « Un jour que nou^ élionî^ hébHr^é^ paruo
vieux cbevalitT do ci? pay*, — Guiron était depuiri deux ans le conipa-
(îuou de Galebuut. qui protestait vivemeut chaque fois que le jeuoe
juicuaie prétendait qu'Uet'tur avait dû Hr« inTerieur à Rin fil», — notre
b^te, pour qui le premier det^ hërof était le txVe do Giilehout, et aprû
lai AdatonîyAr. AMtiloH), sirf dr Usitnois, nou» contn, t^ur la prière de
Gaifon, comment Uectoravec Adaloo, devenu son eompafîuoa d'armes,
fecourut le parent de ce dernier, ie «ire de VEsiriÀte Marche, assiégé
par le roi de Norlioml>erlnnde. » Helyan fait ensuite un dernier récit :
Ilector le bnin et ^m eompagnon . le bon chevalier Oelyanor le pauvre,
un i\p^ dncvtn^'' d I>r><rar(t le pauvro, .tdonuent tnus les deux ta sœur
d'Ad.i' ( rniiriaiKe au roi d'Ortaiùe- llelyauur tenta d'eo-
levcr ! tionl if roi vl ses ir**me chevaliers, (lamii lesquels
se irouvaicu: Ji.v Iktl'^ d"Ad.-iIi»u ; il ' I-.t. lorsque lieclor
lui vint eu aide, '"onquit lu r»'ine et i ■ , '*menl à Helyannr,
voulait ■ la mort d-*ns w_in dt?^-*iH.ir davoir penlu O-fl qu'il
Imatî — >i ly.uilappri^ la tt^ntative de I-ac pour ravir ladame
• ' . part le lendemain pour aller le chercher, craignant que le
Il I ami n'us«nt de repr<^saillrt ; Ilclyau, *\ir le cuu^tcil du roi,
rend au chAmau de Onuain pour revoir Lluiron*. Meliadus, en
ni'U* de Lac, trouve Danidain . puis le Murbout avec un cuuanl de
r.orr«onaille, dont le Morhout délivre la femoie en mettant en
dfiruule vingt chevalien» du neveu du roi d'K^truagitrru, qui avait
emmenai la dame. Meliadu» force Danidaiu de rendre la liberté iiLacot
â Pliaramijut. I.a femuie du couard préfère son mari au Mttrbout, qui
lui a permis de choisir, ni le^ époux s'en vont eudomble ; Uenur de la
SeUc. sur\euu, les suit avec l'imentioa de conquérir la dame. Pour
Récits sur les
Bruns.
I, Cl nsrtb'l«ii.6M1.
*. tttryë» MO. IMpoutr US, XM. antorner M77.
I, Ut» >tMx mol' ^ pc^Br, oalroa «ttJt elKT«Ucr loaTMa, S&&. 3:'-^ '" -'- - -t* Inaftampa.
aep, MUfl Mil» prérlnt. cnu Iwl» n'cit \m» lUu 3b«, »|7Î. 150 : t| r lonz lq«-
tOTl». M0| tDola drpuls l'S(l<mr>-f»<^t •!« OnfmQ. — pour le K«iol, rt — ll«l}Ml
Mt m pm plut IdIb Lt - -aide tJstMk»t**lLl. «•lir^ i-nrvinm contHn-
pOMlot aXJUrpeodr.i. rtort de UalelioM. jo n'«l pM Iraaré ainenn
a'wtN» ItuUoaUoaa <]< ••H.
<. rbi ito ue. de < I Mf a&I. â4*ft.Ml. Ce ftol sait pAr«h arolrélé
MDBrlBé <Um W>i >î(j '" d' \tHal-ifS âpr^ l«qa«I m mfnie nu. dran»,
«OM* ah aorema il ii^renl d'^lcmt, !• rvocootre •!• Quiran »r«c U
— S52 —
ConversatioQ. consoler le Morhout, Pharamoat raconio cotnmo quoi une demoiselle
qu'il avait sauvée de mort fut assfx ingrate pour l'accuser, devint le roi
de Norhombfîrlando, tle l'avoir priée à son amaut. un vilaîu chevalier
Irailre, qu'elle reprend en f^'ooduisant Fharamoiii. Lac. approuvé par
Meliadu*;, dc^clarp Guiron le meilleur chevuher du moude, supérieur
m^Qie au bon chevalier sans peur f>t au péra dti Trislau. On \a se loger
dans unp tour, où arrive Belain fvar. Helyan) U' bïoi, de la Tal>le Boude,
ouclc de la mort; de Sajrremnr et frèro de l'tiuipôreur de Coustacli copie ' .
Le Morlioul, gabi jiiir Mt.'liadu:>, se vpuge en lui rappc'lant eerlaioe
demoiiiieno au samii jiiune ; k> roi. tn^ eml>arras8é, eoni^ent entln à faire
le récit do sa nif^savcniure: riH-niiduitmiiif uiim pucelleiiu'il avait t>ecourue
contre un ravisiieur, t'envie lui viul de laprundrc pour lui-mi^me, maift
la jeune 6IIe proU'sta, et il ne put (iMt'iiir d'elle que la permissioD de
la mener à la cour d'Uterpendraf^on à Carduol, oij elle donna la prê-
ft^rence à c^luî qu'elle aimait ïIp Morhout) sur Moliadus, qui nut à eubir
\çs brocards des courtisans. IleJain parle d'Uonor de la ftelve : il vieni
de le )oir abattro par un petit cheValier qui prit la défen»> delà femme
du Cornouaillais', et qui, ayant dtè frappe à la figure par un vilain
nain [>our avoir touché au poltron, jeta ses armes et »'cn alla solliciter
un eongiè auprès d'Arthur. L'hôte de nos quatre compagnons raconte
ensuite comment Pharamont , après avoir eu le dessus dans plusieurs
joutes entreprises pour des demuiselles et avoir fait la rencontre do
Brehus, trouva à la iîn son vainqueur. — Uelain triomphe d'Alphazar
le mécuQou, qui veut livrer à Urehus une méchante denioiRelle pour la
punir de l'avoir trompé avec un vieux nain. Je cuntrainl de la lui
c^der et part avec elle. Melinduâ et les deux autres rencontrent Hervi
de Bivel' cherchant Guiron, qui l'avait renvere** avec quatre .compa-
gnons et lui avait ôt*^ une demoiselle; il en conduit une autre fort laide,
appelée EliAf , qu'il abandonne au Sïorhout après l'avoir désarçonné.
Le Morhout I^ Morhout a l'imprudence de témoigner un pou vivement le dégoût
ennprisooné. qup [yj inspire Elidc, et est mené par elle au château d'un vavasseur
dont il vient de tuer le tils, qui avait voulu couper la ti^ie à Elide pour
venger un frère mort par suite des intrigues de cett<? traîtresse; elle
dénonce son conducteur, ut le Morhout est emprisonné avant la (in
d'un récit fait par le chltclain, qui dit avuir à fc^jnd'peinc délivre
Guiron de la prison où il éluil tombé par ta trahison d'une demrtisntle
que ce héros venait de défendre victorieusement contre dix adversaires
afirès en avoir terrassé cinq autres au Pont de? Cinq Lances. — Helaia,
avec son compagnon d'armes Amant de VEspine^ père d'^damon, le be«u
jouteur, sont renversés par Oanain , qui se bai ensuite avec Lac con-
duisant une fort vilaine demoiselle. On voit approcher trente-six che-
valiers et trente ierjoni menant un prisonnier dit dcComouaille, et dont
les armes «ont traînées a la queue d'un cheval conduit par uu nain :
Helain et ses trois compagnons, sans vouloir le délivrer, lui rendent
SCS armes, et le prétejidu Comouaillais tue ou chasse ses ennemis et
s'éloigne après avoir désarronné aussi les quatre, qui n'en revieuoent
ta IM I «ode 4« tefTMQor, atna tilui.
t, Ltflostfi) de CorncnHUilc et m femme ne fiont twi mentloooéi li*] du» (U, UT, S4T*.
Ml) bourdon.
S. • Dnat nom avou puM ca tn arritrt. cl tneort ouhi «H>drler0U |iltu tola. ■ J«
1l*ftl jKiurUnt pu rttnmvj Il«rrl d« aivol aUliiara <l«u lo Palam4ét.
— 453 —
onnempm. Danain au pQUl croire que c'est Guiroo. qu'il a laî&sé
at n'avoit pas encvrr trois jours aeomplis. A quel propos? Li
èèuâptit neuf rexpliquf^ra tout ntaintenant. A celui ttmps avoit près de
Jfa/oout U7U damoiseU si beU fl si avenant comme li comptes a compté fa
en ùrrierû*; elle «'appelle Blute, comniH la dame de Maloaut, et aime
Gtiiron, dès lors qu'il se herbtrja en son ostet; et puis que jncss. Guirons
s'en fu partis, il l'oublia ci pensa en autre lieu.
Bloio.
634. Elle De connaît pa§ son nom et ne sait que p&rouî dire qu'il est
le moilleur chevalier du monde. Ayant appris, à ré[>oque où nuiron
»e Me^a à la fontaine, qu'il était chez ^on compagnon Daoaiu , f*ll6
appela ï>ou cousin et lui dit : « Allez à Mal<>aut trouver le bon chevalier
qui oan séjourna en cest chastel si navres comme vous veistes. et priez-lo.
en lui reprochant dem'avoir oubliée si vite, de tcjûrla promesse qu'il
fîl en portant de revenir me voir. » Ïjc wlet fut présent!^ à Guiron
convaledceoi par un chevalier qui avait ^té avec lui m t'oslel Btoie.
GuiroQ, ne pouvant encore chevaucher, envoya fon frère d'armea
recfinforler Hloie. Danain arriva, avec le valet^ au château qu'habitait
la belle pacelle, et dont le seigneur éuit absent. Bloie, la fille d'un
chevalier pauvTP, et aussi ûëre que belle, le reçut avec une grande
réserve. Elle lui demanda le nom de son ami, qu'elle ignorait, quoique
il fùi rc0t(^ près d'elle plus de quinxe jours, mais le voyant h<^siter, elle
renonra à le savoir. Danain, tombé amoureux de la jeune fille, ne
quitta le chûteau qu'après cinq^ jours. Inquiet de cette abtience pru-
tuujfëe et craiguaul iiu'il ne fût arrivt? linéique malheur, Guiron partit
à la rechervhe de buu compagnon. Celui-ci, ayant terras^ successive-
ment un chevalier errant ut Ivain, qui l'avaient arracha à sù& profondes
rêveries d'amuur, revint à la nuit, sans &avoir comment, au château de
Bloie: la gaite n'ayant pas voulu le laifidef entrer, il s'en alla et ren-
contra le mi Garadoc Brief Bras, poursuivant un ami qui lui avait
enleva ï^a liancêe. Faisant roule ensemble ^ ils trouvèrent le traître
mort, tué par un de» homme» lige«i du roi ; ce loyal sujet, luul en ayant
dlé cba«#(> par Caradoc pour un mesfait envers un chevalier, avait tenu
k défendre l'honneur de lïOa souverain. D&nain quitta le roi et, peu
aprèâ. trouva llelain avec Amant, comme nous l'avons rapporté ci-
dessus; l'inconnu qui les avait élonn^^s par su prodigieuse bravoure
l'tait bien Guiron. Danain retourne h Maloaut ; n'y ayant ^as trouvé
son ami, il repart le lendemain, toujours en proie û. âe^ peines d'amour.
Guiron rencontrt» Gauvain. Arrive Lac, qui cherche Guiron, et qui Suite des ayen-
laisse sa demoiselle laide à Gauvain, après l'avoir renversa; ge voyant '**"* deOmron.
mcpriâée de son nouveau conducteur, clic se met sous la protection de
Guiron, qui part avtx: elle, en défendant à Lac de l'accompa^er. Ce
dernier »e loge avec Gauvain chez un châtelain qui leur raconte com-
ment Guiron. pris pour un chevalier de Cornouoille, avait été privé
de sa liberté et envoyé à .Maloaut pour être jugé par Danain; Sinados^
cousin de Guimn et père dO*aenara Cœur-hardi, arrive et raconte
1. Od voit p«r cette reouiqiu et par l« ■Jlutlou Iklle* duu la wite que le ttcil de U pr»>
fV rviirontrr d* Ooiron «vac BItdc a lUipam rtaa» anc laraor. ignl h GrcMirait pent-ftre k
âfint (m Mt menUanB^ pont U iwvfliltre fbU le learmi iHieacilaii Ip. H8\.
; Plua bMit U ot dit \me Daaata éuilAbaaat ila Maloaut depol* trots tow; de* ecatndie-
UOM ûa t» Kvun, aaaex wnnbfmaM «la» laa ona. 4«| nnaans ao proae, ladhiaent plotAtuta
IhW 4e (hUfre ^«'iiiie dltcrgoDoe i* rMaetJra,
— 454 —
Lftoiornt de
Listenois.
ifij'il vieol d'Atrc blowé par un fort lion chevalier, (pii n'es» «1»?* ^Mi
Guiron. Celui-ci. avec la demoiselle, est hébergé par un va\ i
racoute coramftnl Galohout tua le frère du rfii de Nurh<i
AquiUm, cl ses quatorze liU; pnur eatendre ce. c/tni»
(riiinin eimsenl À »e numnier. Le CIk ijt> rUôte , ne puii . i
désir dn romhfiltrr» le chevalier, va, avec l'on couxin Itmaxtn .\;it,
Drusam, Ùruemin, l/rusin\, se porter devant 1 Ii6tel ; survient Kiua(iy>,
cherchant Guiron. Notre héros, ayant dè^rconuc lo fils de »oa hàie et
Druafiiin, laisse Kinado», sans vouloir af^réer ses compUmenlB. et trouve
Uetimlas inenaut garrotté soa ami Htiiain, i{ui vient do lo tromper avec
une dcniui»elle; on reiicuulre un chevaliiT chaataQt, acconipagnè d'une
demoiselle qui l'ahandoane dès qu'il a été abattu par Heliados. et lui
préfère h» ttéuéj.'hal Keu, qui survient, et qui e*l désarçuunc par le
chevalier chanteur. Uetiados, qui eâsait* de la reconquérir, est rf*a-
vorâé; puis la demoiselle exi^f i[ue îh>ii amant tourne set» armea enutre
Guiron, avf^c qui elle «e prend de diitcussion , n'admettant {laâ les
reproches qu'il lui adresse sur sa coiuluue. l^uînnu menac»? de la don-
ner au prcmioT nain venu, t*Bt vainqueur la la conirainl d'aller à pied
apK^s lui \ l'amant In suit, également, ti pied. Arrivv un vieux nain fort
laid, qui vient d't*'lrt! privé df sa naine par un chevalier. Guirun ayant
rendu la denioisello ix^\à\\ lidùle adi)raluur, suit le naiu, ohligu K-
seur, Elnlan (var. Esylan], de céder hi uaiae et l'empêche de puut
traiLrtfuse. Il acceptu l'huspiuiUié d'KIsilan, dont le vieux père, Kltcêr
(var. Uelyacti'i le fort^ à la question de Guiron, répond qu'il cunâidore
comme les meilleure clievaliurs UtHrttjr le brun et ton fils Galeliout , lo
compagnon do Uuinm. qu'où dit mort, u Avec ce dernier, pounutt te
vieillard, je me hatii» une fuis pour at>âuri>r le trùne au tiU cadet du feu
roi de Norhomlierlande; ji* inVtai» chargé dt^vaoi Ulerpendragon dece
coml»al, croyant que j'u.llais i^lre mis en présenci^de Lyan<irdf ta Mon-
tagne, maib j'eus pour adversairu Guiron, i|ui n'était pa$ oa prisooj
comme je l'avais supposé, et qui me vainquit en mf* mehaigitnnt du br
droit. I' Elicar uyanl déclaré Lamurat dt* ListeuoJ» inférieur à Guiron'
colui-ci lui dit : a Par vous je reçus ma première blessure : jo ne por-
tais It^s amies que depuis quinzt; jours, quand vous m'abuttlteë dan» un
étang devant le chilieau du Parc. » Elicar recounaît alors le célêhn'
héros et lui demande di^s délailssur la mort de Galehuui, mai^ Gui/oo
refuse, en pleurant, d'en pju-ler. u Vous étiez bien jeuny , reprend Ii»
vieux, à l'époque où vous remportâtes la victoire âur moi. U'i i-
donc été dopuis? — J'ai pa^sé pn^s de dix ans sur les coal>
galles et du Sorelois, dans une prison où l'on m'acconlair de u^mpn eu
temps uu muisde congé. — Aht s'écrie El«ilan. c'était lu tour du géaivt
(Luce, ajoute 350). Vous y étios depuis quatre ans, quand arriva uno
denidiselle dn Sorelois^ (plus loin : du Norgalles), revenant d'un tournoi
dont le prix avait été gagné par son amant Lumnrnt de LiBl^nois , qui
m'arma clievalier. La maîtresse de la tour, celle qui vous tint en prison,
entendant la demoiselle louer Lamorat, fit votre élogo, et les ileux
dames décidèrent d'arranger un combat entre vous et le vainqueur du
Itinrnni. Moi, je venais de vouf apporter a manger, et j'assistais ii voire
entretien avec la châtelaine, qui vous ordonna de voua apprélw à la
bataille ' et vous promit de vous rendre la liberté dans le cas où vous
1 . Ici UO paMB, aprte ua titaU*t bUuc {t* 18»), à ObIkB, qti M IftlMe âdonetr DM S«W (v.
— *55 —
iSwwwnën^^Hï premier coup votrp advi'rsairp. Vous y r^nssîte*.
LAinoral. griivement blessé, reconoul en vous relui qu'il arail lung-
tnmps cborct^e. Quant â la dame (!<■ la loiir, ollf* irihurut pour l'uniour
de vous, dont plk» avait jusque-ià ipnoré 1p nom '. » — Guirun et sa Guiroa et Sene.
dr'inoiselle se remeltput ffo route h* Jendemaîu. Surpris sept juurs après
par uu orage nocturnp, ils trouvent uu beau pavillon apparu-nanl à uu
chevalii^T cruel «^l fetcn , qui reutre au même iu^tant citez lui, puis
revient di'sarmé à la porte et refuse brulalemenl d'h^berf^fr les deax
voyagi'urs. Iliî vont prendre leur logi:îdie7.uufurestier,el, le lendemain,
renconlreni le frère de la demoiselle, Esntfra [var. Kmera) de la floche^
qui provoque Guirun. Celui-ci le reuver»tt ei b'eu va seul. Il att^nt un
tictau ciiovalier de grande »tature, qui porte uu i<cu mi-piirli d'argent el
de vert, et qui, marchant comme Guiron vers Maluaut, propose de faire
aie ensemble : u Certes , dût Guiron, Je m'iacort. » Lors sont acompaigniés
ibte GuiroTu li courtois ei ii ckevalicrs a l'escu miparti. H n'oreni mie
*^ranmeni rhccauchU lorsqu'ils n?ncontrctit un cheval ierqwi en fait mener,
pax un nain, un autre marchant à pied, les mains liées, Guiron reconnaît
dans le prisonnier celui qui, la veilln, si'tail montre si peu aimable pour
luidevaut le pavillon. Le mailn.'du naju racoutt- qu'il a\aiL euvoyé à un
château vuisîu une demui^flle atméo; un de ses parents, qui la con-
duisait, avait été attaqué et hle^âé par le captif, et celui-ci, H*étant
emparé de la belle, l'avail donnée à un nain, qui devait la faire allerà
pind '. Le coupalile obtient, eu s'erigageanl à mener une vie meilleure,
ic ^«oours de Guiron et est délivré, par lui ; il s'appelle Serse fvar. 5«r*J,
est du lignage d'Hector le bruu et a été norrù chez Brun le félon.
635. L« conte passe à Nfeliaiiu)-. qui, aprêfî avoir «ffy peDiUalquiose
joars. reacontre «ur te f^Tand chemiu de la Forut denmal/ù [desvoyf i(j\\,
h l'heure de nonne, pri^ d'une croix où se trouve un U'au pin, uu che-
valier [Aluaion; voy. ci-aprés] absorbé d^ua ses pensées *. Il rofiifie de
Meliadua el
AbsalAD.
^
d-^yrfai), ilotit la <1ifll«ràB*«, etMBmé <l«u S&ï. ilc., al UaunMlaltaMI nlvit te ctlU da
I l/« F' u iirt a* VêMnaMÊMemtat à» Ovina nota npptUa b nmàrv» biw
|>|B( Inl» >. r ofinbat >1r motn Urm pnrU ftapae Aofféuili orptnÛMOt )■ dnns.
«pf«WT-OHi«U'»»Mi't il*iffHifte,âm U UMr M wmM* p«a Hrt tdtblfqiiB ft r*(MMlH de Locr. —
Lmrm» a'rii>IKurnl jua U pr«tCor« ëltUlUa, giil |MniU JoBfT l« rflte4a («Qlltr.
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t.t ârrit M7-I, iltutt ro.'tt.vif (i Complet a JA àrrtié f« (a at-tumlél
' r aMfr«4iil «eJtNJ ■ ta mmintn Ut rriition danf Jr <««« al pmrU. tU j
\ V!»rUn\ de honse heore le l«a4unalD, Uf Itwliu «bat pfrairi de lenni*
I '■frt gtm tort (toar l'auoBr d* ttra cuinyaynoo ; la rai «nni<w m
' I kcUKiBetit dus au t kticua é«% tam. Ht f«|>arlv 4« cMl« danul*
■* reiUc, UelUdM tTUt Ironvé l« cberaller «i dunatêmt f»m*»nt
• n «rriKm, ■! oB tlHcmd Û9 cdwvml poor sttmdfv le nrrm da
n* BwnUiBr d'IWQlMe^, doit |mams tv«r la dwoolaelle éXmtt da
. :>em-i«tia y dcouBdp Mellftrfn* k mIhI-cI- — tltctor du eluuUl
■itii Uu ff^md béro* ll«rtor Ip bran, • rvponil U ]trtin« hnoirne, 'ini rrptM
> d^Jk dit U TvU)« t • J'ai U prc«»«ntiiiMnl lov }c dvti oaciuriT «ujuunriMll
-. J écartr toulM CM Iacoims «s r«mn«lraiunt , ft'apr<4 )e Lutc d« SAA, Ix mm*
Il d* nain éfiaoAe. U»\i»4ttM, dit l'^ifltfriin^, i|iilkte U ehëvattri' rf« V«/«ta|i>f ^
ff^Mt-4-dln 1* <b, liU) dwBtt feUu à XAlwat. Ueljan ; et p. d»l — «I tn»n. au mAr. |k4i
— 456 —
jouter, mais consent k indiquer la cause do sa préoccupaLiou ; v T>^"-
la première aonée de machcvatfrie, dil-il. je me &s le compagooi^
chevalier d'Ecosse [neveu du roi d*Ecus*e|. Nous êlion» frcros <!
depuis dix au^, lorsque naguère, reveuant en Loçres d'un U)urii<
eut lieu m ta marthe de Soretoù et de KorhombreUmde et dao^ l>'iju-i
Vertion de
35d, etc.
d'au eroli dq fniwt ctwinUi, on thtv»Utt raKT*ll dans mb rtrftic*. Le B«vni Ai ni
il'KiiMi, raconlv-t-J], qui tuH Aejmh loo^tempa «m fri;rc d'^rmet, !'• prir< de u t4e«<«tiBÉi.
■lu'll ciHiyflr» d* K<-<raqitMr le IcndemilB, lot«|OC ntmine > Jr !i> «ni* Mrs •. dll-il. te Inîm
I w^ djR« lae «kl-
N^ri'rlTH' t^ dcnul*
• lia* àf
|i*»er> Ar*e trente coni|«ftuma -. c<^nd*nt nu proa^ntir
ocUe ooouSaa. MeUadtn- remmène, eu lui |iroaiPtUot non ^
wn d* ntlIt^Mi, «M on l«ji réunit fort liim. tu-., rommr SU. r
•clic dt HetUdiu, DE reiorle pu des treotif chcrâlli^r^ de I a^:
imWwittgT «aiut dAcllnuit wn mim .- ■ J« me aoinmr llN-tnt «n
M* pcrofM dn mime : ■ ICeli d'nuoiTU m'^fipcllrnt jtbiitlon ,
WMUTK Toii» rvoMlfacr m cMteaa d'Vrentt. ■]. U ebcv^i,-,
l^tnbtmr k rendrait eà lU ne tnceent, arce eette é|Jlaph«
le«r cnoeinnUoD errlTc reaaemL Le r«cii de U bat^uie «ui^ji^in ':-t , -.■■ jw
deiu 13B, elc.ti'l Mcllatiui ne s'éUD» rustre U ca*Ucadr 4il'ji[ire» U mon 'J^
Ma livnl eoferrr par ani^ui Its r<fttri, Undu ')« diu IftS, etc.. ou le -<
AUuinrnl eoiemblr. ce Jrrftler. hyaaK rcça nu ewap eMoanUMant t>*r le lu-'^-^ -'^ . - " ^-~-i^,
eu «cb<ré par nn uilrc cttevalirr, <)ui, lurvcnint. l<i| tnuuptrce le r«Jl4 iwmtstrf — Ataat
rtpptfrU U apeuré de Meti»!)». àklt et lit demltrr iwrtie dn mn UT. 147B, pcaunt k dM
aveitlara dcOnlron boIrc» lll^ Irar coftlettc, cuatlEiueul «isii : f n *-.-.-- ■,■ ■- -«^i
fue {)>i(l< vue! tiviron •/ /'h jiuri*: 'Jf( r*«ra/lrf* a t'rtru 4
(fenonre tonfr Uë nutl ett le/e ir»)*»' *t «m l^rf manirrr r«ii«m' It
drrtfrr: itfurajKrrem'inr, <f «.« -
<-*(^ivii.' 3fr7. jiiiM. t*ut*i ^4rf-
cArrA«rAlrr<'n.' rnt''rvl^ tf
ran i'tHùtf ;
qill If^ 110 ,
qoer sur li" ;f |
rtuMvIiiri (MiiAiii. ,
amourii aurant <
*'aem'itpaigiiaf\'an ■
un Aernlkr de eoUioièce u'ajahi |hl( >
cdoelMte, fc aùnull, ■rriTc un clicvalivi
lOTMlemnlo, «a Ulnanl U cher. ■ l'i^cu d »' ^.
reste du f- 110 est UJsk ea bUnc: nu f<
11' jiruJK ^iurnuyii i*
^iDri tl'armu. l^ l
' t, et»TM^ laill pAur : T',
r ilAtis «on ptvill'jD (ciitUii: qii ■>* r^ntl
'iti if\i m\'p»Tli ; avec Inl Oalnoi i««ri U
... , .. -.U ■>!) aller d&aa OU'- JTiirf .ie-.-. f..,t l«
>uiV4iit. (jDl porte Je eblffT'- 4
de»tlD : Lorvjne Oairuo eut «luHtv le chi-*'. k r«ini 'J'vgeut, vie., absaluin.'
Verard et I&5, etf., poamilrcnt aîimI (n)n4s les moU le jour Uerantl ■ Lr a
de UtklriHi dit ««ulr Irouv^ u veille aa ilél»;*! rfwvaller datu lecgucl, h ' > ^
reroiiiuJt wltil qui. U unit 'lsrDl<'rt>, l'avait ai mal rrçu aq pa>-iU'^o, et qui ■
Um W d4 t'aifntl ; à la priera de (îulrun. Il ra<Mtit« c« qtil lui éultann-
><>utrr arec r< nutivala pertoanafe. lœiwiae Je Mtnbol timi m'in rlnrral. vttti vtiit i
()al fut Uninédiat«ineDt abaaa^ dane U furvt par mnn ailvcnalrc Jr If inlii^ r- t
rcurerjwir |iar nti i4tev»lïrt dnnt n veualt de r^-lauiet U deraulaell' i
Invrlme. pmfltant do mummi m le vaitMiueur atLichait toa ehv«
daln CD selle et eut la Uoh«t<^ <le le renverser et dr le fouler aux [>i' r
fait don de U demululle t ai djûd qal annrtnl, k coodlUon i|iie r<r1ui i l
nptto toi. Le Uesai^ m'olfrit anD eberal poor qnr J< pome «lier rrtraav* t r
tardfti pu h n'éfcarer daiu U larit, et J'errai Jnaqn'k l'esilmit f>a Je v<< i>
raenslo h son tovr mnoictit II av^lt ^tii traita deraat le parltlnn. N.<
tnMietnt peu le hlujié looi l.irbre ou 11 était rciti!; peadAnt (io*ili y v
H'fiUHt pat r*nu të cS^raiifr lui apràM decùit MMlr. cil 911I portai-
Tiilent venir qnatrecbcvalien pannl Icaqoela le compacnon d« Oolron rct-^fniuut i« UnnMt '_
ratiduil un hi>nine 11^ inoriJunt k ei>U d'oa najn j le «inducteitr ni>p«lk lea prlmlifil
cliavaltrlc m Oalruo pour le déloumer de reatr en aide H captU, ijul n'eet -""^ '
m^rkant Klfoenr da pavillon, «1 qnl, ayant m adoodr Oolroa, est dA)k«T^ p':
reprend KO (cf. p. 4St), et k partir de cet codroU il x * aocoed avec XM, etc.,
l'éplaude de la mort d'A^Alnn tat tnlerpoaé entre la d-.'livTance de Serfc r*
nvM niaoR, k «n Ja(er par le débat do U Ulne ou eommen»^ le rôcll >le U
dut : Or éist Jl tomptti f iM «jirfa ce fwe GtHren te fu partit du cher,:
i^létt ., it cacDflfrti Im eiciitci't et (et t^léi yuf veneleaf devait If Mfff »•>
Gee) K retrouve daoa SM. Wi. etc.. aprto le païuge otaOnlroo quiu* i^ersc, 1
DomncTï aanlaBwnt, lea moti Or tUii ti eompttt^u» y naaqoMil. Conine on i
lilnei aenlt quelqH peu déplacé «b t4l« d'an cfaapitn pr^oéd4 lQi(iiMUteiQe'>
l'aventttre m«nia 1 laquelle t9al «lluiioD Ict owU de tratuttloD, on peat «nlre ,
toM.j l'urdrc dci épliode* • M Laiafmti. — tsiarU déllrraaoade MdUdna, eamn
atdt, looa les ibm. du Pmiamïât offreni la uAne rMaetloa 1 comme >W ta «ampan-
deralkre moltld, »7, »4TR, qal eumprenneat, n desx panlei diatlocM», m morr*
•rani daoa cbacone un mfioïc fond, mais préaenU dans U première aelun le tv'
daai laaaconde, qui a'nt qu'un fragioent Je la oonpilation de ItutU'Jen coetenant 1 4bUtix>U-
tlm du Palamiat. d'aprti moi d« 86» (cf. plod baut). Nous (UalffMrDiiB la Miooode partie di
— 457 —
j'avais vaincu , nous fîmes halte près d'une fontaine voisine. Survint Le neveu du ro
une messagère qui me cherchait depuis quelque temps, et qui s'en alla d'Ecosse,
après m'avoir dit sa volenlé. C'était la damoisele a une damoisele de eest
pays (elle était damoiselle d'une damoiselle de son pays 361); j'adore sa
maîtresse à ce point que je sai de certain que je mor rai prochainement
pour s amour. Mon camarade me fit avouer ma passion ; sans déliance
je promis de lui moiitrer celle que j'aime, rt je l'amenai chez le père
de la dame, dont il tomba aussitôt amoureux. Le lendemain, il prit
3&7, 3i;S par les chiffres 3&7>. 3178*.
Noos Tenaos de parler cl-de«sa9 de quelques épisodes dont l'ordre diffère dans les deox ver-
sions repr^Hent^es par les ileax ramilles de nos mss. (338. etc., contre 355, etc., et 350). Il nous
reste à examiner les ititres ilivei^etices plus importantes qui. depuin l'introduction de Serse,
distiagnent ces versions dans les<iaelles noas constatons de singulières disparates à cût^ de
graves lacunes. La famille a comprend en une seule après-midi la liataille contre le neveu do
roi d'Erosse et celle qn'entreprend ensuite Qniron pour ili^livrcr Meliadus avec tout ce qui pro-
cède la mort de la demoiselle; il éLiit plus naturel et plus conforme aux mmbage* du rom.tn en
prose d'acconler )i t-int d'i-vènemenls nne Jonrnrâ entit^rc, comme te fait l,i famille b. au reste,
planteurs fuis par la suite, a ai*ta ilit, k l*égal de h, que Lt première hiitiitle, que a avitit <rabord
placA'* après l'heure de nonr, s'est livrée au matin, ce qui n~e«t gurre qu'une simple incxactitade
d'expression. Une contradiction pins frappante se pri-seiitc rfans b. Meliadns conduisant une
demoiselle, qui n'est pli s menttonni^ depuis, y demande le nom du cbevalier, qui s'appelle
Hector ; plus bas, le roi dit avoir oublii? de faire cette deraamle, non seulement dans a, où il ne
demande ni ne ninnaît le nom, mais encore dans h, al la reconstitution de ta leçon ori^rinaire est
juste (vny. la note suivante ; cet oohli est d'autant plus surprenant dans 4 que les deux voya-
geors y liassent la nuit ensemhte, et qu'on y voit figurer le nom — Esera — du père de la
demoiselle aimée d'Hectori j en outre, le nom du jeune homme, là où tous les mss. le donnent,
est Absalon (de même au } 6A^\. et non pas Hector (on ne saurait accepter l'interprétation de
Yerard, qui, seal, aflUhle le chevalier des deux noms}. D.ins la conversation prtWdente avec
Gnln>n, a fait dire k Meliailus qu'il lui membre bifn (cf. la note sur ces mots} dn nom du
chfttean d'Ygueme. qui n'a l'-t^ donné que par A. H sait aussi que tes amants naquirent et furent
élevés ensemble, sans qu'aucun lus. iiît indiqué d'où le roi tient cette infunnation; l'inscription
que, comme il le raconte ensuite, .\l>s.-ilon t'a prié de faire mettre sur la tombe, pas plus que la
promesse faite par le traître à son ami et rappelée plus loin iiar Qniron, n'a été dt'Ji mentionnée
dans a. Enfin, dans b, Oairon est mis en rapport avec un rtipvaller à l'écu d'argent dont la
première apparition est penlne dans une lacune, mal comblrâ par Verard, qni omet de nous dire
pourquoi l'inconnu devait renir après, de même qu'il laisse subsister railu.sion su conte — non
mentionné auparavant ^ du loup et de l'agneau; le personnage en question est visiblement
Identique an porteur d'éco d'argent qui apparaît plus loin aussi dans a, où il est iutroiluit, tout
brusquement, comme quelqu'un dont on aurait déj^ parlv. Comment expliquer toutes ces
aingularités ?
Deux hypothèse* sont possibles : 1* La version de a est bonne Jusiiu'à la lnis.se qui contient la
délivrance de Meliailns ; à cet enilmit a eu lieu, dans a. une Juxtaposition du texte que nous
retrouvons <lans b. 3' La wrsinn fragmentaire de b fournit en général les données les plus
anciennes. Le p.is$age oi'i Meliiulus demande le nom du chevalier provient d'une Interpolation ou
indique un teite croisé avec celui qui, dans h comme ilans a, rommcnce k la taisM de la déli-
vrance du roi ; il en est de même de la mention de la demoiselle de Meliadus, à moins que, sim-
plement, elle n'ait étt ouh'.î.-o dans ta suite. Sous le nom iVUertor pourrait d'aiileurs <c cacher
quelque erreur, due peut-ùtre k un iMurdon, Le text^> île 6, avec ou sans la di-moiscllcct le
passage précités, remi>ntc à un des interm<Miaires qui sépare les deux famllli>s de l'archétype;
la première pjirtic a êtc refondue dans a en vue d'écarter les grosses U'^unes ; la seconde, ou bien
» été conservée telle qUL-Ue par l'arrangeur, ou bien a été restituée postérieurement, après la
perte de la suite primitive de la rcilactlon remaniée. — Sans oser trancht^r un problème aussi
délicat, dont aucune solution ne serait exempte de doute, Je ferai observer qu'k plusieurs endroits
on est tenté de croire que le texte de A a subi des modiQcations dans u. .\iusi le récit de la ren-
contre de Guir<>n avec le rhevalier à l'écu mi-parti semble avoir t'té fahriqné après coup; de
m£me. l'histoire de la perfidie de l'ami d'.\lisalon n'apporte pas de détails assez caractéristiques
pour qo'on s^ût disposé à y voir ta version originaire plutôt qu'un rifacimrnio d'après les indi-
cations de b. Ue plus, la description des maléfices de Scrse et de la bataille contre le traître fait
l'effet d'avoir été nbrég<^ dans a. Nous laissons en susiiens la question île savoir si la dcmoisetle
de Meliadus et le passage d'Hector accusent une suppression dans a ou une interpidation ou un
croisement de texte» 5<iit dans *, soit dans l'un des înterméiliaires perdus. Pour l'interpolation
du passage parlerait le f.iît que le jeune chevalier, après avoir été deux fois nommé Hector, est
toujours désigné dans la suite par l'appellatif le cheralii-r ou par des périphrases telles que : le
cbevalicr dont Meliados avait fait son compagnon, le chcvalicrdont Meliadus avait pris le parti.
celui ch ert> lie. r pour rut ta bataille aroil esté encomm^'nclt. et J.imaivon n'y lit : le eheralirr
fMi Hector nloit apeli't. A l'appui d'un croisement de textes on pourrait alléguer la vraisem-
blance qu'aurait, tint en n'étant pas indispensable, ia demande du nom dans 6, oit. du reste,
cette deman le eut été f.iite plus naturellement la veille qu'immédiatement avant la bataille.
Dans a, où la re»'ontre des deux chevaliers est suivie presque aussiu'it de l'arrivée de l'ennemi, le
roi a pu ne pas avoir le temps d'inviter son compagnou à se nommer, si l'on est en droit de tirer
L'dsETH. — Tristan. Î9 bis
— 458 —
cuiifii'^ (le moi ?o«s iirétoxie do roloiirnt^r dans son pays; puis il «»
I)rt'spnta, avec cinqnant** (co chinVc t^st pordu dans 361 , où U' (tassago
a él*'» chanpô iHistprieurcmcnt i ch(»valii'rschez le père et se fit acconler
par lui la main de la jeune fille, qu'il doit épouser en Ecosse. Et m'a
/iwi /dit la damoixele savoir que won vmnpaîgnon l'en (Unt mener par ci et
a tel compaignie cotnme je vous rfi { cependant , ci-ai)rès, le traître est
acoonipapné de trente chevaliers). Je les attends ici; si vtms voulez rester,
vous pourrez voir ce que je vais faire. » Meliadus reste; son interlocu-
teur lui fait pruiuettro de lui faire sépulture à l'endroit même, étant
persuadé qu'il succombera en cette jnurnée. A ce moment arrive le
neveu du n>i d'Kcossc avec sa suite; dans une mêlée sanglante, le
Mort d'Absalon. chevalier est lue jtar son rival , et Meliadus, qui avait prêté secours à
l'infortuné jeune lumime, tonil)e à la fin entre les mains des ennemis,
(]ui l'emmëne'nt sur un rmissin. Leciuite passe à (iuiron et à son com-
jiapnon. Ayant (jnilté .Serse, ils rencdutreul Meliadus mené prisonuier.
(Iuiron foret! le rhevalier à reçu uii-parti de l'aider, et délivre le roi
ajirès avoir vaincu les gens du neveu du roi d'Kcosse, qui s'enfuit en
abandonnant sa liancée. Meliadus déride (iuiron à quitter l'écu de
Coriuiuaille, qu'il portait toujours, et ipie le roi met a son col pour
honorer son sauvt.'ur. On se rend à l'endroit où Alisalon avait expiré;
la jeune lille se jette sur le cadavre en se lamentant ( « nous fûmes
nourris ensemble -a , s'écrie-t-elle: e'cst là le seul détail donné jusqu'ici
sur le passé' des amants) ; elle embrasse son ami mort, couvre de baisers
l'épée qu'ell'' lui avait donnée lorsiiu'il se lit chevalier, et meurt de
douli'ur après ipie Meliatlus lui a promis de l'enterrer â côté de son
bien-aimé, (pli. lui aussi, avait prié le roi, comme celui-ci Ta raconté,
de le l'aire inhumer en mi le chemin^ i-t de faire mettre une iuscriptioD
sur la tombe. Guiron , à son tour, rect)nuuandc au roi de tenir sa prrn
niessc eu faisant construire un magniiiquo foinhtîau avec les noms des
amants et une épitaphe expliquant roninieul ils sont morts. Meliadus
s'y dériare iirèt. A la question de (îuiron s'il connaît h' noni du clie-
valier, il répond ipi'il a oublié de le demander; il dit ignorer aussi celui
de bi demoiselle ', et cimscille à (Iuiron d'aller s'informer au château
Délivrance de
Moiiadus par
Guiron,
Mort de Tesala.
ctf s«ii9 lies muts il ne iiti- xoiirinf tir son non dcmiiittirr (i-f. l.i note Eiiivaiito) ; t.i phrAA* iiinM
iiitert)r(-t/-e irnit hliu iivl-i- 1» vorsion i1iiiiiH*r i>ar a du i'»niin<-Ticcin(<nt dp Ti-iiisoile il'A1<uIi)n,ft
fiiurnirnit une muivellr pn-iive jiour k* iTolîtcnicul <U' li-xtw rlans b, h, iiiiilii^ mip, dan"* pettc
dernier»^ fuiiiiUc, li- n^cil île la n-nduitre des iloiix mniimpiiin!* n'ait «Ui- drlayv, ce «jui non*
{larait iiniir(>li.ihU-. l'n luiirc puintost tn>|> insigiiiH.int iHXir ((ii'oii on piifs-u: i-oiirtiirv » un croi-
wimont T ni^ii* vinilmiH i»;irli'r de l'i'xcliiinntlim du traitrc, <|iii sp ri'iiriTln' rt'avdir tiii? lul-mt-me
»>ii rival, Iik'ii nue, dan<i h, îl l'ait NirniiIotiR'iil e<loni'-; ri-la iK>>lt Otrc une pxa>n'ratit)n dictir
par lii di'iiU^iir du cniipaMt.', — Vnilii les ci'n«i-li'riiîi"in iMiitradii-Uiiri-s stitr?--ri=«s \ta.r la com-
pU'XitO de lins texte-*. Kii faveur do raiit<.'Tii>riti= ).' •in'r.iU' de la ver^i.in t\f b tèinni|;iipnii. nt le*
indietM n'k'vên i-i-di>ssns, itm-îquc la v.itenr di''iii'>nstr:iti\e n'en siifl!>e pas « i^tililir (ruiii.> fj^n
irrô'iiMlde la preniiiTC tbé«e de l,i ^ec.iiide dei hvp..tliêiiï pmjHWi'es plus haut ; mais la .«Upitifth
timi il'après litipielk 1<> XvWc de b » éti- reui.tui<> d>'J.i par i'arnin^"iir de a . <|nl, dan* rc c.iji.
,inrait prnréilfpne-ire plus violemment nue Verard, i"«l . même n juiori, trc* nduiissiMc. Quant
niix deux altiTimlîve» ijui ennstitnent la tin'"": tlnali-, la iiremière semlile In pliix prolialilc Ou
Mil nue la iiluiiart dei remanieurs du m"ycii àt:e tr.ivaill:ii<-nt un iH>n a la iti.ilitc i l'arran^nir
de (/, t.nit eumineli' red.ii-tcnr du I erar diXtiwt tiêcle. anr.iit fort dien pu se i-<>ntcnt«r ilccvtin-
bk'r k'« lacunes <i<>> eh»i|u.tii'nt te \<h» 'làn^ le dét>ut du tc.vte de h, sang s*aiK>rivv<iir i)ii'll
laisajiit (iiiejfpies iietitcn triirts île rehnite, nu ^an* ae d<niner la jwine île li*> faire di^|Mraitrr.
1 Ain>i H-\i*, :r>T, lIlïK, 3iil, Dans 3&I), Meliadu» ré|)>>u<l <|U'iI ne sl^ souvient pan du nom da
chevalier. IJhuh liUh, Verard, Ouirnn ne demande (las le iiotu [lu ehcviilier. mai!i relui de ta
demoiselle, et Mi-liadns rê|H>n<l qu'il ne s'en souvient pas; r|c même 3.'i7'-, ai7S2. mai? .Meliadus
y réjMinil '[u'il ne seNt |ins souvenu de demander le noui. (i^f., iHUir des diverBences nnalo^fn
dans le frixtun, p. Tiil-li — Comme :(.')(» est esscniielkment de I;i famille '■, il ressortirait île la
riimikiraÎNon critîqne de ecs varlautea nue la le^on de n j'est tronvt'e h l'oriirlne aussi d.ms 6, et
que lut scriliGs des mss. de eetU< dernière famille ont ehnniré de diverses manières im>ut mettre
d'aecord le présent lutasnge et celui où Meliadus deiuandi- le iio:» (cf. la note prdcédeDte). Ce
— 459 —
où It^s amitnifi furent ambediti nez et élevés onscmhlf ; « ilu nom de ce
château, ajuutc-t-il , me membre il bien '; (Ui l'ajipollo le château
U'Ypuerne, |iarce qu'il a été tumlé jiar cette reine. » Guirun, qui tlil y
avuir été ancitne fois, et le chevaher à Técu ini-parti s'y reiuiem et y
paissent la nuit apivs avoir appris les nonisdes amants, Abxalon. Tesala -;
vn leur honneur Guinm Ul piii^ le Lai îles ih-ux amants. Le len'leniain,
s'élant séparé de Sun compajintMi, qui va à Maloaut. il fait ta n-noonire . ^^ i- -
de deux chevalii.Ts ; dans l'un d'i'ux. qui [mrtf un éni d'arfrent. il 'p ^cu d'a^ricnt *
rei.'(inuaii celui dr vui il avoit abatu iori/m-H par un seul cop de lance,
ainsi eoinme li compte aja devise- ra en arriéres tout apertcmenl'^ . L'autre
est le neveu du rui tl'Kcusse, qui se di'snle df Cf t|ui vienl de lui arriver :
H De ma main, dit-il, j'ai tué celui du mondf ipn' j'aimais le pins, et
je viens de jierdre ma mouilUer. — Vous en avez hien mal ust- avec
votre frère d'armes, répond Guinm; vous lui promilcs tpie vous tra-
vailleriez, de tout coslre powiir, que il avroit la danmiicte i/ue il auvnt de
tout son cuer, et néanmoins vous vuus èti.'s arraiifié de i'ai'.i» à la fiarder
pour VMUS-ménie. Après uni' telle trahison, vuus n'avez plu-^ le droit de
vivre. » Le chevalier â l'écu d'arpent fait idiserver i[w* Dauaiu s'est
montré mm mnins perlicle. lui qui vient d'enlever â :nn\ ami la belle Danain a enlevé
Bloie. comme le rapporti'ur l'avait appris jiar la jeune lille elle-même, Bloie.
qu'il trouva seule dans une l'on-t où il fut désarrmmé par Oanain qu'elle
attendait, et qui s'en alla ensuite avec elle ver.^ SoreViis . Le chevalier à
l'écu d'arjrent cherche vainement â avoir sur nu chevalier à l'écu de
Cornouaille. qui lui a fait une jïrande honte, des renseiiinemenis par
fiuiron, qui continue à n'-primandcr le neveu du roi d'Eco sse : celui-ci
Se fàchf à la lin et est renverst'. Guirou part seul et, après être resté
pondant ileux jours dans une maison de relifrion. pour donner un repos
indispensahle à son cheval liarassé. se liàte de marcher vers le Sorelois.
636. II délivre Serse '. conduit prisonnier par un (chevalier qu'il avait
essayé d'empêcher de malmener une demoiselle; le chevalier explique
ses griefs onlre ceiti' di-rnière : >t C'est, dit-il. une traitres.se, ([ui. par
sa ruse, mi' lit Iuit un de nn\s amis, parent du rtii Jian; puis, n'ayant
pas réussi â st'dnire mi.>n cunipau'non. tiuivret le petit, elle nous accusa
faussement il'nn meurtre, et mms fûmes m<'nt's à la mort, lorsqu'un
chevalier portaut un écu d'argent à jtoutles d'or Lac? ef. p. i i I nous
nrscItatMt <\nClrini>, en re g>it concerne 3^%, V<T.ir'l et ;l.tO, pirilos r.iisoiii il'uii (>rilre 'litTùreiit :
Il lierait furt iH*n ]iriili.it<k> .iik- Mclialu* fùi nuhlîi'- les iioiii* il" t.i ilfEiinUflU- <iu -l'i liôri>9 ile la
tniKi'jiie lMt.-iilli> :i l:i(|iiellir le r>>i IiU-mr'ine a\\<it i>rH pirt, et lo< ciit-il niihlii>a, il n':iur;iit )>.is
mamiui: 'l'vxiili'iiivr .e lapnif mvmnrur, t>'Ut ii fnit iiiïolJtti dans le roman en imiso, 'Imit »D ne
reçiiiin.-iit jw* \v '•t> le i>r.ilix*- il;iiis l;t rviwniso si-clie jiri'ti'-o an ri>i i>,ir Irs tloiii: m«. et rimprimi'.
fiour S»7-,air(*-, la rhtsi' e^t iri>in* cl.iire, car on miirnit ;iUi'-ment i|iie Melimlus ail i'" "ublier
df demaniler le n<'m <!• la <lemnisclle. i:t.-peiidaiit il inm^ parait pla^ sûr «l'ailopter la l>*çf>ii
obtenue p.-»r l'i-xaiuen •-riti'i'ic ilf« variaiites et J'ailnu-ttre ijne !»•* mtiIkvs <\c h "iit ultcre le
paxsnp.' qui noiH ncciii-e; on »'l'■^lnne. il i-st vrai, iiii'aui'iin il'eui n'ait tenté Jeseamoter la
■tinifultt.- o.iu^'O pir les <lent miins «ous lc*i)neh fliriire Ir elievalier,
1, Ces paroles ne ^<'>nt >pie <l.mo -U^, ^lj7,.tlTx, ;i<n . Cf. rav.int-'li'miére mitc; .i m<>in<i île s)i|i-
pofier nn rroisemi'nt d ; toxttM .m dtf nouvll.î^ laciiiief. il f.i'it criire «l'io Mi'liailni a l'té reiisdcné
par AhfaloM,
2. Var. .Ibcalo.ï (:;:.:. . .I^alon.— rnall't (:i:."i), ,/y.i/'F (n.>:-'. f.iut- . nezalu (33'*, 3;.7. ai7-<.
faute). 4'*â't{n, f'Znln.
8. Cr. p. 1J7 — !..■ «Iii-valier à l'écn irarseiil dit in'il ;> vu it^fonfiii' par vinpt adviTsain-a
le boD rticvaller Sun» pi-ur, ijue t-eanomp tiennent i4>nr le nioillvnr du inundo, niai> i|Ue iiiilron
déei.ire nvtre p>iiiit (mr* liirne. ilcla semble pnttiver une riiie>innu n'est ii.i« le r-ti di;str.in;ritrre.
qu'onefuis <p. W-* nous av.ini vu porter u:i écu d'»r|^-nt.
4. C- qui vix: ne retniuve dini un m>rci;au on ikilica du inj. liOy't du Tristan ; v, p. 47 et
JMitiom. C'est le teste de 3iO.
— 460 —
délivra. L'ayant rotrouvde en compagnie d'un chevalier, je la reconquis
et l'emmenai lice vers la cour d'Arthur pour la soumettre au jugement
de ce prince. i> Guirnn la laisse s'en aller, en lui souhaitant de tomber
entre les mains de Brehus ; il s'en va après avoir dit son nom à Serse.
La demoiselle est trouvée par Brehus, dont — chose inouie — elle sait
éveiller la pitié; il se hat pour elle avec un chevalier, qui, désarçonné,
est vivement étonné de se voir épargner par un adversaire d'ordinaire
je grand-père , s^' cruel . La méchante demoiselle fait tomber Brehus dans une caverne ',
le père et le où il trouve les corps du célèbre Febus, de sa dame et de ses (fuatre fils
lansîa^^Mterne" ^""<'''' *'^«'^^* i"""'^^- ^«'a*. Motus), Âltan (var. Aican), 5yraoc (var.
- Febus. ' ^"(*oc). Apparaît le cinquième fils doFebus, un très vieil homme, vêtu
d'wne mauvese cote blanche usée et déchirée. Ses cheveux lui arrivent
jusqu'à la ceinture, et sa barbe lui touche les genoux; il est plus
robuste et, quoi(|ue fort courbé, plus haut que Brehus, qu'il n'aperçoit
pas d'abord, ayant la vue faible, et dont l'apparition en ce lieu souter-
rain lui fait jieur au premier moment. 11 y a plus de cent ans qu'il
s'est retiré de la vie mondaine, dit-il au nouvel arrivé. Celui-ci ayant
cité comme le plus grand héros du siècle un chevalier qui a été en pri-
son pendant dix ans, le vieillard demande si ce glorieux n'a pas une
plaiepetite en mi le front, et, sur une réponse affirmative, déclare que
c'est Guiron le courtois : « Je l'ai vu, ajoute-t-il, lorsqu'à l'âge de cinq
ans il fut amené ceenz. » A la prière de Brehus, il lui révèle le lignage
de Guiron : « Son bisaïeul fut Febus, moi je suis son aïeul *; son
père, mon fils, régnait sur la Gaule, qu'il céda, pour venir me tenir
compagnie ici, à un sien neveu ; le nouveau roi étant décédé sans héri-
tier, Pharamont ^, le (ils d'wn noilre icr/" affranchi, s'empara du pou-
voir. Guiron ignore tout cela et croit mort son père, qu'il n'a jamais
connu; sa mère est de la parenté d'Helain le gros, le neveu de Joseph
d'Arimathie. » Puis l'anachorète raconte comment Febus, l'homme le
plus fort de son temps, descendant de Glovis et lils du roi Crudens * de
Gaule, laissa le trône a son frère cadet, afin d'aller entendre a chevalerie
dans des contrées lointaines, et accomplit plusieurs hauts faits d'armes
pour l'amour do la fille du roi de Xorhomberlande. Les païens de ce
pays célébraient en l'honneur de Vénus une fête où Febus se distingua
fort; il s'y était rendu avec un païen, Uarsa[a]n (var. Arsaham] , (ju'il
rencontra, et, chemin faisant, il avait tué un géant '', La princesse, qui
voulait d'abord perdre Febus pour venger un oncle qu'il avait tué, l'en-
voya en Orcanie combattre les géants habitant à cette époque la caverne,
où, ayant vaincu, il tomba malade du chagrin que lui causa l'altsence
prolongée de la demoiselle, qui avait promis de venir le rejoindre; il
expira dans les bras de sa bien-aimée, ([ui resta toute sa vie auprès du
mort. Les fils de Febus se rendirt^nt à la caverne, où les quatre se
fixèrent et où, à la nouvelle de leur mort, lo grand-père de Guiron
retourna, après un séjour de vingt ans ou monde; les chevaliers de sa
famille venus pour vivre avec lui étaient tous décédés, sauf son fils et
un cousin de Guiron, ancien roi de Gaunes et de la lignée des rois
1. Fin de 391, snqael fait snite 302.
3. Il n'est pas nâmn)4 -, t les deux Guïrons » est une errcnr de Dnnlop, qui a inftl «nmpris 1«
mots It grand père Guiron. — Cf. la généalogie dounée (Uns 'Ah8 ; § 630 a.
a. 388.3.^7. 317B portent 1» faut* i^ncmon. — (12&99 : F^rramon).
4. 338, 357, 847Bi 8&0 : Heuderi{t) ; 1350'J : Heud'.
b. AQ milieu de ce récit finit le ftvgnieat de 12S99 : cf. ci-dessus.
— 461 —
Bohort et Ban. Ces deux vieillards apparaissent ; ils sont aussi mal
vêtus que leur parent. Le londomain, un vieux prêtre ayant chanté
la messe, le père de Guiron prouve t\\ie, malgré son âge et l'insuffisance
des aliments dont se nourrissent nos trois anachorètes ;cf. Dunlop-
AVilson, I, 234;, il possède encore une force extraordinaire : il soulève
d'une seule main l'énorme massue dont jadis Mcnabin * euida le tuer.
Brehus part, après que le prand-père lui a défendu de rapporter k nul
autre qu'à Guiron ce qu'il a vu et entendu dans la caverne ^.
637. Guiron fait route avec Abilan d'Eslrangot ^, qui a été désar- Guiron etFebua,
eonné par Dauain; ayant rencontré Saprenior, qui leur parle dos "Is de Galenout.
fâcheuses coutumes du Passage périlleux, ils y vont. Abilan est vaincu;
Guiron triomphe des vingt chevaliers du château, mais ne parvient pas
à vaincre le jeune seigneur qui lui permet de recommencer le lende-
main et dont il accepte l'hospitalité. Il se fait raconter jiar un cheva-
lier l'histoire du passage, nommé autrefois le passage de la Mareschierc.
Un ancien seigneur du château, Dyodenas (var. Diocenar^ Drochenar ,
vaincu, dans un tournoi qu'il avait fait proclamer, jiar Galehout le
brun, qui aimait la belle châtelaine . trouva un jour le vainqueur griè-
vement blessé et le ht transporter dans le château, où, guéri, il resta
longtemps sans rien faire, ne jM-nsant qu'à son amour, jusqu'à ce que,
poussé par les railleries de s()n entourage, il reprit les armes et rem-
porta le prix dans un nouveau tournoi. Le seigneur courut des soup-
çons, le jeta en prison, enferma ensuite sa femme, qui avait délivré le
captif sans consentir à se laisser enlever par lui, et fut défié et vaincu,
avec ses vingt var. trente) chevaliers, par Galehout , qui emmena la
châtelaine. Dyodenas mourut de chagrin. Peu après, l'amant, craignant
un rival, revint avec la dame au château, dont il établit la coutume,
ainsi que le nom du Passage périlleux : cette coutume ne doit pas cesser
avant d'avoir été accomplie pour la quatrième fuis. Le rival, Elyser (var.
Helifer] se retira sans coup férir, ayant entendu le nom de son adver-
saire; ce dernier eut de la dame un tils, qui est le seigneur actuel,
appelé Fehiis, en mémoire, à ce que présume Guiron, du célèbre cheva-
lier ancien qui porta le même nom (cf. § 636'. — Le jour suivant,
Guiron vient encore à bout des vingt, refuse de combattre le lils de son
compagnon de jadis, se fait connaître à Febus, et lui raconte, sur sa
prière, un épisode se rattachant à une épée ([ni est suspendue au milieu
de la chambre, et que Galehout avait portée après son père Hector le
brun, a J'étais clievalier depuis deux ans, dit-il, lorsque, dans un
tournoi ayant lieu devant le château d'une dame que nous aimions
tous les deux, votre père et moi, Galehout, plongé dans la contempla-
tion de la belle, se laissa prendre, sans y faire attention, par des valets
sa lance, son écu et la fameuse épée que voilà. Nous nous en allâmes
ensemble, après que j'eus gagné le prix ûe^ armes. Plus tard, dans une
cour tenue par le roi (l'Ecosse, nous reconnûmes l'épée, que le souverain
faisait porter devant lui. Galehout la ceignit résolument et la défendit
I. Mfnarin ii'»-2, Monahyn 9&0. 338. 367, 31'B : .Monabind» (faute'.
S. Dans Si>3 ;cf. g <>3» a). Brehus trovTt plas tard ûuiron n lai révèle tout.
>. Ainsi 338, 3à7, 3I7S, J50. A^itan d'Estrangort 362; JbUan EttraHgor Sbb. Veranl,
S57*, 3478Ï.
— 462 —
avec succès contre quarante hommes ^ » — Guiron quitte 1<^ passage,
où l'on ajoute, sur impeiTon^ sou nom à ceux de Galehout et de Danain,
Guiron recon- vainqueurs antérieurs -. A unp fontaine, il trouve Danain avec Bloie
" ■ (cf. DunIo])-AVils()n , I, '237). Il triomphe, après un long combat, de
l'infidèle ami, l'épiu-gne, et le délivre ensuite d'entre les mains d'un
(îéaut, qu'il force de relâcher aussi un autre chevalier (dont le mim
n'est pas donne ça après, malgré la jiromesse du rédacteur). Guiron
quitte Danain, on refusant sou compagnonnage, et part avec Bloie.
Cette belle demuiselle lui i\ouun, celui an proprement^ nu fils qui devint
brillant chevalier et excelleiu musicien, mais dont la fdonnie nuisit
beaucouj» à sa gloire; il fut appelé Galinan et surnommé \c noir ', à la
dillV'rence de son père, qui était blond.
Aventures du j (, eunte passe au bon chevalier sans peur (le roi d'Estrangorre', qui
sans peur dans c/ifyai(c/ia tant yw'i'/ arrive aux iJestrois de Sorelois: il s'y eufimce avec
le vai de son écnyer, malgré une inscription (|ui avertit le iia.<sant que celui qui
Servage. entre dans lo Pas sans retour n'en jiourra point sortir avant l'arrivée du
bon chevalier gui doit mourir par amour. Les deux voyageurs passent
devant une tour, gagnent le sommet d'un rocher au pied duquel
s'étend une lielle jdaine close de montagnes, descendent dans la vallée,
passent devant une autre tour et appreunent par deux chevalière de
Norgalles, rencontrés j)rès d'une funtaine. ([ue le S(?igncur du pays est
le puissant géant Nabo» le noir. Le roi demande des nouvelles du bon
chevalier de iS'orgalIfs, qu'il a l'inlcntion de délivrer *; on l'adresse
au chàteaii de Lothan ^. Le lendemain, il rencontre des ])ècheurs,
parmi lescpiels il reconnaît un chevalier, Alain, parent de Meliadns, et
airive à Lothan, on, sans le connaître, il combat avec succès ctmtre le
bon chevalier de Norgalles, ai>pelé Ludynas, nw Nabon avait forcé de
se battre à outrance avec tous ceux qui viendraient pour le délivrer.
Ajiprenant h; nom de son adversaire, le roi lui demandtf pardon de
l'avoir combattu. « Selon la volonté du géant, dit Ludynas, il faut que
l'un de nous coni»e la tète à l'autre ; sachez tpie, dans ce Val de servage,
il y a environ «piinze cents chevaliers, tant de Logres que de Norgalles.
dt)nl le monstre a fait ses serfs. » Mais le bun chevalier sans jieur le
quitte, en déliant le tyran et en se projtosant de délivrer les pristmniers.
Ludynas fait olisorver à Nabon qn'Artbnr jiourrait bien venir secourir
le roi d'Kstrangorre à main année. Celui-ci descend à la maisonnette
d'un ermite, ancien chevalier de Logres, arrivé dix ans auparavant au
Servage, où il s'était fait anachorète ponrécbapper aux jirisons du géant.
a Les captifs, dit-il à son hôte, seront alVrancliis suivant une inscription
se trouvant â une des entrées de la vallée, lorsque la tleur de Léoinûs
viendra changer lo servage en franchise. » Les deux interlocuteurs sont
1. '.\bh. Vcraril : roiitre aite foule de (innrantc mille |M?rsonni?B.
2 l.n vicitiirc île U:innin n'est r.Tj»porti'i> «in'icl dans le l'iitainrilr. — Cf. lo P.isMge i>iTilK'm
de :)rt2 |f c39 a).
3. Diiiiii u!i iii!t. di> Lfiiiilrc5 fv.\Var<l, CutaUtrjnf., 370|. il est iiomiiu' raflinrin le woir; .î:iO :
rfn/i/M(in /f woir; ItMiiiin seniUlc Hvnir étt' , le plnsîKiiivffiit, (■aiiii.iii mi ailiiinii (rf. )>. |il9 et
ri-(lMfliui<). a.3i*, :i.'(7, Mi'S, ;i(')3 : Hrli/Ha(y)n tf nmr ; 3Sr>, V(^r.ird : Ilrnn Ir unir : ;".57- : il fat
a/trlf» le iiuir-, do iiiômc ;117R-, avec iiiicincuiic iii;ir(|iii>'' du non i-iitn> riprlr-t et /•• noi'-.
4. Il dit, :> pliiMii'iirs TC|>riHi'«, iniil est vomi d.m« le l'ay* juuir !■■ ili'-livriT. Uni» ci' nui \>r(-~
cèfle, niiL'Ui) ms. ne iwrlp (le. I.uilyiias, i|n: ttsiire au iin'Mcnt ]u»sH:iiri' i"iiir l:i im-mii-rx- f-i'.s; imiw
nvonn dmic ici une luitivclli.- lai-uiic. Daii'* le |irii]ii)Çiiv di-s inM. de Turin {cf. |>. Il !)■ *■'" ''Hin'iiri-
1p rfcit de U miirt du 6011 vktvaUfr de \oiiiiiltc. Pi>ur un mitn; i-licvalior de Ni-rpiillo», cf.
33i.i; ]., 441. — Lépiiwdcdu l'ai dr lerraijf est iniitvdti Tritlttu : cT. i fil s-".
U. Ik- luameVerard. Lochiin a67s, 347i*Û; l.ecam 3ii); Le laml (/.f '«i/i, :a8,n57, H'i; Le
rami 3C3.
— 463 —
d'acconl pour croiro que !e liliérateur ainsi dôsipni^ est le roi Moliailus.
L(» bon chevalinr sans jieur continua son chemin et triomphe dp yathan
\\Ar. Sathaoi^ .Yafa/iami, le lils de Nahon : mais, jteu après. le géant .
avec l'aide d'une demftiselle traîtresse, emjirisonne le vainqueur dans
Lothan , et le fait attaquer, dans le cachut . par un géant do ses serfs.
Le Iwm chevalier ayant tué .*onadverï;aire. on ne lui dunueplusanianper,
et, exténué de faim, il perd la raisun. Remis en liberté par Nabon. ol
ayant fctrcé un chevalier à (rainer par la queue de son cheval la trai-
Iresse, il erre, fou, dans la vallée '.
Le cunte revient à Guiron. L'n jour d'hiver, il entre avec Bloie dans Réconciliatioa
une forêt du rnyaunie de Norf-'alles, où il trouve, tout nus et liés cha- de Guiron avec
cuD a un arbrt'. un liumme et une femme, que deux chevaliers sap- Danala.
prêtent à tuer. Les victimes sont le traître IhlUn le roux i'i l'épnusede
l'un des deux chevaliers, ([ui est en même temps le frëre et le neveu
d'iiellin; celui-ci venait d'être surpris avec la dame, qui prétend qu'il
a voulu la violenter, (iniron, sans éeinitiT le mari, qui repniche aux • ■
chevaliers errants il'être li plus fol homme dr cext monde, se mêlant suu-
vent de ce iiui ne les rcj^'arde point , pn-nd le jpurli des captifs, combat
pour euxel leur rend la lilicrté. maifrré b-s forfaits qu'avait cnmmis le
coupable. Plus tard, il est lui-même trahi par Ilellin, qui b's fait lier,
lui et Hloie. tout nus à un arbre. Survient iJanain; après avuir menacé
de tuer son ami pour éprouver les anumts, qui s'tdVrenl à mourir l'un
au lieu de l'autn', il les délivre, s'afïemtuille devant Guiron et obtient
son pardon de ce qu'il lui a mesfuit. On pari ensemble, et. le lendemain.
ou arrive ù un Idoi- de marbre où les chemins bifurquent; malgré
une inscription qui conseille aux passants de ne s'enpaper dans aucune
des deux routes. Guirou choisit l'une, nommée la Voir de courroux, et
Danain suit l'uulre, la Voie de faits soulaz, a]>rés avoir fait promettre à
Guiron de venir le délivrer, s'il est emprisonné, iïanain pénètre dans Oanain àlatoni
le Val de faus soulaz, uù se dressent deux tours séparées par un lleuve; des dames-
l'une est habitée par des chevaliers, ennemis des dames qui demeurent
dans l'autre. Il arrive près d'un paviUon . où une demoiselle, la belle
Albe, chante le lai de Guiron sur les deux amants ji. 45'.* ; voulant faire
combattre le nouveau venu , elb* laisse échaiiper son lévrier. Danain
le rapporte, après avoir vaincu un chevalier posté de l'antre coté du
fleuve. Dans un ermitage il apprend l'histoire i\i'<- tours, qui ont été
construites, l'une par Lyat fvar. Iklya'n s b* grand, du lignage d'Hector
le brun, et possesseur dp la terre où se trouve l'ermitage, l'autre par
Hdyan, surnommé lesciir. jtarce qu'il n'avait jamais eu jieur. Ces deux
voisins, fort lions chevaliers, vivaient en mauvaise iutelligfnce. Pour
amener une rér-oncilialion, Lyas proposa un mariage entre ses quinze
filles et les quinze fils d'Ilelyan, mais, .-ie voyant orgueineuscment
repoussé par ce ilernier. il dv'cida que ses lilles né se marieraient pas
avant la destruction de la race d'Ilelyan. qui, à son tour, déclara cpie
SOS tils resteraient célibataires jusqu'à la mort de Lyas et de ses lilles.
Les deux ennemis Uf tardèrent pas à s'entr'égorger. et les sœurs avec
1. Hoîiviii, p..ur Kiil.-iivranre du fou, au }fi-liaitiis (c'est-à-dire la ^cx-omlcnKiitié du Rastirien
iiupriim-; i-f. (";4vi »s.) ilaii'i Ver.ird, qui. p.iur «xpliiiiier pnorqui'i celto delivruucc n'eut p;w lieu
lun (le 1.1 niiirt do Nalh>:i de la iii.iiii de TrtïLan. uji^ute iiiio ce dernier itni><rait •|iie le bon clie^'n-
lîer^ay.iiit rce-'iivn- m raNi.ii.'.ivait de iKiUveau été eiii[iri^<iiiii- («ir N,i(niu .ivec le plus gnnid
nirsterp; il lie sut rel.i «lUe plus tird p.-ir Laiic^lol, nveo 1 aide diii|Uel il ili.-li\Ta eiiliu le prisriti.
nier. Même expli.Mtii.iitUii'i les iiiss. -le Rusticieu (S 611) et Jaii..t ^i WS. u.).
— 464 —
leur mère eurent à. soutenir un siège ouvert par les frères. Survint
Galebout le hrun, qui triompha des quarante assiégeants et fonda la
coutume des deux tours en obligeant les vaincus à accepter les condi-
tions suivantes : ne jamais traverser le fleuve du vivant des dames ;
combattre, en nombre égal, les chevaliers qui viendraient prendre en
main la cause de celles-ci. L'ermite ajoute qu'aucun des chevaliers
venus depuis pour s'essayer ne s'est distingué à la joute, excepté
Lampadel du Parc *. Danain se fait le défenseur des dames pour
l'amour d'Alhe et, dans le cours du mois, a le dessus contre trente
adversaires. A la fin, blessé par la lance empoisonnée du cousin
d'Escorant le pauvre, Soranor le pauvre, qu'on avait fait sortir de
prison pour combattre Danain, il «st porté à la tour des cheva-
liers, où, après qu'une dame l'a guéri ^, on lui fait jurer de tourner à
l'avenir ses armes contre les champions des fllles de Lyas; il demeura
GuiroQ empri- dans cet endroit pendant dis ans *. — Guiron , ayant pris la Voie de
sonné par courroux, triomphe d'un châtelain, qui l'attire chez lui avec Bloieet les
Mort de^Bloie J*^^^*^ ^^^'^ ""'^ prison où la jeune femme meurt en mettant au monde un
fils, et où Guiron demeura jusqu'à sa délivrance par Lancelot, comme
nous le verrons plus loin dans cestui livre * Le châtelain, qui s'appelle
Galinan *, fait nourrir l'enfant nouveau-né par sa steur, qui était
encore jdus cruelle que son frère * : de là le mauvais caractère du fils
de Guiron, qui tint ses bonnes qualités de son père et de sa mère ^.
638. Meliadus 8, ayant fait enterrer Tesala et Absalon (cf. § 635), part
en quête de Guiron. Dans une forêt il assiste au combat de deux amou-
reux de la dame de Maloaut, Lubian de Gamaaloth et Lac, quitte ce
1. L. df part Vemrd, Lampadei du P. 3&7'( 3178*, Lenyadet du P. les antres.
%. Ainsi 38S, a&7, 347B, 963. Mois dans 8&5, Venri), 360. HbTi, 3178*. Stirenor est Tsinca pir
Danain. qui est longtemps inniade de sa blessure; une dame qui le snigne ne s'aperçoit p*i
d'abi)rd du venin, et il snulTrc beaaomp. Enfin ^t'ri, il reprend son puste et triomphe encore
de cinq adversaires; ensuite il est grièvement blesse par un clievalier — pas nommé — qu'on fait
sortir de prison pour combattre Danain — tout comme Soranor, on voit; pois il est porté k la
tour des chevaliers, dont il devient désormais le champion.
3. Sn di'livranro pur Ouiron est racontée dans 3G-2 (f 639 a); dans les mu. de Rosticien (v. §
611), il est. comme Ouîrou, le prlwmuior de Nalmn le noir.
4. U y resta un mois, drus moit et trois et quatre, $i fttt il bien un (VII. 33S, 3^0) an(r) et
asstz plus. 36i i il demeura en la prison yil ans ou plus (et. %e39 n]. llhnt vn An-, sept est
une faute amenée i>ar la confusion de rn avec Fil. — L'annonce de la délÏTnnce manque daoi
Verard.
i. Verard. 867-!, M78S ; Caïman 9bh. Caïman 338, 357, 3478 , Calinan 3&0 , 8f>3. — Verard,
seul, nous dit que Galinnn (cf. ct-dcsius) donna son nom au flia de Ouiron.
f>. Sa sœur, qui était la plus di^loyale demoiselle du monde, Verard.
7. fl Je ne puis nicontcr, dit ici Verard. comment le bon chevnlier sans peur, Danain et Qniroa
sortirent de prison, parce que le livre du lalin te finift en cftt endrott quant a truri faitl,
mais on trouvera cela dans le rommant du roy Meliadus n (la délivrance de ces chevaliers est,
en effet, rapportée plus loin dans Jannt- Nous voyons qu'au xri« siècle , comme auparavant, le
titre de lirre du latin . prêté ici par Verard an ms. français qu'il dépouillait en collahoration
avec Janot , ne serrait , dans le Jargon littéraire des arrangeurs de romans , qn'à désigner le
module qu'ils suivaient). l'uis Verard donne l'épisode de Qalinan , qui triomphe d'Arthar, etc.
(v, p. 433), et qui fut ensuite blessii par Palainëile tellement que oncques puis ne ferit coup de
lance. Fin de Vcnird, que continue Janot.
8. Ici reprend Janot (cf. p. 431) , mais ayant rapporté qne Meliadus ne parvint pas It atteindre
Caradoc — pour ce géant, l'imprimé comme \n mss, renvoie à la suite, où pourtant nun.s n«
trouvons rien, excepté ilans 863; cf. ^ 639 a, — l'imprimé insère, bien k tort, la quête de Lac
par .Meliadus, revenu de Li'onoU, et les autres morce.iux qui se retrouvent plus loin dans Sbb aa
milieu des épisodes faisant suite au />(i/ani^i/eabandonné [cf. § 642), Jusqu'k l'entrée de Meliadoi
avec Lacet Arioh.in en une grande fortst. Si laisserons icy, poursuit Janot, le long te jour qnt
firent ensemble les trois compngnons pour chercher les bons chevaliers disparus, et parlerons
d'une aventure qui advint au roy ."ileliadut près de la lourde .Varmonde.- il arrive dans lefsf
dr Pleurs et y désarçonne dix chevaliers, parmi eux te Morhout, Danain, Palamèdc, le chevalier
des Loges, Sarprdon, seigneur de Moucheron, et .tban. Il ne trouve pas Qnirun, qnl, avec lei
— 465 —
dernier, qui est plongé en hii-nn'me, ne réussit pas à atteindre Caradoc
le grand, qui avait enlevé l'amaiit d'une demoiselle, et désarçonne un
chevalier venant de Ganiaaioth, qui lui raconte d'abord qu'Artiiur,
déguisé, avait tué trois frères du royaume d'Orcanie var. ; du royaume),
venus pour se mesurer avec ses hommes, et ensuite que Tristan est
dangereusement malade. Meliadus, ayant envoyé son interlocuteur dire
à Arthur que la cour a tout lieu de pleurer, étant privée de tant de
bons chevaliers, retourne vers le Léonois, où il resta toute sa vie sans
revoir Arthur ni les chevaliers de la Table Ronde. Ainsi furent a celui
temps départis les bons chevaliers. Le lion chevalier sans peur est dans
le val de servage, et Danain au.v deux tours: Guiron est emprisonné
ailleurs 'Janut cite le G wi ron , c'est-à-dire l'imprimé ainsi intitulé;;
Arioban séjourne avei* le rui Léoilagan en Garmetide, où il lit une
longue maladie, et le Morhout d'Irlaude ' resta plus de Inds ans chez
le roi Pharamont de Gaule. Quant à Lac. il fut emprisonné jiar la
dame de Maluaut, sur la dénonciation de son hôte, un forestier, qui le
reconnut pour le meurtrier de l'un des cousins de la dame cf. § fii'2j. Le
conte s'occupera dans la suite do ceux par <[ui les bons chevaliers
furent délivrés, c'est-à-dire «le Lancelot du lac, qui tant fisl merveilles
ou monde, et de Tristran le pretis, le fort^ de Palarnfdes, le vaillant *. de
cui memore cesl livre fu commenciez; sor cez trois... deveroit bien dès ore
mais retourner la nostre matire. Par remprisiuinement des bons cheva-
liers cités plus haut s'achève, poursuit le rédacteur, la première partie
de notre licre; la seconde finira au comnientemeot de la quête du
Graal, et la troisième sera terminée après la mort du roi Arthur. Ore
mais retornerons a nostre matire et commencerons la seconde partie de nostre
livre en cesle matiiere.
Ici se termine l'interpolation du Palamède ' dans 35'ï, 357', 3i78* Fin de Tinterpo-
(cf.pp. 432,455-G;. Ces mss. (310 reprend plus loin, § 640 : pour Janot, p*i'%d"
voy. la note ci-dessus) nous transportcut, sans un mut de transition,
au milieu d'un texte qui peut être celui di* Husticien :
aitrea, wn déllrré par L.itr.cpl»t et Tristan. Mi-liailns, wivi par 1m dix. e«t r«ronna pu- le rbe-
Taller des Lnges et va avec lui h Camaaloth, oii arrire la ilemolselle ]H>rtiot la rouroune, etf.,
romme US (t. | $l:{-, Jus^iraux mots et l'en aUtreiit rhatrun a ta contrée. Jant>t continne
sinti ■■ fort que le rog Meliailut, qui incontinent aprèi te départit pi>ur checrher Gniniii. Ici
ninSae «la l'atamède : Meliadun (U'san-onne le ehi'valier de Cnina-ilotti , etc. (v. ci-ai>ri-s) , |us-
qa'aprùB la mention des libérateurs iJ«i hmis rliwatien. I..ic, p>^imuit J.-in"t, fut d<-livré |>ar
MelUdiis, et puii te partit et fut retenu a la tour Martnon-le nvec les mitres iKins chevaliers,
qni, tons, avaient été eiapris'innes dans des lieux app.ir(eiiant h Nalx>n. Pour la mort du Rénnt,
donnfe dan» 3&& d'après le Tritlan, Jamit se borne k renvuyeràcc ronL-in; lev^iminear, ajnute-
t-il, ignorait qve tea ttons ekerali^rt fu<tent lîemourez. en prison (cf. Verard ; p 463, n.|. Puis
Janot parle de la Joie d'Arthur A proptis du rvtour di.- TrisLin 'v. % r,IO), et suit à jtartir de là
de BoaTeM le texte de Zhh.
1. Xoos n'avons cependant rien appris sur le Mnrhoai depuis son cmprlsoimnemcnt I p. 4&3) ;
n réparait dans 3<S, gai 1? dit partir d'Irlande (y. \e',\, et dans Busticicn, i Ctl, qui le fait le
prtKmnier de Nabnn.
t. 338. 3&7, 3174 : Laneelat du lac . qui tant fist de merieillex ou monde , li raillaHS, de
CMi mémoire, etc., avec lacune des deux noios Trittan. Palnmeilet, ftui, ilnn.^ 330, «nt été ajoa-
Ua poatérieurcDieDt. — Î^-J ; Nnns parlerons de celui «lui dt'livrj (iuiron, c'c«t-Ii-<tire de Lance-
lot ém lac, qui fist tant de m. au monde, le raillant chTalier. et autst de mettire Guiro»
le eoMrtoti ,- inr ces deux... dererott, etc. r.n divUinn sul>5i-<iuente manque dans 3A?, iiui , à la
place, répète qu'on racontera comment Lancelot di'livr.i (îuiron, ép^s >de iloniié plus loin «Uns la
■oitc |§ 439 aj pnibaMement apocryphe i|Ue, «eul, ce ms. mms a ronserrée, et dans 1a(|iielle il
n'y a aucune trace do la réilactiim cyclique ([ni, h en jnger p;»r l'annonce de» autres m<*., a
Introduit dans le Putamède la Quritr du Saint firaal et Ii Vurt Jrtii. laituellv, au.ssi dans
BCO. a déjà été vapiement annoncée plus haut (p. I-^!)).
S. Voici Li suite du l'alamède 1^3^, 3S0, 357. »i7S. 3tv>. :
L« dKTaller que Mcliadu» avait envoyé -X Camaaloth et qui s'appelle EI\fetior de Caor mutin
{EIftber ée Caermuain 3&7, 347S. Elgeber de Cartrmutin, Vm , //rficfrer, »ns plus, 3ii]
LôssTH. — Tristan. 30
Suite du
Palamède.
— 467 —
estait sire maint bon chevalkr du royaume{s) de Logres et des autres
eontreeSy et proprement |y) {r estait il A. li) bon chevalier sanz paour, de
eut nostre livre a parlé, et comment il remest en servage en la dite ralee.
Or votis dirai en quel manière il remest ii{3ûT=*, 3i78* : il y remest lui), et
Lamorat de Gallt» et tri'imptie de dix chcT.ilicrs nssnillaDt Brcbas, qni lui ra^ont« rnrentore
âel««iTrrne (le récit sur Febui. etc., cf. f R:i<>, aret- un texte an pea abrégé). Cuirou trouve
Stguradts de LanraUe et le fait selgneiur du rliÂteaa qu'après U défaite de iwin CDoipagnon il
gagne un vaim|iiaiit les trente «lOfonnours du Pa«vii;c périlleux, dunt Sogremor vi"nt d';iiinonCfr
les tristes mutâmes ; (imitattnn de lûpisodc donné plus haut, f &t7 ; il n'est pas ici ijuestîon de
Pebos). Eniln il arrive h la t^mr de» chev.iliers fv, ih.) et dt=li\-re Daoain. Etant reit>'>3 «luinte
Jours à Uatetianlt, les deux amis rcp^irtont f n aventures et se Axent au ctiâtean de l'ai Brun ,
dont Goiron accepte la ^cijjDcurlf. I.^ dame fie MaK-hault envoie un messigcr à U coar d'Arthur
annoncer les e.xi>loits de notre héroi ; ptmr le faire venir, on arrange un tunmoi à Carllon entre
les mis 4'£ci)5se et de NonhumholUndc. Gittron et Danain y sont vainqueurs. Guimn , rentré an
Val Brun , annonce à la raur, par une demoiselle, qu'à ce ctiAteau les chevaliers pourront trouver
Bver ()ai Jouter. iFiu «le 36-1.)
SSa : Celui qui sera v.iincii devra dire wi ii'im cl son lignage. Guiron fait porter ce même
d^ll partout dans les autres p-iy». Dos clievalicrs qui tx pri-seiitent , Qauv.iin . Keu, .'^ngremor,
Gaberiet, .\gravain. Mordret, Oucrret , le du>- (ialeviii de Claren<-e, MelLmt de Lis et l'alamêde,
arrivant avec les deux derniers, qu'il n rencontrés et «t>attus . sont tonrt vaincus. Puis viennent
Galebont et Uinceliit, qui i-hemin f.iîs.int tu^'nt deux géants et triomphent de dix murdriert di
ekateau an Huujr de l'ançunla ; îH «ont eiii-ore vaincus gtar Guiron, ainsi que Ivnin . GifHet ,
Lacan . Dodinel . Gozouain d'ENtraniioi t . qui arrivent ensuite. Le Morhuut quitte l'Irlande , «ou
paya ; il n'est plus question desvin s'-J'iur avec l'har.imnat jrf. f G3S, n.|, secourt nue iemoisetle.
et, de m£me que son compagnon, Surmiin d- lu Rorht , tnmve son vainqueur dans Ouiron , qui
Tient de vaincre IHioherii, et qni triomphe ensuite de Madnr île la Porte, d'E<pin><gres, d*.\gto-
ral et de Kaheadtn. Le conte p isv a Tristan, .\prvs la murt — non racontée plus liaut. quoique le EpiSOdoS dll
ms. dise le contraire — de Moli.idus, les l.éon>iis donnent h Tristan Gouvernai i»onr maître et Tristan
envoient le Jeune prince à Marcsan* faire savoir au roi que r'eit son neveu. Tristan se distingue
à la cour, etc., comme d:ins la version c-minnuie ;;■ i^ ss.; c'est, parait-il , le texte de 97, etc.,
que 3«» a suivi. Tristin se dit. dans ce -ieniier m»., un cUevalicr de Léonois , près d'Alhlne, cf.
p. 31; lesftèresde nrang.iin suit appelés peo'ni^Mai-hael, rf. p. 33. et il n'y a nilenim deTantris
ni leoimbit nmtre le serpent, p 'ili. Trittan, chi'^sé p,ir H tnguin, apprend ledêlt de Guiron cC
s'acbemine vers le Val Brun ; à une fontiine il trouve Dinadan , qui devint un de ses plus cher«
amis (introduit , comme le» autres, nniquem''nt pour figurer parmi le^ adversaires de Gniron :
pour ta première rencontre de Tri<tian avec Diuadan, voy. ;;' 105). Le récit passe k Bobortet \
Lionel, qni arrivent au l'hAteiii ile VAdrrttture an liluncj rrrf, construit du temps do roi
Perceforest tnr Xrphir-, après avoir lecouru une demoiselle, ils vont au Val Brun, oiiiU ne sont
pas plus heureux qncTristiin et Dinadan, qui viennent apri-setquî, scn allant après leur défaite
vers la Comouaille, sont renvers<'-s i>ar .^rtliur et Iladcmagu,p.-irtis iioar se mesurer avec Guiron.
l«A deux roi» viennent en aid'> à Pal.imè le. .ts^-^îlii par ni x chevaliers; lis ont le dessous contre
Usiron, aussi Iden que Memu^is , qn» venait de secourir Lucanor le gnuid , dont une demoiselle
arrête a la tin le combat avec (ïuinm. Celni-rt triomphe en>^>re de Danrbnin et de son comtM-
gnon .Sannr. des deux frères "ia-to- et .filo-irt, dont le second vient de gagner une demoiselle
(les cinq derniers sont iniro luits C'>mme des pT«onnages >-onnns<, dn roi des <:cnt Chevaliers et
d'Hector, qui a%-aient pnrttf «ei-ours h une ilemolselle contre llarpin iriiarpinel {cf. | iih) et ses
boit che^-aliers . enfin du roi .isnisant dX'-osse et de Calogrinant. Suit, d'après le poème de c ■ j j
Chrétien deTroies, le comnii'ncenient de l'Iiistoirc d'Krec Ju-qu'.î sa victoire dans !e tournoi de fcipiSOdCS d6
Teneliroc (v. il-lS ss., Fii-rsteri. Krei- v.t s'essiyer contre l'inconnu du V;il Rnin. ou il arrive avec "Erec de Chré-
■« femme Enide. aprèsavo r 'lélivré nn chfv.ilîcr attaqué p.-ir quatre autres; ayant eu le dessous (ien de TrOÎCS.
contre le fameux champion, i|ui met uu terme .\ la lutte sur la ]>nère d'Bnlde, il retourne avec
elle dans son pays. .\pr>'s des comluts vii-torienx de Guiron contre le chevalier i la cotte mal
tailla, nom donné k ce frère d*- binadan par Keu, comme nous le voyons dans le Lirrr dt
Ijine^lot du tae {erreur i>onr : dan.s l- Triihin. cf. ;; «Ci, contre llervi de Bivel et Goulistan. fils
do Morhont, l'année pendant laquelle il s'étut engagé h Jouter avec ceux qui désireraient
réprouver s'écoule sans qu'aucun de ses adversiiires, nu n>>mbre de plus de six cents , aient pn
le rslocre. .\c(i)m|ngné de Danain. il se reml h Maleliault. et ensoite, ayant secouru une
demoiselle, à Camaaloth, où .\rttiiir vient de faire prinrlamer un tournoi pDur attirer encore une
fols le meillenr chevalier lie réjuviue. Lincel;>t , rentrant d'une quête d'aventures avec Bobort
pour ne pas manquer le tournoi, tnmve plusieurs chevalier*, et t' <rmi eux Palamède, qu'il désar-
fonne. Pois il envoie .s'Informer ••îir I ■ tournoi un éenyer. qui rencontre .Mltiur et le roi d'Ecosse
allant avec une grande suite ini|>ecter la pi line. Sacremor I reprise subite du texte du Tristan ;
cf. g 376, demande» Oanvain s'il reconnaît relui qui vient de les atuttrect qui est Tristan, venu
récemment à la cour; suit l'envoi île (iirtlet par .Vrthur. etc.; voy. te paragraphe cit^. Tristan
— ■ qui n'ïst pas accompagm: de Hinadan d;inh 3tii — ayant refusé de donner des détails, entre
dans la forêt, et l'écuyer retourne i»«iir rendre compte de ce qu'il a vn. Guimn est v;iinqaenr
dans le tournoi, auquel prennent part Tri*t.nn et Palainède. Danain meurt des Mes-sures qu'il y Moft de Danain.
s reçws. A cette triste nouvelle. Gniron part pour Maleli;iolt. triomphe, en refusmt le secours
de Palamède, qni survient, du frl thirwnrf et de ses ionze chevaliers et délivre les prisonniers
da Talncu, parmi lesquels s- tr-iuvent Erec et Gozouain (l'E*trangort. Ici le ms. reprend le Reprise dll
Lamcelot et raconte l'histoire <Ie la f,iu$:4e Goenièvre iv. p. P-iris, Bout, dr In T. H , IV, 97. LanCtlot
140 ss.f, évidemment pour motiver l.i présence de la reine au tournoi de Sorelois, qn'ÏDsère
ensuite 363, et que nous avons déjk vu dans le ms, 9'i (p. I9j) .\préi le combat sontenn pour
— 468 —
Keprise du les autres, ceulz de celé valee^ furent délivré, il acint que monseignour
Tristan dons Lancelot du lac manda une damoisele en tête manière comme vous orres ei
icien. apfès^ si comme ta vraie hystoire le raconte. Quant la demoisele, comme je
vous ai dit, se fu partie de monseignour Lancelot, elle arrive eo Cor-
aouaiUe et présente à Iseut la réponse de Guenièvre; on recoaaait
l'épisode analysé plus haut (p. 46-47); seulement, le voyage de la
messagère d'Iseut avec. Lam-olot (cf. ib.) parait être perdu dans une
lacune, due sans doute à un Imurdon, des mss. do Rusticïen , qui,
continuant à reproduire le Tristan, donïiont d'après ce roman, pour pré-
]»arer le récit annoncé dans le bref morceau précédent de la délivrance
des prisonniers do Nabon , l'épisodo du Servage avec le texte de 750,
12599, y compris le fragment relatif à Belinan; cf. p. 47 et Additions.
Co texte se termine, dans 355 (r* 403, fin), au milieu d'une phrase
du passage où Lamorat refuse la couronne de la Franchise (p. 50);
357^ et 3478* poursuivent et mentionnent que Segurades, qui se
réserva le droit d'aller quelquefois chercher les aventures du Logres,
donna au Servage le nom de la Franchise Tristan ; et ce nom est encore
communément par toute Engletcrre. Fin ' de 357^ et de 3478'.
GttcnîâvTG par Bon amant . dit 383 , on proclama en rhonneor de la reine Do tonrnol dans le
Sorclois, nii elle était rtatdc (dans le iMncflot , p. 183, ellf rctoorne d'aiKtni en Bretagne, pnis
va en Sorelois, pays que Galehout lui accorde). Uansop tnnrncii, Dinadan se diatingoai de rnSmc
le Toi de Nor^alles (e fisl très bien, etc., comme dans U9 et 350 ; voy. p. lUb et .4dililionM (le non
de Unlebout est partout remplnc^). Lamornt et Palam<>(le étHtit rentras k leurs hôtels [p. 1S8) . ce
dernier pnrt aver U demoiselle, qu'il ranifcnc chez elle; depula il eut plusieurs aventures qu'on
trouvera on livre de tui faisant mention (allusion, \\taa\X-i\,K\ui Propkecirtde MtrUn}. Lareii»
ne quitta pan le Sorclois tant qu'Arthur restait en Carmelide avec la fausse Guenièvre ; Gaavalo
^taltson MHk compagnon, comme nous le lisons dans le Livre de Lancelot (où, pourtant,
(iauvain ne si'Joume pas avec sa souveraine en Sorolnis). I.e conte retourne à OuiroD, qai,—
ainsi commence la laisse suivante, — ayant ctt' fï>tc h la cour d'Arthur, prend con^é et part es
aventures, pr^^ccupO di> la mort de O-iiiain. (Cela a déJU t'té raconté, et doos «todi p«it-
4Hrc ici une autre rédaction.) Il trouve llutor de Morois cherchant Agravals. qui a désbouoréu
stvur, d(-cidc de se mettre eu quête des deux ermites son frère et son grand-père (lacune),
et, après avoir triomphé de Ooulistan, arrive à la caverne de ses parenta (dtolte eauotiel-
lement romrac au ^ 036), nti il trouve son ftrand-pér« mort. Qairon, qol est aous les armes
depuis soixante uns, prend U résolution de passer dans cet ermitage le reste deiea Jonrt toot
entier au service de Dieu, a qui il ettoit moult teiiux il envole un écuycr au Val Bran, en loi
défendant d'Indiquer le lieu ilc sa rctriiite. Goulistan, ayant entre temps délivré la demoiselle dn
clmtcan aux Pucellcs d'un chevalier qui veut l'épouser par force, s'éprend d'elle k son tour. Il n
en Irliinde voir son pt're le .Morbout : on lui apprend que Tristan l'a tué. Econdait par la dameAe
son co'ur. Il lui fait la guerre et assii'Ke le château aux Pucellcs ; dans cette détresse, la châte-
laine se souvient deson roiiiin Oiiiron et l'envoie chercher au Val Bron. d'où part l'ancien écoyer
de Guiron pour aller le di^cidor à aider sa parente. Apni'S quelque hésitation , l'snaclior^te se met
on chemin. Ayant tniuvé .\k1ov»1, Gozouain d'Estrangort et Bliolierts, qui, ne voulant pta le
perdre de vue, le suivent de pn';i, îl emporte avec une bravoure incroyable l'avantage sur les
assiégeants et triomphe dans an combat sinpilier de Ooulistan, qui meurt pea après de ses bles-
sures. A([ioval et ses compagnons, après avoir été renversés par PalamÀlc et Dinadan, dont
palamt'ilc aime beaucoup le* réparties vives, s'en vont h U cour d'Arthur raconter conunent
Goulistan était mort. La demoiselle n l'intention de faire de son cbàteao on couvent où elle
puisse rester avec les nonnes. Guiron repart pour sa caverne. Arthur, désirant connaître le vain*
queur de Ooullstin, !<c renHcl^ne par un messager auprès <Ie la demoiselle, qui révêle le nom de
son cousin, en ajoutant qu'il renonce k porter désormais les armes, ce dont le grand roi ht
. aniiKé. Le pi-re de Guiron meurt bientTit après la rentrée de son fils , et , quloxe ana plus tard.
Mort de GuiPOn. fina sa jours messire tiuiron bien snintemrnt (cf. la remarque de 3325 sor la mort de OuiroB ,
p. 411). Puis le rédacteur, dans un bref épilogue, remercie Dieu d'être arriva fc la fin de ti
guarte et derreniere partie da finiron: il scvante d'avoir raconté les cent cinquante Aard^smi
Uea cent cinquante (ce chiffre paraît exagéré ) compagnons de la Table Bonde, qui comhattlreat
Guiron (c'est-à-dire au Val Dninl, et implore Tindulgencc du lecteur ; ■ Lee (iiates qne l'on pour-
rait relever dans ces quatre volumes. dit-Il, seront plus par ygnorance que par faulte de tft
Tolloir. u Fin de ;)C3 ; (des cinq volume» 3&9-;i6:i , deux ont éui comptés pour un seul, k DOtm
que 363 n'appartienne k ime autre série de copies tomées dilTéremment),
1. 3&7> ajoute uuf rubrique (reproduite dans le catalogue de la BihI. Nat.i cf. la rubrique di
débnt publiée par P. Paris, .V^f.yr., III, C^]dans laquelle ou nous dit que le Guiron a, iti tra**-
laté «le latin en français par memire huer», chevalier, seigneur du chastel du Gai, k U
requête du roi Henri d'Angleterre 1 — 31781 ajoute eu rubrique : Cy fine le tiers tt derrmtr
livre de Gniron le courtois.
— 469 —
640. 355 (début du f" 404 ; cf. ci-dessus) présente, pour le retour de R^î^ien.
Tristan après la mort de Nabon , un récit qui difTêrc de celui donné
dans le roman (p. 50) et qui est peut-être de Rusticien. Après ce que
Tristan ot occis Nabôn le noir, dit le ms., il va retrouver Iseut et
Kahedin. Un chevalier dit des Loges lui fournit des chevaux et une voi-
ture pour Iseut, qui est trop fatiguée pour aller à pied. Tristan fait, à
cheval, trois pointes devant l'assistance émer\eillce. Au bout de six
jours, il s'embarque avec Iseut et Kahedin, après avoir prié Segurades
de bien gouverner le pays et avoir remercié leur hôtesse et le chevalier
des r^ges; conduits par deux marins, qu'on avait fait venir et qui
avaient été pendant sept ans au service du roi de la Grant HermeniCy
les voyageurs arrivent le iendemain en Petite- Bretagne. — 355 passe
à Lancelot pour raconter comment lui, Tristan et Palamède, délivrèrent
Guiron et les autres :
La nouvelle de la rentrée de Tristan remplit de joie le roi Arthur et sa
cour, oii l'on avait entendu parler de la disparition de notre héros (de
même Janot; voy. § 038, u.). Lancelot ot Palamède \ qui désirent
vivement connaître les détails de cette aventure, décident d'aller en-
semble en Petite-Bretagne , pour s'informer auprès de Tristan lui-
même. Le surlendemain, Lancelot prend congé de Guenièvre, et les
compagnons montent à cheval, avec deux écuyers. Ils passent la nuit
dans une maison de religion. Le jour suivant — on est au mois de juin
— ils entendent crier dans une forêt. Palamède va aux renseignements,
trouve un nain en train de faire violence à une demoiselle et, après
l'avoir attaché à un arbre, le fouette si vigoureusement avec une grosse
branche, qu'il le mot hors d'état de parler. La jeune fille raconte qu'elle
s'était laissé conduire aux pâturages de son père par le nabot, qui était à
un grand seigneur du voisinage et qui venait souvent à la maison.
Lancelot, survenu, délie le nain, qui dit qu'il est au service du seigneur
de la Longue Mare [ta L. Mer, Janot', et qu'il doit aller chez monseingneur
du Mesnil Merlin [Mesnil vermeil ^ prés le Perron Meriln ,\. Merlin, Janot).
Les deux chevaliers reconduisent la demoiselle chez son père, dont ils
acceptent l'hospitalité sans vouloir lui dire leur nom. Le lendemain ils
s'endorment près d'une fontaine, dit de la Sapynoie. Surviennent deui
messagers * que Nahon avait envoyés à Arthur avec une missive dans
laquelle le roi est engagé à venir assister à la grande fête qu'à la Saint-
Jean, Xabon donnera pour célébrer l'accolade de son fils : si Arthur ne
s'y trouve jtas, le géant tuera les chevaliers qu'à l'insu de tout le monde
il a emprisonnés de nuit, à savoir Guiron le courtois, le bon chevalier
sans peur ', et Danain le roux *. Les messagers sont tués, l'un d'eux
1. ï\ n'est pasexplitjuë ctioiment Palamède est à la cour; Lancelnt It troura a« patait.
3. Ici reprend SIO {(' 111); cf. p. U6.
i. Le Morhout , qui flgare plas loin panni les prisoanlen, a ^té onblié ici dans les deQX mM.
Ouu la soite, le scrihe de 3â& raye oa ex]>onctae le nom. nae Janot «opprime ou remplace.
i.L* présente version semhie avoir i'té fabriqui^ sur des donnéeii du Palamède et du Trittan
(cf. la note ci-apr^). Le compilateur, avant trouvé, dan:4 le premier de ces romans, le récit de
l'emprisonnement du bon chevalier par Nabon et l'annonce d'après laquelle il devait être délivré
commeGuirun et les autre», jnr Lviuc-elut, Tristan et Palamède. s'est probablement souvenu d'avoir
la dans le Trif (an comment le héros de ce roman tua Xabon; désirant utiliser pour sa compilation
CM traits apparten-int h deux ouATagcs difTi'rents. il réonit tous les prisonniers dans les donjons
de N«bon pour les faire, après la mort du gûant, épi»>de qu'il copie dans le Trittan, délivrer par
les cberalicrs indiqués dans le l'alamède et dont il introduit tout bras(|Uement Palamède (cf.
ei-deuas), en inventant un nouveau voyage de Triitan , qui anrait ignoré d'abord la captivité
des Ulostres héros, emprisonnés nuitamment par le géant jcf. les explications de Janot et de
Terard, §|<37,«8fl, notes<. Cette compiUtion, keo Juger par l'épUofpie (§ 813),a été donnée par
Uisticieo. qui en était peqt-ëtre l'aBteor.
liroD, le bon
bevalier sans
ur, Danain et
Murhout sont
élivrés de la
ison (leNabon
ar Lancelot,
Palamèdeet
Tristan.
— 470 —
ayant répondu grossiêremt'nt à Palamède. A leur écuycr, qui est force
de donner des rcuseignemonts, Palamède, sur l'ordre de Lancelot,
coupe un pied et crève un œil ])our faire honte à Nabon, à qui ils le
renvoient annoncer une visite prochaine.
641. Ayant chevauché jusqu'au soir, ils arrivent au château d»ï la
Roche noirCy où ils sont l)ien reçus par le roi Iloël. Le lendemain, après
la messe, Tristan, dans sa chambre, leur raconlc son voyage au pays
du géant. « Ah! s'écrie Lancelot, vous avez donc affranchi Guiron et
les autres? — Certes, est la réponse, ne de Guiron ne des autres cheva-
liers de la Table Reonde noi je onques nules nouvelles, fors tant seule-
ment de Mecion le petit, qu'on me dit que le géant avait tué et dont on
me montra le tombeau, mes des autres n'oi{e] je onques parler. »
Tristan est donc très étonné en lisant la lettre de Nabon, que
Palamède lui présente. Il s'offre à accompagner Lancelot, qui annonce
son intention de ne point rentrer â la cour avant d'avoir, avec Pala-
mède, rendu la liberté aux célèbres prisonniers. Tristan fait venir les
marins qui l'avaient conduit en Petite-Bretagne, et on s'embarque le
lendemain. Arrivé à la Franchise , on se loge chez la veuve qui avait
hébergé TrisUin. Celui-ci mande Segurades pour savoir s'il a ouï dire
que Guiron et les autres se trouvaient dans le pays. « Non, répond le
roi; si Guiron y eût été, j'en eusse certainement entendu parler, car
c'est mon cousin ', et j'aimerais bien à le voir. » Tristan lui tend
alors la lettre du géant. Elonnement de Segurailes , sur le conseil de
qui est mandé le chevalier des Loges, l'ancien ami de Nabon. Lui non
plus ne connaît de chevaliers d'Arthur tués par Nabon que Mecion le
petit. Mis au courant de ce qui s'est passé, il recommande d'aller
fouiller les cliâteaux et les prisons du géant, qui avait coutume d'y
envoyer la nuit ceux qu'il voulait faire mourir; le plus éloigné de ces
châteaux porte le nom de Marmondela fort. Le lendemain, on s'en va
à Moucheron , dont le seigneur, Sarpedon , pour célébrer la venue de
Tristan, lui offre un grand banquet, en y invitant les bourgeois les
plus honorables; ceux-ci présentent à leur libérateur des cadeaux,
qu'il fmit par accepter. Le jour d'après, on se rend à Marmonde, qui,
au dire d'un écuyer, renferme quatre chevaliers. Le châtelain ayant
rendu les clefs, Guiron, le bon chevalier sans peur, Danain et le
Morhout sortent enfin de prison. (Janot remplace, sottement, le
MorhoutparLac, qui, selon l'imprimé, serait également dansMarmondo;
cf. § 638, n.) Le conte revient à Meliadus.
C42. Ce roi ^, ayant i)erdu la comjjagnie do Lac, après le tournoi du
château des Deux Sœurs, retourne en Léonois, où il ne trouve pas son
I, NuUft part afltenrs nous n'svuns ya flfrurer (Inimn comme le cousin de S^ariidefl ; p«it-
étrc y a-t-il iri quel<|U<: confusion avec Seguriidcs lo bnin ; cf. !>• 437.
•2. Ce qni xnit .i déjh ^ti^ dnnni^ textacllcmcnt Juiijii'hux mots en une granâr fomt pxr Jsnot
(cf. p. 4fif). (|"i supprime les remnniues sur Tristan. Le ri*dacteur tie l'imprimé aura cm devoir
reporter au passage clt^ le présent morceau , qui ne parait être riu'an fragment de I» compi-
lation qiili comme nous venons de le supposer, a iti faite snr les rom-ins de Palamède et da
Tristan; cf. ie renvoi h. ce qui est pnr di-rnni , et le Uxtn dn Palamède, ah (p. 451) we
retrouve le di-ltut de la laisse jusqu'aux mots : .Mcl. retourne en Léonois , ainsi que te récit de
l'emprisonnement de Lac ( ^ G38) . Le <-ompilateur a sans donti* placi^ ici notre épisode afin de
faire se retrouver Tristan et son jière. Pour le reste de la compilation , une ri'dactioD abr^ée et
altéra est pr.-snnb^e par Jasot (v.{ 638, no'e), qui, apri>s la d<5iivrancc de Ouirou, etc. (| 4111),
passe k U rentrée et à la mort de Melladas , épisodes qu'il rattache h la rencontre flgottnt plu
— 471 —
fils; il ne sait si Tristan est allé en Cornouaille chez son amante, ou
s'il est au royaume doLopre? avec sa femme. Ayant arrangé ses atTaires,
i! repart pour la Grande-Bretagne (3ô5, Janot ; Petite-Bretapnel,
et se met en quête de Guiron et des autres compagnons de la Table
Ronde emprisonnés en diverses parties. II va vers Maloaut pour avoir
des nouvelles de Lac, qui l'avait quitté pour la femme de Danain,
comme nous avons vu par devant^ et est logé par le forestier de
Maloaut, qui lui raconte comment, il va un mois, Lac, ayant tué un
cousin de la châtelaine, fut dénoncé par lui et mis en prison par la
dame. Meliadus part jiour le délivrer, empêche, en le blessant grave-
ment à la joute, le rui Pharamonl d'enlever une demoiselle de Maloaut,
va avec lui à ce château et y obtient de la dame la liberté de Lac, avec
qui il part, toujours en quête de Guiron. Lac est abattu par Ariohan,
qui, ayant tué un neveu de Léodiigan, avait été aposté par ce prince pour
Jouter avec les passants jusqu'à ce qu'il trouvât son vainqueur, Ariohan
est à son tour désarçonné par Meliadus, à qui il parle des chevaliers
enfermés dans Marmonde, et, ayant pris congé de Léodagan, il part
avec les deux nouveaux venus, qui, comme lui, ont l'intention de
chercher les captifs. Au bout de douze jours, nos trois voyageurs entrent
en une grant forest; un paysan, menant un àne chargé de bois, leur
apprend qu'ils sont tout près de Marmonde, et que Tristan y séjourne
après avoir délivré les prisonniers, avec les(|uels il va chaque jour
solacier à une fontaine située au jiied de la tour. Mcliadus, se réservant „ ,. .
la joute contre son fils, s'y rend avec ses compagnons. Tristan les Tristan^*
voyant approcher, persiste, malgré Lancelot, à ne pas les laisser passer
sans défi. On permet au chevalier des Loges de commencer : il est
renversé par Mcliadus, qui terrasse ensuite Sarpedon, le Morhout, le
bon chevalier sans pour, Danain, Guiron et Palamède. Voici que
Tristan s'élance, en prévenant Lancelot, qui allait s'avancer à s(m tour :
ils sont tous les deux désarçonnés par le roi, qui s'éloigne après avoir
ainsi démonté dix ' chevaliers. Tristan veut encore l'atteindre pour
savoir son nom, et réjiond à Lancelot. qui objecte que ce ne serait point
courtoisie et raison de faire force au chevalier : « Sire, par tout n'est mie
raison faicte. » Il se lance ù la poursuite de Meliadus, qui déclare être le
chevalier lep!us/)orre et le it\us esgaré du monde, toujours à la recherche,
mais ne trouvant (jue maie advenlure. Il consent enlin à se nommer, et
on le salue avec enthousiasme.» A l'avenir, dit Tristan, cette fontaine,
dite jusqu'ici du Valde Pleur, doit porter le nom de la Fontaine du Val
de Joie. » Tous les treize chevaliers vont passer la nuitdans Marmonde.
643. Le lendemain, Meliadus fait observer qu'il serait temps de se
rendre à la cour d'Arthur. Il refuse d'aller par mer : « Nous aurions
l'air, dit-il, de craindre les aventures chevaleresques. » Tristan con-
gédie donc les marins, en leur ordonnant, par le chevalier des Loges et
baot (Uns le Palamède du chevalier Je Csmaaloth svec le m) de Lôudoîs ;$ 648). Olui->i, dit
l'Imprimé, qui renvoie au Tristan, retonrnL' à » cour et, apnîs la gu^rÎM>n de son Jeune fll5 , qui
•Tait vté malade iifiiil.int trois mni« (cf. In conversation dnnut-e ib.). épouse .-tttre, la flUe de
Uoël (cf. § 3-2). Mfli.i'lns est as5a^iut< â la chasse ;cr. ^ 3:)} par deux cticvalicn de U parenté du
Morbout d'Irlande, renui par le cameil du roy Marc de CirnouaiUe. Plus tard. Tristan
tua /#«ji/e (pas encore meniionné) de Cornouaille (}. le e.de\orhout\ et fi'l la cité dettruifre,
amiti oreit le Morhovll d'Irlande. Grand deuil à canne du diVéa ilu mi. dtmt Ica fum-raillei
eurent lieo ainsi comme a roy appartenait. Je p'ie a Itieu rju'tl rueitle aroir ton ame.
.4men. Fin de Janot.
1 Segurailes a i'tô oal^lië dans les deax mu.
— 472 —
rriomphe de
Meliadus.
Bpiloçue de
Austicien.
Sarpedon, qui prennent congé de lui, de retourner seuls en Petite-
Bretagne. ÏjC» onze compagnons se mettent en route et marchent jus-
qu'à Maloaut; là se trouve encore Pharamont, guéri des blessures
qu'il avait reçues dans sa joute avec Meliadus. Au bout de quatre jours,
il part avec les autres, et on arrive en Petite-Bretagne, au château de
la Roche noire, où l'on est bien reçu par le roi Uoêl et sa Olle Iseut
(YsabelZbb)^ la femme de Tristan. Lancolot envoie à Arthur et à Gue-
nièvre une lettre dans laquelle il leur annonce que la quête est accom-
plie et que lui et les camarades viendront les saluer le jour de la
Toussaint. Arthur, pour accueillir dignement tant d'illustres héros,
réunit tous ses barons à l'occasion de la fête , qui arrivera quinze jours
plus tard. Au jour nommé, les douze chevaliers viennent à Camaaiotb,
où ils sont reçus avec une grande joie. Lorsqu'on va dîner, une demoi-
selle montée sur une mule blanche apparaît avec une superbe cou-
ronne, qu'Arthur, dit-elle, doit poser sur la tête de celui qui abattit
les dix chevaliers devant la Fontaine du Val de Pleur; après ces mots
elle disparait subitement sans rien ajouter. Le roi, mis au fait par
Lancelot, va couronner Meliadus. qui olfre à la reiuo l'insigne qui
vient de lui être décerné. Au cinquième (quatrième, 355) jour, l'écla-
tante fête est terminée, et s'en allèrent chascun a sa contrée.
Cy * fine [le 355) maistre Husticien de Pise [son conte 355), en louant et
{en 3-it)) regraciant le père (et 340) le filz et le saint esperii et ung mesme
DieUf filz de la benoiste vierge Marie, de ce qu'il [que il 340) m'a donné
grane, sens, force et mémoire, temps et lieu deme mener a fin de H [donné
Heu et temps, force et sens de mener a fin si 340) kaulte et si noble matière
comme ceste cy, dont [comme est ceste dont ZAO] j'ay traicté en mon livre
de tant de nobles preudesliommes dont j'ay les fais et les proesces récitées et
recordees en mon livre [traiclé lez faiz et proessez recitez et recordez a mon
livre 355). Et se aucun me demandoil pour quoy [en mon livre 3401 /'oy
parlé de Tristan avant que de son père, le roy Meliadus [avant du r. M.,
sonpere 3iO),je rcspons que 7na matière nestoitpas congneiie; carjene
puis pas sçavoir tout ne mettre toutc[s] mes paroles par ordre. Et ainsi fine
mon conte. Amen. Fin de 355 [ExpHcit le rou{r]man de Meliadus). — 340
(r* 121 e), à partir des mots;c rcspons, continue ainsi : que ma nuUiere
le requeroit; car je ne puis pas avoir mises toutes mes paroles en ordre
pour les intervalles qui avenoient entre deux fais, et pour ce que ce4t livre
n'est mie proprement d'une seule personne fait, ne il n'est tout dcLanceht
du lac, ne il n'est tout de Tristan ne tout du roy Meliadus^ ains est de
pluseurs hystoires et de pluseurs croniques dont je les ay estraites etconpi'
lees a la requeste du roy Edouarl d'Engletcrre , sicomme il est contenu au
commencement de mon livre. Et cest livre est appelé Meliadus, pour ce que
le roy Meliadus fist plus de nobles fais a cellui temps que nuls des autres
cfievaliers de qui nous avons parlé ^.
I. A cet i(p!lopic,iinpriin<^ d'après 35& par P. Psris (.Vsi. fr.,lU, 69), Jiinot, comme Dont SToni
vu plin hnDt (p. 46%), sultstitiie un morceau an Pnlamèdr, suivi du rfelt de la déUvraoee
des prisonniers de Nahon, comme dans 350 (Jf C4fl, filt), et i'imprlmé finit en donnant U mort
de Mcltadus, empruntée au Tn'ilnn (p. 471).
3, LVpilogue de [iHAticicn t'St nuivi , dans 310, de qucltiucii morocanx tout k fait isolés de lear
contexte. Ce eunt d'altonl Ich aventurer de Marc et de son neveu pendant leur tra versée . copiées
dans le texte des ins.i. 97. M'A. IrtO [cf. p. 170). Apres avoir reprodait U phrase qui sert de
transition à la rédaction de HHI (p. I73), 310 (f« 138 li) passe hmstinement aux rendci-rou
d'Iseot avec son amant (cf. p. 18.')-1AC) , en donnast, toujours comme 97, etc., les épisodes sal-
TROta du Trittan Josqa'aa f" St)l f, où Lancelot ordonne de bien garder Iseot (| 341). Le ms.
— 473 —
Aini>i finit, dans le^: manuscrits ilo Paris, la compilation fra^men- fiemarques sur
taire et incohérento attriliuée à Rusticien de Pise, qui la translata, envi- la compilation
ron i'271, d'un manuscrit appartenant au roi Edouard I^' d'Angleterre * Kustici«;n.
(voy. le préambule, § t)"20', et qui, d'après l'hypdtlK'se piMiéralemont
reçue, est identique au rédacteur des voyages île Marc Pnl cf. I». Paris,
Mss. fr., [I, 355 ss.; Ward, Catalogue, I, 3ti7j.
Avant de terminer, nous allons résumer notre opinion sur la masse
iudigeste figurant dans les mss. de Rusticien connue la coinpilation
intitulée Metiadus selon l'épilogue de 3-iU (cf. la ruliriipie du délmt
et l'explicit de 355:. Si l'on peut se lier aux dires du pndogue, le uKMlèle
du Pisan n'était également qu'une compilation qui, comme celle qui
nous occupe, débutait par l'épîsoile de Branor; voy. p. i:i!(i-7, enilroit
où est cité pour la dernière fois le livre d'Edouard. Suivant l«)Ute pro-
babilité, Rusticien ne s'est pas itorné à transcrire d'un buut a l'autre
lems. du roi d'Angleterre (cf. l'épilogue' ; il a sansdttuteajnulédu sien,
mettant â jjrofit en même temps les romans en prose ordinaires cf. les
phrases finales de l'épiUigue de 3i0;. Mais nous ne .-^aurions déiér-
rainer la part qui lui revient dans le fouillis des manusrrits; le
titre de maistre se trouvant le jdus souvent sans l'additinn du nom de
Rusticien. nous devons même nt>us demander si te! tm tel épisode ne
provient pas d'une ré«laction tout autre que l'ieuvre du Pisan : les
scribes-remanieurs ilu moyen âge ne se gênaient jias ]iuur jeter jièle-
mèle des déliris de lîvrfs qui, coinposi'-s jiar «les auteurs ditl'érenls, déri-
vaient des sources ordinaires auxquelles puisaient lesnuuanciiTS. ('.'i-st
ainsi qu'au milieu de nos mss., sauf 1403, nous vuyiius interpolée
presque toute la première partie du roman de Palamede voy. p.
43"2 ss.); personne ne mettra cet énorme morceau, cojiié dans le
Palamede texte de 350} et oll'rant des disparates avec la suite, sur le
compte du compilateur, qui n'aurait pas manqué d"adapter plus conve-
nablement les emprunts qu'il faisait à ce roman. Pour la tin de la
compilation, voy. § 039 et les notes aux §§ (UU, 040.
Quant aux manuscrits, une famille à part est représentée par 1 i03,
duquel se rapprochent, pour certains épisodes, les mss. du Trhtaii 103 ,
(v. § 4 iO d', 757 idepuis le premier combat contre Lancelot : cf. j| 4S'J ;
Préface, p. XVll! et 9'J (v. p. 338; § Gil . 340 va en général avec
355, dont le texte est suivi de près dans 357^, 3478-. Xuus iiguruns
donc ainsi le groupement des mss. de Rusticien ;
0
I
X
I ^^^_^__
1463
b
340; :i;tOi .i;>;-, ,H7h^
raconte ensuite qup Qaoni^vre a pris le voîle d<f pear des fllsitc Mur'Irel (ivia est cmprunti- îi l,t
Mort ^rtu). Une anck'rtiir amie de UilH^'t tivut compn^nic à litn-îne, <i>ii.m.ilt{r^la |>is>-i.i:i dont
eUc le sent tnojrtiirs i>^nttnv iMHir sim .ini:iiit, lui t-n veut <lc ne pis avnir \eni;<' 1 1 iimrt d'.\rt!iiir.
Vue rivjile lui ayaut f^it rroirv '(u^- [.^iiiri-lcii vat mort en mer. I'îiif>niin>.'e n-li^iL-ii4o , qui était
d^jà malade, ne pent t-trf ^'luvi-.- jiir la ii<iiivi-i:i- rie l'.trrivi'c lU' *'in tiiun-aiini' : eUc ex pin' en
chargeant !u compat^n.' <l'.i|ii><irtiT S'm i-.inr innrt iiii réii-liri- oln'valitT, <|ic, im!li<.-ï)reust.-mcnt ,
la fldèlc amie nenrusnit \<in '.t tmiiwr; (•!.-)»& Mitlory, liiicnicvre ne mciir; [lai avant iraviiir n-vu
Lancelot, a •jui cMt' adri-iM' un ili-rnit-r iulieui. Puis 3ln pn-tcntL' le r.' it d.- la murt df Marc
(Toy. p. 409}, et tlnit pir l'i-pilofrue donnt^ ib., d>int la iviieiirindiiiuc tiilti>.iiiiment<|uo le^ iLiix
derniers épiKKies, pn.vcK-3 probablement du n^it ■!« la murt d'Artliur, apiurticnncnt k uuc
compilation lndé[)en<Iante de celle de RosUcien.
LiJSBTH. — Tristan. 30 bis
^ 474 —
Los imprimés de Rusticieo se rattachent à la famille b (cf. p. 435);
les éditeurs ont supprimé, comme on devait s'y attendre, les aventures
qu'avec le texte de 103 ils avaient déjà données dans leur lYistan (v.
§§624,628).
ADDITIONS ET CORRECTIONS
Le présent ouvrage, dont la préface, par suite de circonstances qui
n'intéressent pas le public, a été imprimée déjà en mai 1890, ne
devait donner, selon le plan arrêté il y a plusieurs années, que l'ana-
lyse du Tristan et de la compilation de Rusticien d'après les mss. et les
imprimés de la Bibliothèque uationale. Depuis, j'en ai considérable-
ment élargi le cadre en introduisant une analyse du roman de Palamède
basée sur tous les mss. et imprimés des bibliothèques publiques de
Paris, Pendant ce travail j'ai été amené à collationner aussi le ms, et
l'imprimé (Michel le Noir: du Tristan de l'Arsenal. Je communique
ci-après le résultat de la collation parmi les autres additions et cor*
rections qu'appelle cet ouvrage d'assez longue haleine, et qui pro-
viennent en partie d'études que j'ai faites pendant ou après l'impression.
P. I. Pour les papiers de Brakelmann, voy. les remarques de
M. Suchier. Zeitschrift fiir deutsche Philologie, 1890, p. 3C0.
P. m. D'après le catalogue imprimé, les mss. lOO-lOt sont du
XIV* s. et 772 du xv* s. — 340 e.st du xiv' ou du xv*^ s. — Pour 357',
3478*, qui contiennent un fragment de la compilation de Rusticien
avec une partie de l'interpolation du Palamède, v. pp. 455-6, 433-5.
P. IV, note. Pour les autres vieux imprimés contenant la compila- Imprimés,
tion de Rusticien et pour le Jàeliadus moderne, v. ]>. 43Ô-6. — De l'édi-
tion de Jehan le Bourgoys aucun exemplaire no se trouve aux biblio-
thèques de Paris. Celle de Michel le Xoir fI520j est à l'Arsenal ; c'est
le même texte que nous olï'rent Verard et Janot, pour tout ce qui est
essentiel.
Le ms. de l'Arsenal 3357 (anc. 254 B. F.) du xv* s., un fragment ^e rus 3357 de
du Œ premier volume » dti roman de Tristau, débute au milieu de la l'Arsenal
conversation de Joseph d'Arimathie avec le douzième fils de Brun {Tristan).
(v. § I) et finit à l'endroit où Tristan et Dinadan acceptent
l'hospitalité de Daras [§ 142); selon l'annonce finale, le « second
volume » devait commencer par parler de Lancelot. Le manuscrit, qui
supprime ou altère des noms propres et de petits détails, et qui
présente un croisement des textes de 94, 103, 334, concorde d'abord
avec94. Des variantes de ce manuscrit, se retrouvant dans 3357, sont :
Tennor, p. 4; Luisin, p. 6 (mais Childeric, pp. 7. 10; Belide, p. 19,
Hebés^ p, 22). Immédiatement avant l'épisode de Tristan au bain (p. 241,
3357 intercale, comme 103 et avec le même texte, le récit du combat
contre le serpent ;le nom du sénéchal est Agingueren; Tristan est
appelé Tantrist, quoique plus haut f§ 32}, comme dans la version
commune, il ait refusé de se nommer. Puis reprise delà version com-
mune; nous trouvons de nouveau des leçons de 94 : Enchanteresse
répété, p. 33 ; Marc fait Tristan seigneur de son hôtel et le nomme
son successeur, p. 35 (mais Tristan et Iseut au jeu, p. 38, essentielle-
— 476 —
mont comme dans 103 ; l'entrée de l'appartement de la reine est inter-
dite à qui que ce soit, comme dans 335, p. 40 ; le nom du chien est
ïïcmlenl, pp. -i't, SO) ; bras gauche, p 41 ; Aoiyde, p. 43; Viennor {de
Cariiulide], hU, p. 48 (mais Tristan, consentant à se faire connaître, dit à
NabifU : « De peur je ne cachai jamais mon nom, w sans d'omme
qui\ etc., p. jU; ; Denncntes, p. 57 [mais le Pin des quatre Dames
comme dans lOi, l'ô.V A partir de l'aiiparition do Ginglain, p. 66,
3357 suit eu général le texte do 334 ; ainsi les remarques de rédaction,
p. 8ti, s'arrêtent à mot a mol : Kn ce que je vous a y mis avant avroit il
trop a racompler qui dire le vouldroU mot a mot, comme dans 334
(mais en la forcst de Norholt, p. 67 ; Andret amène aussi des valets
[cscuiers), p. 80; le j)aviIIon est dans la plaine, p. lOlj; les mots tout
meintenant, jt. lOU, n'y sont jtas). — Des noms j)roj)res ou de petits
détails ouhliés ou su]»priniés : Mndalie, p. 5; Clovis, p. G; le château
des Portes, \t. 8 ; Triadan, p. 9 ; Hélie, Archana, p. H ; le fié de dix che-
valiers, etc., ]>. tîl ; Pcrinis, Malhael^ p. 23; la défense de Gouvernai
{i^I03), p. 26 ; les détails sur le lieu où Galehout rencontre sa sicur,
p. 33, sur l'nlibaye de Gaule et Ban, p. 36 ; Aquyn^ p. 45; Supinable,
p. 47 ; les cuissi^s de. la beste glatissant, p. 57 : le Boicre amoureux,
p. 6S ; les remarques sur lo pavillon, p. 10* ; Aiglin de Vaux, p. 104 ;
le récit fait par la demoiselle d'Iseut, p. 105; Keu et Dodinel, \k 107. II
n'est pas exjiliqué comment les serls, p. 35, se procurent le sang. P. 36 :
l'histoire do Lamjiègue est abrégée; Iseut s'enfuit, voulant naourir, et
nîucontre, etc. I*. 41 : les adversaires de Tristan eurent fort peur, sans
plus. Le récit de ht lutte de Tristan contre les chevaliers d'Andret,
p. 4'2, manque, de même que les détails sur le Saut Tristan; 3357, sans
plus ; il se jeta dans la mer. Le dialogue des amants, p. 43, est alirégé
d'un bout à l'autre. Le nombre des pavillons, p. 49, n'est pas donné,
ni la remarque de Hrangain, p. 60, après l'épisode de Damantes.
L'exjiloit de lïrunor à la cour, § 07, est rapporté en quelques mots,
avec la faute homme pour lion. L'aimonce de la suppression à la page 88
débute comme dans 33i, etc., et finit ainsi (après rfawr /oîm) : Sine
vuri! compter que les principallrs avantures de T. , qui a ma tnatiere appar-
tiennent, et au plus brief que Je pourrai/. — Altérations et particulari-
tés : Cih)elinde est écrit Sel[l]inde, Tinlagel, Tintaignel, et Criside»,
]). l.j, Cresidfs. I^elyas est duvA le gi'aiit depuis une dizaine d'années,
\i. 10. Mi'liadus éi)ouse en secondes noces la fille du roi de Norhonl»el-
lande, ^ :25. Glcvedom, § '27, est remplacé jtar Tintagel. Tristan dit au
roi d'Irlande, p. '^I : « Je suis de Gaule. » Lucan le boutillier, Mador
de la Porte et Calogrinant sont substitués à Guivret. à GiHlet et à
lïailemagn, § 30. Les frères de lirangain retournent en Irlande au bout
de huit jours, Ji 33. La su-ur de Galehout, § 41 , est appelée Cetice ; cf.
H4. Lo roi des Cent Chevaliers, p. 34, a été Idessé par l'orgueilleux et
f-nu'l lilsclo Hadcmagu, Meloaguant, que tua plus tard, devant Arthur et
Gucnièvre, le héros du livre des faîz de Lancelot. Ib. : Galehout est
ac('()m|ingné d'un chevalier et de trois écuyers. Dirons de l'Isle estrange,
^ iij. iMarc est escorté do quatre-vingts chevaliers, § 53. Le chevalier
tUf' par Xabon était parent de Guenièvre. p. 40. Lamorat a tué le frère
de Frôlant devant la Fontaine aux fers, p. 52. Agravain, au lieu de
Gauvain, ^ 65. Ib. : Relinant et la demoiselle rejoignent Luce, qui est
grièvement blessé, et s'en vont avec lui. Puis : Lamorat à Gamaaioth ;
— 477 —
6on combat avec BoUnant manquo. Le nom de Brunor le noir, p. 53,
est reraplact? par Archclaus. LVnnite. p. 'û , dit qii"ArlIiiir est dans le
Damantes depuis trois mois; à \wu ]>rés de même I-;inîora(, un jieu
plus loin : treize semaines. La hestc glatissant, p. hS , crii* cnmme
grant planté de chiens. — Lacunes ; après le liaplèmedt' Cii-nrades
jusqu'au milieu des amours de G<'mie, ji. 13: depuis les aventures de
Brunor, § 68, jusqu'au commenceincnl de lépisutle de Darnaules,
§71 a; depuis la suite des aventures de Hrunor. S 8**1 mile, jusqu'à la
tentative d'Iseut pour se suicider, i^ *J\ ; depuis !<•< aventures de Lan-
celot, Brunor, etc., § 9"2, jusqu'à la rencontre de Kaliedin et de I*aia-
mède avec Sepumdes. § 'J5.
Pour le ms. de Rimie, cf. Lanplois, .yotices et vxtraits (/' i m«. de la D'autres maDU
Bibl. nat., etc., XXXIIl II . p. 3fi ; voy. iV*., p. ;lns. pnur un autre, scrits.
contenant la lettre d'Iseut, qui prie Tristan de n'venir en l'etile-llnv
lagne, § "1 a. Sur lems. d'Kdimhmirfr. M. 1*. Meyer ;i dunné unemitioe
dans les Archives des missinns scictitififjiies, 1 stlT . p]t. 137, 1 lô fies di*ux
prologues sont n'-unis . Le ms. tle liené\e a été examiné' par M. Suehier;
V. Zdîschr. fiirdeutsche Philologie, l>^'.in,]). ;!(jO. — .le n'ai jias reirouvé
dans mes manuscrits le texte du Irairmenl d'un ruman eu pnise de lire-
noble cité dans le Catalupne des niss. île départements, Vil 18**'.»),
p. 26U. Pour le fond, on j)ent rapprocher hi siluatinu de Marc voyant
arriver â son ile le pêcheur en haieau. dans i*iiiM». ^ .'lU*;. Je ne sau-
rais pour le moment imtiqner non jdus la ]iriivenani-e clu ]ielit morceau
imprimé dans la Zeitschr. fiir deutxclie Pfiit'i!n>/v\ |xsn. p. -l'^O. — Il y
a aussi un manuscrit à Cheltenhani l'hillipps. S3>i3 . un à Vienne
f\\ Keller, Homvart, p. HT; Jacidi. Dissertationx. VIL 181 et deu.\ à
Modène (v. Camus. I codici franccsi délia Wg. liibl. Estense, pj). 50, 03 ;
le début du second de ces niss. se retrouve dans Tanalyse. p. 15 ; Clait-
des — écrit aussi Claudix, d*apr«>s une connnuiiication (jue M. Camus a
bien voulu me donner — est une fiirnie variée de Clodeus. Clovis .
§ HL L'original espagnol des Due Trislani se trouve à la Bililio- La Coronica.
thèque nationale; titri> : Coronica del buen caraUero don Tristan
de Leonis y del rey don Tristan de Leonisel juven. su hijo : Sévilie. 1534.
Dans le proittpne. le rédacteur se jusiitie il'avoir apporté des correc-
tions et des additions à la « cjrunica antigua », diuit il reK'vi» jdusieurs
« defetos ». I<a traduction italienne suit rnnsirienfiensemenl le modèle
espagnol et est tort bien exécuti'-e. Au lieu du lirunur le hrun. père de
Galehout le brun, de la Coronica et de la Tavtla Rit'mda = Brunor et
Galehout, S -S'* : fL p. i-i I , n. l-, la trailnçrinn donne Urnn«ir le brave.
père de Galehout le brave. Le Tristan lils du tome 11, cf. p. '.VJ2. n'a
rien do comuum avec le héros du roman /^aic Ir triste, analysé dans
Dunlop. Ilistory of fiction. Les renvois à ce dernier ouvrage sont donnés
d'apn's la nnuvelle éditiun de M. \Vilsou à j-artir de l'appendice.
P. YL ligne 15: an lieu deîi 3711. Uiv : jj :W.K
P. XIII. lignes (*>, 8, 3i. lire: S ^\'^. ji 7 I a. — Ln a?itre inilice de la
suppression des aventures de Itrunnr est fniiriii par l'allusinn faite, aussi
dans 756, etc., à la dédivran(*e de Palani-'de par Lancelot : cl'. ]q». 76.
60-61. L<*s deux versions iiaraisseut se suppb'-er lune l'auti-e : une
rédaction plus jirimitive aura ilonné li»us les épistnii.'s de Brunor avec
les premières aventures de Tristan, parti pnur rejoindre Is-^ui. — Le
début de la version de 757 est perdu dans une lacune v. ]i. 13*2, note).
— 478 —
qui aura contenu quoliiuos aventures de Palamède avec Tristan et
Dinadan après son emprisonnement chez Daras et avant son départ
de l'hôtel où il s'était lofîp avtîc ses deux camarades.
P. XVH, gXIEI, ligne?, lire : § i8Uss. — La lacune, dont l'existence,
aussi dans les mss. autres (]ue 75T, etc., est prouvée en outre par la
disparition de Dinas (cf. p. 33'J note), n'est comblée dans 757, etc.,
qu'en co qui amcerne le point principal, qui est l'explication entre les
deux amis ; ainsi l'on ne juirh' pas de Dinas, on ne nous dit pas com-
ment Laneeloi et ses jiartisans surent que Tristan était à la Joyeuse
Garde avec Hrunt)r, Dinadan et i*alanié(le, et l'on introduit tout pubite-
ment Golisiant. Quant à Lamorat, il est à noier que 757, qui le sup-
prime d'abord, le fait lîjrurer i)Ins loin, dans le récit île la bataille ; cf.
p. 343, note (>,
P. XVIII, li;;ne9, lire : § 534, note.
P. "XIX, S XVI. — Un récit de la veufteanco irait fort lùen aussi
avec les menaces arlressées à >[arc par Arthur et Lancelot, p. 170,
§ 201, cf. p. 3S8. Dans la Coronica et les Due Trislani il est dit que
Tristan fut plus tard venj^é ; sa veii^'eance par Lancelot , qui réduira
toute la Gornouaille en cendre, est ])rédite dans les Prnphccie^ de
Merlin (inipr. Trei)perel). — Pour la lin <le lu version cyclique, voy.
aussi i)lus loin, remarque sur la page 30'j.
P. XX, § XVin. X(ms avons vu ci-dessus que le combat contre le
serpent et le nom de Tanstris se trouvent aussi dans le ms. 3357 de
l'Arsenal ; pour Malory, v. p. XXU. — Le déhut de la première partie
do I2")99 est en ancien français; l'italien commence au milieu du frag-
ment du Palamrdc; voy. plus loin la note sur la page A34.
P. XXL Pour le dénouement do 103, cf. l'hypothèse de M. Muret,
Literaturblatt, 1890, p. 228, et pour limprimé de Michel le Noir
(1520), V. p. .175.
P. XXIIL Nous avons |)arlé ]dus haut, à la note sur le § III, de la
Coronica osi)apn<.ile, original des Hue Tristani. Au lieu de Félix, ces deux
livres populaires ]iortent Philippe. Armiano di Ligi est un accommode-
ment de VArmian de Lit do la Coronica.
P. XXIV. Les familles c et rf auraient dû être ralliées, dans le
schéma, par un trait vertical ; les points de concordance entre ces deux
familles sont plus nondtreux que ne l'indique la remarque à la
page XXL
P. XXV, § XXI, ligne 3, lire : § 2sr. a, note. Le Brait cité à ce pas-
sage est plus probabli-ment le conte du Brait perdu, sur lequel voy.
G. Paris, Merlin, 1, p. XXX, ss. C'e Brait aura contenu une compila-
tion des romans do Merlin, de Tristan et do Lancelot; le récit de la
visite fait*; par la demoiselle du Lac à la tombe de Merlin (cf. tfr.,
p. XLl ne se trouva pas dans le Tristan des manuscrits de Paris. —
§ XXIL Les épisodes rites du Clifvalicr au lion prouvent que les arran-
geurs niilisaient beaui'oup Chrétien (cf. Muret, Literaturblatt , 1890,
p. 227). Quant aux vers cités ctmnne des traces possibles do quelque
poème, on iw saurait y attacher beaucoup d'importance, vu l'absence
de rimes ; dans la prose ani'icnne. encore voisine du style poétique,
on trouve â chaipie instant do ces phrases qui se laissent scander.
P. XXV-XXVI. Le dénouement du roman en prose repose peut-
être sur une tradition ancienne, qu'a suivie Chrétien sans connaître
— 479 —
celui des poèmes; cf. Muret, Eilharl d'Oberg, p. T5. Le récit des
voiles lilanches ou noires semble renouvelé de Iti mytholcipie grecque.
Pour s'expliquer ie silence sur le rôle médical d'Iseul dans l'éjiiswle
de la mort de Tristan, on peut admettre aussi bien une lacune
ancienne existant dans un des intermédiaires qui séparent nos
manuscrits de l'original, cf. la Coronica et les hue Tristani, où Marc
enferme Iseut pour rempêclier de guérir son amant (p. 3S3 , ce qui,
d'ailleurs, pourrait être une exj)licati*>n ajoutée postérieurement. —
§ XXIII. Le combat contre le serpent et le n(.»m de Tanstris se
retrouvent dans 3357 (v. p. i75 ; pour Malory, cf. p. XXII.
P. 1, ligne 2, lire : [Luces].
P. ?, ligne 24, lire : manière, ligne 20, lire : § 5i5 et ji. 403.
P. 3. Pour le commencement et les variantes de 3357, v. p. 475-7.
P. 5, § 4, ligne 5; au lieu de il, lire : Tfianor.
P. 8, § 10, lignes 14, 15; supiirimer les guillemets. — Cf. les
énigmes semblables du roman iVApollonius de Tyr.
P. 10, § 13, ligne 3 ; pouri/. lire : Thanor.
P. \ I, dern. ligne, lire : % 2.
P. 4 9. Les épi.sodes analysé.-* d.ins les paragraphes 28-33 ont été
intercalés dans la suite du Palamède de 3ij3: v. p. 407.
P. 20, § 28. Tristan se lait connaître aj»rés que les messagers ont
déclaré que leur niaitre no se battra qu'avec un homme de son rang.
P. 21, ligne lU, lire : <lix var. huit' j<»urs, etc., et le guérit com-
plètement deux mois après.
P. 23, note i, lire : i 547 a.
P. 24, notes. Dans Malory aussi, Tristan, pressé par le roi, se
donne le nom de Tantrix. L'épisode du couihat ctintre le serpent se
trouve interpolé dans 3357, avec le texte de IU3 ; v. p. 475.
I*. 25, § 34. L'épisode des amours de Tristan avec la femme de
Segurades est une superfétalion postérieure. Tristan .ne doit aimer
qu'Iseut. — Dans le roman de la Charrette, Guenièvre, accusée d'adul-
tère, prétend également avoir saigné du nez.
P. 3C, note 7, lignes 3,4, lire : § 40t), note.
P. 38-9. Placer la manchette Les faux au § 48.
P. 44, § 54, ligne 10, lire : envoyée.
P. 46, § 56, note, lire : 334 et 1 03 n'ont jias la remarque sur la bac-
taille. — § 57. Pour la lettre de 125'J'J, v. p. 480. — ^ 59, début,
lire : Lancelol, qui a fiuitti' la cour, trouve à l'hôtel d'une dame veuve
la messagère d'Iseul, retournant en Cornouaille avec la réponse de
Gueuiêvre. Elle le renseigne sur le Chasiel Félon, etc.
P. 47, note 1. Pour la première partie de 12591*. v. plus loin, la
remarque sur p. 434. — Supprimer les mots : Supynabcl les autres.
Note 3, ligue 9, lire : § tlj. — § OU. Le nom de Hrangain n'est pas
dans 750, 12509. Les §§ G0-G3 se retrouvent dans les mss. 355, 357^,
3478^ de Rusticien (v. pp. 468, 409, noie), qui rej)roduit le texte de
750, 12599, y compris le passage renvoyant au séjour — non autre-
ment conté — de Lamarel chez Heliuaiit. Variantes dans Rusticien :
Le nom du chevalier tué par Xabon [p. 48) est dal)ord.V(«ou Menoy 357 ^,
3478-), puis Me?ition, Âlencion (plus loin, § 641 : Mecionj le petit. Le
château du géant, (p. 48| est a]q>elé de l'Esiang {357-, comme dans
12599, qui porte de l'Estanc et non de l'Estane), de l'Estant (3874*),
— 480 —
d« i'Estaue (355). Le ûls de Naboa est tué par Scgurades (p. 50) , qui
crie : n Or a l'ame (faute pour la me[s]nie] du géant. » — Cf. pour
le Palamcde, p. 462 et romarque,
P. 41), § G'-'. La ronianpie sur la parenté do Guignet-Mennoa n'est
pafi dans 103. — Variante de Pellnor d(.' Listenois ; Pelles de L.
P. 50, dern. ligne, ajouter, après 335 : 750.
P. 5'i , noie i, lire : § OC. Cf., pour des divergeDces analogues
dans le Palanu'de {Absalon-Hector), p. 457-9.
P. 50, ligne 31, lire : Caloyrinant.
P. 59, ligne 3, lire : avec Agramin : Brunor, etc.
P. 61, note 1. Voici ces morceaux détachés : 1* Fragment du texte
présente un peu plus loin (§ 74) par 750 : Lancelot lit la lettre de
Tristan (même contenu qu(^ dans 750). 2" I^a lettre contenant la
rcponso de Lancelot (§ 75). 3" La lettre que Tristan, en quête du
Graal, envoya à Iseut ([.-IJ vos madame chicre Yseolt^ etc., | 4J8);
puis celle-ci exitrime sa douleur de l'absence prolongée de son
amant fcf. § 419). 4" (Après une lacune) Guenièvre (ms : il; faute
ou confusion) reroit la lettre d'Iseut se plaignant de la trahison
de Tristan (§ 57) ; la teneur de cottt^ lettre, incom])Iéte des deux bouts
(dél)ut : Amor, que m'a mis a la vwi't), diiVère dans les autres mss.
b" L'éjjisode de la rencontre de Kahedin, à partir de son arrivée à la
maison déserte (i 85), avec Palamède, jusqu'à leur conversation. S*
Petit fragment d'un entretien de Scipion avec Thiresum sur la résis-
tance des Numantins. 7** (Cinq lignes). Arthur déclare que ce serait
dommage qu'on rendit Vàme por amor. 8" Arthur est réveillé par les
plaintes d'amour du boin chevalier^ se comparant à Narcisse. L'épisode
îinit incomplètement; je ne l'ai pas retrouvé ailleurs.
P. 05, note 3, lire : Puis, après avoir parlé de la joie de Marc. —
Note a, ligne 3, lire : 756.
P. 06, § 78, lire : Tristan, hors de lui, jette ses armes el se
lamente, etc.
P. 68, note 3, ligne 3, lire : Le lai est donné in extenso, etc.
P. 74, note 3, rétablir le trait d'union après Vero.
P. 70, ligne 1 1, supprimer 93. — § 94, ligne 3, lire ; el laisse par-
tir avec celui-ci un do ses écuyers, etc.
P. 82, note 1. Cf. la joute de Scgurant le brun avec son père Hec-
tor, p. 438. Dans Uusticien (§ 042), Meliadus désarçonne son fils Tris-
tan, qu'il désire éprouver. — Note 3, lire : § 535 a ss.
P. 83, g loi. A la folie de Tristan comparez celle de liaacelot
(v. 12599;§-J85a).
P. 87, note, ligne 3, lire : endroit.
P. 88, § 100, ligne 7. Tristan se compare à Adam, chassé du Para-
dis.
P. 89. Reporter à la page 87 la manchette Discours de Tristan.
P. 90, note 3. De même, Guiron le courtois obtient par force l'assis-
tance du chevalier à l'écu mi-parti pour délivrer Meliadus, dans le
Palauù-dc (p. 458).
P. 97, § 119, avant-dern. ligne, lire : Dînas. Pcrsides hait doue
Tristan , etc.
P. 99, § 123, manchette, lire : et triomphe de douze chevaliers de
NorgalIcB.
— 481 —
P. 101, § 128, ligne 7. Après Persides ajouter : qui est l'ennemi
mortel de Palamèile.
P. 109, § 142. Fin de 3357 ; cf. p. 475. — Note 1, lire, après p/w :
comme Gaheriet le dit à Marc plus loin {§ 167).
P. 114, note 4. Tor, le fils d'Ares, qui avoU esté le fils de Pelinor
(§215), figure, dans notre roman, comme le frère des fils de Pelinor.
On semble aussi l'avoir substitué à Alain fcf. § 250).
P. 124, note 1, lire : venoit.
P. 135, notes 2, 3, lire : p. 128, p. 213.
p. 137, note 5, dern. ligne, lire, p. 374.
P. 142, note 1, ligne 2, lire : endroit.
P. 148, note 3, ligne 3, lire : cf. p. 259, note 2.
P. 149, ligne 7, lire : vaincu dans le tournoi.
P. 150, ligne 17, lire : le plus.
P. 152, ligne 44, fermer la parenthèse après etc.
P. 158, ligne 4, lire : chevaliers errants.
P. 164, § 237, note 1, fin, lire : § 282 h (p. 204).
P. 165, note. Cf. cependant le tournoi du château au Géant, § 210.
P. 170, dernière ligne, lire : voy. p. 472, note 2.
P. 172, note 4, ligne 8, lire : voy. p. 472, note 2. — Note 5. Pour
Tressan, v. p. 164.
P. 173, note 2, lire : cf. la note précédente.
P. 185, § 281, prem. ligne, lire : durement. — § 282 a, ligne 5.
Fermer la parenthèse aux mots un poi. — Note 2, ligne 5, lire : voy.
p. 472, note 2.
P. 186 ss. Ley épisodes d'Alexandre l'orphelin et du tournoi de
Sorelois se retrouvent dans la suite du Palamède donnée par 362-363
(§ 639 a) et dans le roman en prose des Prophecies de Merlin (cf. Ward,
Catalogue, I, 372 ; l'imprimé de la veuve Trepperet n'en contient qu'un
morceau tiré du tournoi; les épisodes en question sont aussi dans le
fragment des Prophecies substitué à la suite du Palamède dans le ms.
350; v. p. 466).
De l'histoire d'Alexandre 362 (cf. p. 466) ])résente d'abord un pré- Alexandre
cis sans les lacunes et les incohérences de 99 et de 350 (v. ci-dessous), l'orphelin,
ce en quoi le récit du Palamède se rencontro avec celui de Malory, dont
le texte, moins serré et parfois confus, dérive manifestement d'un
manuscrit voisin de 99. 362 nous dit que Marc, jaloux de la gloire de
son frère (pas nommé; d'après Malory, 13oudv. in était devenu fort
populaire en suite d'une victoire remportée sur les Saxons , l'avait tué
pendant qu'il dormait près d'une fontaine et s'en était allé ensuite
assister à un tournoi qui devait avoir lieu le lendemain. L'écnyer de
l'assassiné, ayant fait enterrer le cadavre dans la chapelle d'un ermite,
va trouver la veuve, lui apporte la chemise et le.i armes de son mari
mort et dénonce le meurtrier. Sur le conseil du fidèle serviteur, elle
s'enfuit avec lui et le jeune Alexandre, deux heures avant l'arrivée de
deux chevaliers envoyés par Marc pour tuer sa belle-sœur et son
neveu. On est bien reçu par le châtelain de Magance et sa femme, qui
sont de la famille d'Angledis. Puis, avec un texte plus bref, comme 99 ;
le nom de Banner de Miranseis n'y est pas, ni dans Malory non plus ;
Marc est prévenu par deux traîtres de Magance; le nom et le rûle de
Sadoc sont donnés, comme dans Malory; Tristan, Dinas et Fergus^
LtfSBTB. — Tristan. 31
— 182 —
qui sont dans Malory, manquent; Alaxandro, averti contre Marc par
un chevalier, (|ui lui conseille d'alier en Lûgres, où i! pourra s'exerc#r
en armes, part pour ce pays. Ici 350 (les Prophecia), où ce qui précède
(cf. les remarques en addition à la ]>. 46(ij est donnd avec le mémo
(lél)ut et le mémo texte que dans 9'J, jdus quelques petites lacunes
(variantes : liavier, p. 180; un chevalier que Tristan aime aulrclant
com il fesoil Dînas, p. 187; Tristan fait dire à Alexandre de s'en aller
en Logres, jjour s'exercer en chevalerie, et de prendre Lancclot pour
son chevalier jusqu'à l'arrivée de Tristan, p. 188;, passe (P 402 h) au
tournoi de Sorelois : Or dit li contez que a i'cndemain se leva ti ftaus
princes Galoholt augucz matin, etc. (§ 282 d^ ; après le récit du tournoi
etungrand nonihre d'autres morceaux, 350, f"* 434 c, reprend les aven-
tures d'Alexamlre (voy. ci-après). 362 poursuit ainsi : Après le départ
d'Alexandre, les deux traîtres, chargés par Marc de le tuer, reviennent
sans l'avoir trouvé (cf. Malory) ; le roi envoie alors quinze amis et qua-
rante-deux demoiselles en Logres ]>our guetter et mettre â mort
Alexandre. Celui-ci arrive en Logres (à partir d'ici le même texte est
donné dans 350; cf. ci-dessus), désarçonne Brehus, qui, à la vue de
Técu de Cornouaille, se souvient de l'outrage que Tristan lui Ht lors
de son combat avec Blanor de Gaunes (v. g 37), passe la nuit à la
Joyeuse Garde et arrive à la Douloureuse Tour, où Caradoc, guéri de
la plaie que Palamêde lui avait faite (cf. p. 46G et les remarques sur
cette page) et guettant Sapliar, qu'il croit reconnaître dans Alexandre,
est renversé par le jeune héros ainsi que deux de ses quatre chevaliers
avec Saphar, qui survient. Caradoc est transporte dans son château
(362 ajoute : où il tient Guirou en ]>rison; ce Caradoc sait qu'il
doit mourir par une épée que sa mère lui avait donnée et qu'il
garde soigneusement; cf. p. 46G). Saphar court après Alexandre, qui
refuse le combat à l'épée. !*alamède, empêché par ses blessures de sor-
tir du château où il est soigné, fait venir Alexandre et le complimente
[dans 350, il lui demande des nouvelles d'Iseut et de Tristan). Ici
350, après un r-pisode de Perceval, qtii va voir l'ermite (cf. sur p. 466),
rapporte que Marc, fort inquiet du déi)art d'Alexandre, envoie, sur le
conseil du traître de Magauce, quinze amis et des demoiselles pour
attirer et emprisonner Alexandre ; il écrit aussi à Morgain, à Brehus et
au roi Claudas de la Déserte, les priant de tuer sou neveu s'il tombe
entre leurs mains (cf. Malory). Puis : En ceste partie dit li contes que
nouvelles^ qui tost courrent, etc., comme 9!) (p. 188), dont le texte est
donné dans 350 pour ce (jui suit (variantes : Helyans de Gomorti^
p. 190; Couranz pour Corrart, iTi.), jusciu'au passage où (ifr.) Morgain
arrive le surlendemain au château dans lequel Alexandre se trouve; ici
350 passe au roi de Saxonie^ qui retourne dans son pays après la
défaite — racontée plus haut parmi les prophecies — , et le ms., au f*
438, finit incomplètement, au milieu d'uue réplique de Gaheriet, qui,
reutré à la cour, converse iivec Arthur. On voit que la grosse lacune de
99 (p. 188j est comblée dans 350 sauf pour le récit de la ren-
contre de la demoiselle qui avait suivi Alexandre, et à propos de
laquelle Malory, comme 362 (voy. ci-après), se contente de dire qu'elle
avait tout vu. 30v*, f 238, après avoir raconté que l'orphelin quitta
Palamède (v. ci-dessus), abrège (cf. Malory) : Alexandre eut, les jours
suivants, plusieurs aventures, ^mi longues seroient a raconter ; il vain-
— 483 —
quit dans un tournoi, comme vous orrez par ung conte cy aprez, s'en
alla avec une demoiîîelle do Morgain et combattit pour elle un cheva-
lier comme vous orrez cy aprez (ces événements ne sont pourtant pas
racontés dans ta suite). Et pour venir a la matière, nous conterons d'une
demoiselle de Morgain, comment elle raconta à sa maîtresse les aven-
tures d'Alexandre. En ceste partie le conte dit qu'une des demoiselles *le
la fée avait vu la victoire d'Alexandre sur Garadoc et les autres à la
Douloureuse Garde* Elle s'en va mettre au fait Morgain , qui, désireuse
de Yoir le jeune et Iwau héros, s'apprête à partir avec des chevaliers
pour le trouver (Sebille n'est ni dans 3fi"2, ni dans Malory ; la reine de
Norgalles manque dans 362;. Arrive le talet apportant ta lettre de
Marc, etc., essentiellement comme dans 99, 350 (p. 189); variantes
dans 362 : des quatre chcvalieri^ rencontrés par Morgain, p. 189, Gvi
de Carmelide, seul, est nommé; p. 190 : les détails de famille
manquent; plus de cinquante chevaliers jetèrent leurs armes; Mor-
gain, arrivée au château où se trouve Alexandre, assiste, avec sa
demoiselle, à la joute contre Malagrin, un chevalier voisin qui vou-
lait tenir la châtelaine «njaiu^ec^'on; le combat à l'épée, p. 191, est
an peu moins long que dans 99 ; Morgain part de Belle Garde, p. 194,
après avoir fait promettre à l'orphelin d'y rester jusqu'à ce qu'elle
retourne; p. 193 : le père d'Aylyes est appelé Ranceys le pèlerin; les
remarques sur Boveine et le bœuf (VAslrogle manquent {aussi dans
Malory) ; p. 191 : il arrive un chevalier qui plus estoit désirant, etc. ; le
lendemain, Alexandre désarçonne Henri le petit de Belle Marche et
Benri le marchant {le troisième manque). 362, après avoir dit que l'or-
phelin renversa celluijour quarante chevaliers l'p. 195), poursuit ainsi :
Alexandre, ayant avec succès défendu la place pendant deux ans contre
tout adversaire, épouse la Belle Pèlerine (cf. la suite donnée en un
autre endroit par 99 ; p. 266-7^ ; pour ce qui suit dans 3C2-3, v. p.
466-7.
L'épisode du tournoi de Sorelois (§282 d;, auquel nous avons vu 350 Le grand tour-
passer tout subitement ci-dessus, figure également dans 363 (v. p. "^oi de Galehout.
467-8), à partir du passage où il est dit que Dïnadan et le roi de Nor-
galles se distinguent fp. 195). L'un et l'autre manuscrit suivent le texte
de 99, qui, comme 350 , n'explique pas la présence de Guenièvre (motivée,
dans 363, probablement sur les données dos /^nip/tfctM; cf. sur p. 466) ;
au lieu de Galehout, 363 porte les barons de Sorelois, ou bien le roi
du même pays. I^ partie de ce texte déjà donnée dans 362 (p. 466)
est reproduite par 363 à partir des détails sur la demoiselle (p. 196),
dont la rencontre avec Palamède, ainsi que l'annonce du tournoi, a
sans doute été supprimée dans le modèle de 99, etc. ; les remarques
indiquant cette suppression sont à peu près les mêmes dans 350 (Or
dit li contes que a celui tans s'estait mis Palamedes après la bestegîalis-
MfU; une demoiselle le conduisit en Sorelois, où le tournoiement avoit
eiti eascun jor fents, « comme nous l'avons dit » ) et dans 363 [Or disl
le eotUe que a cellui temps s'estoit mis Palamedes après la beste glatissant ;
il rencontre une demoiselle qui lui apprend qu'il y a un tournoi en
Sorelois, où tous les deux s'en vont ensemble, mais n'arrivent qu'à la
seconde journée de l'assemblée) ; en revanche, 3G2 paraît avoir retranché
le début et la »uite (après la joute de Galehout avec Palamède) du
tournoi, ce qui est rendu probable, pour le début, par celte remarque
— 484 —
faite dans 362 à l'endroit de la joute : Galehout désire éprouver
Palamède, parce qu'il a beaucoup entendu parler au jour devant de ce
chevalier et de la demoiselle. Variantes dans 350, 363 : à la cour
d'Arthur, la demoiselle, dont l'ennemi est appelé GoraU (350), Gozoait
(363), trouve, outre Sagreraor, Daguenet le fou ; le nom du comte est
Flaimers, Gaymers^ Naymers (350), Gamers (363) ; l'approvisionuemeot,
non donné dans 363, de Palamède est fait, dans 350, par le roi des
Cent Chevaliers; Palamède se couche de bonne heure; il espère se
distinguer au point que bien en orra Tristan parler en Benoye (^ en Petite
Bretagne ?] et la roine ausint (350), que bien en orra parler messire TriS"
tan et la royne YseuU^ la dame de Palamède (363); suivent les événe-
ments de la seconde journée (363; cf. ci-dessus), les événements du
lendemain [350, qui ne compte pas les journées; c'est probablement la
troisième journée dans ce ms., qui vient de dire que le tournoi avait
été cascun jor férus). Pour la suite, 350 concorde avec 99 (variante :
Àmons pour Emont], mais 363 altère : Galehout et Palamède sont
séparés par l'assaut que font d'autres chevaliers. Palamède se signale,
évité autant que possible par Dinadan; son combat avec Blioberis
s'arrête à l'arrivée du roi de Norgallcs; se distinguent aussi Hector, le
roi des Cent Chevaliers, Dinadan, Gifllet, Gaheriet, qui, tous, sont
éclipsés par Palamède. au soir on raille Dinadan, qui s'était engagé
à jouter avec Palamède, et qui déclare qu'il aime mieux être sain et
sauf que d'acquérir beaucoup de gloire. Palamède, admiré de ses
adversaires, rentre avec la demoiselle. Le lendemain arrive un chevalier
de Wincestre, demandant du secours contre les Sennes pour les gens
de Wincestre , qui s'étaient vainement adressés à Arthur, dont la cour
presque déserte avait pour seul chevalier le fou Daguenet ; Galehout
envoie Mcleaguant avec le marquis Henri pour secourir les habitants de
Wincestre, et se prépare à la guerre. (Ce passage, supprimé dans 99,
Malory, ouvre la quatrième journée du tournoi (p. 197) aussi dans
350, où le chevalier de Wincestre vient de la part du comte de
Doivre). Au tournoi. Palamède joute avec Blanor (cf. t6.); puis 363
abrège : Bademagu se montre fort preux ; mais au dessus de tous est
Palamède, dont la prouesse détermine la défaite du parti de Sorelois.
Le tournoi fmi, Dinadan raille Bademagu (leur discussion n'est pas
donnée). Survient une demoiselle invitant Galehout à se rendre avec
Lancclot et Dinadan auprès de Guenièvre, qui prie Galehout de jouter
le lendemain et Lancelot de ne pas s'attaquer au lignage d'Arthur.
Dinadan, s'excusaiit sur son inaction, refuse de rompre une lance pour
la reine, qui s'amuse à le taquiner. Palamède, à son hôtel, est pro-
voqué par Lamorat de Galles (remplacé par Meleaguant dans l'imprimé
de Trepperel, qui ne donne du tournoi que le présont épisode).
Lamorat lui envoie, par un valet^ deux lances et lui donne rendez-vous
pour le lendemain devant Guenièvre ; celle-ci permet le combat, qu'elle
fait cesser au moment où les deux adversaires sont exténués de lassi-
tude, et ils retournent chacun à leur hôtel. Pour la suite dans 363,
voy. p. 468 ; [es plusieurs aventures supprimées (v. ib.) sont celles qu'a
racontées 362 (p. 466), qui se trouvent également au milieu des
Prophecies (voy. plus loin, sur la p. 466), et que, d'après une version
difïerente et probablement meilleure, nous voyons annoncer aussi dans
99 (p. 198), avec lequel 350 est d'accord. Go dernier ms. donne en
— 485 —
effet, après le passage du chevalier de Wincostre (v. ci-dessus), de
nouveau le même texte que 9'.* ; variantes : p. 197, Poumecanme, Pon~
eannie; parmi les combattants est nommé Arous (cf. Malory.; Mini
Lorem pour saint Benoit; Dinadan répond à Guenièvre : « Si j'étais
prêtre, vous mangeriez encore des fèves; » p. 198 : entre les qua-
trième et cinquième journées du tournoi, 350 (f" iOT) interpose des
aventures de Perceval [\. sur p. 4fi6 ; Cabres, Baudach pour Cabras,
Baridat; le roi de Baudac; p. 199 : m mcre au lieu de s'aiolf, Rahalz le
fort, qui épousa la tilledu roi yVEicans; p. 200 : Banin de lienoic; à la
fin delà septième journée, Galehout envoie GaherietctmsoIerGuenièvre
de sa meschaanche (cf. sur p. iCt'i ; le comte de Lambalte. Après avoir
raconté le tour jouéà Dinadan (p. 201). 350 :f* iI3'passe aux Saxons.
qui vont en guerre à Wincestre; voy. ib.
Le fond de l'épisode du tournoi de Sorelois a peut-être été emprunté
i une version du roman de Palamède par le rédacteur des Prophecies
de Merlin ; le texte de cette dernière compilation a été interpolé dans le
Tristan (99, Malorv), et dans la suite ptistérieure du Palamffde donnée
par 363 (nous avons 8Ui)posé plus haut qu'une version plus primitive
est conservée dans 36'2 pour certains traits précédant le récit du tour-
noi"'. De même, l'histoire d'Alexandre l'orphelin un roman biogra-
phique?) parait introduite des Prophecies dans les mss. 99 Malory , 36'2.
p. 188-9. L'arrivée de Perceval chez l'ermite et leur conversation
ont été tirées des Propheciex de Merlin ; v. sur p. i66.
P. 191, ligne 17, lire : §288 a.
P. 203, note i. Le sage clerc de Galles est, dans les Prophecies de
JÊerlin, le successeur de maître Antoine, qui était le premier écrivain
deMerlin;cf. p. 490.
P. 206, g 283 a ss. On retrouvera probablement plus d'une des
aventures de la compilation de 12599 dans les Prophecies de Merlin.
V. 2M, ligne 18, lire : serait venu.
P. 213, note I . Il en est de même de la mort de Lamorat. — Note
2, lire : § 307 ss. —Note 3. Pour le Palamède, v. p. 433 ss.
P. 217, §291 a. Ce morceau paraît tiré des Prop/ifct«; cf. pp. 182, 484.
P. 219, milieu. D'autres aventures de Golistant, fils du Morhout,
sont données dans les Prophecies de Merlin (350 ; cf. sur p. 4Ht>) et vers
la fin du Palamède de 363 (p. 467-8}. — Note 2. Les épisodes en
question sont aussi dans 340 ; v. p. 432.
P. 220, note 3. Sigurant n'est pas dans le i*a/arn^rff ordinaire; v.
p. 434. — g 294 a, ligne 4, lire : estoit fille.
P. 225, ligne 4, lire : dès le g 528.
P. 226, ligne 13. Il faut probablement un au lieu de Vune du ms.
P. 245, note 3, ligne 4, lire : Tristan passe, etc. — Ligne 9, lire :
I 282 a ss.
P. 247, note 2. On ne dit rien de Brangain non plus.
P. 253, lextede Tressan, lire : 338 d.
P. 254, texte de 103. Le premier des deux Ivains, auquel le ms. ne
donne pas de surnom, est probablement Ivain aux blanches mains.
P. 257, note 1. Tous les mss. de la première version ne nomment des
douze chevaliers que dix; les deux qui manquent sont probablement
Gauvain et Guerret : leur joute aura eu lieu, dans l'original, après ou
avant le désarçonnement de Mordret et d'Agravain [p. 250,.
— 486 —
P. 258, noie 2, ligne 3, lire : s'en test. — Ligne 4, tire : voy.
p. 472, note 2.
P. 259, note 3, lire : ci-dessous.
P. 263, deuxième manchette, lire : tournoi.
P. 265, note 4, mettre un point et virgule après 94.
P. 269, note 1, lire : Horiaux 12599. — Note 5, Peut-être cet épisode
a-t-il été détaché du roman de Palamède.
P. 272, ligne 1, lire : Gales (var. Gaule). — Le texte contenant la
rencontre de Tristan avec Arthur et ses chevaliers a été inséré dans la
partie finale du Palamède {\q 363; v. p. -467.
P. 274, § 383. Lancolot porte un écu d'or sans nulle autre enseigne^
comme, dans le Palamède et les romans congénères, Galehout le brun
et Guiron le courtois.
P. 275, notes, ligues \ , H, lire : voy. à la page 347. — Ligne 6-7,
lire : g 534, note.
P. 276, § 387, ligne 4, lire : adonc advint que un saint /termite
(var. adonc s'en vint qe un s. h. ; adonc et vint un s. h. confusion] fist
a savoir, etc. ; — ligne 9; variante, pour le latin et le livre de Rob. de
Borron : le latin du saint Graal. — g 388. Arthur envoie les lettres,
étant retourné (var. : s'en étant allé) à Gamaaioth (évidemment aprè«
avoir été instruit par l'ermite). — g 388 a, ligne 5, lire : vous cUtent ;
— ligne 19 ; pour les paroles de Kou et de Mordret, voy. g 312.
P. 277. § 388 a, ligne 1 , fermer la parenthèse après le mot Graal;
— ligne 10, lire : celui jour; — lignes 10, 29, variante : le jour de la
Pentecôte. Arthur veut donner la fête la plus magnifique qu'il ait
jamais arrangée.
P. 278. La Pcnt3côte du Graal est mentionnée aussi dans une des
rédactions particulières do 12599, qui donne d'autres aventures de la
quête; v. g 293 a ss.
P. 283, g 395 a, lignes 5, 13. Il faut sans doute Oienatn Cuerhardi
et Gosouain d" Esirangorre ; d'autres corrections des noms des cher-
cheurs du Graal sont proposées à la Table analytique. — Note 16,
lire : d'Estrangot.
P. 284, 5 396, note 2, lire : voit.
P. 286, note 1, /t>0 : tous les dix manuscrits. — g 398 a, lignes 11,
14, 32, changer le renvoi en p. 347.
P. 289, g 404, variante fautive : qu'il ne vit celé. — § 407 et note 4.
Dans les deux versions nous avons évidemment ici une allusion à
l'emprisonnement de Tristan en Xorgalles (g 445), mais su maladie
n'est pas racontée. Aux lignes 2, 3 de la note, lire : (il demeura long-
temps en prison).
P. 292, note 3, lire : Dans 757, le début de cette annonce a disparu
dans une lacune de trois lignes marquée. — § 418, lignes 9, 10; il
rentre au château, c'est-à-dire au château de la parente de la demoi-
selle (|g 416, 417). — Note 4. La lettre se trouve aussi en un
autre endroit dans 12599 ; voy. sur p. 61.
P. 302, note. 1. Le passage est dans le commencemcul du Pala~
niède; v. pp. 436, 439.
P. 304, § 444, ligne 1, lire : dans le château d'où, etc.
P. 308, § 449 d, ligne 5, lire : Rusticien, voy g 628.)
P. 314. Supprimer la seconde ligne de la note 2.
— i87 —
P. 317, ligne 7, tire : Harpin le roux. — Note 2, Ure : notp 3.
P. 320, uote 3, Upae 2, lire : défendit l'escrime et permit, etc.
P. 3*26, note 2, fermer la parenthèse après 757.
P. 330, note. Gf., pour le caractère changé de Gauvain, les explica-
tions du Palamède, pp. 139, \\{. — Lifïoe 16, lire : Grant histoire.
P. 336, note -i, supprimer les mots faute dans.
P. 330, ligne 8 et p. 34 1 , ligne 1 2, remplacer le frères des mss. par
compagnons.
P. 3i2, § 492, ligne 1, Ure : d' Yrlande. — Noie 1, tire : ycy après.
P. 343, note 2, mettre une virgule après 355. — Xuie 12, au lieu
de 335, lire : 355.
P. 347, note 2, 6n. Pour les Bruns et des personnages du Palamède
dans la Tavola Ritonda, v. plus loin.
P. 349, note 2, ligne 2, tire : g 448-4A9.
P. 351, note 6, lire: et 528. note.
P. 359, note 1, ligne 7. lire : Vaspasien 'var. Valftasien).
P. 3*)6, ligne 8, lire : Le roi est sur le point d'être tué, etc.
P. 372, ligne 10, fermer la parenthèse après 500.
P. 373, ligne 20, lire : g 629.
P. 375, note 4. Pour l'imprimé de Michel le Noir, v. plus haut.
P. 386. Le morceau donné dans la note 2 est dans la Coronica fv.
p. 477) et les Due Tristani.
P. 387, note 5, ligne 2, mettre deu.\ points après mss.
P. 397, milieu, lire : Joseph, qui l'apporta en Grande-Bretagne.
P. 399, § 565 ss. L'épisode de la mort de Palamède a iieut-être été
pris au roman du même nom. — Le ou les rédacteurs de ia version
cyclique semblent avoir voulu raconter aussi la tin des autres contem-
porains renommés de Tristan: cf. les allusions au meurtre de Bade-
magu et d"Ercc, l'histoire de la mort de Dinadan, dont le séjour à la
cour, mentionné seulement par 24400 (g 574 . peut être indiqué par
les mots « plusieurs autres chevaliers » de 757, etc. (§ 570), l'annonce
de la mort de Mordret (p, 1 46), qu'on aura donnée d'après la Mort Artu,
préparée par2U00 (§1^571, 607, 613 ss.) et annexée dans ce dernier
ms. et 758, enfin les récits sur la mort de Marc.
P. 402, note 8, ligne 7, supprimer la virgule avant deceslui.
P. 403, note \, lire : faute.
P. 406, note 2, ligne 2, tire : armes. 336.
P. 407, texte de 24400, ligne I. remplacer le point pîir une virgule,
P. 409. note !. Pour 340, v. p. 472-3.
P. 410, note 1. Ces répétitions prouvent que la partie finale de
24400 contient des morceaux interpolés; cf. les remarques sur Brehus
au §610.
P. 4H, note, ligne 13, fermer la parenthèse après 39!.
P. 423, note I. Pour les m.ss. et les imprimés de Rusticien, v. aussi
p. 473-474.
P. 431, ligne 2, supprimer les mots le brun ; cf. p. 441, note I. —
Ligne 24, lire : §631 a.
P. 432, ligne 1. Eseanor (In grand', est aussi dans la Tavola Ritonda,
p. 438. — Ligne 14, lire : g 631 a. — Note 1, ligne l, tire : g 631 a.
— Note 3, ligne I, lire : §637, note.
P. 434. On pourrait voir des allusions aux Bruns dans l'épisode du
— 488 —
Les BruDS.
Le Guiron de
12599.
chevalier inconnu du Tristan, § 197-200. Les Bruns ne sont pas dans
Malory, où (pp. 439, 56i) Segurades est le frère de Palamède, mais
figurent rà et là dans la Tavola liitonda : Branor et Hector y appa-
raissent dans répisode du tournoi d'Uterpendragon (cf. 358; § 630 a),
ainsi que Segurant, qui est de la gesta di misser Ganoro lo Grande
fp. 7) ; âgé de cent soixante-dix ans, Segurant, seigneur du château do
Roche forte, qui domine le Val Brun (p. 413}, et appelé cavalière Agra-
gone (corruption pour le chevalier au dragon), joute avec Lancelot, qu'il
désarçonne, et Tristan, par lequel il est lui-même renversé ; il meurt
peu après, peut-être par suite de sa chute (p. 436). Le prince Galehout
et son père Brunor, cliamjùon du château des Pleurs (g 40), sont sur-
nommes les Bruns ; c'est la même confusion que nous avons vue dans
la Coronica (cf. p. 477). Le vieux cliùvailicv delta Tavola vecchia (p. 440)
doit être un chevalier quelconque de l'époque des anciens. — Pour des
personnages et des traits du Palamède ou du Guiron dans la Tav, Rit.^
V. plus loin; Malory n'en donne pas.
Sur des épisodes du Tristan et des Prophecies de Merlin qui ont peut-
être été pris au Palamède, voy. pp. 483-5, 486, 487.
Un fragment d'une autre rédaction parallèle au Palamède est contenu
dans les premiers feuillets du ms. du Tristan 12599 (cf. pp. 47, 489),
dont le scrihe a introduit dans le texte ancien français de nombreux ita-
lianismes. Ce morceau débute par la description d'une bataille contre
les Saxons, qui, commandés par le roi Cadoc [Cadot] et Malifer de Val
noir, sont en guerre avec la Gaule (ms. : Gaune) ; ils sont battus par
l'ancien compagnon do Galehout, Guiron, qui porte un écu d'or, et qui
est assiste par le roi Nestor de Gaunes, Mcliadus, le bon chevalier
sans peur, Lac et Danain le roux (sont mentionnés aussi le roi de
Listenois, le Morhout, Pharamont, Galehout le brun, Elyanor^ var.
Lyenor, de la Montagne). On décide de terminer la guerre par un com-
bat singulier entre Malifer et Guiron, qui, encore tout jeune, n'est pas
de la valeur de Galehout, comme Cadoc le dit à Floile, en lui racon-
tant comment Galehout tua leurs pères pour venger le sien, Hector le
brun, qui était encore plus brave que son fils. Pharamont donne à
Guiron le cheval Marchepiere , et Cadoc fait monter sur un bel arabis ,
FolatHe le fort, Malifer, qui est à la fin vaincu dans le combat. Le
conte passe au Morhout, qui est vaincu et emprisonné par le jeune
Teriquant, frère de Garadoc de la Douloureuse Tour. Le jeune géant
est forcé par Nestor, qui survient avec le bon chevalier sans peur et
Lac, de rendre ses soixante prisonniers ; comme son frère Garadoc, il
fut tué plus tard par Lancelot, ainsi que nous le raconterons t^ris (cf,
362 ; p. 466). On part, et on rencontre Danain, marchant vers Maloalt
avec Guiron, qui puis fu son compaigrwn uns granz tens. Le Morhout «
renversé par Danain, va avec ses compagnons loger au château du roi
Urien (écrit Oriens, Horieuz) de Carlol, parent de Nestor. Au grand
tournoi arrangé par Urien et le roi de Norgalles entre les rois d'Ir-
lande et do VEstroite Marche prennent part, outre Guiron, Galehout,
Meliadus, le bon chevalier sans peur et autres, Estor le nobk^ Eiyezer
(var. Liezer) le fort, Erminor del boscage, li atTant (sic, ]>lusieurs fois),
Godoes dure mainz, Lamorat de Listenois, [EJscoral le pauvre et li cotinx
li poure ueM (sic) , Adelom le gai, le duc d'Audebor, Léodagan, le duc
de Saisons (var. de Sainses), Ernalt le roux, duc de Normandie, le duc
— 489 —
de Bourgogne, Marganor de la Roche, neveu d'Urien ; les partisans
du roi d'Irlande sont devant le château de Levegnic. Meliadus et la
reine d'Ecosse, d'une part, le bon chevalier sans peur et la reine d'Or-
canie de l'autre, brûlent d'un amour mutuel, et les deux souveraines
86 disputent au sujet de la valeur de leur chevalier. Meliadus reçoit la
manche de sa dame, et la reine d'Orcanie envoie une couronne d'or
au bon chevalier sans peur. Le fragment finit au milieu de ta descrip-
tion suivante des joutes du tournoi (f* 9 d) ; dans le Palamède, p. 444»
Meliadus ne voit la reine d'Ecosse qu'après le tournoi du Pin du
Géant. — Au f" 10 commence un morceau du Palamède (Guiroa
délivre Serse avec la demoiselle, § 636 ; à partir de la Idsse où la
traîtresse, ayant quitté Guiron, trouve Brehus, le texte est donné en
langue italienne).
Quant au Bois verdoyant, Guiron était peut-être né à ce château,
comme le dit 3335 (p. 442), cf. 358, qui l'appelle le seigneur lige du
châtelain dont il aime la fille (p. 437).
P. 435. Les morceaux du Tristan de 103 ont été retranchés dans
les imprimés du Palamède^ cf. p. 473.
P. 436, ligne 11, tire : 159; le premier, etc.
P. 437, note. Dans un des épisodes de la fin de Rusticien, Segu-
rades est appelé le cousin de Guiron (§ 641). — Ligne 49, lire : Ber-
toullars. — La Tavola Ritonda aussi raconte (p. 2-7) le tournoi d'Uter-
pendragon et la trahison de la demoiselle qui fut cause que Guiron
monta dans la charrette infamante.
P. 442, ligne 46, lire : (cf. p. 431, note 3).
P. 443, note 3, dern. ligne, lire : § 639 a, p. 467.
P. 445. Il v a de cette guerre de Meliadus un reflet dans ta Taoola
Ritonda (p. 19-21).
P. 447, avant-dernière ligne, supprimer les mots : Pour ta suite,
Janol concorde avec 338 et les autres mss.
P. 452, ligne 4, lire : reprit. — Ligne 26, lire : les trois autres.
P. 455. Par les motsr«r5 Maloaut est probablement désigné, comme
destination de Guiron, cherchant son compagnon d'armes, le château
de Bloie, voisin de celui de Oanain, p. 454 (cf. p. 459, où Guiroa
quitte le chevalier à l'écu mi-parti, qui va à Maloaut).
P.* 456, lignes 24, 63, lire: avoit, escuiers.
P. 457, ligne 13, mettre une virgule après le mot versions. —
Ligne 19, lire : guère une.
P. 459, note 4. Le morceau de 12599 est d'abord en ancien fran-
çais; l'italien commence au passage (f° 16 b] où la demoiselle, ayant
quitté Guiron, trouve Brehus; cf. p. 488-9.
P. 461, note 1. La variante Monabinde est dans 338, 357, 3478.
P. 462. Dans la Tav. Rit., pp. 288-9, 436, Guiron {Guarone) a deux
fils, Vasparino, qui fut tué par Lamorat de Galles dans l'île du Pont de
fer (cf. § 187), et Galinan, qu'abattit une fois Lancelot. — Le rédac-
teur du Palamède a évidemment voulu faire délivrer le bon chevalier
sans peur avec les autres prisonniers de Xabon par Tristan (cf. l'an-
nonce à la page 465), en utilisant l'épisode du Servage (§ 61 ss.) ; le
récit de cette délivrance a été tout ditTérent de celui que donne la corn-
pilation de Rusticien ; v. p. 4G9 , note 4.
P. 463, ligne 25, lire : les chemins se bifurquent
— 490 —
P. 464, note 8, ligne 9. Danain, d'après Janot, fut emprisonné peu
^rès. — Ligne 10-41, lire : Guiron, qui, avec le roi d'Estrangorrc et
les autres bons chevaliers (cf. p. 465), sera, etc.
Prophecies de P. 466. Les passages des Prophéties de Merlin cités dans Ward, Cata-
merlin. logue, 3TJ-2, se retrouvent textuellement dans 350. Voici, rapidement
analysée, la dernière partie de ce manuscrit : Merlin, le père de Brehus,
est enfermé (f" 382-3) dans un tombeau de la fori-t de Darnantes par la
dame du Lac, l'amante de Meliadus (développement d'une donnée du
TVwten; cf. § 20), qui i)lu8 tard, comme d'autres chevaliers, vient
demander des prédictions à l'esprit du prophète. Aventures de Mador de
la Porte, qui raconto(f°385)commentilavaitété retenu, puis délivré par
Arthur, à la Roche auxSesnes, après une joute avec le Saxon Corbanz,
qui avait tué Guibert de Val Brun à la cour d'Arthur. Par Meliadus
l'esprit de Merlin (f^ 393 h) fait engager le .<;age clerc de Galles, qui
avait été le successeur d'Antoine, devenu évèquc de Galles, à aller chez
Arthur pour y attendre la venue de Perceval , fils de Pelinor, et le
conduire à la mer salée qui départ deverz la tour ou fu jadis le grant
serpent : le célèbre chevalier, par sa prière, le mettra en état de parler à
ranemt enfermé dans cette mer. Perceval, ayant vu emporter dans l'air
leclerc par le diable sur une grosse pierre, prie pour lui, retourne à la
cour de Gamaaloth , où son compagnon est mené peu après par sa
pierre, et, renseigné par lui, se met en quête de Merlin; le clerc
retourne en Galles. La dame du Lac (f* 398) quitte Guenièvre a celui
point que ele prist garde de Lancelot quant il estait forsenés pour la prison
de la hoche as Sainez, maladie dont il guérit. Des aventures do Morgain,
de Brehus et de Golistant sont suivies, au f° 401 , du commencement
de l'histoire d'Alexandre l'orphelin avec l'épisode du tournoi de Sore-
lois (texte de 99; voy. sur p. 186). Ce tournoi, dans les Prophecies
comme dans 363 (cf. p. 467-8), a lieu après \a.mescheanche{c^. pp. 198,
485) de Guenièvre, éloignée par les intrigues de la fausse reine; l'ex-
plication que donne Malury (v. p. 195) parait être de son cru. —
Entre les quatrième et cinquième journées du tournoi sont interca-
lées, dans les Propfiecies, des aventures de Perceval , qui a quitté l'er-
mite dont le compagnon était mort (le séjour de Perceval chez l'ermite
n'a pas encore été raconté dans 350) ; il trouve un clerc enfermé par
Merlin dans une jaiole et devant être alTranchi par le chevalier au dra-
gon, tue deux larrons, dont il délivre les prisonniers, et arrive à un
château où une demoiselle enchaînée ne peut être déliée qu'après la
défaite de son oppresseur, — Après la Un du tournoi : les Saxons s'en
vont en guerre à Wincestre (cf. p. 485). Perceval délivre la demoi-
selle. Intrigues (f*'414) et bataille de Sébile et de Morgain; chacune
d'elles désire pour mari le beau Iterengier de Gomoret. Elles sont trom-
pées par une des demoiselles do Morgain, Fleur de lis, qui réussit à se
faire épouser i)ar Borengier en lui rendant son jeune fils enblé par
elle-même. Sagremor, guéri (cf. p. 196), et Gauvain cherchent vaine-
ment à encourager Arthur, dont la cour, presque déserte , est remese à
Daguenet. Gauvain, Mordret, avec un grand nombre de chevaliers
d'Orcanie, vont combattre les Saxons à ÀVincostre, où ils trouvent le
félon Meleaguant. Perceval secourt deux demoiselles. Segurant le brun
{f* 417), poursuivant son dragon, arrive à la Cité fort et est vainqueur,
contre Gui, iils de la reine de brequestanz, dans un tournoi dont le prix
— 491 —
est la main de la fille du roi de la cité. Préparatifs de guerre à Wiu-
cestre. Morgain envoie sa filleule Morguenete chercher la reine de
Norgalles et pardonne à Sébile. Segurant donne la princesse de la Cité
fort à Bichier. Suite des préparatifs de guerre. Palamède et Saphar
(f* 421) quittent ensemble le tournoi de Sorelois |cf. pp. 198, 466, 484),
reconduisent la demoiselle à s()n hôtel, où elle est épousée par un che-
valier, partent avec les quatre ennemis de Garadoc, les secourent contre
les hommes du géant, qui s'étail absenté pour assiéger Clarin le noir
(les e.\pressions de 350 n'accusent pas de lacune; cf. 36*2, p. 466), et
mettent en fuite vingt chevaliers. Dinadan s'en va voir la tombe de
Pendragon. Combat de Meleaguant contre Caifaudin. La dame du Lac,
Bohort et Lionel. Haine de Marc pour le roi Hoêlde la Petite-Bretagne.
Daguenet tue le trésorier d'Arthur, Fote (Krolle?), qui l'attaque. Arri-
vée d'Ivain à la cour ' f* 'r2i;. La fausse Guenièvre. Batailles avec les
Sesnes, dont la flotte est brûlée; Galehout, fait prisonnier, est délivré
par Lancelot. Perceval (f" 428 arrive chez l'ermite qui attend la venue
du fils de Pelinor; cet épisodea été inséré dans 103, v. p. 188. Après
la remarque sur le livre de Merlin p. 189 est donnée, dans les PropAe-
phecUs, la suite des aventures de Palamède avec Saphar : Garadoc
revient, etc., comme dans 362 'v. p. 466), jusqu'au passage où il con-
gédie ses hommes. Les Saxons demandent la paix. Guenièvre séjourne
toujours avec les nonnains \Cf. p. 197;. Suite du séjour de Perceval chez
l'ermite. Aventures de Segurant le brun (f* 431). Morgain et Sébile.
Les Saxons envoient des messagers à Galehout pour se faire constituer
prisonniers. Puis, f" 434 c, suite dos aventures d'Alexandre l'orphelin,
qui, arrivé en Logres, désarçonne Brehus, etc., comme dans 362 et,
un peu plus loin, 99; cf. pp. 481-2, où nous avons vu la fin de 350.
P. 467-8. Pour le tournoi de Sorelois, v. sur p. 186 et ci-dessus. —
P. 468, dern. ligne, lire : Guiron.
P. 469, note 4. Cf. la remarque sur p. 462,
P. 472. Le récit de l'arrivée des douze chevaliers en Petite-Bretagne
repose probablement sur une confusion avec le retour de Tristan dans
ce même pavs après la fête de Camaaloth.
P. 479, dern. ligne, lire : (3478*).
Le ms. 5237 des nouvelles acquisitions de la Bibliothèque nationale Fr&nnents du
contient neuf petits fragments du Tristan xiii* s.) : 1. Brunor le noir frisUin.
à la Joyeuse Garde (§ 486-7); 2. Palamède s'humilie devant Galaad,
qui désarçonne ensuite Lancelot et Perceval ij). 349-50); 3. Lancelot
poursuit Galaad (§ 496\ Dans les six autres fragments, qui sont formés
de minces bandes de parchemin, on reconnait le récit du séjour de
Tristan avec Gouvernai chez le roi Pharamont {§ 24-6.)
TABLE ANALYTIQUE
DES NOMS PROPRES
Ne sont ootùtt qD'exoeptionuellenwDt : 1«9 raiiantes daes à r&!temuic«, ooiutente ilaBi Im
nutoiucriis, det consonnes donMes et simpla, des groupes aii(f} et eii(f), des lettres e ttck,c
et 4, e{ch] et A (9,911;, r et g utiris d'à. eetdi, f et pk, g tt çu, g ttj,i {J) ti j/, m ^m. 0,u
et OH, f et s, ( et (A , m et i entrave, h et r, ^ et vs. z (s) et «« ; les divergences du» l'ortho-
graphe des mots ootnme .4rpiii, Klif, Harioan, tpomenet (pour ttarpin, Heltê, jiriokmm,
HippomtitetJ, GoMonain, Maloant {^om Goto«ain, Maloaut"), Canor. Vaeiji)met, j4tTitar
fpour Tatior, .Vatanaei, ^erieor). Çk et U sont données des Tsrisntes non sjootées k Is leçon
oorrcsponduite dans l'analyse, où un relèvera des Inconséquences dans plnsieors graphies . tellei
qne Sorelois, Galles, Ueclor des UarËt (cf. 0. Paru, .VeriiR. I, XLVIll). Ares, SfeUadu,
Meleagoant, Làxlagan , et dans l'emploi des Itallqaea destinés k indiquer le passage où on nom
propre figore ponr la première fois.
Les diifllvs oon procédés de U lettre p. (page} renvoient aax pangnpbcs.
Aban^ est désarçonné par Meliadus,
p. 464.
Abaradan, se met enqudtedu Graal,
395 a. ss. {=> Baridan t)
Abcalon^ v. Absaton.
Abdalon, v. Adalon.
Abé(s), V. Uebés.
Abel, 11.
Abilan, p. 471 ; cf. Estrangot.
1. Absalon, 50.
2. Ab'alon {cf. Hector 7], sa mort,
635; est enterré par Meliadus, 638.
3. Absatofiy V. Assaloa.
Acad, p. 247.
Acarne, v. Archana.
Achadem, p. 228.
Achalain.-iam^ de Clarence , pp. 197
ss., 483 ss.
Achille, bQ,v. 445.
Acinde, p. 43.
Acostant , se met en quête du Graal ,
395a ss.
Acourant le léger, se met en quête du
Graal, p. 283 ss.; sa mort, 511.
Acricor le bel, se met en quête du
Graal, p. 281 ss.
Adalon de Listeaois, ses aventures
avec Hector le brun, p. 451 ; sa
sœur et ses frères, ib.
Adam, p. 480.
Adamatha. v. Damatha.
Adamon le beau jouteur (cf. Amant 2),
père d'Amant de l'Espine , p. 452.
Aaelonz le gai, p. 488.
AdimponSf château, 627.
Adoart, t. Edonart.
Adonaîn^ p. 141.
Adoras de l'Ile du Port, se bat avec
TrisUn, 350; sa mort, p. 2G2.
Adriano, p. 138, cf. Oriant2.
Agad, 324.
Agandres, 491 ; cf. Argoodres.
Aganor le petit, neveu d'Harpin. 456.
Agar, médecin, 542 a.
Agauus, p. 104.
Aglons {des Vaux) , p. 283, cf. Aiglin.
Agloval, frère de Lamorat de Galles
et de Percôval, séjourne avec Tris-
tan pendant le tournoi de Roche
dure ; est avec ses frères à la cour
d'Arthur, 192, où leur mort est
décidée, 250, cf. 302; prend part,
avec Lamorat, au grand tournoi de
Galehout, pp. 198. 200. 484; quitte
le Château des Dix Chevaliers, 288a;
ses aventures avec Tristan et Lan-
celot, p. 222. et pendant sa quête de
ce dernier, 302 ; part du château de
leur mère avec Perceval, qu'il fait
armer chevalier par Arthur, 306-10 .
388a. cf. 254; reçoit Tristan et suite
prés de Louvezerp, p. 271 ; est en
quête du Graal, 39o a ss., cf. p.
223; prend part à la guerre des
rois de Norgalles et d'Irlande, p.
313; est vaincu par Goiron, p. 46/ ;
ses aventures avec Gosouain et
autres, p. 468.
Agoier, v. Argoier.
Agragone, p. 488.
— Î9i —
Agravain, Agref,v)a{î)nt S orgaeiïhnx,
frère de (■auvaiu ; son caractère,
2S8-9, 5G4, cf. se:». 6tï, p. Ï3'J; sa
valeur. rïfl7; pr: ' u d'une
Uame el est ren , -Uannt,
p. 470; liait Bru . qui l'a
-i^incu. 71 ; roçanic ïkh irjpirs du
toiirooi (lu Ch/itcnu r!e* Piir.r.llns,
IOO;«B«ftvr:r 1" t-
dan et au' ?.
lui et Bes 11 .. — .-., i it,
qu'ils d^;ctdoni de tuer, iW, ï-jd,
•J57. nf, no?, 306; prond part aux
j iii-s.. 217-8; f^l épargné
I a, qu'il tue plus tard ,
,,. . lu.y r.^jM, -,in, -.MIO.
Driant.
.. )). 2-21,
:>;. jiii; fut ri'iivûrsé mr
\ :<p. 199, ifib; son comnat
in-< -■u.in.-net. qu'il *!" * --' •■■-'
Lamorat, '*83b; esl i
Bliob'M'is. ■,';t(>•8:B^t.'■.
de tîarin de L.iml>aUu, \>. J21 ,
décid<»de tuf)rPyn>'val,3!3: essaie
d'enlever ? •■' ''^ ■ ' *- ---
passage do
tan, nui le r
a le deasoua coulio Alûxaudrw l ur-
Shelin, p. 200; est puni parTriston,
62; Mt enquête du G nia!, Hltsuss.,
cf. pp. 221. î'b-^.îari-l ; trouvp Palu-
mtîdcL't GaUad. i'Ji-b; est ronvyrst*
par ot' dernier, qu'il a irait<> de
poliron, 527-9; ses tntrifniescnntr*^
Lancelot, qu'il accUM ot Tait ^ur-
jr-'Ei-lrt» avec Guenîèvre. 61'.); est
diiiiv n^ de prison par Tristan . (iîS .
et vaincu par Guiron, p. 4CT; a
dé:«honûrâ l» sœur de Uutor. p. 408.
Agricuf. v. Acricor.
Agriffoiirulcs.p. iHi.
Agrippe le grand , e«l en guerro avec
lioéi, 55.
Agu, le château de MorU-, 27-3, ÎWa.
Ag{u)inqwir{r)cn^Aguingiierrant.pp.
24. 475.
^r/r.-'^'- ■''^' roi d'Ecosse; cf. ce mot;
!iilu quiMquefoiâ avac le
I iL Chevaliers, cf. p, 2G9);
prcuii pan au tournoi du cliùteau
d.i la Lande, 30, cf. p. VII; ao met
(^n qu'^le du Groal. p. 284 ss.; est
renversé par Hrannr ltîbrun,p. 426.
01 vaincu par Gniron. p. 4*37.
Airan, v. Aliao.
Aiolin (Us Vaux, est rearers^ par
Tti>itin, 134, cf. p. 476; se met en
qii'"iô du Graal, p. 284 ss.; cf.
Aiîlon*, p. 2tï3.
Aigleral, -o^'cvat, 100.
Aiiifs, la Belle Pèlerine . aime et
•"■pouse Alexandre l'orphelin, pp.
!(l3 5s.,'i«3as.,26<;;sa mnrt, p 207. ,
Aiquin, v. Alquin.
i4û, en Picardie, 440. I
1. Akarin, cal vaincu p&r AgI«Tal.
p. 223.
2. Akarin. triompha do K«tï. p. ÎÎ6,
I.' ' ■ ' ''"'■•*,
p. 1 1»*; n*i! ,'11,
2. Alai'Xt pf" - , p. 4©î.
n. Alain, nf. i!-_;,i,n ,i.
1. Marit, Mm combat avoc dartsuot
ctGosouain. p. 227.
9. J/'ir-o. Oit tuiV dan« le Moroia par
S?iiTr(*mo'' p. 2'î''
.t." " ■ I.l,»7â.
1 . .. ...«......,- 16J-*-
2. Aihe, cf. Aubp,
I. Altiine, arrive avec ses sosur* on
Alhion, p. 430.
■2. Aihtnr. ville do Léonola. ft, 17* tO,
■ ' ■,'!. 407.
/r. cf. Archana.
et Jos trwxiajues Ab l'Ito A'-,
p. 4JG.
AKiisme, v. Alhîne 3.
" ' -■^, t'ïl tué M la Joyeu»r imru^,
' '. cousin d'Iâfiut. pp. ?iT, 245,
^lU . armtï chevaliur, il purte le nom
d*i I^nirirt, .i!t8(«; sa mort, p, 367.
.7*" '■ ■' ' ■ "^ri,
lin; l'hittoirfl d«
. _-sajeunfsw, î«3b,
tpp. 48 i 8s., 266-7; a déMrçooné
Ireims, 291a, cf. p. 442; sa mort,
p, 267, cf. p. .t81
Afifius. \t. '\^.
Aiif»'tyi. Alihon. SQ mvi co qtiMsila
t.iraal, p. 281 ss.
Al»'fr'*'n^)njil.\\^'^\ K^ii.p 226.
M- . ■-• ■ .l.p.MI.
,1. .p. «7.
Ji .
4/ixani l'or. la Lande, «si
luA par G.
Allrinaijnf. cï. It^Uu.
.1//iV, aw. p. 400.
Almfris lU .Voruïl, eH tu4 dans la
Miifoispar Bagremor, p. Î20.
Alo^inn. V, Ali^ion.
,^ uTcson
I vaincu
\■.^•. 1 . I,-
Altjuir.. i,iu. !j5.p.47d.
.l//tfn, !■ ■ . 10*1.
Amador, v. .Mudui
1. .Inmn/, 17.
2. Amant, le beau jciut'*ur ^cf. AdA-
moii>, 9p met en iiuôlu du Groal.
'i'j'iti 53.; sa mort. 5lo-il-
X Amant de i'Espine, fils d'Adomon,
p. 452-3.
î. .l<ort/ir, cf. Armant.
Amantt, v. Amant
Amdide, couiiiine île Donain, p. 448.
Ami, le guiS de la Tour da 1'-. p. 36.
— 495 —
ilmid^*, demoiselle d'Iseut, pp. V2-4i,
17G.
Anons, p. 484.
Amoroldo, v. le Morhout.
Ancel, V. Ânsel.
Anchi.vs. parent du roi Boliort, 9G.
Anehone, cf. HauUione, n. 4iô.
,lnc«n,lo Château-, p. Ui; cf. Antif,
Chevalier. Phébus I.
Anc'JijOre. forèl, 504.
Andeliz, se met en quôtc du (îraal,
3<J5a ss.
Andret, neveu de Marc et cousin do
TfistaDj p. 13; saperlidie, ITii; les
trois çoutteiidesangde l'oiseau tué
Barlui,p. 26;poursiiit Sagremor et
lodincL, 34; oles^^e Lambègue, 43;
ses macbinatioas, 45 ss., cf. p. 476;
converse avec Marc , 75 ; propose de
lairepoursuivreTristan. i7,cf. p. 65,
Î[u*il suppose malude, 84, et qu'il
ait passer pour mort. 86, 95; rejoini
Marc dans le Morois. 104 ."p. 476:
recommande de faire tuer Tristan,
t05; ses aventures avec Ivatn au?i
blancfaes mains, Keu et Gaheriet.
170-1, 175-6; Marc, partant pour !*■
Logres, lui laisse le soin du gou-
vernement, 208, lui raconte les
aventures de la traversée et l'en-
?age à tuer Tristan; il surveille
seul, p. 172, g iTl\ est privé par
son neveu du commandement d uu
bataillon que lui avait confié Marc.
272, 275; dénonce les amaats, 282.
Marc lui interdit la cour, 283; épie
les amants ; Perceval le jette par Iti
fenêtre, p. 205; a fait faire une clef
secrète, 285; est consulté par Marc,
qui lui fait emprisonner Tristan,
287; est vaincu par Lancelot, dont
il devient le prisonnier, 280-9i>, 202 ;
emprisonne Tristan de nouveau^
293; est chassé par Sagremor;
garde Iseut, p. 220; est fait prison-
nier par Perceval, 317, et dans h
guerre de Dînas, 322; conseille u
Slarc de chercher l'assistance des
Saxons, 516; dénonce les amants.
Ç. 382-3; se r»}jouit de la mort d-?
ristan et est haï de ses compa-
triotes, 550. cf. p. 383 ; assiste Mar.'
contre Oinas et Dinadan, 586-7.
• 539 ; sa mort, 5i3 a, pp. 2it5, 3S3, 40i>.
Andusbergho, cf. Handehourc.
Angar, v. Agar.
f;let.. V. Edouard, Henri; cf. (Uiar-
e magne.
Aniîedis. mère d'Alt?xandre l'urphe-
Im, 282b, pp. 481,201.
Anséis de Soreiois, pp. 108, 200, 48.'-.
— Poury|n5e/j, cf. aussi Ensoit.
Autel, se met on quête du Graal,
p. 283 ss.; sa mort» 522.
/nsemcr, p. 283; cf. p. 486.
Ansoil, V. Ensoit.
Anterin du Pas fondu, est tué par
Nestor, p. 220, cf. p. 485.
Anteùotirv, v. llandebourc.
.lH//ton, 5U)a; cf. Authon.
Aittif, le Château —, 361 ; cf. Ancien.
Àntine, v. Autine.
_l;i(fjt/if , écrivain deMerlin,pp.466,485.
Ànnebi/rt, v. Hanrlebourc.
Jnji7/cï. est renversé parTristan,184.
iptasat le gros, se met en quête du
Graal, p. 284 ss.
Apoth l'aventureux, fils de Sadoc et
de Celinde, 2 ; tue le géant qui pro-
pose des énigmes; va chez PFttias,
12 ; lue son père et Tanor; devient
rui de Léonois et épouse sa mère,
13; son rêve; est converti: bat les
Cornouaillais, 14; épouse Glorian de,
15; est trompé par une fausse lettre,
17; sa mort; est enterré par son
lévrier, 18.
ApoiloUt 15.
Aprfs le méconnu ( faute ou confti-
sion?), p. 284.
Aqui/n, v. Alquin.
Aquilan, fut tué parGalehout lebruDi
p. 454.
Arafi, se met en quête du Graal,
p. 284 ss.
.'Irai, V. Daras.
Araviuto, p. 60.
Arbraye, le château de 1'—, p. 202.
Arcemant. v. Artaman.
.1 rcbana.eit tuée par Apollo, 17, p.476.
Archaus, est tué par Blioberis, p. 226.
Archeiaus, nom du chevalier à la
cotte mal taillée, dans 3357, p. 477.
Ardatis, oncle d'Arthur, pp. 199,485.
Ardt'n?ies, cf. Dardoinne.
ArdtmSy 272; cf. Argon.
Ardret, v. Andret.
Arduano, p. 2G9.
A rem, de Terre foraine, 633.
1. Arci. pi^re de Tor, pp. 59, 81, 114,
212, 231, et lUs de Pelinor, 215; cf.
p. 481.
2. A rcs. père de Do, p. 223 ; le château
d"-, ih.
Arfaior, v. Alphasar.
Aryaanor, p. 284 (cf. Marganor).
Argaax le bel, se met en quête du
Graal, p. 284 ss.
Argan, mari deux fois trompé, 98.
Ai'i/his, V. Hanguia.
Arguier le fel.'se met en quête du
Granl. p. 284 ss.
.lr;/ri/f, 272.
An/ondres, 491.
Arguawir, v. Argaanor.
Argtis, 272: cf. Argon.
Ar'imathie.v. Joseph.
Arin, cousin do Dinadan, 609.
^^^^^^^^^^^^^ _ — ^^^^^^^^^
^^^^^^^^^H An'ùhan, prince saxon, pp. 433,
^^^^^^^^^H ses avemures avecLéouagao, (i31 b.
448-9, dt'Carlion e! ■'-■ r-,—-^!-.'!-. ^J
p. 4ri(H7: va .^ colu i ^^M
Pin du (léant, p. ^^|
^^^^^^^^^H P- chez luqacl tombe
^^^^^^^^^^K maladd, p. 4'>5; vaincu par Melia-
pas part à celui de ^- . ^^|
^^^^^^^^^^1 duâ tjn combat siogulier, U s'en
en a arreugâ un ^^M
36.Ï: fait chercher ^^M
^^^^^^^^^^H alla en Oariemark. il devint le
^^^^^^^^^^H geaAte du roi, p. 446; sesaveatures
séjourne h Car<luel et m . - ^^H
^^^^^^^^^P Meliadus, 642-3.
£uiu, 36; Qii^iste uu ' ^^M
Tristan contre Blanor, .18; ui a»ou* V
^^^^^^^^^M Ahon, &B mort, ^7 a.
^^^^^^^H p.
nr les enfants du seigneur du 1
^^^^^^^^H 1. Arisioe )o fort, est tué par
Châtnau orRU' ■' sftî avpn- 1
^^^^^^H
turcs dans 1- , 71a ss,. H
^^^^^^^^H 1. AriitoCj pèro de Goraabrin, nii.
cf. p, 477; ttn ;!( vœu de 1
le désarçonner, 'ii; Pienorin devient ■
^^^^^^H
^^^^^^^^^1 1. Armani, chevalier de Marc, 208,
son homme liçe, 94; «'cnfmge a J
^^^^^^^^^H qu'il iléOe, 209 ; arrive chez Arthur,
^^^^^^^^^1 ^30; est tuf* par Marc en combat
porter un écu a la ^ ctïtui ^^fl
de Tristan, 112; ivec ^^H
^^^^^^^^H
Mordret, 194; revc. ' * s* ^^H
cour, 205-6, 623; o permis à [>rianl V
^^^^^^^^^^H 2. Armant^ roi de la Cité vormeillo;
^^^^^^^^^^V aoa asscL^iftins sont vaincus par
et à Alain de d'^-ff-ndr»' chHoun un J
^^^^^^^^ Palum'tdA. :i.>H 360-;0.
pijnt. 215: a cliargi^ ((il'' * ^^Ê
^^^^^^^B 3. Armant le bal (te noir), se met en
alTnire, 221; se cuurrriu ^^H
^^^^^^^1 Cfyifilù du Graal, n. 2t<4 ss.
^^^^^^1 4. Armant de £tn(^ii),491,up. xxiii.
Tristan, 235. cf. 'IV < ^H
combat de Mure, ^^M
^^^^H
réconcilie avec Thbi ^^M
^^^^^^H 5. Armant, roi du pays d'OtiUre Us
317); assure son hoâptiuliiti ot sûu V
^^^^^^M Marches; sa guerre avec le roi
^^^^^^H d'Ecosse, p. 438.
sijcours à ce dernier, p. IG4,| 2.51. 1
251 a. 261, 264. v •■'•^ "■■-'■■ '- ^M
^^^^^^H fp. Armant, cf. Amant.
Patamêde et de Lai ^^H
^^^^^^^1 Armen, Armaol.
leur venue, 24'>-'^> ^^H
^^^^^^H Annenia, p. xxiii, cf. p. 478.
Oinadaa; regc. ^^M
^^^^^^H Afmian{o], v. Armant
247-8 ; honor.' ^H
^^^^^^V Amantes, v.
249, 265. qui cimm.h ^^B
^^^^^^M Arous, pp. 107. 4âj.
^^^^H Arrant, n-.C^t P- ^^•
^^^^^H Arta/iam. p. im.
reroit l-VrKUs; faii : !Vis- 1
tan et de i.aoceloi, rres- ^^m
pondanco avec TribUit ui Marc, ^^H
V62-6; admet Perrevnl au Si^'gt] ^^H
^^^^^K Artaman, Artcmant, frère d'Andret,
^^^^^^B sera tué par Tristan, 15; cf. .117.
À>v fait 1
^^^^^^H t. Jr//iiir.roi(luLojm>s,DIsd'Lr(<*rpi>n-
^^^^^^H dragon ei époux de <>ueai*)vre. p.
^^^^^^H 1-2; son avènement et son couron-
doiii ' P' 1
'.207;afuttUtirv ; 0^ 1
^^^^^^H noment, 28, p. 438-9; sa libérolitt^
senefort , 291a ^m- M
^^^^^^^Ê sa générosité. 172, Ui5, haute re-
^^
^^^^^^H nommée et dàcadence do »u cour,
^^1'
^^^^^H 148,233,293a. 517. oGO, 071 a. pp.
bld;::--. - . -- .. .; ^H
^^^^^H 1%^ 198. 283-4, 351, 481. m; les
venger tarant et e»t vauicu par V
^^^^^^^1 trois tables de ea maison ,311; âon
Tristan, :t?'.<-3li: troitv^ M(v*'>rff!5 M
^^^^^^^B épéo, voy, Esailihor; est |t> rr«>rede
^^^^^^^H lait du st^nt^chal Kt'U, 3:i'.f u donné
Isnut ot T ^^
joulcr a^ ^^H
6. lient il , ^H
^^^^^^^H UD château à (}alogrinnn1. 111. à
^^^^^^^1 Blioborifl. Kit. ^i Hadomniju, 242,
dont ilconn.iit ^^1,
^^^^^^^B & P&laméde, 'ib\i. k Sagremor. p.
^^^^^H 3S5. À Ivaln,012, au Morhout.OlT.
tiarde. 36?. c ^H
présidd ^^H
Groal, ^H
^^^^^^^H à Broc, 627; clievatiers urro^s par
^^^^^^f lui ; Dranor, 60 6, Peroi?val, 2M,
^^^^^H 310, lieleia le blanc. 388n, Helios,
85, p . ^H
lemcign», 440. ^^|
^^^^^^^K 4&8; a menacé de lu mort sn Hti:ur
mode et outt^ ^^H
^^^^^^K Morgain, 11)0; est <lans les tournois
^^^^^^^H desciiAtoaux dos Pucelles, 1 14, 125,
rec'il la niéco tlu l: iJt . ^
fait cesser In buoi -' de 1
^^^^^H 127. 133, t3.VG, 138, !43, 150, 152-3,
Norgttllos 01 r)"'-' 1 ilie 1
^^^^^H 157. dQ Roche dure, l'J2. I92a, p.
Tristan avec >/!&, 1
^^^^^^1 136-8. do Camaaiotb, 29.!a, de Un-
493: aon corn' , ii. m
^^^^^B vczorp, 352-4, 357, 376-9. cf. p. 476,
3i8: e5â:i ^M
^^^^^B § 380, de Norgalles.GU. 618, de Wiii-
^^^^^^r c«8tre,61U, p. 407, d'nonedon,p. 447-
^^M
mande Miir', >.j' a ; r'-run l'tiiaïui'uu, ^^H
^^^^^r 8, du cbàteau des Deux-Suuurs» p.
560; déplore la mort des boas chi- ■
— 497 —
de
571. 57 J,
par Trii,
: — 1 l'iit.o .
uni
dla-
lure
uit.
6(>.VK, lïcpiûrt! lii mort de DuiatlBO.
Gt3; les joutcsÀ sa cour do Branor
lebnio, 62I-2; arrange l'afTaire de
PtUmède avec Hebt^s, p. Ul; Psl
r«ov«niA pJir Galiiuui, iip. ^32, 439;
reçoit EscUbor «vec Us Babylo-
niens, p. 43d-40, et Ptiaramôat.
p. UÔ, raconte C4)mfnent il fit U
cona&iswtnc» du Morhout, ib.; tua
Brun Ur^lon, p. U(t, cf. p. 441;osl
lauré demurt par GauvQiD, p. 4tO;
taa Guirrot le petii(.',. p. 4*1;
ta cour k Campercorretin , ib.;
va voir et reçoit Meliadu». pp. 411-
5; a couronné le bon clievulier sans
Seor, p. 144; a tu^ trou Trôres
'Ofcanic; w met en quôte de
Metiadus, p< 4fl>-fi; port pour com-
battre GuiroQ, qui Irionuibe de ]ui.
p. 467 ; séjourne avec la fausse Gue-
nièrre, pp. 4t>6, 191: regrette la
dâeUion de Ouiron de se faire tir-
mite, p. 4(38; se réjouit de la ren-
trée do Triftan du pays de N'aboa.
qui le tii- ■ I par
L«acelc>: nne
Meliadu^ :^-;t.cIoi
tua Meles^aot, p. 4i6; se pro-
DODOe sur '.amoi»'-, p. 480; est
rév. - du i'on
cil' I Mor n \a
Ro
av.-
cou.
turCâ. cl. Ai-ttiiui es. uue uimuact;
de %f.A aventures non donntîeâ , p.
438 "- ■ -■■■ '■■ ■'■■■ '- V27,
ltbt> - lOlfl-
lie; ..ut,
55. l'Ias,
pp 'jna.
av' ^ ■ ■
Gneuiévre, -il. ZtM , 014, ol7, Oi^,
amAoe sa mort, 619, t4G. pp. ■Uïf-iO,
4BS.
? t-.i ■' '- ■:-'■' '^lîtduroi.Mino*
.'6afS.;ables»°
bal avec Pala"
iuétle ei nuil iiuldad , qu'il assista
contre M«rc et le» Saxons, 519-25 i
p. 37Î-3.
3. Arthur U bloi ae met en qudte du
Graal, 393a u; cf. Hartis.
Artu[ii), V. Arthur
Arvanca, p. 193 = Damantes.
Ataia, p. Am, faute pour Tesalat
AiaUjfi.v. Abaalon, Aualon.
li,t.,il.,i .-SI iii.i i.iir Nestor, p. KO.
Espmodea.
.\.ui' :cf. Ai'blsalon),
fri- k'ueile Galaad,
(pi. . .-- ..-4. p. 303-4.
Aisar, est mdù contre àon rrèro fleliaa
df Tristan, qu'il vient de délivrer.
253.
Asxurne, fleuve àeSaxonie, 631 h,
Attre, seconde <SpouM de Meliadua.
p. 171. cf. 2-2, p. 476.
AstrtMlfi^gTMia maisire, p. 193, cf.
/Ijitf .géant, rtit tué par Triat&n, 031 b.
'■ ' - 'inna,
. cf. Albe.
-. V. Uandeboofc
Auiitci, V. Aadret.
1. Aut/iute, p. 439.
•î. AugviU, cousin du Iforhout. est
épargné par Trisdm: héberga Mor-
dret et Blioberis, 194.
Augustin, empereur, p. 439.
Juyiif. le cli&leau d'-, 21)1 a.
Aumouie.-oifrr, la Potilo-, abbaye,
p. 238.
i,,r,,.,,, nUe doBoncenos, p. 231.
r^t. P.3S9.
AuHujnnc, p. 445. cf. Hnntone.
AuLinc, sfl'ur de Pinnbel, l^5.
.-It'c'i/urri.le^Graudi Livre da* — pWfi,
33). â57, 604, pp. 243. .106. 426. 428.
430: le roi des — (Arlhur), 332, cf.
til5.
Àvfnlureux, cf. Lac 2; la Rayaume,
■ ^ "^ — Me Loutres). 388 a, pp.
; le Cbdteau— (Corbenic).
I liais — ldeCorbeQio),338 a,
î."«Ji, U Cour — (de la Pentecdte du
Graal), 390; le roi — (ArUiurJ, 615,
cf. 39'2.
B
AnfryJonff, pp. 4, 43î»? !•» dmiron de —
Ml 80UV • lea
^rop/ur>
Baâ»mag\t .^iie-
loaguant. p. 416; «on cuàtean. 24%,
Lùfumi. — Tristan.
403,572; cheralter ooareau. il vi
VOLT le champion de Ivouvezerp et
fait route av«c Léoda^n, p. i 12; part
[lOurcombaureGuiron, ûui triom-
phe da lui, p. 467; prend pan aux
3-2
— 498 —
tonroois da château île la Lande ,
29, 30, cf. p. 476. et do Galehout.
dont il est le tréâorier, pp. 195-7.
cf. pp. 201, 1H4; nssi&teà l8 fôte de
In Ponlecotedu (imu!, 3'JO, n. 281-2,
dont il su met en quélo, Wjq as.,
cf. p. 221; iQt<^n!i'(lo en Tavour do
son neveu Argondres, liM ; regarde
Io3 joutes de Branorle brun, p. iîî;
est tué par (*auvain et A^rurnin,
pJiSîl.cr. pp. km, 105-7; sa tombe
est trouvée par Ivain, p. 221.
Batjan,'ijott(s), v. Vagaii.
liatjueham , n. 304.
/îa;i. roi de Bf^noïc, pèn) de Lancelot
et frénï du roi lîonnrl, :i6; a rendu
bomniage à Arthur, ji. B'.i; son
tournoi avec Bohort, 161 : Tut vaincu
par Pharoinont. dont le UN est tué
dans une expédition contre lui, et
dont il enl6ve, puis run<i la femme.
p. 440; sesaventury» avec .NU?liadus
el autres, pp. 432, 43^, 412; son
ÛeshcrUtAncnt, i)p. 29(1, 44(J^ cl. p.
207; sa lignLV.Î6ss., fia, 7:ï. t>6, tl2
ss.. \n sss., ir.O ss.. 205, 20Ï. 2.î2a.
VA, 207. 33ti, 344. 35S, 3Cil, 380, 4:»I .
402, 510. 571 . (jli3 5S., (i2fi, pp. 219,
232-4, 439; la baoulëro ifc cette
ligni)e, I2!J, 134, 4'J2; un de seis
parents a ^\A tud par un uhcvalior,
036; sa morl, 43, cf. p. 47C.
Hanatn. p. 98.
Hantiemagu, v. fîanemiigu.
ttaniiuetuim, p. 3fM.
Itaniers, p. 283 ; cf. Hanin.
lJan{ii)in do Beaoïc. dlleul du roi
Han, p. 'iH3; ses nreiniércs aven-
tures en l^ogres, liln-l ; se bat avec
Palomèdo. pp. 200- 1, 4^5; so met
en quête au Uraal, p. 283.
bagueiMm. p. 304.
Itaramiiehie s: Ariroatluo.
tiaridaii , sa mort, SU); cf. Abaradan.
Harutat, p. 19H; cf. Baudach,
Harimacte = Arimatbie.
Jtarru, p. 404.
Itasil{l)>!, emante d'Andret, 49, 51.
Sasn. la Forcst, p. 151.
tialridcs. v, Paindos.
Baudaf\h).-(ias (Boedad ?), U Olle du
roi do— aime Polamède, pp. l9*-9,
4B5(]eroi Baudas. p. 199. est une
faute de 99).
Bauiiemagu, v. Bademag'u.
Bavai, n. 2«3.
H€aw. le — Couard se met en quèle
du Graal, 395 a ss.; cf. Henor.
Beauregart, Beauvestn, château, 409,
410, 440-1.
Beauié Uû Tour de — ). P- **M>-
Jiccebourc, p. 331.
Itedalû. mari de Gnrgoolaîn, 535a,
tae Hun&lun et blessa Tristan; se
fait pirate et est mis à mort , 540 a,
541a.
/}«ri(£i)ot>r le connétable, est en quête
du Gmal, 395a ss., p. 230.
Beiioin de la Marche, son affaire arec
Galaad, 552-3.
Bedoreis, v. BfHloier.
Betclde, B£l{i)ide. Ûtle de Pharamonl,
aime et accuse Tti^uin. 24, 20. p.
491 ; annonce sa mort, 27. p. 47.S.
1. Bdi()i{fj -nant , -nos. l'orgueilleux,
pp. 17, 468; frère de Bliau. 285*;
rvnvïTse Gauvain et est vaincu par
Lamonit, 0.S, i-f, p. 476-7.
2. ticlùiatit des Iles, est vaincu par
Guiron, 631 b.
belinde, v. Belide.
Bel{l)inde, v. Belide.
//d^'Onior, faute pour Pellinor.
Betiatujere U beuse. vengea son pèrfl
Alexandre l'orphelin, p. 383.
fiflU, la— Garde, pp. lK-3. 483,
20fi-7. la — Marche, p. 483; la -
FV'lenoe, v. Ailles.
UeUt-t, V. Beriet
1. Delloe, cbileau en Listenois, p.
428.
2. fieltoe, ehâtPau d'Erec, D27.
Bclrahol, v. H^lvaliol.
Bilrofsi. p. 3a7. {Coroniea : Belros).
Uehia. p. xxm, cl p. 477.
Bdvaiwt, Dena!o[i}Ch^ château d«
Palumode, ^59.
tlrnciil, p. 350.
Bendigran. ïor^l, p. 2Î6.
Benoic, pays du roi Bon. 30. 4.^, 38,
pp. 19.<. 200-1, 207, 2J1. 290. m.
Ba'aul, V. Héraut
Berbana. 510.
t. Berengier, châtelain, iiart<ni u à-
lexandre l'orphelin, 282b, cf. pp.
4«l 3S.
2. Berengier tU Gomoret, p. 490.
Bcrii, p. 228.
Brrtet, loge et assaillo Blarc, 21G.
Brrron. v. Borron.
1. BtrUlai,-iolai, ohertlier de Marc,
qui le tue, 208-3.
2. BerthtUîis, -toulUfrs, cl)&t«laia
(chéleau?). pp. 431,437.
Bette, l& /Irrc —, 20; là— glatissant,
chassée par Palam-^''" "" ~' - '■<'4,
550, 559, 015, pp. : T,
la mcjTf((/ciif«— >
BeUbwn-ihc), p. 331.
Biancino. p. ihO.
Ùùinr. p. ÎG9.
Bise, la Hoche —, p. 206.
1. fi/fl^aynurdeGaunes, frèredeBUo-
berià (cf. p. 2IC); sou t^ombat arec
Tristan, 3o sa., cf. n. \^i; prend part
au tournoi de Gnlcliout. pp. 197,
4ij4; se met en 'Tut.Ht! ilu («roal, p.
2^3 8S.; héberge Tristan, Galaad ot
Dinadan. 400, ij. 293.
2. Blanor, p. 438, v. Branor.
Btian, frère de Belinan 1, est secour
par Lancelot fou. 285 a, 388*.
— 499 —
et Tr- ':nr; ga valeur. [»p.
137. ^^^, *k. ifii: no
eAch>^ jamniâ Son norn à qui ]•? lui
doman.li-". p. 111 ; *(>« l'h.itertux, \Gl,
itjt. 4r)| ; Tristan conquiert sur
lui In remme <!« Seçurados, 31;
renverse lïrunor, I7i; lit ceiSflr
les coutumes du Châtoau orpieil-
leux, 70; Gueaiëvre lui fait pour-
8uivT« le seigneur de la [><:iulou-
rause ObpIo. 71 : apaise Lan^plnt
daîi-, !►• Darnaote^, 72a; ealeva
1 line. KU: voulut tuor la
«i ■ chenue. 92; le chàtelnio
<1 LtLi' cr^it le combattre, 93; dt.'-fle
Palamède, 'J»'>; «si renversé par
Trislan : ses aventures suJjs^-
quenie^, 11)7-9, 1 1 1 ; pr^nJ part aui
tournois du Ctiâteau dcâ Pucelles,
l?(V-7. m. 138-M. d« Galehout,
pp lli.i. IlW, ?0(1, \H% Si., d'- Luu-
veiçrp, 378. et. ;18I. du Pin du
'Géant, p. 444 ; est en qu>^ti? du che'
h V^ni noir. IW. 157-8.
va ch'.'i
par un
u. ..ô , .i«siste aax
• 7; cause av','C I-iu-
■ -; fivi-nture'* avec
: &4K' -fiuvain,
l Agfft combat
[■avec ' se met
tenqc - i-ontpe
''Mat.:. , 1 rilede
la Fonlauid. JJb, trouv-^ Iseut et
Tristan, qni I»» désarçonne à Caraaa-
Mh. ' ;, 3.T>-U; renvyr*o
Pala- iirsuil Hrehus, 308;
wni>;. : ,- ■ du (iraal. :>95a ss.,
cf. pf). tii , i26; eBt renverati par
CIftndin, 413; cpr*>nrt Rnid<». 4!ï(-5;
" ■ i :)t.
le
. ^, use
i -Kirfda
; a cooj-
iiatlu tt.voc Vdl . ijui lui
a sauvé la y\".. rryie le
Combat conlrt* '1..-L..,,, .. îà; rsn-
Cootre Galaad et se bat avec cinq
ennemis, 51(^-11; Tristan ask-rouru
Brebus contre lui , M»*; ♦>st renti-*^
de la qudto dti ('•ma!. r>r-s. 'wl a: dit
tme complftint.' ' ' ■ —• ;• d*» Tris-
tan. 601 ; -'st I ■: Bratior
le bnin, c>t\ , -i ; lan, pji.
432, W.^: SCS Bventiiri>à avoc Ban m
et autrcB. fisr^-?, p. 438 : comlmi
avec Pharamoul. dont il louo la
Erouosftfi.p. Urt; S'jsJtvt'iituresBvoc
Huvnio, AriJiur ^ti nutres.n. 411-
3; eut un combat avec Galieriet,
p. 441 ; s*» avenlurua avec Etrtditu,
G31 b. avec Heltadii» et Gauvain,
012, cr. p. 417. avec Gosouain et
(ïutres, p. 4G8; Guiron le renverse,
p. 417. ft triomphe de lui, p- 4(j7.
avertit I^ncefol des iniripues
d'Agravain et de Mordret.OOT; »e
fait ermite apr>''« la mort de Lan-
celot, 575 a, cf, fil9,
L Hloit^ la damo do Maloaut, vof. eo
mot.
'l. Dloie, l'amante de Guiron, p. 453;
Alt ontevéo lujr Oanaio, pp. 456,
459;tf5ï reconquise par Guiron; sea
aventure:? avec lui; sa mort, Gi7.
1. Itohnrt. roi de Gaunea, rn're do
Ban: a rendu hommage à Arthur,
p. l "' ': " ' !'iin Krant, 96,
l'Jt , irCÎaudaa, p.
440, .tentures avec
Guiron i-tauliri-â, pp. 432, 442; rem-
porte U prix d'un tournoi, p. 437;
«SI 1. Me brun
et p . cbateaa
appo: . . . : ., 101.
2. lîohortfl- du précédent,
frère de I. ..^in Cfrère. 489)
de LancelùL i.l, de la OUn du roi
RniniiforrQ 11 eut le flU Helain le
blanc. 'Jy2, 388a: sa valeur.llll, pn.
137, l(i»l; est diSlivrt,^ de la prison ae
Itrehua par Lancelot. 71, 7J; trouve
Tristan; ses aventures subsé-
quentes, KC-0, 1 1 1 : est dans le tour-
noi du Chàlean ' - ■• ' - ijg
127. 13i, I37-«; lie-
valier à l'écn r: lti.1,
307; assista' aux jniiv d'armes, 'i47;
fut envoyé contre Qaudas, v. ÎU7;
fiort de tn pris'jn de Nabon le noir,
qu'il venp.} sur Erec ; ses aventures
subséquentes, 290 a-292&; est d<^sl*
ané comme successeur éventuel
d'Arthur, p. 219; est eu qu^te de
Ldni-nloi ; ses aventures à Corhen :c.
;îtO. Iw^a; Rom a.s^is k gauche du
Si/*gn yn'rilieiix, 311; rcconqutorl
sur Pfirceval r^cudo Ijinrelni. 314;
aasiste au passage deTnsta n devant
Camaaioth. 311, et à le f<^te de la
Pentecôte du Graal, 392 a. u. 218.
dont il se met en tiuAt^!, .'195 a S3.;
ses aventures pendant cette quête,
MH, .511-15. 567. p. 397; cf.. pour
Cli-irpinel et le CliÂiean félon, pp.
3t)9, 312: prend part à l'alTaire de
toui : l Arthur,
571 •-< ta lin de
laqu'Hti du (;iaAl. JTI, :>73.CUl-2,
(ÏH, 019. cf. p. 187: est renversé por
Bran ' ' '. 021 ; après quelques
av•^<> vaiaca par Guiron,
p. i . < [ •' avec Lancelot i
Camanloth, tb: a d-e» aventures
dan-i les Prophtciis tU Merlin, cf.
— 500 —
p. 491 ; se fuit ermite après la mort
de IjaoLrelût, 575a.
Auinin, p. Î0(.\ cf. Banin.
Boiï, le chdtoou du — vtirdoyoDt, pj).
431. 434, 437-8, 442, cf. p. 489. Cf.
RoDier.
Domme^ 543 a.
llonrena, chàlQlaia, p. 231.
ihniiagar.v. xxiii, cf. p. 477.
lio[o)rs, V. Bohort.
Horlr)on,v. Uctie. Robert; cil de; p.
409.
lioscage, v. Uolianor l, Morininor.
llouche lU lA vtriU, p. 60.
Hoxidninit), pp. 186.481.
Uourbon: Loys, duo de-, p. 436.
BourQofjne^ le duc de-, p, 488-9.
liovetnt, pay». p. 103, cr p. 483-
Boyvin,\\ 50(t: cl', banin.
Brahaignf, la L*<iritaine-,?0.
Brait, le livre iU\l, (if la. p. 40%—,
pp. I, 21 1. 478, 40Ô. 409, 43tj, 440.
433; cf. Brul.
/JranfteJ/.f, nu do iJic, p. 429; Arthur
lui donna uue femme aimée de
Kiolle, 18: a âté blfssë à Mal
Ai'cueil, 70; ses aventures dan» le
Damantes, 73 a. 74 n, ut avec Keu
et Uincelot, iW, 93; est enquête du
chevalier à l'tScu noir, \'iih 157-8,,
lfi3; sesavynlureb avec Marc, Di-
nadan et autres, 219-2^, r:îS^.237;
Krrc le charis'o de porter la lôUi do
Monteuari !t Sai-'r-^inor, i'M a; *^st
runvers'^ par Tristan devant O-
maaloth. 339; se root en qut^te du
Graal, 305 a ss. ; assiste au tournoi
doua lequel vainquit Golaad, 503,
qui le renverse, 5'28-9; arrOtc le
combat do Trisi;in (ît Lnncyloi,G23.
BrandtUf soigneur do la Douloureuse
Garde; v. ces mois.
Bratigain, -gein, -gem, comp.iRno
d'Iâeut ; SOS frèros, v. Matael.
Perinis; sa nièce, p. 9.i; sime Tris-
tan, dont elle fait uonooitre la vic-
toire dans le tr>urnoî, 3'2; sa fatale
méprise du philtre, 38-9; assiste
Iseui au Château des Pleurs, 40;
eal suhaliiuôe à sa mailresse. 42,
qui In livre à la mort; eals^iuvAe et
raintMii^o par Pnlamède. 43, cf. p.
476; porto une Ifllro â Tristan. 46;
avertit et aide les amants, 49, 50;
vient dire àTrisian d'aller en Peliie-
Brelaffne. 61, où elle est envoyée
par Ideut. GO, C3, cf. pp. 46, 479; y
arrive el relourno avec Tristan, 71a;
rocummande d'aller chez Dînas,
qu'elle va prévenir, 75 a, cf. p.
476; onlns en pourparlers avec la
messagère de 'Tristan dans la tour
d'Iseut, 75; ne n.^ussit pas à trou-
ver Triitan, 82-4; réconcilie les
amants, p. 87: regarde partlrTris-i
tan, p. 88; acotni)agne Iseut et I
Marc pendant leur voyage «n Lo-
ffres, pp. 151. 1J2. 164; causo Br«c
Iseut 253, 283. qui en-/n> par eUa
quinze deaioiselleïi » lie
de Tristan, p. ^2bi s li-
trease, qui l'envoie A^-.
cher 'Tristan dans te M
et avec qui elle pas-
p 245; épouReOouv^rt i
reine do Léoaoïs. pp.
p. 387; accomiULgne Isvui n i f^use-,
[1. 367 ; vient au tombeau des
aœ.]at5,547 n : sa mort, p 30).
Brangehain, n. JO4.
Brangien^ v. Brannin.
Brangorrc, roi de Oori^. frmnd-pvro
d ilelain le blanc» 588 a. ô^ii, -'S.
Bran\n)or le brun, Vancuii chevalier,
le chevalier au dragon (p. 42H; cl.
Segurflnl), 020; sa parenté, pp.
4>'K, 437; sa haute taille nt sa v»-
lour; son triomphe A la cour
d'Arthur, où il conduit sa ni<^c«;
ses aventures substiq uen tes. ft2l-
3: est dûitari^ouné par son ueveu
Segiirant. p. 43S; prond part au
tournoi d'Luerpendragon, p. 488.
Brasiano. Ileuve, p. 3»j.
Brehfiix), (firuHj. s«ft9 Pitié; persécu-
tourdâ|ï demoiselN s, -C et passitn.
p. 430. pour vent*'- '*,
qui e^t Merlin dan v
Merlin ; sa irist-
méchanceté, 37, 1
4. pp. 22'J-30, 4;i'.i . .
cheval, 159, 358, p. , _ ^._
mière courtoisie. â38, cf. p. 4G0: sa.
valeur, 118, 2n8. 474-5, 490. ÛIO;
son halMldé à la chaise aQ sas-
(.'lier, p. 217; Tristan la force à
rendre l'écu de la dôme da Lac.
37, cf. pp. 379, 381, 482; 99i fore** de
mède par Lancetot, 7l .\
poursuivi, p. 78; "^' ■ .r
Tristan de tuer < 1-
fuit, 118-19; es! r
tan, p. 104 (Il :.-
celot, 159, :l
est chassé i'.,, ,,,.-,..,u, ,.■.-, p.
Iiil; renverse Agravain et Ùor-
dret ; est reuvers"* T->ir DinodoB,
258; eat dans te Oale-
hout. p. 197; 09t /. (jar
AlL'tandr*! l'orph.
217; est cmpriso:i;
lain do iJuivTë! et -i
gain, son amante, vi >
aventures subséquente
cf. p. 485; trouve Trisian * t i'ai.
mèue; es;t poursuivi par Bliobe.
el autre*, 3r»<i-8, cl". iOi , .;, f.-a^
contre avec Tristan, Pa'
nadan el Gaheriet. 373
gnéde Gaiaad, il renvtfrsa >a-^r>^-
mor, 402. a blessé Brunor. 47 J.
et sa
■i. 473-
dOSOD
78; M pre-
— 501 —
p. 309, cf. p. 31Î, et Galaad, «3,
fcs. 473, qu il emprisonne nvec son
cousin Dûhin. 443, «ït qu'Ku(<ène
df^livr-? d'entre ses maiua. 416; re-
lient chez lut uno demoiselle in«l-
C-' ' ■'.; s'enfiiit devant Tristan
i73; celui-ci '-'Sl moins
lire lui, iTr. ; son coml>a.t
kvtfi; (.rauvain, son ancien compa»
gnoQ d'armes, 474-7; exprime sod
admiration pour Triatan, 47ti, qu'il
héberge avec Hector, 't3&-8; r«50-
conlre DiDadan et Morçuin, fil(V-t t ;
apprend â Arthur les amours de
Guenicvre, 614; Porcoval secourt
Sagnemor contre lui. p- 431 ' ses
aveatares avec Lac et outre», o-ll a,
b; rencontra Phsramont, p. \h'i;
ton séjour danâ la carerna du
grand-pôra do Guiron. 636, auqunl
raconte ce qu'il y avait vu fX en-
tendu, p. 4')7; a dos av>?ntur<?â
dans l«s Prapheeies de Merhn. et.
pp. 432, 485. K'JH). sa mon. p- 3dl.
frTfTttcftfltn, 'hen. -/ion. p. Tl\ ; lo
' : la forôide-, 4'M.
fi' la rnine df>- el son (ils.
trequebamT).
p. «7.
V. Brehus.
1. BnarU, Brivant. do N'or^lea, est
reover»^ par Lancelot. Vîz,
i. Briant,ct. Bruiant, Plets^ie.
BriiJni!. t>- 'Tî
B r de la), 462.
/; lia.
/>' JiruTi 5.
U ■•nin, p. 437.
B- ■ Iles. p. 283 c=^ Briani
Ou Dnvnt 1 ?].
1. Brun, teror^t de Joseph d'Arima-
thie, 1, p. 47a.
2. firunde In Lande, est renveraépor
Tristan 4 ^:amaalolb, 33Âc.
3. Brun le Mon, p. 442: fut tué par
Arthur, p. 440; a ôlevéSarse, p. 455.
4. Brun, céant tué par Uterpeodra-
gOD. p. 440.
5. BruM, le»-, pp. 428, 137, 455. 463,
cf. p. 43 J.
6. Brun, x. Br«bu9.
7. Brun lo artir. v. Brunor 3.
8. Brun lenoir, p. 4*î2, cf. GaJinanl.
9. Brun, le Val-, siège dos Bruns, pp.
223. IJl.2. 4^-B. &7^, 4»3, 490.
ihMiiv p. U.
Brttwhors-, r. Bmnor 3.
1. Bnmor, père de Galeboat; est
vaincu par Tristan, 40, cf. p. 477.
2. Brunor d« PUuie (v. ce mot;, se
meten qiv^'" H" '-'■""1 •■ '■«l =«.
3. Brunor ' ( loir
(anpelrï \ ,:7),
llls-i roi
dE:- Isn
(cf. [.- ./«K,
ou il- h' flil-
|Ae^ !.•., . : ^ité,
ftd/:iu:t, 47(j; ÀA voluiir oi &a lorce,
483, p. 443-4; est bon musicien,
480. cf. 453, p. 443; se dit passé
maître su jeu d'âcboca et k Pes-
crime, 4HI ; est armé cbevslior par
Arthur, C&-7, cf. i6S; dovmt com-
ftAfTiion de lii TablM Ronde, 46ii ; lue
i) lion de la cour, 67, cf. p. 476; se
charge de l'aventure des Déstroiz
de Sorelois. 6S-71, 87-91, 934, p.
7l-'2, cf. p. 477; es) bai de Gauvain
et frères. 71 : renverse Dinadon,
Gu^rret et Gauvain, qui est emp^
clw>de le tuer par TriâUin. 1&4: lait
route avfto ce dernier el Lamnrat,
D'osé essayer la laac^ el l'ép^o
prophétiques. 1S9; prend part au
tiiurnoi di Roche dure, 19'.!; fait
prisonniers Gaheriet, Lamorat et
Gniivain. 3ii3. 305 ;e?'
Triâtaa a Camaaloth
^-onn-i nmn.lnn ^I G
met-
468, I
lui, .
— ;iar
. se
.1 sa., cf-
itii avec
trûi> irrts
on C : !- le
nom du a lucu vor-
meU » il a . -.v-oatures. pp.
3O0-I4. 3l'j-i~., ->:> si; soutient un
combat avec Lancntot, 478-9, et va
avec Tristan revoir Iseut, la dame
de son cœur {,483, p. 443]. à la
Jov-"'i?6 Garde. 4ft)-€, où il reste
nos, 4.s7-9.p. 4*J();a<^télo
Mrarmvsd'i CRli!*es,483-
4. .3---. .... Triatan dAnslecombatda
la Joveu»e Garde et va à la cour
d'Arthur, 490: pn-nit part à la
gaerra du roi d 1 *l. 40i a;
retourne avec !• :,ez leur
père. p. 31" ■• '*ra-
nor le bc Isa
chevaliers ■ > -'sl
vaincu par Gujrou, p. 4ô'ï.
1. BruUlt. Bru[c)ius, et le iivTé^ U
crijnicijUf, de-, 630*.
2. linti, p. 436. cf. Brait (conrbsloD
avec Brut I ?1.
Burc«lan:. p. 226.
Bumn. v. Borrou.
Butor de Morois, p. 468.
Cabras, -bra. paya païen, pp. 138, 485. ( Cndiolt), 535a, SAOa.
Cachtnij^ 546a. 1 Cadoe,-ot, toi saxon, p. 488^
— 30-î —
Cwrmulin. p. i6â.
Cain, tl.
t'aiphc, Arôqu« de Jérusalein, p.
Î59.
t'airiere [Le château de la), 597, GOO,
005.
ralc{i)s[sy. forftl, 5)0.
Calfaiiain, soa combat contre M«laa-
Riiant, p. VJt.
('uiiHd'i. Caïman^ v. Galinan.
6'(i/oi/reman,- ^rcnnn - yrinrtrt, -guer-
nant, 70. U 1- ■ '^. p- '^o*-' ; prend pari au
touroûi du rhàt'-au de Ia Lando. p.
47U; reste blesaô dans un ermitage,
3U; se met en tiU'Mc duGraal, 3l»-->a
ss.; est vaincu par Guiron, p. 4t57;
sa mort, 501 , p. '2?3.
Cainaalù^ roi paien de Camaaloth^
Cama{a)lot{h), -moôtol {Cfatnatût,
Troasan), ville de Logres (éponymn :
Camaalis, Cl 5); '.Ml, 36, GS ss.. \iù,
100, in, 201 ss.. 216, 25i. 293 a.
297 b. 300.338 ss., 516 ss., f.51. ^60,
571. 571, mb s5., 630-1. «30a, fvU b,
pp. GO-l. 162.775 ss.. 3i6, AT2, UW;
ctail particuliéreiuent aiméo d'Ar-
thur el fut, pour cette raison,
ddlruilo par Marc. pp. 430, m. la
tour (la — , p. i\R; la caihéilrale
do —, M2, Ï.00, G03 ; la forôl de —,
258, 5.ï7i ta riviûre do — 332; un
chevalier de —, p. 1£<). cf. Girart,
Ueliebor.Lubian.L'tcr 2; deux che-
valiers dff —, p. U9 ; touraois de
-,291a, 292a. p. 407.
i'am^fnic. U duc de —, pp. 196, 200,
481 sa.; le roml'î de — , p. 437.
Camille. U tttinoisellf d'Iseut, 53Ka.
Cantjn-rcorrrtin , v. Quempercoreiiu.
l'anapitle, p. 436.
Camlnce, Dlsd'Apollo. tft.
Oanilnn (l'nbbt^ de), 5-Uft.
Canor, v. Thanor.
ÇarU, cf. Uttsl. Luce 1.
Cantorbéry, 14; (L'arcbev^^que de-},
575 a.
Caormidin, p. 463.
Varabaus, — Oant . roi, se mot en
quôte du Graal, 3'3:ib as.
Caradifjan. château d'Arthur, 312.
I , Ca rarioc Hriefhras. ro i, nox-eu
d'Arthur; est ju{:e du ctrop pen-
dant le combat do Tri^itaa contre
Btonor, 37-8; emprisonné aux Ùes-
troiz, 73, 87, 92, il est délivra par
Lancelot, iH; prend pari au tour-
noi du Château di^ Pucetles, 114,
121-6, li'J. 131 as., tatS; est iromjté
par sa remue. 26^: est ronvené
poi* Tristan â Cnmanlotb , 338 c ; se
met on qiit>to du Groal, p. 283 ss.;
secourt Arthur contre >[arc et les
Baxnns, 523-5, p. 3?2-3; est ren-
versé par Uranor le brun. 621 , et
TAiDCU par Mt-liJi'liK f>. 439; fait
route avec D; :i.
2. CaradifC le . .1, scigneBr
de la l>oulourt:u3c- iuiir; p'j-re de
Karakadin, p. 217. Trère de Ten-
quanu p. U\ et purout du ijcant
Ëscanor. p. 442; son père a emj<n-
sonné Guiron, p. 4t»'i. qn'.'. rriTÇTi!
luj-ni"^me. ifi , p. 4ïtî; .■-
iisr Meliadns, i>.ts, nt r^-
Alexandre l'orphelin, i
Palamède et Saphat i
contre lui qiiatr- .-ln'
\m, m. VM ; cf. p !■ . , . . ';.^.it,'4l,
pp. 4C0, m, cf. p •-
3. t aradoe, le chevalier ut; ia toviT
du Pin rond, p. lit,
4. l'amdoc^ un chevalier, esl Taiacu
par Branor le brun, p. 41&.
Carchelois. p. 359.
Carduf'i)t, ville de Galle», 36, 3t0,
pp. 2VJ, 37«, 3h:i. i',:;-
Carr.inbaus^ v. Guobaus.
CarcrmiLsin, p. 4to.
Cttrlian, viUm de Logros, 265.313,575,
p. 411 ; le tournoi de —, p. 4*»7.
Oarlot, v, Garlou
i'armclnU, royaume d'Esonaia et do
LAodagun. père de Guenîèvre. pp.
P.Hl, 132, 44t., 4W, K\\A: le roi do —,
5"rt.0f. Gui, Vienuor.
Carritfour. pp. 224, 230; le couvent
de—, p. 231.
f'arrcUoff Carreor^ 32?.
Carrirre, v. Cairiere.
Cartafjinaic. d^îk«rl. p. 186.
Carzcra, neveu de MArgU3,p. Î19.
Caudon, v. Candau.
CrtitUi^f, V. Taulas.
Cauifsiie. .*>4t a.
Caw [U Port lie la), 293.
OcnlytKm, p. 462, v. Galinan.
Celtct. p. i,6; cf. Celinde, p. 33,
1. Vi'lt'rrj, paront do (ialenout; âon
combnt avec Lancelot; mourut
.pour amer Iseut, 483-4.
2. t>hrfi. V, H»lir»s.
\. f ■ ' " I ■■ 1 f'' ' '1^.
'.). ..,:. ..^ . . ^., . -il
chez Tnndan, 11, vu a la trie de
V'>nus; t'tpouso son Hts ApoUo, 13;
persécute saint AuffusliD;sainorl,
2. i'elindc, p, 33.
Orlituji V. CeticoB 1.
t'enne \Un'\ p. 2:17.
Cint t'I" i !'■ Î72,
pour >" ■- Mata*
quin I, . .-.. ..«;..- . .' ...... ajià de*
châteaux de la Lande. 30-1, dei
Piirellcs, 114. Ï2ît. 1.11. n4 S. tW.
14:1, de Hoche dure. 1'' ' ' 1.
210, et dans celui de <' .'
1%. PJH, 200, W3-4;aiii.^ ..-.■:.... ,..l;
va dttua l'Ile dos Géants et arrêté J*
— 503 —
combat (le son suz«r&in Galehout
contre Tristan. -11, cf. p. 476; ses
rtilationâ nvec cà <ternier, lOô; a«8
joules pour le casque d^ Dinadaa,
3BA: est lialLu par Hninor U- brun,
p. in. secourt une demoibeUe et
est vaincu par Gtiiron, p. 467.
Cerf, ta Kontaioe du—, 323; leaChi-
teoox da— , p. Î(j7, de iadvcnture
au blanc —, p. 467.
CêTon, gdaat, et ses flls; est parent de
Oalebout; est lue par Nestor do
Gaune», 73. 87,yi.
Crsala, Crzala, v. Tesala.
^Cful^le1nagTt(■, de la ligaée de Ban,
532; samirant Tristan, Galaail.
PaiâiDède et Lanuclot. il flt faire,
après ■f'Oir conquis l'Angleterre,
un çros lîTre sur leura exploita,
4tU, et une statue en l'bonncur de
Galaad; Bt restaurer le Château
félon, 532, et mieux arranger li
atalue de Ueliadus, p. 443, qu'il
[ nréffirait * Tristan, p. 416; son
Mugemeni sur Arthur. 440. 6J0.
CflarpinW, v. Harpiuel 2.
ChorieUa. p. 359.
i."' m;.
f / .'àncipesde), !9.V23e.3(U,
4C'i,47j-t:. 308. 550. 571. pp. Ï50. le*.
cf. Logres, Table Ronue iC.ritupie
delà], p. 4C3, et. Dinadan.
ChtvaUer (cf. Cent. Dix, Loge») :
Le — amoureux. Ditis, C8.
L'ancien —, Branor le brun, cf. pn.
432-3. 1«8.
Le — & l'âcu d'argent. G35, p. 449;
Palamèdo. 4tO-l|, 413-14. IKJ. 4l>i:
— à gouCtos d'or, Lac, p. 441, cf.
p 459.
Le — à la bcsU gtatùsant, Palaméde.
L« beneCtrxs—. Galaad.
ht blanc —, o. ;n«-3; Tristan, 31-2;
Lancelot, cf. p. 466.
Le bon —, p. 483; Tristan, p. ï07, et.
souvent, le bon chevalier sans peur;
le {iré^) — Gataad: — do Norgalie:»,
Dorman et Luditua; — sans peur,
roi d'Bslranfforre, pp. 440, 441. père
de Brunor ii< ni)ir et do Diiiuilan,
pp 1^. Î*'S-'. 'MS, -lli; aa val-mr,
', 4»1); est le rival de
' e lequel il soutient
I............. ..M;.i<ata, pp. 443, 440,
, 442, lU.4Sl,cr.i:3la: sesaveoturcs
avec Guiron et autres, pp. 4.11.
437^; prt^nd part aux guerres du
roi dKcosse, pp. 43>*, I4.v7; r-^eon-
?uit aa dame sur la Morliout, p.
40; ses aventures avec ce derniur,
p. 440-3; toa Lamorat de Uslenois,
COD frèred'armes, p. 441 ;s«s aven-
tares avec Ivaîn aux blanches
.nains et autres; a le dessus dons
IMO ounbat contre Dan&in }>our les
habitants de Louvezeqi; fut blessé
par un cbevalit* r aux armes noires,
b31d. b; exige ratrranctii&semenl
(le Meliadus, lui écrit, se le voit
préféré pour champion contre
Ariohan et l'enRafe i servir contre
Glandas, p- 44G; Lac crùii l'avoir
reconnu dan.s un chevalier portant
un 6cu d'argent, p. 440; soa aven-
tures dans Jcj Servape. où il Mt
emprisonné et perd fa raison, pp.
4ti2-3. 467; est déUrré, r.lO-l, cC
p. 4<)ô; trat rvnver»^ par Meliadus
et voyage avec lui, 642-3; guerroie
contre les Saxons; ses aventures
subséquentes; ses amours avec la
reine tl'Orcanie, p. 48*-9; — sar-
raztiu Palaméde.
Le — [vakt) à la cotte mal taillée,
Brunor te noir(Arcbelaua).
Le — QUI ileuï (Criées. PalamÂdO,
29-30; Samalml. .^oii.
Le— au dragon, Branor le brun et
Segurant 1*; brun; doit délivrer un
Le
clerc enfermé par Merlin, p. 490,
— a l'écu (vçri) tslrangr. Tristan,
IW. J9-^a,cf. l'JO.
Un— inconnu. Ift"--'-"^"n ■^■?.i Bruns?
Malor>', à tort -
L* — mcichaant " ■■ i .
Le ^ mesfait, Laucelut. 287 a. cf.
3Saa.
Le — à l'écu mi-parti ; ses aventures
arec Guiron. p, 45Ô-9.
Le— delà nr/", Pharamout, p. 440.
Le — noir. pu. 438. 441; TrisUn,
120 ss., 131 a., \3S. MV5, sa quête,
150 sa-, 165, 1C7-8, \7h
Le — nu, ancien serf, est tué par
Galaad. p. 230.
Le — à l*'î<:u d'or, Gslehom le brun
et Guiron (cf. p- 442>; Lancelot, cf.
p. 486.
Le — du pavillon, p. 450; cf. Serse.
Lo petit —, pp. 442, 4r)0. 452.
Le — delà tour du Pin rond 'Carsdoe.
p. 14f ). 461, p. 312; est tué en com-
battaDt Palamôde, 166.
Le — A l'écu vermeil, Brunor le noir,
p. 308ss.; Tristan. 117.
I^ — â l'écu vert. I^morat de Galles,
239-42. 218-9; Tristan, 390 as.; cf.
le — iV l't^u utrtingc.
Le vieux — , cf. Vnncien —, et p. 488.
ChUddKri, p. 15.
thilderic, 7, pp. 10, 475.
Chirrnnc. p. \->i^<
rirorr rh.inor et de Ce! inde,
4; V- iiaille, 13; fait mou-
rir un jiiinisiijiiie, u une vision, est
baptisé imr saint Augiuiin et épouse
(lemio, IJ, cX. p. 477^ sa mort, 16.
CiUtf.i, V. Colices 1.
Cintafiflul, T. Tiatsgd.
Cifimnr^ v. Esclnmor.
ViarabauT^ p. 263.
— 504 —
Ctarfitire, Clarcus, 41; duché de
Galescin; cr. Acbalain.
ClaresxLe roi de)» m met onquêlo du
Gr&al, 395&SS. (^Clarens?)
Ctaresé, d. 220.
Clarin ta noir, ennemi du g^aal
Caradoc, pp. 400,
ClaristtiTit le hurdi. son combat
contre Âlaris et La aemoiselle de ce
dernier, p. Î27.
Ciaudas de la Oestrtc, roi, père de
Clainlin, est rt'Stô fldi'Ie a I empire
romain, p. Wi\ assiégea Gauncs, 43;
fut déshérité par Lancelot au profit
d'Arthur, 352. aS8a, p. 207; est
l'alU*^ de Meliaitus. p. 4t5*7; sa
fiuerre avec Arthur, p. AMi; Mnrc
ui écrit de faire Hier Alexandre
l'orphelin, p. 182.
Clauaes, Ctaudex, Clovis» p. 477.
Claudin, Qls du roi Claudas; sa force,
p. 444 ; SCS combats au pont de
BeauroKart, 409, 411-!d, 439, qu'il
abandonne, vaincu par Gnland,
439, 441 ; fait route avec ce dernier
et Eugène; sa joute avec Tristan,
447-8; est renversé parBrunor, 452.
Clèocide, ancien nom du pays de
Galles. 562.
Cièovù — Clodois, Clovis.
(Ucrin. v. Clarîn.
Ciiflcris, V. Childeric.
Clodeta, -où. Clo^'is. 7, jjp. 437, 4C0,
47fi; cf. Ctaudetis, p. 4j7; institue
le supplice du feu pour l'adullôro;
fait briller son fils, 18.
Clodoris. V. Childeric.
Clodoreujj v. Clodeus.
Clodovis, V. Childeric (confusion avec
Clo^-is).
Cloedin, V. Glevedom.
Cloovù, Clovis; cf. Clodeus.
Cfl-ur de Pierre, de aa prison Meliadus
dôlivre Arthur et compagnons,
p. 443.
Coivre, v. Doivre.
CaUsian, t. Golisunt.
I. Constantin^ p. 439.
3. Vonsiantin, Cotenlin, 541 a.
Gonstantinopte: l'empereur de — e«t
le frère d'Htîlain le blond, p. 452.
('ontorhit:, V. Caniorbérv.
Cor, V. E8cor.
i'orban-i, le Saxon» p. 490.
Oorbarant, an mort, p. 2'J2.
Corbel au court mr»(oM, ô3fia.
Corhenic, to f.liâieau du suirit GroaJ,
le Ch&ieau aventurfux, 2S7a,288a.i
331, 388 a, 558-9. 5t)I-2. pp. 2!î*,22fri
4. 226-7. 229-30; est lecn de guerr»^
deGalaad. p. ';!31.
Corinde, château de Coraou&iUe, 316.
Cornouaillc, royaume, 2 b3., 13 sa.^
19 88., 75 a, 7o 98-, 100 sa-, 167 as.,
\n, 483. via. 537 8 99.. pp. 169 88^.
245-8. 283, 372.3. 380 as., 409 sa.,!
4Nl as.; armoirlos Ae — , 112; câu<M
lumedo— .p. 125;accenlde— , 139,1
*2!0-tl ; inf6riorit(.Wlc<t chevaliers d«4
—, 107, 112, 171, 210-1-2. 241. 53>^J
pp. 1 90, 1U4-Ô. 48-^3. 21 7 ; un cheva- 1
lier couard de —.p. 451-2; nnche— 1
valier portant Tôcu de —, Guiron.f
pp. i53-3, 4ù9, cf. p. 458 ; le comte d»1
— (faute poar Norhout^ p. 471.
Coronica, la — antigua. p. 4*7.
t'orrart, ]>. KXt, cf. p. 482.
Çorsabfin, aime ta Bile du roi de Ban
daa, est vaincu par Palamède eti
lue. pp. I9:i, 485.
rortoine, nom postérieur deTépôei
Tristan. 440.
Vo[\)trntin. 541 a.
Cotn; p. 3113.
Ctmratiz, p. 482. cf. Corrart.
Cotirrnux fLa Voii» d>.'). pp. 463-4-
' ■ ■■ ■■ ■: ■ .lolfi.
l'riaidos.
( :...c - ,...j.is, 18.
6'ri['nijn£i (Le Château), 187; U faut
lirt» - rnufl.
Criy: :■■''-, - HV!.I8.
1. (.'■■
2. Cr ,. ., >.. i..i. 171.
Crudcle, (.'niie^ (Le Château), 187.
Crtutcns, p. 4li0.
Cuides, p. 283.
Ctisfs. V. Crisides.
Vyguerne, p. SI, Ygueme.
D
ikifforius, est tuA par Triatan, 349.
Dagon, 510.
bagnentt, ùaguenel, le fou du roi
Arthur, 573; boit les chevaliers de
Cornouaille; est renversé par Dni-
nor. 69; ses avenlurea en Cor-
nouaille, 10t-2: sa joule avec More
et Palamède, 2^1-2: sea piniiitea,
225; Agloval fait passer Tristan
pour lui, p. 222; ses aventures
dans 3325, p. 441 ; la cour d'Arthur
lui est rrmest, pp. 484, 490; toe
Foie. p. 491.
Da{h)im, est eraj)ri5onné et tué pol^
son cousin Brehus, 443. 446. F
Oaire . père d'Tv;iin aux blanche**
mains, est emnriHonné ou Poni
norgaloii, p. 4tl.
Dalam, Vafen, est poursuivi paf4
Urehus ; di^Ûe Dinadan , qui s tu
son père, "258.
Oatides, est tué par Ualaad. 625.
— 505 —
ûamadas, samort,510[«sDunatha?).
Hamas te mei en cfadte du Graal,
p. 2.S3; sa mort, dIO.
[iamatha st^ met en qudle du Graal ,
395a (= Damadas?').
Da^nei te roux, pèr« d'Uelias ]e roux,
p. 267.
Ùamuacal. fio met ea quête du Graal,
\ p. 283.
I, tkinain, wrent de Daraa, 162.
*i, bùnain le roux (conrondu arec
Dinadan, p. 443), époux de la dame
da Molooul, pp. 448. U2. cf. p. 437;
fte Eut te compagnon d'armes de
GuiroD, G3ta, G32, d. pp. 447, 44^:
sea avoDtures avec ce deraiar, le
bon chevalier sans peur et antres,
ft30B.63la. b;a le dessous dans ano
combat contre le boa chevalier sans
peur pour les habitants de la Dou-
wurease Garde, 63la. b: ne peut
prendre part nu tournoi d'Hene^lon.
fi32: est Tninquflur dan.> cehiî du
Cliàteau des Deux S>£ur.s: cunfieaa
f^mme n tïuiron en i>ariant pour
vencer un cousin; ses aventures,
<>33-4: aime Bloio, p. 453.* qu'il
enleva, pp. 4itï, iôy, ot qui est re-
conquise sur lui par Guiron: celui-
ci le délivre d'entre les moins d'un
Î>''a»t, ^1^1 ; a renversé Abilau, p.
Bl; a éié vainqueur au Passage
périlleux, p. 462; obtient le pardon
de Guiron; ses aventures aux deux
tr-urs, ou il est retenu, p. 4<>.'H,
^638, note, cf. p. 490; sera délivré,
t). 465; est dêii\Té iKir Guiron, p.
i66-7,etdelaprisond- V "^ - ■ 'm.),
cf. p. 4t*â;est renversi is
et voyage avec lui, ' yy,.
461, 49t ; ses aventures avec Gui-
ron, pp. 4fi7, \^\ sa mort, p. 467.
Vanarn, v. Oanatn I.
ÙQnalrft, v. Dsrnnntes,
Dcneùrun. est vaincu par Guiron, p.
4ti7.
Danemaretu, le Danemark, 3d6a, p.
4W.
Danén, v. Danain t.
Panidain l'orRueilloux, cr>asin de
nroiuis, est forcé par Meliadus de
reiâcborLao el Pharamont, G33.
Jfoniilp frère de Brunor te noir, p.
331.
Oanois, v. Dtnor 2 et Ogier.
t- Oanor le blond, frère d'armes du
roi PoUnor, p. 443.
2. Danor, cousin dAriohan, p. 466.
Donuble le cotira^eux, se met en
au^te du Graal, 39ô a ss. ; cf.
«ruhre.
Dura*, l'bôie de Tristan, de Dinodan.
de Palamède et de Mordret. 142,
1 W-9. !«, 161. cf. p. 475, de Gahe-
■ riot et de Keu. tT^; pour veof^r
^" fils il tient en prison pendant
quelque terapt Tristan . Palonède
et Dinadan, 165.^, 161-3.
liar'ir>innf, for^t. p. 371 (d'Ardoiaoe.
lies? Ms. la fortil — ).
Ul.
i.'„, -....,.- .. V. Dornantes.
Oamanus. forêt enchantée, oîi fut
enfermé Merlin. îla as., 522, pp.
189. 103. 286. 400. 476-7.
Uarubre,h\\ (= Dônuble?).
tktvid. p. 441-
UeUabîe, v. Oelitable.
Itilict, retrouve son frère Gatehout.
41, p. 47I>-6,
Ûciù, p. 443.
iJelitabU. i'IsU —, on est située la
Cité vermeille, 369; la Forut —,
p. 438.
ùatiohetie, la — bloic. hh2; ta — che-
nue. 92; la — deshérilôe. 4{»8-17.
441 : ta — mesdisant^ 6H ss.. 73. 87-
W. O-M.p. 71-2; la —muette, 311;
Ia — au samil Jaune, p. 4ô2.
Orrbtoù, p. 67 Aa fortH d'Erbloï»^,
Ik-rmentes, p. 47G. cf. Daruaute».
Ùfrnus, p. 3Si, faute pour tPcntns)
Perinîs. .
[t^r^ri^ -■, '"i''i"1a8, Taulasî-
/ T, surnom de l'a-
.iés, 11. 447.
M-.uu.cf. Tdrtre; l'hie— p, 438.
bcsruiable. tksvoyc, la hortst —, p.
455.
Dru, V. Do.
L^rvai, p. 55. cf. Val.
Dhelys. p. 2M, faute pour Pelis.
Diabrl, neveu de Percevol. 498.
Oidijenne. femmd d'Argan, 96.
/JirtlïTiJ. — te(e)tM, géant, 40.
Ifiane (La fordt de), o35.
Oùi&n, 82.
Dieu (Le) des merveilles, 15-
Oinaaanlt) [surnommé quelquefois le
roux et confondu avt^c Danain 2,
cf. p. 413), (ils du bon chevalier
sans peur, le rot d'Bstrangorm, el
frère de Brunor le noir (et de Daniel,
p. 33t}: sa gaieu^ et son esprit
taquin. 12.*. 126. 148. 18t, 211 as..
242, '-"-. 'iT.x ^^^.M 267ss-.282d,
361, Mil, 490, 573,
pp. . : est emparUit
\Ù9; HA cniiquti 'lu la coutume de
jouter, 243: sa sagesse, 217. 258; sa
valeur, 211, 216. tJlO, p. 443: son
élégance, 584; méprise l'amour,
26i. pp. 89. t6t ; est bon musicien.
584, 208-9; fuit la connaissance dft
Tristan, 105. cf. n. 467 ; «es oven-
lurea av.M-! lui. Kl;*-!!!). 113,624, n.
443; est ilnnâ les tournois du Qia-
teau des Pucelles, l'.C. 134-5. 137,
140-2. cf. pp. 114, 475. de Louve-
rerp. 374^. 378-81, et do Galchoul,
282d, p. 483-5; son séjour ches
Daras, 148-9, 162-4, 166, 18t-3; ses
— 506 —
aventures stibsôquentcs, p. 133-4;
su reni'OQtre avec \*) chevalier {q-
connu et Tristan, l'J9-20O; ses aven-
tures avec Marc t?ï autres, ■ÎII-22,
225-î>. 2.18- W; son séjour à la cour
d'Arthur, 243-S,î.^2 a; trouve Dalam
et autres: va chez Palamèile,2.îS-y;
adresse uu lai méchant à Marc.
•'67-d; ses aventures avec Seçurant
le brun et autres, pp. ÎIt)-'20, 432,
avec Tristan. 338d, 3GM; reste à
]q Joyeuse Garde. 31 1-3. cl. ^i, 275;
se met en quùtvi du Graal,39ja sa.;
ses livontures avoc Tristan, qui
l'envoio chez Iseut, 4Û"2-T; accusé
do trahison, il osi défendu en com-
hnl singuli'T par son frère Bruaor,
AGU, '-t'S-'J, et sOjourno chez Tristan.
ft- 337*9 , qu'il assiste d'abord dans
s combat h. la Joyeuse Garde, sur
Ief(uel il rcnsoit,'no Arthur, 490,
puisilaus lagu'?rredu roi d'Irlande,
■11'-, 4iï2a; retourne avec Bruaor
chez leur p^re, p. 348; ses aven-
tures avec Tristan, après sa défaite
par Guiron , p. 467, ol avec Pala-
mède, p. 46S ; Tristan lui narta da
la fllte do Marc, p. 441; va voir la
tombe dn Peadragon, p. 491 ; fut
enlevé par Lucaoor lo grand el
dôUvré par Tristan, 542, <iui lui en-
voie une dernière salutation, 519,
dont lu mort le remplit ded^sespoir,
.'S73-4, ri. n. 4JS7. el qu'il flssaio de
vencer en faisant la guerre à Marc,
570-8fï, cf. p. 40U, retourne en
Logres; est tué par Açravain, tiOO-
13. cf. 258, et enlrrrô k côté do
Palamèd*?; Ii> deuil de sa mort, 613.
Oinai. sénéchal de Mure et ami de
Tristan, 28. 7ôa, p. 63' est chargé
de surveiller Iseut, 80: trouve
Guinclain . fit ; a hébergé Gou-
vernai, 105; Tristan lui donna la
dame de Porsides, 119: est ren-
versé par Ivain aux blanches mains,
170; cauAe avec Ueut, 170; donne
l'hospitalité à Oaheriet et à Ken;
la Ddôlité de sas bracttcts, 177-0; est
&a!ué de la part do Lanrclot, 179;
prévient Iseut du retour de Tristan,
p. 17'2, qui séjourne chez lui. 270ss.;
prend part k lu guerre dos Saxons,
272, 27o; prend parti contre Marc,
8p. 18S. 181-;, 21)2-3; gouvorne la
ornuuaille pendant la captivité du
roi, pp. 204,^06; rend service aux
amants, p. VO*»; ses avimlures pen-
dant les emprisonnements do Tris-
tan. ÎH9-3; héberge Sagrnmor, p.
2'W; est assiégé par Marc, ;i!(i, .lil)*
3; rojoint et accompagne Tristan
en iJogres, 470 ss.; a délivré do
prison Brunor lo noir, 472, qui
avait pris sa défense, -iK3: retourne
à la Joyeuso Garde, 480, 4&5, cf.
470, où il restA. 4H5, iS7; héberge
Bagremor et Tri.sian. qui meurt
chez lui, 545 ss.; est désolé dâ la
mort de son ami, 579 ss.; conduit
à son hétel Oinadan. ôÂ^, avec
loquol il fait la guerre à Marc, 587-
8; refuse la couronne, 594.
Dioccnar, Dtodenat, aeieneur du
Passage périlleux, p. 461.
Ifiuiiicitis, roi de Syrie, p. 436-
liiran. p. 470. cf. Driant I,
/lithert/n, p. 331.
/ltfi'.v lamottreuir, 73, 68.
/Jij Chevalûrs (\is Château d*»), ?S4ft.
28(fa, *2>Wfl, ;ii)*i-7.
linort, localité deCornouaillc, p. 228-
/kl, pcTf) deGimet;ais d'Ares, p. 223.
Doc, p. 272, faute pour Lot.
Dodirul {Uodtnian, fauto pour iM>di~
niau], le snuvaç^, prend part aux.
tournois des châteaux de la Lande,
30. el des Pucelles. p. 107. cf. v.
476; est renvoraé par Tristan , 34.
201, 339, et par Palamède. 375, cf.
508, qu'il a combattu, p. 78; fut
vaincu par Lamorat, p. 237; est
blessé par Alexandre l'orphelin,
S. 200; se met en quête du Graal,
l>ja ss.; rencontre Tristan. 508.
535, qui, avec Giiluad. est héberge
par sa sœur, .S09; est le parent de
Bedoin de la Marche, 552; est
secouru contre lea iruiite-sit che-
valiers de Morgain par Tristan, 6*24;
eât vaincu par Guiron, p. 467.
IJodoniaus, confusion des noms Do et
Dodinol, of. Doniaus.
Ooivrs. rie châtelain, le oomle de),
pp. 217. 4X4.
l/oicc, Ù'Aor, V. Douce.
Uonaym^ v. Uanain I.
Doniaui, v. Dudoniaus.
Uorman, lo bon chevalier de Nor-
galles. p. 441.
Ooryan, v. Driaa 2.
/)0M, V. Do.
Doucf, la &«(«. p. 290.
1. Ooiilimrcuse Çardê (la), oommAe
aussi la llauto Garde, p. 44?-3, et,
plus lard, la Joyeuse Garde; chi-
teau qui fut conquis pur Lancelol,
31, pp. 140,443 ;aveniureade l'ancien
seigneur (Urandus, le Lanceloi; cf.
p. 4Gti) <!e lu —.71-3; la discorde
de.s habitant» de la — avec c^mx.
de. Louvezerp, 631 a, h.
2. i}ouluureu.te Tour {Vharirf), la,
château du géant Caradoc, fut con-
quise par Lancelot, 41, cf. pp. 4tiG,
■1H2, 488.
1. t)rwn[t), de lUe (étrange, p. 470).
aoa Dos (cl. Bruianl): conipo^on
de Tristan, 46, 49, 51-2 ; substitua à
Gauvain dans 772. p. 330.
2. Urianit)^ frère de Latnorat de
Galles et de Tor, 150, cf. p. 48t ; sa
— 507 —
valeur, 307 ; est renversé par Tri»-
ua, 17, qu'il fL'lrouvt' en lyjgres,
107-9, Itl ; est (in quiHe du cheva-
lier à IWu noir, Iw, lô7-ë. !63*est
k la cour d'Arthur, p. 140, cf. p.
138: joul« avfc M--^"' " :- '
part AU tf^iurnoi il
m, 200. «1-5; d.
se bat avec lui, p. :2'23-ï. i!i« met eu
qu^lode Lancelot, -Mn, 3(V\: ((uille
leCb&tûJUi des Dix Ctievalien et est
tuè par Gativain et Trcres, 2>I8b.
307. cf. 250, 3^2. 306.
3. Drian{l), cousin d'Krac, Tut tuô
par Mordret, 2dfia.
Or-' 'm. Dmsin,
fs: 1 ron, p. 4â4,
huoid<4, UumitUl. du OiLflot, 317-
îlnelle. château. 300.
'■ ' ■ ■• <-l.
lia de la Rocbé), 186,
HSi(. \\il, pp. 136, 137.
fJunnort , ont vaincu par Guiroo,
p. 4h7.
D\uber(fo, p. 331, Cf. Disbergo.
SM, T. Hebftl
Ecossais ileai, p. 43(V7.
La reinn d'— , lit cadeau d'an pavillon
à Palamèdc, 12S, d. p. 470. ses
amours av«c U«IiaduB, p. I4V5,
480; «e dispute avec la r^ino dOr-
canie, p. w'J; regards la bataille,
p. 44ti: est rendue à son époux, p.
\4fi-7.
Le roi d' — (cT. Afi'uisant;', «t ju^ du
camp pendant le combat dv Tnstan
contre Blanor, 3S : prend part »m
tournois des Châteaux d>;9 Pucelles,
114. 119. Lit. de H--'-< -I'"-- '^t.
192, 192a, do L.)u
37S-«, d*-<>.rlton, ;
lo ' ^
3j<
'Miini,
hs^
:à sa cour, lialohou:
une èpée des Brun^. p. • .
veu^yant lue AbsaJon.iiuUu privé
de Te«ata, e^i chassé, puiv blâmé
et renver*^ p-- ':■--, tj3.î.
1- Edtiuart.r*.-. re. 172; son
tivre, pp. K'< ' cf' P- *^3-
2. £dflUtfrM'Ori,auie, iVèr^^deSadoc,
prend part au tournoi de I>ïuve-
larp. 37^9; secourt une demoiselle
•t ett Tainca par (ïuiron. p. iû7.
3. Edouart. v. Erdoaol.
Edran, p. KM.
Edward, p. 27i. v. Edooart ÏÏ.
fOi/ptc, p. 'J.
Sicam^ p. iH6 : cf. Imiani.
SipbMU, p. 27Î.
Etidc, traîtresse, se venge daMorhout,
p. 452.
Ehsfa, p. xxiM, cf. p. 477.
Elsiian^ tr'^uv*> Giiiron, qu'il amène
chez lui oc à qui il raconte une
histoire^ p. Kh\-b.
Rmn'es. v. Ksimores.
Emoni. p. IQfJ, cf. p. 484.
Ettû'M:, \. Siraoc.
Enchantceur. -Ur§ae (le Ch&leau de
1), 11, cf. p. 475.
Etice, 82.
Enifrnes, v. Eugène.
Enuif. fille du duc d'IIuiscam. est
Si' -^nin; Senahar et épouse
K . U)l , cf. p. 4'j7; arrêta
h' . de ^oxx mari contre
Liimuf&l. Ô37, et coQtre Guiron«
p, 467.
Enrit^i. se met en qu^te du GrattL
39:<a ss.
Krvsiiîfi V. (Irisides.
En ■ 'XoHt, de la rivière, se
Ml ' du Graal , p. 284 ss.
En'
A',..
■ arjoc.
blois.
cf. Bdouart?.
ï. 616-17 (forme variée
.1 I
Erdi, .. u ■ ., i>. 272. v. Edouart 2.
Erec, Ulsdo Lac et d'Ocise. pp. 114,
210,215. sa5tBtur<;, 391a; les ea>
chanlemenlsne p**uvent lui nuire,
290 a: est en <^u<**te de Lancelot,
«S't- ■'-" ■ ■"-•'■ '-" -."■'''- cf. p.
•l< rlaet
ï' ' v.-ontre
Alciau'ir-? l'oïpUt^liii. p. ;^j;aomet
en quiMeduGroal, 395a ss.; raconte
de ses aventures à l^eut et punit
Gauvain, 4iO-I ; ses aventures au
château d'Enide, qu'il épouse . 422-
Vi, cf. p. 407; asaistn Tristan daas
la guemî du roi d'Irlande, 41f2; .^es
aventures avec Bsnin et autres.
G27 : riart pour combattre Ouiron,
qui aie dessus contre lui, et qui lo
délivre do la prison de Durmort,
E. 467; tua sa sœur et Ivaia aux
tanches mains: fut tu^ par Gau-
vain, 386a, ÔÎ9.S5H-9, cf. 5ti8,571.
:.71 a.
Hrman, v. Armant.
EtTHites (La Uoche aux),?&3.
Ernant. v. Brnaut.
1. Erriaut de la Lande, p, 448.
2. f'rfjaunerou.f.duciieNormiDdiQp
p. 488.
3. EmaiU, cf. HemarL Hervaull.
^ 508 —
Ernoul, Erveus, p. 359.
Brveil, v. lïival.
t. Hsrnlit}Oi<c) le mO«oanu, p. 284 (=
2 -(U'épée d'Arthur, 330,
■.557.
1. ièscanor 1« brun et ses enhoU,
* p. 438.
S. jEfCOnor le ffr&nd (le noir), de la
HaotBgne. géant, p. 487; sa mau-
vaise réputation, p. 439: 03t dôsor-
çoané par [lohort^ ç. 432 ; en veut
à (inlroa et k Danam, 031 a , b , cf.
p. 437 ; SOS aventures avec ITolianor
du bOBca^e, p. 4'iS; veut venger sou
ODCle sur les cbevsliers errants;
«tnprisonne Meliadus, Gauvaia,
Lac, Blioberis. G31 b. 632.
Esclabor le méconnu, Itabvlonion, fils
d'KscIobor. Trôra d'Alpbasar et
Îère de Palamèdo, 30, pp. 190, 4gS,
S9, le préttrô de ses cnrania, '(CH,
630; s^oume avec sa familla à
Rome» en Northumborland et &
Camaaloth. 630, cf. p. '»45; ses aven-
tures avec Arthur et autres, p. 411-
:ï:esl secouru par L/ïodagon.fi.ll b;
se met onquf-lu duGraal. p. '284 ss.
(cf. Escaliborc li;8uilGalaad, (lu'il
aa.sisle contre Marc et les Saxons,
51ÎV25. p. STl-'S', sa mort, 3Wi.
£jWfn7c le méconnu, p. 281 ; cf. Escla-
bor.
Eiclairfb^rt, v. Escaliborc I.
Ksdamt}t\ p. 28i; if. Esclabor.
Eseor. le cbevalior d'— , se met eo
quille du Graal, SOrm sa.
Escorall. Eirurant. v. Escorant
1. Esror'{r)aut le pauvre, parent d'Hc-
lianor le pauvre, p. i-A, et cousin
de Boranor le pauvre, p. 401; est
blessé par Asor, p. 438, et blesse le
Morhout; va a la cour de Camper-
corratin, p. 4 il; prend part au
tournoi d'Urien. p. 488.
2. Eicuranz, roi de Sarras, 507.
Esera, père de Tesala, p. 455; cf. p.
436.
Etîlan, V. Elsilan.
SilitM, V. Hélices.
Esmerrs (U la Hoche, est renvcrsô par
GuiroD« p. 455.
Esonain, roi de C&rmolide, 631 b.
EmtrUeX^ le Palais — de Sarrts, 515,
Rspint, V. Armant, M«li08, Noire.
EspinttcTi. cf. Eapinoio.
fii;mwc/« de lu Joyeuse Garde, p. 225.
EspiiUHfrcs, ÛU du roi de Northum-
berland, nn, SI». 271; renverse
Uiaadan, SM: sa aamu lui estreo-
du>^, 382; est vaincu par Guiroa,
p. 467.
Ksfiinitie, -note, forAl de CornouaiUe ,
79.
Kitanbor. p. 373. v. Esclabor.
Kstanc, •aug, -ant, -auf [le chiteaa
de 1), pp. -18, 479-80.
Estoi\, V. lleclor.
Estrangf. la forait —.222. p. 4M: Visie
—, V. Oriant I ; le seigneur de V —
(pour Eslroite?) MareJu Ml se-
couru [>ar Galehout le brun et
GuJron, p. 137 , le chevalier à Vacu
— , Tristan; \'é\)ée aux — s f*«7iftf,
de Galaiid.
Kstrangor, cf. Bstrangot.
Estrongorr^, royaume du bon chera-
lier sans peur, pays de Gosouaîn:
les chevaliers d — sont mis eu dé-
route par le Morhout, p. 451.
Bitranijo[r)t, pays ou habitant d*^-
lranporre(?V, cf. Gosouaîn, pp. 283,
48(i. ,U)ilan. p.4(il.
Eitraus, v. Keu 2.
Eslrtiit {\^ Chastei). 452. 478.
Estroitf Marché, cf- Ilarpin I. Le roi
de r — est renversi* par Rraoor le
brun, 621; arrête le combat pour
la damo de Ri^col, p. 438; prend
part au tournoi d'Unon, p. 488- Lo
soignour de 1' — (cf. Estrangf), lieu-
tcnanl du roi de Nor^llea, p. 446,
di^'Uvre Léodaçan de prison, p. 449;
Guiron lui prit la dame du beau
couard, p. lôO; est secouru vtr
Hector le brun et Adalon, p. 451.
Vn chevalier do r — avertit Léoda-
gan, p. 446.
Etsera. v. Gsera.
Eugrne , chevalier de Gaule ; set
aventures avec Galaad, p. 299-304,
qu'il diUivre de {prison, 44tj; sas
combats avec Tristan el Polamèda,
447-8: est ronversô par Brunor,45t.
Bralac, v. Mordrain.
Faisant, p. 44.
Palis, V. Felis2.
1. FaranU), chevalier de la tour do
rile de la Fontaine, est tué par
TrisUn, 327-9.
2. Faran te noir, se met en qnHe du
Graal, 395a ss.; sa mort, ô2G.
Forifn, oncle de Lombéffue, 36. cf.
p. 470.
Faudar, v. Senahar.
Faits, la Voie, le Val, de — Soulût, p.
463.
1. Félix, roi deComouaillo, 19. cf. p.
478.
2. Felisi'Z), se met en qu^te du Qrsal.
p. 2S4 sa.
Fehn, le Château —, 59, 449c, 530-2;
lo Trespas —, 455.
— 509 —
Ar. rtl4 au Pont d« — , pp. 125, 140,
49tt, Ta Fontaine aat — s, [>■ 170.
Ftramont. v. PUaraniODi.
ftrgui, compBfDOQ de Tristan. 46,
49, bl>2. qa'n esuio de c<:>DSoler;
va YOir Iseut. 77a, 78a. 78-9, R3;
cherche Tristan. 83, tsur \cf\uûl il
reiueisne la cour d'Aritiur. '^61 ,
prend parti contre Marc et est en-
vovô par Tristan à Alexandre l'or-
phelin, pp. I(*8. 481-2; est ovec
Espinod^. p. 225; se met en quéle
du (iraol, -ll'ôa ss-
Ferrant, v. Faran.
Ftri^ffUJ, V. Kerguf,
Fibliai, V. Sibilias.
Fiaimer^ p. 4»4, cf. Flanncr.
f'"' ' -i' ■■.
cf. p. 484.
. 'tp fa). Î02.
e de Morgain,
!;*Tengier, p.490.
rnj ijlle?).
yUur (U ','
sefnttéj'
Flùilc :
Fïùrt
477.
FolaXUe le fort, cheval, p. 48S.
ijpcieoDe» pp. xtiii.
Foie, trésorier d*Artliur. est tué par
Dapitnet, p. 491 (= Frolkrî.
Foramf. la Terra — . pp. liKï, 483,
324. 350, 368-D. 427.- les deux ftèrt^e
de la Terre —, 633.
Fort, iMchAleaux de la— ^
p. 466, du— TrespoM, p -
—, p. 4«>-l; la Roche-, . . ~..
Fortune (le château do la), 72a.
Franre. np. 2. 15. 404, 446; cf. Gaule.
Francs, le roi des — est renversépar
Brunor. 621.
Franchise . la— Tristan, 63-4, 639-
41; cl. p. 402.
FreiUe, v. FroUe 1.
Frèrej, ITIe aux Deax — 253.
FritMtnU, fféaal,et «es rrércs, p. 437.
Fri^' 2»6. .
1. /' ;. . Frohnl, trouve
I^mortit, ^tp. (U, 47'î.
2. Frotte, nrinco d'All«>aiastie m de
Gaule, fils du Saxon Ai" '
\\*\, H père de SamaJ
par Arthur, 18, 527, Sj'_. , ,.. , :,
44tl; son épée, 554-7.
3. Frvtlf^ cf. FloUe, Foie.
o
Gabanasar. constructeur duCImteau
r<iilon. 6.'U), (Galanasar} 449 c.
Gad, Cl. Gast, Luce 1.
(itunor a la belle omitf, se met en
?nèie du Ura&l, p. 263 sa. ; sa mort,
|t}-ll-
1. GaktrUt , Gahan'et , Gahcrtt ,
(souvent confùndu a^'cc Guvrret],
lo meilleur dei fils du roi Lotn
d'Orcaaie, '21; sa lûyaut*>, \jf):
sa valeur, 3tO, p. 137; »on château,
445; accompagne le Horhout. 2:^;
est dans les tournois des ohÂteaux
de la Lande, 20, 30, des Pucelles,
IÎ6, 128. 132, 137, 140-t, 115, de
hoclT? diir^. l'X\ d« I.nuvôjerp,
ri 19%
8, . des
Celli. \.i:r tai.--i ;. ti. (-i ■.■■.■. ;.■/ lirU-
Dor le noir, f<0; enlevn la damo de
Maian, \02: est renvers** par Tris-
tan, qu'il empêche de vaincre PaU
méde^ p. 92: est en quAtf du cliev<i-
lier à Tôcu n ^ T ' ' '
154, 157j, lt;7.
cJ.p 139, qui '
Î<KV; snrveill'-' t'i tue m tuér«, duiit
n ^parirn'* l'amani Lamorat. 210,
Vti. ' " ?i'', iaO, 255, 30h. 310.
p|. 'lourt les demoiselles
de '...:., -^->; lut ronversô par
Palamédtf, p. 199. cf, p. 481; son
combat et sa râcoocilialîon avec
ses rrëres. ^^a; «^a aventurée
avec Perceval, 288 a, pendant sa
auèle de Lancelot, 303. 3(^. avec
linadan et Tristan, qui le renverse
en paasaut devant Gamaalolti. 3&4-
S, 338 c, 340; son séjour À la Joyeuse
tiardo, 371- 3 : ost en quéie du Graul.
395 a ss.. cf. p, Î21 ; est r*tnv»p^ii
Kr Palamôde, qu'il ai!
ns le tournoi d'Aigrev
renversé par Galaao, loi .... _.-_
Eugènr, 44U; aasiste aux joutes de
Gauvain avec Brunor. iw, et. p.
3*11; était elle en t ■ pour
d'^Iivrer Tristan, nily
dans la guerre du .... ■.> . . .a.adi« ,
4'i2, et à qui il a parlé de la Iteste
glatUsant, ô04; enterre Hel>és le
renommé, 507; est renvoi se p&r
Galaad, qu'il a traité de poltron.
527-9, par Samaliol, 556, et par
Palamède: ne peut entrer daa4
Corbonic, 556-9 ; dit une complainli>
de la mort de Tristan, 601 ; est
désarronné par Branor le bruu,
621, et par Galinan. p. 432, cf. p.
439; eut un combat avec. Blioberis,
1. 441 ; est vaincu par Guirou, u.
iiil ; converse avec Arthur après la
df^faito dos Saxons, pp. 406, 482.
1. Gaheriet, Guturis, ae Cara[c}htu,
fut renversé par Glaudio. p. 301 ; sa
met en quête du Graal, p. '283 ss.
3. ^aArrcV/ tilfl Z^m&aU«,cLGuivretl,
Uarin.
Gai (le Château), 617.
Gawïor, v Gaeoor.
J
Gaimert,it. 4oi.
Goit. Gai. cf. Gast, Luco 1.
Ùùluad. le (trôs') bon, le bênetir^, che-
valier, fils ae Ijancciint ft '!»* Ia
nite de Ptillcs; sa n oi
SDti enronce, A^Ha, . sa
bonté et Bonindulgon. ., .: , .*.">2,
p. *23I ; %SL TMitire, sa. modestio ot
Mcourtoiaio, IIO. j*i7; sa dAvolion.
434, 50â, ô-i3, 527,531 ; sa chastotô.
311, cf. 505; sa haute valeur fit sa
reDommée de meilleur chevalierdu
monde. 4Î3. A2.v6, 437 a. UO. UO,
448-9.419b, 401-2. -i!t^,M>9, .'iTl 0,575.
pp. 1-2.222. 28i,44.t, i9l;sa beauté,
ozt, 527: flon ima^^ k la Joyeuse
Garde, 314, 3U; ses statues, 410,
532 : son Ôcu, le plus souvent hl;inc
avec une croix rouge, 39riB, IMI,
423, AU, VJ4, 503, p. 359; ses épiïos,
512-14. 524; est armé cbevalinr,
391,392a, cf. p. 28*J. et accomplit
pluaieura aventurci: à la l<'lo <!•' In
Pentecôte du Graal, pp. 27r.-s, ';8I-
2, cf. 200. 311 , 3i7. qu'il fait vœu
de chercher et qu'il porte à Serras,
395a-30aii. *9ti. -199, 5i);-3. TilO-lS,
p. 392-3, 'i^ 5^iI-2. .V17; sujiphtnii les
coutumes du Château orfrucill"?ux,
[>. Dtj; lui et Tristan mirent a iiiivrt
08 chevaliers incités par Morgain
contre les chercheurs du Graal, p.
219; trouve Segurant le brun, i/f ,
cf. p. 432; *ca avcnlures subsé-
auentes.pp.219-2l 223,230-1 ; récits
de ses exploits, 401-3, dont on trou-
vera beaucoup daiislelivrndrCli^ir-
lemagne. ilU; ses aventures avec
Tristan et autres, Wi-*;,n. 17; ses
combats avec Tristan cl Palamndis
405, 447-8, 62fi. p, 3i8; tue Dalides,
625; secourt Enide,422 as., 437a;
ua aventures avec Eucëne. p. 299-
304, qui le d'^livre de la prison de
Brehns, 413, 416; trouveet renverse
Palaméde, 491-5. p. '.91 ; Tristan le
suit, ot, avec Palamùde. est neuve
de mort par lui, 501-6, 509; va
secourir Arthur contre Marc r.t les
Saxons, dont il met l'armt^e en
déroute. 519-25, pp. 372-3, 225 ; Marc
lente de l'oropoisonner, 526; «es
ovenlurcsavec Bamaliel, Agravain
ot autres, 527-9; mnt fin aux cou-
tumes du Château félon, 530 2, pp.
3Cï9, 312; retrouve Triston, 533, son
affaire avec bcdotn de la Marche;
anne Samaliel chevalier et conduit
, Ivttiaà une abbave, &52-5; sa mort,
567.
La Jfcrtwt/te —, l'ancienne abbaye
d'Uterpendragon, 52(>.
Galanan de Benoic; eu tombe, p. 231.
(ialanaxar, y. Gabanaser.
Galdn-ich, p. 10.
1. (iairgantin, roi, se met en nudte
du Graiil. p. 284 sa.; est trouvé par
Loncylot, p. 372.
2. Gatcfianlin If Gailois, ae met eo
'[u4te du Graal, 39^) a as.
Gair.h'idin de Sorelnis, conduit Hina-
dun, pp. 500, 484-5; prt-nd pnrt au
tournoi lie Canir ' ' ' " "^'28;
eatemp)^(^lté))<ii i ver
Iseut, 374. et : . , . ain,
qu'il a délivré de prison. 376; pré-
side le conlMt de Tristan contre
Palamôde pour la deaioiftelle déshé-
ritée. 411-5, cf. 417; cal renversa
.par Galinan. p. 1^' >■' " 'i*: «es
cli*'vaItors furiM An-
mède, p. 413; i< mle-
gantin, p. 372; cl. Li-ilciiout i;.
I . Ooleholtt. te haut prxtur d.» Soreloie
etdesUe*;' ' l*" lininor
et de la./' •". cf. p.
477 (cotii . js avec
Galehout 2. avec Galehudîn 4>t Ga-
laod.cr pp. 292,17,443. 141, note I.
avec Gaherictf?), p. 3-i): sa guerr«)
avec Artimr. 55 . 212, 575, pp. 131 ,
441. 4(ifi- sou séjour ovec Lancelot
en Soreluiït, pp. 2S. 30, 441 : quitte
la cour d'Arthur (cf. p. 149), pour
chercher Lancelot; voyage avec sa
sœur ; sou combat avec Tristan : sa
lettre à (ruentôvre, 41 , cf. p. 476;
fut délivriS de la prison de Ceroa
par Nestor de Gaune~«). T:t. H7 91 ; «
donné un chiteau à K' n»,
3()5; ses tuiirnois, .1' ip.
195, 201, 4H;1 ss.; un.; ...... -■ r\
recours à lui, pp. 19ti, 483-1 >■ :■■
avec Branor le brun, p, i. , - ■-
aventuresavec Lancelot; estvuiacu
par Giiiron, p. 4ti7: ses truerres
avec Marc et If- <"---• ; ^^ i(t9,
■181,490-1; sa m.. K),
■ill , XXIII, 477; - ■ I I4
Joveuse Gaivlo, 3U| pp. 3M>, 409.
411.
2. Galehout le brnn, le chovalier à
l'écu d'or {cf GuironJ. Ills d'Hector
le brun. pp. 420, 437. 442; sa hauLe
valeur, pp. 446. 451, 151, IXH, inn
♦^p*^e, p. 461; a Hé le rnmp:fi:TiOD
d armes dujeunetrui' ''a,
t't'M a, p. <88; *e* avi -i ce
dernier. Sflgiirant le bi un n .luin»*,
pp. 131-2, 137-S. ^11-2, 451; tua
Aquilan, n. 451; établit les cou-
tumes du Plissa^'., périlleux, p. ICI.
et dos Deux Taurs, p. 4<'r4; £e battit
avec Uterpendrapon à la Fort
Kspreuv^, p. l&U; prend part à la
Suerrc des Saxons cl au tournoi
'Urlen; a vengé son père, p. 488;
sa nièce époutta Altxans, p. '^23;
SA mort, pp. 151. 451,
Galcoitio)th, v. Galehout.
Galestin, dac do CSare ncf", ost vainco
par Guiroa, p. 46^.
GaleMiintin, -tjarufuer. •gujue, v.
Galegaiitiii 1 .
(rafirn, est laé par Galaad, ]i. 231.
1. Gûlinan , chàt«lain. ein|<risonn**
GutrOQ , doat il fait nourrir le OU,
!>. 464.
i. Galitian le noir, (ils de Guiron, p.
M; M valeur, pp. 432. MYi; est
excoUfMit musicien, p. |(3'2;sa mau-
vaise reputaUûD. pp. U9, Wi, m\;
fut renverst5 par Lancelot, p. 4&);
sa mort, pp. 432, 439.
Gaimdest -inauf^, se met en i|uôLâ du
Graal, p. 2»4 as.
GalUgodin le courlois, frèra du roi
Armaoc, est tu6 par le roi d'Ecosse,
p. 4M.
fiatlrtt^t, V «i.\lHlioul.
tiiiikron 0/ ùatuay, p. 277.
GaHjCS ilo pays de;-, i.'a, p. 437, au-
irefois Ll<^)cide, 502 : roy&ume
dUrien ol d'Ivain I ; Pelinor. père
de Lamorat de — et do P>!<rcevai de
—, s'en saisil et en devionl lo sei-
gneur, p. 4&S, cr. II. Ï36.
Le roi lie — , prend parî au tournoi
de Louveïorp, X>3. 376,37&-9. 381,
et à la guerre de &Ielja'lu!>, p.
445-7; épo«»o la nièce de Cinudas,
p. '.'■■ -ft le ïournoi de Laii-
d«[r-
Le aa.'^. _ .: — —, écrivain de Mer-
Un, pp, 2i>3, 4WÏ.
La «âge pucetle de —, p. 466.
Gai[!nti4 flr), v. Galegantin. Maia-
qnîn 2, Percevai.
(iatjiuTiif, •ontif, le roi d'Oui/rr la
màrrhedt — esironverMépnr Bra-
nor le brun, C21 , le seieneur de la
(irandiandede—,ii. 43S.Cr.GualB-
gnia.
Galman, v. G&Iinan.
OalohoU, V. Galebout.
Galot, V. Gurlot.
Gùivoie, la reine de—, amante d'iTSÎn
de Galles, p. ni. Cf. Galleron.
Gannn, chAteau. liîU ».
Ganenwr le nnir, p, 2i(3; cf. Gtanor.
Ganna, v. Gauut^a.
dannirr. p. 46^. cf. Flanner.
Ganurit tu grande, p. 48».
V, - ■■ ■ f L^t, Luce l.
(t (Jarduel.
tj ... .--. ., amante dtiRunnVn S35a,
à40«; sa mort. Miù..
Oariet. v. Gaheriet.
Gariji de Lambatle, eai onlcmi par
Ivaiu. p. i'il. Cf. Gaheriet 3. Gui-
vret I.
CarIo(, royaume d'Urieo (p. 4*t81; cf.
Oucârdet.
Gosse le blond, p. 441.
Ga^^,s)t, cbÂieau de Luce 1.
Gaxte. U Forcft - -- "\% 432; la
Ttrrf —, l'tW.
Gaiitt. royaume Je Prollp,
de FharamoQt et d«tt ancêtres de
Guirou. 20, 623, pp. 440, 4S6. 488 : cf.
France: !«« annes de -'. 4t36; re-
nomm<.>e des dievaliers de —, ib.',
Vnt.\niv^A.' — . 1.1 cf. p. 476.
:><^ri8, de Lionel,
dviuomf , '.i-?s .>esioretdesBohort,
4.^, pp. iUl, 29(1, 440; cf. p. 488; un
ancien roi de — , cousin de Guiron.
apparaît ilorant Urehus dans la
oavorne, fM'r, Tobbaye de — , 96.
1. Gant. et. Ga5t, Lucè 1.
2. Gant, la dame de — détiroit, cf.
303-Ô.
L Gautier \(\ bruo, ermite, p. 218.
2. Gautier Mo''u)p(r], 392a, pp. Î90,
10.1-4.407.414. ■'
3. Gautier d'Oxford, jp. 436-7.
Gauvain. Gatniii, fils du roi Lotb
d'Orcnnie. neveu d'Arthur et père
de liiiinglain. est ri'puid traître et
feioti. malgré son aitcienne renom-
nu^f^dt^ modèle dp chevalerie, 37, 184.
r>u.42l.4:i*, r ■ :"' ^-s, pp.->3o,
4;tO,4U;cf., j. tiiionsde
772, 33c>7. pp. 1 valeur,
I H. 37.1, p. I.t7 . tu lorcf. augmente a
mJdi,2â.1a.291a;esttoutpetil4c0l*
(le Tristan, 116; son «^pt>c, 476; che-
vnli(.'rp tu.>s par lut :cf. j7I, llM) :
Bad<"ma^u, Erec, Gaîooan . Ivain
l'avoutre., Lamorat de Galles (cf.
247-8, 2.SS. 2ivt, 310. p. 24t) , Melea-
tfuanl , Mpraugis de Ponleitguej: ,
Pttlamède (cf. tiftt), Pelinor de IJs-
tenois; est dans les tournois de»
châteaux delà Lande, 2Ï^31, des
Pucelles, 1-26-7, 134, i:Vt, de Rocbe
dure. 192, de Louvezerp, 370, p. 467;
combattitSegurades, 34. ses quêtes
de Lancelot, qui l'avait délivré de
la prison dy Caradoc(41,p.4*Ki), 31.
30i-ti. 47(i. p. 441; ses aventures
arec Lamorut c>t tielmaut. t>5, p.
476; lui et sea frères {missent Bru-
Dor le noir, 71 ; est rsuversii par
Lamornt dans le Damantes, 72a;
sa prétendue messog^'re. 75 ; un
chevalier Gt vœu do le tuer, 92;
ijuitte Morftain et fait route avec
tristan, 11(>. 118-19; doit rejoindre
Mordret, 146 ; sa quitte du chevalier
k reçu noir, 150 2, 2(Ji-6, cf. ti23 ; est
Apargnt^ par Tristan, qui l'eropt^che
da tuer Brunor. 184, et qui Iriomjthe
de lui plus tard. l'J3;eardele champ
pendant la bataille de Marc: jouta
avec Hector et Gaheriet. 235; se
bat avec ces deux derniers, 283a,
et Bliobens, 296-8. p. 221; inter-
code en faveur de Perceval , 282 c,
dont la gloire l'aHlige, 312, qui le
— 512 —
désarçonne et qu'il décide de tuer,
313; uit renversé pur Palamèdo,
pp I9y, Wi-5, et envoya conlre
Clau'las, |>, 207; snccôdea Eroc an
Chàlnau il«8 Dix (llievalii^rs. ÎWJa.
288h, 30G-7. sns nmoiirs avon la fille
deMaboQ lonoir, VEHOu, et la lilludu
la roioô de ^o^ffB^^s, p. Ail ; ses
aventures dans 1 lie de la sœur de
Parceval,291 8;esthai irunedemoi-
selle de la parenté doGaletiout, 303;
assiste au passage du Tri»lau devant
Camaalotb; est renversa par lui.
338, 38S c. e, 3*2, cf. p. 485, et par
Palamôde; rencontre Gatebodin,
qui l'a jadis rt(SHvri> d« prfson, 37r>;
prend part à la fête de ia ï'eotecJte
du Graal, dont il se met en iniôle,
p. 280-4 as., cf. 517, 571 a, 40^. |>p.
5ïl. 223-4, '230-1 ; est puni par Ercc
d'avoir tnsulté Iseut. 4'il ; joutoavec
Brunor. 430, cf. 474. p. 309; est
désarçonné par Tristan. 471: son
combat avec Brehus^ 475-7, un
ancien frère d'armea, 47G; assistt.'
Tristan dans la guerre du roi d'Ir-
landOj p. 343, à laquelle il met un
termef sur Vordro d'Arthur, 49-i,
492 a, 493; trouve Polamède et
Galaad, 494-5 ; son r6vo, p. S'il ; est
renversé par Galaad, 503, 5'.Ut,
Branor le Drun, Gitl. Segurant lo
brun. p. 432, cf. p. 219, par Galinan,
Ep. 432, 439; ses aventures à Oor-
enic, 558. 38S a ; a parlé de la bestt
glatùsant à Tristan, Utl; sauve d«'
mort Arthur, p. 4iO; sos aveniurea
avec Meliadtis el Lac, p. 438. ûvi>c
Blloberis. Arthur et autres, p. 4tl-
3, avec Meliadus, Blioberis et Lac,
p. 447-9, avec Guiron et Lac, p. 15:1 ;
son emprisonnement par £scanor,
pp. 442, 444. 448: va voir Meliadus,
p. 444, qu'il fait prisonnier de
ffuerre, et dont il recommande
r'alTrauchissemenl, p. 446; est ren-
versé et vaincu par Guîron. pp.
447, 4H7; accompagne Guenièvre,
p. 468; cherche à encourager
Arthur; combat les Saxons n
Wincealro, p. 490-1; sur sa morl.
cf. p. 487.
CflriVr*. p. 481.
Gtiant, le Château au —,210;- la fon-
taine au —, 43 : la Forôl au —, 10 ,
rile au -, til . l'Ile des — s, 41-2,
287a, 484: le Pin du —, château,
pp. 441, 444.
Gemie , épouse de Cicorades , trompe
son mari, 15-16; cf. p. 477.
Gènes, est envoyé chercher Iseut par
Tristan, 542a ss.
Gcnnrvre. v. Guenièvre.
Geo/froi/. marchand do (^otootin, 541 a.
Geùn, âlO.
Gerot, p. 350.
Gerrarl,v. Girart I.
Gfsncsy V. Gènes.
GhctUUno.v. Kahedin 1.
Ght'.r. p 350.
1. Qihrrt de Val Brun, p. 490.
2. Gibrrs U peaenti:, 29ia.
3. Gif>«rt. V. Guivnsl 2.
Gtfjïat. Gif^el, ais de Do; an gaieté^
^21; est dans les tournois de lu
Lande, 30. cf. p. 467, do LmivozorpJ
37ii, p. 4t>7, de Golehout, p. \s.\ ; ^sP
renverst-i par PoUmode, 145; ar-
range une joute entre Daguenet el
Marc. 221-2, 225^; rentre a la cour
d'Arthur, 237; eSt renverw^ iiar
Tristan passant devant Ci ' * 'i .
339; se met en quAte
395 a 83., p. 223; est rt'ii . r
ï^amaliel, 55G, et vaincu par Gu«'
roo, p. 4fi7; jota Escalibort au I..ac,
330. cf. p. 'S I ; une de ses anciennes
amiesest la compagne de Guenièvre
au couvent, p. 473.
Ginevre, -vor, v. Guenièvre.
Gi{n)glain, -^(Oon/in, v. Guinglain
Girant. v. Gtrart 2.
L Girart de Camaalotb. est envové
par Iseut de la Joveuse Garde à la
poursuite d'Alcadocb, qu'il lue. p.
5S5.
2. f;irnrnebarbQ,p.431.
Oirblet, v. Giffleu
GireX, v. Guivret.
Girflel, v. Gifïlet.
Girial, r. Saint Graal.
liiru le bouts (Girolaboura?), 535 a-
^rr^n, v. Guiron.
Gi%pet. V. Gimel.
Oivret, v. (iulvret.
/;iT,reH^oitIepaysd'AUxaa8deGifll«t»
((ui 1 arme chevalier, p. 223.
Gtatve, V. Valet.
Giandcs, v. Lande.
Glar. p. 443.
Giot. château du gisant Nobon, 61-2;
cf. p. 47y-«U.
GlevfAeri, Glrt^Min. -dom^ châleati
drt Marc. 27 ;"cr. p. 4"U.
Gli'jan. V. Guiuglrfm
Glùiin le roux. p. 227*
Gtoi'ùtnAe, •^poua^d'ApoUo, 15; éta-
blit le su[tplice du hùober pour
l'adultère; «.si calumniée par Âr-
chaUii^ 17; sa mort. 18.
GtoveMn, v. Gluvodari.
Gluif, V. Volet.
Go, V. Got.
Goihcs tlurfji mains, p, 488,
Gohors, p. 4fHi, cf. iJJoroia.
Gffinr., v. Gemie.
1. Qolvstan. -listant, fràns de lait
d'Uector dos ManSs et diâtelain de
la Joyeuse Gardt* ; fait Oi*«ser 1«
combat de Lancolot contre Tristan,
.490; sa mort, p. 3C0.
2. Golestan, -Ifstant, le fort, OU du
— 513 —
Blortioul : 8«ft aventures avec S«gu-
rtfttlobr: - - " m,
kOa.esiv. M;
SOD aifair ; du
(ibàldBU iji«» Hucuil«a; h mort, p.
468.
Guwfalas, v. Gringalos.
t.omorpt, -rot, pp. 190, 482-3. 490.
Gonttrin, v. (îoudri.
Gonerifs, p. lliî, et. tiorois.
Gonnior, roi d'Irlande, 13, Ï5.
ftoraix, p. 4*1. cf. Gorois.
Uorge^jiain. v. Gurgeolain.
liornrval, v <...,.v. r.,qi,
Goroix, p. t 18V.
i.Corrr. j: Tn^nule Bran-
«s nent part
au iiM.;. ,ic.)i, JS3.
kl. (ioiTf, t 'i'.cf. Toivre.
çenal, ' u d.
~ H)ùin-ti>it, V. UuÂUuain.
ri/ile blnnc. p. 2îii.
" -'ouaiii.
1. */ i^orre; est eo
qu- iss..p."2'-0-7:cr.
p. Al^i , trst ri:n\oJdi^ [Mir Meliadua,
p. 444, et vaiucu jMirwniron, p \fu,
(pii le délivn; de la prison de Dur-
mort, ib.; sc« aventures avec Agio-
vaI et autres, p. 468.
2. Gutouatn. cf. Gnioaia.
Gossadin, mes:iager, répand un faux
hruii de la mort de Trinlan, p. 228.
Gnl. chiiteau, V.W.
Goudri. serrurier de Kaiitoâ, 535a,
MO a.
'GoHvfrnat, -ail, /Jorrm'f?, ^'^nlH-
bomme ■! >
maître il
ftduvo sijii ■ •■
Pliaramont, .' t
Tiy et lui «f ! ,
Morhout. 'ib; h^ c^iadinii; d.;:iïi : ul-
foire Avpc la femme de Seguradcs.
i\, p. 47r>; averlil Trisiiin da U
bainc d*.* Marcel l'acrompagn^ dans
là second voyagf^ en Irlande, 35
(pour le premier, v. 29, pp. xxui,
4^i); sa m<vprisc du philtre. JK-0:
est au Cbât<.«au dos Plt^urs avec li-s
amanta, 4()-1, qu'il tired'embarra».
42 ; accompagne Tristan chePL-hnnt
Iseut. U. 1 avertit, i:\ eat avec lui
daoslafordt. \*',, l'attend à ritûtol,
40; prend part k la délivrance des
amants. 5!; vit avec eux dans le
Morois, 52-i ; son séjour avec
Tristan chtft Ho&l ; leur retour, .S.Vfi.
71 a, 7âa : st^s nvcnlures nv"": Tris-
tan, iru'r ■ ' ■ :.. Idô.
tl5. II.' '. I1■^
l«:-.^> I ■ -■ ., --..., .., .^ ^ l'em-
pi . î cbei bnras, il l'ac-
c .1. 1 écuyur. 1K8, 1112; son
retour eu Comouaille, -03, p. 17^;
Lo&RTU. — Tfittan.
après l'emnrisonnenieni de Tristan
parMarc. ï87. 1* - 'sl^onois.
p. Wt-R; dev, Léonols;
son ronriatfe. i . . ., note, pp.
87. 20*. ÎO(ï. 387 ; avpc Tristan blessé
à mort il va rm chi'it"flii de Dinas.
p. -■'•■■ : ■ :< r^glise,
p. itcAu des
am;: l .. ... ._..._ p...,iiek Marc,
p. 41».
fiMrnrjn, p, 4M. cf. CfOmtsot Gosouain.
' ' V. Gosouain ; cf. p. S83.
-^iint tiraai.
/,,.....-,. V. m.
Gradm. m met en qn<';te du Graal,
p. -283 -s.; rf. Gnu.
Granflines le cruel, est (uë par Gs-
issd. p. rii).
(ini/iï, cf. GnRt. Lucc 1.
Gratic$t, V. tirmit^ii.
Grai Ici liardi, coml«t Gnmielet est
lran«ïportA (i l'hôtel par Ivaîn, p.
ra ;= Gradus?!.
/rr(*(- ' : " ' "* ' '"
Grih h«| Grftz «I est
(«■ . .. n.
(trirfjuiaM, -ici^ -hr», -let, le fort, so
met «Ml qu^te du Graal. p. 2H4 ss.
Grisitutt. ^coQiluit Mennooas, qui U
lue, :i34-5.
i.rxniiori-t. V. Gomoret.
■ ist, Lnce 1.
' . !*• roi de —, p. 360 (prob.
G\u-
1. 6t. -., -
gandft^rm-
nntJtn*" de 1
Guiron.
<„r,-r.' fil
,!,. T .'..-t,.
'sa gOiOt'j. pp. 197,
sa buautd, .2 a, 06,
"" Acu f<»ndu lui iql
_' du Lac, 37, p.
i-lle est en rela-
i. \k', ; est baîo de
M' lie, 41. et luicn-
Vuiv 1 ( 1' ■! • ■-. > ■.'••[r. '"" ; •"■■' (-nlo-
vée par M-'lt'ai.*niiii ■ > [ nr
Ijincelot. 41. Wi, i-.i'tit
lui envoie des salutation-s \i.\,v i'i-ia-
mMe., 4i, parle d'elle à TrjBtriri. 45,
et lui demande conseil, 57. p. 'lo*);
sa réponse» 59-^, '^, cf pp. 4'i-H,
479; converse avec Brun or le noir,
67 ; est baie du semueur de U f>ou-
lour^uMi Gar>le, "u, que Laacelot
lu ":'., et d'un chevalier iti-
ri> questionne Kabf^in,
i'i , _ __:,> le» tournois du Chl-
inau .len i^ucelles. 12", i;U>. 137. cf.
r.4, de Ur.che dur«. 18fi !*«),
t..
assister ii celui
271, I Ml: sa m-
prie Tristan do rcâiùr
d la cour
33
— 5U ^
d'Arthur, ÎOâ, et le clwrpe H'itne
lottro [lourisnut. p. ml ; M
confit': (l't'lltî. t'tiii . eiivui-'
lotionsà [si'Ul, '^(i.1 ; Xi.iii .;..
une Ipure iiiAolontis 2<>4-ii . so croii
trompa par l^ncolnt. :iliit, :HiSft, cf.
Pp. •il>7j 'il'i; odsisto & la fôle de la
cntecole du f*raal, .19}, '.\9ita, «lur
la quiïto duquel elle C6l rens*?i»;uL^e,
pp. 2iy. -i-rî, cf. 525; Agiovnl lui
envoûi Akarin, p. 2i3; recnrde les
joulos 'le» chevaliers irAnlmr avec
TrisWu, p- '.*.v;-S: pnWonui? par
Lâiicolot. file voutiUIi^ra laJoyenso
Garde voir Isout, 3l(), qu'elle mvit*-.
h v*.inir & la cour avon Trisuin,
3(7, cr. p. 'iVj\ Biprimeson ros«en-
limeat conire ce dernier, ïsî»; des
demoiselles du CliùloalirélonrtMiont
auprè* d'elle, .SH;*: ilOplure la mort
deïristoii. p. 401, g (-11 cl'. 6t4;
cberche vaitiLMiienl à détourner
Arthur de joulfT nv.»i* llranor \t*
brun, p. 4'ri; i
séâ pur ba ii;
Gueiiiôvre.pi"
Loiici'lol prend cjn^o dV:lle pour
aller IrouvorTrisl-in on l*otUe-Uro-
lAgnci, i\W. et l'informe dr> srtn po-
tour ; .Melindu* lui cifTre uni' cou-
ronne à'or. 013; prit lo voilt*; sa
mort. p. 473, cr. p. 487.
i. iiumtèrre, la fausi^o —, pp. lîK),
nr.s, kni'i iiKhi.
1. Guerin.oHl renversé par Dinitdiin.
p. !ï«. cf. p. 4«l-â.
3. Gutrin lo gros, p. Idl*^, cf. p.
ôurrret, GuerrchetisQMveni conU'adu
avtMî Galicrit't l\fri!'rr' d*' «iaiivain;
su rr--i r--' ' "; est djils les
ton ii\ di< ht Liinde.
30, '■> ti'J; hait firu-
nor Iv non, 7), qui lo renverse,
18t, cl Ijtmoral. que lui ai nat,
frôit!» dâcidoiil do tuer. ÎIG. "J'iO,
'iS7. cf. 3u;; prend part aux jeux
d'arnifls, '^47; fut rouvoraé par
PalomWc, p. 199, cf. n. m-b;
trouve sou cher frère Ganeriol, p.
MWi; est enquête du Grûfil.:t'.i:>ii M.,
pp. 2':J 4, ?3t ; d.^i-idt; de lu^r l'ur-
covulfY], 313; essaie d'enh' ver Iseut;
ost renversé par Tristan. 3J(i, qui
le désurronne de nouvertu on pas-
sant devûntCamaaloth, 338c, tl, cf.
p. W.T ; est vaincu par le mâme,
3(j'2, et par Guiron, p- 4ii7.
Guheret, v. Guivret I.
GuheriJi dn Karahcu, v. Gaheriet ?.
1. Gui de Carmelide, pp. IIMÏ. i8.î.
2. 6"i. priuco de Brequ-stanj;. est
vaincu par Sogurant lo brun, p.
4'JO-l.
3. Gtài le châiif, ost secouru par
GaUuLd« p. 231.
Guiftert, v. Gibert. ^^^
Guùtahan, 'ilfban : ttii et son f^rasn
battent avi>û Palamède , nui lu lue,
337.
Gtiifnmr^y. Guîvrol 2.
Gitijnet, V. Gifllet.
Gui/ffoy, V. (îenlfroy.
Giii>jtnitt, -f/lerin, v. GuingUin.
Gutfjnrt^ V. Guivret.
1. Guilidn\r, In boa ormilç, p. 218.
2. Gniilierme le cbeou, îllîa.
Ginncci, p. Î18.
Gmw^main, comte, est tue par
Gdhind.p. -m.
Guinctslrc^ Wmceïtrc.
Guiwjiain, ttls de Gaavaîri , nst r#n>
versé par Tristan, p. C5-fl, cf. p.
47t>; ost trouvé par Dînas et ransurt*
Itcut, 01 : n appriâ à Palamèilf* la
folie de 'IYi?lûn, p. '0; se mot en
qm^ie du GraaI. 3^ja ss.. ses aven-
tures avec Ërec et autres, 4?il; ses
jnm«« fiv™». Galnnd et Arthur le
est vaiucue par Hranor Ir brun,
qui te marie a la ni^ce de I^morat
de Listenoiâ, IV^2.
Guifet, V. GuivreU
1. Guinm lecourtois. «^ * '' ■•'' Wois
vcriloynnt, pp. i'M. alier
Al'tfcudV'r (i^r Gnli I u : p.
41'i}; P''t' .-pji.
rino; s» son
enfance 'L .,, , (., ■ -s; a
iSltl le compntfn' :i • de
Goleboul \o bruit, '> 142,
cf. pp. 461, '*h\. . sa
loyoutA, p. 450; 3" i piin,
i7>.; est musicien: fit ir .,^1 iv<r5iJL'm
Amants, pp. 459, \p>\: aa haute
valeur, pp. 4i(), 452; osi blond,
4Jiî: son <>péc, qu'aviàit portée lli*c>
lor le brun, p. 4jO;a pa.bst'' un temps
consid-'TJihliî en prison " i
mort, pp. ■l'ji, V.O. ses
avec Galehout le brun ■
G;$Oa, '.31 a, b, pp. l.tl--2, 4ôl. 4tw»:
monta diins la charrette infaroimu.
np- 437, 489* doit souietiii
bat contra Lac. 031 b; t
Çnerro des Saxons en j .,
lallfer, p. 4k8; vainquit le.s sepi
pliants oe la ftarente de l.iirp;
secourt .Meliadusdans lu .
roi d'Eosse; ses aveniu
(luetites; dmient te >.
d'armes de tJanain le roux
pp. 447, 48^ : est vainqueii
lournoi8d'Henedon.duCh;i.u-.i;jili:à
Deux Sœurs, p. li.H-'.i. do Carlioii.
deGftmnnloth, p. 4(>7, et prend part
àceluid'L'rien.p. 18K-9;uiiiie la tUle
du seigneur de lloinmo, p. i:t7;
s'âpreuil de Iteis ; aime la dame do
— 515 —
Maloaut, mais ne reut pas tromper
son ami, p. 438. g 633 ; cf. p. 442; ses
amours avec Bloie, pp. 4ô3, 456;g637 ;
empêche Lac d'enlever la dame de
Maloaut, G33 ; a enlevé une demoi-
selle à Hervi de Rivel; triomphe de
quarante chevaliers, p. 45*2-3 : ses
aventures subséquentes avec son
cousin Kinados et autres.634, p. 456 ;
délivre Meliadus et, deui fois.Serse,
635-6; ses aventures au Passage
Ëérilleux, 637, p. 467; reconquiert
iloie sur Danain, qu'il délivre
d'entre les mains d'un géant; est
secouru contre Heiin le roux par
Danain, auquel il pardonne; est
emprisonné par Gatinan, (7>., par
Nabon, 640: est délivré, p. 466, H
641, cf. pp. 46i-5, 482 ; est renversé
rr Meliadus el voyage avec lui, 64-2-
,cf. p.l'Ji ;sesgrandseiploitsdans
3C2-3,ti3Da; devient le seigneurdu
, pp. 537, 467\ trouve son grand-
père mort, p. 46iB, repart en aven-
tures pour secourir sa cousine, la
dame du Château des PuciiUes ; se
fait ermite ; sa mort, ih.
2. Guiron, titre d'une partie du roman
de Palamêde, pp. 435, 449, 465, cf.
p. 432-3, d'un roman de Guiron
et de la compilation de Rusticien,
pp. 434-5, 468, 491.
Guiscarl, roi de Northumberland,
292 a ; cf. ce mot.
1. Guivret (appelé aussi Gaheriet) de
Lamballe, se met en quête du Graal,
395 a; ses aventures avec Ivain et
Brunor le noir, 454-G, 458, 466-7, p.
310-13; a secouru Tristan, 465. nu il
assiste dans la guerre du roi d'Ir-
lande, 492 ; est renversé par Branor
le brun, 621. Cf. Garin.
2. Guivret le i)etit, cousin de Lamorat
de Galles, 61-2, cf. pp. 476, 479-80;
a rend p^rt au tournoi de la Lande,
t.cf. p. 476; fut délivré de la mort,
p. 459; fut tué par Nabon, 61-2, cf.
p. 476, ou par Arthur(?), p. 441.
Gui-on, V. Guiron.
Guiiceslre, |t. 407, faute pour Guin-
cestre.
H
Habé. V. Hebés.
Habugue, ïlalingue, -linpres, -lindê^
-/uit/e, château do Petite Bretagne,
55.
Hamedont, héberge Marc, 600.
Handebourc, le duc de — , 478, 489,
pp. 309-10. 440, 488.
Hanyuin, roi d'Irlande (cf. ce mot),
père d'Iseut; reçoïtTri3lan,29: est
dans le lournoî de la Lande, où il
amène Tristan et d'oii il conduit
chez lui Palamêde, 29-31 ; approuve
l'amour de Tristan, 32. qu'il chasse
d'Irlande, 33, p. 4G7, qui l'aide dans
son affaire avec Bianor, et auquel
il accorde la main d'Iseut pour
Marc. 36-8.
Hanin le bloi, d. 283, cf. Hartis.
Hansac, ville ae Petite- Bretagne, 55.
Hant{h)one, château, p. 445.
nantis, p. 267, cf. Antif.
fiapart, château, 509.
Ilaqueon, château, p. 446.
llaraon, v. Arioban.
Harlan, 498.
Harlinye, v. ïlalingue.
liaroant, v. Ariohau.
1 . Ilarpin le dur de VEstroite Marche,
se met en aut^te du Graal, 395 a, ss.;
sa mort, 510-11.
2. Harpin te roux, châtelain d'IIarpi-
nel, 455-7, p. 467.
1. Harpinel, p. UL
2. Ilaiyinel, château, 455-7, pp. 310-
14, 467.
Harpion, seigneur du Château félon,
530.
Ilarsti{a)m, Arsaham, p. 4G0.
Harlis te Mot, se met en quête du
Graal, 395a ss.
Haudebourc, HauUebourc, v. Hand»-
bourc.
flausac, V. Hansac.
//auï,forôt,538.Le— prin«tf,Galehoutl.
Haute, la Roche —, château, 289&; la
— Garde, ancien nom de la Doulou-
reuse Garde.
Uautone, v. Haut et Hanthone.
Hebal, ami du roi Armant de la Cité
vermeille, 369.
liebés le renommé, messager de
Belide, entre au service de Tristan,
Îui l'arme chevalier, 27, 29, cf. p.
75; se met en quête du Graal , p.
283 ss.; son affaire avec Palaraôde,
p. 431 ; est renversé par ce dernier,
d05, tué par Tristan et enterré par
Gaheriet, 507.
Hecin. château, p. 417, cf. Hesan.
1. Hector, p. 445.
2. Hector des .Va r«, demi-frère de
Lancelotct frère de lait de Golistant
I; esl empariez, 107; sa valeur, p.
137; est renversé par Tristan, 36;
accompagna Tanor le noir et fut
blessé par Palamêde, 69; trouve
Lancelot, Brunor, 73, et, dans le
Damantes, Arthur avec Tristan,
74 a ; cause avec Kabedin et avertit
Gueniôvrc, 96; enleva la femmo
— 516 —
d'Argnn, 98; trouve Tristan en
Logres; ninversc Oinjujtin, 107-9;
aUtid'l l.ancetot, 111. avec lequel il
cttUMo, désol'^ d'iiV'iit' éU; lurrassii
piLT l-^alucntiKl--. r.'4; prond nurc niix
tournois «les Oliùteauz îles Pucellôs,
125, I.'iT-H. d.ï lîoohe duri!. 190-1,
192a, doCttlehonl. pi*. l'jr>. 1!I8,200.
483 «s., de CaraaiUoth. 292 a, de
Louvezerp, 378, Stil; sa iiiiiHa du
ch('VjiUoral'6cu noir. 150, liT-ti. 161.
de Uucclol. 310, ;iH8ft, cf, 193. du
Granl, .taSa as.. 5ft3. Sô8-9, bGH,
571 a. [>. 351 . cf. p. ili ; myt flti au
oombal de Tristan avec (lauvain.
193; délivre les denioisi^ll6s de Marc
et combat |>our elNas. '2:r>; prend
Fart aux jaux d'armes, ^17, est
amant de laf^immedu roiCaniduc,
iiib; aide iTaheriet contro Gaiivain
et autre», ÎB^a; fut envoyt? contie
Claudas, p. 2U7. et rei<>nu au C.hii-
teau dus Dix Clievaljgrs, *^âl8: ses
aventures avec Erec, Mfta, iK'Ja.
VM&, cr p. '211; reste strul et ma-
lade après le départ de co durnier,
389a^291a; aes aventures dand l'île
do la sœur do Percoval. 291 a, et
avec Galieriet et Blioboris, p. lîl ;
est renversé par Tri'^tnn passiini
devant Camaaloih. ■''.:' ure
Brehuset Blioberls. i jla
mède d'attaquer ce d^.ii-^ S. a.
de l'amitié pourSapbar. -iëî ;quîlte
la Joyeu«e Garde avec Lunceloi, p.
27'1; secourt Bnitle, 131 -ô; est avec
Lancelot nu Chasiel txlroit. 178-ît,
489; ûiait allé eu Cornouaille puur
dôlivri?!' TriaiAD, 4SJ, contro loquel
il assiste Lancelot dans le comtiat
à ta Joyeuse Garde, 48t)-'J0.Dtdnns
la guerre du roi de Norgolle^. 492,
49'ift ; menace Gnuvain, le mour-
trierd'Erec. bîO. cf. 'îmia. :/5X, 571 ;
ses aventures au Château Wlon,
53U-2, et avec Tristan, i>33, ô3i-4:i.
assUle au combat de Lancelut
contr« Palamède, htV.i, inril voit
mourir et dont il transporte, avec
Laacelot, le corps dans une abbaye
&415-(i; dit une complainte il» la
mort de Tristan, GOl; trouve Oina-
dan mourant ot la fait porter à
Comaaloth, 613: est renversé pur
Dranorlobrun, G21, et par Gulinaa,
np. 432, 439; disl iadùt uoo honte à
Morgaia (ou à Var^anor), dil;
seaourl une demoiselle etest vaincu
par Guir^in, p. 407.
3. Hector le bnin, p*^re de Gniehoul
la brun, était le mttilleur clievalinr
de son époque, pp. 4%, 431, 437, 451,
451, 4S8: sa RÔn^rosilé, p. 451 ; sos
épôea, pp. 40*), 461 ' prend part au
tournoi d'Uterpeaoragon, p 48?»;
■'IcMcrue, porte
r le brun .
■rUe il est
ses aventures avoc Adalon et Helia-
nor le pauvre, p. 451.
4. Hector la brun. lilsd'UeUinlohrua
(on du prAcédenl '(), p. 437 ; est ren*
versé par son tils 3e«uraut lo brun»
p. 438.
5. !kctur\Q brun, cousin de Branor
Ifl brun, p. *W, cf. p. 437.
fî. Hector le bnm, couain de Sof^rani
lu brun, p. 437.
7. //ccford' '-
lo nom '!
dans UD'-
aupelé Absalon; cT. ce mot.
fi. //t.-^*r le noble.p. 488; [= Hector
dus Maria?),
t*. fkctur de liftunes, v. Nestor.
1. Hclain, serf et assassin du roi
Armant de laCitévermoitle* est tué
par Palamëde, 3tJt)-70.
2. lldain le blanc {btoi ' ' - ' .
UU de Uohort de i:
conquérant do Rome, ^o.^. . ..
ses aventures pondant sa qui't«
du Groal, 39^a sa., 302, pp. 'Ii7.
229-30, ei avoc Ueliadus et autres.
I'. 4:.2-3.
3. llriaîn le brun, frért d'tl«ctor l«
brun. p. 437.
4. tfelain legros.Ols donran^l.îSlo,
pp, i37, 4«i.
5. Ilriain. var. de W(îJia]iW(). -iflfrt]^
(Lynn{t).Lyax)MelicriM{ty6t\,iMi-
inan{$y ifelin, -i», /Mina{i}n(t),
Alain (Lain).
1. Ihlmnc, «Ile de Pelles, p. 23J: sa
boftuté, p. 336; cf. Heltabelî.
2. //(/(irncdu château du Plain, ^%.
3. tiriaiae sans pair, stBur de Gau-
vain et dame de la cour d'Arihur ;
sa beauté, 1H4 ; admire Parcavot ot
est aimée de lui, 282 c, 313.
Ihian, v. Uuiao.
ilehman{$), p. 283, v. nelain ?, S.
U6Un<is V. ilelaine,
Ihlocber. v. Ueliùber.
1. iicliahel, s«i.!ur de Marc et éf>oas«
de Meliadiis, 19. meurt en mettant
au monde TrisLan, 20, cf. p. 443.
2. Heliiiliel, tillâde Pdllea. [. -23.1 . rf.
Ilelaine 1. .
/Icltacfr, V. UoHcar.
/ye/i'ud«f/deNorthumberland,a vaincu
Giiiivdin, qu it hlusse, p. 449.
/A'/iVidf^ji,- sett aventures, p. 454.
fft'Iiain, ses aventures, p. 4SI; ef.
Helain f».
t. Hchan Im brun, an
Guiron, fuit des rôoi
il .Miihailus et va a. ....i.w.iu >«.
revoir Guiron, p. 451 ; cf. p. t^
2. lldîan le srur, p. 4(>3.
3. iletiai,n)s de Gomoret, p. 482; cf.
Uclinon.
i. Heiian, v. Hel&in 5.
— 517 —
1. Helianor du Boscaoe, ses aventures
avec Bscanor, p. 438.
2. Helianor delà Montagne, pp. 4'i4,
488.
3. Helianor le pauvre, fut sauvé de
mort par la ^nérosité d'Hector le
brun, p. 451.
4. Helianor, v. Lianor, Lienor.
Heliant, -ns, r. Helian et Hetain 5.
1. Helias, emprisonne Marc et est tué,
dans la guerre contre son frôre
Assar, par Tristan, 253.
2. Helias, prince saxon, pore d'Hé-
lias 3, envahit la Gomouaille, '269-
276 ; est vaincu par Tristan en corn*
bat singulier, 278, cf. p. 287.
3. Helias, fils du précédent, aime
Iseut ' ses aventures avec Tristan,
399-406; a vaincu, puis aide Oina-
dan, 402.
4. Helias, Belles, Heliezer, Hylas, fut
désarçonné par Palamède, 458.
5. HeliaslQ roux, esttué par A-lexandra
l'orphelin, qu'il blesse à mort, p.
267.
6. Helias. v. Helaîn 5.
Helicar le fort, cause avec Guiron,
qu'il a renversé, et lui raconte de
ses aventures, p. 454.
Hélices^ Helides, neveu du roi des Cent
Chevaliers, joute avec Gaheriet, 376.
1. Helie, 16, cf. p. 476.
2. Heliesàe Borron, prétendu auteur
d'un Tristan et àMPalainède. pp. 1,
87. 402-5, 432-3.
3. Helies. p. 22, v. Hebés; cf. p. 475.
4. Helie'.s\ v. Uelain 5, Helias 4.
Helieber, •bor, deCaormuIin, p. 465-6.
1. Helieser, fila de Pelles, est renversé
parGalaad, 510.
2. Helieser, Lieser, le fort, p. 488.
3. Helieser. cf. Helias 4, et ïleliser.
Helifer. v. Heiiser.
Helin le roux, trahit son sauveur
Guiron, p. 463; cf. Helis.
1. Helinan, p. 442.
2. flciinande Gromoret.pp. 190,483;
cl. Helian 3.
3. Helinain le noir, p. 462, cf. Gali-
nan 2.
4. Heiinan{s}, v. Helain 5.
Helioner, v. Helian I.
1. Helior, parent de Segurades, est
vaincu par Saphar, 382.
2. Heliors, p. 272 : cl. Hélices-
Heliorner, cf. Helioner.
Heliot l'envoisié, apprend le Lai voir
disant^ qu'il chante devant Marc,
269,279-81.
1. Helis, filsd'Ardan et cousin d'Ar-
thur, p. 199, cf. p. 484-5.
2. Helis. neveu de Bademagu, 49t.
3. Helis de Carefor, rencontre Ivain
et .\gravain, p. 224.
4. Helts le noir, pp. 197. 484-5.
5. Helis le roux, 626 (» Helin le roux?).
6. Helis, V. Helain 5.
1. Heiiser, sa femme veut le tromper
avec Guiron, pp. 438, 442.
2. Heiiser, -ifer, rival de Galehoutle
brun, p. 461.
3 Heiiser, cf. Helieser.
Helius, V. Helin, Helis.
Hell -, V. Hel — .
Henedon, -rfum, château, p. 447-8.
Hengist. p. 436.
1. Henorde la Selve, le beau couard
(cf. ces mots); ses aventures, 633;
cf. Henor 2.
2. Henor de Northumberland, mau-
vais chevalier, p. 432; (= le précé-
dent ?).
1. Henriinc). roi d'Angleterre, pp.
402, 404-5. 443. 468.
2. Henri le marquis imarchis, mar-
chant), pp. 196. 483-4: cf. Herni.
3. Henri le petit, de Belle Marche,
p. 483-
Heraut l'âpre, un des noms du roi
des Cent Chevaliers, 368.
Hercles, v. Hereles.
Herchas, v. Edouart 2.
Hercule, p. 436; le Bois d'— , 13.
Hereles, excellent chevalier de Nor-
gatles, 540.
Herian,v. Helian 1.
Herlain, -lam, cf. HarlaQ et Herlaus.
1. Herlaus, -anz, de Benoîc, se bat
avec Saphar, p. 200-1, cf. p. 484-5.
2. Herlaus ie barbu, rival d'Alexandre
rorphelin, quileblesse, pp. 194,483.
3. Herlaus, cf. Herlain, Uarlan.
Herles, v. Hereles.
Hermanj v. Armant.
Hermente^ la Grant — , 640.
Hennin le fel. se met en qnôte du
Graal, p. 284 ss.; cf. Hervi.
Herminor del Boscage, p. 488. ^
Hermont, p. 269, cf. Armant.
Hennynde, p. 269.
1. Hevnars, roi de Lamballe, p. 224.
2. Hernart, p. 220.
3. Hernart, cf. Emaut.
Herni te marchis, p. 194, cf. Henri 2
et Hervi.
Herri, v. Henri.
Henault, p. 269; cf. Ernaut
1. Hervi, -vieu{s), de Rivel, est désar-
çonné par Guiron, p. 437, cf. p. 452,
et par Segurant leorun, p. 438; ses
aventures avec le bon chevalier
sans peur et autres, 631 a ; renverse
le Morhout en cherchant Guiron,
p. 452, qui triomphe de lui, p. 467.
2. Hervi le fel, p. 284 ; cf. Hermin.
3. Hervi{s), v. Héraut et cf. Herni,
Henri.
Hcsan, château, pp. 446, 449 ; cf. Hecin.
Hes',s)edoc'.q), v. Bosedoc.
Hesior, V. Hector, Nestor, Tor.
Helin, v. Hecin.
Heudenc, -deno, -din, v. Hodant.
— 518 —
HeHderiix)i roi de Gaulo, père de
Pht^bus, p. 4riU.
Hipomcncs, 615.
Histoire, la Orant —, v. Laucelot,
Livrt^, Sûini Griwi, Table llomle,
Ti'ialaa.
fiodaut, -(fane, -*knc, 'tirne, chien df
Tristan, :>'2, 104, p. 476; roconnaii
son maltro, till, sa douleur do la
n)ortdo Tristiui, âlTa; ses dcscoti-
dftnU, 177-8.
Hodens. -dorit, p. 431.
fiocl, roi do Pctiio*BretOf^e, père de
Kahedin el d'Iseut aiix blonclins
main^, liL'au-père d<' Mtiltadus, 2'J.
cT pp. 471, 476; faii gui-rir Trisiau.
qui le secourt a la guerre, à ijui il
marie sa ftlle, et ({u'il inveiitit du
royaume, 54-6; reçoit sesL^nlrtniscl
Tristan après leur retour du Ser-
vage, 63, cf. p. 46^J; Tristan prend
congé do lui, 71 a ; tient cûur à Ku-
ralil, 75;eat malade, 85;8a>^4lf3dt^
Kahc4in, contre lequel il combat
sans le conmiilre, 9d-9: ses aven-
tures dans 33'2r) , p. 441 ; reçoit Lan-
ct'Iut, l'alamAde. G4I. Trtstan el
autres, 643, cf. p. 4yi'08t baï do
Marc, p. 491; meurt t Kerabès,
p. 374.
nombre, fleuve. 187, 35-2, 366, p. 437;
le CliÂleau dol'— , p. 437; te obilteau
du Chit^f tU r —, opiMrienani à
Escanor. p. 142.
ffnuiemm, v. Uumosem.
Hommr^ p. 437.
Ik'wkl, \-. ilodanl.
fhnuae, v. Uausao.
fUintmffort y p. 437, pour Osscnefort.
Hurifiiix, V. Hflraui.
Uoriruz, v. Urien.
f!uxf(hi\ cbiiieau, IQ.
//.)Sf(/'-v;i, château, p. 441.
Iloisfiil. château. *iô3>
Kmidrmin, -><im, -a»% forflt, II, cf.
p. 476.
fUivaux, V. Héraut.
HovcUum. V. Itetiedon.
Ifuam, p. î»iVi.
fluff{njati le brun, p. 431.
llmlaMi, -dan.-detu'.-tUue, v. tlodanl.
Itutjon, est vaincu par Alexandre
l'orphelin, pp. Ilt4, 183. Cf. Uaior.
Ihii'jfhan, le comte d' — ; son iîU a
été luô par fiaLaad, 443.
fluiwjien. v Uuudesaiû.
Iluiicam. Irt duo d' — , père d'Koîde,
fut hi
tiuml- -id,
gain, est lué par Tnsun, lUI.
Uunt, V. Haut,.
Uylas, V. llelias 4.
I
ioM, T. Diane.
I. iàitr. roi (de Cornoualtle; cf. le
Merlin), se met en qudto du Graal,
395 a ss.
?. Wiff.Iils de Nu. part pour délivrer
lJi"»rman et cal blesse par le bon
cUcvaJier sans peur, p. 441.
/gunrne. épouse d'Uterpuodraçon,
m6re d'Arthur, p. 81; la château
d*— , pp. 4.=i5-6. 4oy.
ne(s), I- de la Fontaine, 326 as. —
Gr Belinant 2, Bniianl, Drinnt 1;
I>jlit«ble. Desveo, Kor, Fontaine,
Frôres, Géant, Joie, Lointaines,
Mores, Neroneus, Non sachant,
Paris, Port, Redoutable, Reposte,
Ssini'Sanâon, Toumoiaot.
///flfirfe, V. Irlande.
Inde, pp. 11, 438.
Indiane. fllle du Grand Mogol, p. ii.
/oh. roi d'Irlande, est reuverâe par
Hranorle brun. 621.
iouans, roi [laicu. p. (09. cf. p. 485.
Irlnndf, ÎO hs., 3r.3. pi>. 436. 441. 411,
467 ;la reine d'— , mero d'Iseut. 21),
33, 3S. 311-17; le roi d*~, cf. Ilan-
guin,Moriioul,(iono8or. Ion; est le pa-
rent du roi desOenlChovuHers, 310;
prend part eux tournoii des châ-
teaux dos Pucellos, 1?0« 131, IS4-5,
137-8, de Roche durn, IM6, lî»î,
l£r2a,d'Urien. p. 488, et h la (guerre
cunlro MuliaduK, p. 44S-7; »•« réfu-
gia auprès des Saxons, p. 446.
Isabel^ p. 472 =» Iseui; quelquefois
I>our {Ifjtiliabcl.
Isaie le triste, cf. p. 477.
isca, Iseut.
1. Iseut, ûlle de Genes et flUeulo da
Tristan, j12b, 544a.
2. /seul aux blanches nuiins, Hlle du
l'ut Ho*'! de Potitft-Bi'eiAano, tiixir
de KuhL>din, ' 'i ' 'Mî;
fluûril . 5&, et ■6.
50, fa, cf. p. i. , lia
Servage, (ï'J-3, p. 4tifl-y; oii molade.
Sa; cryil que son fr<»rea tuATri*ilan,
90. qui retouni- ' " pp.
W), 3i7, 374, (|' W.
qu'elle ri^olt .... : .--.. ^ et
autres, pp. 472, dUl, et dont elle
cause la uiurt pi»r «ii ;ntoii^îP. M4 a.
3. hcut la fitoif i '■- roi
Hanguind'lrl.r use
UfauU; .33. 35 :?7,
3IU, 32?. 332, 33&-Î. i76,
421, 483, 505. 549, p. - .-ril
rusé, 48. 2^; sa cufLOàiié. '^20-*:
— 519 —
l
SOD humeur inégale, 40, p. 38; est
musicienne, 84, et compose des
lais, V. ce mot; sa bague, 13ô, 328,
•298a, 538a, 542a, p. 87; i^uérit
Tristan, 29, p. 24, cf. p. 479, que,
sans l'aimer encore, elle préfère à
son adorateur Palamède, 31-2, cf.
». 443, et qu'elle assiste au bain.
J3; est promise à Marc et part pour
la Cornouaille, 38; boit le philtre
qui détermine sa passion pour
Tristan, 39, cf. 51. 253; son séjour
au Château des Pleurs, 40-1, cl", pp-
1X111,477; épouse Marc, 42; livre
Hrangain à la mort ; est enlevée
par Palamède, 43, cf. p. 47(», et
reconquise par Tristan, 44; ne peut
réconcilier son amant avec Marc,
45-6; ne soutient pas à son honneur
l'épreuve du cor enchanté, 47 ; ses
entrevues avec Tristan sont décou-
vertes, 48-9; est délivrée des lé-
preus, 51 ; sa vie dans le Morois. ôi,
cf. p. 476, d'où elle est enlevée par
Marc, 53-4; ses démarches à propos
du mariage de Tristan, 57, 00,
7! a, cf. j)p. 468, 477-80; est
aimée de kanedin» 75 a, 75-G, 82,
dont elle cause plus tard la mort,
84, 96, 100; revoit Tristan, qu'elle
perd ue nouveau, 75a, 75-6, 81-4;
brave Marc en face et essaie de se
tuer, 86, 91, cf. p. 477; reçoit des
nouvelles de Tristan, 91 , qu elle fait
chercher, 100, et à qui elle avait dé-
fendu d'attaquer te géant Taulas,
103; guérit son amant de la folie,
104, pp. ixii-Ksm, et le voit partir
de Cornouaille, 105-6; propos sur
son adultère, 282, pp. 86. 177; sa
messagère en Logres, 117-18, 123,
12S-30, !32. 137 (cf. p. 476), 15i-5,
159-61, 179, p. 150, 8 262-4; a des
nouvelles de Tristan par Gaheriet,
167, 169, 173; nest pas admise chez
Marc blessé ; cause avec Dinas, 1 76 ;
Lancelot, 179, et Arthur, 26.1. lui
envoient leurs salutations; accom-
pagne Marc en Logres, pp. 151-2,
164; parle de Tristan, qui revient,
p. 172, Qu'elle consulte, 264. et
qu'elle sépare de Marc et autres,
F p. 188, 481; est gardée pendant
invasion des Saxons, 270-2; ses
amours avec Tristan, qu'elle vient
souvent rejoindre sous un laurier
du jardin, 282-7. 319-23, cf.n. 205.
qu'elle délivre de prison, 282 f, et
avec aui elle passe en Logres, où
Guldanan meurt pour son amour,
et où elle est installée avec Tris-
tan à la Joyeuse Garde, 282 a, e,
f.g.h, 323-37. pp. 252-63. 267;
ne veut pas aller à la fête de la
Pentecôte du Graal, 347, p. 276-7 ;
assiste au tournoi de Louvczerp,
363, 374-6. 378-81; a accordé le
royaume d'Irlande à son jeune
garent Morhout, 376 ; arrête le com-
at de Tristan contre Palamède
et reçoit Guenièvre, p. 275; est
aimée d'iielias, 399, 400; Dinadan
lui donne des nouvelles de Tristan,
407; sa correspondance avec ce
dernier, 408. 418-19. cf. p. 480;
cause avec Erec et est insultée par
Gauvain, 420-1; a reçu une visite
de Dinas, 470, et de son soupirant
Brunor le noir, 483, que Tristan et
elle font venir à la Joyeuse Garde,
485-7. p. 491 ; était aimée de Celices,
p. 335-6; Lancelot, Hector. Bohortet
Blioberis lui présentent leurs hom-
mages, iOO: Tristan retourne auprès
d'elle, pp. 342, 346-7; est retenue
par la dam»? du Lac, p. 347; Pala-
mède l'a revue, 505; Marc la re-
gagne. 3sr,, 516, 523.297a, pp. 372-3,
2s6, 347; est irritée contre son
mari, .534 : envoie chercher Tristan,
qu'après une maladie elle revoit,
qu'elle fait retourner en Logres,
298a,qui vient la voir déguisé en fou,
.^37 a ss.. qu'elle va soigner en Petite-
Bretagne, 513 a, qu'elle reçoit dans
sa chambre, 545-6, q;ue Marc l'em-
pêche de guérir, p. 383. cf. p. 478,
et sur le cadavre duquel elle meurt,
546-9, 515a; son enterrement, 550,
580 note, 545 a-547 a.
4. heut, fllle de Tristan et d'Iseut la
blonde, pp. xxai, cf. pp. 392, 477.
Isotla, Iseut.
Israël, p. 436.
1. Ivain le grand, de Galles, fils du
roi Urien, (gui lui est parfois
substitué fautivement, cf. p. 310);
sa loyauté et sa mesure, lo3, 222;
est dans tes tournois des châteaux
de la Lande, 30, des Pucelles,
Î53. de Roche dure. 192, 192a,
de ('amaaloth, 292a, do Louvezerp,
379: ulla secourir Gauvain contre
Caradoc, 41; est renversé i)ar
lirunor lo noir, 73; est en quête du
chovalier à l'éou noir, 150, 157-8,
16:1-1; ses aventures avec Marc,
Dinadan et autres, 219-22, 225-6,
237; est l'amant de la reine do
Galvoie, p. 224 ; arrête le combat de
Gauvain contre Drianl, 304; est
renversé par Tristan devant Camaa-
lolh, 338 c, et par Palamède, 375;
est en quête ou Graal, 395 a ss.,
p. 224; fut désarçonné par Galaad,
401 : ses aventures avec Guivret de
Lamballe et Brunor le noir, 451-6,
458, 4r.7, p. 310-13, cf. 46*;; est
envoyé mettre fin à la guerre des
rois "do Norgalles et d'Irlande, p.
346; trouve Palamède et Galaad,
494-5, qui le conduit à une abbaye
-^ 520 —
Iprêa n défaite par Ramalic), SnV
Bt ACMMMBpagne Marc rf>staun^ en
CornoQBille, G08; rorojt dans son
chûteaii Agravain et Mordrot,*)!*^-
13; esl ronvorsôpar Brnngrlebrun,
B2t, par Gûlioan, p. 432, cf. p. «9,
dtilivré <1« prison par Trisïun, 6'^3,
el envoya récnacilier l'alamède
avuc lieb^s, p. 431; sa demoisHlle
est tul^e par Bmhiis, p. 4411 : ofil
Icrrassé par Uunain, p. 453, et
vaincu par Guiron. p. 4C7; arrive
à la cour d'Arthur, p. 4yi ; jwnr
sa mort, cf. p. 487.
2. Icain l çvoutrc, demi-frôre du pr6-
cédsui: ses aventures aveo Marc,
Dinaitan ot autres, ,.. _,, __, ,.
2^7; 8*? met en qnôle du GrruU,
3<J5a ss.; lut tu6 par GauvaiiL, p.
iii, qui est l'^priffioodâ par sa
sœur, 5f»8.
3. Ivain aux bluticlios nmins, fiU de
Daire, esl en qu-'ie du .-hevalier 4
l'écu noir, l.V), LS7-8, IW, |n8»170-
!; Mt renvers*^ pur Trirtiaii ii Ca-
moftloth, S^So. cf p. 4K.S; giftrche
ver» le Son^lois pimr d*^livrer son
père, p. 44t; fut t»àpa^Rrec,'2J*6 8■
4. Ivnîn â»' Umoel , renversa par
Claudio, p. 301.
5. haiîi lo noir, p. 1G6.
JarU V- 430.
Jâryisaltm. pp. 193, 202-3, 483, 359.
Jéstts-Cfiriil 1, 514, î.»)?. p. 438.
Joie, La Fontaine du Val de —, p.
471: la Forôt do la —, p. 374;
nie de -, 388 a, pp.2l2. 246;Ia*V«/"
de—. 323ss..333-è.
Joseph d'Arlmailiio: son épée, bft^;
son siège à Sarras, 567; arrivo on
Grandô'Hrota^» et tnarîo loa ù\s
do Brun. 1, p. 474, i 3; convenu
l'Irlande, 15; défonait â Muïs de
s'asseoir à sa table. 2S'Zc, cf. bli;
ne put convertir les Sarrozins du
GtiàtoAQ fëioD, 530; porta le Graal
en Grande-Bretagne, ^2, p. 487;
fut battu par Camaalis, ulâ; ses
Earentfi convertirent les Iles loin-
lines, 40.
Joseph^, Uls (lu précédent, &30t âfl7.
Joiiii, [i, 43'î.
Jour^ii' ' ' I ' ' ' •
la :
53f»' S7.Va- pp. ÎA), îiiâ* tôi-ô, toîl
482. 41M.
Judas, -U'I c.
Julhis. mari trompa, 8.
Jupiter, 15.
Kaerdin, -esdin, v. Kahcdln.
1. Knhedin, flis du roi IIo&l et frère
d'Ueut aux blancbes mains, 55; «u
gaietô cl son esprit. OU, <Jt(: fait
épouser sa sœur par Trisiun, 50;
son voyage au Servage. Gi-3. p.
4G8-9;vaenCofnouaille, 58. 63, 71 a,
75 ; tombe amoureu x d' IstiUi la
reine, 75n, 75-(l; nst. aiiai|ué par
Tnaianeichttsaédu pays ijur Iseui.
76, 84; SOS avonturusdo voyago, H5,
95-9. cf. mi. 477, 480; sa mort, 100,
pp. Wi, 3j3.
2. Kahe.àin (le bel ou le petit? cf. le
jVcriin), SQ met en qu'Jtu du Graal,
11. 284 ss.; est vaincu par Guirou,
p. 4G7.
3. Kahtdin le blanc, se met en qudte
du Grnal, 395a ss.
4. Kahatin d'Ettvaus, v. Keu 2.
Kalaar{o)t le potii, se met en ipiétu
du Graal, p. 2H4K.t.
Kara{c)l\en. v. Gaboriet2.
iarahès, Karahi, ea Petite-Bretagne.
535 a ss., 75.
Karakadîn, flls du géant Coradoc,
est vaincu par ralamôdt», Ï9ïa.
Kehcdin, v. Kuhedin.
Ke[i), V. Keu.
I. Ken, stinéchal et frère de lait
d'Artnur. (parfois confondu avec
Kou d'RstrauB, cf. p. 74] ; son irrô- ,
Ile!tion.33S; sa valeur, Hl/Jl-ijsoa
château, 574; est dans les tournois |
des i:l)i\toaux do la Lande, 2'J. 30^ J
desï'ucellos, 134, 138.CÏ r rr. lie
Rocbe dure. p. 140, ne 1
381 ; ne put reconquérir •
sur M'îluagijftnt, 41 ; f!si i.i;w-i>b ,
par FrulU:-, Ci; donno À IJrunor l«l
noir le surnom de vaUt à la cotiftJ
mal taillée, 66, p. 467; fuit •iovaat'l
le lion d'Arlbur, G7 ; est remis à saf
Blace par la demoiselle mesdisanl^
î' ses aventures dans te DarnonteaM
p. 58-9, avec Kabedin, iiui l'a dAU-1
\t6 de la prison de HoôL U8, el
avec 8agremor, Gauvain. Tristan,
115-10; reçoit la mesfiag^r»j d'Iseut,
154; sa quéle du chevalier h l'Acu
— 521 —
noir, 171-7, 179-80; se dispute avec
le chevalier inconnu, qui l'abat,
11>9; sert k Ubiu Arthur, (ju'il iirîe
d'armer Percoral cbevâlior, u4 ;
so« aventures avec Luncolot et
autres. 207-300 ; parle à Mordrei de
Percevol. 312, qui le désarçonne,
313; est dans l'Ile da la [-'ûntaioe,
3-i8, 330; est terrassé par Tristan
devant Camaaloih, :^:^c.d. 33'.);
compte !ea compagnons de lu Tahle
Bonde. 377; assiste à la ftMe de la
f^ntecdi« du Uranl, p. i&u-x , dont
,:f.p.
î'iC; est rtésarçonnô par Eugcno, 41» ;
il 96 met en que
rail 1, p.
ète. 3λ5
a *s.. (:f-
a ofTensé Palamède, 494; est ren-
versé parGalaad^ 528-9, et renverse
Tristan sonçeant, 535; sa rencontre
avec SamaJîel. 556. et avec Sagro-
mor, p. 400; est a2)attu par Segu-
ranl le brun, n. i3î , cf. p. Î19. par
tj;alinan, np. 432, 439, CI par Léoila*
can, p. 442; ses aventures avec
BagrAmor, Arthur et autres, p. 441-
3 ;allantALouvotor[> pour rejoindre
Lac, il rencontre Brehus, 631 b;
trouve Guiron et autres, p. 454; est
vaincu par celui
sa mort, cf. p. 4S
s, p. 4d
. 467;
pour
i. Keu {Kaliedm) (fE'tram (souvent
confondu avec Keu le sénéchal, cf.
p.74); ses aventures nv^r Brundelis
et Lancelou î>2-3, '~ ni a
donné un château, part
eu tournoi de Louv^..j , ^.., est
enquôtedu GraaJ, 31(5a ss., p. 2^;
l\it renversa par Meliadus, p. 443.
Ktex, V. Keu.
Kinados, cousin de Guiroa^ p. 453-4.
Lab{r)an, pp. 350, 357.
1. Lae, père d'Erec et do Brandelis
Ip. 42WJ; porte un 6cu d'argent à
gouttes d'or, p. 441, cf. p. 451); fut
vengA i»ar Hector & la fontaine d^s
Merveilles, 2S6a; ses aventures
nvo<: Meliadus, Gauvaîn, Blioherts,
Brehus et autrett. pp. 43.\ 438,
;i! G31 a, b, 632: doit sonlonir un
combat contre Guirou, G31 b, ijui
l'empêche d'oulever la damo de
MaJoaut ; ses aventures sul>sô-
quent^s, 633-4, ti38;eât emprisonna
par la dame de Maloaut, G38, cf.
G42, et délivré par Mcliadus, pp.
4fir], 471 (pour Janot. cf. pp. 4C5,
470); non voyage avec Mefiadus.
G42-3.p. 491; prend partais guerre
des Saxons; s'js aventures subsé-
quentes, p. 4d8.
2. LaCy le — aventureux, en Cor-
nouaille, 172 ss. La dame du -~,
envoie l'écu fendu à la cour d'Ar-
thur, 37, cf. p. 379; retient Tristan,
LaacelotduLac, Iseut et Guenièvre,
p. 347 ; a défendu a Scgurant le bmn
de jouter avec Laneelot. p. 432,
qu'elle a élevé, 37 . et qu'elle
conduisit chez Arthur, p. 466;
a des aventures dans les Prophecùj
de Merlin. \>. 190-1; enferme le
fropbôt'» ddiis le Damantes; est
amante de Moliadus; est en rela-
tJonji avt'C Guenièvre, ib., cf. 71 a.
100, 20. |). l'J6; une de ses demoi-
selle* vi*iii sauver Arthur, 74a, ren-
seigne Krec. "^l a, va à la tombe de
Merlin, p \',^.
Lae^n'.n^i, -,'(î?iny, forôt, pp. 213 , 237.
Latiuftas, v. Lahdunas.
Lagucrwn, cbàteau, p. 441.
Lai. le — royal. d'Arthur, 570, cf.
^1-2; le —sans joie, de Brunor la
noir, p. 401, cf. 4.53; le — du che-
valier qui se tua a la Pentecôte du
Graal. 393; le — tvjtr dûanf, de
Dinadan. 20S-'J. 2S0-t; les — s do
Dinadiio ut de Dinas surla mortde
TrisUn et d'Ueul, 571», 561, 5S3-4,
p. 3yi-2; le — de pitié, de Gue-
niôvre. 570, cf. GOl ; le — des deux
amanu. de Guiron, pp. 459, (63, cf.
p. 438; lo — d'Helias de Sfssoùjne,
SiW; les - s diseut, 91, 100, i38,
p. 382. de Kahedin, 100; le — de
Lamoi*at, 210; lo — de piour, de
Laneelot. 570, cf. 001-2. 469; le — da
deuil, do Marc, 579, 581 ' le — de
duel sour due], de Meliadus, p.
440. cf. p. 444-5; le— dePalnmède,
384; les — 9 de Th?tan, 59, 401,
538, 54tî. p. 480. te itoivre amou-
rttus, SO. AG9. 537, cf. p. 47G. le
DfdHit ijCanwur. 80. la Franckùe
Trùtan. 63, le Lai mortel, 80, le
Ht<ort de Victoir». 469. Des lettres
sous forme do — a : d'Arlhur i
Tnstao, 2G3, d'Iseut à Tristan, 408,
de Laneelot & Tristan, 263. de Marc
â Gueniêvre, 266, de Morgain À
Arthur, (îll, de Tristan k Arthur
et û Laneelot. 262.
Laid, le — liardi, poursuit Monteiurt
ot est vaincu par Erec, 2^9», qui
l'envoie trouver Hector, 290a; ses
aventures subséquentes, 291 a; sa
met en quête du Grsal, 395 a ss.
tain. p. I5G, Alain.
Lambiic, p. 357.
LambaVl)9, pays de Guivret 2 (Gahe-
riet, llann), et d'Ueraart; le comte
de —, pp. 200, 4fi5 {U comit L
— 522 —
BsLuno Taute Oo 99). Cf. Seffuradeà*
Lambar, p. 'i'îl.
1. Lambajant, Lamhètjiie, neveu de
Fariea, 13, cf. p.' 471»; secourt
Iseut, est vuincu par Patamodo ci
ramoné â ta cûur. 43- 1; ost un dos
quiltro compagnons de Tristan, 16,
4^. 51-2; so mel oai|ui>ie duGraal.
3î(&a sa.; cberche Blioberis ui
ronoontre Tpîsuiï, |). Zôb.
2. LamMijue de la /'onyi eifraJi^e.
p. m.
Lamfitr. p. 357.
Lamborc. se met en (piôte du GraaI.
305 fi «5.
Lamf'aU, chevalier d'Kcosse, 185.
Lamide, p. 13.
1. f^mnral, -al, de Galles, flis du roi
Pelinor de LUtenois: sa nnUsaiice.
II. H\; m valeur. '205, ■;;'*.», t.VJ. 215-
6. 248. 2r><J, 302. 305-7,.'iM, 18-i. ii.
\'SJ; est renversa par Tnttlan yt
envoie  la cour de Mar^ le cor
cncbanlty, 47, 52; quitte Heltnanl,
pp. 47, 46a; son séjour dans io Ser-
vflge. til. G3, cf. p. 46H; rpoirontre
Frollc, Lanceiot, fil, cf. p. 470, ot
Gauvain; tut; Luce et combat avec
Belinnnt, 65, cf. p. 47i»-7; nroiège
Hninor le noir à la cour d'Arthur,
66, ses aventures avçc l'ancien
Rcif^nour de la Douloureuse Garde,
Lanceiot et autres, 71 , 73, et dan^
le D.-iroantes, 71a, 72a. cf. p. 477;
désarçonne Keu et Kahedin; est
chercuâ i>ar un valet, UN; établit la
coniumo de jeter les armes dont on
s'est servi contre un clievalit«r do
Cornouatlle, p. 89; ses aventures
avec Tritttnn, qui jadis l'a l'ait che-
valier. 187-89. cf. Id5a. cl qui a
donné de ses nouvelles i son frère
Afflûva!. p. 13î>; tua Vasparino. i>.
489; pri'nd part aux tournois Ao
Roche dure. 102, du château du
Plain. 255, cf. 239.210, du G^U'hout,
np. I9H-20H. 4.S4 5;lfouv« Marc, 210-
13; 30S lout's an château do Mor-
{rain, 2iU-40; se-» combats avec
Mlam/Mle, qu'il hait. 211-2, pp. 197-
99, 484-5, 431; son séjour A la cour de
Ijondres. 248-50. p. 170; avoc son
amantQ Iareiued'Orcanie.72a, 210,
241), 255; i 1 est surpris par Gaheriet,
qui le délie. 25(», et dont il srnMe le
combat l'ontre Gâuvain et autres.
283 a: selon un rau\ bruit, il serait
venu réclamer le s-icours de Tris-
tan, 2H7 ; reconnaît LancfllotiV Oor-
beriic. 2H7a; succède à Gauvain au
Cliùlcau des Dix. Ghevaltora. dont il
épouse la maîtresse. 288a; a vaincu
Aligromelant. p. tiù; était allé en
Gomouaille (wur délivrer Tristan ,
i83, qu'il assiste dans la guerre du
roi d'Irlande, V.ri: o-=' -■ a pjr
Branor le brun. G21 rea
av'X' Banin et ault' u Io
dessous contre Guirùu. p. 4t>G-7;
est en quéto de Larn^ot, 302 se.;
mn frôro Pep ' ' ' '
359 . sa mi>rl. .
6. 201, 213, -lu
257.302. 3<)G. p. 2ôU.
2. Lamurat de Ltstenois, flU de Pell-
nor. frère de Pobn- r ' ^ -.Tioi»
(p. 441), et ami de }• <iti.
qui secourt sa nièce, l,,. .lur,
G22. p. 442. i'il, 454; ses avontur«6
avec Galehout le brun et nuires,
pp. 43 1-2. 442, 437-8 ;r ■ ,.mé
par Meliadus, p. 44:;. -m,
aprôsavùir vaincu d.ii ..-iLnQi,
p. 45i-5; prend part au tournoi
d'Urien, p. 488; r&nvorsa, \ Louve-
zern, le bon chevalier sans peur,
p. u2. aon frort* d'armos, (iiii le
tua, p. 4U, cf. ti22, son tombeau,
p. 411.
lampadel, •des. du Parc, p. lÛI.
Lanar, p. 357.
Lanheilr, v- Lnmballe.
Lanceiot. -or7t], du lac, 6ls du roi
Ban. deso(?nil.iut d-3 David (p. 4U)
et deuii-lVért; d'Hector des Mares
(p. 27]; sa fi.Snôrosité. 203. 378; sa
modestie et ia mcnurr, 612; son
humour, VJ2a; sa ftrande valeur
et sa haut" ronomm'*'0. (56. 7S. 75,
93, 9(1, I9H, 2ir., 2511, îtjt. 278, 3i2.
3H:>. 3S8a, 440, 451-2,457. 484, 492».
571a. np. 2, 17. 32. 137, 140. 222.
4:19, 443. 48^2; sa force, p. lU; sa
beauté et sa siaturo. pp. 23. 140,
214; mon imafe k ta Joyeuse i^>ardn.
314, 3^11; sesecus, 314 ; sus fl/i/W/trrj
Btsfs relations ave^GaUdioui. dont
ilcau.sa la mort, pp. Hji'i, 15. 22.23.
28, 3'l. 33, 45. Il5. 130. IW^, 33(1,
.3<,Hi. 410, 431 , 441 : est le lld.>I« amant
do Gucnièvre. 37. 190. 199.203,265-
0, 3t)0. 346, 388a. 571, 013, l'.U, 615-
\K. 617. pp. .58, 79, 179. 207, 212,
22K, 359, 431. 472. qu'il recon-
quit sur Mel'-"'" " ■' * ,
cf. p. 47G, .|u' .
fausse reine, p -
il l'ut surpris. 1j19, cf, t^7. l<: doul
il ne put sauver la vie. p. 473; tue
lo géant Cnratlor. Il . pp. 4G(J. 4«8;
fut enlev4 pir Morgain. 41, 190;
ses folies, 2>*3a, 2S5a- 287a. 300 ss.,
p. 491», cf. .HS8a. pp. 207, 233. 24(i;
son amitié pour 'Tristan, 3H5, p. 3(5
ot pnssim , qui lui envoie des salu-
tations. 52, et dont il d'Vsopprouve
le mariaKu, 59, cl. 74-5, 100, pp. 72,
480; vovage avoc la meàso^ére
d'Iseut, '59. cf. pp. 468. Ï79; ren-
verse Frolle ot i*amorat, G4; vain-
quit le seigneur du Château orgueil-
— 523 —
leux,7M; «eâ oventuro* ov^r. Bru-
nor le QOÎret aulr<!9. 71-1. 92-1. p.
T? f'f pp. 477. 480. daas le Dar-
' «vec Kahedio 61 autres.
1 1 u t tend lies embùcbes.
;■■;-■. ; . r-.ii; se loge r*--' '-•-•-■-
nanï, 11 1 ; eu Mionnci
il rail pori^rd'js'^ousii
par les membres de U iit^oér) .lt<
Ban, 112. 119, Mi, lâU; rtînverse
Briant, PaJamède et n" - '"'' ' '
e»t «lans les li)ur:iais :
des Pucelles, \:b. \y
lï.**-'!. 143, du Plaiii, iik-;,. 4c
GHiehout. StWd. p. «.lïw.. rf. W»,
LcloCumiia!oth.2'.Ma, ri' ' ' -
rPMrp, 377-!), 341, et
Jîorgnlles. Gtl-IH. de \N .__ ..
iZ'i, cf. G19, p. 407; est eaqu'Hgdu
chevalier & lécu noir, Tnaian. r»(t.
i.sfi-ei. ira-1. 179-80, 19-.' 0, wn-i,
196, Î02, iJ. IM), qui le cherclie lui-
môme, 1S9, 192 a, I9<;; ses combats
Bvec Tristan. 303, 239, 6Î3, p. 381,
H 489-90, 493, 493a. p. SW. qu'il
amène à ta cour d'Arthur, 303-6.
C33-4, qu'U secourt contre Marc,
Î30a, 231, 334, 3Sn, cf. 179, et qui!
trouve avec Ueut, p. IG4; ne i>reml
pis pai't aux jeux d'armes. 3'i7 ; va
AU devant d'Arthur et de Lamorat,
249; met Tristan en irarde cnniro
Marc, ■:■■■"' -- ''--'- ^'■ ' :"^.
p. I7(' iu
avec 'Il le
à 86 veuger de M^rc, ^lJjÏ , ihJ . sua
vova^e entrepriâ pour délivrer
Tr •■- "-I-""-- .'-1 ■' -'-:
319. txtuquJi liu cliàicau mr Salm-
codan, p. 331; assiste au passage
de Tristanavec Iseutdevani Camaa-
lotli et les conduit à U Joytiuse
Ganle, son ctmi'i^u, p. 3r»3 gs., cf.
34C; triomph") dn Sapnar; va com-
batlr.> .\Iexandr<> l'i-rphMin , qu'il
marie àAilifS. p- ?'
ècud'or. cf. [j. [>'
de do la mort.ïitl'j .,.:
Garde, p. 37 W>: arme son lils
(îftlMv! rh^v.Tli-'rn! a-^sisio àlaTMe
i'-- ' ' '-i Oranl, pp. 318,
-' mot en quAie,
2 ;. :,i'j. :»»'•>! '■'■ ''•-'^
l3 19t,cf. p|.
"s combat n
j 'iivé par i ;
T qui état! !>;
qu'il voit mourir et dont il Irans-
IKirtft, avec Uector, le corp3 dans
une abbaye, d05-6; pleure la mort
il« Palainede et de Tristan, 069-7",
?i71a, 57ô : Tait emprisonner Marc;
■' ■- '■•■■ --ri"" :■■ y> rS;
■■ lin,
{•kI. et, ^u pouiiiiivuut l'aUiu>'de,
par Galinan, pp. U7, 4.19, qu'une
il abattit, p. 4H9: ne put rea-
r, à Wiocestro, Serrant le
, p 433, par le«]uol il est dé-
Sttrçoanô, pp. 319, 48S, cf. p. 43Ï;
vainquit trente chevalier» du roi de
"" "lumlierland. p. 143; d<îlivre
-:5on Gutron et autres, p. 466.
. _ '-!, cf. pp. it'fi^; &es aventures
avec Galehout et autres; est vaincu
par Guiron. p. 4(Î7; est d*Mr^onnâ
iiar Meliadus, avocle i ; ,-re,
ft43-3,p. 49l;d.Hivrel. la
prison des Saxons, p. i. . , . :... 1 cri-
auant. p. 4S8; 33âf. lin, unnonce
e ses aveuturea, p. 47S; trouva
Rlioberisà l'ermita^e, 619; sa mort,
57j a, cT- p. 487; lun tombeau à la
JoyeUÂO Garde, 57.ia.
La (ôrortl'i Hiâtoinî, le Livre da —,
3ftSa, 502. pp. 35. 3ir7. 3U1. V»4. 466.
467 (faute [H}or te fn-' '6.
Larves (Le Pont des Ci;;
Lande, f v-r— «. Bruu -, ..* ....ui I;
Iad.-[ la —, 29. p. 476;
le Cl) ^ i —, '», 450.
Landcuutic. p. ■«■iX
1. Ijindunas , va eu messager chez
^ ■' ur. 594, B08.
' tnai. roi do la Cita vermoiUe,
. ■ ■^•
Lattnar, Ois de Pfaebuft, £36.
Lantris. v. Alcardo.
Lanvûl^ se met en qufyte du GroiiU
39) a sa.
LanvaUe, cf. Sogurades 3 (— Lam-
balle^.
lnnrn*}tiait cit^ qui eât k one domi-
l'te de Louvexerp, 371; ef.
. ifil, et Larquiman.
Larctne, p. 339.
Lar/i^ii-unn . !u<î i>ar Tnidôt, p. 418.
L- '■ I i6.
Li mt) Livre tU il) —, le —
■ '-' ^V^. 311, 2»0,
n
c .
du Lao, p.
Uffl; tue B.
par Tristan m
iMtar, -tes. p. 357.
'■'• ^1.... '.aiare,
.477.
iaule).
. Ju l'arc, p, 464-
l'O. ■tlcfjan, roi de Canne-
par matin m-iu u .•i-.,, miu.- ini iiir. inire de * la reine Guenièvre
combat avoo Palam*.*dei 539, â€3j sou UIs a été tu6 par Nessaus; est
— 52i —
vaincu par Guiron, pp. 438, 4-12 ; ses
svontiircsnvec Keu et autres, 6.^1 a,
avec Ariiil.ari , &3ï h, p. -1-lG-y, qui
lomba malado chez lui, y. 405, et
«lu'il relâche après l'avoir forc*3 h
dôfendre un passage, 6W ; se clinr^fp
d'un combat pour uno damo de
Nurhout. pp. U&7, 449: aime ta
dam<.' do Nohaut, p. M'2; prend
part an tournoi dX'ricn, p. 488.
1. Lifonoix {Leonis, i>. 477j. rovuumt»,
pays do Tristan; les — , habtlants
(le — ; 1 S8. 13 ss.. 19 ss.. np. 4.1,
202, 2QV6. 275^. 438, 414 as.. 465,
i (;42; cri de guerre dôTristun, Ml.
Cf. Moros.
S. UoiwiSt moine, appelé du nom du
pays. p. 221.
IjsrainÇle rami). p. 462; cf. Lothan.
Leriadus le oouunl. lo plus grand
poltrou du royaume de Logres, GI7.
Ie4linnis, v. Ltsteaots.
\. Lestoc, n. 375.
2. Lestoc df la Rachine^ père de Gui-
ron. p. 4;n.
le taim(Utfimi), p. 462; cf. L<othaa.
I-f'Vi'fjnù', c.hât(*nn, p. 489.
l.tu/i, V, llelian.
K Lianor, duc et ancien soigneur du
château des Pucclles, 398 a.
2. Lianor, cf. Hellanor.
1. Lia.1, csl vengf^ par firunorlenoir,
p. 50.
2. lias le grand, de la famille des
Uriin». p. 4ti3.
3. Liai, cf. HeliaQ. Helias.
Liccnne. v. I^ct>nac.
1. Lienor (/-iVnoii), p. 48, cf. p. 479.
2, Lienor, cf. UcUanor.
Lieonel^ v. Lionel.
LUmf^ cf. Heliesor.
Lievois, cf. Lienor t.
lietui. p. 194, cf. p. 483.
Ligi, Anniano tti —, cf. Lia, Lin.
Ligoret, p. 219.
lin. Armant de - . cf. Lis.
Linoij, p. 285.
Lion (la Fontaine au), 92. p. 17.
!. I,i''ifi(n)c(. frère do Bohort2, prend
part au tournoi du Château des
Pucelles, 134; d*^aarfonne Ereo.
2!Ma; part avec son frôre pour
défendre une demolselleddsb^ntôe,
29'ia; sa iiuôte de Lancelot. 310,
.t98a, et du Graal; assiste à la
grande tète do la Pentecôte , 392 a,
39,5 a Rs., 501. pp. 21(1. 223; aide
Lancelot dans la cuerre du roi do
Norgallc», p. iU.'J-O: est emprisonné
au château d'Adirapons, 627; est
vaincu, après quelques arenturea,
par Guiron , p. 4B7; figure dans les
Fj'OphecUt Ofl Merlin, cf. p. 491;
une de srs ancionnns amies, p. 60-1.
2. Lionnet du Glar, p. 443.
lif, cf. Meur. HoUanlde — ; of. Lin.
Lislenoit, -tUnois . pays d'Adalon , de
Pelinor, des I.amorat, une deiuoi-
selle de — est soootiruo par Branor
le brun. G2ï; des chevaliers de —
prennent part au tournai de Lou-
veierp, 3S3.
Livre, le Oanï — (do Tristan), pp. ix,
II, 252; le — de ta Grant Uixioire,
p, 388. Cf. Avenlurea, Edouflrt I,
Laucelol, Latin, saint Graal, Table
Ronde, Tristan.
Lwhan, V. Lolhan.
Lfanf.gUii, v. Lonegloi.
LofïtoU, V. ■Léûooia.
Loqes, le chevalier des — , ancien ami
de NtboQ, rend service h 'yr,^u\,^
C40-I, dont il prend C'
avoir t^tô renversé par
C42-3, cf. p. 464, aveo lei^uol il va
à Camaaloth, p. 4G5.
UigreSy royaume d'Arthur (cf. Aven-
tureux et 505\ 81, %, m>. 104 as ,
n9,l85 as-, 254*8., 275. 311,371 as..
407-8, 419-21, 437 a, 48-2 as.. 516 sa..
551 ss-, 621 B8.. pp. 26. .TI. 13. 46,
52. m ss-, 250 8&. ""- "■ '■'-.
pays limitrophe du
60*); ooutumiïs de -
Table Uonda^ 29. : l>l,
297q. 37S. 529, pp. ! W3,
215, 439. critiquées pa; ivn-iMiti, U7.
et fwr Dinadan. 243 ; !!n Je la bonté
du — . 180 (ftprèn la bataille da
Salesbury).
lotte, la — . 18, p. 3tt.
Lomglni, v, Lftomgelnï.
Limuzfv, V. Louvpzerp.
^w/r(;i,41,114,î3iJ. 231 a, 244. p. 207.
Loneglai{i), cilé de N'orthumberland,
p. 439, cf. I^omgt'lai.
Luneserph. v. Ijouvezerp.
t'>n.'/t7t, V. Lonegloi.
Longin\ la — ilare [Mer], 640.
Loimeijlor, cf. Laomgelai, Lonegloi.
Loiineserp, v. Louveierp.
lj)twel. cl Ivain 1.
1. /,o((/i),roi d'OrcanîB, père doGau-
vain et frère d» la damo '^" v^i... ..,
(p. 4i'2), Il élé lut'' parler
de Lisieiiois, ~'Ia, 'M'î. v
302, 307, 378; est désnrvouué p.ir
Guiron, p. 437; VEscu —, cl»àl«u,
p. 44L
2. Lot'Ji), 30 met en <iuète du Gr«al,
.l'jrta ss.
Lfithnn, château, p. 462-3.
LoiWwe/jior, -y{i)loy'.i),ct, Lnomgâlai,
Lonegloi.
Louvrrcp, v. Louvezerp.
hj[>t)vcze{r]j^fi)^ - vresep, cliâtoau
voisin de la Joyeus*» Gardo, .152,
365. 371. 374; le mumoi do —,
352 58., 37*>-8l . p. y'' orAn
deshnbitnnts de — -i isdc
la Douloureuse Gar^.., ;..: „, o.
Loifs, duc do BourboDi p. 4;t6.
— 525 —
Lubian de Camaaloth, p. 464.
1. Liican, le boutillier d'Arthur, est
dans les tournois des châteaux de
la Lande, p. 476, des Pucelles. 150,
de Louvezerp, 379, de Norgalles,
C17-I8; sa quête du chevaliera l'écu
noir, IdO, 157-8, 161-4; est renversé
par Tristan devant Camaaloth, 339,
et vaincu par Alexandre l'orphelin,
p. 266; assiste à la fôte de la Pen-
tecôte du Graal, p. 280, dont il se
met en qu^te, 39a a ss.; a été ren-
versé par Samaliel, 555 ; ses aven-
tures avec Lancelot, 616-17; est
vaincu par Guiron, p. 467.
2. Lucan, v. Lucanor 1.
1. Lucanor, Lucan, le grand, géant,
secourt Meraugis et combat avec
Guiron, p. 467 ; fut tué par Tristan
5U-2, qui triomphe de son neveu,
p. 137.
2. Lucanoro. p. 305.
Luca.%^ 545, v. Luce 1.
t. Luct de Gast, chevalier, auteur
d'un Tristan, pp. 1-2, 66, 68, 86, 88,
133, 382, 403-4, 468.
2. Luc0, roi de la Grande-Bretagne, 86
convertit au christianisme, p. 218.
3- Luce, fils du roi Pelias de Léonois,
est sauvé de la mort par un géant, 8,
dont il épouse la fille, 10; retourne
chez lui avec sa femme, 12; devient
roi et est tué par Tanor, 13.
4. Luce, cousin de Belinant 1 , est tué
par Lamorat de Galles, 65, cf. p.
476.
5. Luce, chevalier de Logres, com-
mande un bataillon contre les
Saxons, 275.
6. Luce, géant, retint Guiron en pri-
son, 632, 634, cf. p. 466.
7. Luce le grand, courtisan romain,
tue Gracien et est exécuté, p. 439.
Ludinas, le bon chevalier de Nor-
galles, est le prisonnier de Nabon,
P. *62.
Luisin, pp. 6, 475, cf. Lusin.
Lunezen, v. Louvezerp.
Lusin, Liisyon, château, 5.
Lyel, V. Ilelie 1, et cf. Uelain 5.
M
Maaxgnié (Le Roi), v. Pelles.
Mabon le noir, enchanteur, se ven^e
d'Erec, 290 a, et d'autres ennemis
avec l'aide de Tristan et d'Iseut,
333-5.
Madalie, pp. 5, 476, cf. Madule.
Madeleine (Pète de la), 310, p. 267.
Mador de la Porte, prend part aux
tournois de la Lande, p. 476, et de
Galehout. pp. 198, 484-5; est ren-
versé par Tristan, 18G; se met en
quête du Graal. 395 a ss. , est désar-
çonné par Gatinan. p. 432, cf. p.
439, et vaincu par Guiron, p. 467;
ses aventures dans les Prophecies
de Merlin, p. 490.
Madule, mère adoptive d'ApoUo, 2,
cf. p. 476.
Magance, château, 282 b. p. 481-2;
les traitres de—, l'fr., 282e.
Magdelaine, v. Madeleine.
Magut}{s\ p. 285.
Mahaignié (Le Roi), v. Pelles.
Maimon, v. Naimon.
Mainon, v. Menon.
Mal Accueil, château, 70-1.
Malagrin le félon, est tué par Alexan-
dre l'orphelin, pp. 19t, 483.
1. Malaguin, roi, se met en guête
du Graal, p. 281 ss. (= le roi des
Cent Chevaliers, cf. p. 269),
2. Mataquin le Gallois, se met en
quête du Graal, p. 284 ss.
3. Malaguin le gros, se met en quôte
du Graal, p. 284 ss.
Mal Change, château, 631 b.
Maldule, v. Madule.
Malehau{l)t, v. Malouaut.
Malifer de Val noir, est vaincu par
Guiron, p. 488.
Matindes, p. 284.
Malios, V. Helios 2.
Afa/o(u)âu/,-anf,ladame de— .nommée
Bloio (p. 453), vient d'épouser Oa-
nain le roux, pp. 437, 442, cf. p.
448; sa beauté, p. 442; essaie oe
séduire Guiron, 633, p. 438, cf. p.
442, qui empêche Lac de l'enlever,
633; est aimée de Lubian, 638;
emprisonne Lac, ib., cf. 642 ; fait
connaître à la cour d'Arthur les
exploits de Guiron, p. 467; cheva-
liers de —, pp. 450. 466, 455, note 3;
le château de]— (appelé quelquefois
le château du Pin de — ) 633, pp. 438,
448, 453, 455. 459, 466-7, 471-2, 488-9.
Manatrie, p. 436.
1. Mandin l'envoisié, se met en qnétù
du Graal, p. 284 ss.
2. Mandin le sage, se met en quête
du Graal, 395 a ss.
Manibel. 562.
Manonas, v. Heanonas.
Mapie), V. Gautier 2.
J/ar, p. 271.
Maraigîs, 'raogis, 'Taogyn, v. Herau-
gis.
Marc{h), roi de Cornouaille, 19, 9G,
103, et l'homme lige d'Arthur, 231 a,
est père de Meraugis, 15. d'une fille
de la reine de Norgalles, p. 441,
oncle de Tristan, 13, 19, d'Andret,
— 526 —
S. %t et époux d'Iseut Ift blondo.
h, lî, qu*il aime tentlrement, 51,
82. 3I9,S10, 534.fJ7r>u. p. i:>0-i : son
astuce. W, pp. 178, 2IW-3, tH-»; &a
ini^oliuncet»*! f^\ sa perfidie, n.'>, 175,
2(Kt. 25.-i «, va. %:t. i. 2liK, JWV 1 , 2S2 «.
287, bSi. MG; sa pullronneiio, 7'J,
R2, 84. IC7, 175, '211 ss., '253. 2K5,
3H\ p. 189; a des avantagea exté-
rieurs. 170; sa forcp, lô.; sa valeur.
27'J, 275; adore la chas3«. 84, 168;
son nain, 33; ses aventurrg en
Logres. un il est venu cburcher rlu
se<:ours l'.ontre les Irlandais, p. \\\,
cf. ])■ 441, dont le chef, te Morlioui,
lut tué par Tristan, qu'il arme che*
viilior, 'iT-M, cf. l'p. 407, M9: &i»aA-
sine sea frères remeham, 2t, 292.
el le porc d'Alexandre l'urphelin;
cherclie à perdre ce dernier et
ADgIeilis, •2-><7 b. iiii. 201. iSi-i; nt-
tentr.'ft la vl** de Meliâdus.2.1,ji. 471;
esaaie de privorTrisian de lu fommc
de Begurades, 34; Palautède lui
Hulôve Iseut, 4;)-4; atla<)ue Trislan,
qu'il révoque r-nsuiie, IS-G; reçoit
une preuve de rinfidt-liié d'Iseut.
47, qu'il sun'eilltî. 4«, ftO. p. iTU; va
voir Tristan malade, 50; livre les
amants â la mort, h\ ; t'olôve Iseut.
53. p. 47ti, ilnnl il envoiy la ilemoi-
seîle a un château, 54; ri>^-oil la
messagère de Tristan. 75, et Kalie-
din, qui le trompe, 7ôa, 7^-0; voit
partir Tristan, qui renverse Gain-
glain; fait venir ce dernier. T'i-7.
cf. p. 180; écoute la ronversniion
de Ktbedin avec Palamèdo. 8r>;
charge Oînas de la surveillancu
d'Iseut, 86, qu'il empi^cho de se
suicider, 91 ; met à mort un cheva-
lier qui voulait embrassor Titeul,
!)2; rec«il Dapuenel el résout do
faire chercher «alan, lui; apprend
la nouvelle de la mort de Taulas.
103: ramène Tristan fou. le bannit
de Cornouaille et regrette de lui
avoir accordé la vie, t(l4-C; lus le
Bis du roi de Norgalles, UI5; craint
la lignée de Dan, 112; amèn*^ chez
lui lïulïertL'l, 167; trouve Ivain aux
blanches mains, IG8'. nréside les
joutes de la fôte de l'Ile do saint
Kanson; guette et renvnrse Ivain,
170-1; est puni par Gaheriel de sa
dcloyauli'* envers Keu. 172 ss., 175-
i\; est haï de Laocelot, 179; a jouU
avec Terriaden, 188; ses aventures
pendant son voyage en Lucre»
entrepris pour iiiop Tristan, 207-
19. 221-4, ii(î-9. 2J0a. 231a. 233-4.
23t;, 244. 247, 251 a, 252^, pp. 150,
16B, 170-1: surveille les amants,
p. 172; u correspondance avec
Arthur et Gucniêvrc, 263-6, p 228;
tu guerre avec les Saxuns, 2ti9-7V;
Oinadan éveille sa rur»"-- ■■ '
adressant lo I>ai wir ei,
70, 279-81 ; écoule sur un
ja^'din ta conver^Biion Ut^à ttumiivftj
et se réconcilie avec Trisfan, -JK'J-J, i
qu'il cmprisirr- ' ;- ' ■ r
lequel il 051 à :
2H2a, 0. f, g. h
320-3. pp. 202-.i. ii^Ù; Hi-onor le
noir est venu jadis à «i roiir, 472.
lX3;aveclesS. larre
À Animr pom :y)(j,
470 1, 5tG. ôr. _ X. . . j.aa.
29Sa. pp. 219, 2;y, ;r,2-J, 4«7, cf.
pp. 28u, 3^17; séjour h sa cour de
Tristan dùguisf* en fou, 537 r ss.,
qu'il blesse morteltemeni, 54ii, cf.
p. 444-5 ; Aàsiste k la mort des
amants et les foil fnterrer. M7-550.
p. 411; i .î4r>a-547a; f-iit ^mprt-
S'Mirifr le rompat-aion d»' ^
ninadan, 578; rei^relta i
Triston, 579, 5kI-3; «^ ■ ■
Uinas et Dinadan.
pp. 477. 109; est reste
mh. CiW; est l'alli.'- do Mciiu.U>,
p. 44;>-7; hait le roi Iloi^l, p. pi ; sa
mort, pp. 383, 409, cl. pp. xvin-ii,
478.
Marre, v. Marse.
Marche, cf. Estroite, Rstrange, Hen-
ri 3; le roi de la—, lli 132, 137; le
chAtcau do ta — ,oïi rt^side tiedoin de
la —, 552; le royaume d'OuUrô
les - Bj p. 138.
«Varr/t0/)inY.chevaIdeGuiroa, p.4SS.
A/nrchi», v. Marqui».
Marcltot. chdleau, pn 345-6, 34^
Murcfu'se, (louve, 500.
Mnr'r, pour Mafès, cf. Hector 2.
Moreinagony -rrnnof ufli, -renvagum,
p. 285.
Marcs, V. Hector 2.
Msresdtiffc, le chevsllerde lu —.633;
te passage de la —, v. HArilintix
1. Marannnr, est renversé par Tris-
tan, 36; se met en qu<^te du Gnud,
u 284 88.; a empriâonn*^ UoneK p.
2. Man/aitor de la [(■>)■" neveu
ai:rion. p. 489 (=1. ■ : ')•
MarijcmUin, •j/oriM''-ï, *« iuôte
du GraaI.p. 2A4S5.
Mavfjol lo roux, est vaincu parSaphar,
p. 266.
Maruin lo félon, est tué par NNtor.
r\ '^21.
.ifrtnV. la ssinle Vierge, p. 472.
1. Marin, frèra du roi Armant de U
Cité veriT" " " " "70,
2. Afrirm, — . 369, p. 271
t» le cIki.. , irin?).
iVrtf'tnun, gciiut tué par Meliadus,
p. 443.
^armojvie la fort, cbAtesu. 641 -2,
|>. ^65.
— 527 —
Mamoffis, v. Uorangis.
Vftrwfrttf, 'Oitrus. Mérovée, 7.
jarauii, cf. Henri '2 ; le Ctiâtoan-, 375.
ïfarj, 15.
1. Marse, lac, 315.
2. Marsf, riïièro, 62, Pp. 468, 476,
47'J.
yarnlle. roi. çp. 197. 485.
Jêalofl. trvn (le Bruopain et de Peri-
ni?. pp. ti-h, Mil. \:r>.
1. Mata.u nia de l'tiebus, p. 460.
5. Mathan \e brun, 10-2-4.
Malhanarl. v. Maiael.
ii7(^!, p. 17.
^JTafiu. V. Matas.
Mttup, V. Gîittiier 2.
J/rciu/i. V. Mencion.
Mnleoiius, V. M^'liodiu 3.
Mrdre, p. 13.
Wr/uiif/niV (IjO Roi), v. Pelt.xi.
JUftta-r" ' -^"^nl, le félon. Dis du
roi î enleva Guenièvre,
41, i - >s>> le roi des Cent
Chi<v;itiL'iï. p. 470: ses avonture^
dans le Damdntes, 7'2u; prvntl part
BU frand tournoi de Giii^Itont,
pp. !9J-7, 20!. *8J S3. et à la iLTjerre
des Saxons, pp. IM. VM^i , cf. p rj7;
combat Palamède, p. 4ii4; oleasa
Tri&lon, p. ^I ; sort aflaire avec sa
couijtnti, 49!; sa mort, pp. iiC,
47f..
1. .Vetiadus, rot de Léongis, t>êre do
Tnslon; sa beauté, p. 443; est
exceUent musicien, p. 444 , ne. haute
valeur et su arawie renouiinèe ,
pp. 44:î-i., 4.=»;. 4G2-.1, 480; sa fûrce,
p. 4U-3; sa suialtif, |t. 443: est le
riviil du bon chiivulier sons pt'ur,
contre leaucl il soutient iilu^ieurs
combats*, pt». 413. 440. 441 iâl, cf.
'631 a; ëpbuso flcliabcl, ïU.'ur de
Marc. !9, el, en - ■ ■ " '- - -«^, la
flMo do lio-:-! d- -rie.
Î2, cf. pp. 471, . : int
d'i:tre empoisonnu par t^Ile, i2: ses
aventures avec Gulehonl le brun
çt aulrë.H. Ii30n. a'îl a. b. p. HI-Î;
Ûi reruIeirQriii'''(,'<1'L't>jrpcndrûgoD,
p. 440; ses aventuras avec Artliur
et autres» p. 443-4; prend part
aux tournois du Pin du Géant,
p. 441. et d'Lrien, p. 4Mk-ii; ses
amourâ avec lu reine d'Bcossu,
dont l'tVpoux lui fait la guerre, pp.
441-7, 489; est emprisonné- est
vainqueur diin» un combat singu-
lier contre Ariohsn; refuse dô ser-
vir contre r.ltiudas. p. 4UJ ; est
ser^uni parGuiron, dont il se met
en i|uAie, p. 4iO-9; est monté sur
la ctiiirrotie infam.tnto, p- 44*i;
■écoui'; des récits sur les Bruns, et
s'en va en qut^le de Lac, 633, t'Ai;
truuve Absalùn fUector); est fait
priaoanier par l'ennemi de ce der-
nier el délivré par Guiron, qu'il ren-
seigne sur les deux amants, 635.
t-nterr^s plus tant par lut, 638; prena
part à la guerre dos Saxons, p. 4HJi,
et du roi Armant, p. 13î<: se.** aven-
turiîs avec Lac *'l .\riolian. G43-4;
a>'ant désari;onné Tristan. Lnncelot.
Gutron et nôtres, il voyage avec
eux (cf. p. 491) el arriva' â la cour
d'Arthur où une couronne d'or lui
est décernée; retourne en L«ionois.
ifr., après (juelques (n-enturea, 6^;
aaB'fDce d une suitu de ses aven-
tures, p. 46(i; pour celles de la
Triumphante Hisioire, v. p. 435;
est l'amant de la dame du Lac, p.
4'JO, cf. 20; va consulter l'esprit au
Merlin, p. 490; sa mort, z3, pp.
4C7. 47L
2. .Ve/iUffui le blanc, se met ea quôtu
du C- ■-' ' '^S S8.
3. \it: kadui) le neîr. so
mei ' [ lu G ruai, 395 a as.
4. .VWftiWuj, cl. Melian de Lis.
5. ^ttUaiius, titre de la compilation
de Husticien, pp. 472, 4^3, et d'une
luirtte du Patamède, pp. 435. 449,
cf. p. 432.
Metùwant, v. Meleaguant.
I. JUeiian, nevea de Pharamont, ?G,
p. 491.
'i. Melian, tlls du roi de Danemark;
SCS avontures avec Galaad, 398 a.
3. Mttian. neveu du roi Meltadus, p.
44ti.
4. Melian de Lis, se met en fjiitïla du
Graal, p. 283 ss. ; est raincu par
Guiron, p. 467.
Mrli'md fT'i*^ p. 283; faute pour Me-
lian ne Us?
.Vclianl, v. Melian.
iletianus. cblleJain. p. 138.
Mrlirn, v. Melian.
Meliudcris^ p. 'JS^; fbate pour UelUn
de Us?.
1. Mdios, se met en quête du Groal,
p. -lu *.s.
2. .Vrtiiis de l'Eijntu, se met en quûto
du Grual, p. v8t SS.
MeUin. Merlin.
Menabin^ -avin, v. Moaabtn.
Mencion, v. Meuon.
.Veneptutj, p. 439.
MctifH, Mf'iion, Men{n)on, pp. 48,
470.479.11041.
Mennonas, ancien ami de Msbon, est
tu'^ par Tristan. 33t-5.
M<nou, SfoUion, v. Meoon.
Mrralu, p. 4;i(i.
Meraugii, Merengis^ dé PortUiguii,
fils du roi Marc tcf. Ww/. /i«.,
XXX. 2371. 15; se moi un quôlo
du liroal, 39j a hs ; renverse
Bt*ehu5 i>t assiste au combat do
celui-ci contre Gauvain. 475 -7, qu'il
menace; avec Galaad ot Ucclor, U
— 528 —
va au Gbâ.teau Télon et renseigne
ensuite TrisUin. S-2ÎÏ-33; esl secouru
pftr Iiucanor et vaincu pur Oulron.
p. 487; se fait ermito oprès la mort
ao Lftncelot, 675 a; sera tué par
GauvaiD. 477.
Meriïn, p. 469; faute pour Merlin.
Merlin, le (rrand prophète lUs Anglais,
trouve lleli'ibel, lait délivrer Me-
liailuâ et donne Gouvernai pour
maître à Tristan, '20, Jont il prédit
la ffloire, p. 4U-ri: gravo sur un
rocher le rÛcît do l'assiissioal do
PernehaiD, '21 ; o connu It! nain de
Marc, ^ ; a été le maliro de Mor(?oin,
lUO, et de Mabon. 331; a Otabtl la
Table Ronde. 30y. 377, ?ê3c, -JOfi;
conjura (e di&bte dans un bloc
mobile, p- '2'20; flt le bloc pleurant,
p. 221, el la jV^f de Joie, 324; a
priVdit l'arnvâe a un*? foalaiae de
Galaad avt;c Lionel, p. 223; sa pro-
phétie dft la Mervcillt'use IWte,
3^a; Arthur le juçe plus digne de
foi que Pelles, 39U; recommande
la conqiiôto du (îraaU p. '28(>; fut
uonsuitt-' chez Polinor par le bon
chevalier sans peur, p. 443; dans
le roman des Prophecit^ de —, il esl
en relations avec un urmile. pp.
485, 188-9, prophère un grand
nombre de prophécies, p. 4G^« eal
le pore de Bretius, a emprisonné
un clerc, p. 43(); est onformii par
la dame du Lac dans un tombeau
du Damantes, »&., cf. 37. 71 a, l'JO,
p. 2âG, d'où sou esprit donnu dos
prédictions, p. 4MQ; sa tombe est
vi9il<id par une des demoiselles de
la dame du Lac, p. 178; leiVriiiiï — ,
CV); le i*erron de —, p- '280-^, cl.
p. 439; le Perron —, pros de Ca-
maalolb. l%-7, '21». 202-3.221), 242.
381. 4a2, pp. 317.381.
Mrrovnn, v. Maroveus.
Mtrveilles (La Fontaine des), 234 a,
28r>a, 326s5.Cr. Dieu.
Meun, p. 442.
}fr.%tocc, 'Stoit, V. Roestoc.
Mininseis. p. IjS'>7. cf. p. 4SI ?5.
iVoQc/. le Grand Mogol, p. II.
^ûls. la faux disciple de Joseph, 282c.
522, f»62.
Monabin{(ie), géant, p. 461-
Mont. cf. .\gu; lecbftteou du — î.")».
Montagne, cf. Kscanor, tielionor,
Noire, Perin, Taulaa.
MonteU{teA), v. Montre-lloB.
JHontenart, 2H9a, est tué par Erec,
2i)l a.
Montretles (La comtesse de). 6t5a.
Maragix, v. Meraugla.
Jiror(irfliH,.'ï,499.p 392-3.
Mordret, -drec, frère ile Gauvain ; sn
méchanceté el sa dôloyaut*^, 2-*)9.
307,330, pp. rj3, 231, 43yi sa valour,
307 ; vûva^ ovec la demoiselle
mMdiiahl, 70-2; hait Mrnr...r i^
nuîr, p. 59; unem^ssaçtT' ;
prôiend le chercher, t'5 ; .
tournois des châteaux des l^uceUcs,
120, et de Roche dure, lyi ; son com-
bat avec Perhides, 14'j; séjourna
malade chez Uaras, 148; se lofîd
chez Auguste, est renversé par
niioberis el va à la cour d'.\rt!.'.ir.
Iîl4; sea aventurer avec Marc, Ii -
nadan et autres. 219-22, ?■.'.>-'•. ;Ai7,
lui Pl sa^ frères haïssent Lnmorau
dont iU décident l» mort, 240, 2S0^
2.i7. cf. 3U2, .^Ufi; son combat avec
IJahcnet, Hector el Lamorat. *2>vla:
prend part aux jeu t d'armes, 217:
est én.irpné par IJinadan, 2r»S, iju'i!
assaille plus tard, ^Al-Vi; va chez
Gauvain, 2(K); tue Lamorat el
Driant. 282 a, 288 a. 307, p. 26S;
iniercf'de on faveur de Perccval.
282c; joue un mauvais tour :>.
Alexandre l'orphelin, pp. Vn-h.
4G6, 485; conseille do modifier la
nombre des cbi-rcheurs do Lao-
celot. p. 207; est vaincu par Erec,
28Ji a. et désarçonné par Ulioberis^|
297-8; parie a Keu de Percevaï, ■
dont ta gloire t'afîlige, 312. qui le
ri?nver»e. el uu'il décide de tuer,
^\'^\ essaie denlever Iseut, 336;-^
est terrassé par Tristan devaa
CsmaaloUi. 33» d, «, S-T»; est eit^
?uéte du Graal, 395 a ss., cf. p.
J11 ; Arthur l'envoie mettre fin i
ta guerre des rois do Norgalles et|
d'Irlande, p. 346; Irouve Palimédc
et Gdload, 491-5; est renversa par
ce dernier, qu'il a traité de poIîroaJ
527 9; secourt Arthur contre Marc^j
p. 373; e»t vaincu par Gulrou,
p. 407; combat les Saxons « Win-
cestra, p. 490; ses iotriguef> contra
Lancclot et Guenlèvre, 607; <|ui,j
craignant ses fils, a pris M voile,
p. \iZ . pour » mon, cf. pp. 487, 59.
Siores [des lies), chevalier de Léonoia ;
sfts avenlurea avec Tristan et Pala-
méd.?, pp. 309-16, 318-25.
J/or(;a in, jUoryw;, sœur du roi Arthur, ,
aii'elle craint. 108. 190; fée. élevai
e Morlin, 190, p. 223; sa déloyauté,^
190. p. 192; repousséo par Lon-
celot, 41, iy(», elle clierche a lui
nuire ainsi nu'à Guenlèvre. 41, 47,
107-8, 115-lè, 190, 2G5, Oit, 624.
p. 443; eàt l'amante de Brchus, 118.
611, et de lluneson. l'X), héborg
le meurtrier de ce dernier. Tristan
190, dont elle prédit la mort,
dont elle se fait donner la lance
191, (ju'olle etivoio au roi Marc, pp
374, 382, .381; prédit la honte d'Ar
thur, 192, 192 a: essaie de se fain
aimer d'Alexandre l'orphelia» 282 b|
— 529 —
p. 482 ss. ; délivre Brehus de prison,
p. 217; ses intrigues contre les
chercheurs du Graal, p. 219; fut
cherchée par Tristan, p. 223; a
emprisonné Lionel, 627; ses aven-
tures dans les Prophecies de Merlin,
fi. 490-1 , cl. p. 485 ; sa mère possède
e château oe Belle Garde, pp. 192-
4, 483; ses châteaux, 238, p. 1Ô6.
Morguenete, filleule de Morgain, p.
491.
1. Morhout^ le — d'Irlande, oncle
d'Iseut la blonde, écoute, chez son
ami Pharamont, la prédiction de
sa mort de ta main de Tristan ,
25. cf. p. 491; eat vaincu par
Segurant le brun, p. 437; délivra
de prison Arthur, à la cour duquel
il vint, déguisé en demoiselle, p.
440 ; ses aventures avec Pharamont,
Trarsin et le bon chevalier sans
peur, p. 440-3; garde un pont et
est blessé par Escoraut le pauvre,
p. 441; a conquis une demoiselle.
qui. trahit Guiron, p. 442; prend
part à la guerre de Meliadus, p.
445-7, et des Saxons, p. 488; après
plusieurs aventures il est empri-
sonné, p. 451-2; séjourna trois ans
chez Pharamont p. 4G5; va se
mesurer avec Guiron, qui triomphe
de lui, p. 467; est dehvré de la
prison de Nabon, 640-1, cf. p. 465,
et de Teriquant: ses aventures
subséquentes, p. 488; est renversé
par Meliadus, pp. 4G4, 471, et voyage
avec lui, 642-3, cf. p. 491 ; sa mort,
28, pp. 11,25, 123,411; son cousin
Auguste, 194, et sou Ûls Golistant,
p. 219, cf. pp. 432, 468, veulent le
venger ; deux chevaliers de sa
fiarenté tuèrent Meliadus, p. 471
Taute) ; son meurtrier Tristan lui
succède à la Table Ronde, 206.
2. Morhout^ le, parent d'Iseut, la
blonde, qui lui avait accordé le
royaume d'Irlande, prend part au
tournoi de Louvezerp, 376, 381;
console Palamède, 3^; sa guerre
avec le roi de Norgatles, p. 342-7,
et avec Marc, p. 409; son château,
617.
Morloth, V. MorhouL
Morloys^ p. 67; v. Moroi3 2.
1 . MoToxs, V- Mores.
2. Morois, forêt de CornoualUe, 43,
51 ss., 76, 77 a, 78 ss., 83, 101 as.,
167, 172-3, 282 e, 298 a, p. 476. Cf.
Butor.
MoroU, p. 229.
Mate f Le seigneur de la), p. 323.
Moucheron, château, 641, p. 464.
Moulin (Le Gué du), 358.
Musen, château, p. 442.
N
1. Nabon^ -or, géant, seigneur du
Servage, ennemi d'Arthur, 61,640,
p. 462; tient en prison un CTand
nombre de chevaliers, pp. 47 ss.,
462-3, 405-8, g 640-1; est tué par
Tristan pendant une fôte, 62-3, pp.
468, 476.
2. Nabor, géant, est tué par le bon
chevalier sans peur, p. 438 (con-
fusion avec Nabon du Servage?).
3. Nabon, se met en quôte du Graal,
p. 284 ss.
4. Nabon, l'enchanteur, v. Mabon.
1. Nabucadan, fut vaincu par Lan-
celot, p. 221.
2. Nabucardan, Nabusardan, est tué
par son frère Sadoc, 2.
Nahares (La dame de), p. 348.
Naiie, v. Naïve.
Naimers, p. 484.
Naimon, Xainom. p. 443-4.
Naitas, v. Matas.
Naïve (Le château de la Roche), 256.
Namant, p. 341 (pour Amant).
Nantes, pp. 17, 371-5.— (L'anojïo/e de),
p. 382.
Narcisse, p. 335 (les remarques sur
Iseut ne sont que dans les mss. qui
donnent Kaheain), p. 480.
LdsBTH. — Tristan.
Nascien, 394 a, 510, 512, 615.
Nassens, v. Nessaus.
yata{ha)n, fils de Nabon 1, est vainca
Ïar le bon chevalier sans peur, p.
63.
Nayne, v. Naïve.
Nectar, v. Nestor.
Necnegloi, p. 439.
Neroneus, -oveus^ -oneaus. de lUe.
92-3.
Nessaus, délivre Guiron, qui le secourt
contre Léodogan, pp. 438, 442.
1. Nestor, (var. Uector), de Gaunes,
père de Blioberis, 62: tue Geron,
73, 87; prend part a la guerre
des Saxons; délivre le Morhout de
la prison de Teriquant. p. 488; fut
tué par son fils (var. : frère), p. 440.
Le Château de —, 94.
2. Nestor (var. Hector), de Gaunes
ou de la Fontaine, Ois de Blioberis;
ses aventures, pp. 219-20. 226.
Niation, p. 48, cf. pp. 476, 479.
Nice, p. 227.
Nicole, 535 a (LincoloT).
1. Nicorant, père adoptif d'ApoUo,
2; sa mort, 12.
2. Nicorant le pauvre, compagnon
de Tristan, 46, 49, 51-2.
34
— 530 —
3. \icoran. p. il.
Nicoraut, v. Kicor&Dt.
A'«:n«or, n. 18.
Nùant, V. Nûhaul.
!^ohnnl, lu dume de — p. 318, so-'ur
(lu rot I^olli, oat ftimée dn Moda-
5 AU ; séjourne cnfor lo roi dp Nor-
lumbcrland, p. \\'i\ cf. Norhoul.
Nuhombcrlande, v. Norlhumlterlaiiii.
?ioir [«), lo Val —, v, Mnlifer ; l'iV-
Sine —, p. A12: le L'^ant do la
fontjigDCi —, (t. Hl ; la Roclie — ,
chûte&ii de Dinii.H. :i'2U-'2, du roi
T1oèl,64l, 613. cr. Chevalier, Croix
1.
SiVit>frtaiuUj, .\orbellandr, Sordhom-
Mlan'lr, Noriburaborlaad.
■VonjalkXy pays iimitropho dtjs
royAura«)s dâ Lo^r^^s et de ^^o^eloi9.
Gl. (M, <>8, 180, I8.S n, 422. lif». 4^»1.
5;m. (KX), »'.31 b. 6.!-' "", 137.
454, 4tKÏ. Le bon »! ■ — .
Dorman. Ludinasi iliers
de — prennent part uux louruots
deLouvezurp,!^3;^.eld<^Norlhumber■
land, 614, 6la ; deu t chevali<irâde —,
p. 462 ; trento chevaliers do —,
p. 4U ; et Hriant 1, lloralos,
nadoc 5; In, UIlc d'un comte de —,
4!)l ; des* domoiîçMçs de —, yj8,
p. 45!. La rftiiii — .tiinii^o
du roi dt« Co.i' rs, .^8. et
amante do .M.;... c-. o.iux'éi.' du
supplice du Imutier, p- itl ; â det>
relations avec Morgain, pp. 1811.
483. 49L Lo roi de — . paront de
Senuhur, 4'24. et do la lîgn^ d»?
Oan ; sa giierro avec le roi d'Ir-
lande, p. :ii2-0; fut vaincu par
Tristan, 105, 575. el renversé par
Mttliadus, p. 443; est dans les tour-
nois des CUdteaux des Pucellos,
lU, Vih-iK 138, 143, d'l!..'nodon.
dis Dt>ux Sœurs, p. U8-1», do
Gatehoul, pp. 195, '200, 4S3 w.. et
d'Urien, p. 488; a donnû un cnà-
leau k Gaheriet, 415: Melea^anl
et cousins sont ciif^s devant luî à
rOrtjutiiiliHUHp Garde, Wl ; est
J6sarçûnn(i par Bru nor lu brun,
621 ; prend part k \a gnnrro contre
Molirtdus, pp. 44.5-7 ; s^iiourne choi
Arthur, p. 4V'.; sa fllle, 53t ; a
perdu son ruv^umn, M 3.
Norgallois {Norgalurs, fauto), le Cbû-
leaa —, IG; lePoat —, 41, pp. AU,
4*6.
yorham. -Aw. pî>, 82. 84: cf. Norhoul.
ynrhomh. ' ri onde,- tire tanité,
NoritiK
.Vur/ioii/, :...jrnouaiUe. 15, 19,
pp. 37, 44. b.H, M, de Pelilo-Brp-
lagnts, p. 82; la fon^t de — . p. 4TG;
le comte da —, ennemi de Melî»-
dus el de Tristan, 23. cf. p. 471 .
uniî lUiiiie dt' — est dûremluo pnr
Lt^o<lu£,-m et Ariohan, pp. 44f>-7,
H9. rX Xnhaut
.Vyrr/imif/»>. 511 a, p. 438; une prin-
cesse do — éprouve S..-irurunt le
b!-M ■■ • '^ ' ■ ■ V ' ■ ' 1-
iXor'i-
iiliy^ JÉiUiLiuplir) vlu Sur<-iute, pp.
.'«G. ifiO; un chevalinr i\(i — . l«f:
d'- ' ' ' -- -: - M
a ■. : -■
d<- . ' . . __.i,j
Htiuur , in dauit; dd —, p. JiQ ; uat
domois9ll« do —, G03-I3. Le roi dfl
— (cf. GuLsrart. Iliithnrt, Pclinor4)[
frèrr* d'A'V"'''^'^ 6* P^re d'Espi-
noprtw ; p^ur lui M.iii!! m i ■ \'. / .l«
Joie, ;i'i4; est dan^;
cbiiteaux du Pin -1
d'iloiioiloo, dt>ï f )
llS-'.i, de Carlinn, i
Koa celui dy Landcii.--. ■ ,
renversé par Branor !■
424 ss. : la dame d« N
journo cntnr lui. p. 44»; ^a doMu.
lut con<|uiM par Laacfllot, p. 443j
assîAfrea lo seiçnenr de VÉstroitt
Marche, p, 4.M ; â sa cour. Cuirvto
lai.ssa enlever une datDtj. t' 5Srt;"1
Phararaont y fui m t
accusa-, p. 452': pour îou
Holi''ftr soutin- -- '■ '
amours de ^
p. 4G0-1; sa iii
p. 476.
.yalre-Dame (L'église et la Oit d«l.
pp. 186 sa.. 481 s».. 387, 477.
Au, pore d'Idiiir, p. 441.
.ytittr, v. Naïve.
iWirnantins, les, p. 480.
Auf/t v. Nu.
jVy'aJnon, Syavon, p. «, cf. pp. 470,
4iU.
0
Oeisc, enchanteresse, raèro d'Eroû,
200 a.
O'ium, V. Hodbnt.
(h1oarà,-art, v. Edouard,
tjEuf, V. Laubin.
0<jier\e Danois, descendant du Saxon
Arioban, p. 446; Ut raccourcir son
ép<^e, qui avait appartenu à Tris-
tan, liO.
Olinz iU\ Cnrrefour, p. 230.
Omhrt, V. ilombre.
Oncsun, v. Iluneson.
Orcanez, p. 226.
Orc{fi)anie, royaume, pp. 451, 4Di|4
— 531 —
465. Des chevaliers d* — prennent
part au tournoi de Louvezerp, 353,
378-9, et à la guerre contre les
Saxons à Wincestre, p. 490. La
reine d' — , mère de Gauvain et
sœur d'Arthur; sa beauté, 484; ses
amours avec le bon chevalier sans
peur, p; 488-9, et avec Lamorat de
Galles, 47, 72 a, 210, 240, 255; est
tuée par son fils Gahenet, 256, 302.
Le roi d' — dut ôi)0user la sœur
d'Adalon, p. 451 ; cf. Lotb.
Orenain, v. Osenain.
Orgaas, v. Argaas.
Organie, v. Orcanle.
Orgueilleux, le Chàtôau — . 70 ; 1' — se
Garde, 1' — Château, 4'Jl.
Oriens, v. Urien.
.bris, tué par Tristan, p. 89.
Orléans, p. 125.
Ornise, ruisseau, p. 36.
Oselain, v. Osenain.
Os(s)enainrnam. Citer Hardi, fils de
Ktnados, p. 453; ses aventures
avec Marc, Olnadan et autres, 219'
22, 225-6, 237; est en quête du
Graal, 395 a ss.. 185-6, cf. p. 486.
Ossenefort, Oxford, 252a, 291 a, p. 437.
a«en</, p. 283,cf. p. 486.
Oiton, p. 223.
Outres, p. 404.
Ozenanij v. Oseqain.
Palades , frère du roi Tanor do
Cornouaille, fait chercher Sadoc. 6,
avec lequel il va en Gaule pour
accuser Pelias, 7.
ï. Patamedes (le méconnu), Pala-
mède, le bon chevalier {païen et)
sarrazîn, !e flls préféré du Babylo-
nien Esclabor et frère de SapKar ;
pour sa mère, cf. 223 ; son enfance
et sa première jeunesse, 3f>6, 369,
pp. 439, 445, cf. p. 466; sa courtoi-
sie et sa générosité. 147, 149, 182,
241, 365, 389, 4\5, 509; sa modes-
tie. 463, 508; sa loyauté, 563-4; est
empariez, p. 78; son instruction,
366; sa beauté, 505; sa haute
valeur et sa grande renommée, 66,
245, 248, 250, 337. 369, 374-5, 440,
451-2, 457, 484, 495, 505, 508, 563,
571 a. pp. 439, 413; sa force,
p. 44i; son épée, qui devint plus
tard celle de Gharlemagne, 440;
ses armes sont souvent (cf. 505)
échiquetées de noir et de blanc,
cf. nî, 137, 148; son enseigne est
la beste glatissant, pp. 196, 466, qu'il
a l'habitude dejchasser, 69, 70, 71 a,
356, 559, pp. 78, 169, 289, 466, et
passim ; son amour, non partagé,
pour Iseut et sa rivalité avec Tris-
tan, 31, 85, 137, 356, 300, 623, pp.
199, 481-5, 252, 443, et passim: porte
deux épées, 29; prond part aux
tournois des châteaux de la Lande,
30. des Pucelles, 128, 132, 131,
137-8, p. 476, de Louvezerp, 371-0,
378-81, deCamaaloth, 292a, p.467. et,
après quelques aventures, à celui de
Galehout, pp. 195 ss., 466, 483-5;
ses combats avec Tristan, 31. 4'4,
1 10, 441, 505 ss., 27, 623, pp. 252.
277, cf. 196-7, 381-5, 508, 623. p. 275 ;
sauve Brangaia, enlève Iseut o'
triomphe de Lambègue, 43 ; ren-
verse Brunor le noir, 70; est déli-
vré par Lancelot de la prison de
Brehus, 71, 73, 93; renverse, dans
le Damantes, Lamorat et Tristan,
71 a; ce dernier le cherche, 73 a,
p. 60; sa messagère en Cor-
nouaille, 76-7, 77 a, 79-81, 83, en
I/>gre3, 128, 137; son voyage en
Cornouaille; ses aventures avec
Kahedin et autres, 81, 83, 85, 95-7,
cf. pp. 477, 48i) ; est trouvé par la
messagère d'Iseut, 117; ses joutes
avec son ennemi (cf. p. 481) Persi-
des. avec Tristan, Lancelot, 121-2,
Gifflet etBademagu, 145; est inju-
rié par la messagère de Guenlèvre,
146-7; son séjour chez Daras, qui
l'emprisonne, 148-9. 162, 166, 181-2.
p. 132; est secouru par Tristan
contre Brehus et huit chevaliers,
195 ; est renversé par un chevalier
inconnu, 197; est emprisonné, 202,
229, 242 ; secourt le roi Marc ;
converse avec lui et Dinadan, 222-
4, 220-9, 238; ses combaU avec
Lamorat de Galles, 238-42, pp. 197-
9, 484 ; est dans son château ae Bel-
valiot avec Dinadan, 259; en com-
pagnie de Saphar il secourt quatre
chevaliers contre le géant Caradoc;
reçoit Alexandre 1 orphelin, pp.
198. 466, 4S2, 484; triomphe de
Karakadin, 292 a; est renversé par
Scgurant lo brun, pp. 219, 432; tue
Guidaban. p. 252; ses aventures
avec Tristan, Brehus et autres,
300-60. 365 ; venge le roi de la Cité
vermeille. 306, 369, 370, cf. p. 486;
revient près do la Joyeuse Garde,
où il reste, invité par "Tristan, 371-
3, iiu'il défie, 381; combat avec
Saphar, 3S2 ; est sauvé de la mort
par Lancelot et reste à la Joyeuse
Garde, 383-4; ses aventures avec
Tristan, Gaheriet, Galaad, Claudin,
Eugène et autres, 399-406, 410-11,
413-U, 4«-5, r.24. 4i7-8, 626, pp.
3fll. 30B-tri, 3lâ-2fi: g^joiinie «le
nouveau à la Joyauso Gnrdo. 'i^^S-0,
cf. Ct2B, ù'niii dans I>:toomUai conti'e
Lancolot, -190, ni dnn^ la tf^i^rro du
roi d'Irlande, 49'2, VJ-i a, Trislnn,
avec lequel il roiourne à la Jovaus.>
Garde, p. 346-7 ; est délivré dô pri-
àOQ, p. 347-8 ; est renversé par Gi-
Uad, r/Jl-5, p. 49t. gui lo secourt,
50y; se bat avec Arthur le petit;
suit Galaad et prend part a la cuerre
de Mflrc et des Saxons. 510-î.'),
ti. U?;-3. est renvtrs*^ imr Branor
le bruu, C31 ; squ airuiro avec
ilâbés, p. 431 ; m-cuurut St't'urarU
le brun. t'A.; lue Galinan. iip. tXJ,
439; vainquit trente chevnliors de
Norgallca, p. 413; avoc Tristan cl
Lancelol il d/îlivre le bon cheva-
lier sans peur et autres, 610-1, cf.
p. 465 ; ses aventurea avec le roi
Arthur, p. 40G: on trouve de ses
exploits dans le livre ih- Cliarle-
magne, 440; est vaincu )>ar Guiron,
secouru par Arthur m Hudemu)^u
et désarçonné par I.ancelni; Gui-
ron refuse son secours, p, 1G7;
ses aventures avec Diiiininn. p.
4fi8; est renversa par M«iliJidu3,
GA'^, p. Mfi, avec lequel il voyage,
G43, cf. p. 491: est salué par Tris-
tan mourant, 511); joute avec Lan-
oelot 4*1 autres, 5Mi; va à la tnur
d'Arthur r»Gn, cf. 4tiO, liUl, 21'.',
238. 2iG. pp. I9îl, Vi-ti: 50 fait
entlnicf. pp. I9«-y, at-VO) baptiser.
500, pp. Î2U. 277; devient compa-
gnon de la Taille l(ondi) cl se met
on quête du Giiinl, MK)-3. cf. p, 'J77-
8. est tuA [lar Gauvain, 56i-.î, cl.
pp. 4 in, 4H7; son fntiTrementelson
^pUapho, 5(>(j: la cour le |>loure.
p. 41K>-1, i ti02; son corps est
transporta a CamoAlolb, G03.
3. PalamcdeSy aïeul du précédent,
p. 4:5*1.
3. Palamedes, titre du roman de
Palamèdo, 638, cf. p. 43*3-3.
PaUtmides, v. P&lamedes.
Palinor, v. Pelinori.
Parc, cf. Lampadel ; le château du—,
p. 4Ji.
Parcfval, v. Perceval.
Parci'lcs, v. Pairidee.
ParUles ramoureux, p. 447.
Paris, ville p. Vïh; rtle de—, 506,
pp. 15. 446, cf. 527.
Parn'tle.%, v. Paridès, PalriUus.
Part, CLo château de la), p. 3S6;
fbute pour llapart?
Paj, lo — fondu, p. 226; le — ssns
retour, p. 462: le château du —,
71 a; le chevalier du — , p. 44'J; le
comte du —, pp. 102-3. 483.
PaiUbreuilrifrun,cïio\oJl de TrUtao,
52, 118, 122. 141, IM, pp. 87, 14G.
1361.
Palii/res^ v. Patridea.
1. Patn'ries. 388 a ; se met eu qudle
du GraaI. p. 284 as.
2. Putrides au cercle d'or, se met en
qu^le du GranI, p. 2>t4 !»s.
Pauiart, tue lo roi Marc, 575 a.
PMteur (lo Hoi), v- Pelles.
Priades, Peliades, v. Paladoa.
PftUis, roi de Léonoia, attaque 4t
trompe le roi Tanor, 4: fait U
guerre aux Gornonaillais . 5; esi
vaincu par Sadoc. 7 ; épouse
Cetinde, 9; devine let^ i^nigmea du
K^ant. chez lequel il trouve son flU
Luct>. 11-12. nf. p. Hfi ; sa mort. 13,
1. Pi-r , - " ■ • V ■
le ,
Gm I . ,. , . _ . . , , . i ,
231 : Arthui- le jul:<.< moins dij:ne de
foi que Merlin, .uni; donne l'hospi-
laliltS à l.ancelot. 287 a, auquel il fit
boira un breuvage, 300, et qu'il
envoie chercher, 392 a ; ses qua-
rante cheraliers août runversi^s
par Tristan, p. 222. qu'il Mùuie de
irompor Marc, 331: Diubel . neveu
lie Perceval. est nuiirt>E> de lui,
4;>8; envoie cliez uni* '>•'"- '; -'- ■ '
388 a. qu'il reçoit cl ■
le j,'n<îril et qui Im
l'histoire du Gi-aui, ju*. IkI c.
p. m'y, cf. 5tl-5: sa fllln Hetyobel
ou Llelaine, il'-r— _-•— (n beautt>,
481.M9.f9tlan: md. 388t.
.Mi2. pp, 207. 3i ^ '^
2. /'eÙ«. V. Peliiiur i.
I. Mil]inur.Pf.linif.r, héberge Tri^
tiin ; ' '.' -$e, 113.
i.Pel il>» Pelinor Sel frère
de 1 I ■ Listeu'jis. p. 441.
3. Peiii)mur \Petltix], roi de Lisie-
nols, OU du préo^dent; ses cinq
(Ils. 47. ';i&. ih c. 302. p. 481. cr
pp. 213, 231. 236; pour <u lUlo. la
au.'ur de Perceval, v. ce mat ; le aar-
moi rifs de sa lignée.p. S I ; prand part
à lagnerr.'^ du roi Arm^'it, p 438, dp
Meliadus.p. 445-7, ■\ - ^ ■ ^, p-
488, aux tournois d I du
Pin du Gùant. avant . . .;,.t. ... ^jucl
il rencontre Meliadu-ï. p 4U; chei
lui, le bon ch':;valii'r sans peur a
cunsutti' ULTiin, p. U3; ae saisit
du royaume de Gnllofl. qu'Arthur
lui permet do garder, p. 446. cf. p.
2.16; Il tut'î le roi Lolh et fut tué
pnr (}auvain, 72 a, 216. pp. 313,
231 2.ÎS. cf. 288 a. 201 a.
4. Pt'J(l)ittùi\ roi df Ni>rthumberUnd,
est aoc'.'iir : " f ' ' ■ ■ ■ jui-'lii
donnn 1 11 é15 :
prend pni : i ■ i. ha-
dus. p 44J-7.
Pcndragon, p. 491 ; cf- Utor.
— 533 —
PenmarCy port de la Petite-Bretagne,
544 a.
Perceforest, roi, pp. 443, 467.
1. Percera/, le meilleur des cheva-
liers de Peliaor de Listenois, p.
444.
2. Percerai le Gallois, de Galles, fils
de Peliaor de Listenois (d'Helain
le gros, p. 187); son enfance, 302,
308, cf. p. 444; avec son frère Agio-
val il quitte le château de leur
mère, 309, cf. p. 239; est armé
chevalier par Arthur, 253 a, 2ô4,
310, p. 213; sa chasteté, 311; sa
valeur, 306; sa place au Siège péril-
leux, 311, 282 c; se distingue à la
joute; aime Hélène sans pair, 313,
. 282 C; cherche et délivre Lancelot
et Tristan, 301 306, 309-18, 282 a,c.
388 a. pp. 203, 205; son combat
contre Gaheriet, avec lequel il
s'esquive, 288 a; est renversé par
Tristan devant Camaaloth, 333 c;
rencontre Brehus et Blioberis, 358;
Earle à Palamède de son frère
amorat, 359; assiste à la fête de
la Pentecôte du Graal, dont il se
met en quôte, 395 a ss., 496, 498-9,
p. 491, U 501, 511-15,561-2, 567,
cf. 282 c, pp. 286, 309. 312; prend
part à l'anaire de Bedoin de la
Sfarche, 552; ses aventures avec
Sagremor, Tristan et autres, 420 ;
secourt la nièce de Bademagu,
491; joute avec Saphar et délivre
Sagremor, p. 430-1; a des aven-
tures dans les Prophecies de Merlin,
pp. 490-1,482, 188-9, 485; sa morl,567.
Sa sœur veut faire venger la
mort de Pelinor, 288, a, m&: ses
avenluresavec Perceval. Galaad et
Bohort, 510-15; sa mort, 515; son
corps arrive à Sarras et v est enterré,
pp. 360. 372, 392, 400. '
Ptredtir, p. 5.
Pvrilteux.'eu^e. la Forêt — . pp. 190,
213, 4-:'.); l'abbaye ^ou l'allôei do la
Forêt (ou de la î^ulle) —, p. 397 ; le
Passage —, pp. 461-2. 467; le Pont
— p. 440; le Port— . 61 ; le Siège—,
place de la Table Ronde, 206, pp.
219-21, 242-3. 259-60. 280. accompli
par Perceval, 282 c, par Galaad,
393, 393 a, p. 276-8.
1. Perin de la Montaine, p. 194.
2. Perin, Perinis, frère de Brangain
et de Matael, 31, 33, 547 a, pp. 24,
467. 476.
Pertine,-iquc, p. 8.
Permis, v. Perinis.
Perneham,-hen, est assassiné par le
roi Marc, son frère, 21.
Pernim, Pertius, Perrin, v. Perinfis;.
Perron^ cf. Merlin, Vermeil; le — a
lajaiande, p. 445.
Perse, le roi de — est le fiancé de
Celinde, p. 4.
Persides le bloi, ennemi de Palamède
(p. 481); ses aventures en Cor-
nouallle, où il a été blessé et privé
de sa dame par Tristan, 119, p.
480. avec lequel il va au tournoi ou
Château des Pucelles, 119-23. 125;
y prend part, 126-9. 133-4, 137 ss.;
cherche Tristan, 144, dont il ap-
grend enfin le nom, 155; son corn-
ât avecMordret, 14G; est quitté
par Perceval, 388 a (faute pour
Patrides T)
Perym, v. Perinis.
Pescfieor {Le Roi), v. Pelles 1.
Petit Creu, p. 60.
Pftite-ltrelagne, rovaume, 54 ss., 99,
100. 535 a ss.. pp. "317, 460 ss., 491.
Pharamond.-oni , fils d*un serf des
ancêtres de Guiron, s'empara du
royaume de Gaule, p. 460; ami du
MÔrhout, oui arrive chez lui. et
parent de Tristan, auquel il donne
l'hospitalité. 2i-26, p. 491; Guiron
se distingue à sa cour, p. 437;
reste à la cour d'Arthur, où il
arrive sur une nef; a vaincu Ban
de Benoïc, dans une expédition
contre lequel son fils est tué; fut
assiégé par Ulerpendragon et se-
couru par Meliadus; triomphe de
Trarsin et est vaincu par le Mor-
hout; l'enlèvement de sa femme^
p. 440; son voyage après le tournoi
du Pin du Géant, p. 444; est l'allié
de Meliadus, p. 445-7, qui le délivre
de la prison de Danidain, et avec
lequel il fait route; récits de ses
aventures, 633; chez lui le Morhout
séjourna trois ans, p. 465; est
empêche d'enlever une demoiselle
de Maloaut par Meliadus, 642,
avec lequel il voyage, 643, p. 491;
sa guerre avec les Saxons, p. 488.
Pharaon, p. 49, cf. p. 46S.
1. Phfbus le fort, célèbre chevalier
unci''n. do la lignée des Bruns et
descenilant de Clovis; son his-
toire. iî:i6, pp. 426. 428, 437, 467. Cf.
Homania. X.IX, 180-8.
2. Phehus, lils de Galehout le brun,
p. 461-2.
PhelipiH's, V. Philippe I.
Phcnice. p. 25.
Phèrédin.-dur, p. 45.
1. Philippe, pp. 199, 485.
2. Philippe, p. 478.
Piadan, v.Priadam.
Picardie, 440.
Pietés, les, p. 437.
Pierres, le Châteaux dos Deux —,
p. 8.
Pignabely v. Pinabel.
Pin, le — des Deux (Trois, Quatre)
— 534 —
Dames, pp. 57, 476; le Château du
—, 293,3f7, p. 169, cf. Géant, Bïaloaut;
la Fontaine du —, 3i, p. 439, cf. p.
432: la Tour du — rond, 461, 466,
cf. pp. 141, 312, 347.
1. Pinabel, tué dans un combat
contre ses frères, 185.
2. Pinabel, p. 60.
3. Pinabel, v. Supinable.
Pinis, V. Perinis.
PioUgues, p. 330, faute pour Merau-
gis.
PiottOy V. Pleurs.
Pise, V. Rusticien.
Pïadam, v. Priadam.
Plain (Le Château du), 255, 025.
Plaine aux noifs, la, pp. 432, 442.
Piaissier^ v. Plessie.
Planche (Le comte de la), pp. J98,
484-5.
PUusari le gros, cf. Aplasat.
Plenorin, -ius. Dis de Geron. 73, 91.
Plesseïs (Le seigneur de), p. 438.
Plessie, Brunor de-, p. 284; cf. Brion
(pour Briaut, Bru(i)ant?) du Plessis
dans le Merlin.
Q
Qualehadin fp. 443], v, Galehodin.
Quartelons,b\Z.
Pleuris), le Château des —, 4t-2, p.
476-7; le Val de —, la fontaine au
Val de —, pp. 464, 471-2. Cf. Lai.
Poitevins, p. 437 (= Pietés).
Polynet\ v. Pelinor l.
Pometame, -terne, Poncannie, pp.
197, 485.
Porneham, v. Perneham.
Port, Adoras de l'Ile du —, fils du
roi de l'Ile du —, 350; le — de la
Forêt, p. 180; le château du —, 609.
Cf. Cave, Périlleux.
y'o;*(fi(5), lcChâteaude5(Deux)— ,9, p.
476; le Val de la—, 278. Cf. Mador.
Porttesgués, v. Meraugis.
Poumecanine, p. 485,
Poupart, p. 431.
Priadam le noir, vaincu par Bohort,
501.
Priam, -ant, de Troie, 530.
Priamus^vi. 383.
PuceUes (Le Château des), 114, 121,
125 8S., 150 ss., 398 a, p. 468.
Puin, V. Perinis.
Quempercorrctin, Quenpartorentin ,
ville de Logres, pp. 238, 441.
Qui-, V. Ki-.
R
Bachine, v. Lestoc 2.
Rafasar, v. Alphasar.
Banals le fort, p. 485.
Banccys^ -cier, le pèlerin, pp. 483,
193.
1. Banier, l'ermite du Bois, p. 218.
2. Banner, Bavier, de Miranscis, roi,
Îôre d'Alexandre l'orphelin, p».
86, 481-2.
Bas de Gromoret, pp. 190, 482-3.
Ravier, v. Ranner 2.
Rechaux le fort. p. 199, cf. p. 485.
Rednez, 100.
Redoutable (L'Ile), 597-8.
Reis, fîUe d'Escanor le brun, est
aimée de GuLron, p. 438.
Reposte (L'Ile), 289 a.
Retenu, p. 23.
Rezala, p. 459 (faute pour Tesala).
Ricarda, nom de la sœur de Galenout
dans la Coronica et les Due Tris-
iani.
Richart, roi de Northumberland, p.
226.
Richier, p. 491.
Rima, p. 381.
Rion, roi, se met en quête du Graal,
395 a ss.
Riscot (La dame de), p. 438.
Rive[\)l, V. Hervi 1.
Biviere, v. Ensoit.
Riviers, p. 230.
1. Boberi de Borron, 387, 392-3, 396,
398, 477, 502. pp. 143. 148, 162, 185,
187, 191, 211, 216, 372-3, 404, 436,
439, 444.
2. Robt'Tt le Frison, p. 226.
Boche (Leseigneur de la), p. 323; (Le
château de la), 9, p. 450. Cf. Bise,
Dure, Ermites, Eîts)meres, ITort,
Haute, Marganor, Naïve, Noire,
Saisnes, Sarman, Tranchent.
Ro(h)csloc, Roestoit (La dame de), 34,
p. 476; (Le tournoi de), p. 451.
Bojemont, 626.
Boland, son épée, 440.
Borne, fut conquise par Helain le
blanc.502 ; l'empereur de —, p. 438-9.
Bomenie, p. 404.
Bosee de Riviers, reine enchaenee, est
déliée par Gaiaad, p. 230.
Roux, la dame du Châteaux —, p. 466 ;
le château au — de t'Angarde, p.
467.
Bubcrt, v. Robert.
Runakm, fils du roi Hoël, est l'amant
de Gargeolain. dont le mari le tue,
535 a, 540 a, 542 a.
535 —
Ruois, p. 67, cf. p. 476.
Rusticun de Pue, pp. 423-4, 4-27-8, 47;.
Ruvaien^ v. Ranalem.
Sabie, p. 449.
Sabryne^ Qeuve, p. 437 (Sôvern).
Sadar, v. Senahar.
1. Sadoc, fils de Brun, épouse CelîDde,
tue son frère et est jeté dans la
mer, 1, '2; arrive chez l'ermite de
Sarras, 3; est conduit en Cor-
nouaille, 6; triomphe du roi Pelias,
7, qui le sauve de la mort, 8; enlève
Cehnde, 9; avec elle il reste chez le
géant qui propose des énigmes, et
chez Trladan, 10, 11; est blessé par
le roi Tanor et tué par son propre
fils Apolb, 13.
'2. Sadfic, ennemi du roi Marc, pp.
186 8, 481, gu*il attaque; tue le
traître de Magance, le meurtrier
de son père; ameute les Léonois,
p. -201-2.
3. Sadoc, chevalier d'Orcanie, prend
part au tournoi de Louvezerp, 378-
9; est vaincu par Guiron, p. 467.
4. Sadoc, est vaincu par Branor le
brun, p. 428.
5. Sadoc de Norgalles, est désarçonné
par Guiron, p. 437.
6. Sadoc te blond, se met en quête
du Graal. p. 284 ss.
Sador, -dotji), v. Sadoc.
1. Sagremor du Tertre, oncle d'A.-
riohan, p. 447.
2. Sagremor du Tertre deveé, cousin
d'Ariohan, p. 4i7.
3. Sagrein'irledcsrcé, parent d'Helain
le blond, p. 4.)2; son château, 430.
ôOS; est dans les tournois des
chàt>:'aux de la Lande, 30, des
Pucelles. 128. 13-2, 137, et de Uu-
vezerp, 370, cf. p. 407; est renversa
par Tristan, 31: ses aventures avec
C-; dernier. Keu ot ilauvain. Ilô-
l'J, 201; doit combattre Monrenart,
28;(a, dont Ereo lui envoie la tt>te,
2^1 a; est avec Blioberis, Erec.
Boliort, ]). 210; est renversé par
Tristan devant Camaaloth, 338 c,
339. et par Palamède, 37j, cf. p.
407; est vaincu par Alexandre
l'orphelin, p. 206; est en qut>te du
Graal, 395 a ss., p. 228-9; fui
désarçonnt^ par Brehus , U>2, et
empêché par Tristan d'enlever la
princesse île la Cité vermeille, 420;
renverse Eugène, 446; est délivré
de prison par Tristan, 623, qu'il
aide dans ta guerre du roi d'Irlande,
n. 3i3,avec qui il va en Gornouaitle,
»4i-.ô.cf. p. 228-9, qu'il voit mourir,
549. cf. p. 383 (où il est substitué
à Dinas), et dont il présente Técu
et l'épée à la cour de Camaaloth,
551, p. 400-2; est renversé par
Branor le brun, 62!; Percevai le
secourt contre Brehus, p. 431 ; ses
aventures avec Keu. le roi Arthur
et autres, p. 4U-3; rencontre
Abilan et Guiron, pp. \6l, 467, qui
triomphe de lui, p. 467; séjourne
malade à la cour d'Arthur, pp. 19G.
466, 484, 490; pour sa mort, cf. p.
487.
Saigremor, v. Sagremor.
Sain, p. 436 (faute).
Sainez, Saiitses, v. Saisnes.
Saint Augustin, le misstonaire, 14,
15; pp. 216, 370.
Saint Benoit, p. 197, cf. p. 484.
Saint Denis. 10.
Saint-Exprit (La messe du), 623.
Saint Etienne (L'Eglise de), 603.
Saint Oraal (Ginal), le, vaisseau
mvstique conservé à Gorbenic, 505,
55S, 562, 567, pp. 188, 243, 350, 409;
apparaît à la cour d'Arthur pen-
dant la Pentecôte du —, pp. 276 sa.,
cf. 347, p. 486. La quête (conquête,
pp. 286, 387) du —, 185, 2à6a, W3e,
§06, 3!1, 488, 509, 516, 527-8, 568.
571, pp. 347, 465, est imminente,
3i4, 34j ; est jurée et menée à fin,
pp. 282-4 ss., 12 496 ss., 510 sa.,
oZi, note 4, pp. 392-3, 395-400; est
maudite par Arthur,Trlstanet Dina-
dan, 517, 535, 569, 573. La (Haute)
Histoire, le Gonte, le Livre (cf.
Latin^ du— , pp. 1-2, 170,207,210-
11, 218, 276, 485, 285, 302, 409, 448;
cf.. i>our la Quesle, 392 a.
Saint Jean (Le jour de), pp. 446, 469.
Saint Laurenty p. 485.
Saint Lazare, p. 408.
Saint fifini. convertit la Gaule, 7, 18.
Saint Sanson, p. 123; l'île de —, pp.
Il, 20, 123, 331,411.
Saint Vincent (L'abbavc de), 291 a.
Sainte (La Terre), p. 2Ô2-3.
Saimes, Saxonnois (p. 437), les, les
Saxons, envahissent la Cor nouai lie,
2(;',)-79. et avec Marc et son armée,
le r^o^'res. 516. 518, 523-4, p. 372-3,
cf. 470: sont vaincus par Boudwin.
p. 4SI; pillent le Norgalles, p. 446;
leur guerre avec le comte de
Doivre, pp. 466, 482, 48i-5, 490-1.
et avec la Gaule, p. 488; la Roche
aux —, pp. 199, 48.1. 490, cf. p. 466;
.p. 4i .
Ariohan, FroUe, Samaliel, Ilelios
père et lils.
Saissoi{n)ijne. Saxonn{i]e, royaume
— 536 —
idr^s SaiSM^t 270 ds.» 31K>, 511 &,
631 b.
Salatri: de Frise, p. 2Î6.
Saldar^ v. Senehar.
Salvrne (Le mMô<;tn do), *>iiia,
Salc{.\]hiercs, ~(ihieres,-luhigrrx,f!,a\<is-
bnrv, p. 2; la Utaillo de— 71.189,
:in;m a, pp. w?, in, m, «7.
Saiftmon, Wi, &12-Î3; cf, (.. 407.
Samalù't, llls du prince ProUc; sa
gtSot^rosite, 53?; sa viilour, 555; sa
suiuro. b:A, trouve Calaad, qut le
faii clii.'vatier, 527, 5."iï-4; ses aven-
tures eu Logres, 55A-7.
Samdar^ v. Souatiar.
I. Samson, 50.
3. A'anwon, Snnsesy pp. 195, 183.
Sandnr. v. Senahar.
Sandret. v. Aadrel.
Sanvr. vaincu par Guîron, p. 4(17.
SfiMïrx, V. Sameoa.
Saphar le mùconnu, frère do Ptila-
mùde; porte les urines de sou oini
Hector, triomphe d'Helior et so Imt
avec 8on frore, 38? ; est emprisonné,
puis remis on liberté. 38J ; est
renversé par Alexandre l'orphohn,
np. 1S8, W: a vainc» le comte de
la Planche; est dans le tournoi de
Gttlebout et secourt dey chevaliers
contre le géant (Jûrodoc, pp. !U8-
m. m. 484-5, ïao-l; ohas-se
BrehuB, '.Î9Î a; est vaincu par
Alexandre l'orphelin, ot. après
avoir triomphé de Margot le roux,
par Lancelot, p. 'jOIj; ao jnàt en
quête du Graal. p. 284 69. ; est rea-
veraô par Dronor le brun, C?I ;
jouto avec Percevnl, p. 430-t; ol
désarçonné par Oalinan. p. 433, cf.
p. «y
Sapinoie (La Fontaine do la), G40.
Sardoc, v. Sadoc 3.
Sarman de lu Roche, est vaincu par
Guiron, p. iOT.
Sari}^don, châtelain do Moucheron,
célèbre le retour k la Franchise de
Tristan, dont il prend conKù après
avoir ôt<^ déi^arronné par Meltadus,
MI-3. cf. p. 4(i^.
Sarrai, cité. 3, 515. 5(13, WH, 571.
5arrfl;i'n(jl,les—,S3l); le chevalier— ,
Palamfido.
Sas40{in{/)ii(i)e, v. Saissoljfna.
Saturne, 15.
Saut, le — Tristan, 51 . p. 47ti.
Sautagc (Le Rovaume), p. 431.
Sa{u)var, v. 8enahar.
Saxonn{i]e. Saxonnoù, v. Soissoigne,
^isnes.
Scilise-s. v. Colicos 1.
Scipion, p. -IHO.
ScQral. V. Escoraut.
SebiiiJie, enchanteresse, camarade
de Morçain. pp. m, 483. 217 (cf. p.
t. Seguradis, (Ils deTrarsin. p. 440. et
cousin de Guiron, 641 (est le Fràro
de Palam»-de dans MaIor>*, cf. y.
4S8); perd sa (emmH,3 1 ' esi av-c Trt?.
tan dans le ,V(!n'rt</(î, dont
la seiçneurie. )i"i-.i, pp. i
VJ-80; trouve Knhedin
mède; tombe malâdo à
nouvelle da la mort de Ti i
ses aventures avec le roi iies Cent
Chevaliers, 368: son parent llelior
porte ses armes, liSi: aa rencontre
nvor Lancelot, Cl5; est renvors(>
Car Branor le brun, C'2I ; assiste
ristan , Lancelot ut Palamède,
venus p(>Di' délivrer (iuirûn el
autres, f,M; est renversé par Mo-
liadus, avec lequel il voyage, E>42>3,
cr. p, VJl,
2. Sfguradei de Lanvalle. p. 4C7.
3. Seguradex, Sf^jurfinl . lo bruD,
le clit'valier ou I 'r* j'HfM!lor
le bruu el ii ;ranor 1q
brun, pp. 519. .-:, .,. -. 185, 188;
sa valeur, p. 4;il-.i. vainquit dans
lo tournoi de Wincestre, pp. 'l'iO,
432, prend purt h celui d'Lterpen-
drat''*n, p, wS; ses nventuri.'is avec
Golislant , Galehout le bruu et
autreji, pp. 2!9, 131-3, 437-8, *'J0-1 ;
joute avec Lancelot et Tristan, pp.
in, 488, cf. pp. 319. 433; prend la
croix, p. i'iO; sa mort, p. 488,
Si-I{l\initii, p. 470, V. Celiodc.
St'lve. V. Ht'nor.
Sfinound. p. HM), ef- p. 48t.
Stinn/uxr, as<jicge Ënido, dont il a tué
le père et le Irére; sa déroîte, pp.
39.^-.I(ll. 303.
Scnan. cousin de Danain, p. 413.
Senasar, 5r/j«/iar» v. Senabar.
SetuUts. se met en qu^td da Grut,
p. 283 tfs.; su mort. 510.
Sent\e^ v. Salsnos.
Srf'liar, V. baphar.
Sersù-), de la faiiiin-' <^'--s Bruns»
reiiisA rhospit: ron; sm
ovemures, pp. i .v^9.
Servage, lo val du — . Gt-J, pp. 4C2,
^ -liiS 8S., 471). 47'.J-«.I, 4K9.
St'mes. Sessoi(n)gney v. Ssisnes. Sois-
soigne.
Sevcrn, v. Sobrytie.
Sibihax aux durt^s mains, se mot en
qudie du Granl, p. 384 ss.
Silf:l{l}e. V. Bebille.
Sifjurad<:s, Svjurant, v. Seguradw.
Siineon, Simcu, ftls de Mots, 562; est
délivré iiar Galaid. 622.
5iM£ir/e.t,-Joj,âemotenquMaduGni«t.
31):} a ss; est lue par son frèr«
Ansel. 532.
Sinrdev, -doc, -dos. p. 3t;<i.
Siraoe, ÛU de Phebus, p. 460.
Soi/ois, Sorelois.
— 537 —
Sœurs, le Ch&teau des Deux—, pp:
448-9, 451.
Soissoingne, v. Saissoigne.
Soranor le pauvre, son combat avec
Danain. p. 464.
5ofT/où. pays limitrophe du Norgalles
et du Nortbumberland. 40, 41, 180,
282 d, 402. 408, 422, 445, 447, pp.
432, 441, 449, 454, 456. 459, 483 38.;
les Destrois de —, 68, 73, 87, 93-4,
p. 462 ; le roi de —, pp. 360, 438, 483,
cf. GaJefaout, Galenodin; des che-
valiers de — prennent part aux
touraoia de Louvezerp, 353, et de
Norgatles, 614, 618; la quôte de —
(pour trouver Lancelot), 179.
Spmogres, v. Espinogres.
Suo{p)inable, Supinades, chevalier
de la Petite- Bretagne, 59, pp. 476.
479, cf. p. 468.
•Surjw, rivière, p. 450.
Syadan, p. 351.
Synamon, p. 460 (faute pour Fara-
mon>.
Syrie, p. 436.
Table Bonde, la, 206, 311, établie car
Merlin et Arthur (cf. ce mot), 309,
377. 630; la Tavola vecchia, p. 488;
fut détruite par Marc, 575 a. Les
compagnons et les chevaliers de la
— . 129, 171, 377. 618, pp. 194. 445;
mode de les compter, 377, et de
les réunir, 569; leurs serments
sont souvent fallacieux, 286 a. La
bannière de la — (pour les tournois),
f). 139. Coutumes de la —, v. Cheva-
erie. Le serment de la —, 206, 560,
p. 346. Les grans litres, l'Histoire,
delà—, pp. 1,403-4,436-7.
Talain, -am, v. Tolau.
Tambenic, v. Gambenic.
Tanaburs, enchanteur, constructeur
de Gorbenic, 558.
Tanan, p. 98.
Tanasor^ v. Goaosor.
t. Tanor^ roi de Gornouaille, épouse
Gelinde; son rôve, 2, 13; est délivré
de prison, 4, 5, 7; sa guerre avec
Pelias; blesse Sadoc à mort; tue
Luce et est tué par Apollo, 13. Cf.
pp. 479, 475-6.
2. Tanor le noir, 69.
Tan{s)tris, nom que se donne Tristan,
pp. 24, 475, XXII.
Taram, Tarsarij frère de Bademagu
et neveu d'Dnen, p. 446.
Tamn, v. Trarsin.
Tar^iisl pp. XXIII, 477.
1. Taulas de la Montagne, géant, tué
par Tristan fou, 103.
2. Tauîas le grand de la Déserte, est
renversé par Tristan devant Ca-
maaloth, 339; se met en quête du
Graal, 395a ss.; sa mort. 510.
3. Taulas de Roiemont, 626.
4. Taulas, cf. Tulant.
Tenebroe, p. 467.
Ten(n)or, pp. 4, 475; cf. Tanor.
1. Teriadan, enchanteur. 11, p. 476.
2. Terriaden. parent de Lamorat de
Galles, 188.
Teriquant, frôre du géant Caradoc,
p. 488.
Tennelide, v. Carmelide.
Tertre, v. Sagremor.
Tesal{l)a, aimée d'Absalon, Qancëe
du neveu du roi d'Ecosse; sa mort,
635 ; est enterrée par Meliadus, 638.
Thamise, la, p. 437.
Thésée, p. 4*6.
Théresum, p. 480.
Thycorades. v. Cicorades.
TiTUag{u)el, -taignel, •tajol, -iqiuel,
-Ihanel, -toyl, château de Marc,
33 ss.. 47, 75, 75 a, 83, 95-6, 103 ss.,
119, 167, 263, 270 ss., 289 «s., 298 a,
537 a ss.. 577 ss., pp. 202-3, 209,
360, 476; la vieille prison de — . 287,
290, p. 169; la cathédrale de —, 580-
1, p. 389-90.
Tiriadam, v. Teriadan.
Tirian^ le château de —, 209.
Tistran, p. IV, Tristan.
Titus, p. 359.
Toivre, 552.
Tolan, château, 167-8.
Tor, Ois d'Ares, p. 481 ; ses aventures
dans le Darautes, 73 a; garde le
pont d'Argan et est vaincu par le
roi Hoël, 98; est en quota du che-
valier â Vécu noir, 150, 157-8, 103.
et de Lancelot, 302; est â la cour
d'Arthur {?1l p. 110; quitte le Châ-
teau des Dix Chevaliers, 288a;
Gauvain et frères décident de le
tuer, 250, cf. 302.
Torain l'orgueilleux, p. 441.
Totre, p. m.
1. Tour, V. Tor.
2. Tour, la — aux Géants, 615.
Cf. Faran 1, Ami, Beauté, Gama-
alotfa, Douloureuse, Pin.
Toumoiant (L'/$te), p. 358.
Trais, de — (pour â'Estraus), p. 74.
Tranchent (La Roche), 258.
Trangot, pp. 283, 486.
Tra[r)sinj Trart, père do Segurades,
est vaincu par Pharamont ; sa
femme lui est rendue par Meliaidus,
p. 440.
— 538 —
rrvMMX 0* CbAleaa du), p. 437. Cf.
TressUle, v, Cres»ille.
Treu, Kou 1 fjressan).
Triadati^ v. Teriadan.
Trient, p. l jô (pour Driam).
t. Tristan, -tram, fîU du roi Meliadus
do lAjnois. neveu du roi Marc de
Cornoiinille. paront du roi Phara-
moul do Gaule (26) cousin d'Au-
drot el d'Alexandre l'ûiptiolia; dtis-
coadanl do David (p. -141); son
nuveu, 5J7 a; sn naissance, S(K
K. 413; SA pHs^toa pour Isuut la
londo. .tl. !l3. 3Î1. 51 103, 'm, 327,
3M.olp<iîm»,àa rivalitt^avecPalra-
m'>de, ^11, I3:t, p. 413, el ftaxxim; sa
courioisiQ el sa gd-aûrosiLô, 78, 112.
194, 203. 380, up. 18y, 337; sa
mortestie. llKj, 449, 463; son caraD-
lôro tantôt doux ut concilianl. 140.
181. 401, 114, 419, i-iC, 4'.):t. taiiliM
violf>nl et orgueilleux, 76. 78, 281,
3iO-jl. 190, 505 8»., «U'i; son espiii
taquin, sa gaieté et son humour,
3f>l. 3f;:i-4, 371. 379. 187. 400, iicj a,
037 a; son astuce, '2Gi, 'IHl; son ins-
truction, 366; aa grande valeur el SA
brillante renommi'îO, fiG. 73, 7â, 93,
9(i . lOG. 119, l'JS, iii.^ 21 1, 22'J..i49-.îO.
251 a. 201, 277, 340. 361. 374, 410.
448-îl, 461-2. 184. 495, 508, 5W, pp.
1-2. IU9, 222, 266. 310. 3M, 439.
443-5 ; sa Torce, TilKI, 5iS, p. U5, cf.
fe441; est excollent musicien, 59,
, 4o9, 4â(), 492n; sa supùriarîtô à
la chnSHQ, 52, 355. nu jeu d'éctioc:)
et à l'escrime, 4SI; su beautti, 22,
25. 332, :i:i6. pp. 31 140; sa haute
taille, 110, 122, p. 140; son image à
la Joyeuse Garde. 314, 314; son
épée, dont il tua Je MorUout 2K.
33. 91. 1211.410,444. 479. pp. 390,
411 ; son cheval. 412, 492 n, cX.^Vtm-
sehrouil; son chien, 27, p. XXII.
cf.Uwiant, Araviuto; priMiclions do
sa gloire, 2(1» 23. p(>. 4Vi-5; tuera
Artamaa. 15; Merlin lut donne
Gouvernai pour moilre, 20, cf. p.
407 ; Oiii mena voir son pôro em-
prisonné, p. 416, i^ui retourna en
U\onDis à la nouvelle de sa mala-
die, 63S, p. 471; échappe aux atten-
tats de sa belle mère, 22; est sauvé
de la mort par Gouveruol; vengea
plus tard l'assassinat de .son père, 23,
cr, p. 471 ; son séjour chei Phara-
mont, dont la (illo s'éprend de lui.
24-6. p. 401 ; va chei Marc, 27, cr.
). 467 : son combat singulier avoc
e Morhout, 28. 105, pp. 11, 44.1,
471, 479; son premier sôiour en
Irlande, 29-33, pp. 476, 479, où il
lue un sorpent, pp. 24, 475; ses
amours arec la femcno de Segura-
l
.79;
■ -. la
des; sa -i-t.,,-.. =.... ;:
Dudinel, '
est eavoi : j
main d'Iseut, .»5, d-jQi .1
en I-ogres le ^ère. 30, p..i.
ayant confïuis l'écu fetimi >iir
Brehui, il souUeni un comhai
contre Blainr, ÏT-S, p. 4S-»; son
second séjour en Irlande, SS, 170;
narl avec Iseut et bûîl le philtre,
39 ; est retenu au ChiLteau des
Pleurs après sa vicloire sur Dru-
nor, pdre de GoJehout; sou combat
avec ce dernier, 40-!, pp. XXJII,
477; est honoré par Mfirr. 13. p.
475; con-juiert Iseut ■ êlo,
43-4 ; sa Tuile et sa j 45-
fi; renverse Laraora; , 47,
cr. p. 475; par suit»' .urs
avec Iseut, il est cou iijrt,
48-51.P. 476; sa vi» avec làeiu d-ins
le Morois, .52-4. np. XX (II, 477;
passe 00 Pelite-Br--'"> ■ ■'
aide le roi 110111 ci v\.
Ulaocbcs mains, 51-1/
ses voyagea dans lo Scivayc^ dwuL
il tua le seipneur \ahon. et où il
délivra Guiron, le ' •■ ' -^ ' ■ -
sans peur et aulr*?-.
ss.. 4(6, 479-^0. cf. ;i
dôsarcoQué par son
avec fui, 012-3. cf. \. .
les coutumes ''■: ' i. n-
leux. 70; a (il-: - un
tournoi do p. .73,
envoie une Iettr*< u stm ami L.ance-
loi, 74, p. 480, cf. 59; repart pour la
Cornouadle; »e8 tTeulures dans Ii!
Oarnantes. (^t. 71 a — 75 a, p. 476;
est introiluit dan* In tour d'Isiiut.
75, 7.» a; jaloux d<! Kaheilin,jls'ea-
t'ïiil dans le Mnrois, 70, T7a, 78.
78 a, RO, p. 4S(t, iiii : rai-
sou et lue le i;éaat T<i *«., ;
guéri riiir Ut'n' -' ( lor-
nouflille. U ii i -es;
trouve Dinairii. 'i-G.
p. XXII-Ill ; \a.û jiiit lo lui di"
Nori^alles; ses rolatiua^ avec le
roi uos Cent Chevaliers. 105; court
les nventrirrts du I.n:;(i-^, li)6-10.
113. iVM. p. 413, n 114-16. 118; avoo
Persides, S'in Linncmi. il va au tour-
noi du Ghàl'iau des Pactflles. 120-3,
125. et y pruud pvr' ' it un
(^cu n-jïr. l2(t-0, 1, iti»
elievaliers d'Arilui; ^ "our
le chercher, 150 ss. ; »ou s«^jaar
chez Darn<), qui l'omprisonne. 142,
p. 475, Jl 14^-9, 10-2-6, 181-;j; jos
avenlurei 3ubsequ<;aiiïs, p. 132-7,
i 192-2U2; son combat avec Pata-
mède. 623. cf. 190. 202, el. au Per-
ron jtfcr/in, avec Lancolot. 20.?.
023, 229. 19Û, p. 381 , cf. p. 222, qai
— 539 —
l'amène & ta cour d'Arthur, où il
devient compagaon de la Table
Ronde, ?03-6, 300, 623 ; va en quôte
d'aventures, pp. 164, 429; secourt
les sœurs de Bertelai , 231 , 235 , cf.
231 a; étant resté quelque temps à
la cour, 247-9, il part pour la Cor-
nouaille avec Marc; ses aventures
de voyage, pp. 170-2, 164;reprendses
amours avec Iseut ; est bien traité
par Marc, p. 172, ^J 259, 261 ; sa cor-
respondance poéuque avec Arthur
et Cancelot ; essaie d'intercepter la
lettre de Marc, 262-4, qu'il secourt
dans la guerre des Saxons; son
combat singulier avec HeUas, 270-
8 ; protège lieliot le harpeur, 279-
81; ses amours avec Iseut, qu'il
vient trouver sous un laurier du
jardin, 282-6, cf. p. 205; protège
iVlexandre l'orphefin. pp. 188, 481-
2 : a été blessé par He^aguant au
tournoi de Galebout, p. 201 ; est
emprisonné deux fois par Marc,
qu'il emprisonne à son tour; passe
avec Iseut en Logres, 282 a, e.
f, g, h. 287-93, 317-3iS, cf. 306, 483,
§p. xr, 245; reverra la Ae/de Joie
ans te moment le plus triste de sa
vie, 335; après un combat contre
Palamède, 337, il désarçonne un
grand nombre des chevaliers d'Ar-
thur et, avec 'Iseut, est installé par
Lancelot à la Joyeuse Garde, p.
252-9, dont il n'a pu accomplir
toutes les aventures, 314, et ou il
reste quelque temps, 347-51, 355-7,
360-8, 371-5 ; va au tournoi de Lou-
vezerp. 374-6, p. 467, et y prend
part, 378-81; est déSé par Pala-
mède, 381, qu'il amène avec Lan-
celot à la Joyeuse Garde, 383. et
u'il doit com'battre, 384-5; refuse
e retourner en Léonois, 386; va
assi:<ter à la tête de ta Pentecôte
du Graal, 387-90, 394-5, 468, pp.
218, 278. dont il se met en qiiête,
395 a ss. , 399 ss. , pp. 286, 219-23 ;
est désigné comme successeur
éventuel d'Arthur, p. 219 ; est ren-
versé parSegurant le brun, p. 219,
cf. p. 432, qu'il désar^nne plus
tard, p. 48â; son combat avec
Galaad, 405; se loge chez Blanor,
406; ses aventures avec la demoi-
selle dt'shéritée, 408-18, pp. 301,
480, 486, qu'il défend en combat
singulier contre Palamède, 444;
secourut la princesse de la Cité
vermeille, 420; a humilié Gauvain
devant Lancelot, 421; est délivré
de la mort par Palamède, 445 624 ;
joute de nouveau avec Ctauain, et
combat Galaad, 447-8, 626; ses
aventures avec Palamède et Mo-
a;
res, pp. 308-16, 3!8-25, I 626; fut
secouru par Guivret de Lamballe,
465; ses aventures avec Brunor le
noir, 467 ss., qu'il fait venir à la
Joyeuse Garde, 485-6, p. 491, où il
reste quelque temps, 487-8, et où
Lancelot vient le combattre, 489-
90 ; de la cour d'Arthur il revient
auprès d'Iseut, 490, p. 342; après
de nouveaux combats avec Lance-
lot, 492, 492 a, il retourne à la
Joyeuse Garde, pp. 346-8; est re-
tenu par la dame du Lac, p. 347;
parti pour délivrer Palamède, il
combattit avec Galaad et le roi Ar-
thur, p. 348; Keu a offensé Pala-
mède devant lui, 494 ; suit Galaad,
par teo'uel il vient d'Ôtre renversé,
et tue Hebés en poursuivant Pala-
mède, qu'il combat et qui le se-
court ensuite contre cent cin-
auante chevaliers; reste blessé
ans une abbaye, 503-9, 533, cf. 386;
va rejoindre Iseut en Gornouaille,
535-44, cf. 297 a, 298 a, p. 373; Keu
lui a fait honte plusieurs fois, 535 ;
exprime sa haine pour Gauvain
t6.,cf. 487;asecouruBrebuscontre
Blioberis, 538 ; tua les géants Luca-
nor, 541-2, et Asue, 631 b; secourut
Arthur contre sept rois, 575; est
vaincu par Guiron et a des aven-
tures avec Dinadan ,' prend part au
tournoi de Camaaloth, p. 467 ; est
renversé par Branor le brun, 621 ;
parla de la fille de Marc à Oinadan,
f). 441 ; Priamus Ait crystned par
ui, p. 383 ; ses aventures en Petite
Bretagne avec Runalea, 535 a ss.,
cf. pp. 286, 347 ; revoit Iseut, 545-6,
déguisé en fou, 537 a ss. ; tua Marc,
p:' 387; meurt avec Iseut, 546-9,
540 a ss-, cf. 191, 270, 460, 471, pp.
440, 444-5; son enterrement, 550, p.
411, U 5i^ a — 547 a; après sa
mort une fontaine ne guérit plus les
blessures, 615; est pleuré à la cour
d'Arthur, 569-70, 6<)l-2, et de Marc,
578-54; est vengé, pp. 409, cf. pp.
388, xviii-ix, 478.
La [Grant) Histoire, le (Grant, Pr^
micr) Livre (cf. ces mots) de —,
pp. II, XI, 1-2, 88 (cf. p. 476), 190,
K2, 330,388,409.
2. Tristan le jeune Çeljoven, il gio-
vane), fils de Tristan et d'Iseut,
pp. xxni, 477, 387, 392.
Troiano, est renversé par Tristan
devant Camaaloth, 338 e.
Troie, Troyens, 82, 530, pp. 436, 445.
Trudet le noir, géant, tue par Gui-
ron, p. 448.
Trullas, p. 84.
Tulant le petit, se met en quête du
Graal, p. 284, ss. (=* Taulasle p.?).
u
(Jdan, V. Hodant.
L'eus (?), p. m.
Vqitf le gr«Me. p. 23G. Ct. Ilugon.
mban (la Sorclois. pp. 300, m.
Vner, p. 3tC (faute pour Uter).
Vnessu, p. 137.
Vrdain. se met en cpiâte dn Groal.
p. 283SS.
Urgan, gianl, p. 60.
Vrtas, tud par son frère Pinsbel,
t85.
t'rim, roi de Galles [Oarlol), père
d'IvBin, 153. 10.1, 21D, auquel il CKt
parrois subslitu'^ faiitivt<mr*nt. cT.
p. 310; engagea Arthur à ne plus
perler les nrmos, p. A\\ ; proad
iiarl ii la çuerre do Meliadua, p.
45-7. dont il recommande l'affran-
chisâûtDont , et qu'il pr^fi'rre au bon
chevalier sans peur; fait une tnva-
sioa dans le royoïimo d'Irlande.
qu'Arthur lui ordonne de rendre,
p. ue; son loufDui, p. 488-9.
Cr/am, 512.
i'rnovirnoij, comte de Nantes, est
emprisonné à perpt^luité, 536 a.
Vrre, p. 383.
VtantttT, p. 218.
1. Wflr, {Uter-) Pmdragon, père d'Ar-
thur et de Morgain, 70. 00. tflO-1,
190, 530» p. 436; 5up<irionté de"*
clievstiera do xon éfKtquc, p. 44'2;
mis Qd au tribut romain, p. 4382
«on affaire avec Argan, *}%, et Gale
bout te brun, p. 400; lui Piiin,^
p. 440 , et un antre l:
assiégeaPhoramont.p. ^
ta rt>tede la Pentecôte,
de laquelle il donne un i
437-8, 4W; la 16U; d'un t'
apportée à Camnaloth, p. LW; t\nnz
le royaume d'Eslningorr'» nn t>'?i
clievalier sanspf'ur. p. il'
ÀCarlion.p. 411, i\ Cardu
lutî le seigneur de la U.> ,.
Garde, \\. 443; eut le
contre un petit chovaiifîr.
devant lui, Elicar -
combat.p. 4.^\.Lrki
lue un de ses entit >ii > ,
tombe, visilK' pur ÏMim :
Le Château et la l''t>te d —
454. 467; l'Abbaye d' — .
VEspru^w —, 51t(-8;; la Vtri
2. IJthcr do Camaaioth, est df'sar-
Çonn-'' pur Guirtm, p. 137,
dessoti
V
roAor, roi de la Cilâ vermeille, p.
Vagus, V. Vagao.
Val, le chevalier de — (Noire' , n. bb.
Cf. Brun , Faus , Joie , M nlifcr ,
Pleur. Porte, Servage.
Vaiet. le — à la cotto mal taitlâe,
Uninor le noir ; ly — au cercle d'or,
le — do Gluie {(Haive), se mettent
en qu^te du Graai. 395 a ss.
Vatpasien, v. Vaapasteu-
Vofpanno, fila de Guiron, p. 489.
Vaspasien. Vespasien, p. 359.
Vaus de Boreloia, pp. Iu8, 48â.
Vaux,cT. Agion. Aiglin.
Vénus, 13, p. 4ti0.
VerminUte)^ lo Château— tg2;UGtcA-
3fA .1(59-70. cf. p. 480. opp^l-!
fjuan-i, p. 269; le roi dt- la Ci lé
(cf. Armant, Landuuns. VaifL.
prend part â la guerr>? de HHi«
dus, p. 445-7, cf. p. 438; sa UUtJI
4-21): le Atrmil — . OiO; le Perron^,
p. TjO. Cf. Chevalier.
Venin';flio, giiaui, pp. xxiu, 477.
Vtroneiis. v. Noronnus.
Vc^paxien. v. Vnspasicn.
Vidsbvttr.{t),p. 194.
Vtentior (de CarmeUde). pp. 48, 478,
cf. p. 4 (9.
Vinveslre, WinrMtrr. pp. 217, 219*20,
407,422, 432,4840,490-1.
Virgile, 2.
Vdicr, T. Idier.
ïgieme^ Ygnerçne, Ygome, Ygueine,
V. Iguerae.
ÏQÏt, V, lOQ.
Ypomenes, t. Hipomenes.
Yrmf, p. 25.
Ys{e}oU, V. Iseut,
Yvain, V. Ivain.
ïscri, 292 a.
— 541
Zephir, p. 4C7.
ADDITIONS ET CORRECTIONS
A LA TABLE ANALYTIQUE
P. 493, lignes, lire : Mac\h)anaeL
PP. 497, 512, lignes 19, 36-1, lire : de
la mort.
1. Arthur est te nereu d'Ardaos.
Bois, cf. Hercule.
Drochenarz, tire : Orochenar.
Ecosse, cf. Lamfalo.
Fonlaine, v. Nestor 2, Brahaigne,
Cerf, Croix, Fer, Gôant, Ile, Joie,
Lion, Hen'eilles, Pin, Plear, Sapt-
noie.
(j<fan(. cf.Tour 2.
. LISTE
DE SURNOMS-ÉPITHÈTES NON GÉOGRAPHIQUES
RELEVÉE SUR LA TABLE ANALYTIQUE
Amoureux, V —, Ditis, Paridès.
Apre, V —, Héraut.
Arrant li [?), p. 488.
AientureuXy V —, Apollo.
Avoiitre, V — , Ivain 2.
Barbu, le, Herlaus 2, Girart 2.
Beau Jouteur, le, Adamon, Aaiaal2.
— l.e Beau Couard.
Bel, le, Acricor, Argaas, Armant 3,
Bellangere {le beuse), Kabedin 2(?).
Belle, la — Pèlerine, Ailies; à la —
Amie, Gaenor.
Blanc, Bloi. Blond, le,.Arthur3CHar-
tis),I)aDor.Gasse,Gosmerin,Hanin,
Helain 2, Iseut (la Mo», blonde),
Kahedia 3, Meliadus 2, Persides,
Sadoc 6.
Blanches, aux ~ Mains, Iseut 2,
Ivain 3.
tiours, le, Giro îprob. =Girolcbours).
Boulillier, le, Lucan I.
Brave, le, Brunor, Gatebout (p. 477.)
Briefbras, Caradoc t.
/^rii/i,le, Branor, Bruhault.Escanor 1,
Galehoul 2, Gautier 1, Hector 3, 4,
5, G, Ilelain 3, Heliaa I, Hub;u)an,
Mathau, SegurantS.
Cercle d'or, au, le Valet, Patrides 2.
Chenu, le, Guillierme.
Chétif, le, Gui 3.
Chevalier, v. ce mot.
Cœur de Pierre, p. 443- Vœur-UardU
Osenatn.
Connétable le, Bedoter.
Couard, le, Leriadus; cf. llenor.
Courageux^ le, Oanuble.
Court, au — Menton, Gorbel.
Courtois, le. Gallegodin, Guiron.
Cruel, le, Grandines.
Demoiselle, v. ce mol.
Despiteuse d'ainour, p. 447.
Desreê, le. Sogremor 3.
Dur, le, Harpin 1.
Dures, aux —Mains, GoJoes, Slbilias.
Envoisié, 1'—, Ileliot, Mandin 1.
Ermite, le bon —, GuilJierme; V —
du .Bois, Ilanicr.
Fel, Félon, le, Argoier, Brun 3, Her-
min, llervi 2, Malagrin, Margus,
Meleaguant.
Feulz, le, Asor.
Foit, le, Aristoc, Ërdoant, Folatile
(cheval), Golestan 2, Grimiel, Grin-
galas, Helicar, Helieser 2, M&r-
monde {la fort^ château), Phebus
1, Rafaaiz (tiechaux).
Ga\, le, Adeionz.
Grand, le, Agrippe, Caradoc 2. Esca-
— 542 —
nor 2, Ganoro, Ivain 1, Lias 3,
Lucaa(or), Luce 7, Taulos 2.
Grêle, le, Uffier.
Gros, le, Aplasat (Plassart), Guerin 2,
Helain 4, Malaquin 3.
Hardi, le, Glaristant. Graz. C«wr-
haràit Osenain. î^e Laid Hardi.
JeunCy le, Tristan 2.
Léger, le, Acourant.
Marchant (Marchis, Marquis), le,
Henri 2, Herni.
Méconnu, le. Alphasar, Apres (7),
Esciabor (Escaliborc) , Esclaile ,
Palamède, Baphar.
Mekaignié, le Roi —, Pelles.
Noble, le, Hector 8.
Noir, le, Armant 3, BrunCor), Glarin,
Ëscanor 2, Faran 2, Galinan (Brun,
Helinain), Ganemor, Helis 4^ Ivain
5, Habon, Meiadus 3, Priadam,
Tanor 2, Trudet.
OrgueiUeux^ V —, A^vain, Alixans,
BelînaDt 1, Danidain, Toraîn.
OrpAe/m, 1' — , Alexandre.
Pair^ Sans — , Helaiae 3.
Pauvre, le, fiscoraut, HeliaDor 3,
Nîcorant 2, Soranor.
Pêc1\eur, le Roi —, Pelles.
Pèlerin, le. Ranceis. La Belle Pèlerine,
Allies.
Pe^antis, li, Gibers.
Petite le, Aéanor. Arthur 2, Gutvret 2
(Lienor, Menon, Vîenaor), Henri 3,
Kabedin 2 m, KaIaar(o)t, Talant.
Pitié, Sans — , Brehus.
Renomméyle, Hebés.
Roux, le, Oamel, Danain 2 (Dinadan).
Ernaut 2, Gloan, Harpin 2, Helias
5, Helin, Helis 5, Margot.
Sage, le, Mandin 2.
Sauvage, le, Dodînel.
Sénéchal, le, Dinas, Keu 1.
5eûr, le, Helian 2.
TABLE DES MATIÈRES
Av.vsT-piiopos pp. I, 475,
PllÈFACB :
Manuscrits du Trislan.. ///-XU, XIX-XXI, XXIV, 475-8, 488, 491.
Imprim<?s du Tristan IV, XXI-II, 475.
Livres populaires danois, allemands, tchèque et russe du Tristan. IV- V,
Tavola Rilonda IV, XXIII; 487-9.
La compilation de Malory IV, XXII-III; 488.
Coronica, Due Tristani IV, XXIH, 477.
Analyses antérieures du Tristan V, XXII, 477.
Versions du TriUan XII-XXIII, 477-S, 487.
Questions littéraires soulevées par le Tristan XXIV-VI, 478-9.
AxvLYsE du Tristan 1-422; 475-7, 480, 481-5.
APPENDICE
Manuscrits de la compilation de Rusticien. 423, 431-433, 435, 465,468-9,473.
ImpriuiL's de la compilation de Rusticien. 423, 429, 430-1. 435-6, 490,471»
474, 475.
Analyse de la compilation de Rusticien, première partie 42i-32.
Manuscrits contenant le Palamède ou des versions parallèles; remarques
sur ces romans , 433-6, 488-9.
Analyse du Palamède et de versions parallôtes 436-68, 488-9.
Profi'liccies de Mertin 466, 490-1, 478,485.
Analyse de la compilation de Rusticien, seconde partie 466-72.
Hi^marques sur Rusticien et son œuvre 473,
Additions et corrections 475-91,
Tiible analytiiiue des noms propres 493.
Additions et corrections à la table analytique 5U .
Liste de surnoms^pithôtcs non géographitiues 541.
T;ible des matières 543.
Miroti, ProUt Mm, linp.
■ ' 1
■' ... -^
/f
/;
/